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La Chine pourrait couler le porte-avions USS Gerald R. Ford : cette simulation des Etats-Unis met le Pentagone dans l’embarras

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Said LARIBI

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Des simulations secrètes menées par les États-Unis montrent un scénario glaçant : la Chine serait en mesure de neutraliser l’USS Gerald R. Ford, joyau de la flotte américaine, dans les …

La Chine pourrait couler le porte-avions USS Gerald R. Ford : cette simulation des Etats-Unis met le Pentagone dans l'embaras

Des simulations secrètes menées par les États-Unis montrent un scénario glaçant : la Chine serait en mesure de neutraliser l’USS Gerald R. Ford, joyau de la flotte américaine, dans les premières heures d’un conflit autour de Taïwan. Et ce, grâce à une combinaison redoutable de missiles hypersoniques, cyberattaques et satellites destructeurs.

Cette fuite, révélée le 8 décembre 2025 par le New York Times, plonge le Pentagone dans l’embarras. Car derrière les discours officiels, les jeux de guerre américains suggèrent que le cœur de leur stratégie navale pourrait s’écrouler sous le feu concentré de la Chine.

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Une brèche stratégique mise à nu

Selon le document surnommé « Overmatch Brief », les simulations répétées ont montré que les éléments clés du groupe aéronaval américain étaient rapidement dépassés par la densité de feu chinois, même avec les croiseurs et destroyers Aegis en soutien. Les attaques ciblaient en priorité le système de défense multicouche, les satellites, puis le porte-avions lui-même.

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Cyber, espace et saturation missile

La stratégie chinoise simulée commence par une vague de cyberattaques coordonnées similaires à Volt Typhoon, paralysant réseaux, électricité et logistique. S’ensuit une campagne anti-satellite visant les systèmes de navigation et de détection, puis des salves massives de missiles balistiques et hypersoniques. Objectif : saturer les défenses, épuiser les munitions, détruire les systèmes vitaux.

Une vulnérabilité structurelle du Ford

Avec ses 100 000 tonnes, 333 m de long et près de 13 milliards d’euros de coût, l’USS Gerald R. Ford incarne la puissance navale US. Mais selon le Brief, une avarie sur le pont d’envol ou la propulsion suffit à le mettre hors de combat, même à flot. La perte de ce navire priverait immédiatement les États-Unis de leur supériorité aérienne locale.

Représentation artistique d'une attaque de missile hypersonique contre un porte-avions américain. Image : The National Interest / Twitter
Représentation artistique d’une attaque de missile hypersonique contre un porte-avions américain. Image : The National Interest / Twitter

Un arsenal chinois pensé pour Taïwan

La Chine disposerait d’environ 600 armes hypersoniques et de milliers de missiles balistiques anti-navires (DF-21D, DF-26). En plus, les bombardiers H-6K, les navires et sous-marins lance-missiles ainsi que les drones forment un maillage dense de zones de tir croisé. Leur courte distance depuis Taïwan permet une cadence de frappe extrêmement rapide.

Surcharge et incapacité de riposte

Dans les scénarios simulés, les systèmes d’interception étaient dépassés par la vitesse et le nombre d’armes tirées. Un seul missile passant les mailles du filet suffisait à neutraliser les systèmes de lancement aérien. Chaque attaque réussie rendait le déploiement d’un deuxième porte-avions plus risqué que rentable.

Simulation de guerre : les missiles hypersoniques chinois coulent systématiquement les porte-avions américains
Simulation de guerre : les missiles hypersoniques chinois coulent systématiquement les porte-avions américains

Le dilemme industriel américain

Le rapport pointe un problème plus large : les plateformes comme le Ford sont onéreuses et lentes à produire, tandis que les armes qui les détruisent sont peu coûteuses et faciles à fabriquer en masse. Les États-Unis doivent réinventer leur doctrine : vaisseaux autonomes, munitions rapides, réseaux résilients, bases durcies.

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La dissuasion à revoir en profondeur

Ces jeux de guerre envoient un message glaçant aux stratèges occidentaux : le paradigme de la suprématie navale est remis en cause. La présence même du Ford dans le Pacifique devient un pari risqué. Il ne s’agit plus de savoir si la Chine peut frapper, mais quand elle choisira de le faire.

Source : New York Times

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