Actualité

Actualité internationale

Armées de l'air

Le Rafale français va devenir « radin » et économiser 680 000 € par tir contre les drones grâce à l’adoption de ce système au lieu des coûteux missiles MICA

Publié le

Guillaume Aigron

Guillaume Aigron

• Temps de lecture

placeholder

Le Rafale change de logique : tirer des roquettes à 10 000 €… au lieu de missiles à 700 000 € Le cliché a circulé sur les réseaux sociaux depuis …

Le Rafale français va devenir « radin » et économiser 690 000 € par tir contre les drones grâce à l'adoption de ce système au lieu des coûteux missiles MIRCA

Le Rafale change de logique : tirer des roquettes à 10 000 €… au lieu de missiles à 700 000 €

Le cliché a circulé sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. Elle montre un Dassault Rafale photographié à Istres, équipé non pas de ses missiles classiques… mais de pods de roquettes.

Sous chaque aile, un lanceur TELSON 12 JF, développé par Thales, capable d’emporter 12 roquettes de 68 mm pour un total à bord de 24 munitions.

Sous le fuselage, un autre élément attire l’attention : la nacelle TALIOS de Thales. Ce qui signifie que l’avion peut détecter, désigner et engager sa cible seul, sans aide extérieure.

Cela n’a pas l’air mais c’est un vrai changement de doctrine pour l’armée de l’Air et de l’Espace !

Lire aussi :

Le Rafale adopte une arme simple mais redoutablement adaptée contre les drones : la roquette ACULEUS-LG

Les roquettes utilisées étaient déjà connues puisqu’il s’agit du modèle ACULEUS-LG, déjà en service sur l’hélicoptère Tigre, une munition guidée laser.

Fiche technique roquette ACULEUS-LG

Donc en synthèse, une arme pensée pour frapper juste… sans tout détruire autour.

Sur un avion rapide comme le Rafale, cette portée pourrait être étendue, même si les chiffres exacts restent confidentiels.

On comprend cependant l’idée principale : remplacer une partie des missiles lourds par des munitions plus simples, plus nombreuses, et surtout beaucoup moins chères !

L’OTAN a sélectionné ces deux projets high-tech du Français Oledcomm pour sécuriser ses communications avec une nouvelle technologie : le Li-Fi

Le vrai problème : une guerre devenue économiquement absurde

Derrière cette évolution, il y a une réalité très « prosaïque ».

Depuis février 2026, les Rafale engagés au-dessus des Émirats arabes unis ont abattu environ 60 drones iraniens. Pour cela, plus de 80 missiles MICA ont été tirés.

Le problème est simple :

  • un missile MICA coûte 600 000 à 700 000 €,
  • un drone Shahed-136 vaut 20 000 à 50 000 dollars.

Donc chaque interception coûte parfois 10 à 20 fois plus cher que la cible ! Dans le cas des Rafale engagés au-dessus des Émirats arabes unis, on parlerait tout de même de minimum 48 millions d’euros contre… 3 millions d’euros.

À ce rythme, ce n’est même plus une question tactique… c’est une question de soutenabilité financière.

Une réponse pragmatique et souveraine

Face à ce constat, plusieurs options existaient : acheter une solution étrangère, comme les roquettes guidées américaines APKWS… ou développer une réponse nationale.

La France a choisi la deuxième option.

En adaptant une munition déjà en service, elle gagne ainsi :

  • du temps,
  • de la cohérence logistique,
  • et une indépendance technologique.

Le fonctionnement est relativement simple : le Rafale détecte la cible avec TALIOS, il trace à l’aide d’un laser, puis tire une roquette guidée qui vient corriger sa trajectoire en temps réel.

Une seule plateforme, un cycle complet : détection, désignation, tir.

Avec ses 112 000 tonnes, le plus grand porte-avions du monde va battre en mai un record qui révèle l’état de tension extrême de l’US Navy

L’Europe entière bascule vers les roquettes guidées

La France n’est pas seule à emprunter cette voie et plusieurs pays européens ont également entrepris des démarches similaires :

  • la Belgique teste déjà des roquettes guidées sur ses F-16,
  • le Royaume-Uni expérimente des pods similaires sur Eurofighter Typhoon,
  • même dans le domaine naval, des essais sont en cours pour adapter ces munitions à des bâtiments de surface.

On assiste à une forme de retour aux fondamentaux… mais avec la précision moderne.

La vraie question n’est plus seulement : peut-on détruire la cible ?

Mais plutôt : combien de fois peut-on se permettre de le faire avant de vider son budget… ou ses stocks ?

Le choix de l’Armée des roquettes ACULEUS-LG semble donc « on ne peut plus » pragmatique et économe.

Sources :

  • Thales Group, Systèmes de roquettes à induction de 68 mm (consulté en 2026),
    https://www.thalesgroup.com/fr/catalogue-de-solutions/defense/systemes-de-roquettes-induction-de-68-mm
    page officielle présentant les systèmes de roquettes de 68 mm développés par Thales, détaillant leurs caractéristiques techniques, leurs modes de guidage, ainsi que leurs usages opérationnels dans les forces terrestres et aériennes.
  • Bruno Aviation (X / Twitter), Publication sur les systèmes de roquettes de 68 mm (16 avril 2026),
    https://x.com/Bruno_Aviation/status/2044743272363376680

 

Tags

avion

France

À propos de l'auteur, Guillaume Aigron