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Disparition d'hommes et de femmes du second conflit mondial.


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A l'occasion des 80 ans de la disparition de Claire Roman et du centenaire de l'anniversaire de Pierre Clostermann La Poste émet un timbre et une mini-feuille de la thématique Poste-aérienne.

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A l'occasion des 80 ans de la disparition de Claire Roman et du centenaire de l'anniversaire de Pierre Clostermann La Poste émet un timbre et une mini-feuille de la thématique Poste-aérienne.

Avec un peu de retard, malheureusement, C'est avec grande tristesse que nous apprenons la disparition de Leo Bialek, tankiste durant la Seconde Guerre mondiale : dans son char, il avait combattu

Bonjour, A lire si ce n'est déjà fait " L'Etoffe des Héros " de Tom Wolf avec entre autres Chuk Yeager et a voir le film du même nom " L'Etoffe des Héros " !

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C'est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Peter Santo, vétéran de la Seconde Guerre mondiale débarqué le 6 juin 1944 lors du D-DAY sur Utah Beach. Son unité de la 4th Infantry Division avait fait la jonction avec les parachutistes des 82nd et 101st Airborne, avant de prendre Cherbourg. Peter avait été grièvement blessé durant la Bataille de Normandie. Il avait 99 ans
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Né à Providence, dans l'État de Rhode Island, en 1921, Peter Santo connait la dure vie d'une famille d'immigrés italiens. Il devient, dès son plus jeune âge, cireur ambulant, et ce pour aider ses parents à subvenir aux besoins de la famille. Mais l'attaque de Pearl Harbor en décembre 1941 et la menace en Europe font qu'il est appelé et enrôlé sous les drapeaux. Il rejoint alors l'armée de terre et est envoyé à Fort Dix, dans le New Jersey, un immense camp d'entraînement et de transit pour les futurs soldats envoyés au sein d'unités opérationnelles.
 
C'est là qu'il rejoint la 4th Infantry Division, la future et célèbre Ivy Division ! La division participe à plusieurs manœuvres d'entrainement en septembre 1943 en Floride, avant d'être envoyée à Camp Jackson, en Caroline du Sud, à partir du 1er décembre 1943. C'est lorsqu'elle est installée là-bas que la division reçoit finalement l'ordre de déménager : elle rejoint Camp Kilmer, dans le New Jersey, début janvier 1944. Finalement, le 18 janvier 1944, la 4th quitte New York pour l'Angleterre, dans l'optique d'un futur débarquement en Europe.
 
Le matin du 6 juin 1944, Peter et son unité débarquent sur Utah Beach, durant la seconde vague d'invasion. Il touche terre dans le secteur des Dunes-de-Varreville. Les soldats américains sont entourés d'explosions de mortier et d'artillerie allemande venant de l'arrière, les maigres forces allemandes le long de la plage ayant été rapidement neutralisées.
 
Peter Santo et plusieurs camarades participent à la jonction entre la 4th Infantry Division et les parachutistes des 82nd et 101st Airborne. Le débarquement sur le secteur d'Utah Beach s'avère être une opération rondement menée : plus de 1700 véhicules et près de 23 250 soldats américains ont débarqué sur cette plage dès le premier jour, pour la perte de moins de 250 hommes.
 
Les soldats de la 4th, dont Peter, poursuivent leur combat à travers les haies du Cotentin, en route pour déclencher le combat contre la ville-portuaire de Cherbourg, une cible d'importance, et ce dès le 25 juin 1944 : d'une manière générale, entre le 6 juin 1944 et le 28 juin qui suit (prise de Cherbourg et des environs), la division va combattre sans la moindre interruption.
 
Au cours de cette période, la 4th va perdre près de 5500 hommes, dont plus de 800 soldats tués. Les autres sont disparus ou blessés. Et Peter va bientôt être touché à son tour : le 6 juillet 1944, il est grièvement blessé dans les environs de Groult, à l'ouest de Saint-Lô, dans les affrontements préparatoires à l'attaque de la ville. Peter est évacué en urgence vers Utah Beach, d'où il a débarqué 30 jours plus tôt.
 
Finalement, il est rapatrié en Angleterre, avant d'être évacué jusqu'aux États-Unis sur un navire-hôpital. La guerre était dès lors terminée pour le jeune Peter.
Source : The Greatest GENERATIONS Foundation
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Très belle place de la Liberté où l'on distingue bien l'ancienne Préfecture Maritime connue dans les années 50.

 

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Saumur. Disparition : Robert Damel, l’un des derniers cadets de Saumur, est décédé

Il était l’un des derniers survivants des combats des cadets de Saumur de 1940. Robert Damel s’est éteint jeudi 18 février en Normandie à l’âge de 100 ans.

https://saumur.maville.com/actu/actudet_--saumur.-disparition-robert-damel-l-un-des-derniers-cadets-de-saumur-est-decede-_54550-4506572_actu.Htm

 

Blonville-sur-Mer. Robert Damel était maire de 1989 à 1995

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Robert Damel, ancien maire pendant six ans, qui a reçu la Légion d’honneur et a été distingué dans l’Ordre national du mérite, est décédé. Dans la commune, il avait notamment réalisé l’immeuble de la rue de Lassay, destiné aux personnes âgées.

Robert Damel avait été maire de Blonville de 1989 à 1995. Cet homme de forte personnalité était un ancien ingénieur chimiste, très convivial et très cultivé. Il n’a pas toujours connu un mandat tranquille

https://caen.maville.com/actu/actudet_--blonville-sur-mer.-robert-damel-etait-maire-de-1989-a-1995-_dep-4506817_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_caen&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS

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C'est avec tristesse que nous avons appris la disparition de George G. Klein, vétéran de l'armée américaine déployé en Europe en juillet 1944 et blessé en Moselle. Après la guerre, il avait pourtant déclaré qu'il avait débarqué comme Ranger le 6 juin 1944 lors de la célèbre prise de la Pointe du Hoc, ce qui était faux. Un petit mensonge qui avait pris des proportions inimaginables. Adieu George : ton combat pour notre pays ne sera jamais oublié, malgré tout 
 
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L'histoire de George G. Klein est celle d'un véritable héros : cet officier est engagé dans l'armée américaine lorsque les Alliés débarquent en Europe. S'il ne participe pas au D-DAY, il est déployé à partir de fin juillet 1944 en France au sein du 46th Field Artillery Battalion (qui appartient à la 5th Infantry Division), combattant en Normandie, en région parisienne puis dans l'est de la France. Il est blessé en Moselle le 17 novembre 1944. Il va survivre à la guerre, étant décoré de la Bronze Star pour bravoure au combat et de la Purple Heart pour sa blessure. Il reçoit également la Légion d’honneur le 6 juin 2015, lors du 71e anniversaire du D-DAY.
 
Mais voilà, George a toujours voulu être un Ranger. Plus que tout. D'ailleurs, il l'a été, Ranger. Mais en 1943, il se blesse, se cassant la cheville. Il est alors renvoyé de cette unité, parmi les plus exigeantes de l'armée américaine. Il rejoint le 46th Field Artillery Battalion, mais ne peut oublier son échec. Alors quand il apprend que les hommes du 2nd Ranger Battalion, qui ont pris la célèbre Pointe du Hoc, sont célèbres, il s'invente une nouvelle vie militaire.
 
À partir des années 1990, il raconte à qui veut l'entendre qu'il était l'un de ces soldats d'élite, l’un des 225 hommes du 2nd Ranger Battalion. Leur exploit est célèbre : sous les ordres du lieutement-colonel Rudder, ils ont escaladé une falaise d'une trentaine de mètres afin d'atteindre et prendre possession de la Pointe du Hoc, une imposante batterie allemande, dans les premières heures du D-DAY. Pourtant, dans les premières heures du 6 juin 1944, George se trouve en Irlande du Nord, avec son unité. Bien loin des plages du Débarquement.
 
Mais l'histoire prend une tournure de plus en plus importante : les médias s'intéressent au Ranger-artilleur-vétéran et en juin 2015, George se retrouve en Normandie, pour le 71e anniversaire du D-DAY auquel il n'a pas participé ! Il y rencontre de nombreux officiels, d'autres vétérans ainsi que des passionnés, dont Marc Laurenceau, de l'association D-DAY Overlord. Ce dernier décide de l'inviter en 2017, pour le 73e anniversaire !
 
L'association va réunir près de 4000€ pour permettre au vétéran de revenir en Normandie. Et en juin 2017, Il est de retour sur les plages du Débarquement. Il arbore une casque de Ranger et est présent à la Pointe du Hoc. Il prend même place dans un avion qui l'amène dans les airs, au-dessus des plages et de la Pointe du Hoc. Mais le mensonge est trop gros.
 
Marc Laurenceau et d'autres historiens, dont l'auteur Marty Morgan et Gary Stern, propriétaire du musée de la batterie de Maisy, se rendent compte du pot aux roses : l'histoire de George Klein ne colle pas avec les informations qu'il a donné. Lui qui précise avoir été l'un des officiers de la Company F du 2nd Ranger Battalion, il n'est retrouvé sur aucun roster, les listes officielles de chaque unité tenues par l'armée américaine.
 
Pire encore, en aout 2017, plusieurs vétérans du 46th Field Artillery Battalion témoignent et affirment que George appartenait bien à leur unité et qu'il était en Irlande le 6 juin 1944 ! Une fois les vérifications faites, le doute n'est plus possible : George a menti. Il n'a jamais été en Normandie. Mais pourquoi le vétéran a-t-il inventé un tel mensonge ? Pour enjoliver son histoire ? En souvenir de son échec au sein des Rangers ? Par solitude et envie d'attention ?
 
Mais Marc Laurenceau insiste : il est hors de question d'envoyer au purgatoire le vétéran, selon lui incapable "de se sortir de ce mensonge" et pourtant un soldat décoré au combat et héros de guerre. En 2017, il n'avait cessé de sourire, de rire, de signer des autographes, de parler à toutes les personnes qui venaient à lui. Un petit mensonge, pour un grand homme, qui vient de s'éteindre et nous quitter. Adieu George, et merci pour tout, malgré tout.
 
Cette histoire en rappelle d'autres : plusieurs vétérans avaient ainsi enjolivé leurs parcours, à l'image de Howard Manoian, qui s'était fait passer pour un parachutiste de la 82nd Airborne Division ayant sauté en Normandie le 6 juin 1944, alors qu'il appartenait à la 33rd Chemical Company, pourtant débarquée le 8 juin 1944. Ou encore Eugene A. Cook Jr, qui racontait à tout le monde qu'il avait sauté en Normandie au sein de la Company A du célèbre 506th Parachute Infantry de la 101st Airborne Division. Alors qu'il était incorporé au 401st Field Artillery Battalion ayant combattu en 1945 en Allemagne.
Source : D-Day Overlord (Facebook), Marc Laurenceau & France 3
 
 
 

C'est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition de William 'Bill' Galbraith, parachutiste au sein du 506th Parachute Infantry Regiment, rendu célèbre dans la série télévisée Band of Brothers, vétéran du D-DAY, des combats en Normandie et de l'opération Market Garden, où il fut grièvement blessé. Il venait de fêter son 97e anniversaire

 

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William P. Galbraith nait en janvier 1924 dans la ville de Pasadena, en Californie. Fils unique, il déménage avec sa mère à Long Beach. Il est profondément marqué par l'attaque japonaise sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941, alors qu'il n'a pas encore 18 ans : il campe sur le toit de sa maison, armé d'une carabine Winchester, dans l'attente d'une possible invasion japonaise. Finalement, le 9 septembre 1942, il décide de s'engager.

Il est envoyé à Fort Mac Arthur, où il décide de s'enrôler dans les Marines. Mais il est refusé, étant daltonien. William, qui veut malgré tout se battre, décide de rejoindre l'arme parachutiste, en cours de formation. Il est directement envoyé à Toccoa, en Géorgie : il est assigné à la Company I du 506th Parachute Infantry Regiment, 3rd Battalion. Cette unité est l'une des premières du genre et doit servir à tester les capacités de troupes parachutistes.

Bill reçoit une formation intensive à Toccoa, comme tous les hommes. On lui attribue le rôle de mitrailleur, recevant une arme d'un calibre de .30. De Toccoa, le régiment est transféré à Fort Benning. C'est dans ce camp que les hommes vont recevoir leur formation de parachutiste. Bill réalise ses cinq sauts de qualification à Fort Benning et gagne ses ailes. Les parachutistes de la 101st Airborne Division reçoivent ensuite une formation complémentaire au Camp Mackall. Désormais, la 101st est prête pour envahir l'Europe : l'unité est transférée en Angleterre en septembre 1943.

Finalement, après des mois d'entraînement, le 5 juin 1944, Bill se retrouve sur l'aérodrome d'Exeter, où sa compagnie, la Item, monte à bord de leurs avions C-47 Skytrain pour l'invasion de la Normandie, en France. La Company I est l’une des dernières à être parachutée en Normandie. Bill atterrit près de Saint-Come-du-Mont où il rencontre le First sergent Paul W. Garrison, également de sa compagnie. Garrison s'est blessé à la cheville lors du saut de nuit : Bill décide de rester avec lui.

Finalement, les deux hommes tombent nez à nez avec un groupe du 501st Airborne Infantry Regiment, également de la 101st Airborne, à proximité de la zone de combat dite de Hell’s Corner. Après d'intenses affrontements, lorsque les choses se calment finalement, Bill et Garrison arrivent à rejoindre leur unité. Le 13 juin, le troisième bataillon participe à proximité du manoir de Donville, à la bataille dite de Bloody Gulch, l'un des plus sanglant affrontement de la bataille de Normandie : les parachutistes américains sont confrontés à des paras allemands du 6. Fallschirmjäger Régiment et des SS de la 17. SS-Panzergrenadier-Division. Au cours de l'attaque, Bill couvre l'attaque. Et le 28 juin, son régiment est relevé de la ligne de front et est renvoyé en Angleterre.

Bill est alors promu Technician 4th grade et est assigné à la S-3 section du HQ-3 du 506th PIR. Mais après quelques semaines de repos, la division doit retourner au combat : l'invasion aéroportée des Pays-Bas, l'opération Market Garden. Avec son unité, Bill atterrit parfaitement sur la zone de largage prévue. Le 3e bataillon est déployé au soutien du 2e bataillon dans sa capture d'un pont sur le canal Wilhelmina. Mais alors que le combat tourne à l'avantage des Américains, le pont est détruit par l'ennemi.

Le lendemain matin, le 18 septembre, le 3e bataillon est de l'attaque sur la ville d'Eindhoven. Bill assiste à la mort de son officier, le Captain Kiley, avant d'être à son tour touché : deux canons allemands de 88 mm, installés sur la Woenselsestraat et le Kloosterdreef, prennent pour cibles les paras américains. Bill est touché par des éclats d'obus à la jambe, puis lors d'une seconde salve, à l'épaule. C'est un Néerlandais, Piet Klompemaker, qui va aider Bill à s'en sortir vivant, lui prodiguant les premiers soins.

Finalement, le médecin Alvin 'Bill' Kidder, de la Company I, retrouve Bill. Il refait de nouveaux soins au para, panse du mieux qu'il peut les blessures et fait rapatrier Bill à l’hôpital de campagne de la 326th Airborne Medical Company. Bill est opéré en urgence le même jour. Il se réveille finalement le lendemain. La guerre est terminée pour lui ! Il est envoyé à Bruxelles dans une ambulance britannique et embarque sur un C-47 à destination de l'Angleterre, où il est opéré de nouveau : les médecins retirent tous les éclats d'obus qu'ils peuvent. Dans les jours qui suivirent, il est renvoyé aux États-Unis par navire-hopital, arrivant juste avant Noël 1944.

Recipiendaire de nombreuses décorations, dont la Bronze Star, la Purple Heart et la Légion d'honneur, Bill était venu à plusieurs reprises en Normandie, lors de différentes commémorations. C'est l'auteur américain spécialisé dans l'histoire militaire de la Seconde Guerre mondiale et de la 101st, Ian Gardner, ami de Bill, qui a annoncé son décès. Sa disparition laisse un grand vide dans la communauté. Adieu Bill.

Source : ww2marketgarden.com & museumofthebigbend.com

 

 

 

Normandie. Le vétéran britannique Len Cox est décédé à l'âge de 97 ans

Histoire. Len Cox était un vétéran de la bataille de Normandie. Il a débarqué le 6 juin 1944 à Gold Beach et a participé à la libération de Bayeux. Il est décédé mardi 23 février.

 

 
Normandie. Le vétéran britannique Len Cox est décédé à l'âge de 97 ans
Len Cox est décédé le mardi 23 février à l'âge de 97 ans. Il revenait souvent sur le territoire, comme ici en 2016 à Arromanches, et avait participé à la libération de Bayeux.

 

"Nous venons d'apprendre la disparition de notre ami et plus fidèle visiteur, Len Cox, vétéran de la bataille de Normandie", s'est désolé le musée du Débarquement d'Arromanches, dans une communication, le vendredi 26 février.

Len Cox, vétéran britannique, est décédé le mardi 23 février à l'âge de 97 ans. Il  avait débarqué le 6 juin 1944 sur Gold Beach. Depuis, comme sur notre photo à Arromanches en 2016, à l'occasion du 72e anniversaire du Débarquement, il revenait très régulièrement sur le territoire et notamment au musée du Débarquement. Il a participé à libérer le Bessin sur les plages, mais aussi dans les terres : il a en effet fait partie des libérateurs de la ville de Bayeux, le 7 juin. Dans le cadre des différentes commémorations, il est revenu dans la capitale du Bessin.

Len Cox faisait partie du Glouscestershire regiment. Il avait été appelé dans l'armée le 18 juin 1942. Au cours de la bataille de Normandie, le 5 juillet 1944, il a été blessé par balle, puis soigné à Bayeux, dans un hôpital de campagne.

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-930999-normandie-le-veteran-britannique-len-cox-est-decede-a-l-age-de-97-ans?fbclid=IwAR09orCjjvjm8YYne5fjCInpOM086Km2MBpw4vwgaSub7CPVOLEQgEhrJWM

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C'est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition à 102 ans d'un héros, vétéran non pas d'une guerre, mais bien des trois conflits majeurs de la seconde moitié du XXe siècle : Virgil Lee Ward, ancien combattant de l'U.S Army et préposé aux communications lors de la terrible attaque du 7 décembre 1941 sur Pearl Harbor, avait par la suite combattu en Corée puis au Vietnam. Il est décédé à son domicile de Grand Prairie, au Texas, dans son sommeil, alors qu'il se remettait d'une pneumonie 
 
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Ward est né en 1920 dans une famille pauvre du Tennessee. Il est rapidement retiré de l'école et doit travailler dans la ferme familiale dès ses 10 ans. En 1935, alors qu'il n'a que 15 ans, il demande à rejoindre les forces armées. Son père accepte de mentir le jour du recrutement, précisant que Ward a 17 ans. Avec ce mensonge, le jeune adolescent rejoint l'US Army.
 
Dès 1935, après une rapide formation, on lui annonce qu'il va rejoindre la 16th Coast Artillery Telephone Communication Section. Ward est aux anges, lui qui rêve de partir à l'étranger, dans le Pacifique ou en Asie. Mais le retour à la réalité est brutal : la 16th CATC est basée à ... Hawaii, sur la base navale de Pearl Harbor !
 
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Entre 1935 et 1941, il y est déployé. Et le 7 décembre 1941, lors de la terrible attaque japonaise, Ward est au travail. Mais pas pour l'armée : il doit livrer des exemplaires du Honolulu Advertiser, le principal journal de l'île, un travail supplémentaire qu'il a pris pour pouvoir mettre de l'argent de côté. Mais la distribution a pris du retard : alors qu'on devait lui livrer un paquet de journaux à distribuer près de Diamond Head, une crête volcanique en bordure d'Honolulu où se trouve son lieu d'affectation, personne n'arrive ! Ward est bien embêté. Alors il patiente.
 
Et juste avant 8 heures du matin, alors qu'il attend toujours les journaux, Ward voit devant ses yeux les premiers chasseurs de la Marine impériale japonaise dans le ciel. Ils sont des dizaines, en formation rapprochée, plongeant à tour de rôle contre la base navale un peu plus loin. Ward voit tout et comprend l'horreur : il ne se trouve qu'à une dizaine de kilomètres de l'attaque.
 
Il décide de rejoindre en urgence son lieu d'affectation : comme membre des transmissions, il va passer de nombreuses heures à répondre aux appels frénétiques des officiers et des soldats, qui cherchent à monter une contre-attaque puis à sécuriser l'île. Toutes les communications passent par son unité. Ward et ses camarades donnent le maximum d'informations mais dans le chaos, il est difficile de savoir ce qu'il se passe réellement.
 
Le bilan de cette attaque dépasse l'imaginable pour les Américains : 2335 marins, Marines et soldats tués au combat, des dizaines de navires coulés, détruits ou fortement abîmés. Mais la guerre commence. Et Ward va la faire, à distance, toujours dans les transmissions.
 
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Survivant à la guerre, il va prendre la décision de rester dans l'armée, et d'y faire carrière : il restera 20 années supplémentaires, combattant durant la guerre de Corée, où il est promu sur le champ de bataille et où il perd un camarade, tué à ses côtés par un obus de mortier. Au début des années 1960, il est déployé au Vietnam, où il reste sur l'arrière mais où il échappe à la mort lorsque son hôtel est détruit par le Viet Minh : par miracle, il s'est absenté. Finalement, en 1965, Ward prend sa retraite, comme officier, avec le grade de Major. Adieu l'ami, et merci pour tout.
Source : lmtonline.com
 
 
 
William – Bill – Galbraith, de la compagnie I du 506e PIR de la 101e Airborne nous a quitté à l’âge de 97 ans. Gardons en mémoire les précieux mots qu'il avait prononcé en juin 2009 : "Nous ne sommes pas des héros. Beaucoup sont morts cette nuit-là. Mais nous étions là...!"
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Source : Airborne Museum
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Saumur. Francis Delesalle, l’un de deux derniers survivants des combats des Cadets est décédé

Il avait participé aux combats des Cadets en juin 1940. Francis Delesalle vient de s’éteindre à l’âge de 100 ans.

 

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https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saumur-49400/saumur-francis-delesalle-l-un-de-deux-derniers-survivants-des-combats-des-cadets-est-decede-a7ab72ce-7ddd-11eb-9c3f-b9704434ca3f?fbclid=IwAR33PN2Qi4tQRNglQVNj6e0r7DfpCApLW2_lXLTYLUR7jm1jiEgRqCpJOgE

( Voir le sujet "cadets de Saumur" dans "Histoire")

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C'est avec une tristesse infinie que nous apprenons cette nuit le décès à 97 ans d'une véritable légende, le Command Sergeant Major Kenneth “Rock” Merritt, parachustiste pendant la Seconde Guerre mondiale au sein de la 82nd Airborne Division. Il avait sauté au-dessus de la Normandie le 6 juin 1944, avait combattu en France et dans les Ardennes et avait sauté lors de Market Garden. Il avait également combattu en Corée et au Vietnam, partant en retraite après 35 ans dans l'armée ! Adieu Rock, et merci pour tout 
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Difficile de réduire la vie de Kenneth “Rock” Merritt en quelques lignes. Peu de temps après le bombardement japonais sur Pearl Harbor en décembre 1941, Merritt, alors âgé de 18 ans, demande sa libération du Civilian Conservation Corps, créé pour aider les jeunes chômeurs à trouver du travail dans le cadre du New Deal du Président Franklin D. Roosevelt. Et en octobre 1942, Merritt décide de rejoindre l'armée et les Marines, avant de finalement rejoindre l'arme parachutiste.
 
Le jeune Rock rejoint le 508th Parachute Infantry Regiment de la 82nd Airborne Division et participe au D-DAY, étant largué au-dessus de la Normandie, le 6 juin 1944, une opération qu'il qualifiera d'enfer sur terre. Lors de l’atterrissage, il arrive dans une parcelle de bruyère entourée de haies presque impénétrables. Mais il n'arrive pas à s'en sortir facilement : il possède sur lui plus d'une quarantaine de kg de munitions et d'équipement
 
Finalement libéré, il cherche ses camarades paras. Et durant plusieurs semaines, Rock et les paras vont combattre en Normandie. Le 3 juillet 1944, les paras du 1er bataillon du 508th Parachute Infantry Regiment, dont le jeune Rock, s'emparent du hameau de l'Auvrairie sur la commune de Varenguebec, à proximité de la cote 131. Le combat est terrible, les soldats américains étant massacrés par un point fortifié avec une mitrailleuse allemande. Entre les rafales de balles, un haut-parleur passe de la propagande destinée à convaincre les troupes américaines de se rendre. À deux heures du matin, Merritt en a assez. Il décide de déclencher une attaque !
 
Sortant doucement de sa position, il va ramper sur le ventre et monter en hauteur, jusqu'à la mitrailleuse, sous les yeux ébahis de ses camarades ! Pour cette action héroïque, qui a sauvé de nombreuses vie, Merritt va recevoir la Silver Star et va même être intronisé au All American Hall of Fame de la 82nd Airborne Division. Le 13 juillet, Merritt et ses camarades parachutistes sont retournés en Angleterre
 
La carrière militaire du jeune para est couronnée de succès et de bravoure au combat : après la Normandie, il saute au-dessus des Pays-Bas en septembre 1944, lors de Market Garden. Puis en décembre, il combat lors de la terrible bataille des Ardennes. Finalement, il va survivre. À la fin de la guerre, les hommes du 508th ont repris la tâche de garder le quartier général du général Dwight D. Eisenhower. Merritt et 90 autres hommes décident alors de se réengager !
 
Il est par la suite déployé en Corée (1950-1953) puis lors de la guerre du Vietnam et même en République dominicaine. ! Il est le seul soldat a n'avoir jamais été déployé à deux reprises comme First Command Sergeant Major, l'une des plus prestigieuses distinctions de l'armée américaine, au sein du XVIII Airborne Corps de Fort Bragg, berceau des parachustistes américains ! C'est d'ailleurs au sein de ce Corps et de la 82nd Airborne Division qu'il va passer la majorité de sa carrière !
 
Jusqu'à sa retraite, il va sauter à plus de 200 reprises et en 1958, il reçoit le “Gold” Century Parachute Badge pour ses exploits passés. Durant sa carrière, Rock va être récipiendaire de nombreuses décorations : Silver Star, Legion of Merit, Bronze Star, Meritorious Service ou encore Army Commendation. L'une de ses plus grandes fiertés aura été d'être, et ce pendant plusieurs années, le Président de la 508th Parachute Infantry Regiment Association.
Source : wbtv.com & army.mil
 
 
 
 

Figure du monde combattant à Caen, la résistante Janine Hardy s'est éteinte à 100 ans

Janine Hardy, centenaire, est décédé en ce moins de mars 2021. Figure du monde combat caennais, à la vie liée à la commune, s'est éteinte dans l'année de ses 100 ans.

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( source :  https://actu.fr/normandie/caen_14118/figure-du-monde-combattant-a-caen-la-resistante-janine-hardy-s-est-eteinte-a-100-ans_40185481.html?fbclid=IwAR35hAYD7zuZxbGPPBNWPk21wwrQYLNEqapFtbij-3CrjnAbbLJVRlXz48g )

 

Janine HARDY, une jeune femme sous les bombes

Article créé le 18/04/2019Mis à jour le 18/04/2019
 

http://www.calvados.gouv.fr/IMG/jpg/hardy_janine-.jpgJanine Hardy est née à Cléville (14) le 1er septembre 1920. Depuis toujours, elle habite Caen dans le quartier du Vaugueux. Elle va à l’école rue Buquet jusqu’à l’obtention de son certificat d’études.
Pendant l’Occupation, elle travaille comme vendeuse chez des amis dans son quartier. Elle n’appartient pas à un réseau de résistance mais rend des services en servant d’intermédiaire pour trouver des cartes d’identité à des réfractaires au STO entre autres.

L’engagement

Deux ou trois jours avant le Jour J, Janine Hardy sait par son frère que le débarquement va avoir lieu mais elle n’image pas l’ampleur de l’événement.
Le 6 juin alors qu’elle est réfugiée au lycée Malherbe dans l’abri n°5, un déluge de bombes tombe sur Caen pour la deuxième fois de la journée, il est 13h30. Son frère, Pierre, vient la chercher pour aider à dégager les personnes de son quartier prises sous les décombres. C’est le début de son engagement au sein des équipes d’urgence : « A 23 ans, on ne réfléchit pas ».

 

Elle a pour mission d’évacuer par brancard les victimes des bombardements.
Ce sont des moments très durs. Elle ne reconnaît plus son quartier et doit venir en aide ou constater le décès de personnes qu’elle côtoyait jusqu’alors régulièrement. Un de ses souvenirs les plus marquant est celui d’une femme prise dans les décombres qui s’inquiète du sort de son enfant pensant l’avoir sauvé. Lorsque Janine lui retire l’enfant, la fillette est morte étouffée. Janine préfère lui dire que l’enfant a été évacué en lieu sûr.
Les équipes d’urgence s’organisent rapidement, on distribue des missions à chacun : certains sont chargés de trouver de la nourriture, d’autres doivent faire des réserves d’eau dans des citernes,…

L’après-guerre

L’appartement de Janine, place du Marché au Bois, est détruit, et elle attendra 12 ans avant d’être relogée. Jusqu’en novembre 1944, elle vit dans les abris du lycée Malherbe. Elle fait un séjour à Paris chez une tante pour récupérer des affaires et une couverture. Elle a tout perdu dans les bombardements et n’a que des vêtements d’été.
Ce séjour est un choc pour elle. La vie à Paris a repris son cours. Les Parisiens n’ont pas conscience des difficultés des habitants des villes normandes et des Normands en général. Le contraste de cette vie parisienne et l’incompréhension avec sa tante sont tels que Janine Hardy est amère, profondément déçue. Pendant les combats de la Libération, tout le monde était solidaire pour faire face aux événements et aux atrocités subies. Les combats terminés, la solidarité n’est plus là.
De retour à Caen, elle vit dans les ruines avec un matelas de fortune trouvé dans les décombres. Elle n’a plus ni eau, ni chauffage, ni électricité, elle s’éclaire à la bougie. Cette situation va durer des années. Elle emménage dans son appartement actuel en 1956 seulement, à quelques dizaines de mètres de son ancien quartier.
Malgré un caractère « bien trempé », ces événements ont profondément marqué Janine Hardy. Ils l’ont marqué dans sa chair, les années de privation à 20 ans ont des conséquences irrémédiables sur sa santé. Ils l’ont marqué dans son inconscient : difficultés à dormir, cauchemars réguliers, l’usure de 10 années à ne pas vivre « chez soi », dans des conditions très précaires.
Rapidement après la guerre, Janine s’investit dans des associations comme Ceux de la Bataille de Caen (aujourd’hui dissoute), le Souvenir français ou encore le Comité de coordination des associations d’anciens combattants et des sociétés patriotiques de la ville de Caen.

Décoration :
Chevalier de l’ordre national du mérite.

(Source Janine HARDY, une jeune femme sous les bombes - Les services de l'Etat dans le Calvados   )

 

 

Le 7 octobre dernier, nous quittait à 99 ans un véritable héros de notre histoire : Jean-Pierre Sorensen, vétéran français de la Seconde Guerre mondiale, déployé lors de la campagne de Tunisie, chef de char lors du débarquement de Provence au sein du 2ème régiment de cuirassiers, premier char à rentrer dans Marseille libérée sans même tirer un "coup de pétoire", déployé lors de la remontée de la 1re Armée française dans l'Est, sur le Rhin, dans le Wurtenberg et jusqu'au Tyrol. Son petit-fils, Pierre, est d'ailleurs l'un des membres de PassionMilitaria 
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Né à Alger, Jean-Pierre grandit dans cette ville qu'il aime tant, faisant ses études jusqu'à être confronté à la guerre : le 8 novembre 1942, les troupes américaines débarquent en Afrique du nord, sur les plages autour d'Alger. Pour le jeune français, c'est une certitude : il veut combattre l'ennemi allemand. Dès le 12 novembre, il s'engage dans l'armée française. Ses études font qu'il est parfaitement bilingue français-anglais. Il est alors affecté à la Mission Militaire Française du Général Mast.
 
Dans un premier temps, l'Aspirant Sorensen rejoint la Mission Française à Gibraltar, comme aide de camp et interprète, dans une Mission ayant pour but de prendre en charge le matériel qui est fourni par les États-Unis et qui est destiné à la nouvelle armée française qui va combattre aux côtés des Alliés. Le Général Giraud, alors commandant en chef de cette armée française, demande à ce que le jeune Sorensen l'accompagne en Amérique. Mais le jeune français refuse : il veut combattre et rejoindre une unité de première ligne.
 
Mais le fait qu'il parle parfaitement anglais l'éloigne encore de la ligne de front : il devient officier de liaison en Tunisie auprès du Général Kenneth Anderson, chef de la British First Army. Mais rapidement, Sorensen est déployé au front et combat : il est blessé à Medjez el Bab et doit être soigné dans un hôpital militaire britannique. Près de 2000 soldats de la British Army seront tués lors de cette longue bataille. Sorensen y reçoit sa première citation avec croix de guerre.
 
Une fois revenu de blessure, Jean-Pierre Sorensen est volontaire pour une unité dite « Phantom », à savoir une unité avec auto-mitrailleuse en charge de la liaison avec les 3èmes bureaux français, ceux en charge des opérations, pour renseigner sur le front français. Il est par la suite affecté à Mascara, à l’État Major, auprès du Général Jean Touzet du Vigier, chef de la 1re Division Blindée. Il y devient instructeur de chars dans le sud de l'Algérie. C'est alors que sa carrière militaire prend une tournure inattendue.
 
Sentant que les opérations de débarquement dans le sud de l'Europe approchent, Sorensen refuse une formation d'officier et demande à rejoindre le 2ème régiment de cuirassiers, 4ème escadron, peloton du Prince d’Annam. Il veut ainsi pouvoir participer à toutes les opérations à venir dans lesquelles le 2ème Cuirassiers sera engagé. On lui donne son propre char, un M4 Sherman, surnommé Valmy ! Et à sa tête, il participe au débarquement de Provence, l'opération Dragoon.
 
Le 15 août 1944, Sorensen débarque à la Nartelle, à côté de Sainte Maxime, en appui à la 45th Infantry Division américaine. Il quitte les plages et se dirige vers les terres par la petite route de la Garde Freinet, atteignant Le Luc où un canon allemand de 88 manque le Valmy mais touche son char de soutien, Le Tonnerre, tuant quatre membres d'équipage. Évitant Toulon, où d’autres troupes alliées sont déjà engagées, le Valmy et l'unité vont poursuivre vers Aubagne puis Marseille, en passant par les crêtes, Le Castellet et Géménos.
 
Sorensen est à la tête du premier char a pénétrer dans la cité phocéenne, atteignant sans la moindre résistance la place de la Préfecture de Marseille. Avec leur char de soutien, l'équipage du Valmy est seul au monde : les FFI sont enfermées à l’intérieur de la Préfecture et les Allemands ont disparu ! Pourtant, au niveau de la basilique de Notre Dame de La Garde, les chars français sont soumis à de durs combats avec les Allemands. Sorensen y est alors déployé. Pour son engagement dans la prise de la ville, Sorensen reçoit sa seconde citation.
 
Le régiment de Jean-Pierre Sorensen va combattre pendant la Campagne de France, remontant le Rhône sur des chalands au sud d’Arles, jusqu'à Saint Étienne puis vers l'Alsace. Lors de combats au nord de Mulhouse, à Kingersheim, il est blessé et obtint sa 3ème citation. Il est également promu, à titre exceptionnel, sous-lieutenant et devint chef de peloton au 2ème escadron du 2ème Cuirassiers.
 
Après des combats sur le Rhin, l'unité passe en Allemagne puis dans le Tyrol, où le régiment est le premier à atteindre l’Autriche. La guerre est alors terminée pour le jeune français et ses camarades : il est libéré avec le grade de lieutenant. Il s'engage alors comme officier de réserve, devenant tour à tour capitaine, commandant et lieutenant colonel.
 
Durant sa carrière, il fut nommé Chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire, puis Officier de la Légion d’honneur en 1959 et Commandeur de l’Ordre national du mérite en 1997, en plus des décorations reçues pendant le conflit. À noter que le propre frère de Jean-Pierre, Christian, fut aussi soldat pendant la guerre, également dans l’arme blindée cavalerie, avec le grade de capitaine, puis de commandant dans la résistance dans le Var et les Alpes Maritimes après y avoir été parachuté. Voilà une famille qui peut être fière, très fière de ses aïeux.
Source : cdha.fr, lexpress.fr & chars-francais.net
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C'est avec tristesse que nous apprenons la disparation, à 101 ans, de Donald Quigley, un vétéran décoré de la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle il était pilote de chasse sur P-40. Cet as aux 5 victoires en combat aérien avait été abattu en plein vol et avait passé 13 mois en captivité au Japon, avant d'être finalement libéré en septembre 1945 
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Quigley nait le 28 décembre 1919 à Shippensburg, dans l'État de Pennsylvanie. Avec ses parents John et Lillian Quigley, le jeune garçon déménage dans le Comté de Marion. En 1937, à 17 ans, il est diplômé de la Harding High School et occupe un emploi à la Marion Power Shovel Company. Mais la guerre éclate en Asie, puis en Europe et Donald décide de rejoindre les forces armées.
 
En mars 1941, il s'enrôle dans les Army Air Corps. Il est envoyé à la base du Harvey Parks Airport Missouri, à Sikeston. Comme cadet et futur pilote de chasse, on lui attribue un Curtiss P-40 Warhawk. Donald le renomme immédiatement "Rene the Queen", en l'honneur de la femme qu'il vient d'épouser.
 
Donald est alors envoyé sur le front : officier, il rejoint le 75th Fighter Squadron du 23rd Fighter Group, les célèbres Flying Tigers, des pilotes américains implantés en Chine qui combattent l'armée impériale japonaise et aident les Chinois. L'unité est basée dans la ville de Hengyang. Au fur et à mesure des mois, Donald s'impose comme un excellent pilote : promu Major, il devient un as après avoir obtenu sa 5e victoire aérienne !
 
Mais la chance tourne et Don est abattu alors qu'il mène une mission au-dessus de la Chine le 10 aout 1944. Il se pose en urgence et est capturé par des troupes japonaises. Il est envoyé au Japon et va passer 13 mois en captivité. Il y rejoint d'autres pilotes et officiers de son unité, le 75th Fighter Squadron. Ensemble, les prisonniers se surnomment les Diddled Dozen. Ils ne vont être libérés qu'à la fin de la guerre. De retour aux États-Unis, Donald est nommé au grade de Lieutenant Colonel.
 
Comme officier et as de la chasse américaine, Quigley va recevoir de nombreuses médailles et décorations, dont une Silver Star, une Distinguished Flying Cross avec Oak Leaf Cluster ou encore une Air Medal avec Oak Leaf Cluster. En 2015, avec 77 autres pilotes-vétérans, il est décoré de la Congressional Gold Medal à Washington.
 
À la fin des années 1980, Donald avait fait publier un ouvrage, intitulé "Quig", dans lequel il décrivait son histoire militaire et son épreuve comme prisonnier de guerre. Le livre n'avait été édité qu'à quelques dizaines d'exemplaires, pour sa famille et ses amis.
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Donald était resté très proche des forces armées et des vétérans de la guerre : il était membre de la 14th Air Force Association et du VFW Post #7201, dans le Comté de Marion. Il était également membre de l'organisation Disabled American Veterans et de la American Fighter Aces Association. Adieu Donald, et merci. Pour tout
Source : marionstar.com
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Le prince Philip, époux de la reine Elizabeth II et vétéran de la Seconde Guerre mondiale, est mort à 99 ans]
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Philip Mountbatten, connu sous le nom de Prince Philip, époux de la reine Elizabeth II, est mort à l'âge de 99 ans, selon le Palais de Buckingham. Pendant la Seconde Guerre mondiale, comme officier de la Royal Navy, il avait combattu principalement en mer Méditerranée, étant engagé dans la bataille de Crète en 1941. Il était devenu l'époux de la reine après la fin de la guerre 
 
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Philip Mountbatten, duc d'Edimbourg, avait été hospitalisé pendant un mois, en février, à Londres, et avait retrouvé son domicile depuis la mi-mars, près avoir subi avec succès, début mars, une intervention pour un problème cardiaque préexistant. Le prince a accompagné la souveraine dans sa mission pendant plus de 70 ans. Plus longtemps que n'importe quel autre conjoint de monarque britannique.
 
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Philip Mountbatten a vu le jour le 10 juin 1921 au palais de Mon Repos, sur l'île grecque de Corfou. A sa naissance, le petit dernier de la famille est déjà prince, descendant des rois de Grèce et du Danemark par son père, le prince André de Grèce, et parent des familles princières allemandes par sa mère, Alice de Battenberg. Il a 18 mois lorsque sa famille est poussée à l'exil.
 
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Les derniers soubresauts de la Première Guerre mondiale contraignent son oncle, le roi Constantin 1er, à abdiquer. A l'issue de la guerre gréco-turque, fin 1922, les militaires prennent le pouvoir. Le prince et ses parents sont bannis par un tribunal révolutionnaire. Philip passe d'abord quelques années en France, sur les hauteurs de Saint-Cloud. A 7 ans, il est envoyé au Royaume-Uni, chez son oncle maternel, George Mountbatten. Il y passe une enfance solitaire et agitée.
 
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À 17 ans, Philip fait ses classes dans la Royal Navy, au collège de Dartmouth, l'établissement qui forme les futurs officiers. Cadet brillant et prince de sang, il se voit confier une mission un jour de 1939 : servir de chaperon aux deux princesses Elizabeth et Margaret, en visite royale à Dartmouth. La première, qui n'a que 13 ans, tombe sous le charme de ce jeune homme athlétique, élégant et spirituel.
 
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Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Philip se bat à bord des navires de sa majesté, dans la Royal Navy. Dans l'océan Indien d'abord, puis en mer Méditerranée, où il est distingué pour son rôle aux côtés des forces grecques lors de la bataille de Crète en 1941. Mais son heure de gloire sonne véritablement en 1943 lors du débarquement des Alliés en Sicile, un an après avoir obtenu le grade de premier lieutenant à bord du HMS Wallace.La Royal Navy est alors sous le feu d’une intense campagne de bombardements menée par la Luftwaffe, l’aviation allemande, déterminée à couler ce destroyer britannique. Philip échafaude un plan : il fait tirer des fumigènes pour faire croire aux Allemands que le bâtiment a sombré. Sans l’intervention de Philip, l’équipage n’avait que “très peu de chances” de survivre, révélera un vétéran, 60 ans plus tard.
 
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Philip et Elizabeth s'échangent une correspondance assidue. Pour Noël 1943, la princesse convainc son père d'inviter le prince.Ils se marient à l’abbaye de Westminster à Londres le 20 novembre 1947, plusieurs mois après que Philip ne devienne un citoyen britannique et renonce à ses titres de prince de Grèce et du Danemark. Le matin même de la cérémonie, George VI le désigne duc d’Édimbourg.
Source : Stéphanie Trouillard & francetvinfo
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C'est avec tristesse que nous apprenons le décès à 100 ans d'un véritable héros de notre histoire : Adrien Dauch, vétéran français de la Seconde Guerre mondiale, déployé lors de la campagne de France au sein de la 2e Division Blindée du Général Leclerc comme sapeur télégraphiste. Il avait participé aux batailles dans la Poche de Falaise, en Sarthe et jusqu'à la Libération de Paris, où il sera finalement grièvement blessé. 
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 Le 21 février 1941, Adrien quitte la gare de Laroque-d'Olmes, où il réside avec sa famille. Il est appelé au sein de l'Armée d'armistice du régime de Vichy. Il rejoint Port-Vendres et doit servir au sein d'un bataillon de sapeurs téléphonistes, avant de rejoindre Montpellier puis Grenoble. Mais en chemin, Adrien fausse compagnie à ses camarades !
 
Direction Oran, en Algérie, avant de rejoindre le Maroc où il décide de s'enrôler dans les Forces françaises libres : le 1er septembre 1943, à Témara, il signe son engagement. Il est envoyé au sein de la division Leclerc, la célèbre la 2e Division Blindée : il est affecté comme sapeur télégraphiste à la Compagnie Mixte des Transmissions 97/84, l’unité des transmissions de la 2e DB. Mais il ne combat pas immédiatement et doit se satisfaire d'un long entraînement et d'une formation poussée comme sapeur téléphoniste. Il est d'ailleurs 2e sapeur, 2e téléphoniste. Finalement, la fin de l'attente arrive à son terme : la division du général Leclerc va rejoindre le combat.
 
Le 6 avril 1944 est confirmé l'embarquement sans indication de destination : les soldats de la 2e DB savent qu'ils partent au combat. Le lendemain, le 7, le général de Gaulle se présente à la division et inspecte les soldats de Leclerc, en déclarant qu'ils « participeront avant la fin de l'été à la bataille de la France. Il vous faudra sans doute attendre un peu avant l'engagement dans la bataille». Le 10 avril, c'est le premier embarquement sur 16 Landing Ship : les soldats amènent tout leur matériel, dont leurs tanks, leurs véhicules et leur armement !
 
Pour éviter les sous-marins allemands, les navires à fond plat doivent modifier à plusieurs reprises leurs trajectoires et n'arrivent finalement que le 22 avril à Swansea, au Pays de Galles. Durant trois mois, le maître-ouvrier Dauch va recevoir un nouvel entraînement. Fin juillet, la 2e DB se dirige vers Southampton pour traverser la Manche : l'unité débarque sur les plages de Normandie, le 1er août 1944, à Utah Beach. L'unité passe par Sainte-Mère-l'Eglise et commence son périple en territoire français.
 
Adrien est engagé aussitôt dans les violents combats de la poche de Falaise, dans l’Orne et la Sarthe. Puis, il fait partie des troupes qui sont déployées dans la Libération de Paris le 25 août 1944 : avec son unité, il s'engage dans la capitale par la porte d'Orléans. Il fait même plusieurs remontées des Champs-Élysées sur sa moto ! Il campe, avec ses camarades, devant l'École militaire. Mais la guerre prend un tour tragique pour Adrien : le 5 septembre, il est percuté par un camion des Forces françaises de l'intérieur, qui le blesse gravement à la tête et aux jambes.
 
Le jeune soldat va être hospitalisé pendant 4 mois à l’hôpital du Val de Grace. Par la suite, il est envoyé à Saint-Maurice, en région parisienne, pour recevoir d'autres soins et pour sa convalescence. A l’issue de ce temps de repos, en 1945, il est démobilisé de l'armée française. Et une magnifique surprise arrive, le 10 mai 1945, alors qu'Adrien arrive en gare de Toulouse : il tombe nez-à-nez avec son frère, prisonnier de guerre depuis 1940 et emprisonné pendant plus de 4 ans près de Düsseldorf.
 
Après son retour en France, Adrien Dauch travaillera comme artisan tisserand aux établissements Ricalens dans l’Ariège. Il épousera le 30 mars 1948, Paulette Fonquernie qui lui donnera deux filles. Il vivait depuis retiré dans son village natal de Laroque d’Olmes. Il avait participé à plusieurs temps forts liés aux commémorations, même s'il était resté très discret sur son passé militaire.
Source : Revue de la Division LECLERC, ladepeche.fr & Le JDD
 
 
 
 
C'est avec tristesse que nous apprenons le décès de Ray Lambert, vétéran d'Afrique du Nord et de Sicile, Medic lors de la première vague a débarquer sur Omaha Beach le 6 juin 1944, gravement blessé lors du D-DAY et double récipiendaire de la Silver Star. Ray était venu à plusieurs reprises en Normandie lors de commémorations. Il avait 100 ans. 
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Lambert a grandi en Alabama pendant la période de la Grande Dépression. À 14 ans, il abandonne le lycée pour devenir bucheron. Mais en 1940, il décide de changer et de trouver un emploi stable et mieux rémunéré : il s'enrôle dans l'armée de terre américaine. Après une période d'entraînement, il est versé dans l'infanterie. Il désire alors se spécialiser comme Medic, médecin-infirmier de combat.
 
En décembre 1941, l'attaque japonaise sur Pearl Harbor précipite les États-Unis dans la guerre. Ray appartient alors au 2nd Battalion du 16th Infantry Regiment, qui dépend de la célèbre 1st Infantry Division, la Big Red One. Après une courte période, l'unité est envoyée au front. Ray participe ainsi au Débarquement en Afrique du nord le 8 novembre 1942 (opération Torch) et combat les semaines qui suivent.
 
Il obtient sa première Silver Star, pour haut fait de bravoure au combat, en ayant conduit une jeep pour porter secours à des soldats blessés, et ce sous le feu allemand. Il est blessé par des éclats d'obus puis par un coup de baïonnette d'un soldat ennemi. Il obtient également la Purple Heart, la médaille des blessés.
 
Le 9 juillet 1943, Ray est déployé en Sicile, lors de l'opération Husky, où il est de nouveau blessé au combat, recevant sa seconde Purple Heart. Il est alors retiré du front avec la Big Red One à la fin de l'opération en Sicile : une nouvelle mission attend les soldats de la 1st Division. L'Europe ! Le 5 novembre 1943, la division arrive en Angleterre et doit se préparer à une éventuelle invasion de la Normandie.
 
Et le 6 juin 1944, la 1st Infantry Division et des éléments de la 29th Infantry Division sont envoyés sur Omaha Beach : Ray, alors Sergeant, est dans la première vague à débarquer sur la plage normande. Et alors qu'il est sur le pont du navire depuis lequel il doit embarquer dans la barge de débarquement, il tombe sur son frère aîné, Bill ! Les deux hommes vont être déployés lors du D-DAY, sur la même plage !
 
Au moment où la rampe à l'avant de la barge de débarquement touche le sable, Ray est immédiatement touché par le tir de mitrailleuses allemandes, qui ont une parfaite vue sur cette section d'Omaha. Une balle traverse le bras droit de Ray, lui brisant net l'os. Mais même s'il saigne et souffre, le jeune soldat continue à combattre : il prodigue de nombreux soins, passant de soldat en soldat, courant sur la plage.
 
Mais Ray est blessé une seconde fois, par un obus d'artillerie : sa jambe explose sous son poids, son os étant visible. Mais Ray ne peut arrêter d'aider ses camarades : il s'installe un garrot, s'administre de la morphine et se met en quête d'un autre médecin pour prendre soin des hommes du 2nd Battalion. Et alors qu'il en trouve un, ce dernier est tué sous ses yeux !
 
Alors, Ray repart, prodiguant de nouveaux soins, malgré ses deux blessures et sa souffrance. Mais il est blessé une troisième fois ! Une rampe d'une péniche de débarquement lui tombe dessus, écrasant une partie de sa colonne vertébrale et le poussant vers le fond de la mer. Deux vertèbres sont touchées et malgré la douleur, Ray sauve un soldat de la noyade ! Finalement, il va réussir à trouver refuge sur un autre bateau.
 
Et alors qu'il arrive sur un navire hopital, il retrouve ... son frère Bill ! Gravement blessé également sur Omaha, Bill est touché au bras et à la jambe avaient. Les perte de la division sont monstrueuses : les soldats de l'unité ont dû courir 300 mètres à découvert avant de trouver un semblant de protection. La division va subir 30% de pertes dans la première heure de l'assaut !
 
Pour ses faits de guerre en Normandie, Ray va recevoir une seconde Silver Star et une troisième Purple Heart. Survivant à la guerre mais n'étant plus déployé au combat, Ray va participer à de nombreuses commémorations des deux côtés de l'Atlantique. En 2019, le Président américain Donald Trump, lors d'un discours au cimetière américain de Colleville-sur-Mer, rendra hommage à Ray, qui est alors présent avec lui pour le 75e anniversaire du D-DAY.
 
Ray, pudique et discret sur son engagement, écrira finalement un ouvrage tiré de son engagement militaire : "Every Man a Hero". Décédé à l'âge de 100 ans, Ray a demandé à ce que ses cendres soient enterrées au cimetière national d'Arlington et que certaines soient dispersées sur Omaha Beach.
Source : The Greatest GENERATIONS Foundation, nbcnews.com & military.com
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Vendée. Vétéran de la Seconde Guerre mondiale, Charles Barbagelata nous a quittés à 103 ans

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Décédé le 6 avril à 103 ans, Charles Barbagelata fut un valeureux soldat durant la Seconde Guerre mondiale. Il s’engagea dans le Spécial Air Service en Grande-Bretagne.

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https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/soullans-85300/vendee-veteran-de-la-seconde-guerre-mondiale-charles-barbagelata-nous-a-quittes-a-103-ans-5d427dfa-9abf-11eb-9528-e3a29d0aaf6c?fbclid=IwAR2irAUIbvwW0LLqlx6SBIMBa5OoYJ1H2AaemwWgEaHfAfXpQD8c0vyU1vU

Plus d'info ici :

http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=53322

 

 

 

 

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Il avait 99 ans. Charles Coolidge était jusqu'à son décès le plus ancien récipiendaire de la Medal Of Honor, la plus haute distinction militaire des États-Unis. Il avait remporté cette médaille pour sa bravoure extraordinaire au combat, en France, en octobre 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale. Il est décédé dans son sommeil 
 
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Coolidge est né le 4 août 1921 dans la ville de Signal Mountain, dans le Tennessee. Il est diplômé de la Chattanooga High School en 1939. En juin 1942, après l'attaque japonaise sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941, Coolidge est appelé sous les drapeaux. Après plusieurs semaines d'entrainement en Géorgie, en Alabama et en Caroline du Nord, il rejoint l'infanterie : il est déployé au sein de la Company M, 3rd Battalion du 141st Infantry Regiment. Cette unité dépend de la célèbre 36th Infantry Division "Arrowhead".
 
Au printemps 1943, Coolidge est déployé au combat en Afrique du nord, durant la campagne de Tunisie. Puis par la suite, la 36th Infantry Division est envoyée en Italie. Coolidge combat sur la rivière Rapido en janvier 1944 et lors de la bataille de Monte Cassino, alors que les Alliés cherchaient à s'emparer de Rome. Il reçoit une Bronze Star. En mai, Coolidge est déployé lors de la bataille d'Anzio avec le reste de la division. Il remporte une Silver Star pour sa bravoure au combat. Mais quelques semaines plus tard, la 36th Infantry Division est retirée du front : le D-DAY en Normandie a eu lieu et les Alliés désirent accentuer leurs opérations en France.
 
En août 1944, la division est redéployée dans le sud de la France et commence à marcher vers la ligne Siegfried, principale ligne défensive allemande, qui comporte des milliers de bunkers et de casemates. Et en octobre 1944, Coolidge est engagé lors d'une féroce bataille qui va durer quatre jours, près du village français de Belmont-sur-Battant, dans les montagnes très boisées des Vosges.
 
Le 24 octobre 1944, le Technical Sergeant Coolidge, à la tête d'une section de mitrailleuses lourdes de la Company M et appuyé par un peloton de la Company K, doit prendre possession d'une position sur le haut d'une colline à l'est de Belmont-sur-Buttant, à la frontière allemande. Une fois sur place, Coolidge se rend compte que face à lui, d'importantes forces ennemies sont positionnées !
 
Dépassé en nombre et en armes, Coolidge essaie de bluffer les Allemands, leur donnant même l'ordre de se rendre ! Mais les soldats allemands ne se laissent pas faire et attaquent : Coolidge, qui n'a aucun officier avec lui, doit prendre le commandement de ce groupe hétéroclite, constitué en majorité de remplaçants qui vont au combat pour la première fois. Mais Coolidge, imperturbable, va se rendre de trou d'homme en trou d'homme, calmant et encourageant ses soldats, jusqu'à ce que cette attaque allemande soit repoussée.
 
Pendant trois jours sur cette côte, appelée côte 623, Coolidge et ses hommes vont repousser de nombreux fantassins ennemis. Mais le 27 octobre, la situation change : les Allemands envoient des centaines de soldats attaquer les positions américaines, soutenus par deux Panzers. Coolidge, n'écoutant que son courage, va saisir un bazooka et s'avance à moins de 25 mètres des chars. Mais le plan échoue : le bazooka est hors-service ! Qu'à cela ne tienne : Coolidge lance plusieurs grenades à main contre l'infanterie, tuant plusieurs soldats et forçant les Allemands à reculer. Un Panzer va même tirer cinq obus directement sur Coolidge !
 
Mais l'armée allemande retourne au combat et force Coolidge à reculer : faisant preuve d'un grand sang-froid, ce dernier va organiser sa retraite, ordonnée, étant le dernier à quitter sa position. Pour ses actions héroïques, après avoir résisté avec ses hommes durant près de 96 heures face à une force ennemie supérieure en nombre et en équipements, Coolidge va recevoir la Medal of Honor, la plus haute distinction militaire de l'armée américaine. C'est le Lieutenant General Wade H. Haislip qui va lui présenter lors d'une cérémonie près de l'aérodrome de Dornstadt, en Allemagne, le 18 juin 1945.
 
Renvoyé aux États-Unis, Coolidge est honoré comme le héros qu'il est : une partie de la route Highway 27 prend son nom, tout comme une balise routière sur Signal Mountain. En 2013, il figure même sur un timbre postal à son effigie, avec 11 autres récipiendaires de la Medal of Honor. Coolidge va être enterré le 16 avril prochain, au Chattanooga National Military Cemetery.
 
Il est a noter que Charles a un fils, Charles H. Coolidge Jr., lui-même ancien des forces armées américaines comme Lieutenant general de l'US Air Force.
 
 
 
 
 
Et nous avons appris aujourd'hui la disparition d'Hubert Faure, une immense peine pour l'ensemble des marins, pour l'arme les fusiliers marins et notamment les commandos marine.
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C'est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition à 106 ans d'Hubert Faure, l'un des deux derniers membres du Commando Kieffer encore en vie. Vétéran de la Bataille de France et de la bataille de Montcornet en 1940, il est fait prisonnier par les Allemands. Il rejoint en 1943 les Forces Françaises Libres et les commandos français de Philippe Kieffer. Il débarque avec le Commando le 6 juin 1944 devant la commune de Colleville-sur-Orne. Survivant à la guerre, il décède paisiblement et laisse Léon Gautier comme dernier survivant du Commando 
 
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Hubert Faure est né le 28 mai 1914 à Neuvic-en-Dordogne. Il étudie au lycée jésuite de Sarlat tandis que son père, huissier et ancien poilu, meurt en 1933 des suites des blessures aux gaz subies lors de la bataille de Verdun. L’année suivante, il s’engage comme sous-officier au 22e régiment de Dragons à Pontoise, avant de servir comme instructeur à Paris. Il étudie les ouvrages dédiés à la Cavalerie rédigés par Charles de Gaulle avec d’autant plus de curiosité qu’il sert dans un régiment de chars de combat lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939. Hubert Faure est alors engagé avec son unité en réserve, derrière la ligne Maginot, avant de participer à la bataille de Montcornet (Aisne) le 17 mai 1940, qui voit l’engagement de la 4e division cuirassée commandée par le colonel de Gaulle.
 
Fait prisonnier en juin 1940, il parvient cependant à s’échapper et à rejoindre les forces françaises lorsque l’Armistice est signé. Lorsque les Alliés déclenchent l’opération Torch en Afrique du Nord le 8 novembre 1942, Hubert Faure décide de rejoindre les Forces Françaises Libres en Angleterre : c’est le début d’un long périple qui, à l’instar de son futur camarade Maurice Chauvet, le mène vers l’Espagne pour y être fait prisonnier. Arrêté par les franquistes, ceux-ci l'internent dans un camp près de Bilbao. Malgré tout, il parvient à s'échapper en mai 1943 avec un camarade rapidement repris. Seul, il traverse l'Espagne et rallie le Portugal où il est à nouveau arrêté et emprisonné. Pris en charge par un représentant de la France Libre, il est rapidement relâché puis parvient à s’envoler vers l’Angleterre.
 
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En juin 1943, un an avant le débarquement, il se porte volontaire pour rejoindre les commandos français encadrés par le lieutenant de vaisseau Philippe Kieffer. Fort d’une excellente condition physique, d’un moral d’acier et de son expérience militaire, il est immédiatement remarqué par l’encadrement du stage commando à Achnacarry en Écosse. Avec le grade de Warrant Officer et son béret vert sur la tête, il devient Maître-principal de la Marine nationale (équivalent d’adjudant-chef dans l’armée de Terre française) et commande une section au sein de la Troop 1.
 
Pendant la préparation du débarquement, les Français découvrent les cartes muettes et les maquettes des plages à prendre d’assaut. Avec ses hommes, Hubert Faure reconnaît rapidement la Normandie : « Nous, nous l’avons su immédiatement. Sur la table à manger, il y avait tout un tas de photos aériennes des plages normandes et des cartes. Mais il nous était interdit d’en parler à qui que ce soit ». Il se souvient des paroles du commandant Kieffer avant d’embarquer pour traverser la Manche : « Le commandant nous a dit qu’il y aurait beaucoup de pertes. Ceux qui ne voulaient pas y aller pouvaient partir, il ne leur en voudrait pas. Mais personne ne s’est dégonflé. À cet âge-là, nous n’avons pas peur de mourir. C’était une fierté pour nous de participer à la libération de notre pays ».
 
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Le 6 juin 1944, il débarque avec ses hommes devant la commune de Colleville-sur-Orne (aujourd’hui Colleville-Montgomery) sous des tirs nourris, étant même soufflé par l’explosion d’obus allemands qui lui décollent la plèvre et lui font cracher du sang. Il reçoit même la communion de l’abbé René de Naurois, l’aumônier catholique du commando, juste après le débarquement. Moins de deux heures après le début de l’assaut, il devient le seul cadre de la Troop 1 encore valide, les autres ayant été blessés au feu : à compter de 8h15, la Troop 1 se dirige vers le complexe défensif du Casino, un redoutable ensemble de bunkers et de positions d’artillerie que les François doivent prendre d’assaut.
 
Mais Faure et ses hommes sont compartimentés dans leur progression par les obstacles installés par les Allemands. Malgré les quatre tirs de PIAT, la défense allemande tient bon. Pendant que Kieffer part dérouter un blindé britannique pour appuyer les commandos français, c’est Hubert Faure qui commande les forces en présence et dirige les tirs de destruction. Une fois le Casino neutralisé, il se dirige successivement vers Bénouville, le pont Pegasus et enfin Amfreville, où les commandos tiennent bon face à des multiples incursions allemandes pendant de longues semaines.
 
Le 7 juillet 1944, il est touché par un éclat d’obus, sa blessure s’infecte et il est rapatrié vers l’Angleterre, comme bon nombre de ses frères d’armes. Hubert Faure est toutefois réengagé à compter du 15 août en Normandie, il est alors Enseigne de vaisseau.
 
À la veille du débarquement de Flessingue, il est sérieusement blessé à la colonne vertébrale lors d'un accident avec sa Jeep, celle-ci ayant percuté un char. Il effectue une rapide convalescence à Rouen puis chez lui en Dordogne, et retrouve son unité au front, dans les Pays-Bas, à l’occasion de l’assaut de l’île de Schouwen. Mais son état ne s’améliore pas et il doit mettre un terme à sa carrière militaire à la fin de la guerre en Europe.
 
Hubert Faure quitte l'armée après la capitulation, et ne fait donc pas partie des officiers qui forment les commandos post-1er BFMC comme le souhaitait l'Amiral d'Argenlieu. Après la guerre, il reprend ses études, et devient ingénieur des travaux publics, en Afrique notamment. Le capitaine de corvette Philippe Kieffer fut son témoin de mariage en 1945.
 
 
Le 14 juillet 2008, Hubert Faure est élevé au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur, et la cravate lui est remise par l’amiral Philippe de Gaulle : « Je voulais que l’insigne me soit remis par quelqu’un de la France libre. L’amiral, c’est une merveille de gentillesse. Il est mon voisin, et mon ami en même temps depuis trente années. », confiait alors l’heureux récipiendaire. Il a depuis été élevé à la dignité de Grand officier de la Légion d’honneur puis de Grand croix.
 
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Hubert Faure meurt le 17 avril 2021 à l'âge de 106 ans à Paris
Source : dday-overlord.com & Wikipedia
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Bonjour,

Le badge rouge de Hubert Faure explique que les Commandos Marine servent par les airs = les ailes, a terre = la mitraillette et sur mer = l'encre.

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  • Administrateur
il y a une heure, Heïdi a dit :

Le badge rouge

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Ceci est un insigne britannique, Combined Opération 

 En 1940, est créée sous l’impulsion de Churchill, la « Direction des Opérations Combinées ». Cette structure, qui survivra à la guerre, ne se limite pas à une fonction de coordination entre les différentes armées. Rapportant directement au premier ministre, elle se voit confier la planification, la préparation et l’exécution d’opérations, certes interarmées, mais à la forme particulière et pour lesquelles elle dispose de moyens propres. Forcés de se retirer du continent européen en 1940, les Britanniques, malgré leurs moyens limités, souhaitent conserver une attitude offensive face à l’Allemagne. Ils imaginent alors des campagnes de raids sur les côtes des pays occupés. Pour la plupart amphibies, ils seraient menés par des unités légères, discrètes, hautement spécialisées et directement rattachées à la « Direction des Opérations Combinées ». À court terme, il s’agit de démontrer la capacité britannique à ne pas abandonner le combat. À plus long terme, il s’agit de préparer les débarquements qui permettront de lancer la contre-offensive et in fine de libérer l'Europe.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Combined_Operations

Cet insigne été donc commun aux différents commandos (pour rappel les Français composaient le N°4)

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Nous apprenons la disparition de Jean-Baptiste Canonici, soldat dans un régiment de tirailleurs marocains pendant la Bataille de France, fait prisonnier en juin 1940. Après s'être évadé d'un camp de prisonniers en Allemagne, il est déporté au Stalag de Rawa-Ruska, en Pologne, l'un des plus difficiles de toute la guerre. Il parvient à s'évader en Slovaquie et à se cacher en Autriche, jusqu'à la fin de la guerre. Il avait 101 ans.
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Originaire de Corse, né le 1er janvier 1920, Jean-Baptiste rejoint l'armée en 1938, dès ses 18 ans, comme engagé volontaire pour cinq ans. Il est dirigé vers un régiment de tirailleurs marocains. Ce 7e enfant d'une fratrie de 10 s'engage pour soutenir sa famille financière, sans savoir la carrière hors du commun qui l'attend
 
Il rejoint Casablanca en 1939 et fait ses classes. À la mobilisation générale, en septembre 1939, Jean-Baptiste suit son bataillon, qui est envoyé en Corse : les soldats sont logés dans un couvent désaffecté de la région de Bastia, avant d'être déplacés sur la côte de Bonifaccio face à la Sardaigne. Mais en France métropolitaine, la Drôle de Guerre bat son plein : il ne se passe rien. Alors Canonici et ses camarades attendent une attaque italienne, l'ennemi dans leur zone d'opérations.
 
Mais juste avant l’invasion allemande, son unité est envoyée au camp de Suippes, dans la Marne. Et alors que la guerre éclate, le régiment de tirailleurs marocains se retrouve engagé en urgence contre l'attaque allemande, notamment dans la Somme. Mais Jean-Baptiste se souvient du chaos qui règne : les chefs sont absents, les décisions insensées. Et finalement, l'ordre de retraiter arrive : direction Paris, les villages que croisent les soldats étant abandonnés. Le 8 juin 1940, encerclés par les Allemands, Jean-Baptiste et certains de ses camarades sont faits prisonnier par les Allemands.
 
Il est envoyé en Allemagne, en train, à 80 dans un wagon à bestiaux. Jean-Baptiste est interné dans le Wurtemberg, d’abord dans une ferme puis dans une laiterie-fromagerie. Il travaille chez des paysans allemands. Mais le soldat français refuse la défaite et d'être prisonnier : avec quatre camarades, il prend la poudre d'escampette le 15 août 1942. Ils sont repris à proximité de la frontière suisse, étant confondus avec des prisonniers serbes qui venaient également de s'évader de leur prison ! Les Allemands décident de faire des Français un exemple et les envoient dans le pire camp de prisonnier de toute la guerre : le Stalag n°325, le camp de Rawa-Ruska
 
Ce Stalag est pourtant, aujourd'hui encore, très peu connu. Il est pourtant l'un des plus difficiles de toute la guerre. Implanté en Galicie polonaise, le camp accueille des fugitifs et tous ceux qui méritent, selon les Allemands, des punitions ou des représailles. La nourriture est presque inexistante : chaque prisonnier n'a le droit qu'à une maigre soupe chaque jour. Mais les prisonniers souffrent encore plus du manque d'eau : le Stalag ne dispose que d'un unique robinet, qui distribue de l'eau polluée. Ils sont jusqu'à 15000 hommes à être dans le camp ! Winston Churchill dira après la guerre que Rawa-Ruska était le « camp de la goutte d'eau et de la mort lente ». Durant la guerre, près de 25000 prisonniers de guerre français et belges vont être envoyés dans ce camp.
 
Jean-Baptiste arrive dans ce camp après 8 jours de train, au début du mois d'octobre 1942. Les Allemands n'hésitent pas à frapper les prisonniers, qui doivent faire la queue plusieurs heures chaque jour pour avoir de l'eau. En quelques semaines, Jean-Baptiste perd 25 kg. La nuit, glaciale, oblige les prisonniers à dormir ensemble, les uns contre les autres. Leurs vêtements sont des loques infestées de poux. Pourtant, les soldats français gardent espoir, même si chaque matin, ils tiennent une minute de silence, pour les morts de la veille
 
La convention de Genève autorisant les sous-officiers a ne pas travailler dans les camps de prisonniers, Jean-Baptiste parvient à se faire transférer en se faisant passer pour un sergent, alors qu'il n'est que caporal, homme du rang. Mais le stratagème fonctionne grâce à un autre prisonnier, un ancien d'état-major, qui modifie son livret militaire ! Jean-Baptiste rejoint alors le camp de sous-officiers de Kobierzyn, en Pologne : si les conditions sont moins difficiles, ce dernier ne cherche qu'à s'enfuir de nouveau !
 
En février 1943, Jean-Baptiste est de nouveau transféré, cette fois dans une usine. Il se fait remarquer en refusant de travailler ou en sabotant son propre travail. On l'envoie alors en Slovaquie, où il est puni et doit creuser des tranchées anti-chars de trois mètres de profondeur pour freiner l’avancée des russes dans la région de Bratislava. Profitant de l'arrivée d'un train et d'une surveillance relâchée, Jean-Baptiste s'échappe et arrive à Vienne, où il va rester caché pendant six mois chez des civils, grâce à l'aide d’un autre corse connu dans un commando de travail. Il travaille illégalement dans un cinéma puis dans une laiterie.
 
C'est dans cette usine que la guerre s'achève pour lui, lorsque l'Armée Rouge prend possession des installations en avril 1945. Rapatrié en France, il sera notamment décoré de la Médaille de la Résistance, de l'ordre du Mérite et sera fait Chevalier de la Légion d'Honneur. Il retournera à Rawa-Ruska à trois reprises. Avec lui disparaît l'un des derniers témoins de ce pan d'histoire. 
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Nous apprenons avec tristesse le décès, alors qu'il était dans sa 100e année, du vétéran Arlen Butler. Engagé dès 1940, il avait débarqué sur Omaha Beach le 6 juin 1944, combattant en Normandie où il est gravement blessé, puis sur le Rhin ou encore lors de la terrible Bataille des Ardennes. Récompensé pour bravoure au combat, il était revenu en Normandie pour le 50e anniversaire, en juin 1994 
 
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Arlen Butler est né en septembre 1920 à Quinlan, au Texas. Dans sa jeunesse, c'est un excellent chasseur et aide ses parents à la ferme. Lorsque son père part, Arlen prend en charge toutes les tâches agricoles. Mais en 1938, Arlen perd sa mère. Il se retrouve seul, jusqu'au retour de son père. Mais la scission est faite : le jeune homme désire partir à l'aventure.
 
En octobre 1940, Arlen décide de rejoindre les forces armées : il se rend au bureau de poste de Greenville, au Texas, la grande ville la plus proche. Il s'enrôle dans l'US Army. Butler est envoyé à Fort Sam Houston, où il reçoit un entraînement et une formation militaire. Il est dès lors incorporé au 23rd Infantry Regiment. Il devient soldat d'infanterie, un Rifleman.
 
En novembre 1942, Arlen arrive à Fort McCoy, dans le Wisconsin, et termine son entraînement. Avec ses camarades, ils sont persuadés qu'ils vont être déployés dans le Pacifique, contre les forces impériales japonaises. Cependant, au lieu d'aller au Japon, Butler et son unité sont déployés à Belfast, en Irlande, fin octobre 1943.
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Aux premières heures du 6 juin 1944, Arlen et son unité débarquent sur Omaha Beach lors du D-DAY : Arlen est dans la première vague de l'invasion qui touche terre sur la plage normande. Il a dans son dos et sur lui plus de 40 kg d'équipements et de munitions : il possède son fusil M1 ainsi qu'un pistolet de calibre Colt 45. Dans l'assaut, Arlen va perdre plusieurs de ses camarades mais son unité parvient à s'extraire de la plage. Il récupère un Walther P38 comme trophée en souvenir de cette journée, qu'il prend à un soldat allemand prisonnier.
 
Arlen combat dans la campagne normande, dans et hors des haies. C'est lors d'un combat qu'il est gravement blessé aux jambes par le souffle d'un obus d'artillerie allemand. S'il reste sur la ligne de front, il reçoit une seconde blessure dans la même journée lorsqu'il est touché par des éclats d'un obus de mortier monté en piège dans les haires, qu'il tente de désamorcer ! Physiquement incapable de continuer à se battre, Arlen reçoit l'ordre de se retirer et d'aller à un poste de secours. Mais les blessures sont trop graves : l'officier médical décide de l'envoyer dans un hôpital militaire, en Angleterre.
 
Une fois sur place, le diagnostic tombe : les médecins lui prédisent une paralysie dans les semaines à venir, à cause des éclats d'obus. Mais Arlen refuse : chaque jour, il rampe hors de son lit, tombant au sol, puis apprenant à marcher de nouveau. Au bout de plusieurs mois, il est de nouveau sur pieds et demande à rejoindre le front.
 
Et quatre mois après sa blessure, Arlen rejoint son régiment ! Il va combattre dans le nord de la France, puis dans les Ardennes, où il est déployé lors du siège de Bastogne. Arlen et son unité repoussent les forces allemandes ville par ville ! À la même époque, Arlen change d'affectation : s'il reste au 23rd Infantry Regiment, il est promu officier dans la police militaire au quartier général du régiment !
 
Il quitte le front et s'occupe des interrogatoires de prisonniers de guerre allemands, de retrouver des soldats disparus ou de recueillir des informations pour les renseignements. Finalement, il va survivre à la guerre, après les combats en Alsace, en Allemagne et en Tchécoslovaquie,
 
À la fin de la guerre, il retourne à Fort Sam Houston. Arlen est un soldat décoré : une Bronze Star pour bravoure au combat, une Purple Heart pour blessures, une Good Conduct Medal ainsi que d'autres ! Après la guerre, il rentre au Texas, où il est tour à tour chauffeur de taxi puis enquêteur privé. Il reste réserviste dans l'armée américaine, n'étant libéré avec les honneurs qu'en 1960 !
 
Arlen était revenu en France pour le 50e anniversaire de l'invasion de Normandie, en juin 1994. Il avait été reçu avec les honneurs par les autorités françaises et avait reçu de nouvelles décorations. Adieu Arlen, et merci.
Source : dmc.tamuc.edu
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nous apprenons la disparition à 95 ans de Dorothy R. (Loncar) VanBuskirk. Pendant la guerre, elle était devenue le visage de la propagande américaine comme cantinière, au retour des troupes du front. Elle servait aux côtés de sa mère au sein de la North Platte Canteen, dans le Nebraska. Une femme dévouée aux militaires américains, leur offrant un peu de chaleur à leur retour aux USA
 
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Née en 1926, Dorothy s'engage au soutien des forces armées alors qu'elle n'a que 15 ans, avec sa mère, Rose Loncar. Accompagnée des sœurs Pat Burns et Rosetta Farley, elle va accueillir des dizaines de milliers de soldats qui descendaient des trains à la cantine North Platte, dans l'État du Nebraska, pendant la Seconde Guerre mondiale. Pendant des mois, elle va ainsi apporter réconfort et douceur à des soldats revenant du front ou partant pour le combat. Elle n'est pourtant pas une militaire, étant bénévole.
 
Ouverte fin 1941, la North Platte Canteen est d'abord un ensemble peu organisé : les employés de la cantine doivent préparer des plats et des rations dans l'hôtel Cody voisin et entreposer leurs nourritures dans un hangar près du dépôt. Mais après plusieurs échanges entre les responsables de la Canteen et le responsable de la compagnie ferroviaire Union Pacific, William M. Jeffers, lui même originaire de North Platte, il est décidé de donner l'autorisation d'utiliser la salle à manger vacante de la gare pour un centre de cantine. Des ouvriers sont engagés pour transformer rapidement cette salle en cantine géante ! Et au 1er janvier 1942, la nouvelle structure est en place.
 
Au plus fort de la guerre, jusqu'à 5 000 soldats, sous-officiers, officiers, civils sous contrat ou auxiliaires des forces armées vont recevoir de la nourriture et des boissons dans la North Platte Canteen. Mais pas que : des livres et magazines sont à disposition, mais également des divertissements, que les militaires et civils peuvent suivre pendant leurs brefs arrêts à la cantine. La cantine était entièrement gérée par des bénévoles d'environ 125 communautés dans et autour de l'État.
 
Les fonds ont été collectés auprès de différentes sources : collectes de ferraille, danses, concerts, prestations cinématographiques et dons en espèces. Même des décennies plus tard, les militaires qui avaient voyagé à travers North Platte se souvenaient et appréciaient les efforts de cette communauté des plaines. La cantine de North Platte a finalement fermé ses portes en avril 1946. Et même si la gare Union Pacific de North Platte a été démolie en 1973, un mur en brique marque toujours l'endroit de la cantine, et les extraordinaires femmes, dont Dorothy, qui étaient présentes chaque jour.
Source : The Greatest GENERATIONS Foundation
 
 
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Kaba Doumbia, le doyen des anciens combattants du Mali, est mort à l'âge de 100 ans

Il était âgé de 100 ans. Le doyen des anciens combattants du Mali, le caporal-chef Kaba Doumbia est décédé lundi 26 avril. Intégré à l'armée française en 1940, il a participé à la libération de l'Hexagone à la fin de la Seconde guerre mondiale. L'ambassade de France à Bamako a d'ailleurs fait part de sa tristesse, retour sur le parcours d'un homme qui a traversé les époques.

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Le caporal-chef Kaba Doumbia est né en 1920 à Bamako, dans ce que l'on appelait encore le Soudan français. À l'âge de 20 ans, il est incorporé à l’armée française et participe aux combats jusqu'en 1942.

Après un bref retour dans sa ville natale, il repart au sein de la 9e Division d’infanterie coloniale (DIC) du général Magnan et participe à l'un des actes fondateurs de la libération de la France : le débarquement de Provence en août 1944. Il poursuivra la route jusqu'en Allemagne jusqu'à la capitulation nazie le 8 mai 1945.

Comme beaucoup de ses compagnons d'armes africains, autrefois appelé les tirailleurs sénégalais, il a longtemps regretté le manque de reconnaissance de la France pour ses faits d'armes. Démobilisé en 1946, il n'a touché sa première pension qu'en 1980, soit 34 ans plus tard. 

En août 2014, à 94 ans, le caporal Kaba Doumbia est fait chevalier de la Légion d’honneur lors des cérémonies commémoratives du 70e anniversaire du Débarquement, invité par les autorités françaises. 

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En décembre dernier, il est également décoré de la médaille du Souvenir français, qui célèbre les anciens combattants. Ses obsèques auront lieu ce mardi après-midi à Bamako, à 16 heures locales.

(Source : RFI)

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Nous apprenons la disparition de Antoinette Faivre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, cette jeune femme de 19 ans avait rejoint le Corps féminin des transmissions. Elle combattra en Afrique du Nord, en Italie puis en France, du Débarquement de Provence à l'Alsace, ainsi qu'en Allemagne. Elle sera décorée de nombreuses médailles, dont la Légion d'honneur ! 
 
Née en 1924 à Gilley, dans le Doubs, Antoinette assiste à l'attaque allemande de mai 1940. Mais alors que la défaite française apparaît inévitable, sa famille quitte leur village pour se réfugier dans la Loire, en Zone Libre. Mais en juin 1940, les parents d'Antoinette décident d'envoyer leurs enfants à Tunis, en Tunisie, chez un oncle militaire. Pendant plusieurs années, Antoinette va vivre à l'écart de la guerre, jusqu'en 1942.
 
Cette année-là, en Tunisie, est lancée une grande campagne de recrutement d'auxiliaires féminines par le général Lucien Merlin, chef des transmissions militaires en Afrique du Nord. Jusqu’alors, les femmes étaient plutôt cantonnées dans le domaine sanitaire (infirmières et ambulancières) ou dans l'administratif (secrétaires). Mais le général Merlin décide d'utiliser les ressources féminines au sein de son Corps Féminin de Transmission, le C.F.T.
 
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Antoinette n'a que 19 ans lorsqu'en septembre 1943, elle s'engage dans l'armée française, comme télétypiste et radio-télégraphiste. Elle rejoint Alger pour sa formation, où elle va apprendre le morse et le codage. Ce sont 1400 femmes, que l'on surnomme les Merlinettes, du nom du général Merlin, qui vont finalement s'engager dans le C.F.T., une fonction méconnue mais pourtant essentielle dans l'effort de guerre.
 
Antoinette, dite 'Blondie', rejoint la compagnie de transmissions 807/1 comme opératrice de 1ère classe. Elle est ainsi affectée au P.C. du général Juin, chef du Corps expéditionnaire français en Italie. Antoinette va dès lors suivre le célèbre officier dans toutes ses campagnes ! Et en novembre 1943, c'est le départ : la jeune femme embarque pour la traversée entre Alger et Naples. Elle débarque le 1er décembre 1943, avec 376 autres femmes déployés au sein du Corps expéditionnaire. Débute alors un long périple à travers l’Italie.
 
Les C.F.T. progressent avec les forces françaises du général Juin, dormant comme les soldats dans des bivouacs, sous la tente, en plein hiver. Antoinette participe à la terrible bataille de Monte Cassino et à la réussite de l'attaque française en mai 1944. Le P.C. français est même directement bombardé ... par l'aviation américaine, qui se trompe de cible ! Les troupes françaises franchissent alors le fleuve Garigliano et progressent vers Rome. Dans la ville de Sienne, Antoinette défile le 14 juillet 1944 !
 
Les troupes redescendent après vers le sud de l’Italie, en passant par Naples avec un bivouac mémorable dans les cendres suite à l’éruption du Vésuve. Arrivée à Tarente, Antoinette est félicitée en personne et officiellement par un témoignage de satisfaction signé par le général Juin en date du 22 juillet 1944. Les combats en Italie s'achèvent pour la jeune femme, mais pas la guerre.
 
Le 16 août 1944, elle embarque dans un navire, direction la France et Saint-Tropez, dans le cadre du Débarquement de Provence. C'est le prélude à la campagne de France, qui verra la jeune femme aller de la Provence jusqu'à Strasbourg. Dans un premier temps, les troupes combattent dans l’arrière-pays niçois. Puis Antoinette s'arrête à Besançon, en septembre, où elle retrouve ses parents, qu'elle n'a pas revu depuis quatre ans !
 
Durant la bataille des Vosges, entre octobre 1944 et février 1945, dans les terribles combats de la trouée de Belfort et Mulhouse, Antoinette est confrontée à un hiver glacial et des conditions très difficiles, qui vont profondément la marquer. À Colmar, les combats sont terribles. Ensuite, la Libération de Strasbourg amène un nouveau souffle : la guerre approche de sa fin. Et lorsque les forces françaises et Antoinette passent le pont de Kehl encore intact pour franchir le Rhin le 30 mars 1945, la guerre semble terminée. Mais il reste un dernier combat.
 
Alors que les Français combattent pour la première fois en Allemagne, des affrontements ont lieu en Forêt Noire, un massif montagneux situé dans le Sud-Ouest de l'Allemagne. Les Alliés sont confrontés à des unités allemandes qui résistent jusqu'au bout. Finalement, la guerre s'achève pour Antoinette après la prise du lac de Constance et l'arrivée à Lindaule, lorsque le 8 mai 1945, l'Allemagne dépose les armes.
 
Antoinette est démobilisée le 10 septembre 1946 et retrouve son fiancé Léon Merlot, qu'elle a rencontré en octobre 1944 à Montbéliard. Antoinette Faivre, héroïne oubliée, va recevoir de nombreuses médailles et décorations durant la guerre : citée à l’Ordre du Régiment le 29 mars 1946 par le général Koenig, elle avait reçu la Croix de guerre 39-45 avec étoile de bronze, la médaille militaire et la Croix du Combattant volontaire. Ainsi que la Légion d'honneur, en 2020, quelques mois avant de nous quitter.
 
Une très grande dame vient de partir, et nous laisse un peu toutes et tous orphelins. Merci Antoinette.
Source : estrepublicain.fr & La Presse Pontissalienne
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J'avoue avoir "zappé" la disparition de Marc FERRO, connu pour ses émissions de télevision il avait été résistant dans le Vercor.

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Celui qui s'était fait une spécialité de l'URSS et de la Russie s'est éteint ce jeudi 22 avril. Historien de réputation mondiale, il a présenté l'émission Histoire parallèle à la télévision française pendant près de douze ans.

C'est la famille de Marc Ferro qui a annoncé à l'AFP le décès de l'historien, grand spécialiste de l'URSS et de la Russie mais aussi des guerres du XXe siècle, de la colonisation et du cinéma, dans la nuit de mercredi à jeudi à l'âge de 96 ans.

L'ancien présentateur d'Histoire parallèle est mort des suites d'une complication du Covid-19. "Il aura été jusqu'au bout habité par sa passion pour l'Histoire et l'évolution du monde", a déclaré sa famille.

 

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Ancien historien de réputation mondiale, Marc Ferro est resté 12 ans à la tête de son émission. Dans Histoire parallèle, il mettait l'Histoire à la portée du grand public. C'est à la fin des années 1980 en mettant les archives cinématographiques des grands moments de l'Histoire contemporaine, comme la période 1939-45 et la Guerre froide, à la portée du grand public qu'il a l'idée de ce programme. Il le présente au début sur la Sept (de 1989 à 1992) puis sur Arte jusqu'en 2002. Une émission captivante qui a fait de lui l'incarnation de l'Histoire sur le petit écran, avec son visage rond et ses lunettes d'écaille.

Il était aussi un auteur prolifique et avait publié l'an dernier son 65e ouvrage, L'entrée dans la vie, sur le destin de grandes personnalités.

De père italo-grec et de mère ukrainienne, Marc Ferro est né à Paris le 24 décembre 1924. Alors qu'il poursuit des études d'histoire, il est interrompu par la guerre et s'engage dans le Résistance. Il rejoint alors le maquis du Vercors pour échapper au STO et participe à la libération de Lyon. Sa mère, juive, mourra à Auschwitz en 1943.

Après être parti vivre en Algérie pour y enseigner, il revient en France en 1960 et regagne Paris, où il enseigne et prépare une thèse de doctorat consacrée à la Révolution russe de 1917. Il ira ensuite à l'École Polytechnique puis dirigera le groupe de recherches "Cinéma et Histoire" à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

(Source : purepeople)

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En 1941, Marc Ferro habite Paris avec sa mère et son beau-père. Il est élève au lycée Carnot. Il est menacé par la politique antisémite du régime de Vichy en raison de l'origine juive par sa mère4. Son professeur de philosophie, Maurice Merleau-Ponty, recommande alors à Marc Ferro et à d’autres de ses condisciples également menacés de fuir au plus tôt la zone occupée. Marc Ferro part se réfugier à Grenoble car situé en zone non occupée. Sa mère est détenue à la caserne des Tourelles à Paris, puis déportée, par le convoi no 55, en date du 23 juin 1943, de Drancy vers Auschwitz, où elle meurt le 28 juin 19436.

C'est à la faculté de Grenoble que Marc Ferro prépare le certificat d'histoire-géographie. Âgé de 20 ans en 1944, il est sous la menace d'une réquisition par le Service du travail obligatoire (STO). Une amie communiste, Annie Kriegel anime un réseau de résistants à Grenoble. Elle le recrute en raison de sa connaissance de la langue allemande. Il est chargé d'identifier de potentielles cibles pour le réseau parmi les soldats qui stationnent aux portes de la ville. Mais une partie du réseau est arrêtée et Marc Ferro, à partir de début juillet 1944, part rejoindre la Résistance dans le maquis du Vercors. Sa capacité à lire les cartes d'état-major décide de son affectation. Il reçoit pour mission de pointer avec précision sur les cartes les mouvements des forces en présence. Il est aussi chargé de transmettre les ordres du lieutenant-colonel François Huet, alias Hervieux, commandant la défense du Vercors. Quelques jours à peine après l'arrivée de Marc Ferro, l'armée allemande prend d’assaut le massif du Vercors pour réduire entièrement le bastion de la résistance. Marc Ferro effectue de périlleux ravitaillements. Le réseau reçoit l'ordre de se disperser. Marc Ferro retourne alors à Grenoble. Il participe à la libération de Lyon le 3 septembre 1944, puis reprend ses études.

Décorations :

 Chevalier de la Légion d'honneur

 Officier de l'ordre national du Mérite

 Officier de l'ordre des Palmes académiques

 Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Ferro#:~:text=pour l'histoire.-,Mort,complication du Covid-19 ».

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Clayton Schenkelberg, originaire de l'Iowa, était le plus ancien survivant de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, le 7 décembre 1941. Celui qui s'était engagé dans l'US Navy en 1937, accompagné de son frère cadet, est décédé à l'âge de 103 ans. Il ne resterait aujourd'hui qu'une centaine de vétérans de cette terrible attaque. Adieu Clayton 
 
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Clayton Schenkelberg est né en 1917 dans le comté de Carroll. Il perd ses parents très tôt, dans deux accidents. À 17 ans, il se retrouve seul avec son frère. À 20 ans, en 1937, il s'engage dans l'US Navy : son frère, Jerry, en fait de même. Il sont envoyés ensemble sur la base de Pearl Harbor. Clayton y est Seaman Torpedo et assigné à une station de la flotte sous-marine, tandis que Jerry est membre d'équipage sur le cuirassé USS Nevada. Ils sont photographiés ensemble à cette période : Jerry est assis tandis que Clayton est debout.
 
Le 7 décembre 1941, Clayton Schenkelberg est à la fin de son quart de travail lorsque les bombes japonaises commencent à tomber sur la base navale. Alors qu'il pensait passer une belle journée avec sa petite amie de l'époque, Clayton a récupéré son fusil et s'est dirigé vers les lieux des explosions pour venir en aide aux blessés. Mais on lui confie une mission vitale : avec d'autres marins, il est chargé de déplacer en urgence un train chargé de munitions, et notamment d'ogives ! Plusieurs milliers de kilos d'explosifs se retrouvent à proximité du chaos et pourraient être pris pour cible, faisant d'innombrables victimes.
 
Alors, sous le feu ennemi, Clayton et ses camarades déplacent le train, au péril de leur vie. Par chance, la nouvelle position du train n'est pas découverte par l'aviation japonaise. Clayton va survivre aux combats mais s'inquiète pour son frère Jerry : l'USS Nevada est en feu et il le voit au loin brûler, dans la rade.
 
Mais plus de peur que de mal : dès le 8 décembre, les frères sont réunis. On demande à Clayton de se rendre sur l'USS Nevada pour y apporter des fournitures. En arrivant, il tombe sur Jerry, sain et sauf, qui est corvée de cuisine ! Les deux frères s'embrassent et pleurent de joie !
 
Juste après l'attaque, Clayton va servir sous les drapeaux américains durant près de 30 ans, au sein de l'US Navy. Il va épouser, dès 1942, sa petite amie de l'époque, qu'il devait rejoindre le 7 décembre 1941 ! Schenkelberg va rester très attaché à son histoire militaire : il est membre de la section locale de l'Association des survivants de Pearl Harbor jusqu'à sa fermeture il y a deux ans. Clayton est décédé dans un établissement de soins pour personnes âgées le 14 avril à San Diego, en Californie. Il avait 103 ans. On estime aujourd'hui qu'il resterait moins d'une centaine de vétérans de l'attaque sur Pearl Harbor.
(Source : desmoinesregister.com - Passionmilitaria)
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Le 28 avril 2019 s'éteignait Bernard Dargols né le 5 mai 1920 à Paris, d’un père russe et d’une mère anglaise.
 
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Son père, Paul Dargols, ingénieur en mécanique, importe du matériel américain pour l’industrie textile..
A 18 ans, il part pour Les Etats Unis. Son père souhaitant qu’il lui succède un jour, lui organise un stage d’un an à Cincinnati, New Jersey et New York.
 
En mai 1940, Bernard Dargols est à New-York lorsque la France déclare la guerre à l’Allemagne. Il a 20 ans. Il passe son conseil de révision et s’attend à être renvoyé en France. Mais la France est vaincue quelques semaines plus tard. En octobre de la même année Pétain serre chaleureusement la main d’Hitler à Montoire . Bernard refuse alors l’éventualité d’une intégration dans l’armée de Vichy, il se renseigne auprès du représentant de de Gaulle à New-York afin de rejoindre les Forces Françaises Libres, puis auprès du Consulat anglais. Tous lui conseillent d’attendre d’être appelé. Les mois passent.
 
Le 7 décembre 1941, les japonais bombardent la base navale américaine de Pearl Harbor causant de nombreuses victimes. Les États Unis entrent en guerre contre les japonais et leurs alliés allemands. C’est alors que Bernard décide de s’engager dans l’armée Américaine
En 1942, Bernard Dargols reçoit sa convocation pour le camp d’entraînement de Fort-Dix dans le New Jersey. Après trois mois d’entraînement de base, il est envoyé dans le camp de Croft en Caroline du Sud. On lui propose de prendre la nationalité américaine sans perdre la citoyenneté française.
 
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Ilest affecté au camp de Ritchie dans le Maryland. C’est le seul camp des renseignements militaires. Il y apprend sa future mission qui sera d’interroger des civils français pour obtenir et analyser les renseignements recueillis. Sa division quitte les Etats-Unis pour rejoindre le Pays de Galles.
Le 5 juin 1944, après 6 mois d’entraînement intensif Bernard et son équipe embarquent à Cardiff à bord d’un Liberty ship. Ils débarquent 3 jours plus tard à Omaha beach ( St. Laurent sur Mer) au sein de la 2e division d’infanterie américaine.
 
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Bernard participe entre autres à la libération des villages de Trévières, Saint-Georges-d’Elle, Cerisy-la-Forêt, Bérigny.
 
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Fin juillet 1944, Il quitte la Normandie pour la Bretagne et les Ardennes avant d’occuper de nouvelles fonctions au sein du service de contre-espionnage de l’armée américaine : le Counter Intelligence Corps à Paris puis à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne).
Bernard Dargols rentre aux Etats-Unis en janvier 1946, où il sera démobilisé. De retour à New York, Bernard se marie avec Françoise, une jeune française. Ils s’installent en France. La vie reprend son cours.
 
Bernard Dargols a conservé les valeurs que lui ont transmises ses parents et certains de ses professeurs. Il témoigna inlassablement auprès des jeunes générations pour qu'ils restent vigilants : « s’indigner et agir reste essentiel pour moi. »
Il s'est éteint à l'âge de 98 ans.
(Source : Association la tranchée de Verdun)
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Nous apprenons la disparition d'Edgar Harrell, le dernier Marine survivant du naufrage de l'USS Indianapolis, qui vient de s'éteindre à 96 ans. Le 30 juillet 1945, le croiseur venait de livrer des composants pour les bombes atomiques qui seront larguées sur Hiroshima et Nagasaki, lorsqu'il fut coulé par un sous-marin japonais. Quatre jours durant, les rares survivants ont attendu des secours, mourant de faim, de soif et dévorés par les requins. Edgar fut l'un des 317 survivants.
 
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Né en 1924 dans le Kentucky, Ed rêve dès son plus jeune âge de devenir Marine. Il s'engage donc dès 1943. Il est envoyé à l'entrainement avant d'être déployé sur l'USS Indianapolis au début de l'année 1944. Sa première expérience de combat est à Kwajalein et Eniwetok, en février 1944. Le croiseur participe ensuite aux plus grandes batailles du Pacifique : Ed combat ainsi à Saipan, Tinian, Guam, lors la bataille de la mer des Philippines, au large de Peleliu, d'Iwo Jima et à Okinawa, où le croiseur est touché par un kamikaze japonais. Ed est présent lors des dix étoiles de bataille de l'Indianapolis.
 
Après Okinawa, l'USS Indianapolis est envoyé en réparation aux chantiers de San Francisco. C'est là que sont chargés plusieurs composants de bombes atomiques, ainsi que de l'uranium. Le 16 juillet 1945, l'Indianapolis quitte le port américain, direction Tinian : la livraison est déposée le 26 juillet 1945 sur cette île des Mariannes du Nord. Le navire doit alors se diriger vers Guam pour y embarquer de nouveaux marins. Mais la marine impériale, réduite quasi à néant, n'a pas dit son dernier mot : ses sous-marins rodent nuit et jour.
 
Le capitaine du navire, McVay, est furieux : lorsqu'il quitte Tinian, le 28 juillet, l'état-major de l'US Navy lui refuse une escorte, les risques étant, selon les officiers, minimes. À bord, Ed apprend qu'il est nommé sergent. Mais aucun avion ne vient récupérer le courrier de l'équipage de l'Indianapolis ! La qualification de sergent n’est donc pas envoyée à l'état-major, et n'est donc pas acceptée. Il ne la recevra finalement ... qu'en 2020 !
 
Dans la nuit du 29 au 30 juillet, le temps est chaud et de nombreux marins et Marines dorment sur le pont. Le croiseur navigue à vitesse réduite, à une trentaine de km/h. Mais le sous-marin japonais I-58, aux ordres du commandant Mochitsura Hashimoto, engage l'Indianapolis. La première torpille de type Type 95 frappe la proue, à moins d'une douzaine de mètres de l'endroit où Ed dort ! La seconde atteint une soute de combustible et une soute à munitions : l'explosion coupe en deux le bâtiment, le privant aussitôt d'électricité. Il faut abandonner le navire. Ed saute dans l'eau et nage jusqu'à un groupe d'environ 80 garçons.
 
Ed reconnait l'un d'eux : c'est Leland Hubbard, un Marine, qui décède par la suite dans ses bras. Il retrouve un autre Marine, Spooner. Dans les premières heures de cette nuit, des requins attaquent le groupe et plusieurs hommes sont tués. Le second jour, les hommes, privés d'eau, commencent à devenir fou. Le groupe ne compte plus qu'une quarantaine d'hommes, dont Ed. Le troisième jour, ils ne sont plus que 17 survivants, entourés de cadavres. Mais Ed tombe sur plusieurs survivants qui étaient isolés, dont le lieutenant McKissick. Et le Marine trouve une caisse dans l'eau : les rares pommes de terre, à moitié pourrie, sont partagés entre les survivants.
 
Puis, le quatrième jour, la délivrance : un PBY Catalina, un hydravion de l'US Navy, tombe sur les lieux du naufrage après avoir été aiguillé par un PV-1 Ventura. Le PBY parvient à ramener avec lui 56 hommes. Les autres survivants doivent attendre l'arrivée, dans la nuit, du destroyer USS Cecil J. Doyle. Les hommes secourus sont dans des états déplorables : Ed est couvert d'huile et doit être lavé avec du kérosène. Des morceaux de sa chair, pourrie, sont retirés, et le Marine est enveloppé de gaze et de vaseline.
 
Ed est envoyé en urgence dans un hôpital militaire de Guam : c'est là-bas qu'il reçoit, des mains de l'amiral Spruance, le chef de la Fifth Fleet, la Purple Heart pour blessure au combat. Et pour la première fois, des jours après leur sauvetage, les 317 survivants prennent conscience de la tragédie : l'USS Indianapolis était partit avec 1195 membres à son bord. Sur les plus de 900 qui ont sauté à la mer après l'attaque japonaise, seuls 317 ont survécu. 879 marins et marines sont morts dans cet incident, soit la plus grande catastrophe en mer de l'histoire de la marine américaine.
 
Edgar va survivre à la guerre et va être libéré avec les honneurs. Il s'engagera au soutien des anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, et notamment dans l'association des survivants de l'USS Indianapolis. Mais avec son décès, ainsi que celui de James Smith, qui nous a aussi également il y a quelques jours, il ne reste aujourd'hui que 5 survivants de cette tragédie, tous des marins. Edgar était le dernier Marine. Adieu Ed. Et merci.
Source : dclarkeevans.com & Fox News - Passionmilitaria
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Madame Denise Trioulet-Schemite, s'est éteinte à 95 ans à Reims.

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Héroïne de la Résistance, Denise Schemite, née Trioulet, s’est éteinte à 95 ans à Reims. Titulaire de nombreuses décorations, la Vitryate appartenait à une famille qui avait fait de l’opposition à l’ennemi son credo. Elle a été très active dans la Résistance.

Elle était, comme sa sœur Françoise, imprégnée par son passé de Résistante. Fortment marquée par les événements de cette période, Denise Trioulet-Schemite s’en est allée, en toute discrétion. Comme elle passait avec d’infinies précautions les messages entre les groupes résistants durant la Seconde Guerre mondiale. « C’était difficile de dire ce qu’il s’est passé au camp de Compiègne car personne ne nous croyait » , regrettait-elle en mai 2015 lors d’une exposition en l’honneur des Résistants de La Chaussée-sur-Marne à laquelle elle avait été invitée.

Ce souci de transmission de la mémoire l’animait puissamment. Il l’a guidée jusqu’au bout d’une existence que Denise Trioulet-Schemite étirait paisiblement à la Villa Beausoleil, la maison de retraite de Loisy-sur-Marne. C’est là-bas que le 7 mars 2015, la Vitryate de naissance avait reçu les insignes de chevalier de la Légion d’honneur. C’est le président de la République qui les lui avait accordés par décret de mars 2014 en commémoration du 70 e anniversaire du débarquement et de la Libération. La cérémonie avait réuni tous ses proches. Elle fut l’occasion de se replonger dans l’histoire d’une famille de la rue du loup, à Vitry-le-François.

Arrêtée avec sa sœur jumelle, Françoise, et sa maman, Juliette, en 1943, Denise fut conduite à la prison de Châlons par la Gestapo. Malgré les interrogatoires serrés, les menaces et les brimades, elles n’ont jamais cédé un renseignement sur l’activité de Georges Trioulet, véritable cible des Allemandes en tant que bras droit du chef de son réseau de Résistance. La prison de Laon puis le camp de Compiègne n’ont rien changé à leur détermination. Libérées en 1944, Denise Trioulet-Schemite avait mérité ses nombreuses décorations. Dès le 4 juillet 1948, le général Giraud lui remettait la médaille de la Résistance, ainsi qu’à sa sœur.

Denise Trioulet-Schemite était également titulaire de la Croix des combattants volontaires 39-45. Avec elle, c’est la dernière grande figure locale de la Résistance qui s’est éteinte. À sa famille et ses amis, la rédaction de L’Union présente ses sincères condoléances.

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Denise Trioulet-Schemite
s’est éteinte en avril 2021 à 95 ans, à Reims. Elle résidait à la Villa Beausoleil, à Loisy-sur-Marne.

Née le 3 mars 1926,
elle était la fille du lieutenant-colonel Georges Trioulet, ancien combattant et Résistant. Il a aussi siégé de 1947 à 1965 au conseil municipal de Vitry-le-François.

Elle-même Résistante,
Denise Triulet-Schemite s’était illustrée pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle avait été élevée au rang de chevalier de la Légion d’honneur par décret du président de la République François Hollande en 2014.

(Source : La Légion d'honneur dans la Marne)

C'est avec une très grande tristesse que nous vous annonçons le décès de notre vétéran et ami Ken Mayhew. Ken nous a quitté hier soir en présence des siens dans la plus stricte intimité.

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Un grand personnage du Suffolk s'en est allé, un homme avec une grande prestance et si gentil . Une des dernières mémoires vivantes de ses effroyables combats du

6 Juin 1944.

(source : Les Amis du Suffolk régiment)

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  • 2 weeks later...
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Nous apprenons avec tristesse la disparition de André Parise, résistant durant la Seconde Guerre mondiale. Arrêté en 1942, il est alors déporté dans plusieurs camps de concentration, et notamment à Dora, où il travaille sur les V1, les bombes volantes allemandes, avant de prend part à la terrible « marche de la mort » en direction du camp de concentration de Ravensbrück, jusqu’à sa libération par l’Armée Rouge fin avril 1945. Il avait 97 ans 
 
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André est né en 1924, à Troyes. Ses parents, ouvriers, sont des syndicalistes communistes. André suit la voie familiale et s'engage aux Jeunesses communistes en 1938. Il décide de rejoindre la Résistance dès 1941, à l'âge de 17 ans. Il distribue notamment les tracts publiés par ses parents et la résistante Alice Cuvilliers. Il en amène à Paris, depuis Troyes, souvent en vélo, sur plusieurs jours.
 
La mère d’André, Suzanne, est arrêtée le 8 janvier 1942 sur dénonciation. André est brièvement emprisonné mais rapidement libéré. Mais il est immédiatement dénoncé comme membre du réseau de résistance et de nouveau arrêté par la police, qui vient le chercher à la ferme où il est apprenti. Battu, il est transféré à la prison de Fresnes, où il retrouve sa mère. Le 22 octobre 1942, il est transféré en Allemagne, d’abord à Trêves, puis à Hinzert, un camp de concentration.
 
André, le 30 janvier 1943, est transféré à la prison de Dietz, où il retrouve d'autres résistants qu'il connait (dont Jean Neveu). En octobre, André est encore transféré, d'abord à Brieg, puis à Breslau, où il retrouve cette fois ... sa mère ! Il y est jugé le 6 juin 1944 (ce n'est alors pas la première fois) avec plusieurs camarades, ainsi que sa mère, qui est condamnée à mort. Mais la sentence est mise en suspens.
 
André est l'un des prisonniers retenus pour se rendre sur le site de Dora, un camp de concentration et de travail, annexe du camp de Buchenwald. Il est mis au travail sur la chaîne des V1, des bombes volantes, l'arme de représailles vantée à l'époque par Hitler. Mais début avril, il est pris dans la terrible « marche de la mort » : pendant 10 jours, des milliers de prisonniers doivent marcher jusqu'au camp de concentration de Ravensbrück. André survit.
 
Finalement, les premiers soldats soviétiques arrivent et libèrent le camp fin avril 1945. André et ses camarades restent pourtant plusieurs semaines supplémentaires : après des jours de soins et une la surveillance sanitaire obligatoire, la délivrance arrive seulement le 30 juin. André s’embarque dans un avion de transport DC3 Douglas en direction de la France ! Il atterrit au Bourget avant de rejoindre l’hôtel Lutétia et les familles éplorées à la recherche d’un parent disparu. Finalement, il rejoint Troyes ... et retrouve sa mère, elle aussi survivante des camps. André aura alors, jusqu'à la fin de sa vie, une existence discrète.
 
Après la guerre, André rédigera ses mémoires, un recueil de souvenirs, dans un ouvrage intitulé « Une jeunesse confisquée ».
Source : sudouest.fr & adirp10.unblog.fr - Passionmilitaria
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