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Bonjour à toutes et à tous.

 

Je suis actuellement à la recherche du dossier militaire de mon grand-père, né en 1920, formé à Saint-Cyr en 42 et devenu colonel d’infanterie puis général à la fin de sa carrière. Il fut également en charge du commandement du 23e RI à Metz entre 68 et 70. 

 

Je suis allé consulter les archives du SHD de Vincennes. Je n’ai pu avoir seulement qu’un tout petit dossier correspondant à sa période de résistance (FFI). Mais rien sur le reste de sa carrière (Indo, Algérie...). Le SHD de Vincennes est catégorique, il n’y a rien d’autre sur lui. 

 

Je suis donc dans une impasse : Comment puis-je retrouver les traces de mon grand-père dans les archives militaires françaises ? 

 

Je vous remercie d’avance de tous les commentaires pertinents que vous pourrez apporter à ma démarche.

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  • Administrateur

Bonjour,

Avant tout il est demandé aux nouveaux membres, de se présenter ( voir la charte ) avant de poster dans les divers sujets, merci de respecter cette règle.

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Le 10/07/2020 à 10:28, Bouchon-Gras 49 a dit :

Bonjour,

Avant tout il est demandé aux nouveaux membres, de se présenter ( voir la charte ) avant de poster dans les divers sujets, merci de respecter cette règle.

Veuillez me pardonner, s'il vous plait, de cet oubli fâcheux.

J'ai 39 ans, je suis intermittent du spectacle et j'habite en Essonne. Je suis actuellement à la recherche d'informations, de renseignements, de documents concernant la vie de mon grand père militaire de carrière, décédé en 2012.

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  • Administrateur

Bonjour,  

Bon étant absent durant la semaine,  je n'ai donc accès à peu de chose,  je vous propose de voir ce que lon peut faire à mon retour.

L'identité de votre grand-père est confidentielle ou peut on savoir qui c'est  ( ce qui aiderait fortement les recherches ) mais ça reste votre choix.

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Le 13/07/2020 à 21:04, Bouchon-Gras 49 a dit :

Bonjour,  

Bon étant absent durant la semaine,  je n'ai donc accès à peu de chose,  je vous propose de voir ce que lon peut faire à mon retour.

L'identité de votre grand-père est confidentielle ou peut on savoir qui c'est  ( ce qui aiderait fortement les recherches ) mais ça reste votre choix.

Merci infiniment de votre aide.

Il s'agit de Roger Loriaut, né le 28/07/1920 à Saint-Servan (35).

Décédé en 2012, il aurait dû avoir 100 ans cet été 2020.

 

Le 13/07/2020 à 21:06, berogeitabi a dit :

Bonjour et bienvenue sur le forum 

Bonjour !

Oh merci beaucoup ! J'essayerai de faire de mon mieux pour y participer.

 

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  • Spécialiste

Bonjour. Vous dites avoir consulté le SHD ce qui est bien, qu'en est-il des archives militaires de Pau ? En donnant son identité et si possible son numéro matricule (appelé identifiant défense depuis quelques années), et en prouvant votre lien de parenté ils devraient vous fournir de précieux renseignements.

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  • Administrateur

Bonjour, 

De mon côté, je regarderai ce que je peux trouver la semaine prochaine. 

Étonnant que le SHD n'est rien trouvé,  car les dossiers des officiers et officiers généraux sont normalement chez eux.

A voir.

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Il y a 4 heures, AureAsia a dit :

Bonjour. Vous dites avoir consulté le SHD ce qui est bien, qu'en est-il des archives militaires de Pau ? En donnant son identité et si possible son numéro matricule (appelé identifiant défense depuis quelques années), et en prouvant votre lien de parenté ils devraient vous fournir de précieux renseignements.

Merci de votre intervention. Hélas, "on" m'a laissé entendre que les gradés se trouvaient à Vincennes... Et accessoirement aussi, les militaires post 1945 (à vérifier).

D'ailleurs, je n'ai aucun numéro de matricule concernant mon général de grand-père. Comment pourrais-je me le procurer selon vous ?

 

Il y a 3 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Bonjour, 

De mon côté, je regarderai ce que je peux trouver la semaine prochaine. 

Étonnant que le SHD n'est rien trouvé,  car les dossiers des officiers et officiers généraux sont normalement chez eux.

A voir.

Merci encore ! Oui, le président de la salle de lecture (Louis XIV) était très étonné de ne retrouver personne. Il me disait la même chose que vous : les officiers, c'est plutôt Vincennes. D'où ma détresse !

Permettez-moi de vous demander également une recherche avec le nom LORIAULT (orthographe différente de LORIAUT sans L à la fin) ?

 

 

Juste pour rappel :

 

Roger LORIAUT (ou LORIAULT mais peu probable)

né à Saint Servan (35) le 28/07/1920,

Sorti de l'école Saint-Cyr en 1942, promotion Charles De Foucauld,

Sous-lieutenant en Chantier de Jeunesse de Labruguière entre 1942 et 44,

FFI, Maquis du Corps Francs Bayard et 3e/12e Dragon (1ère Armée) entre 1944 et 45,

Maroc, Indochine, Allemagne, Algérie entre 1946 et 62,

Promu Lieutenant-Colonel en 1964,

Promu Colonel en 1968, en charge du commandement du 23e RI de Metz (57) entre 1968 et 70,

Travaille à l'état-major entre 1970 et 1974,

Adjoint au Général Bigeard, 4e région militaire de Bordeaux (33) en 1974,

Retraite en 1975 au grade de Général de brigade.

 

 
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  • Spécialiste
Le 16/07/2020 à 01:19, titou2b a dit :

Roger LORIAUT (ou LORIAULT mais peu probable)

né à Saint Servan (35) le 28/07/1920,

Pour le matricule, à l'époque c'était assez simple. Puisque vous semblez avoir quelques documents, cherchez un chiffre qui "devrait" commencer par 403503XXXX (les 4 derniers chiffres étant l'ordre d'enregistrement).

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  • Membre réputé

Bonjour,

J'ai fait des recherches sur des membres de ma famille. 

Après demande de renseignements à Pau, ils m'ont expliqués que né avant 1921, il faut chercher les livrets militaires dans les archives départementales du lieu de recensement ou de naturalisation.

Né à partir de 1921, c'est en effet à Pau qu'il faut voir ! 

Mais si n'est avant 1921, pour voir s'il y a des citations, on contacte Pau. 

Si vous ne l'avez pas déjà fait, regardez donc du côté des archives départementales.

Attention .... dans les archives dépt., il peut y avoir les deux écritures ... alias ... Loriaut ou Loriault !

Cela a été le cas pour un des livrets de ma famille, que je ne trouvais pas !

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Il y a 8 heures, AureAsia a dit :

Pour le matricule, à l'époque c'était assez simple. Puisque vous semblez avoir quelques documents, cherchez un chiffre qui "devrait" commencer par 403503XXXX (les 4 derniers chiffres étant l'ordre d'enregistrement).

Oui ! Merci beaucoup pour l'info : sur une fiche d'état de services retrouvé dans les papiers, il est inscrit :

40 787 13.483

Cela doit être son matricule (ce n'est pas précisé, mais cela ressemble à ce que vous dites !). Merci infiniment !!!

 

 

Il y a 4 heures, Heïdi a dit :

Bonjour,

J'ai fait des recherches sur des membres de ma famille. 

Après demande de renseignements à Pau, ils m'ont expliqués que né avant 1921, il faut chercher les livrets militaires dans les archives départementales du lieu de recensement ou de naturalisation.

Né à partir de 1921, c'est en effet à Pau qu'il faut voir ! 

Mais si n'est avant 1921, pour voir s'il y a des citations, on contacte Pau. 

Si vous ne l'avez pas déjà fait, regardez donc du côté des archives départementales.

Attention .... dans les archives dépt., il peut y avoir les deux écritures ... alias ... Loriaut ou Loriault !

Cela a été le cas pour un des livrets de ma famille, que je ne trouvais pas !

Merci infiniment pour ces informations ! Pardonnez-moi cette question idiote : de quelles archives départementales parlez-vous ? Celles du département de naissance ? De décès ? D'incorporation de l'armée ? (Dans le cas de Saint-Cyr, ça serait donc le Morbihan ? J'ai déjà fait ces recherches et je n'ai malheureusement encore rien trouvé. Il faut m'y remettre, tout simplement).

Mais pour trouver à Pau, il me faut une côte... Comment faire ???

Pour Vincennes, j'avais une côte : celle que le site Mémoire des Hommes m'a trouvé. Mais rien à Vincennes, à part quelques documents sur sa période FFI.

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Pour information, dans la plupart des archives départementales, il est écrit ceci :

"Les registres matricules disponibles avec une indexation nominative ne concernent, pour le moment, que les classes de 1887 à 1921. Les  registres antérieurs seront mis en ligne prochainement. Cependant, la délibération n°2013-281 du 10 octobre 2013 entre les Ministères de la Défense et de la Culture et la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) ne permet la mise en ligne des registres matricules que jusqu’ à la classe 1921."

Mon grand-père est né en 1920 et se retrouve incorporé en 1942 (école de Saint-cyr, délocalisé à Aix-en-Provence en zone libre). Donc s'il n'est pas à Vincennes, ni à Pau... et pas non plus numérisé dans archives deptales (mais peut être consultables)... Me voilà dans l'embarras !

 

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  • Moderator

Pour les archives d'un officier général, c'est le bureau des officiers généraux qui gère celles-ci.

Voici l'adresse:

BOG

Section Terre 2S

14 Rue St Dominique

75007 Paris,

n'oubliez pas de joindre toutes pièces utiles pour preuve de la filiation.

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  • Membre réputé

Bonjour,

Le 17/07/2020 à 19:30, Heïdi a dit :

Mais si n'est avant 1921,

Oop's ! C'est né et pas n'est 😇 !

Le 17/07/2020 à 23:07, titou2b a dit :

Merci infiniment pour ces informations ! Pardonnez-moi cette question idiote : de quelles archives départementales parlez-vous ? Celles du département de naissance ?

Il n'y a pas de questions idiotes ! On cherche .... et je cherche encore !

Oui, pour avant 1921,c'est les archives départementales du lieu de naissance ou résidence vers l'age de 18/20 ans.

J'ai regardé mes mails avec Pau, ils s'occupent des dossiers à partir de 1921.

oui, pour les officiers rayés des cadres avant 1971 ou généraux décédés, c'est le Service Historique de la Défense.

il y a une heure, Fred689 a dit :

Pour les archives d'un officier général, c'est le bureau des officiers généraux qui gère celles-ci.

Voici l'adresse:

BOG

Section Terre 2S

14 Rue St Dominique

75007 Paris,

n'oubliez pas de joindre toutes pièces utiles pour preuve de la filiation.

:vertsuper: !  

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  • Administrateur

Pour les archives départementales, ce sont celles du lieu de résidence de l'intéressé lors de ses 20 ans.

Comme le souligne Fred, les officiers ne sont ni à Pau ni dans les archives départementales.

Essayer avec l"adresse donné par Fred, en fournissant un maximum d'information :

Le 15/07/2020 à 20:19, titou2b a dit :

Roger LORIAUT (ou LORIAULT mais peu probable)

né à Saint Servan (35) le 28/07/1920,

Sorti de l'école Saint-Cyr en 1942, promotion Charles De Foucauld,

Sous-lieutenant en Chantier de Jeunesse de Labruguière entre 1942 et 44,

FFI, Maquis du Corps Francs Bayard et 3e/12e Dragon (1ère Armée) entre 1944 et 45,

Maroc, Indochine, Allemagne, Algérie entre 1946 et 62,

Promu Lieutenant-Colonel en 1964,

Promu Colonel en 1968, en charge du commandement du 23e RI de Metz (57) entre 1968 et 70,

Travaille à l'état-major entre 1970 et 1974,

Adjoint au Général Bigeard, 4e région militaire de Bordeaux (33) en 1974,

Retraite en 1975 au grade de Général de brigade.

- grade exacte ( ou simplement général si n'avait pas la définition exacte )

- nom et prénoms

- date et lieu de naissance

- matricule

- promotion à st Cyr ( si vous l'avez )

- fournissez également votre filiation.

Sinon vous pouvez également tenter auprz de l'école de St Cyr, qui doit posséder des registres des différentes promotions.

Vous pouvez également faire un tour sur la " base Léonore " qui réfère les détenteur de la Légion d'Honneur.

J'ai bien trouvé un Lorieau, mais ce n'est pas le votre.

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=NOM&VALUE_1=LORIEAU

http://www2.culture.gouv.fr/documentation/leonore/NOMS/nom_00.htm

 

Sur le net, j'ai trouvé ceci mais ça ne correspond visiblement pas :

LORIOT Roger, Louis

Né le 3 septembre 1923 à Saint-Agnan (Nièvre), massacré le 22 février 1944 à Saint-Agnan ; résistant membre du maquis de Mont.

 

Roger Loriot, né et habitant à Saint-Agnan, faisait partie du maquis « Bernard », créé en mars 1943 par Louis Aubin et installé à l’automne 1943 près de Saint-Brisson (Nièvre). Ce maquis ayant dû se scinder en plusieurs groupes au début janvier 1944, un petit groupe de six hommes, dont faisait partie Roger Loriot et dirigé par Serge Girard*, s’était installé dans une grange au lieu-dit « En Mont » près de Quarré-les-Tombes, puis dans des cabanes en bois dans la forêt au Duc : c’était le maquis de Mont.
Le 2 février 1944, Serge Girard fut arrêté au Moulin-Colas, près de Saint-Léger-Vauban (Yonne). Les Allemands, guidés par un milicien de la région, se rendirent alors aux cabanes de la forêt au Duc et arrêtèrent trois de ses camarades, Maurice Blin*, Julien Dion* et André Kalck*. Roger Loriot se réfugia chez sa grand-mère, au hameau du Jarnois, sur la commune de Saint-Agnan. Mais le 22 février au petit matin, le hameau du Jarnois fut encerclé par les Allemands et Roger Loriot fut capturé et massacré sur place. Seul un autre maquisard du maquis de Mont, Lucien Charlot, réussit à échapper et rejoignit le maquis FTP Vauban, installé dans l’hiver 1944 à la chapelle Saint-Pierre, à proximité de Saint-Agnan.
Serge Girard, Maurice Blin, Julien Dion et André Kalck furent internés à la prison d’Auxerre et fusillés au champ de tir d’Égriselles-Venoy le 15 mars 1944.
Le nom de Roger Loriot figure sur le monument aux morts de Saint-Agnan, sur une plaque apposée dans l’église de ce village, et sur le monument des déportés et fusillés de l’Yonne à Auxerre.

 

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article205347, notice LORIOT Roger, Louis par Claude Delasselle, version mise en ligne le 27 juillet 2018, dernière modification le 27 juillet 2018.
 

 

Ce qui est étonnant c'est que l'on ne trouve rien, avez vous une photo de lui ?

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Le 20/07/2020 à 18:12, Fred689 a dit :

Pour les archives d'un officier général, c'est le bureau des officiers généraux qui gère celles-ci.

Voici l'adresse:

BOG

Section Terre 2S

14 Rue St Dominique

75007 Paris,

n'oubliez pas de joindre toutes pièces utiles pour preuve de la filiation.

Oh oh ! Tiens donc ! On ne m'avais jamais parlé de celui-ci... ça pourrait ressembler à ça ! Je vais essayer. Merci beaucoup !!

Le 21/07/2020 à 19:21, Bouchon-Gras 49 a dit :

Pour les archives départementales, ce sont celles du lieu de résidence de l'intéressé lors de ses 20 ans.

Comme le souligne Fred, les officiers ne sont ni à Pau ni dans les archives départementales.

Essayer avec l"adresse donné par Fred, en fournissant un maximum d'information :

- grade exacte ( ou simplement général si n'avait pas la définition exacte )

- nom et prénoms

- date et lieu de naissance

- matricule

- promotion à st Cyr ( si vous l'avez )

- fournissez également votre filiation.

Sinon vous pouvez également tenter auprz de l'école de St Cyr, qui doit posséder des registres des différentes promotions.

Vous pouvez également faire un tour sur la " base Léonore " qui réfère les détenteur de la Légion d'Honneur.

J'ai bien trouvé un Lorieau, mais ce n'est pas le votre.

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=NOM&VALUE_1=LORIEAU

http://www2.culture.gouv.fr/documentation/leonore/NOMS/nom_00.htm

 

Sur le net, j'ai trouvé ceci mais ça ne correspond visiblement pas :

LORIOT Roger, Louis

Né le 3 septembre 1923 à Saint-Agnan (Nièvre), massacré le 22 février 1944 à Saint-Agnan ; résistant membre du maquis de Mont.

 

Roger Loriot, né et habitant à Saint-Agnan, faisait partie du maquis « Bernard », créé en mars 1943 par Louis Aubin et installé à l’automne 1943 près de Saint-Brisson (Nièvre). Ce maquis ayant dû se scinder en plusieurs groupes au début janvier 1944, un petit groupe de six hommes, dont faisait partie Roger Loriot et dirigé par Serge Girard*, s’était installé dans une grange au lieu-dit « En Mont » près de Quarré-les-Tombes, puis dans des cabanes en bois dans la forêt au Duc : c’était le maquis de Mont.
Le 2 février 1944, Serge Girard fut arrêté au Moulin-Colas, près de Saint-Léger-Vauban (Yonne). Les Allemands, guidés par un milicien de la région, se rendirent alors aux cabanes de la forêt au Duc et arrêtèrent trois de ses camarades, Maurice Blin*, Julien Dion* et André Kalck*. Roger Loriot se réfugia chez sa grand-mère, au hameau du Jarnois, sur la commune de Saint-Agnan. Mais le 22 février au petit matin, le hameau du Jarnois fut encerclé par les Allemands et Roger Loriot fut capturé et massacré sur place. Seul un autre maquisard du maquis de Mont, Lucien Charlot, réussit à échapper et rejoignit le maquis FTP Vauban, installé dans l’hiver 1944 à la chapelle Saint-Pierre, à proximité de Saint-Agnan.
Serge Girard, Maurice Blin, Julien Dion et André Kalck furent internés à la prison d’Auxerre et fusillés au champ de tir d’Égriselles-Venoy le 15 mars 1944.
Le nom de Roger Loriot figure sur le monument aux morts de Saint-Agnan, sur une plaque apposée dans l’église de ce village, et sur le monument des déportés et fusillés de l’Yonne à Auxerre.

 

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article205347, notice LORIOT Roger, Louis par Claude Delasselle, version mise en ligne le 27 juillet 2018, dernière modification le 27 juillet 2018.
 

 

Ce qui est étonnant c'est que l'on ne trouve rien, avez vous une photo de lui ?

Merci beaucoup pour toutes ces recherches !!!

Oui, j'ai une très grande quantité de photos de lui, à différentes époques...

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  • Administrateur

Bonjour,

Merci pour ces photos, qui permettent de mettre un visage sur un nom.

02.jpg.2134ac5b74623f98db12e7d176056e0a.jpg

Le voici en St Cyrien, si vous arrivez a obtenir un contact à l'école, service tradition, cette phot pourra les intéresser.

N407.thumb.jpg.64f1770ad3ab2540a006a8ce6a42ec76.jpg

Là, je pense qu'il est sous lieutenant, dans les années 40.

01.jpg.1c458b3dba0d1d94d583863d1803ee09.jpg

Photo intéressante, commandant du 10 bataillon de chasseur à pied ( cor de chasse sur les pattes de col ).

 

Vous n'avez pas de photo en général et de ses décorations ?

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il y a 57 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

Vous n'avez pas de photo en général et de ses décorations ?

Merci infiniment pour vos commentaires, de la part de toute notre famille. Il fût général au moment de sa retraite. Mais les dernières années de sa carrière se sont déroulées au grade de colonel : en témoignent ces photos prises vraisemblablement à Metz entre 1968/70, lorsqu'il était en charge du commandement du 23e RI. La page Wikipedia du 23e RI mentionne mon grand-père en tant que tel.

 

07.jpg

06.jpg

05.jpg

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  • Administrateur
il y a 7 minutes, titou2b a dit :

Il fût général au moment de sa retraite. Mais les dernières années de sa carrière se sont déroulées au grade de colonel

Donc nommé général en 2eme section.

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  • Administrateur
il y a 2 minutes, titou2b a dit :

Mais qu'est-ce que cela veut dire ?

Un officier général n'est jamais vraiment en retraite, lorsqu'il est plus d'active, il se retrouve en 2e section, vous observerez dans l'avenir que lorsque vous verrez Monsieur X, général 2s, vous saurez que ce général ou amiral est en "retraite".

Exemple historique, lors de la guerre 14-18, le général Pétain se trouvait en 2 eme section, il fut réactivé...je ne vous raconte pas la suite qui est connu de tous.

Certains officiers supérieurs méritant, sont nommés à leurs départ au premier grade d'officier général mais n’exerceront jamais en tant que tel, c'est le cas de votre grand père.

Ce qui peut expliquer que l'on ne trouve pas grand chose sur le net, car il n'a pas servi en tant que général, mais comme colonel chef de corps ( commandant d'un régiment ).

 

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Le 23/07/2020 à 12:20, Bouchon-Gras 49 a dit :

Un officier général n'est jamais vraiment en retraite, lorsqu'il est plus d'active, il se retrouve en 2e section, vous observerez dans l'avenir que lorsque vous verrez Monsieur X, général 2s, vous saurez que ce général ou amiral est en "retraite".

Exemple historique, lors de la guerre 14-18, le général Pétain se trouvait en 2 eme section, il fut réactivé...je ne vous raconte pas la suite qui est connu de tous.

Certains officiers supérieurs méritant, sont nommés à leurs départ au premier grade d'officier général mais n’exerceront jamais en tant que tel, c'est le cas de votre grand père.

Ce qui peut expliquer que l'on ne trouve pas grand chose sur le net, car il n'a pas servi en tant que général, mais comme colonel chef de corps ( commandant d'un régiment ).

 

Merci de votre explication. Nous attendons une réponse du Bureau des Officiers Généraux, étant donné que rien ne se trouve à Vincennes ou Pau. Si toutefois une autre idée vous venait à l'esprit, n'hésitez-pas ! Merci encore.

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  • Administrateur
Il y a 5 heures, titou2b a dit :

Nous attendons une réponse du Bureau des Officiers Généraux, étant donné que rien ne se trouve à Vincennes ou Pau. Si toutefois une autre idée vous venait à l'esprit, n'hésitez-pas ! Merci encore.

Avez vous contacté l'école de Saint Cyr, service tradition ?

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    • Bonsoir, Je passe bientôt mes concours de GAV et une question me trotait dans la tête... J'ai un nom de famille très long, composé de 3 parties, en tout 13 lettres et 2 espaces. Du coup je me demandais, quand c'est comme ça, sur les étiquettes des uniformes mon nom sera indiqué de qu'elle façon ? Bonne soirée à tous ! En espérant avoir une réponse à ma question.
    • De passage à Nantes pour une formation, cherchant une boulangerie qui ferai des café à emporter, je suis "tombé" sur ce monument : Le mémorial du champ de tir du Bêle à Nantes   Le Bêle, un champ de tir devenu lieu de mémoire Camp d’entrainement militaire depuis 1879, le champ de tir du Bêle devient pendant la Seconde Guerre mondiale le principal lieu d’exécution des résistants à Nantes. Le 30 août 1941, on y fusille Marin Poitiers, premier résistant nantais à tomber sous les balles de l’Occupant. En octobre 1941, 16 des 50 otages y trouvent la mort. Suite au « procès des 42 », mes 37 condamnés à mort y sont exécutés les 29 janvier, 13 février et 7 mai 194. Cette même année, le « procès des 16 » s’achève par 15 condamnations à mort : 11 résistants sont fusillés au Bêle, le 25 août 1943. En tout, ce sont plus de 80 personnes qui seront fusillées au champ de tir du Bêle pendant la guerre.   Le 20 octobre 1941, le lieutenant-colonnel Hotz commandant de la place de Nantes était exécuté par la résistance. En représailles et sur ordre du régime Nazi, 16 otages emprisonnés à Nantes furent fusillés en ce site du Bêle, le 22 octobre, ainsi que 27 autres à Châteaubriant et 5 autres résistants nantais au Mont-Valérien. Le thème des Otages a depuis lors profondément marqué m’ouvre de Jules PARESSANT, sculpteur, peintre et mosaïste nantais. L’artiste a réalisé cette œuvre en commémoration du cinquantenaire de l’exécution des Otages.   Martyrs fusillés en ces lieux de 1941 à 1944. Adam H., Allano M., Aubert C., Bale L., Barbeau C., Birien P., Blot J., Blouin A., Blanco B., Blasco M., Boissard M., Bosquet M. , Bouvier J., Bregeon A., Brisson Y., Carrel R., Chrarriol E.,Chauvin A., Chauvin E., Chevy R., Cléro V., Coiffe L., Colas J., Creuze F., Dabat M., David J., Bronstein S. De Feliquier H., Douineau R., Dréant, Duguy M., Fougeard R., Fourny A., Fraix J., Cabaret A., Garbatz M., Gautier H., Gautrer A., Gil J., Glou J.P., Gomez A., Grassineau R., Grelleau P., Grolleau J.P., Juilloux J., Guinolseau A., Hervé R., Héry J., Héry J., Ignasiac L., Jamet G., Jost L., Jouaud M., Lacazette M., Lagathu M. Lebris E., Leeièvre H., Legendre M. Legrand R., Lelan C., Lemée E., Le Moal A., Lepaih L., Le Parc E., Lerrend, Losq J., Michel M., Millot C., Mougenot F., Pérocheau A., Platiau J., Poirier M., Prietteau, Rouault A., Royer F., Sanchez, Sérot J., Temple J., Thomazeau F., Tompousky G., Turpin C., Viaud M.     Y ont été également injustement fusillées Manuela Alvarez et Victorine Faucher le 6 mai 1918. Elles sont tombées mortes le matin à 6 heures précises sous le feu de 2 piquets . L’un du 51° régiment d’artillerie et l »autre du 90° RA. Jugées pour espionnage par le conseil de guerre de Nantes. Elles ont fortement impressionnées toutes les personnes présentes lors de leur exécution par leur courage. C’est le médecin Pichat qui a constaté leur décès.
    • Le 4 novembre 2020, disparaissait le général Maurice Faivre , officier Dragons-parachutistes en Algérie au début des années 1960, défenseur emblématique des Harkis, dont il s'est occupé après la cessation des combats, sauvant des dizaines de familles. Un héros oublié.      Il y a des histoires inconnues du grand public qui méritent d'être partagées. Celle de Maurice Faivre est l'une d'elles. Maurice nait le 19 mars 1926 à Morteau, dans le Doubs. Il est, entre 1947 et 1949, élève à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il va sortir Major de promotion de la promotion Rhin et Danube. À l'issue de sa formation, il décide de s'orienter vers la Cavalerie et la Légion étrangère. Mais l'État-major ne le voit pas comme ça et lui propose de rejoindre la branche des Renseignements militaires.     Entre 1949 et 1950, Maurice suit les cours de l'École d'application de l'Arme blindée-Cavalerie installée à Saumur. Et le 20 août 1955, il est déployé pour la première fois en Algérie, basé à Constantine où il constate les conditions très difficiles des populations locales. À la tête d'un escadron d'appelés, le capitaine Faivre est chargé de la construction, en banlieue de Constantine, d'un village destiné à reloger les habitants des bidonvilles, puis à la construction de maisons pour les ouvriers agricoles de Guettar-el-Aiech.     En 1958, il retourne à l'École d'application de l'Arme blindée-Cavalerie de Saumur. Il est alors retenu pour partir une seconde fois en Algérie, en 1960. Il doit notamment, à la tête de son escadron, protéger une région comprenant trois villages. Pour cette tâche, il s'adjoint une soixantaine de harkis. Une équipe médicale, menée par son épouse Monique, soigne gratuitement les populations, en soutien des forces armées. En octobre 1960, après l'assassinat d'un harki, il décide d'intensifier les relations entre eux et l'armée française. Ses hommes construisent de nouvelles infrastructures, dont une nouvelle école et une route. Maurice organise même un pèlerinage traditionnel au marabout de Taftis, en soutien à la population. L'officier, désormais commandant, est très lié aux habitants de l'oued Berd. Mais en octobre 1961, son régiment est dissous et rappelé : Maurice Faivre doit quitter l'Algérie dans les semaines qui suivirent pour rentrer en France.     Il rejoint dans un premier temps l’École Supérieure de Guerre à Paris (1964 à 1966). Mais dans le même temps, il reçoit de nombreux appels de la préfecture de police de Paris : des harkis de l'oued Berd ont réussi à rentrer en France après les accords d'Évian de 1962 et l'indépendance algérienne, pour s'installer à Choisy-le-Roi. Ils vivent dans des conditions très difficiles et manquent de tout : l'officier décide, avec l'aide de ses officiers de l'époque, de les aider, achetant tout ce qu'il peut et se battant pour rapatrier les familles des harkis en France. Il est l'un des rares officiers a ignorer l'interdiction d'aide mise en place par le Ministre de l'intérieur de l'époque, Roger Frey, qui exigeait des forces armées le refus d'aide aux membres des armées supplétives dont la vie était pourtant directement menacée. Au total, Maurice aide une cinquantaine de familles et plusieurs centaines de personnes, qui déménagent pour s'installer à Dreux, en Eure-et-Loir.     La carrière de l'officier continue en parallèle et n'est pas directement affectée par sa désobéissance. Il devient en 1966 officier parachutiste à Tarbes, devenant le chef du 13e régiment de dragons parachutistes, installé à Dieuze, en Moselle, quelques années plus tard. Cette unité était alors la meilleure de l'armée française dans la recherche du renseignement. En 1975, une fois terminé son temps de commandement au 13e RDP, il devient chef du Deuxième bureau à Baden, au IIe corps d’armée, quelques années avant de prendre sa retraite. Il deviendra par la suite écrivain, historien et politologue.     Aujourd'hui encore, le nom de Maurice Faivre est sacré dans la ville de Dreux : il a permis que ces familles puissent s'installer et trouver une sécurité, chose impossible en Algérie d'alors. Ils pleurent, comme nous, la disparition de Maurice Faivre. (Source : Passionmilitaria)   Distinctions Croix de la Valeur militaire (1957) Ordre national du Mérite Commandeur de la Légion d'honneur (2016) https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Faivre
    • Le 28 avril 2019 s'éteignait Bernard Dargols né le 5 mai 1920 à Paris, d’un père russe et d’une mère anglaise.     Son père, Paul Dargols, ingénieur en mécanique, importe du matériel américain pour l’industrie textile.. A 18 ans, il part pour Les Etats Unis. Son père souhaitant qu’il lui succède un jour, lui organise un stage d’un an à Cincinnati, New Jersey et New York.   En mai 1940, Bernard Dargols est à New-York lorsque la France déclare la guerre à l’Allemagne. Il a 20 ans. Il passe son conseil de révision et s’attend à être renvoyé en France. Mais la France est vaincue quelques semaines plus tard. En octobre de la même année Pétain serre chaleureusement la main d’Hitler à Montoire . Bernard refuse alors l’éventualité d’une intégration dans l’armée de Vichy, il se renseigne auprès du représentant de de Gaulle à New-York afin de rejoindre les Forces Françaises Libres, puis auprès du Consulat anglais. Tous lui conseillent d’attendre d’être appelé. Les mois passent.   Le 7 décembre 1941, les japonais bombardent la base navale américaine de Pearl Harbor causant de nombreuses victimes. Les États Unis entrent en guerre contre les japonais et leurs alliés allemands. C’est alors que Bernard décide de s’engager dans l’armée Américaine En 1942, Bernard Dargols reçoit sa convocation pour le camp d’entraînement de Fort-Dix dans le New Jersey. Après trois mois d’entraînement de base, il est envoyé dans le camp de Croft en Caroline du Sud. On lui propose de prendre la nationalité américaine sans perdre la citoyenneté française.     Ilest affecté au camp de Ritchie dans le Maryland. C’est le seul camp des renseignements militaires. Il y apprend sa future mission qui sera d’interroger des civils français pour obtenir et analyser les renseignements recueillis. Sa division quitte les Etats-Unis pour rejoindre le Pays de Galles. Le 5 juin 1944, après 6 mois d’entraînement intensif Bernard et son équipe embarquent à Cardiff à bord d’un Liberty ship. Ils débarquent 3 jours plus tard à Omaha beach ( St. Laurent sur Mer) au sein de la 2e division d’infanterie américaine.     Bernard participe entre autres à la libération des villages de Trévières, Saint-Georges-d’Elle, Cerisy-la-Forêt, Bérigny.     Fin juillet 1944, Il quitte la Normandie pour la Bretagne et les Ardennes avant d’occuper de nouvelles fonctions au sein du service de contre-espionnage de l’armée américaine : le Counter Intelligence Corps à Paris puis à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne). Bernard Dargols rentre aux Etats-Unis en janvier 1946, où il sera démobilisé. De retour à New York, Bernard se marie avec Françoise, une jeune française. Ils s’installent en France. La vie reprend son cours.   Bernard Dargols a conservé les valeurs que lui ont transmises ses parents et certains de ses professeurs. Il témoigna inlassablement auprès des jeunes générations pour qu'ils restent vigilants : « s’indigner et agir reste essentiel pour moi. » Il s'est éteint à l'âge de 98 ans. (Source : Association la tranchée de Verdun)
    • J'ouvre ce sujet qui est réservé aux dégradations de monuments voués au devoir de mémoire. (Tous dérapages, grossièretés, haines et vindications seront immédiatement retirés )   C'est avec colère que les habitants de la Grande Conque, au Cap d’Agde, ont découvert en début de semaine d'importantes dégradations sur la stèle de la Médaille Militaire. Instituée par Louis-Napoléon Bonaparte en 1852 et alors que la France commémore le bicentenaire de la disparition de l'Empereur Napoléon 1er, ce vandalisme est intolérable : la Médaille Militaire est la plus haute décoration militaire de l'armée française !      La stèle de la Médaille Militaire, située à la Grande Conque, n'a pas fière allure : le médaillon, central, a été arraché du poteau et volé. Si la valeur pécuniaire ne semble pas importante, elle pourrait l'être pour un collectionneur ou un revendeur de métaux. L'inscription « Valeur et discipline » n'a pas été touchée, comme le reste du monument. Mais quelle tristesse.   La Médaille Militaire se situe protocolairement et de préséance entre la légion d'honneur et l'ordre national du mérite. Cette médaille est la plus haute distinction militaire française destinée aux sous-officiers et aux soldats (elle peut être concédée en récompense de services exceptionnels aux officiers généraux). Elle a été instituée en 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte quelques semaines après son coup d’État honore les militaires et ne comporte aucun grade ou échelon : tous les médaillés militaires sont au même rang. Les soldats les plus anonymes et les plus grands chefs de guerre sont réunis sur un pied d’égalité sous une même devise « Valeur et Discipline ».   Souvent appelée « la Légion d’honneur du sous-officier », la Médaille militaire est la troisième décoration française dans l’ordre de préséance, après l’ordre de la Légion d’honneur et l’ordre de la Libération. Il convient de remplir certaines obligations pour se la voir décerner : être engagé sous les drapeaux depuis au moins huit ans, avoir été cité à l’ordre de l’armée, avoir été blessé au combat ou en service commandé et s’être signalé par un acte de courage et de dévouement   Chaque année, ce sont près de 3000 militaires qui vont recevoir cette médaille : plus d’un million de soldats et sous-officiers ont été décorés en un siècle et demi d’existence, tandis que près de 159.000 de ces militaires sont toujours vivants. À noter que plus de 10000 femmes ont reçu la Médaille militaire depuis 1859, ainsi que 10 emblèmes de régiments   Durant la 1ère Guerre mondiale, 950.000 soldats vont être médaillés, la plupart à titre posthume. Le nombre n'est que de 300 000 médaillés entre 1939 et 1945, et 12000 en Indochine. Enfin, en Algérie, 38000 soldats vont être récipiendaires de cette médaille. Source : Le Magazine du Cap d'Agde & legiondhonneur.fr