Bouchon-Gras 49

Le Chef des Armées, la Ministre des Armées et la politique de la Défense.

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Florence Parly a été nommée ministre des Armées

 
 

 

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L’annonce du nouveau gouvernement conduit par Édouard Philippe a réservé une surprise de taille. Alors que le nom du député européen (LR) Arnaud Danjean était cité pour remplacer Sylvie Goulard au ministère des Armées et que la rumeur parlait même de Jean-Pierre Raffarin, l’ancien Premier ministre du président Chirac qui dirige actuellement les travaux de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, le choix s’est finalement porté sur Florence Parly.

Diplômée de l’École nationale d’admnistration (ENA), Mme Parly est une novice, comme celle à laquelle elle va succéder, des affaires militaires et des enjeux de la Défense. Âgée de 54 ans, elle a passé la première partie de sa carrière à la Direction du budget en tant que responsable de la synthèse des comptes sociaux avant d’intégrer les cabinets ministériels de Michel Durafour et de Paul Quilès.

Ayant rejoint le Parti socialiste en 1995, Mme Parly intégre le cabinet de Lionel Jospin, après la victoire de la Gauche plurielle aux élections législatives d’avril 1997, en qualité de conseillère pour les affaires budgétaires. Puis, en janvier 2000, elle est nommé secrétaire d’État au budget et devient ainsi la benjamine du gouvernement.

En 2002, Florence Parly est battue aux élections législatives par Jean-Pierre Soisson. Vice-présidente du Conseil régional de Bourgogne entre 2004 et 2006 et présidente du directoire de l’Agence régionale de développement d’Île-de-France, elle est également chargée de l’économie et de l’emploi au PS.

Par la suite, Mme Parly quitte la politique pour devenir directrice de la stratégie des investissements à la direction financière d’Air France. Cependant, en 2007, elle rejoint l’appel Gauche avenir, lancé par Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann. En 2013, l’ancienne secrétaire d’État devient membre des conseils d’administration d’Air France et d’Ingénico.

Puis, en novembre 2014, Florence Parly est nommée directrice générale déléguée de la SNCF pour assurer son « pilotage stratégique » et sa « cohérence économique », avant de devenir « directrice générale de SNCF Voyageurs » deux ans plus tard.

Désormais ministre des Armées, Mme Parly sera fermement attendue lors de la préparation du prochain budget, alors que les sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Daniel Reiner viennent de donner une méthode pour porter ce dernier à 2% du PIB d’ici 2022. Un effort que la France ne peut pas s’exonérer de faire alors que la situation internationale est explosive, jugent-ils.

Par ailleurs, Mme Parly sera secondée par Geneviève Darrieussecq, nommée secrétaire d’Etat auprès du ministre des armées, en charge des Anciens combattants. Maire de Mont-de-Marsan (qui accueille une importante base de l’armée de l’Air), cette médecin de formation, est issue du MoDem.


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/06/21/florence-parly-ete-nommee-ministre-des-armees/#21HqVbzKrht8DsE8.99

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Je suis un peu circonspect avec des nominations féminines à la défense ou aux armées. Non pas pour des motifs anti-sexe car la parité est une bonne chose mais ne doit pas dissimuler que cette dernière à des limites. Ces deux femmes (ministre et secrétaire d’État) ont des parcours sans faute et très honorables et des plus respectables. Là n'est pas le sujet !

1° - En effet, le coté novice dans la fonction de Ministre des armées est un tantinet gênant à une époque d'attentats et d'engagements outre mer de nos forces.de projection. Si cela doit être des arbitrages de budgets pour nos forces armées - comme les précédents ministres en général - évidemment, c'est le Président et le Premier Ministre qui arbitreront. Deux exemplaires néanmoins à méditer.

2° - Dans le cas de la Ministre de la Défense (MAM) précédente, il faut reconnaitre - malgré ses qualités - que ce fut un échec sur le plan des ventes d'armes. Parce que femme en allant en Arabie Saoudite proposant des commandes (Rafale entre autre), elle n'avait - dès le départ - aucune chance du fait de sa condition féminine. Il fallut attendre Mr Le Drian pour que cela se réalise. La notion religieuse n'est pas prise en considération par les politiques alors qu'elle est fondamental pour les pays du Golfe. Nous, les anciens d'Algérie - et d'autres - avons compris ce problème.

3° - Il y eu un précédent dans ce domaine décisionnaire, il s'agit du député (un homme, mais je ne dirais pas de nom) de Président de la commission de la défense de l'Assemblée Nationale qui n'avait pas fait de service militaire. Il imposa des choix (le  char Leclerc par exemple) ou la quantité était le choix fondamental au détriment des équipements (tel des trains de chenilles qui doivent être changées au bout de quelques centaine de kilomètres, etc.). A cause de ce genre de stupidités, la majeure partie du parc des Leclerc n'était pas opérationnel. Il eut fallu servir dans une unité de blindés pour le savoir ou être à l'écoute des "gens du métier".

4° -  En ce qui concerne la dernière ministre des armées (une femme entière et très compétente au sein des institutions Européennes dit-on) , je fus étonné lors d'une présentation (à la télévision) ou elle insistait sur obéissance des militaires au pouvoir civil. C'est le genre de chose que j'apprécie modérément. Nous ne sommes plus au push d’Alger de certains militaires engagés dans des convictions contraire à celle du Chef de l’État.

Il nous faudra suivre les événements à venir dans ce domaine et dans d'autres du reste car il y a des points du programme du Président ou je suis septique =

> Tel le service militaire d'un mois (qui était en fait un service civique plus que militaire et semble relégué d’après les dernières informations),

> Ainsi que la "nationalisation" des caisses de retraites et des caisses du chômage (ou tous auront accès quelque que soit sa condition), S'il y a bien un problème, c'est bien là. L'ASSEDIC  (et la Sécurité Sociale) étant de droit privé et géré par les partenaires sociaux, c'est dire 50% de salariés et 50% de représentants patronaux furent mis en faillite par l'intervention de l’État, c'est à dire les Ministres intervenant dans la gestion ! J'ai quelques inquiétudes donc sur ce sujet ainsi que la radiation au bout de deux refus d'accepter un poste proposé. J'ai eu pendant ma période de chômage deux propositions qui se sont avérés être des propositions de sociétés en faillite (vu au Minitel). Je n'ai pas donner suite bien sur. Mais maintenant ?

Janmary

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Bonjour,

Ce que tu dis est vrai (comme d'habitude) mais il y a un point important dont il est dur de se rendre compte lorsque l'on ne l'a pas vécu : les Ministres sont les représentants du Président envers leurs charges (ici l'Armée) et non l'inverse. Un homme (ou femme) expérimenté (ancien militaire, Ministre au même poste) aura tendance (même involontairement) à se faire porte-parole des Armées auprès du Président. Dit comme cela, ça ne paraît pas genant. Mais le Ministre étant le "chef de groupe" (hors Président), cela signifie que le chef de l'État se retrouve avec le métier (soldats, officiers...) et un politique, le Ministre, "contre" lui (chacun réclame la plus grosse part du gâteau, le Président doit trancher et fait des malheureux). 

Un peu comme si un lieutenant se retrouvait avec des sous-officiers voulant améliorer les conditions de leurs soldats au détriment des ordres du gradé. C'est une situation ingérable pour un chef d'Etat ! Notre Président choisit donc des Ministres qui seront "ses" Ministres et non pas l'inverse.

 

Je ne peux guère me prononcer sur son programme.

À suivre.

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Il y a 12 heures, Archerlite a dit :

Je ne peux guère me prononcer sur son programme.

 

Il est ce qu'il est. ce programme. Une choses est déjà sur, c'est que ce jeune Président à une approche toute en finesse et en psychologie.

Sa présentation des régimes unifiées de retraite en est la preuve. En fait c'est aussi l'uniformisation et donc la fin des  "régimes spéciaux" de la Fonction Publique qui coute si cher à l’État (Calcul des retraites sur les 6 derniers de salaire en fin de carrière au lieu des 25 années dans le privé, etc.)..En gros, les retraités du secteur publique peuvent avoir des pensions parfois doubles par rapport à ceux du privé et payé par l’État

La Loi sur le code du travail (de ce que nous connaissons à cette date) prend en compte des demandes de modifications demandés depuis  plus de 30 ans et jamais réalisés, tel le passage et la création des Comités d'Entreprises dans des entreprises de 100 personnes au lieu de 50 comme actuellement. (même probleme avec les délégués du personnel). Ce qui fait que dans les pays Européens, la majeure partie des entreprises sont de plus de 100 personnes , alors qu'en France, les entreprises restent à 49 personnes - quitte à créer une autre entreprise à 49 personnes - car cela à un coût énorme sur la trésorerie de ladite entreprise.

Etc. Etc.

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Il y a 19 heures, Archerlite a dit :

Ce que tu dis est vrai (comme d'habitude) mais il y a un point important dont il est dur de se rendre compte lorsque l'on ne l'a pas vécu : les Ministres sont les représentants du Président envers leurs charges (ici l'Armée) et non l'inverse. Un homme (ou femme) expérimenté (ancien militaire, Ministre au même poste) aura tendance (même involontairement) à se faire porte-parole des Armées auprès du Président. Dit comme cela, ça ne paraît pas genant. Mais le Ministre étant le "chef de groupe" (hors Président), cela signifie que le chef de l'État se retrouve avec le métier (soldats, officiers...) et un politique, le Ministre, "contre" lui (chacun réclame la plus grosse part du gâteau, le Président doit trancher et fait des malheureux). 

Un peu comme si un lieutenant se retrouvait avec des sous-officiers voulant améliorer les conditions de leurs soldats au détriment des ordres du gradé. C'est une situation ingérable pour un chef d'Etat ! Notre Président choisit donc des Ministres qui seront "ses" Ministres et non pas l'inverse.

 

 

Attention. Quand on s'exprime sur les rapports entre Président de la République, Premier Ministre, Ministres, Chambres Parlementaires (Sénat et Députés), relations de fonctionnement, etc. il ne saurait questions d'avoir des idées préconçues ou de ce que l'on peu croire ou pas sur ces réalités. C'est le rôle de la CONSTITUTION.

La notre est celle élaborée en 1958 par les services (Michel Debré) du général de Gaulle (alors Président du Conseil sous la IV République et futur Président de la république de ladite V futur République). et qui fut  soumise à référendum aux Français en 1958.

Note = Le Premier Ministre de la V République s'appelait Président du Conseil sous la IV République).

Cette constitution, à mon époque devait être connu absolument (tout comme les départements et leurs Préfectures) en milieu scolaire.

Ci dessous, la Constitution tel qu'elle est depuis 2015.

A lire plusieurs fois pour en saisir la quintessence.

Regardez l'article 16 qui donne "plein pouvoir au Président de la République" (et que le général de Gaulle a utilisé durant la guerre d'Algérie). 

On voit donc que l'élection d'un Président est affaire sérieuse si nous voulons éviter une prise de pouvoir légal comme le fit Hitler et ce qu'il fit par la suite :

http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/constitution.asp

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Bonjour,

il y a une heure, Janmary a dit :

Attention. Quand on s'exprime sur les rapports entre Président de la République, Premier Ministre, Ministres, Chambres Parlementaires (Sénat et Députés), relations de fonctionnement, etc. il ne saurait questions d'avoir des idées préconçues ou de ce que l'on peu croire ou pas sur ces réalités. C'est le rôle de la CONSTITUTION.

Je ne m'appuie en aucun cas sur des idées préconçues en disant cela. Je tire cela d'exemples qui se sont déroulés au sein de la mairie de ma commune. La relation entre le Maire et ses adjoints est tout à fait identique à celle entre le Président et ses Ministres (toute proportion gardées bien sûr). Lorsque vous déléguez quelque chose (vous devez le savoir, ayant occupé un poste à responsabilité), si la personne à qui vous déleguez ne suit pas vos consignes à la lettre, cela pose des problèmes. Encore plus dans le gouvernement actuel, divisé par les différentes opinions politiques. Les novices sont plus faciles à "contrôler".

 

Pour ce qui est de la vente au Moyen-Orient, soit ils veulent une Armée et achètent, soit ils refusent et restent gouverné par les puissances mondiales. Nous n'avons pas à choisir nos dirigeant politiques en fonction des mœurs des dirigeants d'un autre pays.

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Les conseillers municipaux (que je fus dans la Sarthe durant un mandat près de Château-du-Loir) avec les diverses relations avec le Maire et la Préfecture est une chose. Cela en est une autre au niveau Présidentiel et Ministériels;

Chaque entité à ses règles propres de par la Loi..

En fait, le Président de la République Française à bien plus de pouvoir que le Président des États-Unis de par les Constitutions respectives..

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Je reprends ce sujet, suite aux annonces " d' efforts " financiers ou d' économie...

La Défense de la France est sur le fil. La ministre des Armées Florence Parly a annulé un déplacement sur la base aérienne de Mont-de-Marsan en raison de délicates négociations budgétaires.
Alors qu’Emmanuel Macron, le président, a promis une augmentation du budget militaire pour atteindre les 2 % du PIB en 2025, la situation déficitaire globale du pays perturbe cette promesse de campagne.

En 2017, le budget de la Défense s’est monté à plus de 40 milliards d’euros, soit 1,77 % du PIB. Mais depuis, 2,7 milliards de crédit ont été gelés et le gouvernement a demandé une réduction des dépenses de 850 millions d’euros, déjà votée par le Parlement.

Le budget original ne serait pas amputé, selon Gérald Darmanin, le ministre des comptes publics, qui ne précise toutefois rien sur les milliards de crédits gelés. Il faut savoir qu’en 25 ans, la Défense a perdu 20 % de son budget.
Ces dernières années, les priorités avaient changé avec l’engagement français en Afrique et l’opération Sentinelle dans le cadre de l‘état d’urgence. Mais entre rester dans les clous du pacte de stabilité ou “donner les moyens aux militaires de défendre la France”, comme l’a promis Edouard Philippe, il va falloir arbitrer encore plus clairement.

Au total, l’Etat va économiser 4,5 milliards d’euros en 2017 sur son budget global.

Gérald Darmanin a détaillé ces économies : 60 millions d’euros pour Matignon sur ses frais de fonctionnement, 268 millions d’euros à Bercy en réduisant par exemple le coût d’un programme de numérisation, 282 millions d’euros au ministère des Affaires étrangères dont la moitié provenant d’un recul de l’aide publique au développement. Aux Transports, les économies prévues atteignent 260 millions d’euros, avec un passage en revue de tous les grands projets.
L’Intérieur va faire 526 millions d’euros d‘économies, sans toucher aux effectifs de policiers ou de gendarmes, et la Justice aura à économiser 160 millions d’euros, “essentiellement des programmations immobilières”.
En ce qui concerne l’Education nationale, aucun poste de professeur ne sera supprimé pour la rentrée scolaire mais 75 millions d’euros seront économisés, tout en tenant “l’intégralité des promesses du président de la République, notamment sur l’accompagnement des auxiliaires de vie scolaire auprès des enfants handicapés”. La Culture sera elle aussi mise à contribution, avec 50 millions d’euros d‘économies sur la gestion du ministère.

 

( Source : Euro News )

 

Près de 900 millions d'euros de crédits de paiement dans le périmètre du ministère des Armées sont annulés. Le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, est furieux. Principale victime, le budget dédié aux équipements militaires.

Aussitôt annoncé, aussitôt fait. Cela n'a pas trainé. Le gouvernement a préparé plusieurs décrets dont un pour abonder de crédits budgétaires le programme 178 de la mission défense (Préparation et emploi des forces). Soit 643,2 millions d'euros au total. Dans le même temps, un autre décret annule 850 millions d'euros de crédits de paiement sur le programme 146 (Équipement des forces). Ils étaient déjà gelés.

"L'exécution prévisionnelle des dépenses des opérations extérieures et intérieures de défense excéderont la provision de 450 millions d'euros inscrite en loi de finances initiale, comme l'a relevé la Cour des comptes dans un audit de la situation des finances publiques réalisé à la demande du Premier ministre. Ce surcroît de dépense s'explique par l'activité des forces armées au-delà de leurs contrats opérationnels. Compte tenu des modalités d'exécution de ces dépenses, la mise à disposition des crédits ne peut attendre la loi de finances rectificative de fin de gestion. L'interruption des paiements d'ici là porterait atteint à la continuité des opérations sur les théâtres d'opération à l'étranger et sur le territoire national, ce qui justifie leur ouverture urgente".

900 millions annulés à la veille du 14 juillet

En outre, plus de 40 millions d'euros de crédits de paiement supplémentaires ont été annulés au sein du ministère des Armées. Soit au total près de 900 millions d'euros perdus par Florence Parly. Mais entre 643 millions d'euros de crédits de paiement ouverts et 891,8 millions d'euros d'annulations, il y a une différence de 248,6 millions. Où va ce delta? En tout cas, toutes ces coupes ont fait littéralement exploser de colère le chef d'état-major des armées. Selon des sources concordantes, le général Pierre de Villiers aurait dit mercredi matin à propos des coupes budgétaires lors de son audition à la commission de la défense de l'Assemblée nationale : "Je ne me laisserai pas b..... comme cela".

Parmi les 40 millions d'euros de crédits de paiement du ministère des Armées annulés, 25 millions portent sur le programme 169 (Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant), 15,6 millions sur le programme 191 (Recherche duale) qui devaient abonder les budgets du CNES et du CEA, et, enfin, 1,2 million sur le programme 167 (Liens entre la Nation et son armée), pourtant cher à Emmanuel Macron... qui reçoit Donald Trump lors du défilé du 14 juillet. Les militaires, quant à eux, apprécieront ce coup de poignard.

 

( Source : La Tribune )

 

Budget : Les gendarmes vont être aussi mis à la diète

 

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S’il est beaucoup question des 850 millions que Gérard Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, entend faire économiser aux Armées, les gendarmes, qui sont aussi des militaires, ne seront pas épargnés par le coup de rabot, la place Beauvau devant se passer de 526 millions d’euros d’ici la fin de cette année, sans avoir à toucher aux effectifs de la Gendarmerie et de la police.

En clair, le coup de ciseau se portera sur les dépenses de fonctionnement. Lesquelles? Même le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, semble l’ignorer puisqu’il a affirmé, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 11 juillet, que les réductions de dépenses étaient encore « en cours d’identification ». Et de préciser que, « hors mission de collectivités locales », ce sont « 370 millions d’euros d’autorisation d’engagements qui vont être annulés », soit « 1,5% des crédits ouverts en loi de finances ».

En 2017, le budget de fonctionnement des forces de sécurité du ministère de l’Intérieur s’élève à environ 2,7 milliards d’euros, dont 1,34 milliard pour la seule gendarmerie (en hausse de 4% par rapport à 2016).

Là où le bât blesse, c’est qu’il avait été quand même prévu de réduire les dépenses de caburant de 3,2 millions d’euros, en raison de « l’évolution favorable des indices pétroliers. » Seulement, avait prévenu l’ex-député Daniel Boisserie, dans un rapport pour avis sur les crédits de la gendarmerie, « l’économie nette devrait être inférieure à cette somme, l’intensité opérationnelle se traduisant par une consommation accrue de carburant par les unités. » Va-t-on de nouveau rationner l’essence dans les brigades et les escadrons?

Mais le coup de rabot de cette année ne sera probablement rien par rapport aux restrictions à venir. « 2018, c’est l’année la pire », a en effet averti M. Collomb, sur le plateau de France 2, ce 13 juillet. « Dans le budget précédent, on découvre qu’il y a 8 milliards de crédits qui étaient annoncés et qui n’existaient pas (…) Je suis obligé de réabonder pour pouvoir payer un certain nombre de dépenses », a-t-il expliqué. « Nous allons pouvoir jouer sur un certain nombre de postes économiques », a-t-il ajouté, en assurant qu’il ne reviendrait pas sur « le déploiement des armes technologiques, des tablettes. »

Alors où le ministre va-t-il trouver des marges de manoeuvres? « Chacun a son laboratoire de police scientifique. Est-ce que ça ne serait pas mieux que la gendarmerie, la police, éventuellement la préfecture de Paris aient le même laboratoire ? », s’est demandé le ministre.

Sauf que, au-delà des problèmes « culturels » entre policiers et gendarmes, qui n’ont pas les mêmes statuts et parcours, fusionner ces structures ne réduira pas pour autant leur charge de travail. Gageons même que cela sera susceptible d’allonger la durée des enquêtes puisque, de facto, le nombre d’équipements disponibles pour les analyses risquera d’être aussi réduit.

Une autre piste avancée par M. Collomb : réduire le nombre d’écoles de formation ‘des chiens’ (*). « Est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux n’en avoir qu’une? », s’est-il interrogé. En tout cas, ce n’est pas ça qui lui permettra d’honorer la promesse qu’il a récemment faite : « Faire de la Gendarmerie l’une des forces de sécurité les plus modernes d’Europe. »

(*) Sans doute a-t-il voulu parler des centres d’instruction cynophile, celui la gendarmerie, le CNICG étant implanté à Gramat, dans le Lot.


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/07/13/budget-les-gendarmes-vont-etre-aussi-mis-la-diete/#M4WjkcYE8wBqQAw7.99

 

Et  petit signe qui passe inaperçu :

Info Sud Radio : le gouvernement met fin aux contrats de réservistes dans la police

 
La police s'appuie régulièrement sur les réservistes depuis le début de l'état d'urgence La police s'appuie régulièrement sur les réservistes depuis le début de l'état d'urgence

Info Sud Radio. Dans le cadre des économies réclamées au plus haut sommet de l’État dans plusieurs ministères, la Direction Centrale de la Sécurité Publique s’apprête à mettre fin aux contrats de réservistes dans la police.

Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, avait annoncé la couleur cette semaine. "Le président de la République et le Premier ministre m'ont demandé de trouver 4 à 5 milliards d'euros d'économies suite au rapport de la Cour des comptes. Nous avons demandé à chacun des ministères de voir quels sont les crédits qui peuvent être économisés sans remettre en cause le service public", déclarait-il sur RTL. Et sans même attendre l’arbitrage final attendu du côté d’Édouard Philippe, certains services passent déjà à l’action.

526 millions d’euros à économiser dans la police

Ainsi, selon nos informations, la Direction Centrale de la Sécurité Publique a décidé de mettre fin à tous les contrats de réservistes dans la police dans certains endroits, et ce dans le cadre d’un projet de réalisation de 526 millions d’euros d’économies. Une mesure qui s’appliquerait dès ce jeudi 13 juillet, notamment dans des départements très touristiques en période estivale comme le Var et les Pyrénées-Atlantiques.

Secrétaire général Unité SGP Police-Force Ouvrière, Yves Lefèvre ne décolère pas. "Cela s’est fait sans concertation. Je suis même convaincu que cette décision est une décision propre à la Direction Centrale de la Sécurité Publique, et que la Direction Générale n’était pas au courant, et encore moins Gérard Collomb", déclare-t-il.

Une décision "ubuesque" selon les syndicats

"Des services vont se retrouver complètement bancals d’ici demain soir, des patrouilles vont disparaître de la voie publique… Je préfère qu’on embauche plus d’actifs que de réservistes, cela va de soi. Mais en plein état d’urgence, on a besoin de ces personnels et sous le sceau des 526 millions d’euros, certains veulent rendre une copie plus blanche que blanche et prennent des décisions complètement ubuesques", regrette-t-il par ailleurs.

La mesure concernerait plusieurs milliers de personnes.

 

( Source : Info Sud Radio )

 

Nous pourrons observer l' évolution ( positive ou négative ) sur la réserve militaire ( Garde Nationale ).

Pour rappel, la Garde National est composée de la réserve des Armées ( ministère de la Défense ) et des forces de l' ordre ( ministère de l' Intérieur ).

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Aujourd'hui 13 juillet 2017,

Emmanuel Macron doit faire un discours aux armées ce jeudi soir à l'Hôtel de Brienne. Cette initiative est coutumière à la veille des 14-Juillet. Mais cette parole présidentielle est particulièrement attendue. Alors qu'un effort de 850 millions d'euros est demandé à la Défense, l'armée gronde et le chef d'Etat-major a menacé de démissionner. 

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Bonjour,

Est-ce que le CEMA peut réellement faire quelque chose, par rapport au budget ? 

Vu la personnalité de Macron (je ne suis pas psychologue), s'il menace de démissionner, le Président risque de lui dire "Allez-y, au moins le prochain suivra mes directives", alors...

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il y a 56 minutes, Archerlite a dit :

Est-ce que le CEMA peut réellement faire quelque chose, par rapport au budget ?

Le CEMA a forcément un poids.

il y a 57 minutes, Archerlite a dit :

s'il menace de démissionner, le Président risque de lui dire "Allez-y, au moins le prochain suivra mes directives", alors...

Le fait est surtout que le Président et aussi le chef des Armée, le " patron ".

Tout militaire est soumis au devoir de réserve, c' est à dire que tout militaire, qu' il soit 2ème classe, adjudant, capitaine ou même général, il ne peut commenter les ordres, les directives, les missions... ses avis, il les garde pour lui et pour son intimité.

Sans commenter ce qui ce passe, Le général de Villiers, Chef d' État Major des Armées a donc manqué à ce devoir et ainsi rompu la confiance que lui faisait le chef des Armées.

Déjà d' autres militaires généraux ce sont essayé ( à tort ou à raison ) à cette manœuvre qui en générale leurs ont valu une sanction.

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Il y a 5 heures, Archerlite a dit :

Vu la personnalité de Macron (je ne suis pas psychologue), s'il menace de démissionner, le Président risque de lui dire "Allez-y, au moins le prochain suivra mes directives", alors...

Le souci c'est que le Président Macron a demandé au général d'accepter de rester un an de plus en tant que Chef d’État-major. Il l'avait considéré comme un homme respectable et des plus efficace (citation).

Il semble que le Président, bien jeune pour connaitre l'Histoire (voir ses déclarations sur le colonialisme en Algérie, etc.) et qui n'a pas fait de service militaire, veut diligenter son mandat sous forme "Gaulliste / Mitterrandienne", c'est a dire avec autorité. Je suis le Chef et vous êtes la logistique d'exécution. Oui, c'est possible, mais attention, la compétence est requise dans ce cas. Il vient de réaliser sa première erreur avec l'Institution ou la Grande Muette.

 

Il y a 3 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Tout militaire est soumis au devoir de réserve, c' est à dire que tout militaire, qu' il soit 2ème classe, adjudant, capitaine ou même général, il ne peut commenter les ordres, les directives, les missions... ses avis, il les garde pour lui et pour son intimité.

Sans commenter ce qui ce passe, Le général de Villiers, Chef d' État Major des Armées a donc manqué à ce devoir et ainsi rompu la confiance que lui faisait le chef des Armées.

1° - Et non, Bouchon-Gras ! Les déclarations du général ont été faites devant la Commission Parlementaire des députés - à leurs demandent - en séance close. D’où visiblement des fuites ! . Le Président Macron pouvait le sermonner en le convoquant à son bureau s'il le jugeai utile mais pas lui faire subir une humiliation publique inutile. En cela, il s'est lui même tirer une balle dans le pied.

2° - Le second point est que la somme de 850 milliards d'euros d'économies est mal choisi et reste uniquement comptable par le ministre du budget. Attention, c'est désormais Bercy qui est à la manœuvre car voulu par le Président..

> En effet, le budget des armées se décompose en frais de fonctionnement qui sont incompréhensible (salaires, essence, etc.) d'une part.

> Et d'autre part, des frais de recherche, de technologie et d'achat de matériel. Celui là (depuis plus de 15 années désormais sous 3 Présidents successif) sera reporté au moins d'une année. Quand on pense que le matériel en territoire sub-saharien consiste en 20 hélicoptères utilisable pour une superficie de la taille de l'Europe, et que les blindés ont fait l'Afghanistan  il y a de quoi être insatisfait.

> Phénomène aggravant. La Gendarmerie perd 100 millions d'Euros et n'est plus en mesure d'assumer la totalité des ses missions.! Et parallèlement AREVA (nucléaire) va être recapitalisé à hauteur de 1,5 milliards d'Euros. Il faut le faire, certes, mais avec un délai de 6 mois possible !

> Quand à la ministre des Armées,  pas de prise de position pour défendre son budget ! Personnage neutre.

En conclusion,

1° - L'engagement du Président envers l'Europe (et la dette inférieure a 3 %) et la nécessité de recréer un couple Franco-Allemand à primé.

2° - Je me suis longtemps exprimé ici même en matière économique et même sur la façon de réaliser les réformes indispensables. Mais il semble avoir du cafouillage au niveau des budgets et cela me parait des plus malsains. Ou les manque budgétaires vont ils être réalisés et comment et à quel niveau de prélèvement. ?

Nous rentrons dans des zones de turbulences. Je n'aime pas.

Il est vrai que j'ai toujours douté des Énarques (École Nationale d'Administration) après en avoir côtoyés de nombreux. Mais c'est personnel.

Janmary

 

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il y a 22 minutes, Janmary a dit :

Et non, Bouchon-Gras ! Les déclarations du général ont été faites devant la Commission Parlementaire des députés en séance close. D’où visiblement des fuites !

La sortie de Pierre de Villiers, critiquant crûment les coupes budgétaires touchant notamment le ministère des Armées, a suscité plusieurs réactions de personnalités politiques de droite, inquiètes de la réduction des moyens militaires.

Outré par la diète budgétaire qu'Edouard Philippe et Emmanuel Macron veulent imposer aux forces militaires, Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées, s'en est pris avec virulence le 12 juillet au ministère des Finances, qui tient les cordons de la bourse. S'exprimant devant les députés de la commission de la Défense nationale et des forces armées, il avait tonné qu'il ne se laisserait pas «baiser» par Bercy.

Alors que la menace terroriste reste vivace et que l'armée française est engagée sur de nombreux théâtres d'opérations, la saillie de Pierre de Villiers n'est pas passée inaperçue, suscitant même des déclarations de soutien à droite.

 

( Source : RT ) )

 

Visiblement ses paroles sont sortie de la commission.

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Tu as posté Bouchon-Gras alors que j'écrivais !

Problème car j'ai mis du temps à récupérer mon texte en cours d'écriture.! :wacko:

C'est curieux car le post s'affiche sans rien demander alors que nous sommes en cour d'écriture !

Alors que la menace terroriste reste vivace et que l'armée française est engagée sur de nombreux théâtres d'opérations, la saillie de Pierre de Villiers n'est pas passée inaperçue, suscitant même des déclarations de soutien à droite.

Il y effectivement un problème qui risque de perdurer sur ces propos du Chef de l’État et du général Chef d’état-major. Il faut reconnaitre la gravité des propos dans un contexte d'attentats et de menace importante contre notre pays et nos concitoyens.

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Suite à la démission du général de Villiers,

Le général Lecointre nommé nouveau chef d'état-major des armées pour remplacer de Villiers

Défense.

Le nouveau chef d'Etat major des Armées vient d'être annoncé ce mercredi en Conseil des ministres par le président de la République, après la démission du général Pierre de Villiers : et, il s'agit du général Lecointre, chef du cabinet militaire de Matignon. «Il y a pas eu d'hésitation sur le profil» du nouveau chef des Armées, précisait précédemment une source à l'AFP. A 54 ans, ce général était sous-chef performance et synthèse à l'état-major de l'armée de terre. Issu des Troupes de Marine, il a commandé le 3ème RIMa et la 9ème Brigade d'infanterie de marine.

 

( Source : Libération )

General-Lecointre-Poitiers-est-une-ville-privilegiee_reference.jpg

Né le 06.02.1962 à Cherbourg (Manche)

Arme : Troupes de Marine

 

1984 -1987 : Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr. (Coëtquidan)

 

1987 – 1988 : Ecole d’Application de l’Infanterie (Montpellier).

 

1988 – 1991 : 3ème Régiment d’Infanterie de Marine  (Vannes)

Emploi : Chef de section de combat

Activités opérationnelles : – Mission de courte durée en RCA, au Gabon. Participe à l’Opération Daguet.

 

1991 – 1993 : 5ème Régiment Inter Armes d’Outre-Mer  (République de Djibouti)

Emploi : Chef de section de combat

Activités opérationnelles : – Opération Iskoutir (Interposition et aide humanitaire durant la guerre civile djiboutienne) et Opération Oryx (Somalie)

 

1993 – 1996 : 3ème Régiment d’Infanterie de Marine  (Vannes)

Emploi : Commandant de compagnie de combat.

Activités opérationnelles : – Mission de courte durée au Gabon, Opération Turquoise (Rwanda), FORPRONU (Sarajevo)

 

1996 – 1999 : Ecoles de Coëtquidan. (Coëtquidan)

Emplois : Encadrement d’élèves officiers / Instructeur en tactique.

 

1999 – 2001 : Ecole Supérieure de Guerre / Collège Interarmées de Défense. (Paris)

Emploi : Officier stagiaire.

 

2001 – 2005 : Etat-Major de l’Armée de Terre. (Paris)

Emplois :  – Rédacteur des interventions du Chef d’Etat-Major de L’Armée de Terre, Officier Etudes au Bureau Conception des Systèmes de Force

 

2005 – 2007 : 3ème Régiment d’Infanterie de Marine. (Vannes)

Emploi : Chef de Corps.

Activités opérationnelles : – Opération Licorne (Côte d’Ivoire).

 

2007 – 2009 : Centre des Hautes Etudes Militaires. (Paris)

Emplois :  – Auditeur CHEM (57ème Session) et IHEDN (60ème Session).

– Directeur de la Formation pour la 58ème session.

 

2009 –  2011: Cabinet Militaire du Ministre de la Défense. (Paris)

Emplois : Chef de la cellule "activités-emploi" et adjoint Terre

 

Depuis le 1er août 2011: Commandant la 9e Brigade d’Infanterie de Marine, délégué militaire départemental de la Vienne et commandant d’armes de la garnison de Poitiers.

 

Décorations :

–          Officier de la Légion d’Honneur

–          Commandeur de l’Ordre National du Mérite

–          Titulaire de la Croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures (citation à l’ordre du Corps d’Armée)

–          Titulaire de la Croix de la Valeur Militaire (citation à l’ordre de l’Armée, citation à l’ordre de la Brigade, citation à l’ordre du régiment)

–          Médaille Outre-Mer

Marié, père de 4 filles.

 

( Source : Institut Jacques Cartier )

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Suite à la visite du chef des Armées sur la base d' Istres, voici une partie du discours :

macron-20170720.jpg

L’allocution qu’il a prononcée à l’occasion de ce déplacement aura été des plus convenues. Sans grande surprise, et après avoir fait l’éloge des aviateurs des Forces aériennes stratégiques (FAS), il a réaffirmé son engagement à porter le budget des Armées à 2% du PIB d’ici 2025 (soit 50 milliards d’euros), sans préciser si les coûts des opérations extérieures allaient être compris ou non dans ce montant, contrairement à ce qu’il avait fait durant la campagne présidentielle. Or, c’est justement la question de la prise en charge de ces derniers qui est au centre des débats de ces derniers jours.

« Parce que ce je sais ce que la Nation vous doit – eh oui, il ne s’agit pas d’un ministère comme les autres -, parce que des vies sont engagées au quotidien, parce que la place de la Nation en dépend, parce que la sécurité de nos concitoyens réside précisément dans vos missions […] je tiens à ce que vous puissiez les exercer dans les meilleurs conditions opérationnelles. Et c’est pour cela que je veux que les ressources nécessaires y soient consacrées », a affirmé M. Macron, qui n’a pas cité une seule fois le nom de Florence Parly, la ministre des Armées, qui se trouvait à ses côtés.

« C’est cette conviction qui m’a conduit à m’engager sur une trajectoire budgétaire qui permettra de porter l’effort de défense à 2% du PIB en 2025 afin de continuer à conduire les opérations là où nous devons les mener, à préparer l’avenir et à moderniser les équipements », a continué le chef de l’État.

Mais pour ce dernier, les chiffres ne sont visiblement pas le plus important. « Mais qu’est-ce qu’un tel engagement s’il ne repose pas avant tout sur une stratégie, une volonté, une réflexion sur notre environnement, la nature de la menace, la stratégie que nous voulons conduire, la stratégie en termes capacitaires que nous voulons déployer? », a demandé le président Macron, pour qui « cela est la clé de tout. »

Et d’ajouter, en faisait une allusion à la polémique sur les coupes budgétaires de ces derniers jours : « Ce ne sont pas des chiffres qu’on égrène parce qu’alors, comment pourrais-je aller devant celles et ceux qui, parfois à vos côtés, assurent dans d’autres cadres aussi la sécurité de nos concitoyens? Que pourrais-je dire aux policiers et aux gendarmes? Qu’irais-je dire aux infirmières et aux infirmiers? On est sérieux avec eux et on les respecte simplement parce qu’on fait des additions? »

« Allons! Nous méritons collectivement mieux qu’un tel débat », a-t-il conclu sur ce sujet.

Enfin, s’agissant tout de même des additions (du moins, c’est à espérer car les Armées sont habituées aux soustractions), le président Macron a de nouveau assuré que le budget des Armées serait porté à 34,2 milliards d’euros en 2018, dont 650 millions seront alloués aux opérations extérieures. « Aucun budget autre que celui des Armées ne sera augmenté », a-t-il tenu à faire savoir. Et d’insister : « Dans les dernières années, il n’y a jamais eu une telle augmentation de 1,8 milliard d’euros du budget des armées. » [ndlr, en 2017, le budget est de 32,7 milliards…. comment arrive-t-on à 34,2 milliards avec une hausse de 1,8 milliard?]

En attendant, les coupes budgétaires devraient s’appliquer sans état d’âme (« devraient » car le Parlement aura son mot à dire). Cette somme couvre la différence entre l’enveloppe allouée initialement aux opérations (450 millions) et le coût effectif de ces dernières. Ces « décisions de gestion n’auront aucun impact, ni sur la stratégie, ni sur les capacités, ni sur l’effort » de défense, promis M. Macron. « Je n’accepterai aucun discours de défaite en la matière, ils ne sont pas à la hauteur des armées et de ce que vous êtes », a-t-il encore asséné.

 

( Source : opex360.com )

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Il y a 13 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

En attendant, les coupes budgétaires devraient s’appliquer sans état d’âme (« devraient » car le Parlement aura son mot à dire). Cette somme couvre la différence entre l’enveloppe allouée initialement aux opérations (450 millions) et le coût effectif de ces dernières. Ces « décisions de gestion n’auront aucun impact, ni sur la stratégie, ni sur les capacités, ni sur l’effort »

> Oui. Ce sont les Parlements (législatif) qui contrôlent les budgets y compris ceux de la défense bien sur.

> D’où, problème. Avec l'incident grave du général de Villiers devant la commission - à huit clos - et le résultat de l'audition de par la réaction du Président, un général - même du CEMA - voudra t-il  répondre à toutes les questions posées, ou s'abstenir de révéler les éléments qui fâche ?

Serait la Ministre des Armées - bien palote - qui gérera le budget des Force Armées (c'est son rôle) avec le général Lecointre (tiens il participera aux  débats du budget....comme c'est son rôle) et la commission Parlementaire ? Nous sommes dans un monde de fous !

> Curieux toutes ces promesses pour faire en définitive une coupe  dans le budget des Forces Armées que l’État possède dans ses caisses sous formes de fond de garantie divers.

Non, il fut décidé que ce serait le Ministère de Armées qui devait honorer ce dépassement de fond attribué par les législateurs (450 millions) au lieu du UN milliard prévu. Ahurissant.

L'Armée de par ses opérations OPEX à un cout de UN milliard de dépense et l’État lui fait payer sur son budget en propre (fonctionnement et ajournement de commandes) la différence de 650 millions d'Euros de "dépassement" (qui était prévu et fut débattu au Parlement). Du jamais vu !

A mon humble avis, le grand show médiatique à Istres n'a pas convaincu beaucoup de monde et les propos tenus en d'autre lieux et d'autre temps auraient été appréciées très certainement. Au vue des visages, les sourires étaient absent parmi les militaires présents. Mais ce sont des serviteurs de l’État et ils continuerons de servir avec tous ce que cela représente comme implications pour eux.

Un grand coup de chapeau à toute et à tous.

> Le départ du général de Villiers, quand à lui, fut chaudement applaudi y compris par les gendarmes. Seul les promesses tenues sur les budgets en 2018 (plus 1,5 milliards d'Euros) pourront désamorcer le malaise actuel.

Janmary

 

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Le présent (et l'avenir ?) des déploiements opérationnels des armées francaises dans la Revue stratégique de Défense et de Sécurité nationale 2017 avant la nouvelle Loi de programmation militaire.

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    • Par Bouchon-Gras 49
      On en parle peu mais les personnels du Service de Santé des Armées sont partout.
      De la simple " bobologie " à du soin de guerre en passant par la visite d' aptitude...sans oublier la recherche.
      Que ce soit dans les grands hôpitaux militaire, le Val de Grasse ( qui reste emblématique et conserve les traditions ), Percy, Begin, Legouest, Deagenettes, Saint Anne, Lavaran, Robert Piquet, Clermont Tonnerre. Dans les unités ( infirmerie ) dans les zones de guerre, en OPEX...
      Déjà en 2014 les hôpitaux militaires étaient dans le collimateur :
      Pourquoi les hôpitaux militaires sont dans le collimateur du gouvernement
      Confronté à un objectif de réduction des dépenses, le ministère de la défense envisage la fermeture de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris.
      Le Monde.fr | 09.10.2014 à 16h22 | Par Alexandre Pouchard
      Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Ajouter Partager Tweeter
      image: http://s2.lemde.fr/image/2014/10/09/534x267/4503556_3_f706_confronte-a-un-objectif-de-reduction-des_3311b6f9de1fe4b67591586f5f0ed26e.jpg
      Connu du grand public pour accueillir les présidents de la République mais également des chefs d'Etats étrangers, l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris, est sur la sellette. Plusieurs sources du ministère de la défense ont affirmé au Monde que le gouvernement, confronté à une obligation de réduction de son déficit, envisageait la fermeture de l'établissement, qui se distingue dans le paysage hospitalier national.
      A quoi servent les hôpitaux militaires ?
      Leur mission prioritaire est de soigner les militaires blessés lors d'opérations de l'armée française, comme ce fut le cas ces dernières années avec les interventions au Mali ou en Afghanistan.
      Mais les hôpitaux militaires, que le ministère de la santé assimile à des centres hospitaliers et universitaires (CHU), peuvent également accueillir des patients non militaires, comme tout autre hôpital.   Combien de personnes y travaillent ?   9 La France compte neuf hôpitaux militaires. Ils sont répartis en deux catégories : les établissements « de premier rang » (Val-de-Grâce, Percy-Clamart, Bégin à Saint-Mandé, Toulon, et Marseille), qui forment le pôle d'excellence de la médecine de guerre, pour garantir aux armées leur capacité « d'entrer en premier » dans un conflit.
      les hôpitaux considérés comme de « deuxième rang » (Bordeaux, Brest, Lyon et Metz).
      Ils emploient au total 8 400 personnes, dont 680 médecins. Parmi eux, le Val-de-Grâce représente 800 employés de la défense, auxquels s'ajoutent les 700 agents travaillant pour les écoles de médecine militaire et le musée.
      La défense au régime drastique
      Si la plupart des ministères sont soumis à un objectif de réduction de leurs dépenses annuelles, la défense – troisième budget de l'Etat après l'éducation et la charge de la dette (31,4 milliards d'euros) et premier budget d'investissement public (17 milliards d'euros) – paye le plus lourd tribut. La dernière loi de programmation militaire (LPM), dessinant le paysage de l'armée française entre 2014 et 2019, prévoyait 6 milliards d'euros de coupes budgétaires en trois ans et une réduction des effectifs de l'ordre de 34 500 personnes d'ici à la fin de la décennie, s'ajoutant aux 45 000 déjà supprimés par la dernière LPM.
      Voir notre infographie : L'armée française à l'horizon 2020
      Le budget de la défensehors pensions, en milliards d'eurosBudget militaire (en euros courants)Budget militaire (en euros constants 2012)19801983198619891992199519982001200420072010201310203040Ministère de la Défense Lire aussi : Le budget français de la défense est-il en baisse depuis trente ans ?
      Ces réductions d'effectifs passent notamment par la fermeture de nombreux sites militaires. La précédente LPM prévoyait ainsi la fermeture de 83 implantations militaires et le déménagement de 33 autres, sur 471 sites existants, entre 2009 et 2016. D'autres sites ont été visés par la dernière LPM.
      Lire aussi : L'amertume des militaires face aux coupes budgétaires
      Une gestion financière longtemps critiquée
      281,3 Les hôpitaux militaires traînent une réputation de mauvaise gestion. La Cour des comptes avait publié en 2010 un rapport incendiaire, pointant notamment un déficit hors de contrôle : 281,3 millions d'euros pour l'ensemble des 9 établissements en 2009, soit « plus que le cumul des déficits de l'Assistance publique de Paris, Marseille et Lyon », notait le premier président de la juridiction financière, Didier Migaud.
      Le rapport évoquait également un taux d'occupation des lits bien en deçà de celui rencontré dans les hôpitaux civils, une activité chirurgicale au ralenti et une gratuité des soins un peu trop généreuse pour les militaires et leur famille – « les trois quarts des consultations [étant] sans lien avec le service des armées » – pour un coût de 10 millions d'euros.
      La Cour des comptes avait formulé 14 recommandations (page 92 du document) pour une meilleure gestion, tandis que Didier Migaud avait soulevé le débat :
      Dans son dernier rapport annuel, publié en février 2014, la Cour des comptes observe une amélioration de la situation, notant avec satisfaction que « la plupart des recommandations du rapport public thématique de 2010 sur le service de santé des armées (...) ont été mises en œuvre ou sont en passe de l'être ». Le déficit cumulé des établissements est ainsi passé de 281 millions d'euros en 2009 à 190 millions d'euros en 2012 et le taux d'occupation des lits a progressé de 52 % en 2010 à 61 % en 2013.
      Le Val-de-Grâce, premier de la liste ?
      Pour autant, la question du nombre d'hôpitaux militaires, elle, reste « non tranchée à ce jour », affirmait la Cour des comptes. La juridiction soulignait notamment que certains établissements allaient « nécessiter des investissements importants en matériels hospitaliers dans les prochaines années ». L'hôpital du Val-de-Grâce, notamment, aurait besoin d'une remise aux normes estimée à 250 millions d'euros.
      Comme nous le notions dans notre article du 8 octobre, le gouvernement va désormais devoir trancher entre trois hypothèses :
      la fermeture pure et simple du Val-de-Grâce une fermeture partielle une cession à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Mais cette dernière, confrontée à un fort endettement du secteur hospitalier public, considère qu'il y a déjà trop de lits à Paris. Selon nos informations, l'arbitrage de l'Elysée devrait intervenir « avant la fin du mois ». Pourrait ensuite être abordé le sort des hôpitaux militaire de « deuxième rang ».

      En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/10/09/pourquoi-les-hopitaux-militaires-sont-dans-le-collimateur-du-gouvernement_4503548_4355770.html#u2qDcPMwopKxSrOb.99
       
      Or avec la loi de programmation militaire, le SSA est resté dans l' oublie et risque une suppression de personnel :
      Budget : Déjà sous tension, le Service de Santé des Armées n’échappera pas à la réduction de ses effectifs
      Laurent Lagneau1 novembre 20170 Partager la publication "Budget : Déjà sous tension, le Service de Santé des Armées n’échappera pas à la réduction de ses effectifs"
       
       
       
      En 2015, la décision d’augmenter les effectifs de la Force opérationnelle terrestre (FOT) de 11.000 soldats a oublié un détail : le soutien nécessaire à ces renforts. Or, même si l’annulation, après les attentats de Paris et de Saint-Denis, des déflations de postes prévues au sein du ministère des Armées a donné un peu d’oxygène, il n’en reste pas moins que certaines spécialités sont sous tension.
      Ainsi en est-il du Service de Santé des Armées (SSA), qui a vu sa charge de travail augmenter, ne serait-ce que pour faire passer les visites médicales d’aptitude aux recrues de l’armée de Terre, tout en étant sollicité pour les opérations extérieures et intérieures.
      Or, le SSA a été oublié par la Loi de programmation militaire actualisée en 2015, ses crédits de fonctionnement et ses investissements devant être réduits de manière « significative » sur la période 2014-2019, avec à la clé plus de 1.600 suppressions de postes (sur 16.000).
      D’ailleurs, son directeur, qui était alors, Le médecin général des armées (MGA) Jean-Marc Debonne, avait prévenu que le SSA remplissait ses missions « avec de plus en plus de difficultés »En novembre 2016, la Cour des comptes, d’habitude si prompte à critiquer les coûts de fonctionnement des hôpitaux d’instruction des armées, avait tiré le signal d’alarme. Avec, qui plus est, un taux de projection sur les théâtres extérieurs toujours aussi élevé, les magistrats estimèrent que la « forte tension » sur les ressources humaines du SSA était de nature à « compromettre sa capacité à assurer sa mission dans la durée. »
      Actuellement, le SSA mène un plan de transformation « SSA 2020 », censé lui permettre de faire face à ces réductions d’effectifs tout en maintenant la qualité et son offire de soins. D’où la dissolution ou le regroupement de certaines structures, l’ouverture au sercice public, la différenciation entre les hôpitaux ou encore la simplification de sa gouvernance.
      Avec la hausse annoncée du budget du ministère des Armées (1,8 milliard en 2018 et 1,7 milliard par an jusqu’en 2022), le SSA aurait pu espérer échapper à la réduction de ses effectifs, d’autant plus qu’il lui reste à supprimer 150 postes en 2018 et 332 autres en 2019. Au mieux, il n’aura qu’un répit.
      En effet, lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense, le chef d’état-major des armées (CEMA), le général François Lecointre, a indiqué que les suppressions d’effectifs du SSA seront reportées sur les années 2020 et 2021.
      « Aujourd’hui, nous estimons cette réduction d’effectifs trop rapide, et nous avons choisi de la décaler dans le temps pour laisser toute latitude au SSA d’effectuer sa transformation », a expliqué le CEMA. « Alors qu’il était prévu de supprimer sur la période 2014-2019 1 608 équivalents temps plein – dont 150 en 2018, et 332 en 2019 –, nous reportons ces suppressions d’effectifs sur les années 2020 et 2021 », a-t-il en effet précisé.
      Pour autant, rien ne dit que l’activité du SSA sera moindre en 2020 ou 2021 qu’actuellement… Et les médecins, comme les infirmiers et les aide-soignants n’auront toujours pas le don d’ubiquité. Mais pour le général Lecointre, cette déflation de postes est « néanmoins indispensable » tout simplement parce qu’il y a des besoins dans d’autres domaines, comme le cyber et le renseignement.
      La Loi de programmation des finances publiques (LPFP), dévoilée en septembre, indique que « l’évolution de la masse salariale de l’État et de ses opérateurs fera l’objet d’une maitrise stricte », ce qui signifie que leurs effectifs « s’inscriront en baisse sur le quinquennat », sauf pour les ministères « stratégiques » comme « les Armées, l’Intérieur ou la Justice ». Les création de postes dans ces missions seront « compensées par des réductions d’effectifs plus importantes dans les autres domaines, selon les capacités
      d’optimisation et de gains de productivité identifiées. »
      Pour les Armées, 1.500 postes seront ainsi créés, ce qui est insuffisant pour répondre à la montée en puissance de certains domaines jugés prioritaires.
      « L’effort prévu par la LPFP est important, je le mesure, il est pourtant aujourd’hui inférieur aux besoins exprimés par la ministre des Armées et il va contraindre, en l’état, notre effort de régénération », a encore prévenu le CEMA. Et d’ajouter : « Nous devrons donc apporter une attention particulière à la reconnaissance des besoins en effectifs sur les plans quantitatif et qualitatif au-delà de l’horizon de la LPFP et à partir de 2023. »
      Toujours à propos des effectifs, le CEMA a critiqué les importantes suppressions d’effectifs subies par les Armées au cours de ces dernières années. « Je rappelle qu’entre 2008 et 2017, ces déflations ont représenté un volume de l’ordre de 50.000 militaires sur un total de 250.000 environ en 2008, soit une diminution de près de 20 % », a-t-il rappelé, en soulignant que les « soutiens » ont été « particulièrement concernés par ce phénomène ».
      « Le cadrage à plus 1.500 équivalents temps plein de la LPFP marque un début de prise en compte de cette situation. Les armées sont conscientes de l’effort que cela représente au moment où la fonction publique doit supporter des déflations mais j’insiste sur le fait que les armées ont subi des déflations trop importantes lors des deux LPM précédentes au regard de l’engagement que la Nation leur demande de soutenir », a conclu le général Lecointre.
       
      En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/11/01/budget-deja-sous-tension-le-service-de-sante-des-armees-nechappera-pas-la-reduction-de-ses-effectifs/#2f60GH4GQRgPu66w.99
    • Par Bouchon-Gras 49
      Une nouvel fois, la tambouille du militaire est sous la loupe des comptables afin de faire des économies ( ça me fais pensé à la pub pour le jambon où un jeune comptable explique au charcutier, qu' en mettant moins de ceci, moins de cela, ils feraient une économie de deux centimes par jambon... et l' autre de répondre que ça se prépare comme ça point barre ).
      http://www.opex360.com/2015/09/05/la-cour-des-comptes-veut-des-economies-sur-les-repas-servis-aux-militaires/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ZoneMilitaire+(Zone+Militaire)
      Depuis quelques années, lors de mon temps d' active puis de mes périodes de réserve, j' ai pu constater l' évolution du repas dans la Marine.

      Le Diner de l' équipage à bord d' un cuirassé vers 1890.
      La Marine, réputée pour ses chefs et ses bon repas ( d' où la nécessiter de faire du sport ), son service à table et ses couvert en argent et sa porcelaine de limoge ( uniquement pour les officiers ), son cambusard ( vin rouge ) et son tafia.

      La table du commandant ( Jeanne d' Arc )

      De grands vins pour représenter la France en escale et de bon menus :


      Et le service à la Française.
      Il y a encore quelques années ( pas si loin, tout de même ) où un repas à bord se décomposait comme tel, chacun dans son carré ; officier, OMS, OM et la rampe pour les équipages, ceux ci mangeant comme dans un self, pour les autres, après avoir dégusté un rafraichissement( une petite " binouze " ou du " jaune " le jeudi ) au poste entre collègues ou si l' on était pressé on passait à table, après avoir pris sa serviette personnalisé on rejoignait " sa table " ( table des mécanos, table des artilleurs... ) où le maitre d' hôtel venait vous présenter l' entrée, suivi du plat de résistance, accompagné du fameux cambusard extrait de la " touque " ( cubi ) afin d' être servi ( sans restrictions ) dans une carafe ornée d' une ancre comme il se doit dans notre Marine.

      Les cuisiniers à l' œuvre ( actuellement à bord )
      Le dessert était souvent une pâtisserie maison ( précisons qu' un " mauvais cuisinier ne restait pas longtemps dans l' affectation  ) , suivie d' un café accompagné de rhum brun acheminé en fut directement de la Martinique puis distribué dans les unités par les SAM ( qui n' existe plus ). Le repas terminé, chacun quittait sa place laissant le motel s' affairer à sa tache.

      J' oubliais de préciser que dans la matinée il y avait le fameux casse-croute et que pour les gars de quart la nuit était laissé du pain et des boites  pâtés Henaff ( le pâtés du mataf ), sardines... du chocolat et des biscuits.

      Le post ( bar ) OM sur le Dixmude ( actuellement )
      A terre,  après un passage à son " bar " ( bar OM / OMS, bar officier et foyer pour l' équipage qui était limité à deux bières par service ) ou pas, chacun passait à sa rampe et sa salle, hormis les officiers qui étaient encore servis à table.
      Le repas y était frugal et le fameux " cambussard " en libre consommation en bout de rampe mais ça ne choquait personne de voir nos gradés ( OMS ou " vieux " OM ) se resservir.
       
      Depuis quelques années la Marine, essaye de s' aligner sur l' Armée de terre ( ce qui n' est pas étonnant vu que tout est mutualisé afin de réduire les couts, eh oui toujours l' argent, le nerf de la guerre ).
      Donc à terre, si il y a bien encore une salle officier, une salle OMS et des salles OM / équipages, libre à chacun de manger où bon lui semble et avec qui il veut, sachant que ces salles sont ouverte surtout suivant les besoins, bref plus de séparation ( donc plus de promotion sociale, à mon gout ) le repas y est le même partout, sans plus de fioriture pour les uns que pour les autres.
      Une entrée froide ou chaude, un plat légume/viande ( exemple : si vous ne prenez pas la viande ça ne vous donne pas le droit à un deuxième dessert ) un laitage ( fromage ou certain yaourt ) un dessert ( pâtisserie ou crème dessert ou fruit ou glace ), eau à volonté, sinon toutes les boisson sont facturés ( soda, eau gazeuse et bien sur le vin ). Notre fameux " cambusard " et maintenant sous surveillance rapproché ( cadenassé ) et quiconque s' en sert un verre parait louche.
      Puis arrive le passage en caisse, une entrée, un plat un dessert... Ah vous avez pris un fruit ( pomme ou poire sortant du frigo, soit dur comme de la pierre, soit blette limite consommable ) ça ne passe pas vous avez dépassé de 10 centimes, vous remettez le fruit ou le pain !
      A Toulon, la spécialité locale c' est le riz, presque à tout les repas, les frittes le mercredi ( c' est le jours des JAPD ) mais dans l' ensemble ça reste correcte et bien plus copieux qu' au restaurant du personnel de l' hôpital où je travail.

      Un de mes plateaux lors d' une période en 2014
      J' ai aussi pu découvrir le " réfectoire " ( qui s' apparenterai plus à un grand restaurant du personnel ) d' une Base aéro, si les locaux et le matériel appartenait à la Marine, tout le reste était sous marché publique ( le personnel, le repas... ) et c' était très bien !
      A bord, les traditions sont restés de mises et ça fonctionne bien ainsi, comme partout la consommation d' alcool et sous surveillance et ( fortement ) réduite ( ce n' est pas un mal ), les jours de fêtes et les dimanches les repas sont améliorés.

      A bord d' un SNLE
      Les boites et gâteaux sont toujours mis à disposition du personnel de service la nuit.
      Sinon sur le terrain, c' est boite de ration ( les fameuses " rasquettes " ), c' est relativement correct ( il y a toujours de difficiles mais quand on a faim... )

      http://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/materiel-individuel-et-alimentation/rcir
      Voila pour la Marine, si ça a bien changé ( surtout à terre ), ça reste relativement correcte ( même si le repas du soir reste léger surtout le dimanche soir ).
      Je conclurais par cette constatation :
      Avant, beaucoup de chose était à volonté ( pain, fruits, boisson... ) et fort de constater que les plateaux repartaient loin d' être vide, il y avait un gaspillage monstre qui c' est certainement réduit ces dernières années.
      Le repas est resté tout de même un point fort de la Marine, surtout en mer.
      Pour l' Armée de terre et de l' air, je ne sais pas comment ça ce passe, ni comment c' est perçu par le personnel.