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Bouchon-Gras 49

La médaille des services militaires volontaires.

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Médaille bien connue des réservistes militaires :

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La médaille des services militaires volontaires

C'est par le décret du modifié par le décret 2004-3 du qu'a été créée la médaille des services militaires volontaires, destinée à récompenser les services accomplis dans les « réserves ». La structure est à trois degrés : bronze, argent, or.

Ruban :

  • Pour le bronze : bleu marine, traversé d'une raie rouge.
  • Pour l'argent : ruban identique mais liseré blanc de chaque côté.
  • Pour l'or : identique à l'argent mais avec une rosette en plus.

Médaille : Ronde de 32 mm avec d'un côté l'effigie de la République coiffée d'un bonnet phrygien avec l'inscription « République française », et de l'autre côté, l'insigne des forces armées entouré des mots « Services Militaires Volontaires ».

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Modalités d'attribution

À titre normal

  • Pour le bronze : 3 années sous ESR (engagement à servir dans la réserve) ou d'agrément en réserve citoyenne ;
  • Pour l'argent : 10 années sous ESR ou agrément ;
  • Pour l'or : 15 années sous ESR ou agrément.

À titre exceptionnel

Selon l'article 4 du décret, elle peut être décernée à titre exceptionnel une seule fois, à quelconque de l'un des trois échelons, aux personnels qui se sont distingués par la qualité particulière des services rendus.

 

Maintenant un peu d' histoire, car cette décoration datant de 1975, est la reprise et la modification d' une croix puis d' un ordre existant avant :

 

La croix des services militaires volontaires

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Après la première Guerre mondiale, qui avait été une guerre de masse, les réservistes ont tenu une place importante dans le système de défense de la France. Pour récompenser leur volontariat lors des périodes d'instructions des réserves, un décret du créa la Croix des Services Militaires Volontaires (bronze, argent, or). Les armées de mer et de l'air se distinguant par une ancre (sur le ruban) ou des ailes déployées en bélière. Le graveur de la croix fut Maurice Delannoy (1885-1972).

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Croix des services militaires volontaires, version de armée de l' air.

 

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Croix des services militaires volontaires " bronze ", version de l' armée de mer.

 

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Diplôme ( la croix n' est pas celle de l' armée de l' air ).

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L'ordre du Mérite militaire

 

Sur une initiative de l'union nationale des officiers de réserve, un projet fut déposé pour la création d'un ordre du Mérite militaire. La loi du créa cette distinction qui comportait trois grades, chevalier, officier et commandeur. Cet ordre fut supprimé par décret le (création de l'ordre national du Mérite qui supprima seize ordres nationaux et d'Outre-Mer).

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L’ordre du Mérite militaire, créé par la loi n°57-353 du 22 mars 1957 en France, était destiné à récompenser, en temps de paix, les activités volontaires des cadres réservistes, dans l’instruction des Réserves et la préparation de la défense nationale. Il pouvait également être décerné aux cadres d'active participant à l'instruction des réserves en dehors de leur emploi habituel.

Cet ordre remplaça la croix des Services Militaires Volontaires (dont il reprit le dessin) créée en 1934. Après le placement en extinction de l’ordre à partir de 1964, remplacé par l’ordre national du Mérite, une nouvelle médaille des Services Militaires Volontaires vit le jour en 1975.

L'ordre comportait trois classes : chevalier, officier et commandeur. La croix de chevalier était en argent, celle d'officier était en vermeil. La croix de commandeur était en or avec les branches émaillées de bleu et une bélière de feuilles de laurier.

Cet ordre ministériel fait l'objet d'un arrêt d'attribution ou de promotion depuis le 1er janvier 1964, mais les titulaires actuels survivants des grades et dignités de cet ordre continuent à jouir des prérogatives y étant attachées et ce d'après l'article 38 du décret n°63-1196 portant création d'un Ordre National du Mérite. En foi de quoi, même si cet ordre ministériel est effectivement placé en extinction depuis 1964, il n’est pas éteint tant qu'il reste au moins un survivant dans cet ordre. De surcroît, aucun décret instituant cet ordre ministériel n'a été abrogé par aucun autre texte de loi en vigueur. Les membres survivants de cet ordre ministériel ont toujours le droit de porter leur décoration, ceci est garanti par le décret n° 63-1196 (art. 38).

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Insigne de commandeur de l' ordre du mérite militaire.

 

( Source : Wikipédia )

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Tout d'abord il faut réunir les conditions, soit :

Pour la bronze :

- avoir effectué trois années sous ESR ( donc obtention de la déco à 3 +1 ).

- être sous ESR lors de la proposition ( si la personne a effectué quatre ans de réserve, ne l'a pas eu et qu'elle n'est plus réserviste, c'est foutu !

Pour l'argent :

- sept années après la bronze ( 7 + 3 , soit 10 ans de réserve +1 an ).

- et toujours être sous ESR.

Pour l'or :

- cinq ans après l'argent ( 5 + 10, soit 15 ans de réserve + 1 an ).

 

Il y a 10 heures, rollet59 a dit :

est-ce une attribution automatique dès que les conditions d'obtention sont réunies

Oui " normalement " si le gestionnaire et le chancelier fait bien sont boulot.

Le gestionnaire doit bien saisir toutes les années, périodes... ( il peut y avoir des oublis )

Le chancelier doit bien saisir les gens proposable.

Pour la bronze, c'est l'unité qui l'octroi, l'argent c'est l'armée d’appartenance et pour l'or c'est le ministère.

Donc normalement ça tombe tout seul mais je connais des gens qui ont été oublié et d'autres qui l'ont obtenu avant le minimum effectué donc...

J'en connais également d'autres qui l'ont obtenu dans les temps impartis mais qui ont été averti de l'obtention deux ou trois ans après...

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il y a 6 minutes, rollet59 a dit :

mais...d’ou Vous vient tout ce savoir ?

La lecture, l'expérience, le fait de chercher... ( dans le cas de cette décoration, étant concerné, je la connais bien :Wink@2x: ).

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    • Par Bouchon-Gras 49
      Aujourd'hui je vous propose d'aborder une décoration civile mais qui peut être attribué à des militaires à titre militaire ou civil ( engagement avec des responsabilités, dans un club ou depuis 2013 dans une association ).

      La médaille de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif instaurée par le décret no 69-942 du 14 octobre 1969 — sous le nom de médaille de la jeunesse et des sports — en remplacement de l'ordre du Mérite sportif et de la médaille d’honneur de la jeunesse et des sports (1956-1969), est destinée à récompenser les personnes qui se sont distinguées d'une manière particulièrement honorable au service de l'éducation physique, des sports, des mouvements de jeunesse, des activités socio-éducatives, des centres de vacances et de loisirs, des œuvres de plein air, des associations et de toutes les activités s'y rattachant.
      Un peu d' histoire :
      L'ORDRE DU MÉRITE SPORTIF :
      L’ordre du Mérite sportif est créé par décret, le 6 juillet 1956, le même jour que la Médaille d’honneur de la Jeunesse et des Sports. Ces deux distinctions se substituent, à compter de cette date, à la Médaille de l’éducation physique et des sports créée en 1946 en remplacement de la Médaille d’honneur de l’éducation physique et des Sports de 1929.

      Lors de la constitution de l’ordre, les titulaires de la Médaille de l’éducation physique et des sports sont reclassés de la manière suivante :
      les titulaires de l’échelon bronze deviennent titulaires de la médaille d’honneur de la jeunesse et des sports ; les titulaires de l’échelon argent deviennent chevaliers du mérite sportif ; les titulaires de l’échelon or deviennent officiers du mérite sportif. Cet ordre est administré par le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports puis par le secrétaire d’État aux sports assisté par un conseil de l’ordre. Le décret du 3 décembre 1963, portant création de l'ordre national du Mérite, supprime l’Ordre du mérite sportif.

      La médaille de la jeunesse et des sports est décernée aux personnes justifiant des conditions d'ancienneté suivantes : 8 ans de service pour obtenir la médaille de bronze, 12 ans de service pour la médaille d'argent et 20 ans de service pour la médaille d'or.

      Le décret n° 2013-1191 du 18 décembre 2013 remplace les termes et de la vie associative par et de l'engagement associatif dans le titre de la médaille et modifie les conditions d'ancienneté pour l'attribution des différents échelons :

      Médaille de bronze : 6 ans de service  ; Médaille d'argent : 10 ans de service  ; Médaille d'or : 15 ans de service. Par décret du 18 décembre 2013, le bénéfice de la Médaille de la Jeunesse et des Sports, qui existait depuis 1969, est élargi à la valorisation de tout engagement bénévole en faveur de l’intérêt général.
      Intitulée dorénavant Médaille de la Jeunesse, des Sports et de l’Engagement Associatif, elle ouvre la possibilité de récompenser le travail remarquable et trop souvent sous-estimé de ces nombreux bénévoles engagés dans les associations partenaires de nos politiques publiques.

      A la différence de l'ancienne " médaille de la jeunesse et des sports ", la médaille de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif comporte au revers un cartouche permettant éventuellement de graver le nom du récipiendaire.
       
      Ressentie par les bénéficiaires comme étant une réelle reconnaissance de leur mérite et un encouragement à poursuivre leur engagement, cette distinction honorifique est un geste fort de l’Etat en faveur d’une mobilisation exemplaire pour le mieux vivre ensemble.
      Une attention particulière est portée à la valorisation de l’engagement des femmes, avec comme objectif de tendre vers la parité dans les deux promotions annuelles de médaillés.

      La médaille de la jeunesse et des sports est attribuée chaque année à l'occasion des promotions du 1er janvier et du 14 juillet. Les dossiers de demandes de médailles de bronze sont traités par les comités régionaux ou départementaux de la Fédération française des Médaillés de la Jeunesse, des Sports et de l'Engagement Associatif (FFMJSEA), les médailles étant attribuées par la préfecture de la région ou du département. Pour les médailles d'argent et d'or ces mêmes comités instruisent les dossiers concomitamment avec la direction régionale ou la direction départementale correspondante qui les transmet au ministère de la Jeunesse et des Sports pour attribution des médailles.

      Insigne de boutonnière pour vestons civil et Dixmudes pour uniformes.
       
      ( Source : Wikipédia / ddsc.Paris.gouv.fr )
      https://www.legifrance.gouv.fr/affichSarde.do;jsessionid=DD8E668DA112653CA4FCAEDEF4445E7C.tplgfr32s_1?reprise=true&page=1&idSarde=SARDOBJT000007104649&ordre=null&nature=null&g=ls
       
    • Par Bouchon-Gras 49
      Décoration très couru chez nos camarades volants, la médaille de l' aéronautique.

      Le ministère de l'Air reprend le projet non abouti en 1939, d'un ordre du mérite aérien français pour récompenser le personnel militaire et civil, navigant et non navigant. C'est ainsi que, peu de temps avant la fin du second conflit mondial, le décret du 14 février 1945 permit la création de la médaille de l’Aéronautique, dont l’attribution est contrôlée par un conseil.
      Ce conseil était alors, présidé par un membre du cabinet du secrétaire d'État aux Forces armées (air), et comprenait :
      le chef d'état-major général des forces armées (air) ; le directeur du corps du contrôle de l'administration de l'aéronautique ; le directeur technique et industriel au secrétariat d'État aux forces armées (air) ; un membre nommé par arrêté du ministre des Travaux publics, des transports et du tourisme pour représenter ce département ; un représentant des compagnies de navigation aérienne nommé pour deux ans par arrêté du ministre des Travaux publics, des transports et du tourisme ; une personnalité comptant des services exceptionnels en matière d'aéronautique et nommée pour deux ans par arrêté du secrétaire d'État aux forces armées (air). En cas d'empêchement, un membre ès qualités est remplacé par l'intérimaire ; tout autre membre, par une personnalité désignée par l'arrêté nommant le titulaire.
      Le conseil a, en outre, compétence pour proposer le retrait de la décoration et des prérogatives y attachées, à l'encontre d'un membre de l'ordre ayant failli gravement à l'honneur.
      En 1949, le décret cité précédemment a été abrogé par le décret du 16 mai 1949. Il a été modifié par le décret 2015-582 du 28 mai 2015 pour permettre l'attribution exceptionnelle aux "personnes morales, organismes publics ou privés non commerciaux, services, formations ou unités des administrations publiques ou des armées".

      Pour toute proposition faite au titre de la valeur professionnelle des personnels civils et militaires, des conditions d’âge et d’ancienneté de services, respectivement 35 ans et 15 ans, sont exigées des candidats pour faire l’objet d’une proposition à titre normal.
      Pour toute proposition faite au titre des mérites acquis dans le développement des activités aéronautiques, les conditions d’âge et d’ancienneté pour les propositions à titre normal sont fixées respectivement à 40 et 20 années.
      La médaille de l’Aéronautique récompense toute personne physique qui contribue, au moment de son attribution, à l'essor ou au prestige de l'aviation civile ou militaire, du domaine spatial civil ou militaire, de la sécurité des transports aériens, des sports aériens, des aérodromes et des entreprises de l'aéronautique ou du domaine spatial. Elle récompense aussi exceptionnellement la contribution décisive qu'on apporté des personnes morales, organismes publics ou privés non commerciaux, services, formations ou unités des administrations publiques ou des armées au développement de l'aéronautique et de l'espace civil ou militaire pendant une période significative dans les domaines industriels, de la recherche, des essais, de la formation des personnels, des transports aériens et de leur sécurité.
      La médaille de l’Aéronautique peut être décernée à titre posthume et à titre étranger.

      Son attribution est toujours proposé par un conseil de la médaille institué auprès du ministre de la Défense est composé:
      du délégué général de l'armement; du chef-d'état-major de l'armée de l'air; un membre nommé par arrêté du ministre chargé des transports; un représentant des compagnies de navigation aérienne; une personnalité comptant des services exceptionnels en matière d'aéronautique. Le contingent annuel est de 275 médailles pour les personnes physiques et de 2 médailles pour les personnes morales, remises deux fois par an, le 1er janvier et le 14 juillet.
      Des attributions particulières de médailles peuvent toutefois être faites à une date quelconque, soit à l’occasion de cérémonie concernant l’aéronautique, soit en dehors de toute manifestation.
      Toute personne décorée de la médaille de l’Aéronautique, reçoit un diplôme signé du ministre et une carte spéciale lui permettant de bénéficier de la gratuité pour l’accès aux expositions et manifestations organisées aux frais de l’État et touchant au domaine aéronautique civil et militaire.
      Au 1er janvier 2003, 18 000 médailles ont été décernées, dont certaines à des personnalités étrangères.

      La médaille se présente sous forme d'une plaquette rectangulaire en bronze doré de 33 mm de hauteur et 27 mm de largeur.
      Sur l’avers : l’effigie de la République coiffée du bonnet phrygien sur fond d’émail rouge surmonte la devise « HONNEUR ET PATRIE » gravée en relief.
      Sur le revers : l’inscription « MÉDAILLE DE L’AÉRONAUTIQUE 1945 » en relief.

      La bélière est formée d’une charnière en métal doré de 4 mm de hauteur faite de deux ailes horizontales séparées par une étoile de 38 mm de largeur. Ces ailes sont portées sur le ruban lorsque la médaille est portée en barrette.
      Le ruban est de couleur bleu roi.
       
      ( Source : Wikipédia )
       

      Le général de division aérienne Michel Fritsch, commandant en second les forces aériennes stratégiques, a remis le 15 avril la médaille de l’aéronautique à l’IRBA pour sa contribution à la sécurité des vols et à la protection du personnel navigant.
      En médecine aéronautique et spatiale, l’IRBA est l’héritier des laboratoires d'études médicales de l'aéronautique (1921) et de médecine aérospatiale (1957), des centres d'études de biologie aéronautique (1945) et de recherche en médecine aéronautique (1955), et enfin de l'institut de médecine aérospatiale du service de santé des armées (1993).
      Afin de protéger le personnel navigant contre les effets de l'altitude, leurs travaux ont débouché sur la mise au point d'inhalateurs d'oxygène toujours mieux adaptés aux besoins opérationnels, puis à la combinaison pressurisée pour les pilotes de chasse, permettant de dépasser les 30 000 mètres d'altitude.
      Les effets sur l'homme de l'hypoxie, des accélérations, des vibrations, des contraintes bioclimatiques et de leurs effets combinés, restent étudiés à l'IRBA
       
      Les missions de longue durée et le déploiement des forces françaises sur de multiples théâtres d'opérations font de la fatigue un sujet d'actualité en recherche. L'étude de situations opérationnelles comportant en particulier une privation de sommeil, un décalage horaire, une perturbation du rythme veille-sommeil a abouti à la mise au point de stratégies de gestion pharmacologique de la vigilance appliquées en OPEX.
      Aujourd'hui encore, pour valider les conditions d'emploi de l'avion de transport A400M, les chercheurs de l’IRBA accompagnent les équipages de l'armée de l'Air sur des missions qui bouclent le tour du monde.
      Créateur et propagateur de savoirs, le centre d'enseignement de l’IRBA a formé des centaines de médecins et des milliers de navigants de toutes les armées françaises, de l'aéronautique d'État et de nombreuses forces étrangères.
      Les contributions de l'IRBA au développement et à la diffusion des connaissances dans le domaine aéronautique sont reconnues tant sur le plan national qu'international.

      ( Source : Service de santé des armées )
    • Par Bouchon-Gras 49
      Bien que maritime, cet ordre peu décerné en comparaison de d' autres et très recherché par les marins à qui elle est décernée essentiellement aux plongeurs démineurs, aux officiers et chefs de centres des CROSS...
      Rappelons c' est avant tout un ordre civil qui peut être décerné pour récompensé des actions militaires au profit de la mer.

      L’ordre du Mérite maritime, ordre honorifique français créé le 9 février 1930 à l'instigation de Louis Rollin, ministre de la Marine marchande, est destiné à récompenser la valeur professionnelle des marins et le mérite de citoyens qui se sont distingués par des services particuliers pour le développement et le rayonnement des activités maritimes.
      Institué en 1930 en France, après plus de 20 ans de débats au Parlement, l'ordre du Mérite maritime voulait distinguer les risques encourus et les services rendus par les gens de mer ; il soulignait de plus l’importance du rôle économique de la marine marchande pour le pays. Cet ordre fut réorganisé en 1948 une première fois, puis une nouvelle fois par décret le 17 janvier 2002.
      Le nombre de croix de chevalier du Mérite maritime est très réduit par rapport aux trois autres ordres ministériels existants, récompensant ainsi des compétences maritimes exceptionnelles: seules 130 personnes sont faites chevalier chaque année, contre 450 pour l'ordre des Arts et lettres, 1 340 pour les Palmes académiques et 2 400 chevaliers pour l'ordre du Mérite agricole.

      Le premier maitre Thirry, chef de quart au CROSS Jobourg ( prés de Cherbourg ).
       
      Parmi les personnes distinguées figurent notamment l'explorateur Jacques-Yves Cousteau, les navigateurs Eric Tabarly, Gérard d'Aboville, Olivier de Kersauson, Michel Desjoyeaux, Catherine Chabaud, Isabelle Autissier et Titouan Lamazou, le résistant et homme d'Etat René Pleven ou encore le prince Albert de Monaco.

      Le Prince Albert de Monaco, qui est également capitaine de frégate de réserve dans la Marine Nationale.
       
      Les croix sont réparties en trois contingents :
      contingent A - personnel navigant de la marine marchande, des administrations civiles de l'État, et les équipages des canots de sauvetage ; contingent B - personnel militaire du ministère de la Défense ; contingent C - personnes s'étant distinguées dans le domaine maritime. Pour être nommé chevalier, il faut relever de l'un de ces trois contingents et justifier de quinze ans au moins de services ou d'activités. La durée des services accomplis dans la marine nationale est comprise dans le calcul de ces quinze années. Les services exceptionnels nettement caractérisés dans le domaine maritime, en particulier les actes d'héroïsme et de dévouement accomplis en mer, peuvent dispenser des conditions de durée de services, sous la réserve expresse de ne franchir aucun grade. La croix du Mérite maritime peut être conférée à titre posthume. Enfin, par dérogation, peut être nommée ou promue dans l'ordre à titre exceptionnel et hors contingent une personne décédée ou grièvement blessée en mer dès lors que son décès ou ses blessures sont en lien direct avec l'accomplissement d'une mission de service public, un acte d'assistance ou de sauvetage ou l'exercice d'une activité professionnelle.
      Le ministre chargé de la mer et le ministre chargé de la pêche maritime sont commandeurs du Mérite maritime de plein droit, à leur prise de fonctions.
      Le conseil de l'Ordre comprend :
      le ministre chargé de la mer, président ; le ministre chargé de la pêche maritime ; un membre du conseil de l'Ordre de la Légion d'honneur, vice-président, proposé par le grand chancelier ; un conseiller d'État, proposé par le vice-président du Conseil d'État ; un officier général de la marine nationale, proposé par le ministre de la défense ; l'inspecteur général des affaires maritimes ; un directeur d'administration centrale au ministère chargé de la mer. Le chef du bureau du cabinet du ministre chargé de la mer assure le secrétariat du conseil de l'Ordre.

      L'insigne se présente sous la forme d'une rose des vents à seize branches, sur laquelle est appliquée une ancre et dont les huit branches principales sont ornées d'émail blanc. À l'avers, une effigie de la République est représentée entourée un cercle d'émail bleu et portant les inscriptions « République française » tandis que le revers porte la mention « Mérite maritime ». Le ruban est bleu avec deux bandes vertes plus fines sur les côtés dans le sens de la longueur.
       
      ( Source : Wikipédia )
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