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Bonjour, 

je possède ce tableau de famille mais je n’arrive pas à identifier l’uniforme militaire ainsi que la décoration LH ou St Louis. Je peine donc à mettre un nom sur cette ancêtre. De même, pour ce prêtre décoré d’une LH impériale (?)8DD63825-435C-4D82-82B8-5C7C46B79DFD.thumb.jpeg.3d42a3f200b8aaccac6102e4c192bcb6.jpeg 
merci pour votre aide!

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  • Administrateur

Bonjour.

merci de respecter la charte du forum qui demande à chaque nouvel inscrit de se présenter à la communauté.

Ci dessous l'extrait de la charte.

Présentation forum militaire.png

Dans l'attente, le sujet est verrouillé.

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  • Administrateur

Bonjour,

Le 13/04/2021 à 19:43, Illus22 a dit :

je possède ce tableau de famille mais je n’arrive pas à identifier l’uniforme militaire ainsi que la décoration LH ou St Louis.

8DD63825-435C-4D82-82B8-5C7C46B79DFD.thumb.jpeg.3d42a3f200b8aaccac6102e4c192bcb6.jpeg

A la tenue, je dirait un Hussard, lorsque je regarde certains détails, notamment les dentelles des poignées de manche et la coiffure (chevelure ou perruque) avec un ruban noir nouer (on aperçoit une des boucles), me font penser à l'ancien régime.

Sous la Révolution, les cheveux seraient libre voir tressé, les dentelles de poignées disparaissent et surtout il porterait autour de la taille une ceinture bleu blanc rouge.

Sous l'Empire, la tenue à évolué un peu en devenant exubérante, réhaussé de couleur chatoyante, les cheveux sont tressés et les moustaches pendantes sont de mise. 

De là forcément on peut s'orienter vers l'ordre royal et militaire de saint Louis. 

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Maintenant on ne peut se fier qu'à ces détails, car la représentation est une toile, certains détails (comme la médaille) sont approximatifs par exemple on distingue sept branches à la croix, or l'ordre de St Louis en possède quatre et la Légion d'honneur cinq.

Il faut savoir aussi que des fois les peintures étaient retouchée dans le temps, par l'adjonction de détails comme des galons, des décorations.

Et pour ne pas facilité la chose le 1er type de la Légion d'honneur ne possède pas de couronne.

http://www.cndp.fr/crdp-reims/ressources/dossiers/legiondhonneur/panneau8ter/panneau8ter.htm

Le 13/04/2021 à 19:43, Illus22 a dit :

De même, pour ce prêtre décoré d’une LH impériale (?)

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La mosette est une courte pèlerine descendant jusqu'au milieu du torse et boutonnée par devant, sans capuche depuis 1984 ; elle constitue l'une des pièces de l'habit de chœur des cardinaux et des évêques ainsi, souvent, que de celui des chanoines. Elle marque le pouvoir de juridiction. Les protonotaires apostoliques et les autres prélats romains n'ont pas droit à la mosette. Généralement portée sur le rochet, elle n'est pas utilisée pour l'administration des sacrements.

Le pape porte une mosette de velours rouge bordée d'hermine blanche en hiver, de soie blanche bordée d'hermine pendant le temps pascal ou de soie rouge, en été. La mosette des cardinaux est rouge, celle des évêques violette doublée et filetée de cramoisi. Depuis les réformes de 1969, elle peut être portée par tous les évêques en tous lieux, mêmes par les évêques titulaires, le mantelet étant aboli pour eux.

Jadis, pendant les temps de l'avent et du carême, aux Quatre-Temps, aux vigiles des fêtes solennelles, aux offices funèbres et durant la vacance du Siège romain, en signe de pénitence ou de deuil, les cardinaux portaient la mosette violette doublée, filetée et boutonnée de cramoisi et les évêques une mosette noire avec doublure, filetage et boutons violets. Les cardinaux avaient la mosette de laine en hiver et de soie moirée en été. Ils avaient en outre une mosette en soie moirée de couleur de rose sèche qu'ils utilisaient les dimanches de Gaudete et Læatare.

La couleur de la mosette des chanoines est déterminée par les statuts de leur chapitres ou les privilèges qui lui ont été concédés. Si la plupart des chapitres porte une mosette noire, généralement agrémentée de boutons et d'ornements de couleur (rouge, violet, vert, etc.), quelques uns font usage d'une mosette violette (Chapitre cathédral de Saint-Louis-des-Invalides [archive]) ou rouge (Saint-Maurice-d'Agaune). Si le chapitre n'a pas la concession du rochet, il peut porter la mosette sur le surplis.

Les statuts synodaux des diocèses prescrivaient parfois le port de la mosette par certains dignitaires, tels les vicaires forains (doyens), voire les curés ou certains bénéficiers ou chapelains. Là encore, les couleurs variaient selon les diocèses.

Les chapelains des ordres chevaleresques portent la mosette de leur ordre : violette ou noire filetée de violet avec la croix de Malte blanche pour l'ordre souverain de Malte, blanche, avec la croix de Jérusalem rouge pour l'ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, de soie moirée rouge avec la croix de l'ordre pour l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare de Savoie, violette ou bleue avec la croix constantinienne pour l'ordre Constantinien de Saint-Georges, etc.

En France, les aumôniers militaires de l'armée de terre, portent une mosette noire, filetée et boutonnée d'orangé. La mosette des aumôniers de marine est noire, filetée et boutonnée de bleu.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Costume_ecclésiastique

J'avoue que je comptais sur la couleur de la pélerine pour définir la période mais ça ne semble pas si simple... ainsi que son rang :

"les cardinaux portaient la mosette violette doublée, filetée et boutonnée de cramoisi "

Bon là je n'arrive pas à voir vraiment la décoration, de loin il me semble voir une couronne au dessus de la croix qui semble de travers...

Si cette toile est chez vous, peut être pourriez vous essayer de photographier la décoration de plus prés, si effectivement cette croix comporte une couronne, cela confirmerait une Lh impériale. 

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  • 2 weeks later...

Bonsoir et merci pour toutes ces informations et votre aide  

pour l’officier je pensais à un hussard ou à un chef de bataillon de l’artillerie à cheval de la garde impériale mais la coiffure ne correspond pas. La légende familiale dit que son nom est Jacques mais je ne trouve que des officiers d’infanterie dans cette branche. Difficile de trouver des noms de la famille dans les listes de chevaliers de St Louis : Despence de Railly, d’Ennery, Jacques, de La Coudre. 
pour le prêtre, je pense à un chanoine, Luc-Antoine Jacques, de Gray ... mais je ne le trouve pas sur la base Eléonore. Et effectivement difficile de trouver une Mosette bleu ciel à liseré rouge. 
je tourne un peu en rond...

J’ai reçu de ma grand mère une croix de St Louis Ancien régime et une LH miniature Empire ou Restauration. 
 

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  • Administrateur

Bonjour,

Magnifiques décorations familiale.

La photo rapprochée de la toile du prête nous permet de distinguer la couronne qui permet d'affirmer que c'est bien un Légion d'honneur impériale.

Le 22/04/2021 à 22:55, Illus22 a dit :

pour le prêtre, je pense à un chanoine, Luc-Antoine Jacques, de Gray ... mais je ne le trouve pas sur la base Eléonore. Et effectivement difficile de trouver une Mosette bleu ciel à liseré rouge. 
je tourne un peu en rond...

Alors il faut savoir que tous les légionnaires ne sont pas inscrit dans les dossiers (notamment ceux qui l'ont reçus sous le feu) et tous les dossiers ne sont pas rentré dans le base Léonore.

https://www.culture.gouv.fr/Espace-documentation/Bases-de-donnees/Fiches-bases-de-donnees/Leonore-l-index-des-titulaires-de-l-Ordre-de-la-Legion-d-Honneur

Il est possible de demander (par écrit postal) auprès de la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur, par contre il faut s'armer de patience. (Je l'ai fait pour une comtesse qui a officié comme infirmière durant les deux guerre... et qui avait été faite chevalier de la Lh, rien sur la base Léonore, mais à la GCLH il avait la trace, j'ai reçu la réponse un an prés la demande.)

Le 22/04/2021 à 22:55, Illus22 a dit :

pour l’officier je pensais à un hussard ou à un chef de bataillon de l’artillerie à cheval de la garde impériale mais la coiffure ne correspond pas. La légende familiale dit que son nom est Jacques mais je ne trouve que des officiers d’infanterie dans cette branche.

Il faudrait trouver un spécialiste des uniformes de l'ancien régime, capable de définir l'arme à l'aide d'un détail qui nous reste "invisible".

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Bonsoir,

dommage que je n’arrive pas à attribuer les décorations à leur propriétaire. Je vais continuer à creuser, difficile d’identifier le chanoine et l’officier mais je ne désespère pas! En revanche, pour la Chancellerie, c’est une autre histoire pour m’y être déjà frotté il y a qq temps!

merci!

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  • 2 weeks later...

Qq nouvelles:

La réponse du conservateur :

C'est avant tout un beau portrait. Sûrement d'Ancien Régime et possiblement français.
L'uniforme est bien rendu malgré un galon de grade fantaisiste et des manchettes à volants théoriquement interdites par les règlements mais souvent présentes sur les portraits (coquetterie de hussards).
L'uniforme est vert foncé à tresses et galons dorés, ce qui exclurait les régiments de la guerre de 7 Ans (tous les hussards sont en vert foncé, tresses et boutons blancs et culotte rouge en 1762). Reste le régiment de Conflans créé en 1776 qui prit la culotte rouge en 1786 (et fut renommé Saxe en 1789, puis émigra). Le colback d'officier (la troupe porte le mirliton) est d'ailleurs assez fidèle à ceux connus de 1778.

S'il s'agit bien d'un portrait de famille, cet officier français porterait l'uniforme des hussards de Conflans, sous Louis XVI. Nous disposons la collection du musée d'un portrait d'officier de Conflans avant 1789 (avec perruque à 1 seul rouleau). Le dolman porte des tresses encadrées et les manches quatre galons (trop) simples. Les peintres prenaient visiblement beaucoup de libertés avec leurs modèles.
Il viendrait donc du futur 5e Hussards. 

Enfin, quant à la décoration, en effet elle ne peut représenter l'ordre de Saint-Louis que pour quelqu'un qui n'en a jamais vu ! Là encore, le peintre a peut-être interprété ...

Étonnamment, ce portrait paraît plus ancien que 1776-1780 et l'uniforme fait plus penser aux Hongrois ou Russes qu'aux Français, cependant, il y avait des officiers "à la suite" (voire anciennement à la suite) des régiments dont les tenues pouvaient être"riches", "originales" voire "fantaisistes".
Le général Raymond Boissau a réuni tous les officiers d'Ancien Régime dans son dictionnaire des officiers de hussards de l'Ancien Régime, peut-être y retrouverez-vous le nom de la famille qui possède cette belle peinture.

Responsable scientifique Musée International des Hussards
& Fonds archéologique
Musée Massey - Jardin Massey 65 000 Tarbes

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    • Bonsoir, Je passe bientôt mes concours de GAV et une question me trotait dans la tête... J'ai un nom de famille très long, composé de 3 parties, en tout 13 lettres et 2 espaces. Du coup je me demandais, quand c'est comme ça, sur les étiquettes des uniformes mon nom sera indiqué de qu'elle façon ? Bonne soirée à tous ! En espérant avoir une réponse à ma question.
    • De passage à Nantes pour une formation, cherchant une boulangerie qui ferai des café à emporter, je suis "tombé" sur ce monument : Le mémorial du champ de tir du Bêle à Nantes   Le Bêle, un champ de tir devenu lieu de mémoire Camp d’entrainement militaire depuis 1879, le champ de tir du Bêle devient pendant la Seconde Guerre mondiale le principal lieu d’exécution des résistants à Nantes. Le 30 août 1941, on y fusille Marin Poitiers, premier résistant nantais à tomber sous les balles de l’Occupant. En octobre 1941, 16 des 50 otages y trouvent la mort. Suite au « procès des 42 », mes 37 condamnés à mort y sont exécutés les 29 janvier, 13 février et 7 mai 194. Cette même année, le « procès des 16 » s’achève par 15 condamnations à mort : 11 résistants sont fusillés au Bêle, le 25 août 1943. En tout, ce sont plus de 80 personnes qui seront fusillées au champ de tir du Bêle pendant la guerre.   Le 20 octobre 1941, le lieutenant-colonnel Hotz commandant de la place de Nantes était exécuté par la résistance. En représailles et sur ordre du régime Nazi, 16 otages emprisonnés à Nantes furent fusillés en ce site du Bêle, le 22 octobre, ainsi que 27 autres à Châteaubriant et 5 autres résistants nantais au Mont-Valérien. Le thème des Otages a depuis lors profondément marqué m’ouvre de Jules PARESSANT, sculpteur, peintre et mosaïste nantais. L’artiste a réalisé cette œuvre en commémoration du cinquantenaire de l’exécution des Otages.   Martyrs fusillés en ces lieux de 1941 à 1944. Adam H., Allano M., Aubert C., Bale L., Barbeau C., Birien P., Blot J., Blouin A., Blanco B., Blasco M., Boissard M., Bosquet M. , Bouvier J., Bregeon A., Brisson Y., Carrel R., Chrarriol E.,Chauvin A., Chauvin E., Chevy R., Cléro V., Coiffe L., Colas J., Creuze F., Dabat M., David J., Bronstein S. De Feliquier H., Douineau R., Dréant, Duguy M., Fougeard R., Fourny A., Fraix J., Cabaret A., Garbatz M., Gautier H., Gautrer A., Gil J., Glou J.P., Gomez A., Grassineau R., Grelleau P., Grolleau J.P., Juilloux J., Guinolseau A., Hervé R., Héry J., Héry J., Ignasiac L., Jamet G., Jost L., Jouaud M., Lacazette M., Lagathu M. Lebris E., Leeièvre H., Legendre M. Legrand R., Lelan C., Lemée E., Le Moal A., Lepaih L., Le Parc E., Lerrend, Losq J., Michel M., Millot C., Mougenot F., Pérocheau A., Platiau J., Poirier M., Prietteau, Rouault A., Royer F., Sanchez, Sérot J., Temple J., Thomazeau F., Tompousky G., Turpin C., Viaud M.     Y ont été également injustement fusillées Manuela Alvarez et Victorine Faucher le 6 mai 1918. Elles sont tombées mortes le matin à 6 heures précises sous le feu de 2 piquets . L’un du 51° régiment d’artillerie et l »autre du 90° RA. Jugées pour espionnage par le conseil de guerre de Nantes. Elles ont fortement impressionnées toutes les personnes présentes lors de leur exécution par leur courage. C’est le médecin Pichat qui a constaté leur décès.
    • Le 4 novembre 2020, disparaissait le général Maurice Faivre , officier Dragons-parachutistes en Algérie au début des années 1960, défenseur emblématique des Harkis, dont il s'est occupé après la cessation des combats, sauvant des dizaines de familles. Un héros oublié.      Il y a des histoires inconnues du grand public qui méritent d'être partagées. Celle de Maurice Faivre est l'une d'elles. Maurice nait le 19 mars 1926 à Morteau, dans le Doubs. Il est, entre 1947 et 1949, élève à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il va sortir Major de promotion de la promotion Rhin et Danube. À l'issue de sa formation, il décide de s'orienter vers la Cavalerie et la Légion étrangère. Mais l'État-major ne le voit pas comme ça et lui propose de rejoindre la branche des Renseignements militaires.     Entre 1949 et 1950, Maurice suit les cours de l'École d'application de l'Arme blindée-Cavalerie installée à Saumur. Et le 20 août 1955, il est déployé pour la première fois en Algérie, basé à Constantine où il constate les conditions très difficiles des populations locales. À la tête d'un escadron d'appelés, le capitaine Faivre est chargé de la construction, en banlieue de Constantine, d'un village destiné à reloger les habitants des bidonvilles, puis à la construction de maisons pour les ouvriers agricoles de Guettar-el-Aiech.     En 1958, il retourne à l'École d'application de l'Arme blindée-Cavalerie de Saumur. Il est alors retenu pour partir une seconde fois en Algérie, en 1960. Il doit notamment, à la tête de son escadron, protéger une région comprenant trois villages. Pour cette tâche, il s'adjoint une soixantaine de harkis. Une équipe médicale, menée par son épouse Monique, soigne gratuitement les populations, en soutien des forces armées. En octobre 1960, après l'assassinat d'un harki, il décide d'intensifier les relations entre eux et l'armée française. Ses hommes construisent de nouvelles infrastructures, dont une nouvelle école et une route. Maurice organise même un pèlerinage traditionnel au marabout de Taftis, en soutien à la population. L'officier, désormais commandant, est très lié aux habitants de l'oued Berd. Mais en octobre 1961, son régiment est dissous et rappelé : Maurice Faivre doit quitter l'Algérie dans les semaines qui suivirent pour rentrer en France.     Il rejoint dans un premier temps l’École Supérieure de Guerre à Paris (1964 à 1966). Mais dans le même temps, il reçoit de nombreux appels de la préfecture de police de Paris : des harkis de l'oued Berd ont réussi à rentrer en France après les accords d'Évian de 1962 et l'indépendance algérienne, pour s'installer à Choisy-le-Roi. Ils vivent dans des conditions très difficiles et manquent de tout : l'officier décide, avec l'aide de ses officiers de l'époque, de les aider, achetant tout ce qu'il peut et se battant pour rapatrier les familles des harkis en France. Il est l'un des rares officiers a ignorer l'interdiction d'aide mise en place par le Ministre de l'intérieur de l'époque, Roger Frey, qui exigeait des forces armées le refus d'aide aux membres des armées supplétives dont la vie était pourtant directement menacée. Au total, Maurice aide une cinquantaine de familles et plusieurs centaines de personnes, qui déménagent pour s'installer à Dreux, en Eure-et-Loir.     La carrière de l'officier continue en parallèle et n'est pas directement affectée par sa désobéissance. Il devient en 1966 officier parachutiste à Tarbes, devenant le chef du 13e régiment de dragons parachutistes, installé à Dieuze, en Moselle, quelques années plus tard. Cette unité était alors la meilleure de l'armée française dans la recherche du renseignement. En 1975, une fois terminé son temps de commandement au 13e RDP, il devient chef du Deuxième bureau à Baden, au IIe corps d’armée, quelques années avant de prendre sa retraite. Il deviendra par la suite écrivain, historien et politologue.     Aujourd'hui encore, le nom de Maurice Faivre est sacré dans la ville de Dreux : il a permis que ces familles puissent s'installer et trouver une sécurité, chose impossible en Algérie d'alors. Ils pleurent, comme nous, la disparition de Maurice Faivre. (Source : Passionmilitaria)   Distinctions Croix de la Valeur militaire (1957) Ordre national du Mérite Commandeur de la Légion d'honneur (2016) https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Faivre
    • Le 28 avril 2019 s'éteignait Bernard Dargols né le 5 mai 1920 à Paris, d’un père russe et d’une mère anglaise.     Son père, Paul Dargols, ingénieur en mécanique, importe du matériel américain pour l’industrie textile.. A 18 ans, il part pour Les Etats Unis. Son père souhaitant qu’il lui succède un jour, lui organise un stage d’un an à Cincinnati, New Jersey et New York.   En mai 1940, Bernard Dargols est à New-York lorsque la France déclare la guerre à l’Allemagne. Il a 20 ans. Il passe son conseil de révision et s’attend à être renvoyé en France. Mais la France est vaincue quelques semaines plus tard. En octobre de la même année Pétain serre chaleureusement la main d’Hitler à Montoire . Bernard refuse alors l’éventualité d’une intégration dans l’armée de Vichy, il se renseigne auprès du représentant de de Gaulle à New-York afin de rejoindre les Forces Françaises Libres, puis auprès du Consulat anglais. Tous lui conseillent d’attendre d’être appelé. Les mois passent.   Le 7 décembre 1941, les japonais bombardent la base navale américaine de Pearl Harbor causant de nombreuses victimes. Les États Unis entrent en guerre contre les japonais et leurs alliés allemands. C’est alors que Bernard décide de s’engager dans l’armée Américaine En 1942, Bernard Dargols reçoit sa convocation pour le camp d’entraînement de Fort-Dix dans le New Jersey. Après trois mois d’entraînement de base, il est envoyé dans le camp de Croft en Caroline du Sud. On lui propose de prendre la nationalité américaine sans perdre la citoyenneté française.     Ilest affecté au camp de Ritchie dans le Maryland. C’est le seul camp des renseignements militaires. Il y apprend sa future mission qui sera d’interroger des civils français pour obtenir et analyser les renseignements recueillis. Sa division quitte les Etats-Unis pour rejoindre le Pays de Galles. Le 5 juin 1944, après 6 mois d’entraînement intensif Bernard et son équipe embarquent à Cardiff à bord d’un Liberty ship. Ils débarquent 3 jours plus tard à Omaha beach ( St. Laurent sur Mer) au sein de la 2e division d’infanterie américaine.     Bernard participe entre autres à la libération des villages de Trévières, Saint-Georges-d’Elle, Cerisy-la-Forêt, Bérigny.     Fin juillet 1944, Il quitte la Normandie pour la Bretagne et les Ardennes avant d’occuper de nouvelles fonctions au sein du service de contre-espionnage de l’armée américaine : le Counter Intelligence Corps à Paris puis à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne). Bernard Dargols rentre aux Etats-Unis en janvier 1946, où il sera démobilisé. De retour à New York, Bernard se marie avec Françoise, une jeune française. Ils s’installent en France. La vie reprend son cours.   Bernard Dargols a conservé les valeurs que lui ont transmises ses parents et certains de ses professeurs. Il témoigna inlassablement auprès des jeunes générations pour qu'ils restent vigilants : « s’indigner et agir reste essentiel pour moi. » Il s'est éteint à l'âge de 98 ans. (Source : Association la tranchée de Verdun)
    • J'ouvre ce sujet qui est réservé aux dégradations de monuments voués au devoir de mémoire. (Tous dérapages, grossièretés, haines et vindications seront immédiatement retirés )   C'est avec colère que les habitants de la Grande Conque, au Cap d’Agde, ont découvert en début de semaine d'importantes dégradations sur la stèle de la Médaille Militaire. Instituée par Louis-Napoléon Bonaparte en 1852 et alors que la France commémore le bicentenaire de la disparition de l'Empereur Napoléon 1er, ce vandalisme est intolérable : la Médaille Militaire est la plus haute décoration militaire de l'armée française !      La stèle de la Médaille Militaire, située à la Grande Conque, n'a pas fière allure : le médaillon, central, a été arraché du poteau et volé. Si la valeur pécuniaire ne semble pas importante, elle pourrait l'être pour un collectionneur ou un revendeur de métaux. L'inscription « Valeur et discipline » n'a pas été touchée, comme le reste du monument. Mais quelle tristesse.   La Médaille Militaire se situe protocolairement et de préséance entre la légion d'honneur et l'ordre national du mérite. Cette médaille est la plus haute distinction militaire française destinée aux sous-officiers et aux soldats (elle peut être concédée en récompense de services exceptionnels aux officiers généraux). Elle a été instituée en 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte quelques semaines après son coup d’État honore les militaires et ne comporte aucun grade ou échelon : tous les médaillés militaires sont au même rang. Les soldats les plus anonymes et les plus grands chefs de guerre sont réunis sur un pied d’égalité sous une même devise « Valeur et Discipline ».   Souvent appelée « la Légion d’honneur du sous-officier », la Médaille militaire est la troisième décoration française dans l’ordre de préséance, après l’ordre de la Légion d’honneur et l’ordre de la Libération. Il convient de remplir certaines obligations pour se la voir décerner : être engagé sous les drapeaux depuis au moins huit ans, avoir été cité à l’ordre de l’armée, avoir été blessé au combat ou en service commandé et s’être signalé par un acte de courage et de dévouement   Chaque année, ce sont près de 3000 militaires qui vont recevoir cette médaille : plus d’un million de soldats et sous-officiers ont été décorés en un siècle et demi d’existence, tandis que près de 159.000 de ces militaires sont toujours vivants. À noter que plus de 10000 femmes ont reçu la Médaille militaire depuis 1859, ainsi que 10 emblèmes de régiments   Durant la 1ère Guerre mondiale, 950.000 soldats vont être médaillés, la plupart à titre posthume. Le nombre n'est que de 300 000 médaillés entre 1939 et 1945, et 12000 en Indochine. Enfin, en Algérie, 38000 soldats vont être récipiendaires de cette médaille. Source : Le Magazine du Cap d'Agde & legiondhonneur.fr