Bouchon-Gras 49

Le Chef des Armées, la Ministre des Armées et la politique de la Défense.

Messages recommandés

il y a une heure, Janmary a dit :

Compétences et aptitudes à tenir le poste proposé.

Je pense que l' essentiel est là !

Je suis pour l' accès des femmes aux différents posts ( être commandé par une femme, ne me gêne absolument pas ) mais la compétence et la capacité dans un domaine comme l' Armée doit primer !

Comme bon nombre de militaires de ma génération, nous avons vu des femmes arrivaient parmi les dernières aux divers brevets et ce retrouver dans les premiers à cause de cette fameuse parité.

Je pense qu' il faut laisser le temps au temps, les femmes accèdent petit à petit et grâce à leurs compétences aux divers échelons du commandement.

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On en parle pas, il faut voir le regard des profs quand quelqu'un dit qu'il va aller au lycée militaire, on trouve des informations sur les espaces d'orientations mais à peine, les professeurs parlent de tous les métiers SAUF de ça, et quand on nous en parle, c'est pour nous dire que s'il y a guerre on sera réquisitionné pour aller mourir loin de chez nous... 

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il y a 6 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

Je suis pour l' accès des femmes aux différents posts ( être commandé par une femme, ne me gêne absolument pas ) mais la compétence et la capacité dans un domaine comme l' Armée doit primer !

Tout-à-fait d'accord ! Quand on parle de la vie de nos soldats sur le terrain et de la sécurité de plus de 66 millions de Français, il faut privilégier l'efficacité avant tout.

il y a 4 minutes, Akkianite a dit :

On en parle pas, il faut voir le regard des profs quand quelqu'un dit qu'il va aller au lycée militaire, on trouve des informations sur les espaces d'orientations mais à peine, les professeurs parlent de tous les métiers SAUF de ça, et quand on nous en parle, c'est pour nous dire que s'il y a guerre on sera réquisitionné pour aller mourir loin de chez nous... 

Là aussi, je suis entièrement d'accord, même s'il faut garder à l'esprit qu'il y a des exceptions.

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il y a 22 minutes, Akkianite a dit :

On en parle pas, il faut voir le regard des profs quand quelqu'un dit qu'il va aller au lycée militaire, on trouve des informations sur les espaces d'orientations mais à peine, les professeurs parlent de tous les métiers SAUF de ça, et quand on nous en parle, c'est pour nous dire que s'il y a guerre on sera réquisitionné pour aller mourir loin de chez nous... 

C'est bien vrai ! 

La plus part de mes profs me disent que C'est du gâchis de partir à l'armée avec les "capacités" que j'ai... 

Au début quand ils ont su que j'étais réserviste ils croyaient que c'était en gros des petits stages que je faisait mais pas que on utilisait belle et bien une arme de guerre et que l'on avait des responsabilités... 

Je pense que il y a surtout un manque d'information des professeurs sur les possibilités que peut offrir l'armée.

Malgré tout il ne faut pas faire de généralité il y a tout de même un professeur qui m'encourage dans mon choix ! 

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C'est bizarre car dans mon lycée , mes profs était plutôt admiratif du choix que j'avais fait ( bon la encore , les ancien rampant de l'armée de l'air on critiquée mon choix d'armée mais ça c'est une autre histoire ) 

après c'est vrai que les professeurs manque d'information ( mon prof de physique ne me croyait pas quand je lui disais que navale est sur le concours centrale )

Après l'armée ne se vend pas non plus dans les écoles .

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Juste un petit ajout.

Avant 1914 et jusqu'à 1939, les instituteurs et professeurs étaient essentiellement de gauche, très républicain et très patriotes.. Les instituteurs étaient officiers dans l'armée et secrétaire de Mairie dans leurs villages.Ils payèrent un lourd tribut sur les champs de bataille durant la première guerre mondiale (il fallait reprendre l'Alsace et la Lorraine aux Allemands qui occupaient ces deux régions depuis 1870)..

Pendant cette période, les bacheliers s'orientaient essentiellement vers le métier des armes, vers le clergé (le petit séminaire) et vers la fonction d'Instituteurs.

Tout à commencé à changer avec le second conflit mondial et l'occupation Allemande dans notre pays. Il y a beaucoup à dire sur ce point, je peux développer si vous désirez.

Le changement radical des enseignants envers l'armée fut la guerre d'Indochine d'une part qui fut très mal perçue et d'autre part, la guerre d'Algérie ou le contingent (les appelés de la conscription) partirent 28 mois (au lieu du service militaire à 18 mois. Ce ne fut pas une opération de Police comme il fut dit par les instances officiels , mais une vraie guerre de guérillas, d'embuscades et d'atrocités sans nom de part et d'autre.

Il y eu des rappelés (qui avaient déjà fait leur service militaire) qui firent même 32 mois.

J'ai fais parti de cette génération. J'ai vu. A la fin de ce conflit, l'armée (professionnelle) fut réexpédiés dans ses foyers pour cause de nucléarisation avec la "Force de frappe" ou dissuasion nucléaire. Nous n'avions plus besoin de l'armée disait-on. Et c'est resté longtemps dans les mémoires. Il a fallu la création de forces de projections et d'interventions dans les pays tiers avec le contrecoup des attentats sur notre sol pour commencer à influer sur les façons de pensées.

Nous sommes encore très loin de ces instituteurs républicains et patriotes qui donnèrent beaucoup dans ce domaine. Il est vrai qu'il y avait l' Alsace et la Lorraine et j'ai lu les livres d'Histoire de mes Grands-pères ! De la haine absolue et revancharde contre les teutons...tout les noms possibles.

Ceci explique - en partie - cela.

Janmary

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il y a 48 minutes, Janmary a dit :

 

Tout à commencé à changer avec le second conflit mondial et l'occupation Allemande dans notre pays. Il y a beaucoup à dire sur ce point, je peux développer si vous désirez.

Volontiers C'est toujours un plaisir de vous lire, on apprend toujours beaucoup de chose.

 

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Il y a 3 heures, Janmary a dit :

Avant 1914 et jusqu'à 1939, les instituteurs et professeurs étaient essentiellement de gauche, très républicain et très patriotes.. Les instituteurs étaient officiers dans l'armée et secrétaire de Mairie dans leurs villages.

Autrefois, dans les villages et les petites villes, les instituteurs comme le curé et les médecins étaient souvent les seuls et rares personnes " éduqués " ( sachant lire et écrire ), ces personnes s' impliquaient dans la vie et dans leurs communauté.

A l' école de grands mots étaient utilisés ; Honneur, Valeur, Patrie, le patriotisme : http://www.cnrtl.fr/definition/patriotisme :france:

Pour compléter les explications de Janmary, je rajouterai qu' après la " guerre " d' Algérie la France a connu MAI 68, où il était de bon ton d' être contre toutes règles, c' est aussi la période chez nos voisins US de la guerre du Vietnam et des mouvements pour " faites l' amour pas la guerre " " peace and love "...

Le mot, patriotisme est tombé en désuétude et a même perdu sont joli sens pour représenter aujourd'hui les mouvements d' extrême droite.

Il est donc honteux de se dire patriote !

La population n' est plus non plus celle de 1900, tout le monde sait lire et écrire ( sauf exception ) nous avons tous accès à l' éducation, à la culture... Les professeurs des écoles ( ex instituteurs ) et les profs ne sont finalement que des spécialistes de leurs matières et ne possèdent pas pour la plus part, l' ouverture d' esprit, l' ouverture sur les autres, l' amour de leurs pays.

Il y a 23 heures, Alsur a dit :

après c'est vrai que les professeurs manque d'information

Ils manquent d' informations, car ils ne se donnent pas la peine de les chercher !

Ils sont censés aider les jeunes dans leurs orientation mais ne sont pas ouvert sur l' extérieur ( à part quelque un, heureusement ), l' Armée, ils ne connaissent pas mais si tu leurs dit que tu souhaite devenir menuisier, ils te guideront sur un métier où avec un rabot tu feras de beaux copeaux de bois, où dans un ateliers flottera une douce odeur de bois...:Bang: sauf qu' aujourd’hui le menuisier travail l' aluminium, pose des fenêtres en PVC et utilise des panneaux de déchets remplis de colle, de résine et de produis toxique...

 

Mais nous nous éloignons du sujet :hors:

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Il y a 3 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Pour compléter les explications de Janmary, je rajouterai qu' après la " guerre " d' Algérie la France a connu MAI 68, où il était de bon ton d' être contre toutes règles, c' est aussi la période chez nos voisins US de la guerre du Vietnam et des mouvements pour " faites l' amour pas la guerre " " peace and love "...

En effet, ce sont  des événements très important.

L'un des slogans était "Il faut interdire d'interdire".

Après Mai 68, la police n'était plus en uniforme pour aller ou revenir de son travail,. Idem pour les jeunes militaires. Etc.Etc.Plus d'uniforme dans la rue en pratique !

 

Il y a 5 heures, NexuGal a dit :

Volontiers C'est toujours un plaisir de vous lire, on apprend toujours beaucoup de chose.

Merci. Tant mieux. Le forum est là pour partager.

HORS SUJET

Pendant l'occupation, le Chef de l’État (à Vichy), le Maréchal et l'administration avait décidé de collaborer avec les Allemands.

A ce titre, il fut décidé que la guerre perdue était la faute des communistes, des Franc-Maçons, des Juifs, des syndicalistes et des.... professeurs et des Instituteurs.

Deux mesures furent prises contre ses derniers. D'une part, de "bouter" hors de l’Éducation Nationale tous ceux qui était dans la liste  ci-dessus, et d'autre part, de créer au sein de l’Éducation Nationale afin de surveiller instituteurs et professeurs le corps des Inspecteurs d'Académie dépendant des Académies et de l’État.

Ce corps, très controversé, existe toujours et il est sensé contrôler régulièrement et pédagogiquement  les enseignants dans leurs parcours professionnels et avancement. Or, ces Inspecteurs n'ont pas pour un certain nombre d'entre eux aucune formation pédagogique d'une part, et d'autre part, ne sont même pas issus du corps enseignant (ex-secrétaire d’État, ou sont entrés directement dans ce corps sans avoir enseigné, etc.) !!!!

Ce corps, en l'état, est inapte à sa mission. C'était pour l'histoire de connaitre. Il faut voir là la  réaction des enseignants envers l'Autorité militaire (le Maréchal) que représentait ce dernier et qui perdure encore aujourd'hui. Au même titre, c'est le comportement des étudiants et enseignants contre le Chef de l’État parce que général (le Président de Gaulle) pendant mai 68.

FIN DU HORS SUJET

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Pour revenir au sujet :

Mme Parly : La hausse du budget des Armées s’accompagnera d’un « effort de transformation et d’adaptation »

 
 
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Après une hausse de 1,8 milliard d’euros en 2018, le budget des Armées devrait ensuite, si tout se passe bien, augmenter de 1,7 milliard d’euros par an jusqu’en 2022, tout en prenant à sa charge une part de plus en plus significative des surcoûts liés aux opérations extérieures.

Pour de nombreux observateurs, cet effort ne sera pas suffisant pour atteindre, d’ici 2025, les 50 milliards d’euros (hors pensions, hors surcoût des opérations) promis par le président Macron durant la course à l’Élysée. D’autant plus qu’il faudra bien rattraper l’annulation de 850 millions d’euros crédits, décidée en juillet 2017.

Cela étant, récemment, Mme le ministre des Armées, Florence Parly, a « gagné » deux arbitrages budgétaires importants, à savoir le financement de près de 400 millions de surcoûts liés aux opérations et le dégel de 700 millions d’euros avant la fin de l’année 2017. Ce qu’elle n’a pas manqué de souligner lors de ses voeux aux Armées.

« Après une année 2017 où je me suis battue pour préserver l’essentiel de nos moyens budgétaires dans un contexte particulièrement difficile pour les finances publiques, l’année 2018 sera une année de remontée en puissance », a en effet affirmé Mme Parly. « Elle marquera une inflexion significative dans le redressement de l’effort de défense voulu par le Président de la République, chef des Armées », a-t-elle ajouté.

Pour autant, cette « remontée en puissance » n’exonérera pas le ministère des armées de nouveaux efforts.

« Cette hausse de moyens, que la nation nous alloue, légitime de notre part un effort de transformation et d’adaptation pour être encore plus efficace, plus performant dans les actions du quotidien », a averti Mme Parly. « Il faudra être innovant, créatif, rechercher les marges de simplification, pour que nos ressources soient toujours mieux utilisées », a-t-elle précisé.

Quant à la prochaine Loi de programmation militaire (LPM), plus que jamais décisive pour l’avenir des armées, Mme Parly a indiqué qu’elle « s’inscrira dans ces perspectives de modernisation et de réforme. »

Cette LPM, en cours d’élaboration, aura « trois grandes priorités ». Comme elle l’avait déjà annoncé en septembre dernier, Mme Parly a cité « le soutien des hommes et des femmes du ministère des Armées », « la consolidation de nos armées après des années de sous-investissement et de fort engagement opérationnel » et « la préparation de l’avenir. »

« Elle permettra ainsi de conserver notre aptitude à assurer en tout temps et en tout lieu la sécurité des Français et à défendre nos intérêts », a assuré Mme Parly.

Le souci est qu’élaborer cette LPM revient à faire entrer plusieurs édredons dans une valise… tant le risque de ruptures capacitaires est important pour les trois armées (ainsi que pour les directions et les services). Il faudra en effet poursuivre la modernisation des équipements, revoir à la hausse le format afin de l’adapter aux contraintes opérationnelles et investir dans des domaines ayant fait l’objet de reports répétés depuis plusieurs années.

Photo : Le président Macron, Mme Florence Parly et le CEMA à Niamey (c) Ministère des Armées


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2018/01/02/mme-parly-hausse-budget-armees-saccompagnera-dun-effort-de-transformation-dadaptation/#Dg68oXfzaQLqai5d.99

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Trois ans d'opérations de la BAP Jordanie.

Malgré la chute de Daech en Syrie et en Irak, le dispositif français à peine il est réduit, deux chasseur Rafale sont de retour à l`Hexagone. 

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Bonjour,

Oui, Hernan, sauf que c'est une chute, pas une dissolution. Si on part, ils reviendront, alors on reste, comme pour Sentinelle.

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Il y a 21 heures, Akkianite a dit :

Si on part, ils reviendront,

Ou ils réapparaîtront ailleurs, sous un autre nom mais le problème sera toujours là.

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    • Par Bouchon-Gras 49
      On en parle peu mais les personnels du Service de Santé des Armées sont partout.
      De la simple " bobologie " à du soin de guerre en passant par la visite d' aptitude...sans oublier la recherche.
      Que ce soit dans les grands hôpitaux militaire, le Val de Grasse ( qui reste emblématique et conserve les traditions ), Percy, Begin, Legouest, Deagenettes, Saint Anne, Lavaran, Robert Piquet, Clermont Tonnerre. Dans les unités ( infirmerie ) dans les zones de guerre, en OPEX...
      Déjà en 2014 les hôpitaux militaires étaient dans le collimateur :
      Pourquoi les hôpitaux militaires sont dans le collimateur du gouvernement
      Confronté à un objectif de réduction des dépenses, le ministère de la défense envisage la fermeture de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris.
      Le Monde.fr | 09.10.2014 à 16h22 | Par Alexandre Pouchard
      Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Ajouter Partager Tweeter
      image: http://s2.lemde.fr/image/2014/10/09/534x267/4503556_3_f706_confronte-a-un-objectif-de-reduction-des_3311b6f9de1fe4b67591586f5f0ed26e.jpg
      Connu du grand public pour accueillir les présidents de la République mais également des chefs d'Etats étrangers, l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris, est sur la sellette. Plusieurs sources du ministère de la défense ont affirmé au Monde que le gouvernement, confronté à une obligation de réduction de son déficit, envisageait la fermeture de l'établissement, qui se distingue dans le paysage hospitalier national.
      A quoi servent les hôpitaux militaires ?
      Leur mission prioritaire est de soigner les militaires blessés lors d'opérations de l'armée française, comme ce fut le cas ces dernières années avec les interventions au Mali ou en Afghanistan.
      Mais les hôpitaux militaires, que le ministère de la santé assimile à des centres hospitaliers et universitaires (CHU), peuvent également accueillir des patients non militaires, comme tout autre hôpital.   Combien de personnes y travaillent ?   9 La France compte neuf hôpitaux militaires. Ils sont répartis en deux catégories : les établissements « de premier rang » (Val-de-Grâce, Percy-Clamart, Bégin à Saint-Mandé, Toulon, et Marseille), qui forment le pôle d'excellence de la médecine de guerre, pour garantir aux armées leur capacité « d'entrer en premier » dans un conflit.
      les hôpitaux considérés comme de « deuxième rang » (Bordeaux, Brest, Lyon et Metz).
      Ils emploient au total 8 400 personnes, dont 680 médecins. Parmi eux, le Val-de-Grâce représente 800 employés de la défense, auxquels s'ajoutent les 700 agents travaillant pour les écoles de médecine militaire et le musée.
      La défense au régime drastique
      Si la plupart des ministères sont soumis à un objectif de réduction de leurs dépenses annuelles, la défense – troisième budget de l'Etat après l'éducation et la charge de la dette (31,4 milliards d'euros) et premier budget d'investissement public (17 milliards d'euros) – paye le plus lourd tribut. La dernière loi de programmation militaire (LPM), dessinant le paysage de l'armée française entre 2014 et 2019, prévoyait 6 milliards d'euros de coupes budgétaires en trois ans et une réduction des effectifs de l'ordre de 34 500 personnes d'ici à la fin de la décennie, s'ajoutant aux 45 000 déjà supprimés par la dernière LPM.
      Voir notre infographie : L'armée française à l'horizon 2020
      Le budget de la défensehors pensions, en milliards d'eurosBudget militaire (en euros courants)Budget militaire (en euros constants 2012)19801983198619891992199519982001200420072010201310203040Ministère de la Défense Lire aussi : Le budget français de la défense est-il en baisse depuis trente ans ?
      Ces réductions d'effectifs passent notamment par la fermeture de nombreux sites militaires. La précédente LPM prévoyait ainsi la fermeture de 83 implantations militaires et le déménagement de 33 autres, sur 471 sites existants, entre 2009 et 2016. D'autres sites ont été visés par la dernière LPM.
      Lire aussi : L'amertume des militaires face aux coupes budgétaires
      Une gestion financière longtemps critiquée
      281,3 Les hôpitaux militaires traînent une réputation de mauvaise gestion. La Cour des comptes avait publié en 2010 un rapport incendiaire, pointant notamment un déficit hors de contrôle : 281,3 millions d'euros pour l'ensemble des 9 établissements en 2009, soit « plus que le cumul des déficits de l'Assistance publique de Paris, Marseille et Lyon », notait le premier président de la juridiction financière, Didier Migaud.
      Le rapport évoquait également un taux d'occupation des lits bien en deçà de celui rencontré dans les hôpitaux civils, une activité chirurgicale au ralenti et une gratuité des soins un peu trop généreuse pour les militaires et leur famille – « les trois quarts des consultations [étant] sans lien avec le service des armées » – pour un coût de 10 millions d'euros.
      La Cour des comptes avait formulé 14 recommandations (page 92 du document) pour une meilleure gestion, tandis que Didier Migaud avait soulevé le débat :
      Dans son dernier rapport annuel, publié en février 2014, la Cour des comptes observe une amélioration de la situation, notant avec satisfaction que « la plupart des recommandations du rapport public thématique de 2010 sur le service de santé des armées (...) ont été mises en œuvre ou sont en passe de l'être ». Le déficit cumulé des établissements est ainsi passé de 281 millions d'euros en 2009 à 190 millions d'euros en 2012 et le taux d'occupation des lits a progressé de 52 % en 2010 à 61 % en 2013.
      Le Val-de-Grâce, premier de la liste ?
      Pour autant, la question du nombre d'hôpitaux militaires, elle, reste « non tranchée à ce jour », affirmait la Cour des comptes. La juridiction soulignait notamment que certains établissements allaient « nécessiter des investissements importants en matériels hospitaliers dans les prochaines années ». L'hôpital du Val-de-Grâce, notamment, aurait besoin d'une remise aux normes estimée à 250 millions d'euros.
      Comme nous le notions dans notre article du 8 octobre, le gouvernement va désormais devoir trancher entre trois hypothèses :
      la fermeture pure et simple du Val-de-Grâce une fermeture partielle une cession à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Mais cette dernière, confrontée à un fort endettement du secteur hospitalier public, considère qu'il y a déjà trop de lits à Paris. Selon nos informations, l'arbitrage de l'Elysée devrait intervenir « avant la fin du mois ». Pourrait ensuite être abordé le sort des hôpitaux militaire de « deuxième rang ».

      En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/10/09/pourquoi-les-hopitaux-militaires-sont-dans-le-collimateur-du-gouvernement_4503548_4355770.html#u2qDcPMwopKxSrOb.99
       
      Or avec la loi de programmation militaire, le SSA est resté dans l' oublie et risque une suppression de personnel :
      Budget : Déjà sous tension, le Service de Santé des Armées n’échappera pas à la réduction de ses effectifs
      Laurent Lagneau1 novembre 20170 Partager la publication "Budget : Déjà sous tension, le Service de Santé des Armées n’échappera pas à la réduction de ses effectifs"
       
       
       
      En 2015, la décision d’augmenter les effectifs de la Force opérationnelle terrestre (FOT) de 11.000 soldats a oublié un détail : le soutien nécessaire à ces renforts. Or, même si l’annulation, après les attentats de Paris et de Saint-Denis, des déflations de postes prévues au sein du ministère des Armées a donné un peu d’oxygène, il n’en reste pas moins que certaines spécialités sont sous tension.
      Ainsi en est-il du Service de Santé des Armées (SSA), qui a vu sa charge de travail augmenter, ne serait-ce que pour faire passer les visites médicales d’aptitude aux recrues de l’armée de Terre, tout en étant sollicité pour les opérations extérieures et intérieures.
      Or, le SSA a été oublié par la Loi de programmation militaire actualisée en 2015, ses crédits de fonctionnement et ses investissements devant être réduits de manière « significative » sur la période 2014-2019, avec à la clé plus de 1.600 suppressions de postes (sur 16.000).
      D’ailleurs, son directeur, qui était alors, Le médecin général des armées (MGA) Jean-Marc Debonne, avait prévenu que le SSA remplissait ses missions « avec de plus en plus de difficultés »En novembre 2016, la Cour des comptes, d’habitude si prompte à critiquer les coûts de fonctionnement des hôpitaux d’instruction des armées, avait tiré le signal d’alarme. Avec, qui plus est, un taux de projection sur les théâtres extérieurs toujours aussi élevé, les magistrats estimèrent que la « forte tension » sur les ressources humaines du SSA était de nature à « compromettre sa capacité à assurer sa mission dans la durée. »
      Actuellement, le SSA mène un plan de transformation « SSA 2020 », censé lui permettre de faire face à ces réductions d’effectifs tout en maintenant la qualité et son offire de soins. D’où la dissolution ou le regroupement de certaines structures, l’ouverture au sercice public, la différenciation entre les hôpitaux ou encore la simplification de sa gouvernance.
      Avec la hausse annoncée du budget du ministère des Armées (1,8 milliard en 2018 et 1,7 milliard par an jusqu’en 2022), le SSA aurait pu espérer échapper à la réduction de ses effectifs, d’autant plus qu’il lui reste à supprimer 150 postes en 2018 et 332 autres en 2019. Au mieux, il n’aura qu’un répit.
      En effet, lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense, le chef d’état-major des armées (CEMA), le général François Lecointre, a indiqué que les suppressions d’effectifs du SSA seront reportées sur les années 2020 et 2021.
      « Aujourd’hui, nous estimons cette réduction d’effectifs trop rapide, et nous avons choisi de la décaler dans le temps pour laisser toute latitude au SSA d’effectuer sa transformation », a expliqué le CEMA. « Alors qu’il était prévu de supprimer sur la période 2014-2019 1 608 équivalents temps plein – dont 150 en 2018, et 332 en 2019 –, nous reportons ces suppressions d’effectifs sur les années 2020 et 2021 », a-t-il en effet précisé.
      Pour autant, rien ne dit que l’activité du SSA sera moindre en 2020 ou 2021 qu’actuellement… Et les médecins, comme les infirmiers et les aide-soignants n’auront toujours pas le don d’ubiquité. Mais pour le général Lecointre, cette déflation de postes est « néanmoins indispensable » tout simplement parce qu’il y a des besoins dans d’autres domaines, comme le cyber et le renseignement.
      La Loi de programmation des finances publiques (LPFP), dévoilée en septembre, indique que « l’évolution de la masse salariale de l’État et de ses opérateurs fera l’objet d’une maitrise stricte », ce qui signifie que leurs effectifs « s’inscriront en baisse sur le quinquennat », sauf pour les ministères « stratégiques » comme « les Armées, l’Intérieur ou la Justice ». Les création de postes dans ces missions seront « compensées par des réductions d’effectifs plus importantes dans les autres domaines, selon les capacités
      d’optimisation et de gains de productivité identifiées. »
      Pour les Armées, 1.500 postes seront ainsi créés, ce qui est insuffisant pour répondre à la montée en puissance de certains domaines jugés prioritaires.
      « L’effort prévu par la LPFP est important, je le mesure, il est pourtant aujourd’hui inférieur aux besoins exprimés par la ministre des Armées et il va contraindre, en l’état, notre effort de régénération », a encore prévenu le CEMA. Et d’ajouter : « Nous devrons donc apporter une attention particulière à la reconnaissance des besoins en effectifs sur les plans quantitatif et qualitatif au-delà de l’horizon de la LPFP et à partir de 2023. »
      Toujours à propos des effectifs, le CEMA a critiqué les importantes suppressions d’effectifs subies par les Armées au cours de ces dernières années. « Je rappelle qu’entre 2008 et 2017, ces déflations ont représenté un volume de l’ordre de 50.000 militaires sur un total de 250.000 environ en 2008, soit une diminution de près de 20 % », a-t-il rappelé, en soulignant que les « soutiens » ont été « particulièrement concernés par ce phénomène ».
      « Le cadrage à plus 1.500 équivalents temps plein de la LPFP marque un début de prise en compte de cette situation. Les armées sont conscientes de l’effort que cela représente au moment où la fonction publique doit supporter des déflations mais j’insiste sur le fait que les armées ont subi des déflations trop importantes lors des deux LPM précédentes au regard de l’engagement que la Nation leur demande de soutenir », a conclu le général Lecointre.
       
      En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/11/01/budget-deja-sous-tension-le-service-de-sante-des-armees-nechappera-pas-la-reduction-de-ses-effectifs/#2f60GH4GQRgPu66w.99
    • Par Bouchon-Gras 49
      Une nouvel fois, la tambouille du militaire est sous la loupe des comptables afin de faire des économies ( ça me fais pensé à la pub pour le jambon où un jeune comptable explique au charcutier, qu' en mettant moins de ceci, moins de cela, ils feraient une économie de deux centimes par jambon... et l' autre de répondre que ça se prépare comme ça point barre ).
      http://www.opex360.com/2015/09/05/la-cour-des-comptes-veut-des-economies-sur-les-repas-servis-aux-militaires/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ZoneMilitaire+(Zone+Militaire)
      Depuis quelques années, lors de mon temps d' active puis de mes périodes de réserve, j' ai pu constater l' évolution du repas dans la Marine.

      Le Diner de l' équipage à bord d' un cuirassé vers 1890.
      La Marine, réputée pour ses chefs et ses bon repas ( d' où la nécessiter de faire du sport ), son service à table et ses couvert en argent et sa porcelaine de limoge ( uniquement pour les officiers ), son cambusard ( vin rouge ) et son tafia.

      La table du commandant ( Jeanne d' Arc )

      De grands vins pour représenter la France en escale et de bon menus :


      Et le service à la Française.
      Il y a encore quelques années ( pas si loin, tout de même ) où un repas à bord se décomposait comme tel, chacun dans son carré ; officier, OMS, OM et la rampe pour les équipages, ceux ci mangeant comme dans un self, pour les autres, après avoir dégusté un rafraichissement( une petite " binouze " ou du " jaune " le jeudi ) au poste entre collègues ou si l' on était pressé on passait à table, après avoir pris sa serviette personnalisé on rejoignait " sa table " ( table des mécanos, table des artilleurs... ) où le maitre d' hôtel venait vous présenter l' entrée, suivi du plat de résistance, accompagné du fameux cambusard extrait de la " touque " ( cubi ) afin d' être servi ( sans restrictions ) dans une carafe ornée d' une ancre comme il se doit dans notre Marine.

      Les cuisiniers à l' œuvre ( actuellement à bord )
      Le dessert était souvent une pâtisserie maison ( précisons qu' un " mauvais cuisinier ne restait pas longtemps dans l' affectation  ) , suivie d' un café accompagné de rhum brun acheminé en fut directement de la Martinique puis distribué dans les unités par les SAM ( qui n' existe plus ). Le repas terminé, chacun quittait sa place laissant le motel s' affairer à sa tache.

      J' oubliais de préciser que dans la matinée il y avait le fameux casse-croute et que pour les gars de quart la nuit était laissé du pain et des boites  pâtés Henaff ( le pâtés du mataf ), sardines... du chocolat et des biscuits.

      Le post ( bar ) OM sur le Dixmude ( actuellement )
      A terre,  après un passage à son " bar " ( bar OM / OMS, bar officier et foyer pour l' équipage qui était limité à deux bières par service ) ou pas, chacun passait à sa rampe et sa salle, hormis les officiers qui étaient encore servis à table.
      Le repas y était frugal et le fameux " cambussard " en libre consommation en bout de rampe mais ça ne choquait personne de voir nos gradés ( OMS ou " vieux " OM ) se resservir.
       
      Depuis quelques années la Marine, essaye de s' aligner sur l' Armée de terre ( ce qui n' est pas étonnant vu que tout est mutualisé afin de réduire les couts, eh oui toujours l' argent, le nerf de la guerre ).
      Donc à terre, si il y a bien encore une salle officier, une salle OMS et des salles OM / équipages, libre à chacun de manger où bon lui semble et avec qui il veut, sachant que ces salles sont ouverte surtout suivant les besoins, bref plus de séparation ( donc plus de promotion sociale, à mon gout ) le repas y est le même partout, sans plus de fioriture pour les uns que pour les autres.
      Une entrée froide ou chaude, un plat légume/viande ( exemple : si vous ne prenez pas la viande ça ne vous donne pas le droit à un deuxième dessert ) un laitage ( fromage ou certain yaourt ) un dessert ( pâtisserie ou crème dessert ou fruit ou glace ), eau à volonté, sinon toutes les boisson sont facturés ( soda, eau gazeuse et bien sur le vin ). Notre fameux " cambusard " et maintenant sous surveillance rapproché ( cadenassé ) et quiconque s' en sert un verre parait louche.
      Puis arrive le passage en caisse, une entrée, un plat un dessert... Ah vous avez pris un fruit ( pomme ou poire sortant du frigo, soit dur comme de la pierre, soit blette limite consommable ) ça ne passe pas vous avez dépassé de 10 centimes, vous remettez le fruit ou le pain !
      A Toulon, la spécialité locale c' est le riz, presque à tout les repas, les frittes le mercredi ( c' est le jours des JAPD ) mais dans l' ensemble ça reste correcte et bien plus copieux qu' au restaurant du personnel de l' hôpital où je travail.

      Un de mes plateaux lors d' une période en 2014
      J' ai aussi pu découvrir le " réfectoire " ( qui s' apparenterai plus à un grand restaurant du personnel ) d' une Base aéro, si les locaux et le matériel appartenait à la Marine, tout le reste était sous marché publique ( le personnel, le repas... ) et c' était très bien !
      A bord, les traditions sont restés de mises et ça fonctionne bien ainsi, comme partout la consommation d' alcool et sous surveillance et ( fortement ) réduite ( ce n' est pas un mal ), les jours de fêtes et les dimanches les repas sont améliorés.

      A bord d' un SNLE
      Les boites et gâteaux sont toujours mis à disposition du personnel de service la nuit.
      Sinon sur le terrain, c' est boite de ration ( les fameuses " rasquettes " ), c' est relativement correct ( il y a toujours de difficiles mais quand on a faim... )

      http://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/materiel-individuel-et-alimentation/rcir
      Voila pour la Marine, si ça a bien changé ( surtout à terre ), ça reste relativement correcte ( même si le repas du soir reste léger surtout le dimanche soir ).
      Je conclurais par cette constatation :
      Avant, beaucoup de chose était à volonté ( pain, fruits, boisson... ) et fort de constater que les plateaux repartaient loin d' être vide, il y avait un gaspillage monstre qui c' est certainement réduit ces dernières années.
      Le repas est resté tout de même un point fort de la Marine, surtout en mer.
      Pour l' Armée de terre et de l' air, je ne sais pas comment ça ce passe, ni comment c' est perçu par le personnel.