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Suppression... des maitres ouvriers, tailleurs, bottiers...


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  • Administrateur

Tous ceux qui touchent une solde de l' Armée, d' active ou de réserve, ont du recevoir avec leurs feuille de solde, la lettre d' information de la création de la prestation SPEC ( Service de Proximité pour les Equipements du Commissariat ), groupe ABILIS.

Je viens finalement de découvrir le site : http://www.groupe-abilis.fr/groupe-abilis.html

Historiquement rattachés aux formations de l’Armée de Terre, de l’Air et de la Marine, leur statut particulier lié à leur présence au sein des armées, n’est pas renouvelé en 2018. C’est dans ce contexte que les Maîtres-Ouvriers se sont organisés en société par action simplifiées (SAS), sous le nom « Groupe ABILIS » afin d’être en mesure de continuer à proposer leurs prestations de service à la personne aux Armées et en vue de saisir des opportunités sur le marché civil. ABILIS est un prestataire de services en matière d'habillement et d'équipement.

 Ayant posé la question du fonctionnement de ce service au salon d' habilement de Toulon, lors de ma dernière période, on m' a regardé avec des yeux exorbités, personne n' était au courant. ( J' ai cru même avoir rêvé :blink: )

 

Un systeme de commande simple

groupe-abilis-picto-commande-individuellCOMMANDE INDIVIDUELLE

Vous faites établir par l’officier du matériel votre bon de confection selon vos besoins, vos droits et votre nombre de points. Vous vous rendez à votre point SPEC, passez votre commande en remettant votre bon de confection. Un récépissé vous est remis avec une date de réalisation de la prestation. ABILIS vous informe par SMS ou téléphone de l’avancement des travaux.

L’officier du matériel reste au cœur du modèle de soutien des militaires. Il vous remet son bon de confection pour aller se présenter dans l’un des 100 points « SPEC » répartis sur la métropole.

Le militaire dispose de 15 jours à compter de l’avis d’information qui lui a été envoyé par mail pour récupérer ou percevoir ses effets au lieu de délivrance déterminé dans sa demande originelle. Il atteste de la perception de la commande conforme grâce à une signature électronique.

En cas de non-conformité constaté, le militaire saisit l’officier du matériel qui classifie l’incident (critique : effet à refaire ou remplacer, majeur : à résoudre sous 10 jours, mineur : à résoudre sous 2 jours). Passé le délai de 15 jours et si aucune observation n’a été émise, la commande est réputée conforme.

 A voir...

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Externalisation oui et non car les maîtres tailleurs n'étaient pas un service intégré et quand on regarde bien, les SPEC sont des entreprises crées par les anciens "maîtres ouvriers".

Point très positif par contre, on peut aller n'importe où maintenant avec le bon de confection! Plus besoin de passer par le MT de la BDD avec les heures et jours très très.... fixes!

 

suis en train de tester ce nouveau process, à suivre donc!

 

 

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    • By emilio
      Bonjour, 
      J'ouvre ce sujet a propos d'un sac a dos tactique. Je me renseigne sur les modèles et les marque. Je suis deja intéressé par les Tasmanian Tiger et le X300 de Warrior Assault System. Leur qualité en terme de durabilité, de matériaux, de finition et de fabrication est ce qui m'interesse. 
       
      Que pouvez vous me dire sur la marque WISPORT ? La marque proposant des sacs qui ont l'air qualitatifs sur les même critères mentionnés plus haut, mais moins cher. (précisément les modeles RACCOON 65L et REINDEER HUNT 55L)
       
      Je vous remercie
       
    • By Delta29
      Salut a tous, je ne sais pas trop si je suis dans le bon topic ou pas.
      Je me lance quand même.
      Au début de mon incorporation j'ai pu constaté que au salon d'habillement de la base navale de brest ils étaient à chaque fois en rupture de stock pour des paires de manchon,des bachis voir même des éléments de tenue de service courent ou des tenue de protection pour le personnel embarqué.
      Pour ma part il me manquait le Bachi(problème réglé depuis).
      Mais je prends l exemple d une de mes camarades de mon groupement il n'avaient carrément plus de tricorne et de ceinture or la ceinture est me semble s'il obligatoire dans le port de la TSC.
      Ou alors un jeune engagé comme moi qui n'a pas tout simplement pas pu se faire habillé alors qu'il commençait dans 3 jours.
      Un patron avec qui je parlais me parlait que a Querqueville les jeunes engagés en temps que matelot faisant leurs classes en treillis et baskets.
      Et de manière générale il est difficile de trouver un créneau horaire afin d'aller au salon d'habillement car il est ouvert de 9h a 11h45 si ce n'est moins et reouvre de 14 à 15h45 il est difficile pour une bonne partie des marins qui sont affecté sur la presqu'île ou même plus loin de venir chercher une paire de manchon ou une ceinture etc...
      Personnellement je vois souvent des marins qui après le degage vont se fournir dans un surplus militaire non loin de l'arsenal afin de compléter ce qu'il leur manque.
      Enfin je souhaiterai souligner un défaut sur les chaussures de service courent qui ont un défaut sur les fermeture éclaire, elles lâchent au bout de quelques temps pour ce qui est de mon cas je suis obligé de travailler avec les chaussures de sorties en attendant de faire changer les fermeture éclaires chez un cordonnier.
      J'ai énuméré un certains nombre de problème en lien avec l'habillement et je souhaiterai savoir si quelqu'un aurai une idée de la base de ce problème.
      Enfin j'ai une dernière question ce problème est il généralisé a toute la marine voir aux autres armes?
      Je vous remercie d'avoir lu ce "petit pavé interrogatif"
      Cordialement 
    • By Bouchon-Gras 49
      Médaille bien connue des réservistes militaires :

      La médaille des services militaires volontaires
      C'est par le décret du 13 mars 1975 modifié par le décret 2004-3 du 2 janvier 2004 qu'a été créée la médaille des services militaires volontaires, destinée à récompenser les services accomplis dans les « réserves ». La structure est à trois degrés : bronze, argent, or.
      Ruban :
      Pour le bronze : bleu marine, traversé d'une raie rouge. Pour l'argent : ruban identique mais liseré blanc de chaque côté. Pour l'or : identique à l'argent mais avec une rosette en plus. Médaille : Ronde de 32 mm avec d'un côté l'effigie de la République coiffée d'un bonnet phrygien avec l'inscription « République française », et de l'autre côté, l'insigne des forces armées entouré des mots « Services Militaires Volontaires ».

      Modalités d'attribution
      À titre normal
      Pour le bronze : 3 années sous ESR (engagement à servir dans la réserve) ou d'agrément en réserve citoyenne ; Pour l'argent : 10 années sous ESR ou agrément ; Pour l'or : 15 années sous ESR ou agrément. À titre exceptionnel
      Selon l'article 4 du décret, elle peut être décernée à titre exceptionnel une seule fois, à quelconque de l'un des trois échelons, aux personnels qui se sont distingués par la qualité particulière des services rendus.
       
      Maintenant un peu d' histoire, car cette décoration datant de 1975, est la reprise et la modification d' une croix puis d' un ordre existant avant :
       
      La croix des services militaires volontaires
      Après la première Guerre mondiale, qui avait été une guerre de masse, les réservistes ont tenu une place importante dans le système de défense de la France. Pour récompenser leur volontariat lors des périodes d'instructions des réserves, un décret du 13 mai 1934 créa la Croix des Services Militaires Volontaires (bronze, argent, or). Les armées de mer et de l'air se distinguant par une ancre (sur le ruban) ou des ailes déployées en bélière. Le graveur de la croix fut Maurice Delannoy (1885-1972).

      Croix des services militaires volontaires, version de armée de l' air.
       

      Croix des services militaires volontaires " bronze ", version de l' armée de mer.
       

      Diplôme ( la croix n' est pas celle de l' armée de l' air ).

       
      L'ordre du Mérite militaire
        Sur une initiative de l'union nationale des officiers de réserve, un projet fut déposé pour la création d'un ordre du Mérite militaire. La loi du 22 mars 1957 créa cette distinction qui comportait trois grades, chevalier, officier et commandeur. Cet ordre fut supprimé par décret le 3 décembre 1963 (création de l'ordre national du Mérite qui supprima seize ordres nationaux et d'Outre-Mer).

      L’ordre du Mérite militaire, créé par la loi n°57-353 du 22 mars 1957 en France, était destiné à récompenser, en temps de paix, les activités volontaires des cadres réservistes, dans l’instruction des Réserves et la préparation de la défense nationale. Il pouvait également être décerné aux cadres d'active participant à l'instruction des réserves en dehors de leur emploi habituel.
      Cet ordre remplaça la croix des Services Militaires Volontaires (dont il reprit le dessin) créée en 1934. Après le placement en extinction de l’ordre à partir de 1964, remplacé par l’ordre national du Mérite, une nouvelle médaille des Services Militaires Volontaires vit le jour en 1975.
      L'ordre comportait trois classes : chevalier, officier et commandeur. La croix de chevalier était en argent, celle d'officier était en vermeil. La croix de commandeur était en or avec les branches émaillées de bleu et une bélière de feuilles de laurier.
      Cet ordre ministériel fait l'objet d'un arrêt d'attribution ou de promotion depuis le 1er janvier 1964, mais les titulaires actuels survivants des grades et dignités de cet ordre continuent à jouir des prérogatives y étant attachées et ce d'après l'article 38 du décret n°63-1196 portant création d'un Ordre National du Mérite. En foi de quoi, même si cet ordre ministériel est effectivement placé en extinction depuis 1964, il n’est pas éteint tant qu'il reste au moins un survivant dans cet ordre. De surcroît, aucun décret instituant cet ordre ministériel n'a été abrogé par aucun autre texte de loi en vigueur. Les membres survivants de cet ordre ministériel ont toujours le droit de porter leur décoration, ceci est garanti par le décret n° 63-1196 (art. 38).

      Insigne de commandeur de l' ordre du mérite militaire.
       
      ( Source : Wikipédia )
    • By Delta29
      Salut à tous.
      J'ai une question, le patch "force sous marines" est il réservé que aux sous mariniers ou alors aussi au personnel militaire travaillant au près des forces sous marines?
      Merci d'avance si vous pouvez m'éclater sur ce sujet
    • By Bouchon-Gras 49
      Afin de débuter ce sujet :
      A Lyon, une exposition va retracer "l’Épopée des uniformes militaires français"

      Décidément, l'uniforme et son histoire sont d'actualité. Après l'exposition que j'ai annoncée à Marseille (lire ici), voici un autre événement qui sera lancé le 22 septembre à Lyon. Il s'agit d'une exposition intitulée "L’Épopée des uniformes militaires français".
      Le 22 septembre, le vernissage s’ouvrira sur un défilé-concours, qui met à l’honneur 37 étudiants de SUPDEMOD, ESMOD et de l’Université de la Mode. Ces jeunes créateurs (voir la photo ci-dessous) ont eu pour consigne de confectionner une tenue complète en intégrant une pièce d’un uniforme militaire français de 1789 à nos jours.

      Cette exposition textile est complétée d’une exposition de photographies contemporaines, réalisées par Julien Guinand et Gilles Verneret. Etendue sur 1700m2 et comprenant environ 300 pièces authentiques provenant de 12 musées nationaux, régionaux et locaux dont le musée des Tissus et des Arts décoratifs, l’exposition montre l’évolution des uniformes militaires français et leur influence sur les tendances de la mode civile
      L’exposition sera ouverte gratuitement au public à compter du vendredi 23 septembre jusqu’au dimanche 27 novembre. Chaque week-end, un cycle de conférences permettra d’approfondir les thématiques abordées par l’exposition.
      Plus d’informations sur le site internet : http://www.culture-defense-sud-est.fr/ et sur le site web dédié, site à consulter ici.
       
      ( Source : Ligne de Défense )
       
      Oyé oyé gens de l' Armée de terre, je vous invite à poster vos traditions, pas seulement celles qui touche à l' uniforme...


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    • Bonsoir, Je passe bientôt mes concours de GAV et une question me trotait dans la tête... J'ai un nom de famille très long, composé de 3 parties, en tout 13 lettres et 2 espaces. Du coup je me demandais, quand c'est comme ça, sur les étiquettes des uniformes mon nom sera indiqué de qu'elle façon ? Bonne soirée à tous ! En espérant avoir une réponse à ma question.
    • De passage à Nantes pour une formation, cherchant une boulangerie qui ferai des café à emporter, je suis "tombé" sur ce monument : Le mémorial du champ de tir du Bêle à Nantes   Le Bêle, un champ de tir devenu lieu de mémoire Camp d’entrainement militaire depuis 1879, le champ de tir du Bêle devient pendant la Seconde Guerre mondiale le principal lieu d’exécution des résistants à Nantes. Le 30 août 1941, on y fusille Marin Poitiers, premier résistant nantais à tomber sous les balles de l’Occupant. En octobre 1941, 16 des 50 otages y trouvent la mort. Suite au « procès des 42 », mes 37 condamnés à mort y sont exécutés les 29 janvier, 13 février et 7 mai 194. Cette même année, le « procès des 16 » s’achève par 15 condamnations à mort : 11 résistants sont fusillés au Bêle, le 25 août 1943. En tout, ce sont plus de 80 personnes qui seront fusillées au champ de tir du Bêle pendant la guerre.   Le 20 octobre 1941, le lieutenant-colonnel Hotz commandant de la place de Nantes était exécuté par la résistance. En représailles et sur ordre du régime Nazi, 16 otages emprisonnés à Nantes furent fusillés en ce site du Bêle, le 22 octobre, ainsi que 27 autres à Châteaubriant et 5 autres résistants nantais au Mont-Valérien. Le thème des Otages a depuis lors profondément marqué m’ouvre de Jules PARESSANT, sculpteur, peintre et mosaïste nantais. L’artiste a réalisé cette œuvre en commémoration du cinquantenaire de l’exécution des Otages.   Martyrs fusillés en ces lieux de 1941 à 1944. Adam H., Allano M., Aubert C., Bale L., Barbeau C., Birien P., Blot J., Blouin A., Blanco B., Blasco M., Boissard M., Bosquet M. , Bouvier J., Bregeon A., Brisson Y., Carrel R., Chrarriol E.,Chauvin A., Chauvin E., Chevy R., Cléro V., Coiffe L., Colas J., Creuze F., Dabat M., David J., Bronstein S. De Feliquier H., Douineau R., Dréant, Duguy M., Fougeard R., Fourny A., Fraix J., Cabaret A., Garbatz M., Gautier H., Gautrer A., Gil J., Glou J.P., Gomez A., Grassineau R., Grelleau P., Grolleau J.P., Juilloux J., Guinolseau A., Hervé R., Héry J., Héry J., Ignasiac L., Jamet G., Jost L., Jouaud M., Lacazette M., Lagathu M. Lebris E., Leeièvre H., Legendre M. Legrand R., Lelan C., Lemée E., Le Moal A., Lepaih L., Le Parc E., Lerrend, Losq J., Michel M., Millot C., Mougenot F., Pérocheau A., Platiau J., Poirier M., Prietteau, Rouault A., Royer F., Sanchez, Sérot J., Temple J., Thomazeau F., Tompousky G., Turpin C., Viaud M.     Y ont été également injustement fusillées Manuela Alvarez et Victorine Faucher le 6 mai 1918. Elles sont tombées mortes le matin à 6 heures précises sous le feu de 2 piquets . L’un du 51° régiment d’artillerie et l »autre du 90° RA. Jugées pour espionnage par le conseil de guerre de Nantes. Elles ont fortement impressionnées toutes les personnes présentes lors de leur exécution par leur courage. C’est le médecin Pichat qui a constaté leur décès.
    • Le 4 novembre 2020, disparaissait le général Maurice Faivre , officier Dragons-parachutistes en Algérie au début des années 1960, défenseur emblématique des Harkis, dont il s'est occupé après la cessation des combats, sauvant des dizaines de familles. Un héros oublié.      Il y a des histoires inconnues du grand public qui méritent d'être partagées. Celle de Maurice Faivre est l'une d'elles. Maurice nait le 19 mars 1926 à Morteau, dans le Doubs. Il est, entre 1947 et 1949, élève à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il va sortir Major de promotion de la promotion Rhin et Danube. À l'issue de sa formation, il décide de s'orienter vers la Cavalerie et la Légion étrangère. Mais l'État-major ne le voit pas comme ça et lui propose de rejoindre la branche des Renseignements militaires.     Entre 1949 et 1950, Maurice suit les cours de l'École d'application de l'Arme blindée-Cavalerie installée à Saumur. Et le 20 août 1955, il est déployé pour la première fois en Algérie, basé à Constantine où il constate les conditions très difficiles des populations locales. À la tête d'un escadron d'appelés, le capitaine Faivre est chargé de la construction, en banlieue de Constantine, d'un village destiné à reloger les habitants des bidonvilles, puis à la construction de maisons pour les ouvriers agricoles de Guettar-el-Aiech.     En 1958, il retourne à l'École d'application de l'Arme blindée-Cavalerie de Saumur. Il est alors retenu pour partir une seconde fois en Algérie, en 1960. Il doit notamment, à la tête de son escadron, protéger une région comprenant trois villages. Pour cette tâche, il s'adjoint une soixantaine de harkis. Une équipe médicale, menée par son épouse Monique, soigne gratuitement les populations, en soutien des forces armées. En octobre 1960, après l'assassinat d'un harki, il décide d'intensifier les relations entre eux et l'armée française. Ses hommes construisent de nouvelles infrastructures, dont une nouvelle école et une route. Maurice organise même un pèlerinage traditionnel au marabout de Taftis, en soutien à la population. L'officier, désormais commandant, est très lié aux habitants de l'oued Berd. Mais en octobre 1961, son régiment est dissous et rappelé : Maurice Faivre doit quitter l'Algérie dans les semaines qui suivirent pour rentrer en France.     Il rejoint dans un premier temps l’École Supérieure de Guerre à Paris (1964 à 1966). Mais dans le même temps, il reçoit de nombreux appels de la préfecture de police de Paris : des harkis de l'oued Berd ont réussi à rentrer en France après les accords d'Évian de 1962 et l'indépendance algérienne, pour s'installer à Choisy-le-Roi. Ils vivent dans des conditions très difficiles et manquent de tout : l'officier décide, avec l'aide de ses officiers de l'époque, de les aider, achetant tout ce qu'il peut et se battant pour rapatrier les familles des harkis en France. Il est l'un des rares officiers a ignorer l'interdiction d'aide mise en place par le Ministre de l'intérieur de l'époque, Roger Frey, qui exigeait des forces armées le refus d'aide aux membres des armées supplétives dont la vie était pourtant directement menacée. Au total, Maurice aide une cinquantaine de familles et plusieurs centaines de personnes, qui déménagent pour s'installer à Dreux, en Eure-et-Loir.     La carrière de l'officier continue en parallèle et n'est pas directement affectée par sa désobéissance. Il devient en 1966 officier parachutiste à Tarbes, devenant le chef du 13e régiment de dragons parachutistes, installé à Dieuze, en Moselle, quelques années plus tard. Cette unité était alors la meilleure de l'armée française dans la recherche du renseignement. En 1975, une fois terminé son temps de commandement au 13e RDP, il devient chef du Deuxième bureau à Baden, au IIe corps d’armée, quelques années avant de prendre sa retraite. Il deviendra par la suite écrivain, historien et politologue.     Aujourd'hui encore, le nom de Maurice Faivre est sacré dans la ville de Dreux : il a permis que ces familles puissent s'installer et trouver une sécurité, chose impossible en Algérie d'alors. Ils pleurent, comme nous, la disparition de Maurice Faivre. (Source : Passionmilitaria)   Distinctions Croix de la Valeur militaire (1957) Ordre national du Mérite Commandeur de la Légion d'honneur (2016) https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Faivre
    • Le 28 avril 2019 s'éteignait Bernard Dargols né le 5 mai 1920 à Paris, d’un père russe et d’une mère anglaise.     Son père, Paul Dargols, ingénieur en mécanique, importe du matériel américain pour l’industrie textile.. A 18 ans, il part pour Les Etats Unis. Son père souhaitant qu’il lui succède un jour, lui organise un stage d’un an à Cincinnati, New Jersey et New York.   En mai 1940, Bernard Dargols est à New-York lorsque la France déclare la guerre à l’Allemagne. Il a 20 ans. Il passe son conseil de révision et s’attend à être renvoyé en France. Mais la France est vaincue quelques semaines plus tard. En octobre de la même année Pétain serre chaleureusement la main d’Hitler à Montoire . Bernard refuse alors l’éventualité d’une intégration dans l’armée de Vichy, il se renseigne auprès du représentant de de Gaulle à New-York afin de rejoindre les Forces Françaises Libres, puis auprès du Consulat anglais. Tous lui conseillent d’attendre d’être appelé. Les mois passent.   Le 7 décembre 1941, les japonais bombardent la base navale américaine de Pearl Harbor causant de nombreuses victimes. Les États Unis entrent en guerre contre les japonais et leurs alliés allemands. C’est alors que Bernard décide de s’engager dans l’armée Américaine En 1942, Bernard Dargols reçoit sa convocation pour le camp d’entraînement de Fort-Dix dans le New Jersey. Après trois mois d’entraînement de base, il est envoyé dans le camp de Croft en Caroline du Sud. On lui propose de prendre la nationalité américaine sans perdre la citoyenneté française.     Ilest affecté au camp de Ritchie dans le Maryland. C’est le seul camp des renseignements militaires. Il y apprend sa future mission qui sera d’interroger des civils français pour obtenir et analyser les renseignements recueillis. Sa division quitte les Etats-Unis pour rejoindre le Pays de Galles. Le 5 juin 1944, après 6 mois d’entraînement intensif Bernard et son équipe embarquent à Cardiff à bord d’un Liberty ship. Ils débarquent 3 jours plus tard à Omaha beach ( St. Laurent sur Mer) au sein de la 2e division d’infanterie américaine.     Bernard participe entre autres à la libération des villages de Trévières, Saint-Georges-d’Elle, Cerisy-la-Forêt, Bérigny.     Fin juillet 1944, Il quitte la Normandie pour la Bretagne et les Ardennes avant d’occuper de nouvelles fonctions au sein du service de contre-espionnage de l’armée américaine : le Counter Intelligence Corps à Paris puis à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne). Bernard Dargols rentre aux Etats-Unis en janvier 1946, où il sera démobilisé. De retour à New York, Bernard se marie avec Françoise, une jeune française. Ils s’installent en France. La vie reprend son cours.   Bernard Dargols a conservé les valeurs que lui ont transmises ses parents et certains de ses professeurs. Il témoigna inlassablement auprès des jeunes générations pour qu'ils restent vigilants : « s’indigner et agir reste essentiel pour moi. » Il s'est éteint à l'âge de 98 ans. (Source : Association la tranchée de Verdun)
    • J'ouvre ce sujet qui est réservé aux dégradations de monuments voués au devoir de mémoire. (Tous dérapages, grossièretés, haines et vindications seront immédiatement retirés )   C'est avec colère que les habitants de la Grande Conque, au Cap d’Agde, ont découvert en début de semaine d'importantes dégradations sur la stèle de la Médaille Militaire. Instituée par Louis-Napoléon Bonaparte en 1852 et alors que la France commémore le bicentenaire de la disparition de l'Empereur Napoléon 1er, ce vandalisme est intolérable : la Médaille Militaire est la plus haute décoration militaire de l'armée française !      La stèle de la Médaille Militaire, située à la Grande Conque, n'a pas fière allure : le médaillon, central, a été arraché du poteau et volé. Si la valeur pécuniaire ne semble pas importante, elle pourrait l'être pour un collectionneur ou un revendeur de métaux. L'inscription « Valeur et discipline » n'a pas été touchée, comme le reste du monument. Mais quelle tristesse.   La Médaille Militaire se situe protocolairement et de préséance entre la légion d'honneur et l'ordre national du mérite. Cette médaille est la plus haute distinction militaire française destinée aux sous-officiers et aux soldats (elle peut être concédée en récompense de services exceptionnels aux officiers généraux). Elle a été instituée en 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte quelques semaines après son coup d’État honore les militaires et ne comporte aucun grade ou échelon : tous les médaillés militaires sont au même rang. Les soldats les plus anonymes et les plus grands chefs de guerre sont réunis sur un pied d’égalité sous une même devise « Valeur et Discipline ».   Souvent appelée « la Légion d’honneur du sous-officier », la Médaille militaire est la troisième décoration française dans l’ordre de préséance, après l’ordre de la Légion d’honneur et l’ordre de la Libération. Il convient de remplir certaines obligations pour se la voir décerner : être engagé sous les drapeaux depuis au moins huit ans, avoir été cité à l’ordre de l’armée, avoir été blessé au combat ou en service commandé et s’être signalé par un acte de courage et de dévouement   Chaque année, ce sont près de 3000 militaires qui vont recevoir cette médaille : plus d’un million de soldats et sous-officiers ont été décorés en un siècle et demi d’existence, tandis que près de 159.000 de ces militaires sont toujours vivants. À noter que plus de 10000 femmes ont reçu la Médaille militaire depuis 1859, ainsi que 10 emblèmes de régiments   Durant la 1ère Guerre mondiale, 950.000 soldats vont être médaillés, la plupart à titre posthume. Le nombre n'est que de 300 000 médaillés entre 1939 et 1945, et 12000 en Indochine. Enfin, en Algérie, 38000 soldats vont être récipiendaires de cette médaille. Source : Le Magazine du Cap d'Agde & legiondhonneur.fr