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Programmation de suppression de postes au SSA


Bouchon-Gras 49

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  • Administrateur

On en parle peu mais les personnels du Service de Santé des Armées sont partout.

De la simple " bobologie " à du soin de guerre en passant par la visite d' aptitude...sans oublier la recherche.

Que ce soit dans les grands hôpitaux militaire, le Val de Grasse ( qui reste emblématique et conserve les traditions ), Percy, Begin, Legouest, Deagenettes, Saint Anne, Lavaran, Robert Piquet, Clermont Tonnerre. Dans les unités ( infirmerie ) dans les zones de guerre, en OPEX...

Déjà en 2014 les hôpitaux militaires étaient dans le collimateur :

Pourquoi les hôpitaux militaires sont dans le collimateur du gouvernement

Confronté à un objectif de réduction des dépenses, le ministère de la défense envisage la fermeture de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris.

Le Monde.fr | | Par

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Confronté à un objectif de réduction des dépenses, le ministère de la défense envisage la fermeture de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris.

Connu du grand public pour accueillir les présidents de la République mais également des chefs d'Etats étrangers, l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris, est sur la sellette. Plusieurs sources du ministère de la défense ont affirmé au Monde que le gouvernement, confronté à une obligation de réduction de son déficit, envisageait la fermeture de l'établissement, qui se distingue dans le paysage hospitalier national.

A quoi servent les hôpitaux militaires ?

Leur mission prioritaire est de soigner les militaires blessés lors d'opérations de l'armée française, comme ce fut le cas ces dernières années avec les interventions au Mali ou en Afghanistan.

 
Combien de personnes y travaillent ?
 
9 La France compte neuf hôpitaux militaires. Ils sont répartis en deux catégories :
  • les établissements « de premier rang » (Val-de-Grâce, Percy-Clamart, Bégin à Saint-Mandé, Toulon, et Marseille), qui forment le pôle d'excellence de la médecine de guerre, pour garantir aux armées leur capacité « d'entrer en premier » dans un conflit.

  • les hôpitaux considérés comme de « deuxième rang » (Bordeaux, Brest, Lyon et Metz).

Ils emploient au total 8 400 personnes, dont 680 médecins. Parmi eux, le Val-de-Grâce représente 800 employés de la défense, auxquels s'ajoutent les 700 agents travaillant pour les écoles de médecine militaire et le musée.

La défense au régime drastique

Si la plupart des ministères sont soumis à un objectif de réduction de leurs dépenses annuelles, la défense – troisième budget de l'Etat après l'éducation et la charge de la dette (31,4 milliards d'euros) et premier budget d'investissement public (17 milliards d'euros) – paye le plus lourd tribut. La dernière loi de programmation militaire (LPM), dessinant le paysage de l'armée française entre 2014 et 2019, prévoyait 6 milliards d'euros de coupes budgétaires en trois ans et une réduction des effectifs de l'ordre de 34 500 personnes d'ici à la fin de la décennie, s'ajoutant aux 45 000 déjà supprimés par la dernière LPM.

Voir notre infographie : L'armée française à l'horizon 2020

Le budget de la défensehors pensions, en milliards d'eurosBudget militaire (en euros courants)Budget militaire (en euros constants 2012)19801983198619891992199519982001200420072010201310203040Ministère de la Défense

Lire aussi : Le budget français de la défense est-il en baisse depuis trente ans ?

Ces réductions d'effectifs passent notamment par la fermeture de nombreux sites militaires. La précédente LPM prévoyait ainsi la fermeture de 83 implantations militaires et le déménagement de 33 autres, sur 471 sites existants, entre 2009 et 2016. D'autres sites ont été visés par la dernière LPM.

Lire aussi : L'amertume des militaires face aux coupes budgétaires

Une gestion financière longtemps critiquée

281,3 Les hôpitaux militaires traînent une réputation de mauvaise gestion. La Cour des comptes avait publié en 2010 un rapport incendiaire, pointant notamment un déficit hors de contrôle : 281,3 millions d'euros pour l'ensemble des 9 établissements en 2009, soit « plus que le cumul des déficits de l'Assistance publique de Paris, Marseille et Lyon », notait le premier président de la juridiction financière, Didier Migaud.

Le rapport évoquait également un taux d'occupation des lits bien en deçà de celui rencontré dans les hôpitaux civils, une activité chirurgicale au ralenti et une gratuité des soins un peu trop généreuse pour les militaires et leur famille« les trois quarts des consultations [étant] sans lien avec le service des armées » – pour un coût de 10 millions d'euros.

La Cour des comptes avait formulé 14 recommandations (page 92 du document) pour une meilleure gestion, tandis que Didier Migaud avait soulevé le débat :

« Le choix de conserver un réseau d'hôpitaux militaires s'avère coûteux et inadapté. Il faut en corriger les défauts ou se poser la question d'une refonte fondamentale du système. »

Dans son dernier rapport annuel, publié en février 2014, la Cour des comptes observe une amélioration de la situation, notant avec satisfaction que « la plupart des recommandations du rapport public thématique de 2010 sur le service de santé des armées (...) ont été mises en œuvre ou sont en passe de l'être ». Le déficit cumulé des établissements est ainsi passé de 281 millions d'euros en 2009 à 190 millions d'euros en 2012 et le taux d'occupation des lits a progressé de 52 % en 2010 à 61 % en 2013.

Le Val-de-Grâce, premier de la liste ?

Pour autant, la question du nombre d'hôpitaux militaires, elle, reste « non tranchée à ce jour », affirmait la Cour des comptes. La juridiction soulignait notamment que certains établissements allaient « nécessiter des investissements importants en matériels hospitaliers dans les prochaines années ». L'hôpital du Val-de-Grâce, notamment, aurait besoin d'une remise aux normes estimée à 250 millions d'euros.

Comme nous le notions dans notre article du 8 octobre, le gouvernement va désormais devoir trancher entre trois hypothèses :

  • la fermeture pure et simple du Val-de-Grâce
  • une fermeture partielle
  • une cession à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Mais cette dernière, confrontée à un fort endettement du secteur hospitalier public, considère qu'il y a déjà trop de lits à Paris.

Selon nos informations, l'arbitrage de l'Elysée devrait intervenir « avant la fin du mois ». Pourrait ensuite être abordé le sort des hôpitaux militaire de « deuxième rang ».


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/10/09/pourquoi-les-hopitaux-militaires-sont-dans-le-collimateur-du-gouvernement_4503548_4355770.html#u2qDcPMwopKxSrOb.99

 

Or avec la loi de programmation militaire, le SSA est resté dans l' oublie et risque une suppression de personnel :

Budget : Déjà sous tension, le Service de Santé des Armées n’échappera pas à la réduction de ses effectifs

 

 

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En 2015, la décision d’augmenter les effectifs de la Force opérationnelle terrestre (FOT) de 11.000 soldats a oublié un détail : le soutien nécessaire à ces renforts. Or, même si l’annulation, après les attentats de Paris et de Saint-Denis, des déflations de postes prévues au sein du ministère des Armées a donné un peu d’oxygène, il n’en reste pas moins que certaines spécialités sont sous tension.

Ainsi en est-il du Service de Santé des Armées (SSA), qui a vu sa charge de travail augmenter, ne serait-ce que pour faire passer les visites médicales d’aptitude aux recrues de l’armée de Terre, tout en étant sollicité pour les opérations extérieures et intérieures.

Or, le SSA a été oublié par la Loi de programmation militaire actualisée en 2015, ses crédits de fonctionnement et ses investissements devant être réduits de manière « significative » sur la période 2014-2019, avec à la clé plus de 1.600 suppressions de postes (sur 16.000).

D’ailleurs, son directeur, qui était alors, Le médecin général des armées (MGA) Jean-Marc Debonne, avait prévenu que le SSA remplissait ses missions « avec de plus en plus de difficultés »En novembre 2016, la Cour des comptes, d’habitude si prompte à critiquer les coûts de fonctionnement des hôpitaux d’instruction des armées, avait tiré le signal d’alarme. Avec, qui plus est, un taux de projection sur les théâtres extérieurs toujours aussi élevé, les magistrats estimèrent que la « forte tension » sur les ressources humaines du SSA était de nature à « compromettre sa capacité à assurer sa mission dans la durée. »

Actuellement, le SSA mène un plan de transformation « SSA 2020 », censé lui permettre de faire face à ces réductions d’effectifs tout en maintenant la qualité et son offire de soins. D’où la dissolution ou le regroupement de certaines structures, l’ouverture au sercice public, la différenciation entre les hôpitaux ou encore la simplification de sa gouvernance.

Avec la hausse annoncée du budget du ministère des Armées (1,8 milliard en 2018 et 1,7 milliard par an jusqu’en 2022), le SSA aurait pu espérer échapper à la réduction de ses effectifs, d’autant plus qu’il lui reste à supprimer 150 postes en 2018 et 332 autres en 2019. Au mieux, il n’aura qu’un répit.

En effet, lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense, le chef d’état-major des armées (CEMA), le général François Lecointre, a indiqué que les suppressions d’effectifs du SSA seront reportées sur les années 2020 et 2021.

« Aujourd’hui, nous estimons cette réduction d’effectifs trop rapide, et nous avons choisi de la décaler dans le temps pour laisser toute latitude au SSA d’effectuer sa transformation », a expliqué le CEMA. « Alors qu’il était prévu de supprimer sur la période 2014-2019 1 608 équivalents temps plein – dont 150 en 2018, et 332 en 2019 –, nous reportons ces suppressions d’effectifs sur les années 2020 et 2021 », a-t-il en effet précisé.

Pour autant, rien ne dit que l’activité du SSA sera moindre en 2020 ou 2021 qu’actuellement… Et les médecins, comme les infirmiers et les aide-soignants n’auront toujours pas le don d’ubiquité. Mais pour le général Lecointre, cette déflation de postes est « néanmoins indispensable » tout simplement parce qu’il y a des besoins dans d’autres domaines, comme le cyber et le renseignement.

La Loi de programmation des finances publiques (LPFP), dévoilée en septembre, indique que « l’évolution de la masse salariale de l’État et de ses opérateurs fera l’objet d’une maitrise stricte », ce qui signifie que leurs effectifs « s’inscriront en baisse sur le quinquennat », sauf pour les ministères « stratégiques » comme « les Armées, l’Intérieur ou la Justice ». Les création de postes dans ces missions seront « compensées par des réductions d’effectifs plus importantes dans les autres domaines, selon les capacités
d’optimisation et de gains de productivité identifiées. »

Pour les Armées, 1.500 postes seront ainsi créés, ce qui est insuffisant pour répondre à la montée en puissance de certains domaines jugés prioritaires.

« L’effort prévu par la LPFP est important, je le mesure, il est pourtant aujourd’hui inférieur aux besoins exprimés par la ministre des Armées et il va contraindre, en l’état, notre effort de régénération », a encore prévenu le CEMA. Et d’ajouter : « Nous devrons donc apporter une attention particulière à la reconnaissance des besoins en effectifs sur les plans quantitatif et qualitatif au-delà de l’horizon de la LPFP et à partir de 2023. »

Toujours à propos des effectifs, le CEMA a critiqué les importantes suppressions d’effectifs subies par les Armées au cours de ces dernières années. « Je rappelle qu’entre 2008 et 2017, ces déflations ont représenté un volume de l’ordre de 50.000 militaires sur un total de 250.000 environ en 2008, soit une diminution de près de 20 % », a-t-il rappelé, en soulignant que les « soutiens » ont été « particulièrement concernés par ce phénomène ».

« Le cadrage à plus 1.500 équivalents temps plein de la LPFP marque un début de prise en compte de cette situation. Les armées sont conscientes de l’effort que cela représente au moment où la fonction publique doit supporter des déflations mais j’insiste sur le fait que les armées ont subi des déflations trop importantes lors des deux LPM précédentes au regard de l’engagement que la Nation leur demande de soutenir », a conclu le général Lecointre.

 

En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/11/01/budget-deja-sous-tension-le-service-de-sante-des-armees-nechappera-pas-la-reduction-de-ses-effectifs/#2f60GH4GQRgPu66w.99
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  • Posts

    berogeitabi

    Posted

    Bonjour. Merci de respecter la charte du forum et de passer par l’étape de présentation.  Dans l’attente le sujet est bloqué. 

    Yohan 10

    Posted

    Bonjour je vous écris ceci en espérant que quelqu'un pourra m'aider .  J'ai passé mes eval fus il y'a 4 semaines. Avant hier ma conseillère m'appelle et me confirme que j'ai bien réussi les tests physiques et que l'avis du psy est favorable. Le lendemain elle m'appelle pour m'envoyer les convocations de la visite médicale que je doit effectué du 13 au 15 décembre. L'après midi même elle m'appelle pour m'informer d'une mauvaise nouvelle comme quoi mon dossier est passé en refusé définitif et que je pourrai retenté l'année prochaine. C'est la deuxième fois que je tente ma chance et bien sure s'il le faut le la retenterai une  3 -ème fois. Mais là même ma conseillère me dit que se n'est pas normal et qu'il y'a surement une erreur. Elle va appelé la commission aujourd'hui et me rappeler cet après midi. *   J'espère que quelqu'un pourra m'aider. Cordialement.

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonsoir, J'ai vu un collègue, lieutenant colonel de réserve de la Gendarmerie hier soir et je lui ai posé la question, une PMG c'est 15 jours. Une PMGA, ça ne lui parle pas, peut être le rajout de l'APJA, ce qui expliquerai ce rallongement de temps. 

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Une journée type "bureau" où tu arrive le matin et repart le soir, ça peut être une mise en place pour un événement type fête du village, où tu patrouilleras toute la journée, la fête terminée, tu rentre chez toi. 

    berogeitabi

    Posted

    Bonjour.  Connaissez vous l'opération "FRANKTON"?  Cette opération a eu lieu pendant la seconde guerre mondiale. Elle est plutôt méconnue. Des kayakistes d'un commando anglais, emmenés par un sous marin à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde on remonté cet estuaire pour aller miner et couler des bateaux allemands dans le port de Bordeaux, ceci entre le 7 et le 11  décembre 1942. Pour commémorer les 80 ans de cette formidable et périlleuse opération des kayakistes du club de Mérignac vont refaire l'itinéraire parcouru par ces commandos. 5 équipages de kayakistes du SAM (sport athlétique mérignacais) dont un équipage féminin tenteront cette folle aventure. Demain 8 décembre, ils partiront depuis l'océan pour quatre jours en autonomie, en bivouaquant aux mêmes endroits où les anglais ont bivouaqués.  Ils prévoient d'arriver à Bordeaux ce dimanche 11 décembre où une cérémonie commémorative sera organisée. Voici un lien à consulter pour comprendre cette tentative réalisée par ces kayakistes en mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour que l'on vive libre aujourd'hui. Des kayakistes refont le parcours de l'opération Frankton en Gironde.  Source: 20minutes.fr Puis un autre lien vers le récit de cette opération et le sacrifice des commandos anglais. L'opération Frankton.    Source: 20minutes.fr Ici la carte de l'opération.  Source: 20minutes.fr         A l'occasion d'un passage au Verdon, j'avais publié les photos du monument du souvenir lié à cette opération. Je vous les remets ici.  
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