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médecin militaire: issu de l'esa ou sous contrat, quelles différences?


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Bonjour, je lance ce sujet pour les lycéens, étudiants ou parents de jeunes qui s'intéressent à l'exercice de la médecine dans les armées.

A titre personnel, j'hésite à passer le concours collatéral pour accéder à l'ESA, à savoir que s'engager avec un contrat de plus de 20 ans est difficile, même quand on n'est plus un lycéen de 18 ans, même quand on sait qu'on va pouvoir exercer un métier aux multiples facettes et accéder à des opportunités qui n'existent pas dans le civil! Il reste l'option officier sous contrat. Je suis donc à la recherche d'éléments qui pourraient aider, moi-même ou d'autres, à choisir en toute connaissance de cause. Il s'agit simplement d'explorer les différences entre médecin de carrière issu de l'ESA et médecin sous contrat, les avantages et les inconvénients des différents cursus.

Merci d'avance de vos réponses.

 

 

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  • 9 months later...

j'ai pu avoir quelques informations dessus au cours de ma fmir : les médecins sous-contrat peuvent se faire activer mais, n'appartenant pas au sérail des officiers formés à l'ESA, leur carrière finit par stagner. A chacun de faire son choix selon ce qu'il souhaite.

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    • By Bouchon-Gras 49
      http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/319213066.jpg
      Le colonel Jacques Gindrey est mort. Son décès a été annoncé ce mardi dans le carnet du Figaro.
      Après un parcours parfois terrible, où Jacques Gindrey frôla la mort de près, le chirurgien, natif de Côte-d'Or, mit sa vie au service des patients de la clinique de Vire (Calvados).
      A plusieurs reprises, il a raconté sa carrière de médecin militaire (qui s'est terminée en 1971) et en particulier sa bataille de Dien Bien Phu dans les colonnes de Ouest-France. 
      Extrait d'un article de 2014:
      "En 1940, mon père a pleuré en voyant arriver les Boches". Jacques a 13 ans. Il est enfant de troupe cette année-là. En 1942, le bon élève intègre l'école d'Autun. "C'était militaire, mais civilisé, s'amuse-t-il. On y était surtout anti-Allemands." Il va rejoindre la Résistance et s'illustre à plusieurs reprises. "J'étais très jeune, on m'a surnommé "bébé". Il sera toutefois grièvement blessé le 11 juillet 1944 dans l'Ain, et fait prisonnier. Mais il en réchappera. Il passe son bac en juin 1945, puis part au Prytanée de La Flèche (Sarthe) où il prépare la première année de médecine. Cursus qu'il achève à l'École de santé de Lyon. En 1952, à 25 ans, ce brillant élève est docteur en médecine. Officier dans la Coloniale, il se retrouve en Indochine, au coeur des combats de Dien Bien Phu, en 1954. "La défaite fut terrible, témoigne celui qui fut là-bas chirurgien de guerre. Sur 10 000 captifs, les trois quarts ne reviendront pas." Il en réchappera. Encore une fois. Rendu à la vie civile, Jacques Gindrey rejoint Vire en 1971. Il exerce jusqu'en 1989 comme traumatologue orthopédiste. "J'ai bien dû installer 2 000 prothèses de hanche", rappelle modestement le père de quatre enfants, aujourd'hui veuf.
      http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/3520212793.jpg
      Autre extrait, d'un article de 2004, où il parle de l'Indochine:
      "Nous sommes arrivés, ma femme et moi, à Saïgon, à l'automne 1953 pour travailler à l'hôpital Grall. Je venais de me marier et de terminer mes études médicales à Lyon. Après un passage à l'hôpital d'Hanoï, où l'on recevait 120 blessés de guerre par jour, Chippaux, médecin-colonel, un patron très respecté, me demande de constituer l'antenne chirurgicale 44 avec anesthésiste et infirmiers. On me précisera plus tard, en y mettant les formes, que c'est pour partir à Dien Bien... Je suis parachuté le 20 février 1954 sur Dien Bien, une cuvette dénudée, entourée de collines où se planquent les Viets. Ma première impression est défavorable. L'antenne est mal placée, au lieu géométrique d'arrivée des obus, trop petite avec 42 lits, mal protégée. Seul le toit de la salle d'opération est solidement couvert. Avec mon collègue Grauwin, on organise l'antenne, à côté du PC. On se repose dans des abris de fortune, un serpent se balade au-dessus de nos têtes.  Le 14 mars, Béatrice tombe. Les fortins avaient des noms féminins. D'une violence inouïe. L'afflux de blessés est immédiat. L'antenne est submergée. Les avions tant qu'il y en a sont remplis au sprint. Pendant deux semaines, on jongle avec les extrêmes urgences : les blessés sont de trois types. Les blessés des membres arrivent mal garrottés avec du fil téléphonique, la seule solution est l'amputation. C'est terrible. Les blessés du thorax, on ferme la plaie. Les plus graves sont les blessés du ventre. Un abdomen opéré, c'est quatre à cinq fracas de membres qui ne le sont pas. Par manque de temps, il faut choisir. Les grands blessés me disaient : "Et moi, et moi, mon lieutenant..." L'anesthésiste les aidait à dormir. J'ai opéré non stop durant cinquante-sept jours, de sept heures du matin à minuit le soir. J'étais là pour ça. Je ne me posais pas de questions. J'étais automatisé, craignant seulement de m'écrouler de fatigue. Le 18 mars, j'ai échappé à la mort à la seconde près, sous la tente où l'on triait les blessés. Un obus de mortier de 120 massacre tout. Quinze personnes sont tuées sur le coup, dont notre caporal infirmier, Bong, foudroyé la seringue à la main.
      http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/347058610.jpg
      Mon amie Geneviève de Galard arrive le 28 mars, une femme d'un très grand dévouement. Mourir avec une femme qui vous tient la main, ce n'est pas la même chose. Le plus difficile furent les premiers quinze jours, il fallut tout organiser sous le feu. Vers la mi-avril, la mousson. Il pleut de la boue dans les plaies ouvertes. On lave à grand coup de sérum. Le 7 mai, mon dernier opéré sera le capitaine Le Boudec, du sixième bataillon de parachutistes commandé par Bigeard. Il a des pièces de bouchon-artilleur dans l'avant-bras. Je l'endors libre, il se réveille prisonnier. Comme moi. On a pleuré tous les deux. Nous avons marché le long de la route vers le camp n° 1 à la frontière de la Chine. Malade comme un chien, je suis sauvé grâce à des comprimés discrètement mis dans mon sac. Le 2 septembre, à l'hôpital d'Hanoï, je souris à une silhouette. C'était ma femme. Elle me croyait disparu. Partis à 10 000, nous sommes revenus à 2 500. La guerre est une ignominie. La pire des choses. À Dien Bien, j'ai rencontré des héros inconnus. Si on avait un peu plus réfléchi, on ne serait pas allés faire cette guerre. Sorti de cet enfer, de retour en France, j'ai passé ma vie à bosser pour ne pas ressasser cette histoire."
      ( Source Ligne de Défense )
       
      Pour en savoir plus : 
      https://clarolineconnect.univ-lyon1.fr/resource/open/file/1698547
    • By carlie94
      Voici le retex de la fmir 1 bis que j'ai effectuée en juillet. Je n'ai plus en mémoire le déroulement précis des différents cours et initiations que nous avons eus.
      Nous sommes arrivés le vendredi soir et repartis le jeudi matin suivant. Nous étions une trentaine, avec autant de filles que de garçons. Il y avait des internes (beaucoup d'anesthésiste réanimateur mais aussi des chirurgiens et des spés plus inattendues comme pneumologue ou gynéco), des externes, et même une étudiante vétérinaire, un futur chirurgien dentiste et un interne en pharmacie. Nous étions encadrés par deux officiers et un sous officier tous réservistes du SSA.
      Le programme ressemblait sensiblement à ce qui se fait dans les pmd: cours théoriques sur l'organisation et le rôle du SSA, sur les grades, sur le contre-IED et le combat... Les cours pratiques étaient une initiation: initiation au parcours d'obstacle, au maniement de FAMAS. Nous avons eu la chance de bénéficier d'une séance de SITAL (SImulateur de Tir aux Armes Légères).
      Au niveau physique il n'y avait rien de trop difficile pour quelqu'un qui fait du sport régulièrement, et de toute façon le but n'était pas d'éliminer ceux qui se trouvaient en difficulté, mais cette fmir a été l'occasion pour ceux qui n'étaient pas très aguerris physiquement (ce qui était mon cas) de se rendre compte qu'ils avaient encore du travail à faire, (les encadrants ont apprécié que je sois honnête là dessus en entretien individuel à la fin de la fmir,donc n'ayez pas honte de l'avouer si ça a été un peu rude). La cohésion a d'ailleurs bien joué pour les soutenir. Le groupe s'est très vite soudé, sûrement grâce à son homogénéité, mais aussi parce que chacun était venu motivé.
      Au niveau intellectuel, des cours peu denses comme celui sur la défense ont alterné avec des cours plus riches comme sur le secourisme ou le tir. Là encore rien d'invincible, surtout pour des étudiants en santé.
      L'encadrement était bon mais ils étaient peu nombreux et déjà fatigués de la fmir d'avant, ce qui explique qu'ils ne nous aient rien fait faire de trop extrême
      Comme cette fmir était totalement nouvelle en son genre, le dernier jour nous avons eu la visite de deux médecins chefs des services responsables de la réserve et d'un commissaire aux Armées qui nous ont reçu en entretien de groupe et individuels. Plusieurs faits intéressants en sont ressortis:
      -le projet "cadets du SSA" n'existe pas vraiment, il s'agit plutôt de recruter des étudiants et de les former assez tôt, et de faciliter la conciliation entre les études et la réserve. Ainsi, les externes qui bénéficieront de la réforme du deuxième cycle pourront faire valoir la réserve dans la case "parcours".
      -le SSA cherche des médecins, il ne peut pas se passer de ses réservistes.
      -Nous sommes des testeurs: le projet a l'air prometteur mais c'est à nous de trouver les formations, les opportunités, ce qui sera plus facile pour les internes qui peuvent déjà pratiquer (prescrire, opérer, consulter...) que pour les externes qui ne le peuvent pas. C'est à nous aussi de le valoriser auprès des responsables de facs.
      J'espère que ce retex intéressera d'autres étudiants qui souhaitent se lancer dans l'aventure. A titre personnel je retiens la cohésion, l'esprit de groupe très fort, et la nécessité de se prendre en main pour progresser, je rajouterais même que la réserve, on ne le fait pas que pour la gloire de la patrie, la réussite des armes de la France etc etc... on peut aussi le faire pour soi-même, pour bénéficier d'une formation, pour exercer dans un cadre différent, par goût de l'aventure.
      Si vous avez des questions n'hésitez pas.
       
       
       
       
       
       
       
    • By Bouchon-Gras 49
      Le Service de santé des armées vient de compléter ces effets d'uniforme par le port du bonnet de police ( dit " calot " )  interarmées. Une instruction de 2015 avait introduit ce calot interarmées mais l'insigne n'est disponible que depuis quelques semaines.


      Le port du calot de tradition "Terre santé modèle 1957" reste autorisé de port uniquement pour les activités de cohésion.
    • By carlie94
      Voilà ma lettre de motivation. Vos critiques et avis sont les bienvenus.
      Objet: technicien hospitalier supérieur de réserve                     
      Madame, Monsieur,
      Je suis actuellement étudiante en DFGSM2 et passionnée par le domaine militaire. Je suis honorée de vous présenter ma candidature dans la réserve du Service de Santé des Armées car je suis depuis longtemps attirée par le milieu militaire.
       Le Service de Santé met la médecine au service de ceux qui défendent la France et des populations démunies. Cet engagement ne se limite pas aux opérations extérieures et se continue sur le territoire avec le soutien médical des forces, les hôpitaux militaires et la recherche. 
       Un engagement à servir dans la réserve serait pour moi un moyen de m’associer à cette mission. De plus, j’envisage un engagement d’active, la réserve m’aidera à confirmer ce choix et à découvrir d’autres pratiques du soin. Je suis aussi attirée par les valeurs de discipline, d’engagement et de cohésion qui caractérisent le monde militaire. Je suis convaincue que ces valeurs qui représentent un savoir-être inestimable, mais aussi l’enseignement “technique” comme le secourisme et le travail en équipe, me seront bénéfiques pour mes études et mon exercice futur quel qu’il soit.
       J’aspire pour ma part à donner le meilleur de moi-même dans les tâches qui me seront confiées, tout comme je l’ai fait pour réussir médecine. Mes deux premières années de médecine ne m’ont pas laissé le temps de faire du sport mais l’idée de faire une préparation militaire m’a motivée et un entraînement quotidien me permet de retrouver une condition physique Ma pratique débutante de l’aïkido m’ont permis d’acquérir la patience, un dynamisme à la fois physique et intellectuel et une meilleure gestion du stress qui m’aident au quotidien. 
      Je me tiens à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. Je vous prie Madame, Monsieur d’agréer l’expression de mes respectueuses salutations.
    • By Thermidor
      Bonjour,
      Étant en cours de constitution d'un dossier pour une intégration à l'École de Maistrance, je voulais savoir jusqu'où un Officier Sous-Contrat recruté en interne peut espérer aller en terme de grade et peut-il accéder à des commandements de bâtiments importants (Frégates de premier rang ou Frégates de Surveillance voire SNA) ?
      Merci d'avance de vos réponses ! 🙂