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L' habillement dans la Marine.


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  • Administrateur

Ce sujet fait un peu le complément avec le sujet " Tradition ".

 

J' ai trouvé par hasard un reportage sur un lieu mais aussi un métier, connu par tous les militaires et ici par les marins, une profession à part, en voie de disparition, le maitre tailleur !

 

Complémentaire du salon d' habillement, sous commandement du commissariat de la Marine,appelé à une autre époque HCC, ces lieux que l' on retrouve à Cherbourg, Brest Lorient et Toulon, souvent installé dans de grandes bâtisses, où on y fait la queue, afin d' acheter une chemise, une paire de manchon de grade, des souliers, un sabre mais aussi un sac, des chaussettes, une casquette, un tricorne, une décoration mais aussi une tenue de sortie.

Pour cette dernière, l' on doit essayer le pantalon, la veste, une foie les mesure prise ces affaires partent chez le maitre tailleur qui fera les finitions, coudra les galons, insigne de spécialité...

Du sur mesure !

 

 

Voici ce reportage, que je voulais partager avec vous ;

 

 

Mercredi 27 novembre me voilà à la Porte Caffarelli à l'entrée de l'arsenal de Brest pour que l'on me donne un laissez-passer contre carte d'identité et papiers de la voiture. J'étais impressionnée de rentrer pour la première fois dans cette zone que je regardais toujours de loin. L'atelier est dans le même bâtiment que le salon de l'habillement que je repère assez vite à cause d'une activité intense à 8H45 du matin. Les militaires viennent se servir en vêtement en tous genre. Essayage et atelier de retouche et repassage... C'est au niveau de la porte de la grande rivière et en face du bâtiment des pompiers. J'arrive dans un couloir à au deuxième étage rempli d'uniformes en tout genre (enfin bleu marine) sur un portant.
 
 
 
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Je rencontre Gérald Février le Maître Tailleur dans son bureau et Carine Breton son bras droit et responsable de production à Brest pour un entretien. Mr Février est maître tailleur depuis 21 ans à Toulon et depuis quelques années à Brest au départ en retraite de son prédécesseur Mr Paul Sourrouille. Il est en alternance tous les 15 jours entre Brest et Toulon et entre chez lui à Troyes le week-end! Mme Breton travaille depuis 2008 à l'atelier après une école supérieure de l'industrie du vêtement et des expériences en entreprise dans la France entière. Elle est venue à la couture parce qu'elle cousait des vêtements à ses poupées avec sa mère. Mr Février explique que ça a été un hasard pour lui parce qu'il n'était pas bon en maths à l'école et que de fil en aiguille il a fait son trou dans a profession. Son métier a été créé après la première guerre mondiale pour donner du travail aux veuves et orphelines de guerre avec un travail à domicile avec du matériel personnel. Au début des années 50 les ateliers ont été créés (en 1953 à Brest) avec une moitié du personnel sédentaire et une autre à la maison jusqu'en 19993 à Toulon la dernière personne à travailler à domicile dû choisir entre un départ à la retraite ou une sédentarisation.
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A Brest on fabrique les pièces à manches (vestes, manteaux) ainsi que des pantalons, vêtements de travail pour les pompiers et des pavillons. A Toulon, c'est les chemises. Avec aujourd'hui 25% de vêtements de femme, 200 pièces par jour et 800 à Toulon.
Mr Février évoque la disparition des métiers ouvriers (boulangers, maitres tailleurs etc.) dans l'armée en 2015, il n'y aura plus de concours de recrutement. L'argument est la réduction des dépenses. En ce qui concerne les vêtements c'est la mondialisation de la concurrence qui fait qu'un atelier de confection en France ne peut rivaliser avec un atelier dans les pays de l'est, au Maghreb ou au Bengladesh. Notre production est de très haute qualité mais on produit une chemise à 20 euros alors qu'en Asie on les trouve à 3 euros. L'atelier est donc voué à une mort lente. Il n'y a plus aucun recrutement et la moyenne d'âge du personnel est de 50 ans.
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Il y a pourtant un service qui ne pourra pas être externalisé c'est le service à la personne pour du sur-mesure pour de petites quantités, voir uniques : tailles exceptionnelles, galonnage, broderies, pochettes de mécaniciens. Mais à leur plus grande déception, on leur a retiré cette année la fabrication du bonnet de marin appelé encore bachi. Cet objet symbolique n'est plus fabriqué dans la tradition. Lors du tour dans l'atelier, les deux déléguées du personnel le déplorent. Elles me parlent de la notoriété du pompon, utilisé même dans la chocolaterie par le chocolatier brestois Histoire de chocolat. Elle me décrivent la fabrication et m'offrent un pompon.
Un savoir-faire unique en France qui va disparaître.
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C'est nous qui recrutons les employées : mécanicienne de confection (couturière) ou coupeur pour les hommes. Le plus haut grade étant celui de maitre tailleur. Il a toujours été un homme mais il aurait pu être une femme car les critères du concours de font pas état du sexe.
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Le commissaire des armées envoie les modèles à réaliser avec les patrons aux tailles informatisés. Les ateliers sont parfois consultés pour assister les patronniers gradueurs pour mettre au point les modèles. Mr Février se souvient d'un défilé organisé à Toulon avec Mr Sourrouille le maitre tailleur de l'époque à Brest. La matière première est livrée en conséquence et le Maître Tailleur gère les demi-produits (boutons, fils etc.) et doit respecter une fiche technique par modèle.
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Les vêtements sont stockés dans les réserves des salons où ils sont distribués aux marins.
DSC02767.jpgNous avons aussi des commandes exceptionnelles comme des nappes de table de bridge. Nous avons quelques clients extérieurs bien que l'armée n'aime pas ça. Je fabrique à Toulon les chemises de la garde de la principauté de Monaco. A Brest on fabrique sur mesure les Spencers, veste courte croisée avec pantalon avec bande or et les jupes longues, tenues des étudiants de l'Ecole Navale pour leurs bal de fin d'année. Arrive Olivier tailleur qui s'occupe du sur-mesure me montre son travail sur ordinateur. Il a le mettre à ruban autour du cou et une énorme paire de ciseaux. Il aime sont métier qu'il ne considère pas comme monotone.
 
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Les militaires ne sortent plus en ville en tenues, c'est dommage.
Je montre la photo des années 60 que Céline m'a donnée à Béatrice, une mécanicienne avec 37 ans d'ancienneté reconnaît Véro? Elle ne connait pas l'homme mais pense que c'est un événement festif car les filles n'ont pas leurs blouses. Les maitres tailleurs qu'elle a connus : Mr Morvan père et fils, Mr Amidon? Mr Sourouille. Premiers départs en 1990 avec des congés parentaux, des départs à la retraite, premier plan social en 1999. Il peut de changement les femmes restent jusqu'en fin de carrière. Les employées de Toulon ont lancé une procédure pour faire reconnaître leur métier avec un statut d'ouvrier d'état. Le tribunal administratif c'est déclaré incompétent, l'affaire doit aller au conseil d'état. Si l'atelier ferme le métier disparaît aussi, il n'y aura donc pas de reclassement et il faudra sûrement être mobile.
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( Source : Reportage : A l' Ouest toute ! Travailleuses de Bretagne et d' ailleurs. Fabienne Dumont et Sylvie Ungauer / EESAB )

 

 

 

Jeudi 12 juin 2008 00:00 Menaces sur le Maître tailleur de la Marine
 
Cette entreprise privée installée au sein de l'Arsenal fournit les tenues de la Marine nationale depuis 1953. Les salariés sont très inquiets pour leur emploi. Ils craignent des licenciements.
 

Adieu cols bleus, adieu bachis, adieu tenue 22 ? Les 90 salariés de l'Atelier du maître tailleur sont très inquiets pour leur emploi. Ils ont le sentiment que la fermeture de cette entreprise, qui fournit les tenues de la Marine nationale depuis 1953, est à l'ordre du jour.

 

Cette échéance correspond grosso modo au départ en retraite du directeur. Une poursuite de l'activité serait cependant envisagée à travers une reprise par l'Atelier du maître tailleur de Toulon (71 salariés). Mais la fermeture de celui-ci serait également programmée. Il n'y aurait donc aucun espoir de pérennité.

 

Personnel civil

 

L'Atelier du maître tailleur est une entreprise assez particulière. En fait, il s'agit plutôt d'un prestataire de services. La Marine fournit les locaux, situés au sein même de l'Arsenal, mais aussi le matériel et la matière première. Elle paie les charges telles que l'eau et l'électricité. Enfin, le directeur est un militaire.

 

Contrairement à une entreprise classique, l'Atelier du maître tailleur ne travaille pas sur la base d'appels d'offres. Le plan de charge est établi à l'année en fonction du potentiel de travail. « La Marine s'oblige à nous donner du travail », explique un responsable. Mais elle a aussi largement recours à des commandes extérieures.

 

Actuellement, l'Atelier du maître tailleur emploie 90 personnes, quasi exclusivement des femmes. La moyenne d'âge de ce personnel civil de droit privé est élevée, environ 50 ans. Les salaires sont de l'ordre de 1 300 à 1 500 € par mois.

D'importants investissements, près de 150 000 € par an, ont eu lieu régulièrement pour moderniser la fabrication. D'où une certaine amertume des salariés qui craignent aujourd'hui des licenciements. « Le personnel a fait des efforts. Nous sommes mal récompensés. Nous n'avons aucune certitude que Toulon reprendra Brest. »

 

Ces inquiétudes se nourrissent des réformes en cours au ministère de la Défense. Dans un souci de rationalisation et d'économies, il est recommandé d'externaliser un certain nombre de fonctions. L'habillement en fait partie.

 

« Il n'y a rien de décidé »

 

Du côté du commissariat de la Marine, l'organisme de tutelle, on se refuse à confirmer l'éventualité d'une fermeture. « Il n'y a rien de décidé. En interne, nous n'avons aucune volonté de fermer. Nous sommes totalement satisfaits du niveau de qualité et de la réactivité de l'entreprise. »

 

Certes, il y a bien une échéance en 2014. Le maître tailleur prendra alors sa retraite.

 

Olivier MÉLENNEC.

Ouest-France  

 

Quand parler de la coiffe ... http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/02/11/quand-parler-de-la-coiffe-mene-a-l-externalisation-de-la-fon.html

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2010/12/28/habillement-externaliser-ou-deshabiller.html

 

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  • Administrateur

J' en profite pour mettre une copie de ce message " non protégé " :

 

 

NMR ACP : 0009 NP 2801 - GNM 0032/14
GDH ACP : R 280956Z JAN 14
Attrib. Melodie du message ACP : MELCPR / ,

TOUS MARINE NATIONALE

PRIMO / COMITE DE LA TENUE 2013

SOUS LA PRESIDENCE DU MAJOR GENERAL DE LA MARINE, LE COMITE DE LA TENUE S EST REUNI A L ETAT-MAJOR DE LA MARINE LE 7 OCTOBRE DERNIER POUR ETUDIER L ENSEMBLE DES EVOLUTIONS EN OURS EN MATIERE D HABILLMENT.
LE COMPTE RENDU FINAL DES DECISIONS APPROUVEES PAR LE CEMM EST CONSULTABLE SUR LE SITE INTRAMAR DU BUREAU CONDITION DU PERSONNEL DE LA MARINE.

SECUNDO / PRINCIPALES EVOLUTIONS APPROUVEES EN 2013

ALFA / NOUVELLE TENUE DE SERVICE COURANT
LA DELIVRANCE DU POLO DE SERVICE COURANT A DEBUTE. TOUTES LES NOUVELLES RECRUES 2013 EN SONT DOTEES. LES MARINS DE LA FAN ET CEUX DESIGNES POUR UNE AFFECTATION OUTRE-MER ET ETRANGER AU PROCHAIN PLAN ANNUEL DE MUTATION SONT SERVIS PRIORITAIREMENT PAR LES SALONS D HABILLEMENT ET PEUVENT S APPROVISIONNER (SUR LEUR COMPTE DE POINTS) DANS LES CONDITIONS SUIVANTES :
- 4 POLOS POUR LES MARINS DE LA FAN (2 MANCHES LONGUES ET 2 MANCHES COURTES).
- 2 POLOS POUR LES MARINS AFFECTES OUTRE-MER ET A L ETRANGER (MANCHES COURTES OU LONGUES).
POUR LES MARINS AFFECTES A LA FAN, LES MODALITES DE DISTRIBUTION ONT ETE FIXEES LOCALEMENT PAR LEUR AUTORITE ORGANIQUE.

BRAVO / MESURES TRANSITOIRES : PORT DES SANDALES ET DE LA CHEMISE DE SERVICE COURANT
LE PORT DES SANDALES EST AUTORISE JUSQU AU 30/06/2015, DATE A LAQUELLE TOUS LES MARINS AFFECTES OUTRE-MER OU A L ETRANGER (REGION CHAUDE) PORTERONT LES CHAUSSURES DE PLAISANCE.
LE PORT DE LA CHEMISE DE SERVICE COURANT EST AUTORISE JUSQU AU 01/01/2016, DATE A LAQUELLE TOUS LES MARINS PORTERONT LE POLO.

CHARLIE / PANTALON OU JUPE BLEU TISSU ALLEGE
RAPPEL : LE PORT DE LA TENUE 28 (PANTALON OU JUPE BLEU MARINE TISSU ALLEGE) EST AUTORISE DANS TOUTES LES ZONES OUTRE-MER ET A L ETRANGER, MAIS EXCLUSIVEMENT EN JOURNEE DE TRAVAIL. SON PORT RESTE INTERDIT EN CEREMONIE ET POUR TOUTES MANIFESTATIONS EXTERIEURES.

DELTA / PANTALON DU PERSONNEL FEMININ
POUR MEMOIRE, DEPUIS LE COMITE DE LA TENUE DE 2002, LE PERSONNEL FEMININ PEUT CHOISIR LIBREMENT UN PANTALON DE COUPE MASCULINE OU FEMININE. PAR AILLEURS, LES MODELES DE PANTALON FEMININ DE CREATION ANTERIEURE A 2009 DATE SERONT SORTIS DES STOCKS.

ECHO / NOUVELLE TENUE DE SPORT
LA CREATION D UNE NOUVELLE TENUE DE SPORT EST A L ETUDE. DEUX MODELES DE SURVETEMENT SONT ACTUELLEMENT A L ESSAI DANS DEUX UNITES (UN BATIMENT DE LA FAN ET UN CENTRE D INSTRUCTION NAVAL).
LE CHOIX SERA VALIDE AU PREMIER TRIMESTRE 2014.

FOXTROT / SUPPRESSION DU MANTEAU ET DU CABAN DU SAC ET DU TROUSSEAU
LA CONSULTATION DES MEMBRES DU CFMM SUR LA PERTINENCE DE LA COMPOSITION DU SAC ET DU TROUSSEAU A ABOUTI A PLUSIEURS PROPOSITIONS DONT CELLE RELATIVE A LA SUPPRESSION DE MANTEAU ET DU CABAN, PEU UTILISES PAR LES MARINS ET COUTEUX. CETTE PROPOSITION A ETE TRANSMISE A L EMA.

TERTIO / POINT DE SITUATION SUR DES DECISIONS ANTERIEURES

ALFA / LES RUPTURES DE STOCKS QUE CONNAISSENT LES MARINS ONT CONDUIT A CONTINGENTER LA DELIVRANCE DE CERTAINS EFFETS PARTICULIEREMENT DEMANDES.
CES LIMITATIONS SERONT MAINTENUES AUTANT QUE NECESSAIRES.
LE SCA POURSUIT SES ACTIONS VISANT A OBTENIR UNE MEILLEURE ADAPTATION DES STOCKS AUX BESOINS DES MARINS.
LES METHODES DE PILOTAGE DES SALONS D HABILLEMENT SONT EN COURS DE MODERNISATION ET DEVRAIENT PERMETTRE A TERME UNE GESTION PLUS REACTIVE.

BRAVO / LA TPB ET SES COMPLETIFS
AFIN DE RATIONALISER LA CONSOMMATION DE CERTAINS EFFETS SPECIAUX, RESPONSABILISER LE MARIN ET DONNER PLUS DE SOUPLESSE A LA GESTION, LA TPB ET SES COMPLETIFS SERONT AJOUTES AUX SACS ET TROUSSEAUX DES MARINS EMBARQUES.
CES DERNIERS BENEFICIERONT D UN COMPLEMENT DE POINTS POUR ENTRETENIR ET RENOUVELER CES EFFETS. DANS L ATTENTE DE LA MISE EN OEUVRE DE CETTE MESURE, LES COMMANDANTS D UNITE VEILLERONT A SENSIBILISER LES MARINS SUR LE SOIN ET L ATTENTION A PORTER A LA TPB ET SES COMPLETIFS.
A QUAI, LE PORT DE LA TENUE DE SERVICE COURANT RESTE LA REGLE.

CHARLIE / NOUVELLE TENUE DE SERVICE COURANT : PANTALON BLEU
LE NOUVEAU MODELE DE PANTALON DE SERVICE COURANT A ETE TESTE AVEC SUCCES PAR DES MARINS AFFECTES A TERRE ET DES MARINS D UNE UNITE DE LA FAN.
LE MODELE RETENU EST UN PANTALON DROIT. IL S ADAPTERA PARFAITEMENT AUX EFFETS MILITAIRES EXISTANTS. LA PHOTO DE CE NOUVEAU MODELE DE PANTALON EST CONSULTABLE SUR LE SITE DE CPM.
LES DATES DE DELIVRANCE NE SONT PAS ENCORE ARRETEES.

QUARTO / POC

BUREAU CONDITION DU PERSONNEL DE LA MARINE (EMM/CPM)
SITE INTRAMAR DU BUREAU CPM : ACCUEIL INTRAMAR / VIE PRATIQUE / CONDITION DU PERSONNEL / CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL / TENUES ET UNIFORMES

( Source Marine Nationale / Net-Marine )

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  • 2 weeks later...

J'avais aperçu des polos dernièrement sur la base navale ... je me suis dit "tient du nouveau". Ca devait être des gars en expérimentation. Si mes souvenirs sont bons il y a marqué "marine nationale" dessus.

 

Quelqu'un a des photos ?

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  • Administrateur

Désolé mais c' est dur de trouver des photos de ces nouveaux polos. Il y a deux versions, été manches courtes, hiver manches longues. Il est bleu marine :vertsiffle:  avec deux lise-rets blancs aux extrémités des manches, des pattes d' épaule pour mettre les manchon de grade.

 

J' en ai vu à l' habillement, un de " mes jeunes " a voulu en acheter un, on lui a répondu, " il faut être embarqué ", comme d' habitude, ils en ont pas beaucoup.  :marinroll:

Dans la Base Navale, on commence à en voire passer.

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  • 3 weeks later...

Et une photo des nouveaux pantalons ?

Le polo a aussi une poche sur le devant, avec fermeture. Juste en dessous du "marine nationale" écrit en taille moyenne presque petite.

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  • 4 weeks later...
  • Administrateur

Pour assouvir la curiosité de beaucoup, une petite photo du dit polo, version manches courtes et manches longues.

 

( modèles présentés au conservatoire des uniformes, Toulon )

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  • 1 year later...
  • Administrateur

Je joins ici cet article de Ligne de Défense sur le contrat/marché de fabrication du bonnet de marin ( appellation officielle ) ou bachi.

Le bachi français plus fabriqué en France? Ce serait le pompon!

bachi.jpg

La fin du bachi "fait en France" n'est pas pour demain contrairement aux craintes exprimées dans un article paru dans notre édition brestoise et que j'ai relayé il y a quelques jours (lire l'article en question ici).

Sur l’année 2014, l'entreprise Balsan  de Sainte-Pazanne, en Loire-Atlantique, a remporté deux appels d'offres du CESCOF pour la Marine Nationale pour la fourniture de 15 000 bâchis ! "Oui Monsieur: 15 000 !", m'a dit la lanceuse d'alertes qui m'a tiré les oreilles ("Vous devriez connaître; Saint-Pazanne, c'est dans la zone Ouest-France").

Effectivement, Balsan (groupe Marck) est le fournisseur officiel de la Marine nationale. Les marchés de fourniture de bâchis de la Marine Nationale oscillent entre 10 000 et 20 000 pièces tous les 3 à 4 ans. "Nous fournissons également le musée national de la marine, ou encore de multiples revendeurs indépendants", m'a expliqué un cadre de l'entreprise qui a précisé que "le savoir-faire a été maintenu dans l’Hexagone malgré la concurrence étrangère qui vient de tous horizons".

pompon2.jpg

Pour fabriquer un bâchis et une houppette, toutes les opérations sont manuelles. Un savoir-faire d’exception maintenu en France.

Pour être plus précis :
- les bonnets de marins sont réalisés chez Balsan à Ste Pazanne (25 personnes travaillent derrière les machines)
- houppettes, jugulaires, soutaches sont fabriqués chez BBA à la Chartre sur le Loir (ou une trentaine de personnes travaillent). Pour la petite histoire, BBA fabrique la houppette depuis 1856 et cette entreprise a été labellisée EPV (Entreprise Patrimoine Vivant). Une référence précieuse, gage de qualité pour les clients.

pompon.jpg

N' oublions pas que le pompon ( la houppette ) est un porte bonheur lorsqu' on le touche sur la tête du marin.

url.thumb.jpg.6022e801070de2abb814613044

 

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  • Staff

J'aime. :super:  Mais j'aime. :Angel@2x:

Quand même, avec des millions de chômeurs, et ne pas être capable de fabriquer équipements et vêtements divers - même pour les armées - alors que nous fûmes les meilleurs en Europe en matière de fabrications textiles, avec des coûts pouvant être apte à concurrencer le savoir-faire et  les importations étrangères qui est d’abord un problème fiscal de charges salariales !

A une époque ou nous entendons nos dirigeants parler de réformes (lesquelles ?) et de se mettre en ordre de bataille pour les futures élections Présidentielles, après 3 ans de succès économique ininterrompues (sic et resic) avec poursuite du nombre de chômeurs et finances de l’État toujours très largement au dessus des 3% requis par les règles communautaires - à l'origine 4% et ramené à 3% par le Président Mitterrand pour cause que la France savait mieux faire (sic et resic) - il serait temps de remettre en ordre de marche notre industrie, notre commerce, et que l’État fasse des économies et ne charge plus les contribuables, les citoyens, les petits commerces et les municipalités, départements et régions !

Je sais ! Pour cela, il faut être compétant ! et ne pas sortir de l'ENA, École Nationale des Ânes dit-on, et non École Nationale de l'Administration. !

Mais j’exagère surement.

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  • 4 months later...
  • Administrateur

" Engagez vous qu' ils disaient, vous y serez nourris, logé et habillé "

C' est un peu moins vrais aujourd'hui, les salons d' habillement sont en rupture de stock !!!

« Crise » de l’habillement au sein de la Marine nationale

 
 
 
 
 

 

image: http://www.opex360.com/wp-content/uploads/marine-20151022.jpg

marine-20151022En 2010, l’idée d’externaliser la fonction habillement au sein des armées avait été mise sur la table. Afin d’en réduire les coûts, jugés trop important, il s’agissait de confier au secteur privé la réalisation, le stockage et la distribution des effets militaires, à l’exception de ceux ayant une « haute criticité opérationnelle ».

 

Finalement, trois ans plus tard, ce projet a été abandonné, au profit d’une « régie rationalisée optimisée » (RRO). Et dans le langage actuel, rationaliser signifie réduire les effectifs et les centres de stockage grâce à des gains de productivité obtenus par la mise en place d’un « système d’information logistique » censé être performant.

Au moment de l’annonce du choix en faveur de cette solution, il avait été dit que la RRO contribuerait « à la préservation des capacités opérationnelles des armées et apportera une réponse adaptée aux attentes légitimes des militaires en matière d’amélioration de la qualité de service » tout en permettant une économie annuelle de 50 millions d’euros et le « maintien de l’activité des PME-PMI françaises, partenaires traditionnels » des armées.

Seulement, il semblerait que tout ne se passe pas au mieux sur le terrain. Lors de l’audition du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en commission élargie (défense, finance, affaires étrangères) dans le cadre de l’examen du projet de budget 2016, le député Gwendal Rouillard a évoqué des problèmes en matière d’habillement sur les bases navales de Brest, Toulon et Cherbourg.

« Certains marins font état de leurs préoccupations dans le domaine de l’habillement, avec des conditions d’approvisionnement qui sont manifestement loin d’être optimales », a dit le député. « Ces difficultés ont-elles été signalées au service du commissariat des armées et quelles mesures ont été éventuellement prises pour y faire face? », a-t-il demandé.

Plus tard, le ministre a affirmé être au courant de ces problèmes, qui affectent « en particulier » la Marine. « C’est une question récurrente mais qui n’est pas si secondaire car ça contribue au moral » des personnels, a dit M. Le Drian, qui même parlé de « crise dans l’habillement ».

Aussi, un « plan d’urgence » devrait lui être présenté le 17 novembre prochain pour que « s’arrêtent ces dysfonctionnements ». Mais sans attendre, le ministre a d’ores et déjà pris plusieurs mesures « à effet immédiat », dont le renforcement du personnel d’accueil dans les salons d’habillement afin d’étendre les horaires d’ouverture et la mise en place d’une permanence téléphonique pour « que les militaires sachent leurs droits et les aider en cas de non satisfaction immédiate ».

Enfin, M. Le Drian a demandé au Service du commissariat des armées de « mettre la dernière main à la modernisation de la fonction habillement ».


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2015/10/22/crise-de-lhabillement-au-sein-de-la-marine-nationale/#34rltDg3S3JAffTU.99

Comme beaucoup de mes camarades d' active et de réserve il y a longtemps déjà que nous nous buttions au non-approvisionnement ou à la rupture de stock.

Plus facile à un marin de trouver chaussure à son pied en pointure 36 !!! :32_(24):

et à une féminine pointure 46 !!! ( pas vraiment une Cendrillon :32_(6):)

Espérons que monsieur le ministre de la Défense règle ce problème, après Louvois pour la soldes...

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  • Staff

Vraiment, curieuse époque, et ceci  pour tous les services de l’État !

Peut-être qu'en haut lieu, pense t-on que des marins n'ont nul besoin d'uniformes, mais de tenues plus légères, comme maillot de bain ou de cirés par exemple, plus approprié à la mission et que les effectifs puissent acquérir par eux mêmes ?

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La faute ici n’étant pas 'a la Marine National mais au Livret Blanc (et donc 'a ses rédacteurs) qui demandent 'a la Marine de faire plus avec moins et non pas une crise d'argent dans la Marine. C'est d'ailleurs ce qui est dit dans le reportage.

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  • Staff

Certes EscargotAtomique !

Je pense que l’État doit croire que la Marine est en plongée profonde (et donc se dissimule) et donc que ses effectifs ne sont pas ceux qui sont déclarés par la Royale !

Si les dépenses sont trop élevés, les commissaires de la Marine n'ont plus qu'à procéder comme la marine Chinoise sur le Yalu (Fleuve séparant la Chine et la Corée, avec l'embouchure ou à eu lieu cette bataille des le début du XX° siècle contre les Japonais).

Les Chinois avaient réduit les coûts par un artifice ou les obus livrés étaient remplis de ciment et non d'explosifs ! Beaucoup moins cher et de la corruption au passage ! Las! Personne ne pouvait deviner que les armes allaient parler ! Quelles idées aussi que nos gouvernements se fissent la guerre !

Après tout, en ce qui concerne l'Administration Territorial, l’État ne connait pas les effectifs réels ! Authentique !

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" Engagez vous qu' ils disaient, vous y serez nourris, logé et habillé "

C' est un peu moins vrais aujourd'hui, les salons d' habillement sont en rupture de stock !!!

22-10-2015

« Crise » de l’habillement au sein de la Marine nationale

Posté dans Forces navales par Laurent Lagneau Le 22-10-2015
 
 
 
En 2010, l’idée d’externaliser la fonction habillement au sein des armées avait été mise sur la table. Afin d’en réduire les coûts, jugés trop important, il s’agissait de confier au secteur privé la réalisation, le stockage et la distribution des effets militaires, à l’exception de ceux ayant une « haute criticité opérationnelle ».

 

J'ai essayé de décoder ce que le texte ne dit pas : pour externaliser la fonction habillement il faudrait trouver des entreprises qui répondent aux critères imposés par les appels d'offre et ce à des conditions concurrencielles. Apparemment le ministère a choisi de revenir à une gestion "interne".

Je suppose que l'explication réside dans le fait que l'industrie de la confection est largement passé au secteur de l'économie "parallèle", tuant les entreprises dimensionnées et profilées pour répondre à l'appel d'offre.

Il est difficile de concilier que le budget de la défense en vienne a défendre ce qui n'est pas défendable puisque ne participant à la collecte globale contribuant de son budget.

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  • Staff

@ capmat

Je suppose que l'explication réside dans le fait que l'industrie de la confection est largement passé au secteur de l'économie "parallèle", tuant les entreprises dimensionnées et profilées pour répondre à l'appel d'offre.

Il est difficile de concilier que le budget de la défense en vienne a défendre ce qui n'est pas défendable puisque ne participant à la collecte globale contribuant de son budget.

Je souscris capmat.

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  • Administrateur

La " crise de l' habillement " est toujours pas résolue !

La « crise » de l’habillement au sein de la Marine nationale n’est pas encore terminée

 
 
 
marine-20151022.jpg

 

Interrogé lors d’une audition, en octobre 2015, sur les problèmes en matière d’habillement constatés sur les bases navales de Brest, Toulon et Cherbourg, le ministre de la Défense d’alors, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé un plan d’urgence pour y remédier. À l’époque, il avait même parlé de « crise de l’habillement ». « C’est une question récurrente mais qui n’est pas si secondaire car ça contribue au moral », avait-il ajouté.

Plus deux ans plus tard, cette « crise » n’est pas encore réglée. En effet, le numéro de décembre de Cols Bleus, le magazine de la Marine nationale, indique que des « difficultés subsistent ».

Ainsi, le « marché des chaussures de sécurité, pourtant passé avec une marque renommée, ne donne pas encore satisfaction. Plus de 30% des articles livrés sont de qualité insuffisante, créant une pénurie inattendue », lit-on dans Cols Bleus, qui parle également de difficultés pour les « chemisettes blanches » ainsi que pour les tenues de protection de base (TPB, celles que revêtent les marins à bord des navires).

« Les difficultés actuelles portent sur l’usure précoce de cette tenue et sur sa disponibilité », écrit Cols Bleus. Et cela oblige, du moins pour le moment, l’État-major de la Marine nationale (EMM) à reporter sa décision d’en doter tous les marins dès leur incoporation à raison de deux exemplaires.

« En attendant la mise en place concrète de cette décision, l’EMM a établi une liste de formations dont le personnel doit être équipé en priorité, comme par exemple les unités embarquées », explique le magazine de la Marine.

Dans le même temps, le Service du commissariat des armées (SCA) a dû prendre une mesure d’urgence pour reconstituer les stocks de ces tenues d’ici le début de cette année et lancé une nouvelle procédure de marché en vue d’acquérir une TPB renforcée qui « devrait être testée […] par 50 marins d’un bâtiment de la Force d’action navale. »

Les marins ne sont pas les seuls à connaître des problèmes en matière d’habillement. L’armée de Terre y a été confrontée en 2015, au moment de la montée en puissance de l’opération Sentinelle.

« Dans son 10e rapport sur [les] militaires engagés dans les opérations de protection du territoire national et de la population, le Haut Comité a constaté, lors de la montée en puissance de l’opération Sentinelle, un défaut de quantité et de qualité du service rendu dans le domaine de la fourniture d’habillement (treillis, chaussures) et d’effets de protection (gilets pare-balles) », rappelle ainsi l’édition 2017 de la Revue annuelle de la condition militaire.

« La situation face aux ruptures de stocks [dans le domaine de l’habillement, ndlr] s’est améliorée entre 2015 et 2016 mais elle reste marquée par une large insatisfaction des militaires, notamment dans l’armée de l’Air », souligne ce document.

 

image: http://www.opex360.com/wp-content/uploads/habillement-20180102.jpg

habillement-20180102.jpg

 


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2018/01/02/crise-de-lhabillement-sein-de-marine-nationale-nest-terminee/#UXXfLCFEp0c3vwof.99
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  • 2 months later...

Pour en avoir fait l'expérience, je trouve la MN complètement illogique...

 

J'ai un sac (coyote, pas celui de la marine puisqu'il est en rupture depuis X temps) remplis de vêtement qui ne me servent littéralement à absolument rien. La seule tenue que je puisse porter, j'ai qu'un seul pantalon ... qui doit donc me tenir 5 jours par semaine... Et a coté de ça j'ai 2 pantalons de travail que je ne peux pas mettre. Pareil pour les polos etc. Voilà mon trousseau... Il serait bien de les adapter pour ceux qui travaillent à terre / état major... Car quand j'ai vu le ticket de caisse (+1000€) pour 90% de vêtements que je ne peux pas mettre.... Enfin bon, je mets les polos seule chez moi... 

 

Mais évidemment je n'ai pas tout eu du trousseau, il me manque pas mal de choses... Dont deux articles absolument nécessaires avant d'aller à l'Ecole Navale. C'est vraiment compliqué.

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  • Administrateur

Bienvenue dans l' absurdité de l' habillement !

Te reste plus qu' a acheter ce qui te manque avec tes propres deniers au salon d' habillement SI ils les détiennent ou de chercher sur le net.

J' ai déjà fait remonter le problème via les commissions consultatives.

Un exemple :

Un camarade réserviste ancien cuisinier d' active qui sert et qui a réussi à changer de spécialité ( fusilier marin ) lorsqu' il va au salon, on refuse de lui distribuer des effets de fusilier ( dont il a besoin ) par contre ils sont prêts à lui attribuer des effets de cuisine, alors qu' il n' y est plus et qu' il n' en a aucune utilité.

C' est une sombre bêtise mais hélas, je doute que l' on arrive un jour à les résonner.

( Ce qui explique le marché parallèle de revente d' effets militaire à un prix abusif ( forcément ) de tous les gens qui perçoivent des effets dont ils n' ont pas l' utilité. )

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Me les payer.... Je ne vais même pas être payé ce mois-ci à cause d'un problème, je ne sais pas quand je serais payé... Et de toute façon, vu mon salaire d'aspi je peux pas payer toutes mes charges. Va falloir attendre pour envisager cette option.

Je vais attendre mes 6 mois où je recevrait un pantalon supplémentaire (2 ça va encore) et mes points pour acheter des chemisiers en plus. Ou si vraiment c'est injouable, en mai j’achèterais peut être un pantalon.

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  • 2 years later...

Bonjour, mon Grand père Jean Le Coadou était Maître Tailleur dans la Marine Nationale notamment à bord d'un Clemenceau. Parti assez jeune en 1972 à l'âge de 47 ans je recherches des informations sur lui. Quelqu'un l'aurait il connu? Bien cordialement, Caroline 

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    • Bonsoir, Je passe bientôt mes concours de GAV et une question me trotait dans la tête... J'ai un nom de famille très long, composé de 3 parties, en tout 13 lettres et 2 espaces. Du coup je me demandais, quand c'est comme ça, sur les étiquettes des uniformes mon nom sera indiqué de qu'elle façon ? Bonne soirée à tous ! En espérant avoir une réponse à ma question.
    • De passage à Nantes pour une formation, cherchant une boulangerie qui ferai des café à emporter, je suis "tombé" sur ce monument : Le mémorial du champ de tir du Bêle à Nantes   Le Bêle, un champ de tir devenu lieu de mémoire Camp d’entrainement militaire depuis 1879, le champ de tir du Bêle devient pendant la Seconde Guerre mondiale le principal lieu d’exécution des résistants à Nantes. Le 30 août 1941, on y fusille Marin Poitiers, premier résistant nantais à tomber sous les balles de l’Occupant. En octobre 1941, 16 des 50 otages y trouvent la mort. Suite au « procès des 42 », mes 37 condamnés à mort y sont exécutés les 29 janvier, 13 février et 7 mai 194. Cette même année, le « procès des 16 » s’achève par 15 condamnations à mort : 11 résistants sont fusillés au Bêle, le 25 août 1943. En tout, ce sont plus de 80 personnes qui seront fusillées au champ de tir du Bêle pendant la guerre.   Le 20 octobre 1941, le lieutenant-colonnel Hotz commandant de la place de Nantes était exécuté par la résistance. En représailles et sur ordre du régime Nazi, 16 otages emprisonnés à Nantes furent fusillés en ce site du Bêle, le 22 octobre, ainsi que 27 autres à Châteaubriant et 5 autres résistants nantais au Mont-Valérien. Le thème des Otages a depuis lors profondément marqué m’ouvre de Jules PARESSANT, sculpteur, peintre et mosaïste nantais. L’artiste a réalisé cette œuvre en commémoration du cinquantenaire de l’exécution des Otages.   Martyrs fusillés en ces lieux de 1941 à 1944. Adam H., Allano M., Aubert C., Bale L., Barbeau C., Birien P., Blot J., Blouin A., Blanco B., Blasco M., Boissard M., Bosquet M. , Bouvier J., Bregeon A., Brisson Y., Carrel R., Chrarriol E.,Chauvin A., Chauvin E., Chevy R., Cléro V., Coiffe L., Colas J., Creuze F., Dabat M., David J., Bronstein S. De Feliquier H., Douineau R., Dréant, Duguy M., Fougeard R., Fourny A., Fraix J., Cabaret A., Garbatz M., Gautier H., Gautrer A., Gil J., Glou J.P., Gomez A., Grassineau R., Grelleau P., Grolleau J.P., Juilloux J., Guinolseau A., Hervé R., Héry J., Héry J., Ignasiac L., Jamet G., Jost L., Jouaud M., Lacazette M., Lagathu M. Lebris E., Leeièvre H., Legendre M. Legrand R., Lelan C., Lemée E., Le Moal A., Lepaih L., Le Parc E., Lerrend, Losq J., Michel M., Millot C., Mougenot F., Pérocheau A., Platiau J., Poirier M., Prietteau, Rouault A., Royer F., Sanchez, Sérot J., Temple J., Thomazeau F., Tompousky G., Turpin C., Viaud M.     Y ont été également injustement fusillées Manuela Alvarez et Victorine Faucher le 6 mai 1918. Elles sont tombées mortes le matin à 6 heures précises sous le feu de 2 piquets . L’un du 51° régiment d’artillerie et l »autre du 90° RA. Jugées pour espionnage par le conseil de guerre de Nantes. Elles ont fortement impressionnées toutes les personnes présentes lors de leur exécution par leur courage. C’est le médecin Pichat qui a constaté leur décès.
    • Le 4 novembre 2020, disparaissait le général Maurice Faivre , officier Dragons-parachutistes en Algérie au début des années 1960, défenseur emblématique des Harkis, dont il s'est occupé après la cessation des combats, sauvant des dizaines de familles. Un héros oublié.      Il y a des histoires inconnues du grand public qui méritent d'être partagées. Celle de Maurice Faivre est l'une d'elles. Maurice nait le 19 mars 1926 à Morteau, dans le Doubs. Il est, entre 1947 et 1949, élève à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il va sortir Major de promotion de la promotion Rhin et Danube. À l'issue de sa formation, il décide de s'orienter vers la Cavalerie et la Légion étrangère. Mais l'État-major ne le voit pas comme ça et lui propose de rejoindre la branche des Renseignements militaires.     Entre 1949 et 1950, Maurice suit les cours de l'École d'application de l'Arme blindée-Cavalerie installée à Saumur. Et le 20 août 1955, il est déployé pour la première fois en Algérie, basé à Constantine où il constate les conditions très difficiles des populations locales. À la tête d'un escadron d'appelés, le capitaine Faivre est chargé de la construction, en banlieue de Constantine, d'un village destiné à reloger les habitants des bidonvilles, puis à la construction de maisons pour les ouvriers agricoles de Guettar-el-Aiech.     En 1958, il retourne à l'École d'application de l'Arme blindée-Cavalerie de Saumur. Il est alors retenu pour partir une seconde fois en Algérie, en 1960. Il doit notamment, à la tête de son escadron, protéger une région comprenant trois villages. Pour cette tâche, il s'adjoint une soixantaine de harkis. Une équipe médicale, menée par son épouse Monique, soigne gratuitement les populations, en soutien des forces armées. En octobre 1960, après l'assassinat d'un harki, il décide d'intensifier les relations entre eux et l'armée française. Ses hommes construisent de nouvelles infrastructures, dont une nouvelle école et une route. Maurice organise même un pèlerinage traditionnel au marabout de Taftis, en soutien à la population. L'officier, désormais commandant, est très lié aux habitants de l'oued Berd. Mais en octobre 1961, son régiment est dissous et rappelé : Maurice Faivre doit quitter l'Algérie dans les semaines qui suivirent pour rentrer en France.     Il rejoint dans un premier temps l’École Supérieure de Guerre à Paris (1964 à 1966). Mais dans le même temps, il reçoit de nombreux appels de la préfecture de police de Paris : des harkis de l'oued Berd ont réussi à rentrer en France après les accords d'Évian de 1962 et l'indépendance algérienne, pour s'installer à Choisy-le-Roi. Ils vivent dans des conditions très difficiles et manquent de tout : l'officier décide, avec l'aide de ses officiers de l'époque, de les aider, achetant tout ce qu'il peut et se battant pour rapatrier les familles des harkis en France. Il est l'un des rares officiers a ignorer l'interdiction d'aide mise en place par le Ministre de l'intérieur de l'époque, Roger Frey, qui exigeait des forces armées le refus d'aide aux membres des armées supplétives dont la vie était pourtant directement menacée. Au total, Maurice aide une cinquantaine de familles et plusieurs centaines de personnes, qui déménagent pour s'installer à Dreux, en Eure-et-Loir.     La carrière de l'officier continue en parallèle et n'est pas directement affectée par sa désobéissance. Il devient en 1966 officier parachutiste à Tarbes, devenant le chef du 13e régiment de dragons parachutistes, installé à Dieuze, en Moselle, quelques années plus tard. Cette unité était alors la meilleure de l'armée française dans la recherche du renseignement. En 1975, une fois terminé son temps de commandement au 13e RDP, il devient chef du Deuxième bureau à Baden, au IIe corps d’armée, quelques années avant de prendre sa retraite. Il deviendra par la suite écrivain, historien et politologue.     Aujourd'hui encore, le nom de Maurice Faivre est sacré dans la ville de Dreux : il a permis que ces familles puissent s'installer et trouver une sécurité, chose impossible en Algérie d'alors. Ils pleurent, comme nous, la disparition de Maurice Faivre. (Source : Passionmilitaria)   Distinctions Croix de la Valeur militaire (1957) Ordre national du Mérite Commandeur de la Légion d'honneur (2016) https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Faivre
    • Le 28 avril 2019 s'éteignait Bernard Dargols né le 5 mai 1920 à Paris, d’un père russe et d’une mère anglaise.     Son père, Paul Dargols, ingénieur en mécanique, importe du matériel américain pour l’industrie textile.. A 18 ans, il part pour Les Etats Unis. Son père souhaitant qu’il lui succède un jour, lui organise un stage d’un an à Cincinnati, New Jersey et New York.   En mai 1940, Bernard Dargols est à New-York lorsque la France déclare la guerre à l’Allemagne. Il a 20 ans. Il passe son conseil de révision et s’attend à être renvoyé en France. Mais la France est vaincue quelques semaines plus tard. En octobre de la même année Pétain serre chaleureusement la main d’Hitler à Montoire . Bernard refuse alors l’éventualité d’une intégration dans l’armée de Vichy, il se renseigne auprès du représentant de de Gaulle à New-York afin de rejoindre les Forces Françaises Libres, puis auprès du Consulat anglais. Tous lui conseillent d’attendre d’être appelé. Les mois passent.   Le 7 décembre 1941, les japonais bombardent la base navale américaine de Pearl Harbor causant de nombreuses victimes. Les États Unis entrent en guerre contre les japonais et leurs alliés allemands. C’est alors que Bernard décide de s’engager dans l’armée Américaine En 1942, Bernard Dargols reçoit sa convocation pour le camp d’entraînement de Fort-Dix dans le New Jersey. Après trois mois d’entraînement de base, il est envoyé dans le camp de Croft en Caroline du Sud. On lui propose de prendre la nationalité américaine sans perdre la citoyenneté française.     Ilest affecté au camp de Ritchie dans le Maryland. C’est le seul camp des renseignements militaires. Il y apprend sa future mission qui sera d’interroger des civils français pour obtenir et analyser les renseignements recueillis. Sa division quitte les Etats-Unis pour rejoindre le Pays de Galles. Le 5 juin 1944, après 6 mois d’entraînement intensif Bernard et son équipe embarquent à Cardiff à bord d’un Liberty ship. Ils débarquent 3 jours plus tard à Omaha beach ( St. Laurent sur Mer) au sein de la 2e division d’infanterie américaine.     Bernard participe entre autres à la libération des villages de Trévières, Saint-Georges-d’Elle, Cerisy-la-Forêt, Bérigny.     Fin juillet 1944, Il quitte la Normandie pour la Bretagne et les Ardennes avant d’occuper de nouvelles fonctions au sein du service de contre-espionnage de l’armée américaine : le Counter Intelligence Corps à Paris puis à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne). Bernard Dargols rentre aux Etats-Unis en janvier 1946, où il sera démobilisé. De retour à New York, Bernard se marie avec Françoise, une jeune française. Ils s’installent en France. La vie reprend son cours.   Bernard Dargols a conservé les valeurs que lui ont transmises ses parents et certains de ses professeurs. Il témoigna inlassablement auprès des jeunes générations pour qu'ils restent vigilants : « s’indigner et agir reste essentiel pour moi. » Il s'est éteint à l'âge de 98 ans. (Source : Association la tranchée de Verdun)
    • J'ouvre ce sujet qui est réservé aux dégradations de monuments voués au devoir de mémoire. (Tous dérapages, grossièretés, haines et vindications seront immédiatement retirés )   C'est avec colère que les habitants de la Grande Conque, au Cap d’Agde, ont découvert en début de semaine d'importantes dégradations sur la stèle de la Médaille Militaire. Instituée par Louis-Napoléon Bonaparte en 1852 et alors que la France commémore le bicentenaire de la disparition de l'Empereur Napoléon 1er, ce vandalisme est intolérable : la Médaille Militaire est la plus haute décoration militaire de l'armée française !      La stèle de la Médaille Militaire, située à la Grande Conque, n'a pas fière allure : le médaillon, central, a été arraché du poteau et volé. Si la valeur pécuniaire ne semble pas importante, elle pourrait l'être pour un collectionneur ou un revendeur de métaux. L'inscription « Valeur et discipline » n'a pas été touchée, comme le reste du monument. Mais quelle tristesse.   La Médaille Militaire se situe protocolairement et de préséance entre la légion d'honneur et l'ordre national du mérite. Cette médaille est la plus haute distinction militaire française destinée aux sous-officiers et aux soldats (elle peut être concédée en récompense de services exceptionnels aux officiers généraux). Elle a été instituée en 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte quelques semaines après son coup d’État honore les militaires et ne comporte aucun grade ou échelon : tous les médaillés militaires sont au même rang. Les soldats les plus anonymes et les plus grands chefs de guerre sont réunis sur un pied d’égalité sous une même devise « Valeur et Discipline ».   Souvent appelée « la Légion d’honneur du sous-officier », la Médaille militaire est la troisième décoration française dans l’ordre de préséance, après l’ordre de la Légion d’honneur et l’ordre de la Libération. Il convient de remplir certaines obligations pour se la voir décerner : être engagé sous les drapeaux depuis au moins huit ans, avoir été cité à l’ordre de l’armée, avoir été blessé au combat ou en service commandé et s’être signalé par un acte de courage et de dévouement   Chaque année, ce sont près de 3000 militaires qui vont recevoir cette médaille : plus d’un million de soldats et sous-officiers ont été décorés en un siècle et demi d’existence, tandis que près de 159.000 de ces militaires sont toujours vivants. À noter que plus de 10000 femmes ont reçu la Médaille militaire depuis 1859, ainsi que 10 emblèmes de régiments   Durant la 1ère Guerre mondiale, 950.000 soldats vont être médaillés, la plupart à titre posthume. Le nombre n'est que de 300 000 médaillés entre 1939 et 1945, et 12000 en Indochine. Enfin, en Algérie, 38000 soldats vont être récipiendaires de cette médaille. Source : Le Magazine du Cap d'Agde & legiondhonneur.fr