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Le Rafale serait la première victoire « prestigieuse » revendiquée par la Chine pour son avion de chasse destiné à l’exportation : le J-10CE

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Guillaume Aigron

Guillaume Aigron

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Le J-10 passe un cap symbolique dans sa formule export. La Chine a reconnu officiellement en début de mois que son J-10CE a connu son premier succès au combat en …

La Chine revendique fièrement la première victoire de son avion de chasse qui aurait abattu un Rafale durant le bref affrontement entre Inde et Pakistan en 2025

Le J-10 passe un cap symbolique dans sa formule export.

La Chine a reconnu officiellement en début de mois que son J-10CE a connu son premier succès au combat en 2025.

Ce dernier aurait eu lieu durant les affrontements aériens indo-pakistanais de mai 2025, durant lesquels l’armée de l’air pakistanaise a engagé ses J-10CE en missions de défense aérienne et d’interception contre son homologue indien.

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Le J-10CE est la version export du J-10C, chasseur de génération 4,5 développé par Chengdu Aircraft Industry Group et mis en service en Chine au milieu des années 2010.

Pour Pékin, l’enjeu est immense. Jusqu’ici, aucun avion de combat chinois exporté n’avait été officiellement crédité d’un engagement réel validé par l’État. Le J-10CE devient donc le premier à franchir ce seuil symbolique.

Le Pakistan, premier et unique client export à ce stade, avait reçu ses premiers appareils en 2022. Ils sont intégrés progressivement dans le dispositif de défense aérienne, aux côtés des F-16 et des JF-17.

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Un affrontement bref, tendu, et scruté minute par minute

L’épisode auquel la Chine fait implicitement référence se déroule en mai 2025, lors d’une montée de tension rapide entre Pakistan et Inde après une série d’incidents frontaliers au Cachemire. Pendant plusieurs jours, les deux aviations sont placées en alerte maximale. Des patrouilles aériennes armées se font face, sans franchissement direct de l’espace aérien adverse. C’est dans ce cadre que des interceptions à longue distance auraient eu lieu, avec échanges de tirs au-delà de la portée visuelle, chacun cherchant à imposer sa bulle de dissuasion sans provoquer une escalade incontrôlable.

Le Pakistan affirme alors avoir neutralisé plusieurs avions indiens, dont des chasseurs modernes (voir plus bas le cas du Rafale), en s’appuyant sur ses J-10CE et leurs missiles longue portée. L’Inde, de son côté, ne reconnaît aucune perte et met en avant ses propres actions défensives. Aucun débris n’est officiellement présenté, aucune enquête indépendante n’est menée, mais l’épisode marque un tournant : pour la première fois, deux puissances nucléaires régionales s’affrontent par capteurs, réseaux et missiles interposés, sans combat rapproché, dans une guerre aérienne où voir et tirer avant l’autre devient l’enjeu central.

Ce que la Chine ne dit pas… et ce que cela raconte quand même

La déclaration chinoise reste volontairement floue : aucun adversaire nommé, aucun avion ennemi identifié.

Dans le même temps, des images circulent. Un J-10C photographié peu après le conflit afficherait six marques de victoires, attribuées côté pakistanais à des appareils indiens, dont des Rafale, un Su-30MKI, un MiG-29 et un drone MALE Heron. Ces affirmations restent disputées puisque l’Inde n’en reconnaît aucune.

La Chine, elle, ne tranche pas et se contente de dire que son J-10CE a été engagé, et qu’il a obtenu des résultats.

Un J-10A chinois déployant son parachute.
Un J-10A chinois déployant son parachute.

Un chasseur pensé pour voir loin avant de manœuvrer

Le J-10CE est souvent résumé à sa silhouette delta-canard. Ce serait passer à côté de l’essentiel. Cet avion est d’abord un capteur volant, conçu pour le combat au-delà de la portée visuelle.

Il intègre un radar AESA, une liaison de données tactiques, une suite de guerre électronique moderne, et un cockpit orienté fusion de capteurs. Son moteur WS-10B délivre une poussée comprise entre 135 et 145 kilonewtons, permettant un rapport poussée-poids supérieur à 1 dans certaines configurations.

Sur le papier, ses chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • vitesse maximale proche de Mach 1,8,
  • plafond opérationnel supérieur à 18 000 mètres,
  • rayon de combat dépassant 1 000 kilomètres,
  • charge externe jusqu’à 6 000 kilogrammes sur 11 points d’emport.

Ce n’est pas un avion conçu pour la danse serrée à basse vitesse. C’est un intercepteur moderne, pensé pour détecter, engager et neutraliser avant que l’adversaire ne comprenne ce qui lui arrive.

Le missile avant l’avion, la logique assumée

Au cœur de l’engagement de 2025, un nom revient avec insistance : PL-15E, version export du missile air-air longue portée chinois. Portée estimée entre 150 et 200 kilomètres, autodirecteur radar actif, guidage intermédiaire par liaison de données.

Le message stratégique est limpide. Le combat aérien moderne se gagne d’abord par la portée de détection et la qualité du missile, bien avant la manœuvre rapprochée.

La victoire, si elle est confirmée, appartient autant au réseau qu’à l’avion lui-même.

J-10CE - infographie

Un test grandeur nature pour l’export chinois

Sur le marché international, l’expérience opérationnelle reste une monnaie forte. Le Rafale, le F-16, le F-15 ont bâti leur réputation sur des décennies d’engagements. Le J-10CE, lui, vient d’entrer dans cette catégorie, même si le débat sur les résultats précis reste ouvert.

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Le Rafale au cœur des rumeurs, symbole d’une bataille de récits

Très vite, au-delà des communiqués officiels, une rumeur s’impose dans les cercles militaires et sur les réseaux spécialisés : celle de la perte d’au moins un Rafale indien durant ces échanges de mai 2025. Côté pakistanais, des sources non officielles évoquent un tir réussi à longue distance, attribué à un missile chinois de type PL-15, sans jamais produire d’éléments matériels irréfutables. Quelques jours plus tard, une photographie circulant en Chine montre un J-10C arborant plusieurs marques de victoire, dont certaines présentées comme correspondant à des avions indiens modernes, Rafale compris. New Delhi dément catégoriquement, refuse toute reconnaissance de perte et rappelle que ses appareils n’ont pas pénétré l’espace aérien adverse.

Cette photo qui a fait le tour des réseaux sociaux laisserait apercevoir une partie de l'épave d'un Rafale indien.
Cette photo qui a fait le tour des réseaux sociaux laisserait apercevoir une partie de l’épave d’un Rafale indien.

Aucun débris n’est exposé, aucune preuve indépendante ne vient confirmer ou infirmer définitivement ces affirmations. Dans cet affrontement « qui n’en était pas un un », le Rafale devient moins un fait militaire qu’un enjeu symbolique, cristallisant une guerre de communication où chaque camp cherche à imposer sa lecture des événements.

Donc en définitive, un J-10CE pakistanais a-t-il abattu un Rafale indien ? Pour le moment le débat reste ouvert !

Source : Annonce officiel du gouvernement chinois.

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