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L’armée de Terre « met le paquet » pour reprendre la façade atlantique de la France à son plus grand adversaire lors de l’exercice ORION 26

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Guillaume Aigron

Guillaume Aigron

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La France à l’assaut de sa façade atlantique. ORION 26 est l’exercice militaire le plus ambitieux de la France depuis des décennies. Pendant plusieurs mois, l’Hexagone met en mouvement l’ensemble …

L'armée de Terre « met le paquet » pour reprendre la façade atlantique de la France à son plus grand adversaire lors de l’exercice ORION 26

La France à l’assaut de sa façade atlantique.

ORION 26 est l’exercice militaire le plus ambitieux de la France depuis des décennies. Pendant plusieurs mois, l’Hexagone met en mouvement l’ensemble de ses capacités : forces terrestres, composante navale, aviation de combat, cyberdéfense, espace dans un scénario fictif mais crédible où un adversaire imaginaire « Mercure » s’en prend à la France et ses alliés.  L’idée est de conduire une opération de coalition de haute intensité face à une puissance expansionniste et structurée.

Jusqu’à 12 500 militaires engagés simultanément, un groupe aéronaval déployé, plusieurs brigades interarmes projetées, une intégration progressive dans une chaîne de commandement de l’OTAN. ORION 26 vise à démontrer que la France sait entrer en premier sur un théâtre contesté, tenir le choc et manœuvrer aux côtés de ses alliés.

C’est désormais au tour de l’armée de Terre de montrer de quel bois elle se chauffe pour la phase 2 !

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Dans ORION 26, la deuxième phase est celle où tout bascule. Du 6 février au 1er mars 2026, la façade atlantique devient le théâtre d’une manœuvre de reconquête en coalition. L’objectif est reprendre un territoire occupé, dans un scénario inspiré des standards de l’Organisation du traite de l Atlantique Nord, face à un adversaire étatique fictif. La France agit en nation-cadre, à la tête de la coalition « Orion », pour défendre l’Arnland contre Mercure, puissance expansionniste.

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Une entrée en premier méthodique et progressive

La phase O2 s’articule en trois séquences, pensées comme une montée en puissance cohérente :

  • Du 10 au 14 février (O21), priorité à la supériorité aérienne. Sans maîtrise du ciel, pas d’engagement terrestre crédible. Les forces aériennes ont dû neutraliser les capacités adverses pour ouvrir la voie.
  • Du 15 au 21 février (O22), la coalition visait la supériorité aéromaritime. Il s’agit de sécuriser l’accès à la façade atlantique afin de permettre l’établissement d’une tête de pont.
  • Enfin, du 22 au 28 février (O23), place à la reconquête terrestre. L’armée de Terre prend pleinement le relais pour reprendre le contrôle du territoire contesté.

Carte scénario d'ORION 26

O22 : la 9e BIMa ouvre la tête de pont

Durant la phase O22, la 9e brigade d’infanterie de Marine (9e BIMa) sera en première ligne. Sa mission est d’établir une tête de pont entre Lorient et Saint-Nazaire et sécuriser des points d’appui stratégiques, ports et aéroports.

Les opérations débuteront par des débarquements depuis les porte-hélicoptères amphibies. Les unités débarqueront, progresseront, saisiront des infrastructures clés afin de créer un couloir sécurisé permettant l’arrivée de renforts et la poursuite de la manœuvre.

C’est une séquence très complexe : débarquer, manœuvrer sous pression, tenir le terrain. La 9e BIMa agira comme force d’ouverture, en lien étroit avec les composantes navales et aériennes.

Phase de débarquement sur Orion 26 - © armée de Terre
Phase de débarquement sur Orion 26 – © armée de Terre

O23 : la 11e BP dans la profondeur

La phase suivante verra entrer en scène la 11e brigade parachutiste (11e BP). Là où la 9e BIMa a établi la tête de pont, la 11e BP se projettera dans la profondeur.

Une opération aéroportée d’ampleur sera conduite autour du camp de Coëtquidan pour reprendre ce point clé tenu par « Mercure » et consolider la reconquête du territoire Arnland.

La logique est celle d’une guerre de haute intensité où mobilité, coordination et rapidité de décision font la différence.

Une armée de Terre au cœur de la coalition

Dans ORION 26, l’armée de Terre est bien entendu au cœur du dispositif et incarne la capacité française à entrer en premier, à établir une tête de pont puis à conduire la reprise du territoire.

Les brigades participant à ORION 26 agissent en coordination étroite avec la Marine, l’armée de l’Air et de l’Espace, et les partenaires étrangers. Le scénario est fictif mais les procédures, elles, sont bien réelles.

En clair, ici on ne joue pas à la guerre, on la fait !

Phase 2 en synthèse

Phase Période Objectif Forces principales
O21 10 – 14 février Conquête de la supériorité aérienne Composante aérienne interarmées
O22 15 – 21 février Supériorité aéromaritime et tête de pont 9e BIMa, PHA, forces navales
O23 22 – 28 février Reprise du territoire Arnland 11e BP, forces interarmes

 

Source : Armée de Terre

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