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Histoire du commando Kieffer


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Bonjour,

En ce moment, je lis "Commando Kieffer - La Campagne Oubliée - Pays-Bas 1944-1945 "

source ... https://www.defense.gouv.fr/marine/magazines/horizons/commando-kieffer-la-campagne-oubliee

Source Benjamin Massieu auteur du livre explique que .....

L'autre grand fait d'armes du Commando Kieffer, c'est Flessinge, le 1er novembre 44. 

Ils doivent débarquer sur l'Ile de Walcheren à Flessinge, l'un des formidables points de défense mis en place par les nazis.

L'enjeu est crucial pour la poursuite de la guerre. Sans le contrôle de l'Escaut, les Alliées ne pourront pas utiliser le port d'Anvers dont ils se sont emparés intact grâce à l'action de la résistance belge.

Sans Anvers, c'est tout l'approvisionnement du front et donc la poursuite de la guerre et l'invasion de l'Allemagne qui se trouveront compromis.

Au terme de violents combats, l'opération " Infatuate " abouti à ce que le général Eisenhower qualifiera d' " un des faits d'armes les plus courageux et les plus audacieux de toute la guerre " !

Dans le livre beaucoup de photos.

Il y est aussi question des combattants étrangers interalliés comme les 25 Bérets Verts Néerlandais, les belges du Capitaine Danloy ( l'insigne actuel des Bérets Verts Commandos Belges est la dague commando et la devise britanique " United We Conquer "), la Troop Norvégienne et la Troop Germanophone Antinazis.

A la fin du livre, il y a les photos et identités des Commandos débarqués à Flessinge et aussi les photos des Commandos morts aux Pays-Bas.

Il y est dit aussi que l'un d'eux Félix Kerboas, toujours en vie n'a jamais reçu la Légion d'Honneur !

 

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Oui malheureusement ils disparaissent tour à tour et nous nous devons de conserver leurs engagements et leurs sacrifices en mémoire pour la libération de la France et de l'Europe de la joue nazi.

Bonjour Heidi, Le général de Gaulle ne voulait pas commémorer ce moment du débarquement qu'il ne considérait pas comme dépendant de la France. Les Français du commando ( N° 4 commando ) avaient

Hommage à Saint Malo :   et à Ouistreham :

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Il y a 3 heures, Heïdi a dit :

Il y est dit aussi que l'un d'eux Félix Kerboas, toujours en vie n'a jamais reçu la Légion d'Honneur !

 

Devenu en 1949, sujet Britannique, cela, explique peut être cela...

http://ecole.nav.traditions.free.fr/cdo_autres_kerboas.htm

D'ailleurs, pas de croix de guerre, de médaille militaire.

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Bonjour,

Durant le conflit le 1er BFMC  ( Bataillon Français Commando Marine ) a reçu 4 citations dont deux lors de Flessingue et Walcheren et à la demande de Kieffer le n°4 Commando est cité à l'ordre de l'armée de mer + croix de guerre avec plame.

Sur les 106 Commandos envoyés aux Pays-Bas, il y a les 95 des 177 du Jour J, 10/11 " nouveaux " en fait les blessés/malades qui n'avaient pas pu débarquer + 3 survivants du Raid de Gravelines + 2 résistants FFI intégrés durant la campagne de Normandie ( sans formation commando ) +1 réel nouveau commando.

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Bonjour,

source ... toujours le livre que je site plus haut ....

Le 1er BFMC, serait il un bataillon fantôme ?

Il est courant de dire que le 1erBFMC aurait été dissous le 1er avril 46. Mais cette date ne correspond en réalité à rien à l'échelle du bataillon. Elle semble avoir été choisie arbitrairement parce qu'elle correspond au jour de la remise au ministre de la Marine du rapport de la commission pour la réforme de la spécialité de fusiliers marins qui débouche sur l'arrêté du 6 avril  créant le certificat commando.

Aucun ordre de dissolution officiel  du 1er BFMC n'est toutefois parvenu jusqu' a nous. Il est même pas possible d'en connaître le numéro... si bien sûr celui-ci existe..

Il est tout à fait probable que la dissolution du 1er BFMC n'ait jamais été officiellement prononcée et qu'il fut considéré comme n'existant plus de fait lorsque ses derniers membres ont été démobilisés ou entamé la formation des premiers commandos marine de l'après guerre au centre Siroco.

Alors ... a moins qu'un document curieusement oublié ressurgisse, le 1er BFMC existe encore aujourd'hui officiellement, sans aucun membre ni activité, tel un bataillon fantôme.

:vertclope: !

 

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  • 3 weeks later...
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Bonjour,

Dans le livre, il y a aussi le témoignage de René de Naurois l'aumonier des commandos. " Dans leurs barges, les commandos français sont toujours accroupis, entendant les balles s'écraser sur la coque. Nous y étions. Soudain, les hommes saisirent leurs armes s'agenouillèrent le longs des barres, prêts a courir vers l'avant où la coque allait s'ouvrir pour leur livrer passage ".

Plus loin, Kieffer s'inquiète de sort de son ami René de Naurois qui a disparu et que personne n'a plus vu depuis le débarquement.

Le commando Gourio va le retrouver, à bout de force, bloqué derrière la haute rangée de pieux lisses plantés en haut de la digue et qu'il ne parvenait pas à escalader.

Donc, l'aumonier était tout le temps avec les commandos et il avançait avec eux au fur et à mesure qu'ils s'emparaient des positions allemandes.

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  • Administrateur
Il y a 22 heures, Heïdi a dit :

Donc, l'aumonier était tout le temps avec les commandos et il avançait avec eux au fur et à mesure qu'ils s'emparaient des positions allemandes.

Oui, les aumoniers ne sont pas des hommes de l'arrière, ils participent souvent en tant qu'infirmier

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Bonjour,

Comme là, il n'est pas question d'être aussi infirmier, j'étais étonnée que l'amonier, en effet, suive les commandos partout.

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  • Administrateur
Il y a 16 heures, Heïdi a dit :

Comme là, il n'est pas question d'être aussi infirmier,

Pendant le débarquement il remplace volontairement le médecin tué dès les premières heures du combat et se dépense sans compter pour soigner les blessés. Ce seul 6 juin 1944, l'unité du Père de Naurois, qui réussit à prendre son objectif, le casino de à Ouistreham, comptera 40% de pertes.

https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/rene-naurois-de

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Bonjour,

Merci Bouchon-Gras 49 pour la biographie de René de Naurois.

Dans le livre, il n'est pas précisé donc qu'il remplace le médecin tué. 

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  • 3 weeks later...
  • Administrateur
A ce jour, ils ne sont plus que 3 à avoir combattu sous les ordres de Philippe Kieffer. Hubert Faure et Léon Gautier, qui ont participé au débarquement du 6 juin 1944, et Félix Kerboas qui a rejoint le 1er BFMC en novembre 1944.
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La bataille de l'Escaut - ou la bataille oubliée - est une que le vétéran français Félix Roger Kerboas (98) n'oubliera jamais.
Lors d'une cérémonie virtuelle, Félix a reçu la médaille des libérateurs de remerciement de la défense et de l'attaché naval, capitaine de la marine royale néerlandaise Gerrit Nijenhuis, pour ses efforts durant ces sombres jours en Zélande il y a plus de 75 ans. Lors de la cérémonie virtuelle, Félix a été rejoint par son fils, petits-enfants et arrière-petits-enfants au Royaume-Uni, ainsi que par ses nièces et neveux français.
Capitaine Nijenhuis : ′′ Vous êtes très spécial et nous vous devons tous notre sincère gratitude et notre plus grand respect pour votre service et votre courage pendant la Seconde Guerre mondiale, les batailles qui ont libéré mon pays les Pays-Bas et le reste de l'Europe. En gage de notre sincère reconnaissance et gratitude, cela me fait un grand plaisir et un grand honneur de vous présenter la Médaille des Libérateurs Merci."
L ' histoire remarquable de Félix a commencé en France, où il a rejoint le matelot artilleur à bord du Courbet, un cuirassé français réactivé (ou dreadnought). Il a entendu parler de l'appel du général Charles de Gaulle pour rejoindre les Forces navales françaises libres de l'amiral Muselier et a décidé de servir sur plusieurs navires, armés par les Britanniques pour la guerre.
En novembre 1944, Félix a décidé de s'intégrer au 1er bataillon de Fusilier Marines Commando, également connu sous le nom de ′′ Kieffer Commandos ′′ (un monument nommé après le capitaine Phillip Kieffer a été dévoilé près de Vlissingen en 2015). Félix a voulu venger un de ses frères et amis qui avait rejoint la résistance française et qui malheureusement avait péri entre les mains de l'ennemi. Il a d'abord dû subir un entraînement sévère à Fort William en Écosse, mais il a réussi - puis il a rejoint le Commando de l'armée n° 4 classé quartier-maître.
Félix a été envoyé aux Pays-Bas en renfort après le raid à Walcheren, où il s'est retrouvé placé dans les maisons des Néerlandais dans la région de Wissenkerke lors de raids nocturnes depuis le port de Colijnsplaat à l'île de Schouwen-Duiveland. Il s'agissait de raids très dangereux car l'île de Schouwen était encore fortement défendue par les allemands.
Lors de l'un de ces raids, Félix et ses camarades ont capturé un sous-marin allemand Biber qui s'était mis à la plage. Il a fallu deux jours supplémentaires pour que le sous-marinier allemand émerge de son vaisseau et qu'il soit ensuite pris comme prisonnier de guerre.
 
 
 
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Bonjour,

Il y a 23 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Félix Kerboas qui a rejoint le 1er BFMC en novembre 1944.

Oui, il y a sa photo dans le livre que je cite plus haut. Il a fait partis des 101 Commandos Français arrivés ou revenus en cours de campagne.

Merci Bouchon-Gras 49 :vertsourire: !

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  • 4 weeks later...
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Bonjour,

Le 27/28 février 1944 disparaît l'équipe de commandos commandé par le Capitaine Charles Trepel lors du Raid de Wassenaar aux Pays-Bas.

En leur mémoire, chaque 28 février, la flamme de l'Arc de Triomphe est rallumée.

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025.JPG

Le sac du capitaine Charles Trepel, que j'avais photographié au musée de traditions de l'école des fusiliers marins à Lanester (Lorient).

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Bonjour,

Le 14/04/2021 à 21:09, Bouchon-Gras 49 a dit :

Le sac du capitaine Charles Trepel, que j'avais photographié au musée de traditions de l'école des fusiliers marins à Lanester (Lorient).

Merci bouchon-Gras 49 pour la photo.

Le sac est presque comme au 1er jour, impressionnant !

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  • Administrateur
il y a 1 minute, Heïdi a dit :

Le sac est presque comme au 1er jour, impressionnant !

C'est un sac de marin, en grosse toile, ça devait résister à l'air marin, aux nombreux déplacements... après l'histoire du sac, je ne la connait pas, certainement un don de la famille.

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  • Administrateur

Hommage à Hubert Faure,

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« Vous êtes un exemple pour nous tous et un amer pour la jeunesse française, dans les mers agitées que nous connaissons. Nous ne vous oublierons pas.»

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C’est par ces mots que le contre-amiral Lucas, commandant de la force maritime des fusiliers marins et commandos a conclu son hommage à celui qui fut prêt à donner sa vie pour la France Libre en débarquant avec ses camarades du 1er bataillon de fusiliers marins commandos sur les plages de Normandie le 6 juin 1944.

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L’ensemble de la Marine nationale rend aujourd’hui un dernier hommage à Hubert Faure, et s’incline devant la mémoire de ce combattant hors du commun dont l’exemple continuera à inspirer ceux qui s’engagent au service de leur pays.

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Fusiliers marins et commandos marine

Ministère des Armées

©Rémy Martin/Marine Nationale/Défense

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Bonjour,

Le Commando Kieffer n'a pas tout révélé.

Visiblement le " War Office " en Angleterre garde encore des " opérations " secrètes ! Et puis, comme ils ont fait partis du Commando n°10 Interallié peut-être que des historiens, belges, néerlandais, norvégiens .... ont aussi des choses à dire/écrire .... Qui sait :vertsourire: !

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Bonjour,

8 Mai 2021 inauguration de l'Allée Philippe Kieffer a Bohars ( Finistère).

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    • Bonsoir, Je passe bientôt mes concours de GAV et une question me trotait dans la tête... J'ai un nom de famille très long, composé de 3 parties, en tout 13 lettres et 2 espaces. Du coup je me demandais, quand c'est comme ça, sur les étiquettes des uniformes mon nom sera indiqué de qu'elle façon ? Bonne soirée à tous ! En espérant avoir une réponse à ma question.
    • De passage à Nantes pour une formation, cherchant une boulangerie qui ferai des café à emporter, je suis "tombé" sur ce monument : Le mémorial du champ de tir du Bêle à Nantes   Le Bêle, un champ de tir devenu lieu de mémoire Camp d’entrainement militaire depuis 1879, le champ de tir du Bêle devient pendant la Seconde Guerre mondiale le principal lieu d’exécution des résistants à Nantes. Le 30 août 1941, on y fusille Marin Poitiers, premier résistant nantais à tomber sous les balles de l’Occupant. En octobre 1941, 16 des 50 otages y trouvent la mort. Suite au « procès des 42 », mes 37 condamnés à mort y sont exécutés les 29 janvier, 13 février et 7 mai 194. Cette même année, le « procès des 16 » s’achève par 15 condamnations à mort : 11 résistants sont fusillés au Bêle, le 25 août 1943. En tout, ce sont plus de 80 personnes qui seront fusillées au champ de tir du Bêle pendant la guerre.   Le 20 octobre 1941, le lieutenant-colonnel Hotz commandant de la place de Nantes était exécuté par la résistance. En représailles et sur ordre du régime Nazi, 16 otages emprisonnés à Nantes furent fusillés en ce site du Bêle, le 22 octobre, ainsi que 27 autres à Châteaubriant et 5 autres résistants nantais au Mont-Valérien. Le thème des Otages a depuis lors profondément marqué m’ouvre de Jules PARESSANT, sculpteur, peintre et mosaïste nantais. L’artiste a réalisé cette œuvre en commémoration du cinquantenaire de l’exécution des Otages.   Martyrs fusillés en ces lieux de 1941 à 1944. Adam H., Allano M., Aubert C., Bale L., Barbeau C., Birien P., Blot J., Blouin A., Blanco B., Blasco M., Boissard M., Bosquet M. , Bouvier J., Bregeon A., Brisson Y., Carrel R., Chrarriol E.,Chauvin A., Chauvin E., Chevy R., Cléro V., Coiffe L., Colas J., Creuze F., Dabat M., David J., Bronstein S. De Feliquier H., Douineau R., Dréant, Duguy M., Fougeard R., Fourny A., Fraix J., Cabaret A., Garbatz M., Gautier H., Gautrer A., Gil J., Glou J.P., Gomez A., Grassineau R., Grelleau P., Grolleau J.P., Juilloux J., Guinolseau A., Hervé R., Héry J., Héry J., Ignasiac L., Jamet G., Jost L., Jouaud M., Lacazette M., Lagathu M. Lebris E., Leeièvre H., Legendre M. Legrand R., Lelan C., Lemée E., Le Moal A., Lepaih L., Le Parc E., Lerrend, Losq J., Michel M., Millot C., Mougenot F., Pérocheau A., Platiau J., Poirier M., Prietteau, Rouault A., Royer F., Sanchez, Sérot J., Temple J., Thomazeau F., Tompousky G., Turpin C., Viaud M.     Y ont été également injustement fusillées Manuela Alvarez et Victorine Faucher le 6 mai 1918. Elles sont tombées mortes le matin à 6 heures précises sous le feu de 2 piquets . L’un du 51° régiment d’artillerie et l »autre du 90° RA. Jugées pour espionnage par le conseil de guerre de Nantes. Elles ont fortement impressionnées toutes les personnes présentes lors de leur exécution par leur courage. C’est le médecin Pichat qui a constaté leur décès.
    • Le 4 novembre 2020, disparaissait le général Maurice Faivre , officier Dragons-parachutistes en Algérie au début des années 1960, défenseur emblématique des Harkis, dont il s'est occupé après la cessation des combats, sauvant des dizaines de familles. Un héros oublié.      Il y a des histoires inconnues du grand public qui méritent d'être partagées. Celle de Maurice Faivre est l'une d'elles. Maurice nait le 19 mars 1926 à Morteau, dans le Doubs. Il est, entre 1947 et 1949, élève à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il va sortir Major de promotion de la promotion Rhin et Danube. À l'issue de sa formation, il décide de s'orienter vers la Cavalerie et la Légion étrangère. Mais l'État-major ne le voit pas comme ça et lui propose de rejoindre la branche des Renseignements militaires.     Entre 1949 et 1950, Maurice suit les cours de l'École d'application de l'Arme blindée-Cavalerie installée à Saumur. Et le 20 août 1955, il est déployé pour la première fois en Algérie, basé à Constantine où il constate les conditions très difficiles des populations locales. À la tête d'un escadron d'appelés, le capitaine Faivre est chargé de la construction, en banlieue de Constantine, d'un village destiné à reloger les habitants des bidonvilles, puis à la construction de maisons pour les ouvriers agricoles de Guettar-el-Aiech.     En 1958, il retourne à l'École d'application de l'Arme blindée-Cavalerie de Saumur. Il est alors retenu pour partir une seconde fois en Algérie, en 1960. Il doit notamment, à la tête de son escadron, protéger une région comprenant trois villages. Pour cette tâche, il s'adjoint une soixantaine de harkis. Une équipe médicale, menée par son épouse Monique, soigne gratuitement les populations, en soutien des forces armées. En octobre 1960, après l'assassinat d'un harki, il décide d'intensifier les relations entre eux et l'armée française. Ses hommes construisent de nouvelles infrastructures, dont une nouvelle école et une route. Maurice organise même un pèlerinage traditionnel au marabout de Taftis, en soutien à la population. L'officier, désormais commandant, est très lié aux habitants de l'oued Berd. Mais en octobre 1961, son régiment est dissous et rappelé : Maurice Faivre doit quitter l'Algérie dans les semaines qui suivirent pour rentrer en France.     Il rejoint dans un premier temps l’École Supérieure de Guerre à Paris (1964 à 1966). Mais dans le même temps, il reçoit de nombreux appels de la préfecture de police de Paris : des harkis de l'oued Berd ont réussi à rentrer en France après les accords d'Évian de 1962 et l'indépendance algérienne, pour s'installer à Choisy-le-Roi. Ils vivent dans des conditions très difficiles et manquent de tout : l'officier décide, avec l'aide de ses officiers de l'époque, de les aider, achetant tout ce qu'il peut et se battant pour rapatrier les familles des harkis en France. Il est l'un des rares officiers a ignorer l'interdiction d'aide mise en place par le Ministre de l'intérieur de l'époque, Roger Frey, qui exigeait des forces armées le refus d'aide aux membres des armées supplétives dont la vie était pourtant directement menacée. Au total, Maurice aide une cinquantaine de familles et plusieurs centaines de personnes, qui déménagent pour s'installer à Dreux, en Eure-et-Loir.     La carrière de l'officier continue en parallèle et n'est pas directement affectée par sa désobéissance. Il devient en 1966 officier parachutiste à Tarbes, devenant le chef du 13e régiment de dragons parachutistes, installé à Dieuze, en Moselle, quelques années plus tard. Cette unité était alors la meilleure de l'armée française dans la recherche du renseignement. En 1975, une fois terminé son temps de commandement au 13e RDP, il devient chef du Deuxième bureau à Baden, au IIe corps d’armée, quelques années avant de prendre sa retraite. Il deviendra par la suite écrivain, historien et politologue.     Aujourd'hui encore, le nom de Maurice Faivre est sacré dans la ville de Dreux : il a permis que ces familles puissent s'installer et trouver une sécurité, chose impossible en Algérie d'alors. Ils pleurent, comme nous, la disparition de Maurice Faivre. (Source : Passionmilitaria)   Distinctions Croix de la Valeur militaire (1957) Ordre national du Mérite Commandeur de la Légion d'honneur (2016) https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Faivre
    • Le 28 avril 2019 s'éteignait Bernard Dargols né le 5 mai 1920 à Paris, d’un père russe et d’une mère anglaise.     Son père, Paul Dargols, ingénieur en mécanique, importe du matériel américain pour l’industrie textile.. A 18 ans, il part pour Les Etats Unis. Son père souhaitant qu’il lui succède un jour, lui organise un stage d’un an à Cincinnati, New Jersey et New York.   En mai 1940, Bernard Dargols est à New-York lorsque la France déclare la guerre à l’Allemagne. Il a 20 ans. Il passe son conseil de révision et s’attend à être renvoyé en France. Mais la France est vaincue quelques semaines plus tard. En octobre de la même année Pétain serre chaleureusement la main d’Hitler à Montoire . Bernard refuse alors l’éventualité d’une intégration dans l’armée de Vichy, il se renseigne auprès du représentant de de Gaulle à New-York afin de rejoindre les Forces Françaises Libres, puis auprès du Consulat anglais. Tous lui conseillent d’attendre d’être appelé. Les mois passent.   Le 7 décembre 1941, les japonais bombardent la base navale américaine de Pearl Harbor causant de nombreuses victimes. Les États Unis entrent en guerre contre les japonais et leurs alliés allemands. C’est alors que Bernard décide de s’engager dans l’armée Américaine En 1942, Bernard Dargols reçoit sa convocation pour le camp d’entraînement de Fort-Dix dans le New Jersey. Après trois mois d’entraînement de base, il est envoyé dans le camp de Croft en Caroline du Sud. On lui propose de prendre la nationalité américaine sans perdre la citoyenneté française.     Ilest affecté au camp de Ritchie dans le Maryland. C’est le seul camp des renseignements militaires. Il y apprend sa future mission qui sera d’interroger des civils français pour obtenir et analyser les renseignements recueillis. Sa division quitte les Etats-Unis pour rejoindre le Pays de Galles. Le 5 juin 1944, après 6 mois d’entraînement intensif Bernard et son équipe embarquent à Cardiff à bord d’un Liberty ship. Ils débarquent 3 jours plus tard à Omaha beach ( St. Laurent sur Mer) au sein de la 2e division d’infanterie américaine.     Bernard participe entre autres à la libération des villages de Trévières, Saint-Georges-d’Elle, Cerisy-la-Forêt, Bérigny.     Fin juillet 1944, Il quitte la Normandie pour la Bretagne et les Ardennes avant d’occuper de nouvelles fonctions au sein du service de contre-espionnage de l’armée américaine : le Counter Intelligence Corps à Paris puis à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne). Bernard Dargols rentre aux Etats-Unis en janvier 1946, où il sera démobilisé. De retour à New York, Bernard se marie avec Françoise, une jeune française. Ils s’installent en France. La vie reprend son cours.   Bernard Dargols a conservé les valeurs que lui ont transmises ses parents et certains de ses professeurs. Il témoigna inlassablement auprès des jeunes générations pour qu'ils restent vigilants : « s’indigner et agir reste essentiel pour moi. » Il s'est éteint à l'âge de 98 ans. (Source : Association la tranchée de Verdun)
    • J'ouvre ce sujet qui est réservé aux dégradations de monuments voués au devoir de mémoire. (Tous dérapages, grossièretés, haines et vindications seront immédiatement retirés )   C'est avec colère que les habitants de la Grande Conque, au Cap d’Agde, ont découvert en début de semaine d'importantes dégradations sur la stèle de la Médaille Militaire. Instituée par Louis-Napoléon Bonaparte en 1852 et alors que la France commémore le bicentenaire de la disparition de l'Empereur Napoléon 1er, ce vandalisme est intolérable : la Médaille Militaire est la plus haute décoration militaire de l'armée française !      La stèle de la Médaille Militaire, située à la Grande Conque, n'a pas fière allure : le médaillon, central, a été arraché du poteau et volé. Si la valeur pécuniaire ne semble pas importante, elle pourrait l'être pour un collectionneur ou un revendeur de métaux. L'inscription « Valeur et discipline » n'a pas été touchée, comme le reste du monument. Mais quelle tristesse.   La Médaille Militaire se situe protocolairement et de préséance entre la légion d'honneur et l'ordre national du mérite. Cette médaille est la plus haute distinction militaire française destinée aux sous-officiers et aux soldats (elle peut être concédée en récompense de services exceptionnels aux officiers généraux). Elle a été instituée en 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte quelques semaines après son coup d’État honore les militaires et ne comporte aucun grade ou échelon : tous les médaillés militaires sont au même rang. Les soldats les plus anonymes et les plus grands chefs de guerre sont réunis sur un pied d’égalité sous une même devise « Valeur et Discipline ».   Souvent appelée « la Légion d’honneur du sous-officier », la Médaille militaire est la troisième décoration française dans l’ordre de préséance, après l’ordre de la Légion d’honneur et l’ordre de la Libération. Il convient de remplir certaines obligations pour se la voir décerner : être engagé sous les drapeaux depuis au moins huit ans, avoir été cité à l’ordre de l’armée, avoir été blessé au combat ou en service commandé et s’être signalé par un acte de courage et de dévouement   Chaque année, ce sont près de 3000 militaires qui vont recevoir cette médaille : plus d’un million de soldats et sous-officiers ont été décorés en un siècle et demi d’existence, tandis que près de 159.000 de ces militaires sont toujours vivants. À noter que plus de 10000 femmes ont reçu la Médaille militaire depuis 1859, ainsi que 10 emblèmes de régiments   Durant la 1ère Guerre mondiale, 950.000 soldats vont être médaillés, la plupart à titre posthume. Le nombre n'est que de 300 000 médaillés entre 1939 et 1945, et 12000 en Indochine. Enfin, en Algérie, 38000 soldats vont être récipiendaires de cette médaille. Source : Le Magazine du Cap d'Agde & legiondhonneur.fr