Heïdi

Ancêtres des Forces Spéciales

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Bonjour,

A travers les siècles, différentes armées avaient et utilisaient des troupes, groupes de chocs.

Je pense entre autres, aux Hoplites Sparte ou 300 hommes étaient sélectionnés parmi l'armée régulière. Ils devenaient suite à un entrainement spécifique et une arme particulière ( lance plus longue que celle de leur adversaire ), la Garde Royale et une troupe choc envoyé avant l'armée régulière.

Ou encore les Ninja au Japon habillé de noir (camouflage), se déplaçant la nuit, formés à des techniques de combats spécifiques et sans parler de leurs armes.

Est-ce qu'on peut dire qu'ils sont les ancêtres des Forces Spéciales d'aujourd'hui ou leur précurseurs ?

   

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Bien sur Heïdi. D'une certaine façon, c'est à dire adaptées à leur époque.

Comme le furent les "Corps Francs" Français en 14-18 qui pratiquaient  des opérations coup de main à partir du front et des tranchées (observations,  destructions éventuelles d'une position ou plus fréquemment destruction pure et simple d'une unité et prise de prisonniers).

En 39-45, ce furent les "commandos Britannique", puis le LRDG (Long Range Desert Group) et les SAS (Special Air Service) toujours Britannique qui prirent le relais en guerroyant derrière les lignes ennemis pendant des jours tant pendant la guerre en Libye qu'en France par la suite menant des guerres d'embuscade et de terreur chez l'ennemi au point qu'Hitler avait ordonné leurs exécutions quand ils étaient fait prisonniers.

Une double application furent faites par les Britanniques. D'une part, avec les "Chindits" (Soldats Gurkas et unités d'élites Britanniques qui ont subis un entrainement dément) du général Wingate en Birmanie avec la notion de commandos de pénétration en profondeur (6 colonnes de 400 hommes avec mules pour le portage en pénétration sur les arrières Japonais, dans la jungle,  et ravitaillés par l'aviation et commandés par radio. Les archives Japonaises sont claires. Ce sont les "Chindits" qui ont cassé leurs dispositifs en Birmanie.

D'autre part, un régiment SAS (Colonel Bourgoin) Français à sauté au dessus de la Bretagne avant le débarquement du 6 juin 1944 pour y mener guérilla et pagaille chez les Allemands. C'est à cet occasion que furent parachutés les Jeep du régiment qui étaient l’élément de déplacement et de mobilité des SAS.

En Algérie (1954-1962), le lieutenant Jean-Jacques Servant-Schreiber, (rédacteur en Chef de la revue "l'Express" et rappelé en Algérie), avec le Colonel Barberot et le général Jacques Paris de Bollardière créèrent  les "commandos Noirs" qui avaient pour but de "nomadiser" dans le bled (avec des rappelés du service militaire comme soldats)  avec tous les risques que cela comportaient.

Source =

Malaventure en Algérie avec le général Parîs de Bollardière

Par Roger Barberot

Chez Plon 1957

https://fr.wikipedia.org/wiki/Commandos_noirs

http://www.histoire-en-questions.fr/guerre algerie/terreur-tortures-bollardiere.html

Depuis, les techniques appuyées par des technologies remarquable tel les GPS de positionnement, les tirs avec cibles illuminés par LASER, les bombes et missiles guidés par faisceau LASER ou GPS sont courant (Innovation pendant la guerre du Vietnam).

GPS = Global Positioning System (" en français Système mondial de positionnement [littéralement] ou Géo-positionnement par satellite), aussi connu sous le nom de Navstar est le premier système de géolocalisation de grande précision.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Global_Positioning_System

LASER = Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation (« amplification de la lumière par émission stimulée de radiations")..

http://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-laser-1989/

 

 

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Pour compléter les explications de Janmary, n' oublions pas les commandos de Kieffer formés par et chez les Britannique et qui sont les ancetres de nos commandos marine actuel et des forces spéciales.

N' oublions pas non plus les " bataillons de choc ".

 

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Les commandos Marine (commandant Kieffer) sont la base et l'origine de nos commandos actuels tel que le  définit Bouchon-Gras qui connait mieux que moi ce sujet.

"Les bataillons de Chocs Français" ont libérés la Corse avant les débarquements en Sicile et en Italie après la guerre du désert en Libye (Rommel / Montgomery).

Les SAS sont toujours l'élite militaire d'intervention (Malouines, raids divers) et civils (prises d'otages) de la Grande-Bretagne

Il ont été copiés par beaucoup de forces armées extérieure tel les USA et des dominions comme l'Australie, etc.etc.

Sujet passionnant.

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En France

Jusqu'au début du XIVe siècle la loi féodale de mobilisation générale s'applique. La Guerre de Cent Ans voit la création des bandes et Grandes compagnies composées de mercenaires qui se vendent au plus offrant et se battent parfois pour leur propre compte. Le pouvoir royal prend alors conscience de la nécessité de constituer une armée nationale à travers les compagnies d'ordonnance instruites par des mercenaires suisses connus sous le nom de bandes suisses. Pendant les Guerres d'Italie apparaissent les premières bandes comme les bandes de Picardie ancêtres des premiers régiments d'infanterie de ligne.

L'appel à des troupes mercenaires étrangères ou corps francs continuera par la suite pour augmenter les effectifs militaires lors de conflit. Ils seront constitués par des entrepreneurs de guerres, aventuriers ou aristocrates commissionnés, et connaîtront leur apogée durant les guerres du XVIIIe siècle.

Révolution et Empire

Au début des guerres de la Révolution française, de nombreux corps francs sont créés en France sous différents noms7 : légion, volontaires, comme la Légion des Américains du chevalier de Saint-George ou chez les royalistes comme la légion de Damas.

Le , Napoléon Ier prend un décret portant formation des corps francs pour la défense du territoire : « Les corps francs s'armeront, s'équiperont et se monteront à leur frais. Ils ne recevront aucune solde ni de guerre ni de paix. » Ils sont dissous par ordonnance de Louis XVIII du 8. Recréés par Napoléon, le , ils sont de nouveau dissous par Louis XVIII, le

 

Première Guerre mondiale

Ce terme était appliqué aux unités spécialisées dans l'assaut des tranchées ennemies durant la Première Guerre mondiale.

Les corps francs sont souvent confondus avec les « nettoyeurs de tranchées ». Roger Vercel dans Capitaine Conan a brossé un portrait saisissant de ces terribles soldats. Cependant, corps francs et nettoyeurs n'ont pas les mêmes objectifs bien qu'ils opèrent parfois avec les mêmes techniques et méthodes de combat.

Le corps franc tente des coups de main à un endroit précis, pour capturer des prisonniers dans les lignes ennemies, détruire des nids de mitrailleuses ou aller observer le terrain. Le rôle des nettoyeurs est tout autre : une fois les vagues d'assaut victorieuses, ils ont 2 objectifs : détruire les poches de résistance ennemie qui continuent à se défendre, puis « nettoyer » avec soin chaque parcelle de terrain de tout présence ennemie. Leur 2e mission est alors d'occuper la tranchée et la garnir de mitrailleuses et fusils-mitrailleurs aux endroits stratégiques afin de sécuriser l'arrière des troupes d'assaut.

Les Italiens constituent les unités Arditi (les « Hardis »). La tactique italienne consistait à s'approcher à portée de grenade d'une tranchée sous le couvert d'un barrage d'artillerie, puis lors de l'arrêt du bombardement, à lancer de nombreuses grenades dans la tranchée pour faire croire aux ennemis que le bombardement n'était pas fini. Profitant de la confusion, ils s'infiltraient alors en groupe dans la tranchée, tuant au couteau et au revolver. Les Italiens mirent aussi au point des techniques d'infiltration avec des nageurs de combat. L'uniforme noir des arditi et les « têtes de mort » devinrent le signe distinctif de ces unités.

Les Allemands, de leur côté, répliquèrent avec les « unités d'assaut » (Sturmtruppen), c'est-à-dire des troupes de choc fortement armées avec des mitrailleuses, des lance-flammes et des grenades. La tactique allemande différait de la tactique italienne en ceci qu'ils attaquaient l'ennemi en son point le plus faible en concentrant leur puissance de feu sur une zone réduite afin de s'infiltrer profondément dans le dispositif ennemi. Les troupes d'assauts devaient ainsi « tronçonner » le front en plusieurs endroits, laissant aux troupes régulières le soin de nettoyer les tranchées ennemies isolées. Lors des offensives de 1918, l'armée allemande enfonça les lignes alliées au niveau du chemin des Dames. La supériorité tactique des armées allemandes était néanmoins incapable d'inverser l'issue de la guerre. Ernst Jünger a décrit l'action des troupes d'assaut allemandes dans ses ouvrages de l'après-guerre (notamment Orages d'acier).

Les Polonais patriotes constituèrent au début des années 1910 des sociétés de tir, qui permirent en août 1914 de créer trois bataillons d’infanterie, commandés par Józef Piłsudski. Il occupe Kielce le 6 août et provoque la création de deux légions polonaises par les forces allemandes, prévues pour compter 17 000 hommes au total, incorporant les chasseurs de Pilsudski.

D’autres Polonais désireux de lutter contre l’Allemagne constituèrent la légion Puławy, autorisée le 18 octobre 1914 par le tsar. Commandée par le colonel Gorczynski, elle évolue comme un corps franc, avant d’intégrer l’armée impériale le 12 janvier 1915, sous le nom de 104e brigade territoriale.

 

 

Leurs fonction de base étant :

Lors d'une attaque, chaque bataillon désignait une (ou plusieurs sections) chargées de "cleaner" les tranchées conquises.
Ces éléments se placaient derrière les deux compagnies attaquant en première ligne.
Ces hommes étaient une tenues et armement allégées (pistolets, poignard, grenades) car leur rôle était, une fois la tranchée conquise de :
- vérifier que tous les abris étaient vides,
- désarmer les prisonniers et les pousser vers l'arrière (en conservant casque et masue à gaz),
- chercher les documents pouvant intéresser le renseignement,
- remettre en état les mitrailleuses ennemis abandonnées pour appuyer tout retour offensif de l'ennemi.

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Casse tête Allemand.

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Couteau de tranchée US

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Casse tête artisanal.

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Contrairement aux officiers et sous officiers qui portaient le revolver, arme réglementaire, les hommes des coups de mains sont armés du pistolet Ruby.

 

N' oublions pas les corps franc, dont Joseph Darnand fut un héro remarqué ( bien avant de devenir ce salaud de la milice de Laval )

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il a 17 ans et cherche en vain à s'engager. Il est finalement incorporé au 35e régiment d'infanterie, le . Il est nommé caporal en , sergent le et affecté au 366e régiment d'infanterie où il se fait remarquer :

« Sergent Darnand. Peloton des grenadiers d'élite. Se distingue journellement dans la bonne exécution des patrouilles et des embuscades en avant du front ; a fait preuve de beaucoup d'entrain au cours d'un coup de main contre les premières lignes ennemies. »

Il est promu adjudant en 1918. Plusieurs fois blessé, il reçoit six citations, dont deux à l'ordre de l'armée pour son courage comme « nettoyeur de tranchées ». Le , son corps franc fait vingt-sept prisonniers au sein d'un état-major de régiment allemand et s'empare de documents essentiels qui permettent de connaître le plan de l'offensive ennemie du : celle-ci avorte à la suite des manœuvres du général Gouraud, qui commande la 4e armée. Darnand reçoit la médaille militaire le des mains du général Pétain, à qui il voue par la suite un attachement sans borne. Pour ce fait d'armes, le général Gouraud lui remet la croix de la Légion d’honneur le , au cours d'une prise d'armes dans la cour des Invalides. La croix est accompagnée de cette citation :

« Sous-officier d'élite, d'une bravoure hors de pair. […] Le sous-officier Darnand a été, en tout point, un serviteur modèle et un de nos artisans de notre victoire finale. C'est un beau brave. »

Dans une lettre adressée à Maxime Real del Sarte, Raymond Poincaré, l'ancien président de la République devenu président du conseil, s'excuse de son absence au banquet qui a lieu après la cérémonie et salue en lui « un artisan de la victoire ».

( Source Wikipédia )

Les corsaires des tranchées-7 Un coup de main historique

 
 
Dans une note en date du 18 janvier 1918, le GQG insiste sur l’intérêt à multiplier les interrogatoires de prisonniers : « les prisonniers constituent la meilleure source de renseignement. Il appartient  à tous les échelons de commandement de stimuler, d’une façon particulière, l’initiative des chefs de corps ou de bataillon, pour qu’ils organisent des coups de main aussi nombreux que possible. » A quelques semaines des grandes offensives allemandes, l’action des corps francs est alors intégrée dans la manœuvre générale.

 
Cela ne suffit pas toutefois pour éviter la surprise et les coups de boutoir du printemps, notamment le 21 mars face aux Britanniques ou le 27 mai face à la VIe armée française. Le 14 juillet pourtant, l’action d’un corps franc va avoir une influence décisive sur le cours de la guerre. Ce jour-là, en effet un coup de main est organisé par la 132e DI afin de compléter, par des interrogatoires de prisonniers, les indices collectés par l’aviation et des six coups de main précédents. L’offensive allemande contre la IVe armée, qui défend Reims, est certaine mais il est essentiel d’en connaître la date et l’heure. 

 
La zone d’action choisie est un carré de 500 m sur 500 sillonné de quatre tranchées allemandes  (Andrinople, Tirnova, Radius, Cubitus). Le détachement d’assaut est fourni par le 366e RI à partir des groupes de grenadiers d’élite de ses trois bataillons et de deux sections de « ligne ». L’ensemble, commandé par le lieutenant Balestie, représente 174 fantassins, renforcés de 16 sapeurs pour les destructions, de trois équipes de lance-flammes et 8 brancardiers. L’appui d’artillerie comprend quatre batteries de 75 et le groupe de 155 mm de la division, pour assurer l’ouverture des brèches nécessaires, l’encagement de l’objectif, la neutralisation des mitrailleuses et l’aveuglement par fumigènes des observatoires.


 
L’opération commence à 19h55, c’est-à-dire relativement tôt pour permettre l’exploitation rapide des renseignements recueillis. L’opération de brèche dans les barbelés s’effectue par les sapeurs sous la protection de l’artillerie à l’aide de pétards et de cisailles. La brèche effectuée, le détachement d’assaut se fractionne en cinq colonnes alors qu’un sixième élément garde le point d’entrée. Les hommes sont en tenue légère sans aucune identification de noms, grades ou unités. L’armement est laissé à leur initiative, les ordres sont seulement de prendre dix grenades par homme et une grenade incendiaire par gradé.

 
Chacun des colonnes a un itinéraire de tranchée à explorer et doit placer une équipe de cinq ou six hommes sur chacun des points clefs. L’une de ces colonnes, celle des grenadiers du 4e  bataillon est commandée par le sergent Darnand, futur chef de la Milice. Il parvient à la tranchée Cubitus, objectif extrême du coup de main, attaque l’abri qui s’y trouve et ramène 18 prisonniers. Le retour se fait par échelon successif, par les mêmes itinéraires. Chaque groupe ne quitte son objectif qu’après avoir recueilli ceux qui étaient plus en avant.

 
Au prix de deux tués et de quelques blessés, le détachement a ramené 27 prisonniers et du matériel. L’interrogatoire des prisonniers a permis de savoir que l’attaque allemande était prévue pour la nuit même avec une préparation d'artillerie à 1 heure du matin  prévue pour durer de 3 à 4 heures. Une carte du déploiement complet des minenwerfers (mortiers de tranchées) a été découverte. Tous ces renseignements permettent à la IVe armée de déclencher un puissant tir de « contre-préparation offensive » qui va frapper les Allemands sur leur ligne de départ. En même temps, la première ligne française est évacuée et l’assaut ennemi va tomber dans le vide. La dernière offensive allemande de la Première Guerre mondiale échoue ainsi grâce à un coup de main qualifié de ce fait d’ « historique » par le général Gouraud. Chaque homme ayant participé au coup de main reçoit 10 000 francs.


En savoir plus sur https://lavoiedelepee.blogspot.com/2012/05/les-corsaires-des-tranchees-7-un-coup.html#EJBwGAk2fLq2h3gx.99

 

Seconde Guerre mondiale

Dès octobre 1939, des corps francs sont constitués par l'armée française et mènent une guerre d'embuscade à l'avant de la ligne Maginot durant la drôle de guerre. Joseph Darnand, le futur collaborationniste et chef de la Milice s'y illustre à plusieurs reprises. Ils ont face à eux les groupes francs allemands qui protègent la ligne Siegfried. En mai 1940, des groupes francs motorisés de cavalerie sont mis sur pied durant la bataille de France.

Des corps francs d'Afrique se sont formés au Maroc (alors protectorat français) le , après le débarquement allié en Afrique du Nord, à la demande du général Giraud. Composés de volontaires marocains d'origine et de religion diverses (juifs, musulmans, chrétiens) et appelés vélites, ils ont combattu Rommel et l'Afrika Korps en Tunisie au sein de la 5e armée américaine, avec notamment de l'équipement britannique. Ils ont participé à la prise de Bizerte en 1943.

Le , à partir du Corps franc d’Afrique, est créé à Dupleix (Algérie) le Groupe de commandos d’Afrique attaché à la 3e D.I.A du général Joseph de Goislard de Monsabert. Les 7e et 9e compagnies s'intègrent au Régiment de marche du Tchad de la 2e DB.

Les corps francs d'Afrique furent décorés de la croix de guerre.

Les corps francs étaient, pour l'armée française, l'équivalent des commandos britanniques.

( Source : Wikipédia )

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LE BATAILLON DE CHOC.

Le bataillon de choc est une unité d'élite de l'Armée française formée en à Staoueli en Algérie. Entraîné au parachutisme et aux méthodes commandos, son but est d'apporter un soutien aux organisations de la Résistance française en vue de renforcer leur action. Tous les chasseurs sont volontaires et réunis autour d'une même doctrine rappelant leurs origines diverses. Elle est « puissance de la légion, légèreté du chasseur, chic du cavalier ».

L'unité est tour à tour engagée en France et en Allemagne pendant le second conflit mondial puis en Indochine et en Algérie avant d'être dissoute à la fin de l'année 1963.

Seconde guerre mondiale

En 1943, le chef de bataillon Gambiez persuade l'état-major de la nécessité de créer une unité spéciale « susceptibles d'apporter le moment venu une aide puissante aux éléments implantés clandestinement dans la zone des opérations de débarquement ». Il rejoint les vues de la direction des services spéciaux qui décide la création à Staoueli, à compter du 23 mai, du bataillon d'assaut qui prendra par la suite le nom de bataillon de choc.

Ancien chef de section de cette célèbre unité, l'écrivain Raymond Muelle en a raconté l'aventure durant le second conflit mondial dans son livre Le 1er bataillon de choc paru en 1977 aux éditions Presses de la cité2. Il résume ainsi la destination et l'utilisation de l'unité dans le premier paragraphe de son introduction :

« Né des services spéciaux, destiné aux services spéciaux, le « bataillon de choc » n'a que rarement été utilisé selon sa vocation. »

Dans l'esprit de Gambiez, les « choc » devaient en effet être parachutés ou infiltrés dans le dispositif ennemi, capables de durer en climat d'insécurité, de détruire, paralyser et harceler l'adversaire.
Ils devaient être l'équivalent pour la France du SAS britannique, des commandos allemands de Skorzeny, des unités de Chindits en Birmanie, et il reçoit à cet effet une instruction de commando parachutiste. Mais hormis quelques actions spéciales en Italie et en territoire occupé accomplies par des isolés ou par une section, il fut essentiellement utilisé comme élément précurseur des grandes opérations de la 1re armée et participa à des combats frontaux classiques. Selon Raymond Muelle, il était suspecté de « giraudisme » aux yeux du BCRA de Londres, ce qui lui aurait en partie valu de ne pas être parfaitement utilisé en territoire occupé selon sa vocation et ses capacités.

Quoi qu'il en soit, ce fut une glorieuse unité à qui le général de Lattre de Tassigny décerna en 1946 une citation éloquente :

« Arme nouvelle, forgée pour des exploits nouveaux, le bataillon donna au premier appel sa mesure de perfection. »

Le baptême du feu de l'unité a lieu à la fin de l'été 1943 lors de l'opération Vésuve de libération de la Corse. Celle-ci débute le 13 septembre par le débarquement dans le port d'Ajaccio, à partir du sous-marin Casabianca, d'un élément précurseur de 109 chasseurs de la 3e compagnie du capitaine Manjot qui reçoit la reddition de la garnison. Le reste du bataillon est acheminé dès le lendemain, par les contre torpilleurs Fantasque et Terrible.

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Après quelques jours dans la région d'Ajaccio, les hommes de Gambiez interviennent dans l'ensemble de l’île jusqu'au 4 octobre, date à laquelle ils atteignent Bastia. Le bataillon s'installe dès lors dans la citadelle de Calvi et, le 15 octobre, s'étoffe d'une 4e compagnie formée à partir de volontaires corses dont l'emblème portera la tête de Maure.

Après quelques interventions de type commando en Italie, le bataillon est engagé dans sa totalité du 17 au lors de l'opération Brassard relative à la conquête de l'île d'Elbe. Trois heures avant l'assaut général mené par la 9e DIC, le 2e groupe de tabors marocains et les commandos d'Afrique, des détachements sont débarqués afin de neutraliser les batteries côtières allemandes disséminées à la périphérie de l'île. Le gros du bataillon doit intervenir au sud tandis que 80 hommes seront chargés de la partie nord et notamment des batteries d'Enfola.

La section du sous-lieutenant Corley, désignée pour intervenir dans le Vercors est finalement parachutée dans la Drôme, en 2 sticks les 31 juillet et 1er aout 1944, près de Dieulefit10. Les trente hommes subissent des pertes lors du saut et l'aspirant Muelle prend la tête de la section.

Après quelques combats et accrochages entre Montélimar et Grenoble, la section qui est affectée à une compagnie FFI (16e compagnie du 1er bataillon de l'Armée secrète Drôme-Sud) reçoit l'ordre d'attaquer Le Pont-de-Claix qui ouvre la porte de Grenoble. Le 21 août, les chasseurs de Muelle livrent des combats acharnés, investissent le village mais doivent battre en retraite faute de soutien et à la suite de l'arrivée d'une colonne de renfort allemande. Finalement, la section du choc traverse Pont-de-Claix et entre dans Grenoble en élément précurseur le lendemain, le . La section ne rejoint le bataillon que pour la prise de Dijon le .

Entre temps, Gambiez a quitté l'unité pour former les commandos de France et le gros du bataillon a débarqué le 20 août dans le golfe de Saint-Tropez à Sainte-Maxime. Avec à leur tête le capitaine Hériard-Dubreuil, le bataillon de choc est engagé du 21 au 24 août dans les combats pour Toulon au côté du 3e RTA du colonel Linares. L'unité est notamment engagée au hameau de Dardennes, à la poudrière (4e cie) et en centre ville (1re et 2e cies). Le mont Faron est quant à lui investi sans combat par la 3e compagnie.

Après les combats de Toulon, le bataillon remonte vers le nord par la vallée du Rhône, dépasse Lyon et se retrouve à Dijon qu'il libère le 11 septembre associé au 2e RSAR et à un peloton de Tank Destroyer.

À la fin du mois de l'unité se rapproche de Belfort et, après l'engagement séparé des compagnies à Romchamp et Fresse, combat à Miellin puis Château-Lambert.

Le , l'unité est renforcée par l'un des commandos lourd en provenance des commandos de France. Le 25, le capitaine Lefort en prend le commandement.

Début novembre, le bataillon est au côté de son frère d'arme les commandos de France dans les combats meurtriers du Haut du Tôt au sud de Gérardmer puis rejoint la région de Belfort afin de participer à la libération de la ville. Le 20, les compagnies sont d'abord engagées à Cravanche, puis au Coudray et à Essert et entrent dans Belfort qui sera définitivement libérée le 25.

Entre le 23 novembre et le 3 décembre, les chocs engagent une succession de combats en Haute-Alsace entre Belfort et Mulhouse : Lamadeleine, Étueffont, Rougemont-le-Château, Masevaux, Bourbach-le-Haut, col du Hundsruck, Willer-sur-Thur, Bischwiller. Alors qu'il forme depuis le le 1er groupement de choc avec les commandos de France devenus à cette occasion le 3e bataillon de choc, le bataillon est à nouveau impliqué dans des combats éprouvants en Alsace dans le cadre de la réduction de la poche de Colmar. Il s'agit des combats pour Jebsheim et Durrenentzen et des opérations de nettoyage ou d'occupation autour de Colmar. À l'issue de ces derniers combats l'unité est très éprouvée et certaines sections ont perdu la moitié de leurs effectifs.

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Après une période de repos à Soultzmatt, le bataillon traverse le Rhin à Gemersheim le avant de poursuivre son épopée à travers l'Allemagne puis l'Autriche. La plupart du temps accompagnée par les chars, l'unité progresse rapidement et livre de nombreux combats notamment à Karlsruhe, Pforzheim, Dobel et Reutlingen. Le Danube est atteint le à la hauteur de Sigmaringen, puis le lac de Constance et enfin le dernier combat le à Hintergasse.

Lors du second conflit mondial le « 1er choc » a particulièrement été éprouvé. Entre et , les pertes enregistrées sont de 205 tués, 535 blessés et 42 disparus pour un effectif de 700 hommes à peine.

À l'issue de la capitulation de l'Allemagne, le bataillon prend ses cantonnements dans la région de Ravensbourg qu'il quittera fin 1945 pour rejoindre le camp de La Pallu près de Bordeaux et former, avec les commandos d'Afrique, le 1er bataillon du 1er RICAP

Indochine 1947-1948

Les premiers éléments du choc arrivent en Indochine au sein des deux bataillons parachutistes SAS dont la première appellation est en réalité bataillon de choc SAS d'Extrême-Orient. Les deux unités, qui sont mises sur pied à Mont-de-Marsan respectivement en et , débarquent à Saïgon les 23 et pour le 1er bataillon (248 hommes) et le pour le 2d (530 hommes).

Intégrés au sein de la demi-brigade SAS du lieutenant-Colonel Paris de Bollardière les unités interviennent au Laos, au Cambodge, en Cochinchine et au Tonkin jusqu'en pour les derniers éléments du 1er BCCP (le 1er bataillon colonial de commandos parachutistes est le nom de l'unité qui regroupe les derniers éléments des deux bataillons SAS). Les parachutistes SAS qui rejoignent la métropole le auront perdus 250 des leurs en Indochine.

La demi-brigade de marche parachutiste (DBMP), formée à partir des éléments de la 25e DAP, arrive en Indochine au début de 1947. Avec ses trois bataillons (I, III/1er RCP et le 1er bataillon parachutiste de choc), aux ordres du lieutenant-colonel Sauvagnac, elle constitue le premier renfort sérieux depuis le début de la guerre au Tonkin.

Les compagnies sont d'abord utilisées sur la périphérie de la capitale, Hanoï, à des tâches de " pacification et de colonisation " qui leur permettent de s'acclimater. Ainsi que l'écrit le rédacteur du journal de marche du « choc » :

" Pour les anciens, qui ont fait la guerre en Europe, comme pour les jeunes, tout est à apprendre dans cette guerre d'embuscade, de trahison, où la difficulté est de découvrir le véritable ennemi. ".

Le , le bataillon, amputé de sa 4e compagnie qui rejoindra l'unité le 4 avril, embarque à Alger pour l'Extrême-Orient et arrive à Saïgon le 13 février puis à Hải Phòng le 24.
Après des opérations dans la périphérie d'Hanoï, l'unité est ensuite engagée dans de grandes opérations au Tonkin : opération Papillon en avril, opération "Léa" du 7 au 15 octobre, puis "Ceinture" du au .

De janvier à le bataillon est transféré en Cochinchine où il intervient en tant que troupe d'intervention. Le il retrouve le Tonkin où il interviendra jusqu'à son rapatriement initialement prévu début juillet puis début août et qui aura finalement lieu début septembre.

Le bataillon embarque à Haïphong le 6 septembre 1948 sur l'Abbeville et, après une escale de 10 jours à Saigon, rejoint Marseille le 19 octobre. Il cantonne alors à Tarbes jusqu'en puis à Montauban au quartier Doumerc.

Durant ces deux ans passés en Extrême-orient, le bataillon aura enregistré un total de 59 tués ou disparus et 138 blessés

Les « choc » seront à nouveau présent au sein du GCMA dont l'une des principales missions est de mettre en place et d'organiser des maquis et des opérations commando en zone vietminh.

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Afrique du nord 1953-1955

Employé en Tunisie puis au Maroc.

En Algérie, comme l'écrit Raymond Muelle : « Le bataillon de choc, rattaché au célèbre « choc » étroitement lié au service "action" du SDECE retrouvera sa vocation première. Né des services spéciaux. Il est revenu au service de spéciaux. »

Les dernières garnisons du 1er BPC de 1957 à 1963 sont Calvi et Corte.

 

( Source : Wikipédia )

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Bonjour,

Merci pour toutes ces infos.

Janmary, je pensais que les Corps Francs, c'était seulement 39-45, donc pour 14-18 je découvre.

S'il est question de l'Algérie, j'allais dire que je suppose qu'en Indochine des " FS", il devait y en avoir ( groupe de militaire + Hmong) et je vois que Bouchon-Gras 49 parle de l'Indo.

Bouchon-Gras 49; donc, Ok pour les Corps francs de 14. Très intéressant, les explications des autres unités avec tous ces détails, photos. 

 

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Il y a 13 heures, Heïdi a dit :

Janmary, je pensais que les Corps Francs, c'était seulement 39-45, donc pour 14-18 je découvre.

S'il est question de l'Algérie, j'allais dire que je suppose qu'en Indochine des " FS", il devait y en avoir ( groupe de militaire + Hmong) et je vois que Bouchon-Gras 49 parle de l'Indo.

Bouchon-Gras 49; donc, Ok pour les Corps francs de 14. Très intéressant, les explications des autres unités avec tous ces détails, photos. 

Les Corps Francs de 1914-1918 furent popularisés par le célèbre film issu de l’ouvrage "Capitaine Conan".

Mon Grand-père, engagé volontaire, m'avait dit que les forces indoues (nom de l'époque) sous commandement Britannique, intervenaient tout le long du front. Dénudées, rampant la nuit vers les tranchées ennemies, ils devaient ramener les oreilles des combattants Allemands (pour comptabilisation) et pour entretenir peur et panique chez les Allemands. Il en était encore resté stupéfait des années plus tard.

En Indochine, ce fut le règne des Forces Spéciales (et des unités de parachutistes par ailleurs). Du reste, Pierre Schoendoerffer à popularisé ces actions avec le film  "La - haut. Un roi au dessus des nuages" avec Bruno Cremer, Claude Rich, Jacques Perrin, Florence Darel qui fait intervenir des extraits de divers filmes tel "La 317° Section" (Existe en DVD)

En effet, Bouchon-Gras à posté un topo complet sur la question. Merci à lui.

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Il y a 9 heures, Janmary a dit :

En effet, Bouchon-Gras à posté un topo complet sur la question. Merci à lui.

Mon arrière grand père a été " nettoyeur " de tranchée de 1916 à 1919, date de sa démobilisation. ( Découvert bien après son décès en lisant les journaux de marche des régiments, j' ai eu la chance de le connaitre, il ne parlait jamais de cette période. )

Il y a 9 heures, Janmary a dit :

Les Corps Francs de 1914-1918 furent popularisés par le célèbre film issu de l’ouvrage "Capitaine Conan".

RMC Découverte avait consacré un de ces docu-fiction à Joseph Darnand héros de 14-18 ( reportage qui m' avais scié ;) )

 

Je pense qu' il y a beaucoup à dire sur la période Algérie, où beaucoup d' opération de " chasse " ont eu lieu.

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En effet, .. Wow !

Vos grand-père et arrière grand-père ont peut-être, ramenés avec eux lors de leur retour dans vos familles quelques  " fantômes".

J'ai vu sur le net que Bertrand Tavernier avait fait un film en 1995, intitulé " Capitaine Conan ".

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il y a 31 minutes, Heïdi a dit :

Vos grand-père et arrière grand-père ont peut-être, ramenés avec eux lors de leur retour dans vos familles quelques  " fantômes".

Je pense qu' ils n' ont pas trop eu le choix :vertsiffle:

Concernant mon arrière grand père, il n' eu aucune décoration, refusant même d' être " ancien combattant ", il termina la guerre soldat de 2eme classe.

il y a 34 minutes, Heïdi a dit :

J'ai vu sur le net que Bertrand Tavernier avait fait un film en 1995, intitulé " Capitaine Conan ".

Oui, Janmary y a fait allusion.

Ça ce passe au Dardanelles.

 

20629916.jpg

 

capitaine-conan-02.jpg

Il est intéressant de se poser la question , " comment ces gens ont pu se réinsérer dans leurs vies d' avant, après avoir vécu ça ".

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Il y a 13 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Concernant mon arrière grand père, il n' eu aucune décoration, refusant même d' être " ancien combattant ", il termina la guerre soldat de 2eme classe.

Curieux car mon grand-père a eu la même attitude sauf en ce qui concerne les anciens combattants.Mon Grand-père qui avait obtenu deux Croix de guerre et la Médaille militaire les avaient refusés. Malheur à lui ! Ce furent des générations sacrifiées.

 

Il y a 15 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Je pense qu' il y a beaucoup à dire sur la période Algérie, où beaucoup d' opération de " chasse " ont eu lieu.

En Algérie, la situation changea quand le général Challes (général de l'aviation) pris le commandement. L'armée avait créé le quadrillage du terrain par les appelés du contingent (sur  la base des Britanniques au Transval contre les Boers en Afrique du Sud).

Il créa les "yeux" de l'armée, c'est à dire les commandos de chasse à base de Harkis (fellaghas de la rébellion ralliés) sous le commandement d'officier Français à l'image des "Commandos Noirs" "nomadants" dans le bled de la période précédente. (ici expliqué récemment).

Ils furent la base du renseignement en Algérie dans le cadre du quadrillage et permirent les opérations héliportées. Ces commandos suivirent de jour comme de nuit les bandes fellaghas et les acculèrent pour intervention par des hélicoptères avec l'Armée de métiers, parachutistes, légionnaires ou la Coloniale. Appui feu par divers appareils, y compris des "Mistral" ou de "Havilland Vampire" construit sous licence Britannique  avec 4 canons de 2 0 mm (qui tuaient par éclats de ses obus contrairement aux mitrailleuses), 8 rockets et des bidons "spéciaux" - nom de l'époque - des bidons de  napalm. Le tout sous le contrôle d'avions polyvalent "Broussard" (Lire "Appui feu sur l'oued Hallaïl" de Pierre Clostermann, chez Flammarion 1960 qui décrit certaines opérations en Algérie avec ce type d'avions).

En ce qui concerne les opérations et du peu auxquelles j'ai pu assister, je dirais, c'est le film de Pierre Schoendoerffer "L'Honneur d'un Capitaine" qui ressemble le plus à la réalité des "commandos de chasse" ou de la "chasse"

An Algérie, certains colonels ont créés leurs propres commandos de chasse au sein de leurs régiments, à base d'appelés du contingent. C'est ce que retrace ce film avec le rôle des officiers durant ce conflit. Un très beau monument sur ce conflit.

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Bonjour,

Concernant la création de SAS en 40, je ne me souviens pas de tout mais j'avais lu que c'était " fou" d'avoir proposé cette idée à Churchill. Mais le plus fou, c'était qu'il avait accepté.

L'argument de poids était que ces petites unités légères ne coûtaient pas cher. et l'autre argument était que l'armée ne savait pas trop quoi faire des ' forts caractères". Alors, s'en passer pour qu'ils aillent former ses unités, ça les arrangeait.

Lire qu'en effet, ces unités ne coûtait pas cher en matériel m'a fait sourire, car il y avait de mystérieuse disparition de matériel dans les unités régulières  :vertsourire: !

Remarque " l'emprunt " de matos, ça fait déjà un bon exercice et ça peut même devenir tout un art !!!     

 

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il y a 52 minutes, Heïdi a dit :

L'argument de poids était que ces petites unités légères ne coûtaient pas cher. et l'autre argument était que l'armée ne savait pas trop quoi faire des ' forts caractères". Alors, s'en passer pour qu'ils aillent former ses unités, ça les arrangeait.

Attention, les divers commandos, que ce soit SAS ou Kieffert était présélectionné sur dossier puis suivaient un stage très dur ( tir à balle réelle... ) c' est ce stage qui est la base du stage co actuel chez les commandos marine d' aujourd'hui.

La formation a lieu avec les commandos britanniques (les bérets verts) au château d'Achnacarry en Écosse. Ce château et les terres environnantes situés dans les Highlands ont été mis à disposition de la Special Service Brigade par le propriétaire, Sir Donald Walter Cameron of Lochiel, chef du clan Cameron, en février 1942. Le cadre est austère, sauvage et la formation particulièrement rude. Philippe Kieffer et ses hommes seront parmi les premiers étrangers à être formés dans ce centre d'entraînement dirigé par le lieutenant-colonel C.E. Vaughan. Les nouveaux arrivants doivent ainsi parcourir 30 km à pied de la gare au château, puis passer devant des tombes fictives de soldats prétendument morts pendant l'entraînement13. Le bataillon français ainsi formé est placé sous le commandement de Lord Lovat qui dirige la 1re brigade de commandos.

Kieffer-K-Guns.jpg

Cette rigueur de l'entraînement tient à la difficulté et la dangerosité des missions qui leur sont confiées derrière les lignes ennemies. Ainsi le 18 octobre 1942, Hitler ordonne d'abattre tous les commandos faits prisonniers.

Ça ressemble plus aux treize salopards US qui d' ailleurs ont existé mais ce n' était pas des repris de justice, plus des gens ( d' une vingtaine d' années ) à fort caractère.

Parmi les hommes de la 101st Division américaine se trouvait une poignée de soldats spécialements entrainés pour la destruction d'objectifs en arrière des lignes ennemies. Ils composaient une sous-uniité du quartier général régimentaire du 506th Parachute Infantry Regiment. Au départ l'unité était composée de 13 hommes qui allaient très vite se démarquer du reste de la division. Ils avaient un mépris général de toutes autoritées militaires, mais possédaient une bonne dose de courage. Rapidement ils reçurent le sobriquet de Filthy Thirteen (Les 13 dégeulasses).

 

  leur surnom provient de l'entrainement en Angleterre. Pendant cette période ils ne se lavaient et rasaient qu'une fois par semaine, idem pour les uniformes qui ne furent jamais lavés,  mais contrairement aux idées reçues ces hommes n'étaient pas composés de détenus des prisons militaires. Le groupe était  commandé par le sergent Jake McNiece, un métis à moitié indien natif d'Oklahoma. Le 5 juin alors que les parachutistes se préparaient sur le terrain d'Exeter, le sergent se rase la tête à la façon des Iroquois et se fait des peintures de guerre sur le visage, pour renforcer l'esprit de corps ses hommes font de même. Celà fera peu être peur aux Allemands qu'ils verront une fois en Normandie, mais alimentera également la légende des parachutistes indiens propagée par certains civils français.

 

Leur mission consistait à la capture d'un pont a Brévands avec l'aide des membres du 326th Airborne Engineer Battalion. (génie aéroportée de la 101st division). Au cours des semaines suivantes le sergent Jake McNiece va perdre beaucoup de ses hommes. L'histoire de cette petite unité inspira Hollywood et servit de modèle au film "les douze salopards" (The Dirty Dozen).

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En savoir plus : http://www.libertyship.be/news/filthy-thirteen-les-vrais-12-salopards-/

Parmi les hommes de la 101st Division américaine se trouvait une poignée de soldats spécialements entrainés pour la destruction d'objectifs en arrière des lignes ennemies. Ils composaient une sous-uniité du quartier général régimentaire du 506th Parachute Infantry Regiment. Au départ l'unité était composée de 13 hommes qui allaient très vite se démarquer du reste de la division. Ils avaient un mépris général de toutes autoritées militaires, mais possédaient une bonne dose de courage. Rapidement ils reçurent le sobriquet de Filthy Thirteen (Les 13 dégeulasses).
 
  leur surnom provient de l'entrainement en Angleterre. Pendant cette période ils ne se lavaient et rasaient qu'une fois par semaine, idem pour les uniformes qui ne furent jamais lavés,  mais contrairement aux idées reçues ces hommes n'étaient pas composés de détenus des prisons militaires. Le groupe était  commandé par le sergent Jake McNiece, un métis à moitié indien natif d'Oklahoma. Le 5 juin alors que les parachutistes se préparaient sur le terrain d'Exeter, le sergent se rase la tête à la façon des Iroquois et se fait des peintures de guerre sur le visage, pour renforcer l'esprit de corps ses hommes font de même. Celà fera peu être peur aux Allemands qu'ils verront une fois en Normandie, mais alimentera également la légende des parachutistes indiens propagée par certains civils français.
 
Leur mission consistait à la capture d'un pont a Brévands avec l'aide des membres du 326th Airborne Engineer Battalion. (génie aéroportée de la 101st division). Au cours des semaines suivantes le sergent Jake McNiece va perdre beaucoup de ses hommes. L'histoire de cette petite unité inspira Hollywood et servit de modèle au film "les douze salopards" (The Dirty Dozen).
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Le 5 juin quelques heures avant le depart pour la Normandie, Clarence Ware applique les peintures de guerre sur le visage du soldat Charles Plaudo. Ils appatiennent tous les deux aux "Filthy 13".


En savoir plus : http://www.libertyship.be/news/filthy-thirteen-les-vrais-12-salopards-/

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Bonjour,

Le ‎11‎/‎10‎/‎2017 à 19:19, Heïdi a dit :

et l'autre argument était que l'armée ne savait pas trop quoi faire des ' forts caractères". Alors, s'en passer pour qu'ils aillent former ses unités, ça les arrangeait.

Oui Bouchon-Gras 49, Jake  McNiece était un fort caractère :vertsuper:

Et des " forts caractères ", il n'y a qu' a parcourir le forum histoire pour lire de sacré histoire !!!

Alors, disons .... que dés les 1er jours de la création de ces unités, les dossiers des "forts caractères" se sont "sélectionnés tous seul" pour être sur la pile des candidats apte à être formé + intégrer ces unités :vertsourire: ! :vertclope: !

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Le 11/10/2017 à 19:19, Heïdi a dit :

Concernant la création de SAS en 40, je ne me souviens pas de tout mais j'avais lu que c'était " fou" d'avoir proposé cette idée à Churchill. Mais le plus fou, c'était qu'il avait accepté.

L'argument de poids était que ces petites unités légères ne coûtaient pas cher. et l'autre argument était que l'armée ne savait pas trop quoi faire des ' forts caractères". Alors, s'en passer pour qu'ils aillent former ses unités, ça les arrangeait.

Lire qu'en effet, ces unités ne coûtait pas cher en matériel m'a fait sourire, car il y avait de mystérieuse disparition de matériel dans les unités régulières  :vertsourire: !

Remarque " l'emprunt " de matos, ça fait déjà un bon exercice et ça peut même devenir tout un art !!!     

 

Je me permet de préciser Heïdi.

Le capitaine Stirling avait déjà un peu d'expérience des commandos "nomadisant" dans le désert et du  "Long Range Desert Group" qui pratiquait le renseignement et la guérilla sur les arrières Allemands en Libye pour détruire la logistique et maintenir des forces de sécurisation qui auraient été opérationnelles quand il alla au Caire pour rencontrer le chef d’État-major pour "vendre son idée" et créer les SAS.

On ne le laissa pas entrer. Il entra par un mur de protection et se dirigea dans les couloirs de l’État-major. Sur une porte, il vit l'indication et entra.Il tomba sur le général Wawell, chef des armées Britannique au Moyen-Orient !!! Heureusement pour Stirling. Car tout autre général l'aurait renvoyé en cale sèche en Grande-Bretagne. Wawell l'écouta (comme il écouta plus tard Wingate en Birmanie) et accorda à Stirling ce qu'il lui demandait = la création d'une nouvelle unité, des hommes à choisir par Stirling, un avion pour les sauts et des camions pour les raids.

Il choisi des hommes aux caractères bien trempés et tout cela se mis en route avec effectivement quelques pillages pour récupérer (surtout chez les Australiens bien dotés) des vivres et du matériel !!. Inutile de dire la rage des officiers d’État-major quand ils firent obligés d'assister administrativement cette nouvelle unité. Les coups bas furent légions. Au point qu'en Italie les SAS furent versés dans des unités d'infanterie avec de lourdes pertes mais  les SAS furent de nouveau réintégrés et réemployés en France / Belgique / Hollande et furent supprimés à la fin de la guerre sans même aller en Extrême orient.Ce sont les SAS (à leurs frais) qui recherchèrent et trouvèrent les criminels de guerre qui avaient fusillés des SAS.

Ils devaient être de nouveau recréer en 1947 ou 1957 (?) pour des actions anti-prise d'otage à Londres, puis militaire par la suite.

C'est Wawell, commandant à la suite du Moyen-Orient en Extrême-Orient, puis devint Vice-Roi des Indes qui proposa Wingate (à Churchill ) comme général avec ses théories de pénétration prochaine avec liaison radio et ravitaillement par parachutage aérien puis créations de base aériennes  en territoire Japonais !!! Ce fut accepté à la conférence Inter-alliés (du fait que Britanniques et Américains étaient présent en Birmanie et que l'aviation de transport était sous le commandement du colonel US Cochrane).

L’État-major Britannique au Moyen-Orient et en Extrême-Orient étant particulièrement opposé a toutes idées nouvelles et des plus classiques au niveau stratégique et tactique

Stirling fut fait prisonnier par les Allemands en Libye, resta prisonnier et ne dépassa pas le grade de colonel.

Wingate se tua en avion (il est enterré à Arlington aux USA parce que l'avion était américain pendant sa dernière offensive en Birmanie.

Ce sont ces hommes qui firent la différence des combats (lire les archives nazies et Japonaise sous forme d'ouvrages à la bibliothèque National de Paris à ce sujet).

Janmary

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