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Bouchon-Gras 49

Médaille de la défense nationale.

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Médaille des plus courante dans nos Armées aujourd'hui, la médaille de la défense nationale, surnommée familièrement " Def-Nat " ou plus méchamment celui de " cochonou " ou médaille en chocolat.

Elle reçue également le sobriquet de " Hernu cross " du nom du ministre de la Défense Charles Hernu qui signa le décret de sa création.

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Elle a été créée par Charles Hernu, ministre de la Défense et mise en place par le décret n°82-358 du abrogé et remplacé par le décret no 2014-389 du . Elle récompense les services particulièrement honorables rendus par les militaires (d'active et de réserve) pour leur participation aux activités opérationnelles ou de préparation opérationnelle des armées et les interventions au profit des populations.

charles-hernu-ministre-de-la-defense_4651366.jpg

Charles Hernu : https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Hernu

 

La médaille comporte trois échelons : or, argent et bronze. Elle comporte également des agrafes.

defnata.jpg

Attribution

Les conditions et modalités d'attribution sont fixées par l'arrêté portant délégation de pouvoirs relative à l'octroi ou au retrait de la médaille de la défense nationale, ainsi qu'à la suspension du droit à son port du 14 septembre 2014 et par l'instruction no 30650/DEF/CAB/SDBC/DECO/A4 fixant les modalités d’application du décret no 2014-3892 du 29 mars 2014 relatif à la médaille de la défense nationale du 30 décembre 2014.

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À titre normal

La médaille est attribuée au nom du ministre de la Défense. Celui-ci donne délégation aux autorités hiérarchiques de premier et deuxième niveau pour l'échelon bronze et à un certain nombre d'autorités pour l'échelon argent (le délégué général pour l'armement, le secrétaire général pour l’administration, les chefs d’état-major de l’armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air, le directeur général de la gendarmerie nationale, les directeurs centraux du service de santé des armées, du service des essences des armées, du service du commissariat des armées et du service d'infrastructure de la défense et le directeur de la poste interarmées).

Les militaires à l'occasion de leur participation aux activités opérationnelles ou de préparation opérationnelle des armées, notamment les manœuvres, exercices, services en campagne, ainsi que les interventions au profit des populations accumulent un certain nombre de points qui leur permet d'obtenir successivement les trois échelons. Sachant que la moitié des points est perdue lors de l'obtention d'un échelon. Les conditions d'attributions pour les différents échelons sont :

  • pour l'échelon bronze : un an de service et quatre-vingt-dix points ;
  • pour l'échelon argent : cinq ans de service (deux ans minimum dans l'échelon bronze) et six cents points ;
  • pour l'échelon or : dix ans de service (deux ans minimum dans l'échelon argent) et huit cents points.

Le fait d'entrer dans les conditions d'attribution ne donne pas automatiquement droit à l'échelon concerné étant donné que les échelons argent et or sont contingentés par décision ministérielle.

L'attribution de la médaille de la défense nationale ne donne droit qu'à une agrafe de spécialité, éventuellement complétée par une agrafe géographique. En cas de promotion, la ou les agrafes obtenues dans les échelons précédents peuvent être conservées sur le ruban de la nouvelle médaille. Le nombre maximum d'agrafes à conserver est fixé à trois.

À titre exceptionnel

La médaille de la défense nationale peut être attribuée, à titre exceptionnel, à l'un des trois échelons aux :

  • personnel militaire d'active ou de la réserve et aux civils de la défense tués ou blessés dans l'accomplissement de leur devoir ;
  • militaires d'active ou de la réserve qui se sont signalés par la qualités des services rendus ;
  • civils français et étrangers militaires ou civils ayant rendu des services particulièrement honorables à la défense de la France.

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Cette attribution comporte également l'attribution d'une agrafe de spécialité, éventuellement complétée par une agrafe géographique.

Décorations

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  • Agrafes : la médaille comporte des agrafes en métal blanc qui prennent place sur le ruban. Les inscriptions sur les agrafes correspondent à l'arme d'appartenance et aux lieux géographiques particuliers où le récipiendaire a servi.
  • Attributs : comme les croix de guerre et la croix de la valeur militaire, le ruban de la médaille, échelon or, peut recevoir des attributs exprimant des citations : respectivement une étoile de bronze pour une citation à l'ordre du régiment ou de la brigade, une étoile d'argent pour une citation à l'ordre de la division, une de vermeil pour le corps d'armée et une palme de bronze pour une citation à l'ordre de l'armée, une silhouette de SNLE classe Triomphant de couleur anthracite pour une citation à l'ordre de l'unité ou de l'escadrille de sous-marin, une silhouette de SNLE de type Triomphant de couleur bronze pour une citation à l'ordre de l'escadre ou de la flottille, une silhouette de SNLE classe Triomphant de couleur argent pour une citation à l'ordre de la force maritime ou une silhouette de SNLE classe Triomphant de couleur or pour une citation à l'ordre de la marine nationale.

 

Barème des points

Les points sont obtenus à raison d'un barème commun :

  • Par année de service effectif/personnel d'active → 15 points ;
  • Par année de service sous ESR (engagement à servir dans la réserve) → 15 points ;
  • Mission opérationnelle à l'étranger ou sur le territoire national, à caractère humanitaire ou de maintien de la paix (OPEX, OPINT, plan VIGIPIRATE, MCD) → 3 points par jour ;
  • Journée défense et citoyenneté → 1 point par jour ;
  • Journée d'instruction pour la préparation militaire → 1 point par jour ;
  • Activités dans la réserve opérationnelle → 1 point par jour ;
  • Préparation opérationnelle, de manœuvres, d'exercices, d'action de sécurité civile. → 1 point par jour ;
  • Garde ou permanence → 1 point par jour ;
  • Journée à la mer, bâtiment de surface → 1 point par jour ;
  • Journée à la mer, sous marin → 2 points par jour ;
  • Vol sur aéronef de combat (avec fonction à bord) → 1 point par heure ;
  • Vol sur autre aéronef (avec fonction à bord et troupes aéroportées) → 1 point toutes les 3 heures ;
  • Saut en parachute → 1 point par saut ;
  • Plongée autonome → 1 point par heure ;
  • Treuillage ou hélitreuillage → 1 point ;
  • Intervention sur sinistre → 1 point ;
  • Journée en haute montagne (2 500 mètres) → 1 point par jour ;
  • Mission de déminage → 1 point ;
  • Éloignement : présence aux îles Éparses et aux Terres australes et antarctiques françaises (toute durée égale ou supérieure à 15 jours comptant pour un mois) → 10 points par mois ;
  • Certificats de langues étrangère : de 10 à 40 points ;
  • Citations avec ou sans croix, témoignages de satisfactions et lettres de félicitations : de 1 à 40 points.

Pour les échelons or et argent, des barèmes spécifiques à chaque armée ou service commun permettent d'obtenir des points, en plus des points obtenus sur le barème commun dans la limite de 100 points.

 

Listes des agrafes

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Agrafes géographiques :

  • Corps européen ;
  • Force océanique stratégique ;
  • Missions d'opérations extérieures ;
  • Missions d'opérations intérieures ;
  • Mururoa-Hao ;
  • Terres australes et antarctiques ;
  • Forces françaises stationnées en Allemagne (plus décernée selon le BOC/PP-29 mars 2004 no 14) ;
  • Missions d'assistance extérieure (plus décernée selon le BOC/PP-3 février 2012 no 6).

Agrafes de spécialités :

Plus décernée selon le BOC/PP-3 février 2012 no 6

  • Commissariat de l'Armée de Terre
  • Force aérienne de combat
  • Force aérienne de projection
  • Commandement air des systèmes de surveillance, d'information et de communication
  • Fusiliers commandos de l'air
  • Commandement des écoles de l'Armée de l'air
  • Forces de protection et de sécurité de l'armée de l'air

 

Incompatibilité

Le personnel nommé dans l'ordre de la Légion d'honneur ou dans l'ordre du Mérite national ou titulaire de la médaille militaire ne peut obtenir la médaille de la Défense nationale, sauf à titre posthume ou pour une citation sans croix.

 

Citation sans croix

La médaille de la défense nationale, échelon or sans agrafe est décernée pour une citation sans croix lorsque :

  • un militaire s'est distingué à l'occasion d'une action comportant un risque aggravé. Son ruban est alors agrémenté, selon le degré de la citation, d'une étoile de bronze, d'argent ou de vermeil ou d'une palme de bronze ;

defnatcita.jpg

  • un membre d'équipages des SNLE s'est distingué à l'occasion d'une action en service sous-marin à la mer au sein de la force océanique stratégique. Son ruban est alors agrémenté, selon le degré de la citation, d'une silhouette de SNLE type le Triomphant anthracite, bronze, argent ou or.

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Celle-ci se porte en plus de la médaille de la défense nationale attribuée à titre normal ou exceptionnel et juste avant celle-ci.

 

Pour plus de détails sur les citations je vous invite à consulter ce sujet : http://www.forum-militaire.fr/topic/6097-la-croix-de-guerre-1418-3945-toe/

 

 

( Source : Wikipédia )

  • Thanks 2

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Une médaille qui si elle ne récompense pas les soldats pour un acte de guerres héroïque et quand même très importante pour distinguer la fidélité des militaires d'active mais surtout de réserve . Enfin elle a inauguré le placard de beaucoup de militaire !

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appelée par certains la "Hernu Cross…" en hommage à son créateur….

ne peut plus être attribuée aux détenteurs d'un ordre national….

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il y a 59 minutes, rollet59 a dit :

ne peut plus être attribuée aux détenteurs d'un ordre national….

Oui effectivement et bloque l'échelon obtenu.

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Le 17/11/2018 à 17:47, rollet59 a dit :

ne peut plus être attribuée aux détenteurs d'un ordre national….

Pourquoi ? 

 

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non mais pourquoi on a décider de bloqué l’échelon de la médaille après l'attribution d'un ordre national alors que la MM,OMN et la LH récompense principalement les acte de guerre ou les services éminent alors que la MdN récompense "juste" le service      

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Il y a 7 heures, rollet59 a dit :

c'est prévu par le texte…

file:///C:/Users/Laurent/AppData/Local/Temp/Décret n° 2014-389 du 29 mars 2014 relatif à la médaille de la défense nationale.pdf

En bas de page :

Art. 18. −
A l’exception des cas mentionnés aux articles 10 et 11, nul ne peut obtenir la médaille de la
défense nationale s’il est déjà titulaire soit d’un grade ou d’une dignité dans un ordre national, soit de la
médaille militaire.

 

Une médaille quel-quelle soit, récompense " UN " mérite, pourquoi le fait d'accéder à un ordre national ou à la médaille militaire ( qui n'est pas un ordre mais qui est presque considéré comme... ) bloque la Def Nat, des gens ont du penser que l'ordre était l'échelon supèrieur donc...

Il est à savoir également qu'il existe un temps de carence ( deux ans ) entre beaucoup ( pas toutes ) de décorations.

C'est à dire quelqu'un qui ce voit attribué ( par exemple ) la Médaille des Services Miliaires Volontaire argent, le 1er janvier 2018, ne pourra être proposable pour la Def Nat argent ( par exemple ) qu'à partir ( donc après ) le 1er janvier 2020, donc pour une attribution le 1er janvier 2021. Mais si ( exemple d'une personne ayant au moins une vingtaine d'années de service ) en 2020, il est proposé pour un ordre national ( chevalier ONM par exemple ) et qu'il est retenu et bien il n'aura jamais cette Def Nat argent.

Tout ça est bien compliqué puisque pour certaines des mérites différents mais le délais de carence fait que ça pousse en durée, alors que les mérites sont là et diffèrent !

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Je comprends les temps de carences qui évitent une inflation des placards des militaires mais après la ou la def'at est avant tout une médaille '' d'ancienneté'' .... Plutôt de '' professionnalisme '' , les ordres nationaux et la MM sont avant tout des récompenses '' extraordinaires '' qui servent à récompenser un acte éminent envers la nation . C'est.comme si on disait que parsque tu as une médaille d'or à un marathon , tu n'as pas le droit d'avoir le certificat qui atteste que tu as finis la course 😁 ( comparaison pas terribles je l'avoue ) 

Bref la chancelière est toujours un mystère pour moi 😁 

Ps ( as tu le texte avec tout les temps de carences car je trouve sur Legifrance certains temps mais pas tous ( notamment ceux de la LH et OMN mais pas de la defnat et services volontaire ) 

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Il y a 21 heures, Alsur a dit :

Je comprends les temps de carences qui évitent une inflation des placards des militaires

Sauf qu'il y a les décorations officielles, parmi elles des militaires, mais ça ne s'applique pas qu'aux décos militaires.

 

Il y a 21 heures, Alsur a dit :

la def'at est avant tout une médaille '' d'ancienneté'' .... Plutôt de '' professionnalisme ''

 
La médaille de la défense nationale est destinée à récompenser les services particulièrement
honorables rendus par les militaires d’active et de la réserve opérationnelle à l’occasion de leur participation
aux activités opérationnelles ou de préparation opérationnelle des armées, notamment les manœuvres, exercices,
services en campagne, ainsi que les interventions au profit des populations.
 
Les services rendus et les activités accomplies dans le cadre du service sont comptabilisés à l’aide
d’un barème spécifique fixé par instruction du ministre de la défense. Un nombre minimum de points est
nécessaire pour accéder à chaque échelon de la décoration.
 
 
Il y a 21 heures, Alsur a dit :

les ordres nationaux et la MM sont avant tout des récompenses '' extraordinaires '' qui servent à récompenser un acte éminent envers la nation .

C'est assez compliqué car pour beaucoup, le mérite réside dans le fait d’être militaire depuis 25 ans...

C'est très compliqué à expliquer, car il y a beaucoup de possibilité et de variante pour être proposé.

La principale pour un militaire étant de l'obtenir " au feu " mais aujourd'hui peu les obtiennent comme ça.

Il y a 21 heures, Alsur a dit :

as tu le texte avec tout les temps de carences car je trouve sur Legifrance certains temps mais pas tous ( notamment ceux de la LH et OMN mais pas de la defnat et services volontaire

C'est deux ans !

page 27.

https://www.rh.marine.defense.gouv.fr/images/20180417_NP_EMM_DRES_665_CR-4EME-reunion-CCRO-M-27032018.pdf

Bonne lecture.

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existe t'il un nombre maximum d'agraffes applicables sur une décoration ; je pense à la défense nationale et à la médaille d'outre mer…?

j'ai vu un ancien combattant le 11 novembre avec 6 agraffes sur sa médaille OM….😦

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Il y a 21 heures, rollet59 a dit :

existe t'il un nombre maximum d'agraffes applicables sur une décoration ; je pense à la défense nationale et à la médaille d'outre mer…?

Oui pour certaines, non pour d'autres...

La médaille de la Défense nationale ne peut comporter au maximum que trois agrafes ( le cumul des agrafes obtenues avec les différents échelons ).

Pour la médaille Outre-Mer, il n'y a pas de limitation.

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Ayant commencé dans la reserve de l'AA et étant maintenant dans l'AT est-ce que mes "points" obtenue à l'AA se cumule avec mes futur point AT ou alors mon compteur a été remis à zéro ?

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il y a une heure, NexuGal a dit :

Ayant commencé dans la reserve de l'AA et étant maintenant dans l'AT est-ce que mes "points" obtenue à l'AA se cumule avec mes futur point AT ou alors mon compteur a été remis à zéro ?

Normalement oui, si ton ancien chancelier et ton ancien centre de gestion ont bien fait leurs boulot, en clair si ils ont transmit ton dossier.

Il y a pas mal de cas où le dossier n'arrive jamais dans la nouvelle armée et donc le gars repart à zéro.

Ce fut le cas d'un bon copain, réserviste dans la Marine chez les fusiliers qui est partit dans l'armée de terre, chez les chasseurs Alpins, son dossier n'a pas suivi.

Après, le réserviste est et doit être acteur. Tu peux déjà aller voir ton gestionnaire et ton chancelier actuel pour savoir si ton dossier à suivi, où tu en es niveau points... et le cas échéant contacter ton ancienne unité pour obtenir le transfert.

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Il y a 2 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Normalement oui, si ton ancien chancelier et ton ancien centre de gestion ont bien fait leurs boulot, en clair si ils ont transmit ton dossier.

Il y a pas mal de cas où le dossier n'arrive jamais dans la nouvelle armée et donc le gars repart à zéro.

Ce fut le cas d'un bon copain, réserviste dans la Marine chez les fusiliers qui est partit dans l'armée de terre, chez les chasseurs Alpins, son dossier n'a pas suivi.

Après, le réserviste est et doit être acteur. Tu peux déjà aller voir ton gestionnaire et ton chancelier actuel pour savoir si ton dossier à suivi, où tu en es niveau points... et le cas échéant contacter ton ancienne unité pour obtenir le transfert.

Merci bien, je ferais donc le nécessaire. Mais dans ce cas la quelle agrafe je vais pouvoir avoir car une partie des points seront avec l'AA, l'autre avec l'AT.

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    • Par Bouchon-Gras 49
      Aujourd'hui je vous propose d'aborder une décoration civile mais qui peut être attribué à des militaires à titre militaire ou civil ( engagement avec des responsabilités, dans un club ou depuis 2013 dans une association ).

      La médaille de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif instaurée par le décret no 69-942 du 14 octobre 1969 — sous le nom de médaille de la jeunesse et des sports — en remplacement de l'ordre du Mérite sportif et de la médaille d’honneur de la jeunesse et des sports (1956-1969), est destinée à récompenser les personnes qui se sont distinguées d'une manière particulièrement honorable au service de l'éducation physique, des sports, des mouvements de jeunesse, des activités socio-éducatives, des centres de vacances et de loisirs, des œuvres de plein air, des associations et de toutes les activités s'y rattachant.
      Un peu d' histoire :
      L'ORDRE DU MÉRITE SPORTIF :
      L’ordre du Mérite sportif est créé par décret, le 6 juillet 1956, le même jour que la Médaille d’honneur de la Jeunesse et des Sports. Ces deux distinctions se substituent, à compter de cette date, à la Médaille de l’éducation physique et des sports créée en 1946 en remplacement de la Médaille d’honneur de l’éducation physique et des Sports de 1929.

      Lors de la constitution de l’ordre, les titulaires de la Médaille de l’éducation physique et des sports sont reclassés de la manière suivante :
      les titulaires de l’échelon bronze deviennent titulaires de la médaille d’honneur de la jeunesse et des sports ; les titulaires de l’échelon argent deviennent chevaliers du mérite sportif ; les titulaires de l’échelon or deviennent officiers du mérite sportif. Cet ordre est administré par le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports puis par le secrétaire d’État aux sports assisté par un conseil de l’ordre. Le décret du 3 décembre 1963, portant création de l'ordre national du Mérite, supprime l’Ordre du mérite sportif.

      La médaille de la jeunesse et des sports est décernée aux personnes justifiant des conditions d'ancienneté suivantes : 8 ans de service pour obtenir la médaille de bronze, 12 ans de service pour la médaille d'argent et 20 ans de service pour la médaille d'or.

      Le décret n° 2013-1191 du 18 décembre 2013 remplace les termes et de la vie associative par et de l'engagement associatif dans le titre de la médaille et modifie les conditions d'ancienneté pour l'attribution des différents échelons :

      Médaille de bronze : 6 ans de service  ; Médaille d'argent : 10 ans de service  ; Médaille d'or : 15 ans de service. Par décret du 18 décembre 2013, le bénéfice de la Médaille de la Jeunesse et des Sports, qui existait depuis 1969, est élargi à la valorisation de tout engagement bénévole en faveur de l’intérêt général.
      Intitulée dorénavant Médaille de la Jeunesse, des Sports et de l’Engagement Associatif, elle ouvre la possibilité de récompenser le travail remarquable et trop souvent sous-estimé de ces nombreux bénévoles engagés dans les associations partenaires de nos politiques publiques.

      A la différence de l'ancienne " médaille de la jeunesse et des sports ", la médaille de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif comporte au revers un cartouche permettant éventuellement de graver le nom du récipiendaire.
       
      Ressentie par les bénéficiaires comme étant une réelle reconnaissance de leur mérite et un encouragement à poursuivre leur engagement, cette distinction honorifique est un geste fort de l’Etat en faveur d’une mobilisation exemplaire pour le mieux vivre ensemble.
      Une attention particulière est portée à la valorisation de l’engagement des femmes, avec comme objectif de tendre vers la parité dans les deux promotions annuelles de médaillés.

      La médaille de la jeunesse et des sports est attribuée chaque année à l'occasion des promotions du 1er janvier et du 14 juillet. Les dossiers de demandes de médailles de bronze sont traités par les comités régionaux ou départementaux de la Fédération française des Médaillés de la Jeunesse, des Sports et de l'Engagement Associatif (FFMJSEA), les médailles étant attribuées par la préfecture de la région ou du département. Pour les médailles d'argent et d'or ces mêmes comités instruisent les dossiers concomitamment avec la direction régionale ou la direction départementale correspondante qui les transmet au ministère de la Jeunesse et des Sports pour attribution des médailles.

      Insigne de boutonnière pour vestons civil et Dixmudes pour uniformes.
       
      ( Source : Wikipédia / ddsc.Paris.gouv.fr )
      https://www.legifrance.gouv.fr/affichSarde.do;jsessionid=DD8E668DA112653CA4FCAEDEF4445E7C.tplgfr32s_1?reprise=true&page=1&idSarde=SARDOBJT000007104649&ordre=null&nature=null&g=ls
       
    • Par Bouchon-Gras 49
      Décoration très couru chez nos camarades volants, la médaille de l' aéronautique.

      Le ministère de l'Air reprend le projet non abouti en 1939, d'un ordre du mérite aérien français pour récompenser le personnel militaire et civil, navigant et non navigant. C'est ainsi que, peu de temps avant la fin du second conflit mondial, le décret du 14 février 1945 permit la création de la médaille de l’Aéronautique, dont l’attribution est contrôlée par un conseil.
      Ce conseil était alors, présidé par un membre du cabinet du secrétaire d'État aux Forces armées (air), et comprenait :
      le chef d'état-major général des forces armées (air) ; le directeur du corps du contrôle de l'administration de l'aéronautique ; le directeur technique et industriel au secrétariat d'État aux forces armées (air) ; un membre nommé par arrêté du ministre des Travaux publics, des transports et du tourisme pour représenter ce département ; un représentant des compagnies de navigation aérienne nommé pour deux ans par arrêté du ministre des Travaux publics, des transports et du tourisme ; une personnalité comptant des services exceptionnels en matière d'aéronautique et nommée pour deux ans par arrêté du secrétaire d'État aux forces armées (air). En cas d'empêchement, un membre ès qualités est remplacé par l'intérimaire ; tout autre membre, par une personnalité désignée par l'arrêté nommant le titulaire.
      Le conseil a, en outre, compétence pour proposer le retrait de la décoration et des prérogatives y attachées, à l'encontre d'un membre de l'ordre ayant failli gravement à l'honneur.
      En 1949, le décret cité précédemment a été abrogé par le décret du 16 mai 1949. Il a été modifié par le décret 2015-582 du 28 mai 2015 pour permettre l'attribution exceptionnelle aux "personnes morales, organismes publics ou privés non commerciaux, services, formations ou unités des administrations publiques ou des armées".

      Pour toute proposition faite au titre de la valeur professionnelle des personnels civils et militaires, des conditions d’âge et d’ancienneté de services, respectivement 35 ans et 15 ans, sont exigées des candidats pour faire l’objet d’une proposition à titre normal.
      Pour toute proposition faite au titre des mérites acquis dans le développement des activités aéronautiques, les conditions d’âge et d’ancienneté pour les propositions à titre normal sont fixées respectivement à 40 et 20 années.
      La médaille de l’Aéronautique récompense toute personne physique qui contribue, au moment de son attribution, à l'essor ou au prestige de l'aviation civile ou militaire, du domaine spatial civil ou militaire, de la sécurité des transports aériens, des sports aériens, des aérodromes et des entreprises de l'aéronautique ou du domaine spatial. Elle récompense aussi exceptionnellement la contribution décisive qu'on apporté des personnes morales, organismes publics ou privés non commerciaux, services, formations ou unités des administrations publiques ou des armées au développement de l'aéronautique et de l'espace civil ou militaire pendant une période significative dans les domaines industriels, de la recherche, des essais, de la formation des personnels, des transports aériens et de leur sécurité.
      La médaille de l’Aéronautique peut être décernée à titre posthume et à titre étranger.

      Son attribution est toujours proposé par un conseil de la médaille institué auprès du ministre de la Défense est composé:
      du délégué général de l'armement; du chef-d'état-major de l'armée de l'air; un membre nommé par arrêté du ministre chargé des transports; un représentant des compagnies de navigation aérienne; une personnalité comptant des services exceptionnels en matière d'aéronautique. Le contingent annuel est de 275 médailles pour les personnes physiques et de 2 médailles pour les personnes morales, remises deux fois par an, le 1er janvier et le 14 juillet.
      Des attributions particulières de médailles peuvent toutefois être faites à une date quelconque, soit à l’occasion de cérémonie concernant l’aéronautique, soit en dehors de toute manifestation.
      Toute personne décorée de la médaille de l’Aéronautique, reçoit un diplôme signé du ministre et une carte spéciale lui permettant de bénéficier de la gratuité pour l’accès aux expositions et manifestations organisées aux frais de l’État et touchant au domaine aéronautique civil et militaire.
      Au 1er janvier 2003, 18 000 médailles ont été décernées, dont certaines à des personnalités étrangères.

      La médaille se présente sous forme d'une plaquette rectangulaire en bronze doré de 33 mm de hauteur et 27 mm de largeur.
      Sur l’avers : l’effigie de la République coiffée du bonnet phrygien sur fond d’émail rouge surmonte la devise « HONNEUR ET PATRIE » gravée en relief.
      Sur le revers : l’inscription « MÉDAILLE DE L’AÉRONAUTIQUE 1945 » en relief.

      La bélière est formée d’une charnière en métal doré de 4 mm de hauteur faite de deux ailes horizontales séparées par une étoile de 38 mm de largeur. Ces ailes sont portées sur le ruban lorsque la médaille est portée en barrette.
      Le ruban est de couleur bleu roi.
       
      ( Source : Wikipédia )
       

      Le général de division aérienne Michel Fritsch, commandant en second les forces aériennes stratégiques, a remis le 15 avril la médaille de l’aéronautique à l’IRBA pour sa contribution à la sécurité des vols et à la protection du personnel navigant.
      En médecine aéronautique et spatiale, l’IRBA est l’héritier des laboratoires d'études médicales de l'aéronautique (1921) et de médecine aérospatiale (1957), des centres d'études de biologie aéronautique (1945) et de recherche en médecine aéronautique (1955), et enfin de l'institut de médecine aérospatiale du service de santé des armées (1993).
      Afin de protéger le personnel navigant contre les effets de l'altitude, leurs travaux ont débouché sur la mise au point d'inhalateurs d'oxygène toujours mieux adaptés aux besoins opérationnels, puis à la combinaison pressurisée pour les pilotes de chasse, permettant de dépasser les 30 000 mètres d'altitude.
      Les effets sur l'homme de l'hypoxie, des accélérations, des vibrations, des contraintes bioclimatiques et de leurs effets combinés, restent étudiés à l'IRBA
       
      Les missions de longue durée et le déploiement des forces françaises sur de multiples théâtres d'opérations font de la fatigue un sujet d'actualité en recherche. L'étude de situations opérationnelles comportant en particulier une privation de sommeil, un décalage horaire, une perturbation du rythme veille-sommeil a abouti à la mise au point de stratégies de gestion pharmacologique de la vigilance appliquées en OPEX.
      Aujourd'hui encore, pour valider les conditions d'emploi de l'avion de transport A400M, les chercheurs de l’IRBA accompagnent les équipages de l'armée de l'Air sur des missions qui bouclent le tour du monde.
      Créateur et propagateur de savoirs, le centre d'enseignement de l’IRBA a formé des centaines de médecins et des milliers de navigants de toutes les armées françaises, de l'aéronautique d'État et de nombreuses forces étrangères.
      Les contributions de l'IRBA au développement et à la diffusion des connaissances dans le domaine aéronautique sont reconnues tant sur le plan national qu'international.

      ( Source : Service de santé des armées )
    • Par Bouchon-Gras 49
      Bien que maritime, cet ordre peu décerné en comparaison de d' autres et très recherché par les marins à qui elle est décernée essentiellement aux plongeurs démineurs, aux officiers et chefs de centres des CROSS...
      Rappelons c' est avant tout un ordre civil qui peut être décerné pour récompensé des actions militaires au profit de la mer.

      L’ordre du Mérite maritime, ordre honorifique français créé le 9 février 1930 à l'instigation de Louis Rollin, ministre de la Marine marchande, est destiné à récompenser la valeur professionnelle des marins et le mérite de citoyens qui se sont distingués par des services particuliers pour le développement et le rayonnement des activités maritimes.
      Institué en 1930 en France, après plus de 20 ans de débats au Parlement, l'ordre du Mérite maritime voulait distinguer les risques encourus et les services rendus par les gens de mer ; il soulignait de plus l’importance du rôle économique de la marine marchande pour le pays. Cet ordre fut réorganisé en 1948 une première fois, puis une nouvelle fois par décret le 17 janvier 2002.
      Le nombre de croix de chevalier du Mérite maritime est très réduit par rapport aux trois autres ordres ministériels existants, récompensant ainsi des compétences maritimes exceptionnelles: seules 130 personnes sont faites chevalier chaque année, contre 450 pour l'ordre des Arts et lettres, 1 340 pour les Palmes académiques et 2 400 chevaliers pour l'ordre du Mérite agricole.

      Le premier maitre Thirry, chef de quart au CROSS Jobourg ( prés de Cherbourg ).
       
      Parmi les personnes distinguées figurent notamment l'explorateur Jacques-Yves Cousteau, les navigateurs Eric Tabarly, Gérard d'Aboville, Olivier de Kersauson, Michel Desjoyeaux, Catherine Chabaud, Isabelle Autissier et Titouan Lamazou, le résistant et homme d'Etat René Pleven ou encore le prince Albert de Monaco.

      Le Prince Albert de Monaco, qui est également capitaine de frégate de réserve dans la Marine Nationale.
       
      Les croix sont réparties en trois contingents :
      contingent A - personnel navigant de la marine marchande, des administrations civiles de l'État, et les équipages des canots de sauvetage ; contingent B - personnel militaire du ministère de la Défense ; contingent C - personnes s'étant distinguées dans le domaine maritime. Pour être nommé chevalier, il faut relever de l'un de ces trois contingents et justifier de quinze ans au moins de services ou d'activités. La durée des services accomplis dans la marine nationale est comprise dans le calcul de ces quinze années. Les services exceptionnels nettement caractérisés dans le domaine maritime, en particulier les actes d'héroïsme et de dévouement accomplis en mer, peuvent dispenser des conditions de durée de services, sous la réserve expresse de ne franchir aucun grade. La croix du Mérite maritime peut être conférée à titre posthume. Enfin, par dérogation, peut être nommée ou promue dans l'ordre à titre exceptionnel et hors contingent une personne décédée ou grièvement blessée en mer dès lors que son décès ou ses blessures sont en lien direct avec l'accomplissement d'une mission de service public, un acte d'assistance ou de sauvetage ou l'exercice d'une activité professionnelle.
      Le ministre chargé de la mer et le ministre chargé de la pêche maritime sont commandeurs du Mérite maritime de plein droit, à leur prise de fonctions.
      Le conseil de l'Ordre comprend :
      le ministre chargé de la mer, président ; le ministre chargé de la pêche maritime ; un membre du conseil de l'Ordre de la Légion d'honneur, vice-président, proposé par le grand chancelier ; un conseiller d'État, proposé par le vice-président du Conseil d'État ; un officier général de la marine nationale, proposé par le ministre de la défense ; l'inspecteur général des affaires maritimes ; un directeur d'administration centrale au ministère chargé de la mer. Le chef du bureau du cabinet du ministre chargé de la mer assure le secrétariat du conseil de l'Ordre.

      L'insigne se présente sous la forme d'une rose des vents à seize branches, sur laquelle est appliquée une ancre et dont les huit branches principales sont ornées d'émail blanc. À l'avers, une effigie de la République est représentée entourée un cercle d'émail bleu et portant les inscriptions « République française » tandis que le revers porte la mention « Mérite maritime ». Le ruban est bleu avec deux bandes vertes plus fines sur les côtés dans le sens de la longueur.
       
      ( Source : Wikipédia )
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