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  • Administrateur

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Les gendarmes maritimes paraissent remonter aux « prévôts de la mer ». Un prévôt de la mer apparaît pour la première fois au XIVe siècle. Dès 1337, des compagnies d’archers de la Marine assurent, sous la responsabilité de ce prévôt, une surveillance visant à préserver et à maintenir la tranquillité des côtes.

18-historique-gd-p.jpgIls ont pour mission : « …de faire des chevauchées par les côtes, les grèves et les ports de nos mers pour s’informer des crimes qui s’y commettront, nettoyer icelles des voleurs et pirates, poursuivre les déserteurs des armées navales… ».

En 1704, huit prévôtés, totalisant 100 archers, sont créées dans les huit grands ports du royaume.

En 1791, la Gendarmerie des ports et arsenaux tout en conservant ses missions spécifiques et une certaine autonomie technique est intégrée à la Gendarmerie nationale nouvellement créée. Toutefois, elle reste placée pour emploi auprès des amiraux.

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La Gendarmerie Maritime conservera longtemps ce caractère d’originalité avec néanmoins des évolutions successives qui la conduiront à ce qu’elle est aujourd’hui.

Citons :

• En 1917, l’organisation de la Gendarmerie Maritime en légion (auparavant elle était constituée de compagnies indépendantes).

• En 1940, une augmentation importante de ses effectifs et la création de deux subdivisions : la Gendarmerie Maritime sédentaire, comparable à la Gendarmerie départementale et la Gendarmerie Maritime légère dont les missions se rapprochaient de celles de la Gendarmerie mobile.

• Après la seconde guerre mondiale, la Gendarmerie Maritime ne fait plus partie intégrante de la Gendarmerie nationale. Elle procède à son propre recrutement (principalement au sein des équipages de la Flotte) et ses officiers sont issus du corps des officiers de réserve de la Marine et également du corps des officiers au long cours (1).

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• En 1970, la Gendarmerie Maritime réintègre la Gendarmerie nationale (2). Le commandement de la Gendarmerie Maritime est exercé par un colonel de Gendarmerie qui relève de la Direction d’Arme ainsi que du chef d’état-major de la Marine pour ce qui concerne l’emploi dans le domaine de sa spécialisation (3).

 

(1) C’est après l’armistice de 1940 que la Gendarmerie maritime adopte pour la première fois l’uniforme de la Marine et troque son képi contre une casquette.
(2) Loi n° 70-3 du 2 janvier 1970.
(3) Instruction n» 32.500 DN/Gend. T. du 17 août 1970.

( Source : GIGN, Historique de la Gendarmerie )

 

Aujourd'hui ,

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La gendarmerie maritime est une formation spécialisée de la gendarmerie nationale, placée pour emploi auprès du chef d'état-major de la Marine.

Composante essentielle pour garantir la souveraineté de la France dans le deuxième plus grand espace maritime au monde (11 millions de kilomètres carrés d'espace maritime en métropole et outre-mer), son emploi procède de la mise en œuvre, dans le milieu maritime et naval, de la politique de sécurité intérieure et de la politique de défense. Directement au contact des acteurs du monde maritime, elle exécute des missions de police administrative et de police judiciaire, ainsi que des missions de nature militaire. Elle est présente sur l'ensemble du littoral métropolitain et outre-mer, mais également dans les emprises et points sensibles de la marine nationale et certains grands ports civils.

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I - ORGANISATION - MOYENS:

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La gendarmerie maritime compte 1089 hommes et femmes dont plus de 281 navigants en France métropolitaine, mais également en outre-mer (7% des effectifs) répartisde la façon suivante  :

  • un état-major à Houilles (78) ;
  • le groupement de la Manche - Mer du Nord à Cherbourg (50) ;
  • le groupement de l' Atlantique à Brest (29) ;
  • le groupement de la Méditerranée à Toulon (83) ;
  • la section de recherches à Houilles (78) – Un détachement par façade ;
  • le centre national d'instruction à Toulon (83) ;
  • 7 compagnies et 5 patrouilleurs ;
  • le peloton de Paris (75) ;
  • 63 unités élémentaires [ BAN (Base Aéronautique Navale) , BSL (Brigade de Surveillance du Littoral), BR (Brigade de recherches), PSMP (Peloton de Sûreté Maritime et Portuaire)...] dont 24 vedettes côtières de surveillance maritime (VCSM) et 8 vedettes de surveillance maritime et portuaire (VSMP) ;
  • les unités outre-mer : (Nouvelle-Calédonie, La Réunion, Guyane, Mayotte, Polynésie, Guadeloupe, Martinique) ainsi qu’en Afrique (Dakar et Djibouti).

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II – PERSONNELS:

Présents sur l'ensemble du littoral et des eaux métropolitaines et ultramarines, les 1089 personnels de la gendarmerie maritime, dont 50% d'officiers de police judiciaire, possèdent une double compétence :

« gendarme par vocation et marin par passion »

Ils se répartissent en 52 officiers, 848 SOG, 17 CSTAGN, 172 GAV.

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III – MISSIONS :

 31.- les missions générales :

- exerce, jusqu'à 200 nautiques des côtes, ses missions de police générale sous l'autorité des préfets maritimes ou des délégués du gouvernement et ses missions de police judiciaire sous l'autorité des procureurs de la République ;

- participe à la sûreté maritime et portuaire, notamment dans 3 ports d'intérêt vital ;

- concourt en mer et sur le littoral, en liaison avec les autres formations de la gendarmerie et tous autres organismes compétents, à l'exécution des lois, décrets et arrêtés conformément au code de la défense ;

- concourt à la défense maritime du territoire avec les unités de la marine nationale ; elle constitue ainsi une composante essentielle du dispositif de surveillance et de sauvegarde des approches maritimes, littoral inclus, mis en œuvre de façon permanente par la marine ;

- participe au recueil du renseignement militaire et d'intérêt maritime ;

32.-des missions spécifiques :

- La sauvegarde maritime :

Quotidiennement les patrouilleurs, vedettes et brigades de surveillance du littoral contrôlent les navires pour s'assurer du respect de la réglementation en matière de sécurité et d'aptitude professionnelle. En coordination avec les CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage), ils participent aux opérations de secours en mer et assurent les investigations concernant les naufrages avec l'appui des unités de recherches.

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- La protection de l'environnement :

« PRESTIGE », « ERIKA », « NICOLAS M » ...autant de navires tristement célèbres.

Ces quatre dernières années, 15 enquêtes de flagrant délit de pollution (constatées par la marine nationale ou les douanes ) ont été confiées à la gendarmerie maritime ce qui représente 12 navires détournés et immobilisés pour un total de 21 400 000 euros de caution exigée des pollueurs par la justice.

- La préservation de la ressource halieutique :

Dans le cadre européen de la préservation des espèces, la gendarmerie maritime procède chaque année à plus de 5000 contrôles de police des pêches, dont 37% en mer. La police des pêches inclut également un volet « délinquance financière ».

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- Lutte contre les trafics illicites par voie de mer :

L'implication dans la lutte contre les différents trafics illicites a permis en matière d'immigration clandestine par exemple, d' interpeller en 2013, 2901 clandestins et de déférer devant la justice 132 passeurs.

- La sûreté maritime et portuaire :

La gendarmerie maritime contribue à l'application du code ISPS (International Ship and Port Security ) dans les grands ports d'importance vitale (Le Havre, Marseille-Port de Bouc, Marseille-Joliette...).

Des unités spécifiques assurent la sûreté des approches maritimes et des plans d'eau intérieurs des principaux ports français tant civils que militaires.

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Elles offrent une capacité de réaction (24h/24h) et d'investigation au profit des préfets (maritime et terrestre), des magistrats (lutte contre les trafics illicites par voie maritime) et des autorités militaires (défense maritime, recherche du renseignement).

- La police judiciaire :

Les contrôles en mer et à terre amènent la gendarmerie maritime à constater de nombreuses infractions à en interpeller les auteurs et à les déférer devant les magistrats.

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Pour les investigations techniques et d'ampleur, elle dispose d'une section de recherches répartie en trois détachements.

Les compétences de ses personnels, la subsidiarité de ses unités et la complémentarité de ses moyens permettent à la gendarmerie maritime de lutter contre toute forme de criminalité (trafics entrant et sortant, piraterie,...).

 33.- les résultats :

Ainsi en 2013, la gendarmerie maritime a :

  • effectué plus de 515 000 heures de surveillance de proximité, dont 85 % de surveillance maritime et 3117 jours de mer ;
  • procédé à 17 419identifications de navires, 152 427 identifications de personnes et plus de 6260 contrôles de police des pêches, dont 39% en mer ;
  • constaté 4582 crimes et délits et dressé 12712 contraventions ;
  • permis de déférer devant la justice 132 passeurs spécialisés dans l'immigration clandestine par voie maritime.

Ces dernières années, elle a également mené, en s'appuyant notamment sur la section de recherches et les trois brigades des recherches et sous la responsabilité des magistrats, des enquêtes judiciaires importantes et souvent sensibles, en matière de pollution (ERIKA, PRESTIGE...) , de piraterie (PONANT, CARRE D'AS, TANIT, TRIBAL KAT...) ou d'accidents maritimes (BUGALED BREIZH, KLEIN FAMILY, COSTA CONCORDIA...).

Formation spécialisée de la gendarmerie et cinquième force de la marine, la gendarmerie maritime exerce ses missions au cœur des enjeux maritimes de la France.


( Sources :  Marine nationale )

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Pour en savoir plus :

http://www.netmarine.net/bat/vcsm/commun/gendarmerie.htm

http://digitalbooks.napoleon.org/book/ThesesNum/MOLES_GendarmerieMaritime.pdf

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    • Bonjour, Peut être pourriez vous nous dire où vous en êtes en ce moment.
    • Il avait 99 ans. Charles Coolidge était jusqu'à son décès le plus ancien récipiendaire de la Medal Of Honor, la plus haute distinction militaire des États-Unis. Il avait remporté cette médaille pour sa bravoure extraordinaire au combat, en France, en octobre 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale. Il est décédé dans son sommeil    Coolidge est né le 4 août 1921 dans la ville de Signal Mountain, dans le Tennessee. Il est diplômé de la Chattanooga High School en 1939. En juin 1942, après l'attaque japonaise sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941, Coolidge est appelé sous les drapeaux. Après plusieurs semaines d'entrainement en Géorgie, en Alabama et en Caroline du Nord, il rejoint l'infanterie : il est déployé au sein de la Company M, 3rd Battalion du 141st Infantry Regiment. Cette unité dépend de la célèbre 36th Infantry Division "Arrowhead".   Au printemps 1943, Coolidge est déployé au combat en Afrique du nord, durant la campagne de Tunisie. Puis par la suite, la 36th Infantry Division est envoyée en Italie. Coolidge combat sur la rivière Rapido en janvier 1944 et lors de la bataille de Monte Cassino, alors que les Alliés cherchaient à s'emparer de Rome. Il reçoit une Bronze Star. En mai, Coolidge est déployé lors de la bataille d'Anzio avec le reste de la division. Il remporte une Silver Star pour sa bravoure au combat. Mais quelques semaines plus tard, la 36th Infantry Division est retirée du front : le D-DAY en Normandie a eu lieu et les Alliés désirent accentuer leurs opérations en France.   En août 1944, la division est redéployée dans le sud de la France et commence à marcher vers la ligne Siegfried, principale ligne défensive allemande, qui comporte des milliers de bunkers et de casemates. Et en octobre 1944, Coolidge est engagé lors d'une féroce bataille qui va durer quatre jours, près du village français de Belmont-sur-Battant, dans les montagnes très boisées des Vosges.   Le 24 octobre 1944, le Technical Sergeant Coolidge, à la tête d'une section de mitrailleuses lourdes de la Company M et appuyé par un peloton de la Company K, doit prendre possession d'une position sur le haut d'une colline à l'est de Belmont-sur-Buttant, à la frontière allemande. Une fois sur place, Coolidge se rend compte que face à lui, d'importantes forces ennemies sont positionnées !   Dépassé en nombre et en armes, Coolidge essaie de bluffer les Allemands, leur donnant même l'ordre de se rendre ! Mais les soldats allemands ne se laissent pas faire et attaquent : Coolidge, qui n'a aucun officier avec lui, doit prendre le commandement de ce groupe hétéroclite, constitué en majorité de remplaçants qui vont au combat pour la première fois. Mais Coolidge, imperturbable, va se rendre de trou d'homme en trou d'homme, calmant et encourageant ses soldats, jusqu'à ce que cette attaque allemande soit repoussée.   Pendant trois jours sur cette côte, appelée côte 623, Coolidge et ses hommes vont repousser de nombreux fantassins ennemis. Mais le 27 octobre, la situation change : les Allemands envoient des centaines de soldats attaquer les positions américaines, soutenus par deux Panzers. Coolidge, n'écoutant que son courage, va saisir un bazooka et s'avance à moins de 25 mètres des chars. Mais le plan échoue : le bazooka est hors-service ! Qu'à cela ne tienne : Coolidge lance plusieurs grenades à main contre l'infanterie, tuant plusieurs soldats et forçant les Allemands à reculer. Un Panzer va même tirer cinq obus directement sur Coolidge !   Mais l'armée allemande retourne au combat et force Coolidge à reculer : faisant preuve d'un grand sang-froid, ce dernier va organiser sa retraite, ordonnée, étant le dernier à quitter sa position. Pour ses actions héroïques, après avoir résisté avec ses hommes durant près de 96 heures face à une force ennemie supérieure en nombre et en équipements, Coolidge va recevoir la Medal of Honor, la plus haute distinction militaire de l'armée américaine. C'est le Lieutenant General Wade H. Haislip qui va lui présenter lors d'une cérémonie près de l'aérodrome de Dornstadt, en Allemagne, le 18 juin 1945.   Renvoyé aux États-Unis, Coolidge est honoré comme le héros qu'il est : une partie de la route Highway 27 prend son nom, tout comme une balise routière sur Signal Mountain. En 2013, il figure même sur un timbre postal à son effigie, avec 11 autres récipiendaires de la Medal of Honor. Coolidge va être enterré le 16 avril prochain, au Chattanooga National Military Cemetery.   Il est a noter que Charles a un fils, Charles H. Coolidge Jr., lui-même ancien des forces armées américaines comme Lieutenant general de l'US Air Force. Source : stripes.com & military.com           Et nous avons appris aujourd'hui la disparition d'Hubert Faure, une immense peine pour l'ensemble des marins, pour l'arme les fusiliers marins et notamment les commandos marine.   C'est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition à 106 ans d'Hubert Faure, l'un des deux derniers membres du Commando Kieffer encore en vie. Vétéran de la Bataille de France et de la bataille de Montcornet en 1940, il est fait prisonnier par les Allemands. Il rejoint en 1943 les Forces Françaises Libres et les commandos français de Philippe Kieffer. Il débarque avec le Commando le 6 juin 1944 devant la commune de Colleville-sur-Orne. Survivant à la guerre, il décède paisiblement et laisse Léon Gautier comme dernier survivant du Commando    Hubert Faure est né le 28 mai 1914 à Neuvic-en-Dordogne. Il étudie au lycée jésuite de Sarlat tandis que son père, huissier et ancien poilu, meurt en 1933 des suites des blessures aux gaz subies lors de la bataille de Verdun. L’année suivante, il s’engage comme sous-officier au 22e régiment de Dragons à Pontoise, avant de servir comme instructeur à Paris. Il étudie les ouvrages dédiés à la Cavalerie rédigés par Charles de Gaulle avec d’autant plus de curiosité qu’il sert dans un régiment de chars de combat lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939. Hubert Faure est alors engagé avec son unité en réserve, derrière la ligne Maginot, avant de participer à la bataille de Montcornet (Aisne) le 17 mai 1940, qui voit l’engagement de la 4e division cuirassée commandée par le colonel de Gaulle.   Fait prisonnier en juin 1940, il parvient cependant à s’échapper et à rejoindre les forces françaises lorsque l’Armistice est signé. Lorsque les Alliés déclenchent l’opération Torch en Afrique du Nord le 8 novembre 1942, Hubert Faure décide de rejoindre les Forces Françaises Libres en Angleterre : c’est le début d’un long périple qui, à l’instar de son futur camarade Maurice Chauvet, le mène vers l’Espagne pour y être fait prisonnier. Arrêté par les franquistes, ceux-ci l'internent dans un camp près de Bilbao. Malgré tout, il parvient à s'échapper en mai 1943 avec un camarade rapidement repris. Seul, il traverse l'Espagne et rallie le Portugal où il est à nouveau arrêté et emprisonné. Pris en charge par un représentant de la France Libre, il est rapidement relâché puis parvient à s’envoler vers l’Angleterre.     En juin 1943, un an avant le débarquement, il se porte volontaire pour rejoindre les commandos français encadrés par le lieutenant de vaisseau Philippe Kieffer. Fort d’une excellente condition physique, d’un moral d’acier et de son expérience militaire, il est immédiatement remarqué par l’encadrement du stage commando à Achnacarry en Écosse. Avec le grade de Warrant Officer et son béret vert sur la tête, il devient Maître-principal de la Marine nationale (équivalent d’adjudant-chef dans l’armée de Terre française) et commande une section au sein de la Troop 1.   Pendant la préparation du débarquement, les Français découvrent les cartes muettes et les maquettes des plages à prendre d’assaut. Avec ses hommes, Hubert Faure reconnaît rapidement la Normandie : « Nous, nous l’avons su immédiatement. Sur la table à manger, il y avait tout un tas de photos aériennes des plages normandes et des cartes. Mais il nous était interdit d’en parler à qui que ce soit ». Il se souvient des paroles du commandant Kieffer avant d’embarquer pour traverser la Manche : « Le commandant nous a dit qu’il y aurait beaucoup de pertes. Ceux qui ne voulaient pas y aller pouvaient partir, il ne leur en voudrait pas. Mais personne ne s’est dégonflé. À cet âge-là, nous n’avons pas peur de mourir. C’était une fierté pour nous de participer à la libération de notre pays ».     Le 6 juin 1944, il débarque avec ses hommes devant la commune de Colleville-sur-Orne (aujourd’hui Colleville-Montgomery) sous des tirs nourris, étant même soufflé par l’explosion d’obus allemands qui lui décollent la plèvre et lui font cracher du sang. Il reçoit même la communion de l’abbé René de Naurois, l’aumônier catholique du commando, juste après le débarquement. Moins de deux heures après le début de l’assaut, il devient le seul cadre de la Troop 1 encore valide, les autres ayant été blessés au feu : à compter de 8h15, la Troop 1 se dirige vers le complexe défensif du Casino, un redoutable ensemble de bunkers et de positions d’artillerie que les François doivent prendre d’assaut.   Mais Faure et ses hommes sont compartimentés dans leur progression par les obstacles installés par les Allemands. Malgré les quatre tirs de PIAT, la défense allemande tient bon. Pendant que Kieffer part dérouter un blindé britannique pour appuyer les commandos français, c’est Hubert Faure qui commande les forces en présence et dirige les tirs de destruction. Une fois le Casino neutralisé, il se dirige successivement vers Bénouville, le pont Pegasus et enfin Amfreville, où les commandos tiennent bon face à des multiples incursions allemandes pendant de longues semaines.   Le 7 juillet 1944, il est touché par un éclat d’obus, sa blessure s’infecte et il est rapatrié vers l’Angleterre, comme bon nombre de ses frères d’armes. Hubert Faure est toutefois réengagé à compter du 15 août en Normandie, il est alors Enseigne de vaisseau.   À la veille du débarquement de Flessingue, il est sérieusement blessé à la colonne vertébrale lors d'un accident avec sa Jeep, celle-ci ayant percuté un char. Il effectue une rapide convalescence à Rouen puis chez lui en Dordogne, et retrouve son unité au front, dans les Pays-Bas, à l’occasion de l’assaut de l’île de Schouwen. Mais son état ne s’améliore pas et il doit mettre un terme à sa carrière militaire à la fin de la guerre en Europe.   Hubert Faure quitte l'armée après la capitulation, et ne fait donc pas partie des officiers qui forment les commandos post-1er BFMC comme le souhaitait l'Amiral d'Argenlieu. Après la guerre, il reprend ses études, et devient ingénieur des travaux publics, en Afrique notamment. Le capitaine de corvette Philippe Kieffer fut son témoin de mariage en 1945.     Le 14 juillet 2008, Hubert Faure est élevé au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur, et la cravate lui est remise par l’amiral Philippe de Gaulle : « Je voulais que l’insigne me soit remis par quelqu’un de la France libre. L’amiral, c’est une merveille de gentillesse. Il est mon voisin, et mon ami en même temps depuis trente années. », confiait alors l’heureux récipiendaire. Il a depuis été élevé à la dignité de Grand officier de la Légion d’honneur puis de Grand croix.     Hubert Faure meurt le 17 avril 2021 à l'âge de 106 ans à Paris Source : dday-overlord.com & Wikipedia
    • Oui, ça risque d'etre des effets qui disparaitront, comme le manteau qu'i fallait avoir et que l'on ne mettait jamais sauf le jour que ça piquait un pacha et là, c'était la course à l'emprunt... A terre effectivement quelques femmes portent la jupe, surtout l'été.
    • Bonjour merci pour vos réponses je vous tiendrais informé de l'évolution de mon parcours , cela pourra certainement éclairer certains.
    • Petit tips : il existe différentes formules pour "calculer" sa FCM, celle ci-dessus étant la moins précise 😕.   Tu peut utiliser celle-ci qui est la plus précise à ce jour (bien sur ce sera toujours plus précis de la constater durant un test d'effort) :  FCM = 192-0,007 x age² (Gellish et coll. 2007)