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Reprenons avec grand marin, l' amiral Pierre IEHLE.

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Pierre Iehlé est né le 27 août 1914 à Paris. Son père était ingénieur des Arts et Manufactures.

Bachelier, il entre à l'Ecole navale en 1933.

Après un an passé sur la Jeanne d'Arc et un bref séjour en Extrême-Orient en 1936, l'enseigne de vaisseau de 2e classe Iehlé embarque sur le torpilleur Forbin avec lequel il participe aux patrouilles en Méditerranée et dans le détroit de Gibraltar en 1937 et 1938.

Promu enseigne de vaisseau de 1ère classe, il assure, en 1939 et 1940 avec le Forbin, l'escorte des convois en Atlantique ; il passe ensuite en Méditerranée orientale et, à l'armistice, se trouve avec son bâtiment à Alexandrie.

Refusant la défaite, il décide en décembre 1940, après une entrevue décevante avec l'amiral Godfroy commandant la Force X, de quitter la Marine et de rallier les Forces françaises libres au Caire.

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Envoyé à Fort-Lamy au Tchad, il est alors affecté dans l'armée de terre au Bataillon de marche n°3 (BM3) qu'il rejoint au Soudan anglo-égyptien début janvier 1941.

Avec sa nouvelle unité, il effectue toute la campagne d'Erythrée comme chef d'une section de mortiers. Cité à l'ordre de la division, il combat à Kub-Kub en février 1941 puis, en qualité de commandant de la compagnie d'accompagnement du Bataillon de marche n° 3 (BM 3), à Keren et à Massaoua en mars et en avril 1941.

En juin 1941, en Palestine, il reçoit la Croix de la Libération des mains du général de Gaulle et prend part, avec son bataillon, à la campagne de Syrie.

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En septembre 1941, promu lieutenant de vaisseau, Pierre Iehlé est affecté au 1er Bataillon de fusiliers marins (1er BFM) comme officier en second sous les ordres du lieutenant de vaisseau Hubert Amyot d'Inville. Il participe alors à la campagne de Libye, aux combats d'Halfaya et de Tmimi puis à ceux de Bir-Hakeim (mai-juin 1942). Il s'y distingue notamment le 4 juin 1942 assurant un ravitaillement de munition urgent sous un violent bombardement ; de jour et de nuit il ne cesse de circuler pour contrôler le bon fonctionnement de ses pièces de DCA.

Il combat ensuite à El Alamein en octobre 1942 puis lors de la campagne de Tunisie (avril-mai 1943).

En juillet 1943, Pierre Iehlé est nommé chef de cabinet du chef d'Etat-major général adjoint de la Marine à Alger.

En janvier 1944 il prend le commandement de la 23e flottille de MTB (vedettes rapides lance-torpilles) basée en Angleterre et chargée d'intercepter les communications maritimes allemandes dans les îles anglo-normandes; il coule trois bâtiments ennemis entre Jersey et Guernesey, assure le blocus maritime de Brest puis celui de Lorient et finalement celui de la Pallice en mai 1945.

Après la capitulation allemande, Pierre Iehlé est nommé instructeur à l'Ecole navale puis, promu capitaine de corvette, est désigné pour servir comme chef de cabinet du Haut-commissaire en Indochine de 1945 à 1947.

De retour en France, en juin 1947, il est affecté en qualité de commandant en second sur le croiseur léger Le Malin en Méditerranée.

En août 1948 il repart pour l'Indochine où il est détaché pendant un an, à Hanoi, à l'Etat-major du général commandant les Troupes du Tonkin. Il remplit ensuite le même rôle à Saigon, à l'Etat-major du général commandant les Forces françaises en Indochine. Il commande également pendant neuf mois le poste Marine de Ream dans le golfe du Siam.

Promu au grade de capitaine de frégate, Pierre Iehlé rentre en France en 1950 et est nommé sous-chef d'Etat-major logistique à Bizerte où il prépare la construction du complexe souterrain de cette base.

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En juin 1953 il prend le commandement de l'escorteur Hoche chargé d'expérimenter les nouvelles installations de détection des escorteurs d'escadre type "Surcouf". Sous-chef d'Etat-major d'opération en septembre 1954, à la Préfecture maritime de Cherbourg, il reçoit ses galons de capitaine de vaisseau et passe trois années aux Etats-Unis, de juillet 1957 à juillet 1960, comme adjoint au chef des opérations stratégiques et chef de la délégation française, à l'Etat-major du Commandant suprême allié de l'Atlantique Nord.

En octobre 1960, il est placé à la tête de la 8e Division d'escorteurs d'escadre et commande l'escorteur d'escadre Jauréguiberry avant de prendre, en septembre 1961, le commandement de l'Ecole navale.

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Promu au grade de contre-amiral en septembre 1963, il est sous-chef d'Etat-major à l'Etat-major de la Marine, chargé des constructions neuves et des réparations de la Flotte, de l'Armement et de la Recherche scientifique.

En octobre 1966, il commande le groupe des trois porte-avions et de l'aviation embarquée et est promu vice-amiral en avril 1967 avant d'être désigné, l'année suivante, comme adjoint Armées du directeur des centres d'expérimentations nucléaires.

En décembre 1968, Pierre Iehlé reçoit ses étoiles de vice-amiral d'escadre.

En avril 1970, en plus de ses fonctions d'adjoint du directeur des centres d'expérimentations nucléaires, il se voit chargé de commander le groupement opérationnel des expérimentations nucléaires pour le Pacifique.

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Inspecteur général de la Marine en avril 1971, il est promu au grade d'amiral en décembre de la même année.

Parallèlement membre du Conseil supérieur de la Guerre de 1969 à 1974, Pierre Iehlé est placé dans la 2e section du cadre des officiers généraux de la Marine au mois d'août 1975.

Pierre Iehlé est décédé le 9 octobre 1984 à Toulon. Il a été inhumé à Marsillargues dans l'Hérault.


• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 23 juin 1941
• Grand Croix de l'Ordre National du Mérite
• Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
• Croix de Guerre des TOE
• Médaille de la Résistance avec rosette
• Médaille Coloniale avec agrafes "Erythrée", "Libye", "Bir-Hakeim", "Tunisie", "E-O"
• Commandeur du Mérite Maritime
• Distinguished Service Cross (GB)
• Officier de l'Ordre de Saint-Charles (Monaco)

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• Commandeur du Nicham Iftikar (Tunisie)

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• Commandeur de l'Ordre Royal (Cambodge)

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• Commandeur de l'Ordre du Million d'Eléphants (Laos)

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( Source : Ordre de la Libération, école navale/espace tradition )

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Un autres marin resté dans l' Histoire le capitaine de frégate Honoré d' Estienne d' Orves, héros de la résistance. Issu d'une longue lignée de nobles provençaux, Honoré d'Estienne d'Orves e

Reprenons avec grand marin, l' amiral Pierre IEHLE. Pierre Iehlé est né le 27 août 1914 à Paris. Son père était ingénieur des Arts et Manufactures. Bachelier, il entre à l'Ecole navale

Poursuivons avec le capitaine de vaisseau Henri RIVIERE. Henri Laurent Rivière, né à Paris le 12 juillet 1827 et mort à Hanoï le 19 mai 1883, est un homme de lettres et officier de marine fr

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Poursuivons avec le capitaine de vaisseau Henri RIVIERE.

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Henri Laurent Rivière, né à Paris le et mort à Hanoï le , est un homme de lettres et officier de marine français, héros de la conquête du Tonkin, lors de la guerre franco-chinoise

Entré à l'École navale en octobre 1842, il est promu lieutenant de vaisseau en 1856, capitaine de frégate en 1870 et capitaine de vaisseau en 18801.

Sa première affectation à bord de la Brillante est pour la Pacifique, en 1847 il passe à la division navale des Mers du Sud sur la Virginie puis cinq années à bord du Iéna, navire de 110 canons, du Labrador et du Jupiter de l'escadre de Méditerranée. Il fait la Guerre de Crimée en servant à bord du Ouranie, puis du Suffren, de la Bourasque avant de finir sur le Montebello. Lorsqu'éclate la campagne d'Italie, il est à bord de la Reine Hortense et lors de l'Expédition du Mexique il sert sur le Rhône puis sur le Brandon. En 1870, il est officier en second sur la Thétis et participe à la Guerre franco-allemande dans l'Escadre française de la Baltique.

 

Dans le Pacifique

En 1876, avec l'aviso La Vire, il est affecté à la division navale de Nouvelle-Calédonie. Il assiste à l'insurrection canaque de juin 1878 et il est tout de suite plongé au cœur de l'action. Il prend le commandement des troupes après la mort du colonel Gally-Passebosc. Depuis son quartier général de Fonwhary, il commande la répression dans la région d'Ourail (La Foa). Au cours d'une de ces opérations, menée avec l'aide des auxiliaires canaques de Canala, le chef rebelle Ataï est tué. Mais la traque se poursuit jusqu'aux redditions du début de l'année 1879, Rivière ayant fait savoir aux révoltés que ceux qui se rendraient auraient la vie sauve.

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Pendant la guerre franco-chinoise, il mène la conquête de Hanoï le . Le , il prend Nam Dinh. En mai, les pavillons noirs encerclent Hanoï. Rivière fait une sortie le 16.

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Il est tué trois jours plus tard au cours d'une deuxième sortie. Son corps est rapatrié à Paris et inhumé au cimetière de Montmartre.

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Henri Rivière est l'auteur de poèmes, romans, pièces de théâtre et souvenirs ainsi que de deux ouvrages sur l'Histoire de la marine. Il est également correspondant du journal La Liberté et collabora à la Revue des deux Mondes.

 

Cinq bâtiments de la Marine nationale ont porté le nom de Henri Rivière :

  • Une chaloupe canonnière à roues Henri Rivière (1884-1897)
  • Un ponton Henri Rivière (1900-1910)
  • Un contre-torpilleur de 800 tonnes Commandant Rivière (1912-1933)
  • Un aviso-dragueur Commandant Rivière (1936-1942)
  • Un aviso-escorteur Commandant Rivière (1957-1992)

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( Source : Wikipédia )

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Aujourd'hui un grand marin qui a laissé son nom à un instrument de navigation ( la règle Cras ) et un grand compositeur, le contre amiral Jean CRAS.

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« Il n’y a que trois métiers pour un homme : roi, poète et capitaine », dit Jean Richau (Bruno Cremer) dans le film « Objectif 500 millions

 

ir?t=zonemili-21&l=as2&o=8&a=B0069R0Z9Y« , du regretté Pierre Schoendoerffer. En quelque sorte, le contre-amiral Jean Cras en aura exercé deux puisqu’il commanda des navires de guerre tout en composant de nombreuses oeuvres musicales. Et autant dire que ce n’est pas une chose aisée : le russe Nikolaï Rimski-Korsakov et le français Albert Roussel s’y essayèrent avant d’abandonner leur carrière d’officier de marine pour se consacrer pleinement à la musique.

 

Jean Émile Paul Cras est né le 22 mai 1879 à Brest, où son père était médecin en chef de la marine. Cet environnement n’a pu alors que favoriser sa vocation de marin. Mais il se passionne aussi très tôt pour la musique, grâce à l’influence de ses parents mélomanes. Il apprend à jouer du piano et s’essaie au violon.

Á 13 ans, et déjà excellent pianiste, Jean Cras compose ses premières oeuvres. Deux ans plus tard, il donne, sous sa direction, une messe à quatre voix avec piano et harmonium dans la petite église Saint-Marc, près de Brest.

Élève doué, Jean Cras est admis à l’École navale, sur le ponton école Borda, alors qu’il vient d’avoir 17 ans. En 1898, il en sort quatrième de sa promotion (sur 70 « bordaches »), avec cette appréciation du commandant de l’école : « Très intelligent et très capable; Fera un très bon officier ». Le jeune homme ne décevra pas les espérances placées en lui…

Par la suite, Jean Cras embarque à bord de l’Iphigénie, un croiseur, pour une campagne dans l’océan Atlantique. Il découvre l’Amérique, les Antilles et le Sénégal. Et il occupe son temps libre à composer plusieurs pièces pour musique de chambre, dont une appelée « Voyage symbolique ». Le jeune officier enchaîne les embarquements. De l’Islande (à bord de l’aviso « Manche ») à la Méditerranée (cuirassés « Brennus » et « Saint-Louis », il « voit du pays », comme on dit. Et cela nourrit sans doute sans inspiration et son inventivité…

Toujours très bien noté par ses supérieurs, et alors qu’il est affecté à bord du contre-torpilleur Cassini, il met au point un combinateur de signaux permettant la transmission de signaux électriques entre navires.

En septembre 1908, Jean Cras, promu lieutenant de vaisseau, est affecté en tant que professeur d’achitecture navale à la « Baille » (*). Entretemps, il s’est marié avec Isaurette Paulette, une excellente musicienne et il a rencontré le compositeur Henri Duparc, qui verra en lui un des « fils spirituels », allant même jusqu’à l’appeler « le fils de mon âme ».

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À Navale, il met à profit son temps libre non seulement pour composer mais aussi pour innover : afin de faciliter la lecture des cartes marine et donc, la navigation, il invente un double rapporteur transparent – la règle Cras – qui est encore largement utilisée de nos jours.

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En 1910, Jean Cras commande un groupe de torpilleurs à Brest, avant de rejoindre la Iere armée navale deux ans plus tard. Breveté d’état-major en 1914, il devient l’aide de camp de l’amiral Boué de Lapeyrère, qui voit en lui un « officier de premier ordre ».

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Au début de la Grande Guerre, Jean Cras s’intéresse à la guerre sous-marine. Et, en 1916, il prend le commandement du contre-torpilleur « Commandant Bory », qui sera surtout engagé dans les opérations menés en Adriatique. Et il y fait embarquer un piano (ce sera le cas sur tous les navires où il sera affecté). Là, il compose Polyphème, un drame lyrique qui sera représenté à l’Opéra-Comique le 22 décembre 1922.

 

image: http://www.opex360.com/wp-content/uploads/cras-20160731-2.jpg

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Mais sa priorité reste la conduite de non navire. Et Jean Cras va s’illustrer à plusieurs reprises, ce qui lui vaudra cette citation : « Magnifique exemple d’ardeur et d’entrain, commande son bâtiment de la façon la plus brillante; S’est distingué à maintes reprises dans des combats contre les sous-marins, notamment le 8 mai 1917 où, selon toute probabilité, il a causé la perte de son adversaire. » En outre, il a sauvé un de ses matelots de la noyade après une explosion…

En 1918, Pierre Cras, promu capitaine de corvette, prend le commandement de la 1ère escadrille de patrouille en Manche avant de diriger le secrétariat du chef d’état-major général au ministère de la Marine. Un an plus tard, il obtient ses galons de capitaine de frégate.

En 1921, il retrouve la mer en prenant le commandement du torpilleur « Amiral-Sènes » puis il devient auditeur au Centre des Hautes Études navales. En 1924, il est l’un des plus jeunes capitaines de vaisseau de la Marine.

Parallèlement, son activité artistique ne faiblit pas : il compose, notamment, L’Offrande Lyrique, pour voix et orchestre (1921), Âmes d’enfants (1922), Fontaines, pour voix et orchestre (1923), Dans la montagne (1925), Hymne en l’honneur d’une sainte (1925), Journal de bord (1927), une suite symphonique en trois parties. À bord du cuirassé « Provence », il met une dernière touche à son « Quintette ».

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Tenue de soirée du contre amiral Jean Cras. ( musée de la Marine )

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Au tournant des années 1930, Jean Cras est promu contre-amiral et il occupe les fonctions de major général de l’arsenal militaire du port de Brest. Malheureusement, il ne pourra pas continuer son oeuvre : il s’éteint le 14 septembre 1932, emporté par une maladie foudroyante.

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Monument à la mémoire de Jean Cras, à Brest.

 

« Nous avons été, nous aussi, bien douloureusement surpris en apprenant la mort de Jean Cras que nous ne savions pas malade. Le pauvre garçon a dû abuser de ses forces en menant de front deux carrières aussi absorbantes que la marine et la musique. Il disparaît au moment où il arrivait au but de ses efforts ! – Quelle tristesse pour tous les siens », écrira Jean Roussel au critique littéraire et musicographe René Dumesnil.

Excellent marin et musicien, inventeur, compositeur reconnu à son époque, le contre-amiral Jean Cras était un homme droit et modeste, à la personnalité attachante. Dommage que ce « Pierre Loti » de la musique ait été oublié de nos jours…

(*) Surnom de l’École navale


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2016/07/31/le-amiral-jean-cras-lartiste-des-mers/#QqeyUdrePcThVWpJ.99

 

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Enfin, pour la petite histoire, on lui doit l’invention de la Régle Cras, un rapporteur spécial destiné à tracer facilement les routes sur les cartes marines. Homologuée par la Marine marchande, la Marine nationale et l’Armée de l’air, 17,80€TTC ; certes, l’objet est quelque peu tombé en désuétude depuis l’avènement du GPS mais manifestement on le trouve encore sur le marché.

( Source : qobuz.com )

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Voyons le contre amiral Robert KILIAM.

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Né le 6 juillet 1895 à GRENOBLE (Isère) .


Entre au service en 1914.

École Navale promotion 1917.

Enseigne de vaisseau de 2ème classe le 15 mars 1918.

Enseigne de vaisseau de 1ère classe le 15 mars 1920; port TOULON.

Au 1er janvier 1921, sur le croiseur "DU-CHAYLA", Division navale de l'Afrique occidentale (Cdt Ernest CHAUVIN).

Officier breveté d'Aéronautique.

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Lieutenant de vaisseau le 4 février 1925.

Chevalier de la Légion d'Honneur le 25 janvier 1929.

Au 1er janvier 1932; port TOULON.

Capitaine de corvette.

Officier de la Légion d'Honneur le 23 décembre 1938, en service sur le porte-avions "COMMANDANT-TESTE".

Capitaine de frégate.

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Capitaine de vaisseau.

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Le capitaine de vaisseau Robert Kilian et son chauffeur dans la jeep "La Curieuse" du RBFM (Régiment Blindé de Fusiliers Marins) lors de l'attaque de la poche de Royan. Avril 1945. © ECPAD, photographe SCA. Réf. : MARINE 415-8323

 

 

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Par décret du 6 août 1946, le Capitaine de Vaisseau Kilian a été promu Commandeur de la Légion d’Honneur, à titre militaire pour avoir « créé, organisé et conduit au combat avec succès la Brigade Marine d’Extrême Orient ». 

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A été cité à l’Ordre de l’Armée de Mer en juin 1947 pour avoir : « Malgré de multiples difficultés mis sur pied la Brigade Marine d’Extrême Orient, qui engagée en Indochine, sous son commandement a soutenu puissamment l’effort du corps expéditionnaire et largement contribué au succès de ses troupes ». La même citation ajoute qu’il « a dirigé la formation de flottilles fluviales de fusiliers marins participant à la préparation et à l’exécution des opérations amphibies de Cochinchine et du Tonkin ».

Pour en savoir plus sur les flottilles amphibies : http://flottille.amphibie.free.fr/indochinehistoire.htm

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Flottilles en Indochine.

 

Contre-amiral Le 5 juillet 1950.

Au 1er janvier 1953, dans le cadre de réserve.

Croix de Guerre.

- Décédé le 30 octobre 1959

 

( Source : école navale / espace tradition )

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Le contre amiral Hubert MAYER marqua l' histoire par son action lors du siège de la poche de la Rochelle.

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Hubert Meyer, né le en Lorraine, dans le Grand Est, et mort en 1978

Lorrain, parlant couramment la langue allemande, Hubert Meyer est né dans une famille protestante1.

Entré dans la Marine nationale  :

Second Maître Chef de quart

Admis à l'Ecole des Officiers de Marine le 17 mars 1919

Enseigne de vaisseau de 2ème classe le 1er octobre 1920; port TOULON.

Enseigne de vaisseau de 1ère classe le 1er octobre 1922.

Officier breveté des Transmissions.

Lieutenant de vaisseau le 18 août 1927.

Il embarque sur le croiseur cuirassé "EDGAR-QUINET".

Chevalier de la Légion d'Honneur.

Croix de Guerre.

Au 1er janvier 1932; port TOULON.

Capitaine de corvette le 7 janvier 1937.

Capitaine de frégate le 17 novembre 1940.

 Fidèle au gouvernement de Vichy, il n'hésite pas à saborder le un contre-torpilleur dans la rade de Toulon.

À la fin du mois d', il reçoit l'ordre de gagner La Rochelle. Le rôle joué par le commandant Meyer lors du siège de La Rochelle fut important et a permis que ce siège se déroule sans victimes excessives et sans destruction des installations militaires et urbaines.

 

La poche de La Rochelle est une zone de résistance allemande à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La poche est constituée de la ville de La Rochelle, de la base sous-marine de La Pallice, de l'île de Ré et de la majeure partie de l'île d'Oléron (le sud de l'île faisant partie de la poche de Royan).

Présentation de la forteresse

Dans l'île de Ré, on trouve 2 sites de batteries de marine, la première appelée « Kora » composée de 4 pièces d'un calibre de 220 d'une portée de 25 km, la seconde « Karola » composée de 4 pièces d'un calibre de 203.

Dans l'île d'Oléron, on trouve une dizaine d'ouvrages d'artillerie.

Le dispositif défensif terrestre était constitué, notamment à une dizaine de km de La Rochelle, d'une bande minée s'appuyant au nord et au sud sur de vastes étendues inondées, doublée d'un profond fossé antichar en arrière duquel étaient dissimulées les nids de résistance.

Une seconde ligne de défense, 8 km en avant de la première, constituée d'un fossé antichar, de champs de mines et de nids de résistance s'étendait sur une longueur de 30 km.

Au total, la poche était constituée d'environ 200 pièces d'artillerie fixes ou mobiles d'un calibre supérieur à 75, de 100 canons fixes affectés à la défense du littoral et autant pour la défense aérienne3.

Les forces françaises devant la poche

Le général de Gaulle se rend à Saintes le pour rencontrer les principaux responsables des unités militaires issues de la Résistance, et engagées dans la libération du pays, dont le colonel Adeline, ancien responsable des FFI de Dordogne.

Il nomme, deux semaines après sa venue à Saintes, le colonel Adeline commandant des opérations du secteur de la Rochelle et du secteur de Royan - Pointe de Grave.

Le sont créées les Forces françaises du Sud-Ouest (FFSO), qui deviendront plus tard détachement d'armée de l'Atlantique (DAA), dirigées par le général de Larminat, alors sur le front de l'Allemagne avec la 1re armée de de Lattre, secondé par le général d'Anselme (sl).

Le colonel Adeline, secondé du commandant de marine Meyer, obtenaient, au cours de pourparlers avec les Allemands, que ceux-ci reconnaissent que les hommes portant un brassard sur la manche soient traités comme des combattants ordinaires et qu'en cas de capture ils soient traités comme des prisonniers de guerre.

Puis Larminat désigne un commandant par secteur. Adeline devient commandant du secteur de Royan et le colonel Chêne, ancien chef de maquis de la Vienne, commandant du secteur de La Rochelle, toujours secondé par le commandant de marine Meyer.

Les opérations militaires

Christiane Gachignard parle d'« originalité rochelaise », en effet, c'est la seule poche à avoir conservé une population nombreuse, à avoir été épargnée par les combats, à être sortie sans dommages de la tourmente, à avoir négocié avec l'occupant un modus vivendi et, enfin, à n'avoir été libérée que par des troupes françaises.

Après diverses rencontres menées par le commandant Meyer avec le contre-amiral Schirlitz, une convention temporaire est signée avec l'accord du général Adeline, commandant des forces françaises du Sud-Ouest9.

« Dans le but d'éviter la destruction des installations portuaires et urbaines du port de La Rochelle-La Pallice, il a été convenu ce qui suit :

1. Les zones désignées ci-après ne peuvent faire l'objet d'attaques ni par terre, mer ou air de la part des troupes.
a. Zone interdite à l'action des troupes françaises : l'île de Ré et une portion de terre ferme limitée du côté de la terre par la ligne indiquée en rouge sur le plan joint.
b. Zone interdite à l'action des troupes allemandes : les régions situées à l'est de la ligne figurée en bleu telle qu'elle est indiquée sur le plan joint.
2. Dans la zone indiquée au paragraphe 1a, le commandant allemand s'engage à s'abstenir de toute destruction des installations portuaires et urbaines.
3. Dans la zone indiqué au paragraphe 1b, le commandant français s'engage à ne pas fomenter ou appuyer des mouvements de résistance et des actes de sabotage de la part de la population.
4. Dans la zone comprise entre les lignes rouge et bleue indiquées ci-dessus, les deux parties contractantes se réservent pleine liberté d'action. [...]
8. Le présent accord entre en vigueur, le 20 octobre à 20 h. »

— Convention du entre le général Adeline et l'amiral Schirlitz

La ligne rouge part de Villedoux jusqu'à la pointe de Châtelaillon en passant par Longèves, Sainte-Soulle et La Jarrie.
La ligne bleue part de Marans jusqu'à la pointe de la Fumée en passant par Courçon, Bouhet, Forges, Ciré-d'Aunis, Breuil-Magné et Fouras.

Les deux négociateurs étaient parvenus à un compromis : la diplomatie l'emportait sur la force, la raison sur l'entêtement10.

Cet arrangement n'empêchait pas les bataillons d'engagés volontaires FFI de poursuivre le siège de forteresse et de faire face aux coups de main allemands (raids sur Marans, Aigrefeuille d'Aunis, Saint-Jean-de-Liversay).

En avril 1945, le général de Larminat fait parvenir au contre-amiral Schirlitz un courrier dans lequel il fait connaître son intention de dénoncer la convention du délimitant la zone de combats. Il ajoute que la destruction des installations portuaires et urbaines de La Rochelle serait considérée comme un crime de guerre. En revanche, en cas de respect du patrimoine existant, la garnison allemande pourrait bénéficier d'une certaine mansuétude de la part des vainqueurs. Sitôt la convention dénoncée, les troupes françaises avancent, sans atteindre cependant la ligne rouge.

La reddition

Le 7 mai, après avoir appris par la radio la capitulation du Reich, le contre-amiral allemand négociait sa propre reddition, alors que les troupes françaises entraient dans la ville pavoisée

Après des préliminaires menées au château de Buzay à La Jarne, la cérémonie se déroule le 8 mai au matin, avec la remise par le contre-amiral Schirlitz de ses pouvoirs au colonel Chêne, suivie de l'entrée des troupes françaises dans la cité. Tôt le 9 mai au matin, Schirlitz signe l'acte officiel de capitulation et remet ses armes au commandant de marine Meyer.

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( Souvenirs conservés au Bunker de la Rochelle )

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( Reconstitution, Bunker de la Rochelle )

 

Après cette dernière rencontre, un régiment de zouaves débarque sur l'île de Ré et capture le commandant de la garnison et la Marine nationale prend possession de la base sous-marine intacte de La Pallice.

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Une fois la guerre achevée, il est nommé commandant du port de La Pallice (le port de La Rochelle).

 

Capitaine de vaisseau le 3 octobre 1945.

Au 1er janvier 1953, 1954, port TOULON.

Contre-amiral le 1er octobre 1954.

Au 1er janvier 1955, dans le cadre de réserve.
 

Breveté de l'École de Guerre navale.
 

Officier de la Légion d'Honneur.

Commandeur de la Légion d'Honneur.

Mérite maritime.

Il fait une mission militaire au Liban et en Égypte. Il est ensuite appelé à Paris pour participer aux négociations sur la CED. Déçu par l'échec des négociations, il quitte la Marine.

Il revient dans son pays d'adoption et devient maire de Royan, en 19592. Il quitte sa fonction de maire, en 1965, et écrit plusieurs ouvrages2.

En 1976, il fait un voyage en Allemagne et retrouve l'amiral Schirlitz à Kiel.

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Il meurt dans un accident de voiture en 1978.

 

( Source : Wikipédia - école navale / espace tradition )

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Tous les marins et principalement ceux passés par l' école des fusiliers ont entendu parler de la méthode de sport " l' Herbertiste ", cette technique provient d' un marin, le lieutenant de vaisseau breveté fusilier et gymnaste Georges HEBERT, héros des combats de l' Yser.

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Georges Hébert, né le à Paris 5e et mort le à Tourgéville, est un officier de marine et éducateur français promoteur d’une méthode d’éducation physique naturelle, l’hébertisme, opposée à la gymnastique suédoise et à la spécialisation sportive.

Georges Hébert intègre l'École navale en 1893 avec Nicolas Benoît, fondateur des Eclaireurs de France. Puis comme lieutenant de vaisseau, il parcourt le monde à bord des derniers grands voiliers de la Marine nationale. Le 8 mai 1902, il est témoin impuissant de l'éruption de la Montagne Pelée depuis le croiseur "D'Estrées" en rade de Saint-Pierre.

Carrière militaire

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  • 1901, 1902, sur le croiseur "D'Estrées", division navale de l'Atlantique (Cdt Marie de Ramey de Sugny).
  • 1903, en résidence à Cherbourg.
  • 1904, Officier adjoint à l'officier chargé de l'école de gymnastique et d'escrime, école des fusiliers marins à Lorient. Officier breveté fusilier et gymnaste.
  • 1906, chargé de l'instruction de la gymnastique à l'école des fusiliers marins à Lorient.
  • Lieutenant de vaisseau le 16 mai 1907.
Grade Lieutenant vaisseau.svg
  • 1909, 1914, chargé de l'instruction de la gymnastique à l'école des Fusiliers marins.
  • Le 1er avril 1913, détaché en congé sans solde et hors cadre à la société des anciens établissements Panhard et Levassor à Paris.
  • Le 14 octobre 1914, Capitaine de la 8e compagnie du 2e Bataillon du 2e Régiment de Fusiliers marins.
Il est blessé au cours des combats.
« Lors de l'attaque de Beerst le 19 octobre 1914, la 8e compagnie du Lt de vaisseau Hébert est envoyée à la rescousse des 5e et 6e compagnies en difficulté, leurs chefs hors de combat : « Le lieutenant de vaisseau Hébert, alors âgé de près de quarante ans, est célèbre dans toute la Brigade et même dans toute la Marine. C'est lui qui s'est fait le pionnier de l'éducation physique militaire. Toute l'armée a repris ses mots d'ordre, dont le plus célèbre claque comme un défi : « Soyons forts ! Les faibles sont des inutiles ou des lâches ! ». C'est dire à quel rythme d'enfer il mène sa 8e compagnie. Tous les gradés sont formés à son image. Accrocheurs, méprisants du danger et d'un courage qui tourne au fanatisme. Où personne ne peut passer, la compagnie Hébert passera… Il n'y a plus d'espoir pour le lieutenant de vaisseau Hébert, qui vient de perdre, en quelques minutes, ses trois chefs de section. Il ordonne le repli. Ses hommes se glissent hors de la ferme. Soudain, le célèbre gymnaste ressent une douleur terrible au bras gauche. Une balle vient de le déchirer du coude au poignet. Puis un choc à la poitrine. Est-il touché en plein cœur ? Une autre balle a traversé son bloc-notes, son manuel d'officier en campagne et s'est arrêtée sur son portefeuille. Ses hommes l'emportent vers l'arrière, son bras gauche inerte, mais sa main encore crispée sur la crosse de son revolver. Hébert hors de combat à son tour, c'est l'attaque sur Beerst qui s'enlise à nouveau sur tout le front tenu par le bataillon Pugliesi-Conti. » », extrait de La Bataille de l'Yser de Jean Mabire.

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L'éducation physique et le sport

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Reims, Collège d'Athlètes, Jean Bouin et Georges Hébert à gauche,1913
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Exercices de gymnastique dans un sous-bois près de Dieue-sur-Meuse le 16 janvier 1917 dirigés par le général Maudhuy et le lieutenant de Vaisseau Hébert visibles au premier plan. Archives municipales de Toulouse.

Influencé par son contemporain le docteur Paul Carton, il tire de l'observation des activités courantes des indigènes et des marins des conclusions sur l'entraînement et l'entretien physique militaire qu'il met en œuvre dès 1904 à l'école des fusiliers-marins de Lorient. Il présente en 1910 au ministère de la Marine un mémoire qui lui vaut d'être nommé directeur des exercices physiques dans la marine.

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Il publie alors plusieurs ouvrages techniques relatifs à l'éducation physique militaire puis accepte en 1913 la direction technique du collège d’athlètes de Reims construit par le marquis Melchior de Polignac, membre du comité international olympique, pour promouvoir la propagation de sa méthode puis assurer la préparation des Jeux de la VIe Olympiade prévus à Berlin en 19165. Cet établissement, où il accueille Georges Demeny pour la partie scientifique, est détruit dès le début des combats alors qu'Hébert est grièvement blessé à la bataille de Dixmude.

Après la guerre de 1914, il se consacre à l'éducation physique civile et plus particulièrement féminine en ouvrant un établissement spécifique, la palestre de Deauville6. Inquiet des aspects pris par la spécialisation sportive, il publie en 1925 un ouvrage, Le sport contre l'éducation physique, où il en dénonce les principales dérives. Il définit le sport comme « tout genre d'exercice ou d'activité physique ayant pour but la réalisation d'une performance et dont l'exécution repose essentiellement sur l'idée de lutte contre un élément défini, une distance, un danger, un animal, un adversaire [...] et par extension contre soi-même ».

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Il écrit ensuite de nombreux ouvrages où il décrit avec précision sa méthode dite naturelle. Comme Pierre de Coubertin, l'antiquité grecque l’attire par la grandeur et la grâce de ses exemples. « Ιl y trouve souvent une inspiration, des modèles, l’union traditionnelle de la gymnastique et de l’esthétique7 ». En 1940 le gouvernement de Vichy déclare celle-ci Méthode nationale et en fait un élément du relèvement physique et moral du pays. Prudemment, Hébert reste en retrait de la mise en œuvre. Très diminué physiquement par les séquelles de ses blessures, il meurt le 2 août 1957, laissant une abondante littérature.

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Le capitaine Georges Hébert est :

Son nom a été donné à de nombreuses installations sportives : le stade municipal de Deauville, un complexe sportif du nord de Reims ... Il reste attaché à un type d'installation sportive de plein air : le « parcours Hébert ».

 

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( Source : Wikipédia )

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Il va de soit qu' après avoir parler du lieutenant de vaisseau Hébert, on parle de son camarade rencontré à l' école navale, le lieutenant de vaisseau Nicolas BENOIT, fondateur des éclaireurs de France.

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Nicolas Benoit (né en 1875 et mort le ) est un officier de marine, le fondateur des Éclaireurs de France (aujourd'hui Éclaireuses éclaireurs de France) le . Il est donc le premier à importer le scoutisme en France.

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Il grandit en Algérie où sa famille s'installe à partir de 1884. Il entre en 1893 à l'École navale, puis embarque à bord de la frégate L'Iphigénie en tant qu'officier élève à l'école d’application des Enseignes de Vaisseau. Il y parfait son apprentissage d'officier à l'occasion d'un tour du monde. Il se distingue lors de ce voyage par deux faits ; d'abord en sauvant son navire en circonscrivant un incendie dans le port de Dar es Salam grâce à la rapidité de son intervention ; ensuite par le sauvetage d'un matelot en se jetant à l'eau pour lui porter secours.

Il est nommé lieutenant de vaisseau en 1906, et participe à des campagnes sur tous les continents. Afin d'obtenir un brevet de militaire interprète, il sollicite un départ en Angleterre pendant un an. Il y est envoyé du au . Il découvre alors le scoutisme à travers sa rencontre avec Baden-Powell.

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Baden-Powell, éclaireur de légende et fondateur du scoutisme

 

Après son retour en France, il envoie au ministre de la Marine une note sur les techniques d'éducation de Baden-Powell. Nicolas Benoît se met à chercher toutes les personnes intéressées par la création d'un mouvement de scoutisme en France. Il rencontre en Pierre de Coubertin, créateur des Jeux olympiques modernes. Finalement les deux hommes ne s'entendront pas sur plusieurs points, ce qui aboutira à la création de deux entités différentes, les Éclaireurs de France et les Éclaireurs français (qui se réuniront avec les EDF en 1964). Ils déposent alors les statuts de la première association de scoutisme française le en préfecture de Paris. La première activité eu lieu le .

http://scout24.toulouse.free.fr/Textes/Scoutisme.html#EFEDF

 

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Il vécut trop peu de temps pour voir le développement du scoutisme en France.

 

Embarqué sur le croiseur Châteaurenault quand éclate la Première Guerre mondiale, il demande à combattre sur le front et est affecté au 2e régiment des fusiliers marins. C'est à Nieuport-Steenstrate en Belgique lors d'une charge à la baïonnette, qu'il tombe aux Champs d'honneur, le .

 

Extrait de STREENSTRAETE, le terrible passage décrivant la mort héroïque de Nicolas BENOIT (page 190) "L'attaque doit commencer à six heures quarante par la droite, en liaison avec celle que monte la 11e division d'infanterie; nous sommes dans les plus longues nuits de l'année; l'obscurité n'est pas encore toute dissipée, mais comme il ne pleut pas, le terrain "s'envisage aisément" dans la grisaille du petit jour : c'est une longue prairie, pas trop détrempée, étendue entre nous et la première tranchée allemande. Et, au coup de sifflet du Capitaine BENOIT, la 2e Compagnie, préalablement massée à la lisière extérieure, "décolle" avec ensemble. La tranchée allemande s'enflamme presqu'aussitôt; nos hommes accélèrent l'allure, soutenus et comme portés par la voix de leur capitaine qui vient de rouler à terre et qui leur crie dans un flot de sang, le bras tendu : "ça ne fait rien, mes garçons. En avant toujours !"

Sa tombe fut transférée le 3 février 1922 du Cimetière militaire de Moulin-Pypegraale-Reningue (Belgique) au Cimetière National de Notre-Dame-de-Lorette à Ablains Saint-Nazaire près d'ARRAS (Pas de Calais). Tombe 4088, carré 21.

( Source : Aux Marins ) http://auxmarins.net/images/fiches_pedagogiques/Fiches_marins/01-(14-18)Nicolas Benoit.pdf

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Cimetière national de Notre-Dame-de-Lorette près de Lens (carré 21, tombe 4088)

( Source : Wikipédia )

 

Décorations :

  • Légion d'Honneur
  • Médaille Coloniale
  • Médaille du sauvetage

 

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Commémoration des éclaireuses et éclaireurs de France sur la tombe de Nicolas Benoit.

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Des gens souvent connu, certains sont rentré dans l' Histoire, d' autres ont étaient plus ou moins oublié.

Personnage, quelque peu particulier, le capitaine de vaisseau Julien VIAUD, officier de marine, aventurier, écrivain, officier de l' Armée de terre durant le premier conflit mondial, membre de l' Académie Française, il est plus connu sous le nom de Pierre LOTI.

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Louis Marie Julien Viaud dit Pierre Loti, né le à Rochefort

Alors que ses parents le destinaient à faire Polytechnique, un procès perdu ruine sa famille et ils se rabattent sur l'École navale. Julien doit aller à Paris en octobre 1866 pour intègrer la classe préparatoire au lycée Napoléon (futur lycée Henri-IV) afin de préparer son concours3 . En septembre 1867, il figure sur la liste des candidats reçus à l'École navale, publiée par le Moniteur.

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En octobre 1867, il entre à l'École navale et passe cette première année à bord du ponton école Borda. À la fin de l'année 1869, à bord du vaisseau école à hélice Jean-Bart, il découvre Alger puis l'Amérique du Sud. En 1869, son père meurt. En 1870 il embarque comme aspirant de première classe et participe sur la corvette à hélice, Decrès, à la guerre contre l'Allemagne. Il sert également sur l'aviso à hélice Vaudreuil, qui fait escale à Dakar (du 8 au 14 juin 1871), avant d'entamer une campagne en Amérique du Sud. C'est à Dakar que Pierre Loti "saisit ses crayons (comme plus tard il saisira sa plume) pour jeter sur son bloc de quoi se souvenir" (Cent dessins de Pierre Loti commentés par Claude Farrère, 1948, p. 18).

À la fin de l'année 1871, il embarque à Valparaiso sur le vaisseau amiral, la frégate mixte Flore4 qui fait route vers Tahiti. L'ordre de mission est le suivant : "Rendez-vous à l'île de Pâques, rectifiez-en l'hydrographie incertaine, et rapportez une des statues préhistoriques qu'on dit s'y trouver"[réf. nécessaire]. Il découvre l'île de Pâques, où la Flore fait escale, et débarque à Tahiti. La vieille reine Pomaré lui donne le surnom de Loti, du nom d'une fleur tropicale (25 janvier 1872). Tenu à une obligation de réserve du fait de sa qualité d'officier de marine, il n'en fait son nom de plume qu'à partir de 1876. Pendant son séjour, il écrit Le Mariage de Loti. Cet ouvrage constitue le livret de l'opéra de jeunesse de Reynaldo Hahn (1874/1947) sous le titre de L'Île du rêve créé en 1898 à l'Opéra-Comique à Paris5.

À la fin de l'année 1872, il rentre en France avec la Flore et le grade d'enseigne de vaisseau de deuxième classe6.

En juillet 1873, il sert sur l'aviso à roues Pétrel sur les côtes de l'Afrique occidentale française. Au début de l'année 1874 il est « mis pour emploi » sur l'aviso à roue l′Espadon7 et rentre en France à son bord en août 1874.

À sa demande, il passe six mois à l'école de gymnastique de Joinville (dernier trimestre 1874, premier trimestre 1875). Au printemps 1875, il est nommé sur la frégate cuirassée Couronne.

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En 1877, lors d'un séjour en Turquie, il rencontre Hatice (lire Hatidjé)8, belle et taciturne odalisque aux yeux verts, avec qui il vivra une très grande histoire d'amour. Hatice était une jeune Circassienne qui appartenait au harem d'un dignitaire turc. Avant le départ de Loti, Hatice confectionna une bague en utilisant ses propres bijoux et l'offrit à son amant. Sur la base de son journal, en 1879, il écrit Aziyadé, où il transforme certains détails, le livre se terminant par la mort des deux amants. Selon Roland Barthes9 ou Goncourt10, le personnage d'Aziyadé serait en réalité un jeune homme et Pierre Loti aurait masqué une pratique homosexuelle11, comme Marcel Proust évoquant des jeunes filles en fleurs qui étaient de jeunes hommes avec des pseudonymes féminins.

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Plus tard, lorsque Pierre Loti revint à Constantinople, il se lança à la recherche de sa bien-aimée, et découvrit qu'elle serait morte à la suite de son chagrin et de l'ostracisme occasionné par son adultère. En 1892, il écrit Fantôme d'Orient, extrait du journal de ce retour qu'il lui dédiera.

En 1881, il est promu lieutenant de vaisseau et publie son premier roman signé « Pierre Loti », Le Roman d’un spahi.

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En 1883 paraît le roman Mon frère Yves dans lequel il décrit notamment sa vie à Rosporden où il séjourne à plusieurs reprises chez un ami, Pierre Le Cor. Pierre Loti est élu à l'Académie Goncourt et participe à la campagne du Tonkin à bord de la corvette cuirassée12Atalante. Il publie le récit, heure par heure, de la prise de Hué dans Trois Journées de guerre en Annam, texte qui paraît dans les colonnes du Figaro. Loti est alors mis en disponibilité par le gouvernement de Jules Ferry qui lui reproche de dénoncer la férocité et la cruauté dont font preuve les soldats français. Le 28 avril, Julien Viaud embarque sur le paquebot Château-Yquem à destination des Pescadores, qu'il quittera le 5 juillet.

Il embarque en 1885 à bord de la corvette cuirassée Triomphante13 dans l'escadre de l'amiral Courbet. Le 7 décembre 1885, la Triomphante regagne la France pour y être désarmée dans le port de Toulon. Pierre Loti assiste à la fin de la campagne de Chine puis séjourne au Japon, ce qui lui fournit la matière pour écrire Madame Chrysanthème.

En 1886, Pierre Loti publie son deuxième grand succès, Pêcheur d'Islande.

Deux fois, entre 1892 et 1898, avec une coupure de 3 ans de service à terre à la Préfecture maritime de Rochefort, le lieutenant de vaisseau Viaud commande la canonnière Javelot, stationnaire de la Bidassoa à Hendaye, où il achète une propriété. Il s'attache profondément au Pays basque qui lui inspire son roman Ramuntcho.

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En avril 1898, il fait l'objet, avec une vingtaine d'autres officiers supérieurs dont Savorgnan de Brazza, d'un « dégagement des cadres » et se trouve mis d'office à la retraite avec le grade de capitaine de frégate de réserve. Il dépose un recours au Conseil d'état qui lui donne raison et la décision ministérielle est annulée. Après une mission aux Indes et en Perse pour le compte du ministère des affaires étrangères, il embarque sur le cuirassé Redoutable à bord duquel il participe à la guerre des Boxers en Chine. Il fait un nouveau séjour au Japon puis en Indochine où il visite les ruines d'Angkor.

De 1903 à 1905, il commande le croiseur-torpilleur (anciennement aviso-torpilleur) Vautour, bâtiment stationnaire à Constantinople, à bord duquel sert sous ses ordres l'enseigne de vaisseau Claude Farrère. Il écrit en 1906 le roman sur les harems turcs, Les Désenchantées. Le 26 août 1906, il est promu capitaine de vaisseau et effectue encore une mission en Égypte.

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En novembre 1909, il est admis à faire valoir ses droits à la retraite le 14 janvier suivant. Le 2 août 1910, il termine sa carrière maritime qui comptait 42 années de service actif à bord de 29 bâtiments.

Il a 64 ans en 1914 quand commence le premier conflit mondial avec l'Allemagne. Il veut reprendre du service, mais la marine nationale refuse de le réintégrer. Il s'engage dans l'armée de terre avec le grade de colonel.

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Il est successivement affecté à l'état-major du gouverneur général de Paris, le général Gallieni, puis aux états majors du groupe des armées du Centre et du groupe des armées de l'Est. Ses connaissances du monde arabe et de l'islam font qu'il est envoyé en mission de conseiller auprès du quartier général de l'armée italienne, en lutte contre l'Empire austro-hongrois allié des Allemands. Le 31 mai 1918, il est démobilisé pour raison de santé.

 

En 1888, Pierre Loti est élu à l'Académie Goncourt. Le 21 mai 1891, à 42 ans, il est élu à l'Académie française au fauteuil 13, au sixième tour de scrutin par 18 voix sur 35 votants contre Émile Zola en remplacement d'Octave Feuillet.

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Candidat retenu par son service, il fut dispensé des traditionnelles visites à ses futurs pairs et fut reçu le 7 avril 1892 par Alfred Mézières.

« La société de Rochefort était extrêmement fière de posséder en ses murs Pierre Loti. Il était, depuis peu, de l'Académie Française, malgré certaines réticences de la docte assemblée. Les jeunes filles étaient folles de ses romans et portaient, à leur cou, dans un médaillon en forme de cœur (son) nom gravé (...). Les dames qui fréquentaient Mme Viaud faisaient fi des rumeurs malveillantes. Elles avaient permis à leurs filles de lire Pêcheur d'Islande qui les avaient mises en larmes, mais faisaient des réserves pour certains romans tels Mon Frère Yves et Matelot qui, disaient-elles, n'étaient pas pour les jeunes filles. Celles-ci le lisaient en cachette et cherchaient en vain ce qui leur valait un tel ostracisme. Elles ne voyaient là que l'amour du prochain aux personnes d'un niveau social inférieur (...). C'est d'ailleurs pour cette raison hypocrite que Loti fut admis par les académiciens (Journal de l'abbé Mugnier)17. »

 

Atteint d'hémiplégie en 1921, il meurt à 73 ans, le 10 juin 1923 à Hendaye. Après des funérailles nationales, il est enterré dans le jardin de la « maison des Aïeules » à Saint-Pierre-d'Oléron. Cette vieille maison insulaire, à la demande de ses descendants qui y conservent une partie des collections familiales, peintures et objets, a fait l'objet d'une mesure de protection au titre des Monuments Historiques sur avis favorable de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites du 3 octobre 2006.

 

( Source : Wikipédia ) et pour en savoir plus : http://pierreloti.eu/?p=373

 

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    • By Bouchon-Gras 49
      Je vous propose quelques clichés de nos marins lors des différents défilés du 14 juillet 2015 :
      Tout d' abord à Paris, sur les Champs-Élysées :

      ( source :  Marine Nationale )
       
      A Perros-Guirrec :

      ( source Marine Nationale )
       
      A Cherbourg :

      ( source Marine Nationale )
       
      En Martinique :

      ( source Marine Nationale )
       
      A Brest :

      ( source Marine Nationale )


      ( source : Musée des fusiliers marins et commandos / Yoann Vergos )
      A Ajaccio :
       

      ( source Marine Nationale )
       
      A Toulon :

      ( source : FJ Anciens Cols Bleus et Pompons Rouges )

    • By Bouchon-Gras 49
      Vers la fin de l' année 2015, le musée de la gendarmerie Nationale installé à Melun, rouvrira ses portes aux publiques.
      ( ligne de Défense )
      ( Gendarmerie Nationale )
    • By Janmary
      Source =
      http://www.opex360.com/2015/04/12/il-y-100-ans-edgar-brandt-inventait-lobusier-pneumatique/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ZoneMilitaire+(Zone+Militaire)
       
      Il y a 100 ans, Edgar Brandt inventait l’obusier pneumatique
      Posté dans Guerre 1914-1918, Technologie par Laurent Lagneau Le 12-04-2015
      inShare
       
      image: http://www.opex360.com/wp-content/uploads/brandt-20150412.jpg
      Dans une lettre du RETEX publiée en 2013, le colonel Michel Goya avait souligné la capacité de l’armée française à exploiter les innovations imaginées par ses soldats. Tel a ainsi été le cas pour l’obusier pneumatique portable de 60 mm.
      En 1915, et après la « Course à la mer », les positions des belligérants se figent. Commence alors la guerre des tranchées, laquelle demande de nouvelles armes. Si les troupes allemandes disposent d’une artillerie à tir courbe (Minenwerfer de 17 et 25 cm de calibre), laquelle permet d’atteindre l’intérieur des tranchées adverses, l’armée française ne peut qu’opposer de vieux mortiers en bronze et des armes rudimentaires. Mais, sous l’impulsion du commandant Duchêne, les choses vont évoluer, avec notamment le mortier de 58 mm T. n°1, surnommé le « crapouillot ». À noter qu’au Royaume-Uni, dans le même temps, Sir Wilfred Stokes met au point le « trench mortar » (mortier de tranchée) qui préfigure les mortiers actuels.
      Réserviste d’un régiment d’infanterie et exerçant, dans le civil, le métier de ferronnier d’art après être passé par l’école professionnelle de Vierzon, Edgar Brandt va profiter de ses permissions pour mettre au point une arme redoutable : l’obusier pneumatique portable de 60 mm à tir courbe et à culasse pivotante, reposant sur un affût tripode de mitrailleuse. Il réalise alors un prototype pour le présenter aux autorités militaires. Ces dernières sont immédiatement séduites par cette nouvelle arme, à la fois simple, robuste et légère, et donc révolutionnaire pour l’époque.
      La principale innovation de cet obusier est son mode de propulsion pneumatique, lequel permet de tirer un projectile de petite taille jusqu’à une distance de 400m sans détonation ni lueur. En clair, cette arme, qui se compose d’un tube de 1m30 de long intégré à un réservoir, est discrète et ne demande ni douille, ni charge propulsive.
      Son fonctionnement est relativement simple : on remplit le réservoir de gaz carbonique liquéfié, conservé dans des bouteilles, jusqu’à atteindre une certaine pression correspondant à la hausse voulue. Quand le tir est déclenché, ce dernier se répand brutalement dans le tube et propulse l’obus vers la cible.
      Du coup, Edgar Brandt est affecté à son propre atelier pour honorer une commande de 500 exemplaires de cet obusier pneumatique. Un an plus tard, l’armée en veut 3 000 mortiers de plus, ainsi que 3 millions d’obus.
      « Sa valeur opérationnelle était grande puisqu’il ne produisait aucun bruit, aucune fumée détectrice au départ des coups. C’étaient des coups de surprise et c’était donc une arme de harcèlement souvent employée quand les positions étaient rapprochées, par exemple dans les Vosges », explique, au sujet de cette arme, le général (2S) Guy François, spécialiste de l’artillerie de l’époque, dans les colonnes de Terre Information Magazine de mars 2015.
      Après la guerre, Edgar Brandt a continué à mettre au point des armes. Ainsi, dans les années, il conçoit le fameux mortier de 81mm type 1927-1931 en s’inspirant de celui développé par le britannique Stokes.
      Là encore, sa simplicité d’emploi, sa précision et sa rapidité en font une arme très prisée par les armées du monde entier : les troupes américaines l’utilisèrent, sous l’appellation Mortar M1 et M2, en 1944. Pour la petite histoire, l’ancien ferronnier est à l’origine aussi de la marque d’électroménager « Brandt ».
      Encore aujourd’hui, l’armée française encourage ses personnels à imaginer des produits innovants destinés à répondre à des problèmes opérationnels, via la Mission innovation participative, laquelle a soutenu, en 25 ans d’existence, pas moins de 620 projets, porteurs d’avancés majeures.

      En savoir plus sur http://www.opex360.com/2015/04/12/il-y-100-ans-edgar-brandt-inventait-lobusier-pneumatique/#vyRyXGXiYkzLE7rT.99
       
       
      Quelques commentaires sur cet article qui est à compléter à mon sens.
       
      1° - Aux alentours de 1860, le corps des « fuséens » de l’Armée Française était menacé dans son existence même. La fusée se défendait bien en portée qui dépassait à Sébastopol les 6 km.
      Mais les débuts du tube rayé offraient une précision inégalée. D’autant qu’un jour de grand vent, au polygone de Metz, une fusée avait fait demi-tour et tomba sur la ville.
      L’observation des plus sommaires en précisait la cause .La dispersion au début de la trajectoire de la fusée est celles des rafales de vent qui tend à orienter l’empennage dans le sens de la résultante des deux vitesses, vent et départ de la fusée !
      Le corps des « fuséens » fut expulsé de l’armée vers 1870 malgré quelques améliorations notables encore visible au musée de la Pyrotechnie de Bourges.
       
      2° - La notion de mortier moderne fut le fruit de Carnot qui étudia le rendement des obus, envoyés au hasard dans la ville assiégée de Paris en 1970. Il en conclu qu’un tube tirant des obus en tir courbe, posé sur le sol pour absorber  le recul, était l’arme qu’il fallait à l’infanterie par le fait d’être plus léger que le canon à véhiculer.
      Le premier mortier de 81 mm, dérivé de celui de Coehoorn et de Vauban, fut introduit dans l’armée Française en 1925 par Mr Edgar Brandt un ferronnier d’art. Le mortier, comme ses successeurs, étant décomposable en 3 éléments, le tube, la plaque de base et le trépied que le fantassin pouvait porter à dos d’homme avec un poids chacun de l’ordre de 25 kg. Il tirait vers 3500 mètres.
       
      3° - Source
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Mortier_%28arme%29
      C'est l’Union soviétique qui fait évoluer le mortier à l'approche et pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1938, elle met en service un modèle plus lourd d'un calibre de 120 mm, destiné à l'échelon régimentaire. Poussés par leur manque d'artillerie conventionnelle, suite aux terribles pertes de l'été 1941, les Soviétiques confient le mortier à des artilleurs privés de canons. Leurs mortiers lourds, regroupés dans des régiments, voire des brigades de mortiers, comprenant 108 pièces, compensent le manque d'obusiers ou de canons. En 1943, un modèle encore plus puissant de 160 mm est mis en service, puis après guerre un de 240 mm, dont l'obus de cent kilogrammes dépasse largement la puissance destructive d'un obus de 155 mm d'obusier. Même si l'utilisation est restreinte du fait de la portée plus courte, cette artillerie au rabais est d'une efficacité redoutable pour préparer le terrain aux unités d'assaut.
       
      4° - Il restait à Mr Edgar Brandt de s’orienter vers une artillerie lourde. Du point de vue balistique, le calibre de 105 mm était insuffisant et celui de 155 mm surabondant. Le calibre Britannique de 4,5 pouces ou 114 mm semblait le calibre optimum. Fut choisi le calibre 120 mm qui donna un mortier de 500 kg, tirant entre 6 à 7 km, beaucoup plus mobile qu’un obusier de 105 mm et même d’un canon de 75 mm qui dépassait les 1500 kg.
      Ce mortier eut un succès considérable dans le Sud-est asiatique, avec une première commande en 1939  en Indonésie, puis en URSS et au Japon.
       
      5° - C’est alors qu’apparut la combinaison du tir au canon et de la fusée. Le rendement imposait cette solution. Le rendement de la fusée est imbattable aux vitesses de plusieurs milliers de mètres par seconde ? Le canon à l’avantage de rester constant dans toute la gamme de vitesses initiales. La combinaison du canon tirant (à faible initiale modérée, donc un poids du mortier plus léger par la réaction du tir) un projectile - fusée (qui augmente sa vitesse régulièrement) s’impose  Plus grande légèreté du matériel, rendement amélioré, charge explosive plus importante, etc.
      Le mortier léger de 120 mm proposé par Mr Brandt à l’Armée Française en 1958, tirant à 6500 mètres un projectile de 13,6 kg fut proposé.
      Au lieu des 500 kg du matériel de 120 mm antérieur, le poids fut abaissé à 80 kg, décomposable, comme le mortier de 81 mm, en 3 fardeaux portés à dos d’hommes, un tube de 27 kg, une plaque de base de 28 kg et un affut bipied de 26 kg et une dispersion 3 fois moins importantes avec ce principe de la semi-autopropulsion, terme adopté en 1945 en France.
       
      6° - D’innombrable systèmes, tant aux USA qu’en URSS suivit ce système de l’obus à propulsion additionnelle tiré à faible vitesse initiale dans un tube.
      Le canon « Caesar » de notre Armée utilise ce système alliant grande portée et positionnement de l’arme sur un camion.
      Des projets (a votre disposition) nombreux furent élaborés sur cette base de la semi-autopropulsion (bombardement de la Ruhr à deux cent kilomètres, en 1939, un canon de 155 mm monté sur vedette rapide pouvant percer les blindages des cuirassés, etc.  .etc.)
      Janmary.

    • By Pendemonium
      Colloque en vue :



      du 9 au 12 mai, Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences humaines, Université de La Rochelle

      Programme et présentation disponible sur : http://www.defense.g...efi-pour-l-etat

      A l'heure ou la France a prit le commandement de la mission Atalante , on a du mal a imaginer la fin de ce fléau maritime uniquement par une mission de police maritime s'étendant sur des millions de km2 d'océan.