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  • Administrateur

Vous allez me dire Jean Marais cavalier, quoi d'étonnant pour un acteur de film de "capes et d'épées" oui, sauf que là ce n'est pas le scénario d'un film.

Tout le monde connait l'épopée de Jean Gabin à la 2ème DB. Mais qui connait celle du capitan, du bossu, de fantomas, alias Jean Marais.

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L'acteur Jean Marais, soldat de la 3e compagnie du 501e régiment de chars de combat.

 

Jean Marais ne connut pas de vraie action de résistance à part celle de mettre KO un journaliste collaborationniste (Alain Laubreaux, octobre 1943) de "Je suis partout" qui contestait le film éternel retour, allégorie (sans le dire) contre la France occupée. Jamais "l'éphèbe" de Jean Cocteau ne mangea le pain des Allemands.

A la libération de Paris, l'acteur décida d'agir (les résistants ne savaient pas trop quoi faire de lui) et fit le coup de feu, apprenant sur le tas. Il garda aussi l'Elysée. Marais faillit être tué à l'opéra. Puis il décida de s'engager dans la 2ème DB.

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partageant la vie de ses camarades, loin des projecteurs.

 

Simple cavalier- chauffeur de sa jeep Célimène (ou de camion), au 501 ème RCC (3ème cie), qui transportait un peu tout. Il y sert, accompagné de son célèbre chien Moulouk (qu'il a trouvé attaché en forêt de Compiègne en 1940 et adopté, et qui est apparu dans le film L'Éternel Retour).

Marais fut stoïque sous le feu et fit sa mission sans broncher, On salue sa bravoure, étant un des seuls conducteurs à rester au volant de son véhicule lors du bombardement de sa colonne à Marckolsheim en Alsace (modestement, il tiendra à relativiser dans ses interviews ultérieures cette attitude courageuse, l'expliquant par une volonté à ce moment d'être tranquille au chaud pour déguster des confitures de cerises).

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 Il fut décoré de La Croix de guerre.

( Source : Rudolph de Patureaux écrivain / Wikipédia )

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    • By Bouchon-Gras 49
      La France vient de perdre un de ses héros :
       
        17-02-2018 Décès de Jacques Hébert, ancien de la 2e DB et Compagnon de la Libération
      Posté dans Forces terrestres, Histoire militaire par Laurent Lagneau Le 17-02-2018        
      « Je vous mets 14. Eh bien, mon vieux, vous en avez mis du temps pour faire votre première année! », dit un jeune professeur de médecine à son élève. « J’avais une guerre à faire, monsieur », lui répondit ce dernier.
      Cet élève était Jacques Hébert. Compagnon de la Libération, ancien de la 2e Division Blindée (DB) du général Leclerc, il s’est éteint à l’âge de 97 ans, le 15 février, à Falaise, sa ville natale.
      Le 21 juin 1940, et alors que l’armistice demandé par le maréchal Pétain à l’Allemagne n’est pas encore signé, Jacques Hébert décide d’abandonner ses études de médecine et embarque, avec son frère, à bord du navire polonais MS Batory, qui doit alors appareiller de Saint-Jean-de-Luz pour rallier le Royaume-Uni.
      Arrivé à Londres, le jeune homme rejoint le général de Gaulle et s’engagé dans les Forces françaises libres en tant que 2e classe. Il est ensuite affecté à la 1ère Compagnie autonome de chars de combat. Il n’a pas 20 ans. Pourquoi avoir choisi les blindés? « Parce que que la mécanique était ce qui se rapprochait le plus de l’anatomie », dira-t-il.
      En septembre 1940, Jacques Hébert participe à l’expédition de Dakar (opération Menace), qui se soldera par un échec après des combats entre Français libres et les forces françaises obéissant à Vichy. Le jeune homme prend part ensuite à la campagne du Gabon qui permettra le ralliement de l’Afrique-Équatoriale française (AEF) à la France libre. Mais, le 23 octobre, il se blesse accidentellement à Oyem.
      Quelques mois plus tard, Jacques Hébert est affecté à la Brigade française libre d’Orient. Promu caporal, il est une nouvelle fois blessé, cette fois par un éclat d’obus, lors de combats à Néjah, près de Damas, lors de la campagne de Syrie.
      En août 1941, nommé sergent, il est sélectionné pour suivre le cours des aspirants à Damas. Trois mois plus tard, il est affecté à la 3e section de la 1ere Compagnie de chars de combat. Par la suite, il continue sa formation à l’école des chars du Middle East à Héliopolis. Puis il retrouve l’action, en Libye. En octobre 1942, il reçoit sa troisième blessure, lors de la bataille d’El Alamein.
      Une fois remis, promu sous-lieutenant, Jacques Hébert continue la guerre en Tunisie (mars/mai 1943). Puis il est affecté au 501e Régiment de chars de combat, intégré à la 2e Division blindée qui vient alors d’être créée. En avril 1944, avec son unité, il quitte l’Afrique du Nord pour l’Angleterre.
      En août de la même année, le lieutenant Hébert retrouve le sol français, après avoir débarqué Utah Beach. Au cours de la bataille de Normandie, le jeune officier s’illustre à plusieurs reprises au mépris du danger (et des tirs nourris des canons anti-chars ennemis). Les 24 et 25, il se distingue à nouveau lors de la libération de Paris, notamment à Fresnes, aux Tuileries et place de la Concorde, et parvient à assurer la liaison avec les unités de son groupements.
      En septembre, le jeune officier prend part à la bataille des Vosges et d’Alsace. Et il trouve encore l’occasion de s’illustrer à maintes reprises, grâce à son calme et son sang-froid face aux tirs nourris de l’ennemi. En 1945, nommé à la tête de la compagnie d’appui du 501e RCC, il combat en Allemagne. Dans la nuit du 4 au 5 mai, son unité reporte des succès décisifs sur la route menant au nid d’aigle d’Hitler, à Berchtesgaden. Mais il est une nouvelle fois blessé accidentellement. Cette année-là, il est fait Compagnon de la Libération.
      Après la capitulation allemande, Jacques Hébert est affecté au Secrétariat particulier du ministre de la Guerre, puis au cabinet militaire du résident général de France à Tunis. En 1946, la guerre « faite », il quitte l’uniforme pour reprendre, à 26 ans, ses études de médecine qu’il avait abandonnées alors qu’il était en première année. Spécialisé en cardiologie, il devient médecin-chef du Centre interprofessionnel de Médecine du Travail à Cherbourg, ville dont il deviendra le maire (1959-1977) et le député (1962-1973) avec l’étiquette UNR (le parti gaulliste à l’époque).
      Au Palais-Bourbon, il assurera les fonctions de vice-président de la commission de la Défense nationale entre 1968 et 1969. Il cessera ses activités professionnelles et politiques en 1982.
      Compagnon de la Libération, Jacques Hébert était aussi Grand Officier de la Légion d’Honneur et titulaire de la Croix de Guerre 39/45 (avec 4 citations), de Médaille coloniale avec agrafes « Libye » et « Tunisie », de la Presidential Unit Citation (États-Unis) et de Médaille des Services Volontaires dans la France Libre.
      « Mon engagement fut le résultat de la conjonction en moi du refus total de l’inadmissible défaite de 1940, de la volonté de résister à l’ennemi et de l’amour de la France. Nos hommes avaient une âme de feu dans un corps de fer. Nous n’avons pas été des héros, seulement des hommes libres », a écrit Jacques Hébert, dans ses mémoires. (*)
      (*) Jacques Hebert …des Hommes Libres
      image: http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=zonemili-21&l=am2&o=8&a=2355070725
      , par Jacques Hébert  

      En savoir plus sur http://www.opex360.com/2018/02/17/deces-de-jacques-hebert-ancien-de-2e-db-compagnon-de-liberation/#y3WBTc0oJcT0mIh8.99

      Je vous renvoi également vers ce lien : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-compagnons/452/jacques-hebert
       
    • By Bouchon-Gras 49
      Décès d' un grand pilote ( peu connu du grand publique ) qui restera un exemple pour notre jeunesse.
       
      11.08.2017
      Décès de Louis Lemaire, l’un des derniers pilotes français du D-Day
      Le colonel Louis LEMAIRE, alias "Lohic", ancien pilote du Groupe de chasse II/2 Berry (Squadron 345 de la Royal Air Force) pendant la Seconde Guerre mondiale, est décédé le 8 août 2017 à Aix-en-Provence.
      Ses obsèques se dérouleront ce vendredi 11 août, en l’église de Saint-Marc-Jeaumegarde (Bouches-du-Rhône).
      Sa biographie.
      Né le 5 août 1918, Louis LEMAIRE est le fils de Jacques LEMAIRE, avocat à la Cour d’appel de Paris, et de Marthe SURCOUF, une arrière-petite-nièce du célèbre corsaire Robert SURCOUF.
      En 1938, Louis LEMAIRE intègre l’Ecole de l’Air pour devenir pilote de chasse. Après l’Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, le sous-lieutenant LEMAIRE tente de passer en Angleterre à l’aide d’un bimoteur mais, faute de carburant, il doit renoncer. Il se résigne alors à rester dans l’armée d’Armistice et se retrouve en Syrie en juin 1941 où il combat les Anglais.
      Il est en poste en Afrique du Nord lorsque les Alliés y débarquent en novembre 1942. Reprenant la lutte contre l’Axe aux côtés des Alliés, le lieutenant LEMAIRE effectue dans les mois qui suivent 42 missions de Coastal Command au profit de la RAF.
      Début 1944, le lieutenant LEMAIRE se retrouve affecté au sein du Squadron 345 de la RAF (ou Groupe de chasse II/2 Berry), nouvellement créé. Le Squadron 345, doté de 22 Spitfire, est déclaré opérationnel le 28 avril 1944 et effectue sa première mission de guerre le 2 mai 1944, à partir de sa base de Shoreham dans le Sussex. A l’aube du 6 juin 1944, le lieutenant LEMAIRE, qui appartient au A Flight du Squadron 345, participe à la mission de couverture aérienne de la plage de Utah Beach où débarque la 4e DI US. Ce jour-là, le Squadron 345 perd un pilote, le lieutenant JOUBERT des OUCHES, fait Compagnon de la Libération à titre posthume. Dans les jours qui suivent, le lieutenant LEMAIRE enchaîne les missions de protection de bombardiers, de convois au-dessus de la Manche, de patrouilles sur la presqu’île du Cotentin, de mitraillages de troupes au sol.
      Entre le 2 mai et le 19 juin 1944, le lieutenant LEMAIRE accomplit ainsi 25 missions de guerre, la plupart au-dessus du territoire ennemi. Le 25 décembre 1944, le capitaine Lemaire est nommé commandant du A Flight du Squadron 345 (ou 5e escadrille du GC II/2 Berry).
      Le 8 février 1945, lors d’une mission de mitraillage au sol, son Spitfire est touché par la Flak : son poste- radio est détruit et sa commande de direction endommagée. Il parvient à rentrer à sa base. Le 20 février 1945, au cours de l’attaque d’un train, son Spitfire est touché de plein fouet par un obus de 20 mm tiré par la Flak mais il parvient de nouveau à ramener son avion. Le 10 avril 1945, mitraillant une colonne de véhicules allemands en Hollande, il reçoit un coup direct tiré par la Flak : une partie de son aile gauche est arrachée jusqu’à la moitié de la cocarde. Cette fois, impossible de rentrer à la base. Il se pose en catastrophe dans un champ. Son avion est complètement détruit mais le capitaine LEMAIRE est retrouvé seulement contusionné et évanoui.
      A la date du 8 mai 1945, le capitaine LEMAIRE totalise 152 missions dont 98 missions offensives contre des objectifs au sol, toutes effectuées durant son affectation au Squadron 345. Au total, le Squadron 345 sort de la guerre avec quatorze pilotes morts (dont 13 tués au combat), 27 avions perdus, 22 avions endommagés par la Flak.
      Le capitaine LEMAIRE est fait chevalier de la Légion d’honneur le 21 juin 1945 et sa Croix de guerre 39- 45 est chargée de cinq citations dont quatre palmes et une étoile d’argent. Le 11 mars 1946, il est décoré de la Distinguished Flying Cross (DFC).
      Après 1945, le capitaine LEMAIRE poursuit sa carrière au sein du Groupe de chasse Alsace qu’il commande en second en Indochine, et où il est décoré de la Croix de guerre des TOE (deux palmes) et où il est fait officier de la Légion d’honneur le 31 décembre 1947. Le lieutenant-colonel LEMAIRE participe ensuite à la guerre d’Algérie, où il reçoit la Croix de la Valeur militaire (avec étoile d’argent) et où il est fait commandeur de la Légion d’honneur le 10 octobre 1956.
      Le colonel LEMAIRE quitte finalement l’armée de l’Air dans les années 70 et prend sa retraite à Aix-en-Provence.
       
      ( Source : Ligne de Défense )
    • By Bouchon-Gras 49
      En ce " beau " jour de juin, souvenons nous de l' appel que fit un général, alors inconnu du plus grand nombre et qui restera encré dans l' Histoire comme le début de la lutte, de la résistance... à l' envahisseur nazi en France.
      Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle : texte et circonstances
       
      Depuis Londres, le général de Gaulle prononce, le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, un appel à la résistance invitant les Français à refuser la défaite et à combattre. Celui-ci n'a pas été enregistré, les techniciens de la BBC étant alors trop occupés à préparer l'enregistrement du discours de Winston Churchill, Premier ministre britannique. Retrouvez ci-dessous les circonstances et le texte exact du discours du 18 juin 1940 du général de Gaulle.
       
      Le contexte
       
      Le 16 juin 1940 suite à la démission du Président du Conseil, Paul Reynaud, le général de Gaulle décide de partir le lendemain pour l'Angleterre afin de poursuivre le combat.
      Accompagné de son aide de camp, le lieutenant Geoffroy de Courcel, il s'installe provisoirement dans un appartement prêté par un Français, près de Hyde Park, au centre de Londres, au numéro 6 de Seymour Place.
      Il y rédige le texte de l'Appel qu'il prononce le 18 juin 1940, vers 20 heures, sur les ondes de la B.B.C. Dans ses Mémoires de Guerre le Général décrit les circonstances qui ont entouré l'Appel.

      « La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s'offrait pour cela. Dès l'après-midi du 17 juin, j'exposai mes intentions à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages de l'Angleterre qu'aurais-je pu faire sans son concours ? Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la B.B.C. à ma disposition. Nous convînmes que je l'utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l'armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu'il l'avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l'on connaît. »

      Texte de l'appel du 18 juin
       
      "Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
       
      Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
       
      Affiche ayant suivi l'appel du 18 juin 1940
      L'affiche "à tous les français" placardée sur les murs de Londres
      Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
       
      Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
       
      Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
       
      Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
       
      Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
       
      Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
       
      Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
       
      Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
       
      Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres."
       
      ( source : Charles de Gaulle. org )