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L’armée française répond aux drones kamikaze avec ses propres intercepteurs : le 54e régiment teste Destinus et Harmattan AI pour abattre des Shahed en vol avant impact

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Said LARIBI

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Pour contrer la menace croissante des drones d’attaque, l’armée française expérimente des drones intercepteurs capables de neutraliser en vol des cibles similaires aux Shahed et Lancet observés en Ukraine. Le …

L'armée française répond aux drones kamikaze avec ses propres intercepteurs : le 54e régiment teste Destinus et Harmattan AI pour abattre des Shahed en vol avant impact

Pour contrer la menace croissante des drones d’attaque, l’armée française expérimente des drones intercepteurs capables de neutraliser en vol des cibles similaires aux Shahed et Lancet observés en Ukraine.

Le conflit ukrainien a profondément modifié la perception des menaces aériennes à courte portée. Des engins peu coûteux peuvent désormais frapper des infrastructures, des véhicules ou des postes de commandement avec une efficacité redoutable. Face à cette réalité, la France accélère l’évaluation de solutions capables de stopper un drone par un autre drone, avant impact.

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Une menace devenue centrale

Les drones de type munition rôdeuse ou drone kamikaze ont bouleversé l’équilibre tactique. Peu chers, faciles à produire et difficiles à détecter, ils saturent les défenses classiques. L’armée de Terre observe attentivement ces évolutions et adapte sa défense anti-drone en conséquence. L’objectif est clair : empêcher qu’un engin à bas coût puisse neutraliser des moyens militaires stratégiques.

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Le 54e régiment en première ligne

Le 54e régiment d’artillerie, spécialiste de la défense sol-air, conduit ces essais en lien avec le Commandement du combat futur, la STAT et la DGA. Les tests se déroulent sur un site dédié permettant d’évaluer les systèmes en conditions proches du réel. Plusieurs équipes ont été formées spécifiquement pour exploiter ces nouveaux outils, signe d’une montée en compétence rapide sur la guerre des drones.

Un drone pour en arrêter un autre

Le principe est simple en apparence : utiliser un drone intercepteur pour poursuivre et détruire un appareil hostile en vol. Cette approche offre une alternative aux missiles sol-air, souvent coûteux, ou aux canons traditionnels. L’idée est d’ajouter une couche intermédiaire dans la protection aérienne rapprochée, plus flexible et potentiellement moins onéreuse.

Drone intercepteur Hornet
Drone intercepteur Hornet

Destinus et Harmattan AI en test

Deux entreprises européennes fournissent les systèmes actuellement évalués : Destinus et Harmattan AI. Destinus, qui compte de nombreux ingénieurs issus de l’expérience ukrainienne, met en avant une approche tournée vers la production à grande échelle et la réactivité opérationnelle. Harmattan AI développe de son côté des plateformes spécialisées dans l’interception autonome et la rapidité d’engagement.

Des essais en conditions réalistes

Les essais ne se limitent pas à des démonstrations contrôlées. Les équipes testent la capacité à détecter, suivre et neutraliser plusieurs cibles successives. Le facteur clé est le temps de réaction : combien de secondes entre l’alerte et l’engagement ? Les performances sont évaluées sur la rapidité d’interception, la fiabilité technique et la répétabilité des tirs.

Drone intercepteur Harmattan AI GOBI
Drone intercepteur Harmattan AI GOBI

Une transformation doctrinale

Ces expérimentations s’inscrivent dans une transformation plus large de la défense sol-air française. Les menaces évoluent plus vite que les cycles d’acquisition traditionnels. L’armée cherche donc des solutions modulaires, évolutives et rapidement déployables. Les drones intercepteurs pourraient devenir un maillon central de la défense multicouche et de la protection des forces.

Un signal stratégique clair

La présentation des essais aux plus hauts responsables militaires montre l’importance accordée au sujet. Il ne s’agit plus d’une capacité marginale mais d’un enjeu structurant pour les opérations futures, qu’elles soient menées sur le territoire national ou à l’étranger. L’expérience ukrainienne agit comme un accélérateur dans la modernisation de la sécurité aérienne et de la résilience militaire.

Élément évalué Objectif
Type de menace Drones type Shahed / Lancet
Mode d’action Interception en vol
Cadre des tests Conditions tactiques réalistes
Acteurs impliqués 54e RA, CCF, STAT, DGA
Entreprises testées Destinus, Harmattan AI

La logique est limpide : plutôt que d’attendre l’impact, neutraliser la menace dans les airs grâce à une réponse agile et adaptable. L’armée française observe, teste, ajuste et prépare la prochaine génération de défenses face à un environnement aérien saturé de drones.

Source : 54e régiment d’artillerie de l’armée française

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