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L’US Navy équipe son destroyer USS Carl M. Levin DDG-120 à Pearl Harbor d’un lanceur multi-cellules qui ne correspond à aucun système connu, drone, missile ou leurre

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Said LARIBI

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Un nouveau système d’armes vient d’apparaître sur un destroyer de l’US Navy, relançant les spéculations sur la course aux défenses anti-drones et aux menaces navales modernes. Sur le pont arrière …

L'US Navy équipe son destroyer USS Carl M. Levin DDG-120 à Pearl Harbor d'un lanceur multi-cellules qui ne correspond à aucun système connu, drone, missile ou leurre

Un nouveau système d’armes vient d’apparaître sur un destroyer de l’US Navy, relançant les spéculations sur la course aux défenses anti-drones et aux menaces navales modernes.

Sur le pont arrière d’un destroyer de classe Arleigh Burke, un équipement inédit attire désormais l’attention des observateurs militaires. Discret mais bien réel, ce lanceur inconnu soulève des questions stratégiques majeures. Est-il destiné à contrer les drones, à tirer de nouveaux missiles ou à déployer des leurres avancés ? Dans un contexte de tensions maritimes croissantes, chaque détail compte.

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Une apparition qui intrigue

Photographié à Pearl Harbor le 29 mars 2026, le destroyer USS Carl M. Levin (DDG-120) arbore désormais un dispositif inédit installé à l’arrière de la superstructure. Placé entre les tubes lance-torpilles et le système vertical Mk 41, ce nouvel élément semble comporter plusieurs cellules. Sa forme suggère un montage fixe capable de s’élever pour le tir. Ce détail alimente les hypothèses autour d’une évolution navale, d’une capacité embarquée renforcée et d’un possible tournant dans la défense maritime américaine.

Aucune grande nation n’a été impliquée dans ce test à 4321,8 à km/h qui a impliqué l’avion-fusée Aurora et l’armée néo-zélandaise

Un contexte de menace croissante

Depuis les opérations en mer Rouge et les attaques répétées de drones et missiles antinavires, la marine américaine accélère l’intégration de solutions à coût maîtrisé pour protéger ses bâtiments. Les systèmes traditionnels, souvent facturés plusieurs millions d’euros par interception, ne sont pas toujours adaptés face à des drones bon marché. L’apparition de ce lanceur s’inscrit dans une logique de guerre asymétrique, de saturation par essaims de drones et d’adaptation rapide aux nouvelles menaces aériennes.

Hypothèse d’un intercepteur anti-drone

Parmi les scénarios envisagés figure l’intégration d’un intercepteur léger comparable au programme White Spike, actuellement évalué dans le cadre d’initiatives du Pentagone. Ce type de missile compact, conçu pour neutraliser des drones à courte ou moyenne distance, permettrait de préserver les coûteux missiles longue portée. Le design observé rappelle certains prototypes à quatre cellules. Si tel est le cas, l’objectif serait clair : renforcer la défense anti-drone, réduire les coûts par tir et améliorer la réactivité opérationnelle.

Gros plan sur l'emplacement du lanceur, visible au centre, installé à l'arrière du Levin. USMC
Gros plan sur l’emplacement du lanceur, visible au centre, installé à l’arrière du Levin. USMC

Une alternative aux systèmes existants

L’US Navy teste déjà différents systèmes comme les intercepteurs Coyote ou Roadrunner-M. Toutefois, les lanceurs connus pour ces armes présentent des architectures différentes. Le modèle installé sur le Carl M. Levin ne correspond parfaitement à aucun système officiellement dévoilé. Cela ouvre la voie à une nouvelle solution, peut-être encore en phase d’expérimentation. Dans cette optique, le destroyer servirait de plateforme test pour valider une future modernisation flotte, renforcer l’interception rapprochée et préparer les conflits de haute intensité.

Et si ce n’était pas un missile ?

Autre possibilité : un lanceur destiné à déployer des drones offensifs ou des leurres. La marine américaine explore activement l’usage de drones longue endurance capables d’attirer ou de détourner des missiles ennemis. Des systèmes embarqués pourraient également lancer des munitions rôdeuses ou des dispositifs de brouillage. Dans un environnement saturé d’informations et de capteurs, disposer d’outils de guerre électronique, de leurres navals et de drones embarqués offre un avantage tactique déterminant.

Comparaison côte à côte du lanceur de l'USS Carl M. Levin (à gauche) et du lanceur présenté jusqu'à présent par Zone 5 pour l'intercepteur White Spike. USN/Zone 5 Technologies
Comparaison côte à côte du lanceur de l’USS Carl M. Levin (à gauche) et du lanceur présenté jusqu’à présent par Zone 5 pour l’intercepteur White Spike. USN/Zone 5 Technologies

Une logique d’expérimentation progressive

La classe Arleigh Burke a souvent servi de laboratoire flottant pour tester de nouvelles technologies avant leur généralisation. Certaines modifications débutent sur un seul bâtiment avant d’être étendues au reste de la flotte. Cette approche modulaire permet d’intégrer rapidement des innovations sans immobiliser l’ensemble des navires. Dans ce cadre, le Carl M. Levin pourrait inaugurer une nouvelle génération de systèmes modulaires, renforcer la flexibilité tactique et préparer l’évolution des capacités navales américaines.

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Une évolution stratégique assumée

Ce lanceur mystérieux illustre une réalité plus large : la transformation permanente des destroyers américains face aux menaces émergentes. Les conflits récents ont démontré que la supériorité technologique repose désormais sur la rapidité d’adaptation. Qu’il s’agisse d’intercepter un drone, de contrer une vedette rapide ou de saturer un espace maritime avec des capteurs autonomes, la polyvalence devient centrale. Dans un monde où chaque innovation peut changer l’équilibre naval, ce nouvel équipement renforce la dynamique de supériorité maritime, d’innovation militaire et de modernisation continue.

Élément observé Position Fonction supposée
Lanceur multi-cellules Pont arrière Interception anti-drone ou lancement de drones
Installation fixe Entre torpilles et Mk 41 Tir orientable vers le haut
Déploiement unique USS Carl M. Levin Phase de test ou pré-série

 

Source : TWZ

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