Ce missile de nouvelle génération pourrait redéfinir la puissance navale de l’Asie : le Japon prépare une arme anti-navire capable d’éviter les défenses ennemies avec une maniabilité jamais vue auparavant.
Le Japon ne veut plus rester en retrait. Dans un contexte régional de plus en plus tendu, Tokyo vient de dévoiler un missile de croisière anti-navire capable de voltiger, de tournoyer, et surtout de frapper au bon moment sans se faire intercepter. Le « New SSM », développé depuis 2023, promet une portée record, une furtivité accrue et une agilité inédite dans la phase terminale.
A lire aussi :
- Contre toute attente, le Brésil va investir 500 millions d’euros dans le bouclier high-tech européen EMADS au détriment du système indien Akash initialement préféré
- L’Allemagne active l’arme qui pourrait changer la donne face à la Russie : le missile TAURUS NEO entre en production et inquiète jusqu’au Kremlin
Une trajectoire en spirale contre les canons
Le New SSM est conçu pour échapper aux systèmes de défense rapprochée comme les canons Gatling de 30 mm chinois. Il effectue des figures en spirale dans sa dernière phase de vol, rendant sa trajectoire difficile à anticiper. Cette stratégie vise à contrer les systèmes à tir rapide capables d’abattre les missiles classiques.
Une motorisation conçue pour durer
Le missile est équipé d’un turboréacteur XKJ301-1 à haut rendement, basé sur le modèle KJ300. Cette propulsion permet non seulement d’étendre la portée du missile, mais aussi d’assurer un vol stable à basse altitude, à des vitesses subsoniques optimisées pour l’économie de carburant.
Une portée qui change la donne
Si le Type 12 amélioré atteint entre 900 et 1 000 km, le New SSM va encore plus loin. Selon les projections, il pourrait dépasser les 1 200 km, ce qui permettrait de frapper des navires ou des bases bien au-delà des lignes de front, à partir du sol japonais ou de plateformes maritimes.

Une furtivité adaptée aux défis modernes
Le design du New SSM intègre des angles marqués, des panneaux biseautés et une prise d’air en forme de S, des caractéristiques communes aux avions furtifs. Ce travail sur la signature radar permet de le rendre presque invisible jusqu’à la dernière minute.

Une ogive et un système de guidage modulaire
Le New SSM embarque un système de navigation hybride (GPS+INS) et une ogive interchangeable. Le module frontal peut recevoir soit un chercheur infrarouge, soit un radar, soit même un équipement de brouillage. Le missile devient alors une véritable « plateforme » multi-rôles.
La France veut couvrir son « angle mort » et achète en urgence 2 systèmes de lutte contre les drones
Une architecture pensée pour la versatilité
Avec ses ailes repliables, ses stabilisateurs arrière fixes et son propulseur démarrage à poudre, le missile peut être lancé depuis le sol, les navires ou les avions. Cette polyvalence opérationnelle multiplie les scénarios d’emploi et les angles d’approche d’une cible.
Un calendrier ambitieux jusqu’en 2027
Le ministère de la Défense japonais a fixé l’objectif de produire en masse le New SSM d’ici à 2027. Les essais en vol sont déjà en cours, avec des tirs de validation effectués depuis 2025. Un tableau récapitule les étapes clés ci-dessous :
| Événement | Date prévue |
| Premier tir test en spirale | Avril 2025 |
| Intégration sur avion F-2 | Septembre 2025 |
| Validation portée longue | Janvier 2026 |
| Pré-production industrielle | Octobre 2026 |
| Lancement de la production | Mi-2027 |
Source : TWZ