Bouchon-Gras 49

Le Chef des Armées, la Ministre des Armées et la politique de la Défense.

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Comme vous le savez tous, aujourd'hui mercredi 17 mai 2017, nous avons un nouveau ou plutôt une nouvelle ministre de la Défense.

Sylvie Goulard nommée ministre des Armées du gouvernement Édouard Philippe

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L'eurodéputée centriste succède à Jean-Yves Le Drian

GOUVERNEMENT - Sylvie Goulard a été nommée ministre des Armées, a annoncé ce mercredi 17 mai le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler. La Marseillaise de naissance, qui a été plusieurs fois annoncée à Matignon, est la seule femme du gouvernement Philippe à hériter d'un ministère régalien.

 

Elle succède ainsi à Jean-Yves Le Drian à la tête du ministère de la Défense, rebaptisé ministère des Armées. C'est la deuxième fois dans l'histoire qu'une femme prend les rênes de la "Grande Muette". Avant elle, Michèle Alliot Marie avait occupé ce poste durant la totalité du quinquennat de Jacques Chirac (entre 2002 et 2007).

 
Dès sa prise de fonction, Sylvie Goulard aura des dossiers très sensibles à prendre en main, nos forces armées étant déployés sur plusieurs théâtres d'opération. Concernant ses orientations, cette europhile convaincue a à plusieurs reprises plaidé pour la création d'une Europe de la Défense.
 
Parcours
Sa vie professionnelle a commencé en 1989 au ministère des Affaires étrangères, dans l'équipe chargée du dossier de la réunification de l'Allemagne. Elle rejoint Bruxelles, d'abord comme conseillère politique du président de la Commission européenne, l'Italien Romano Prodi, entre 2001 et 2004, c'est-à-dire dans une période charnière précédant l'élargissement de l'Union européenne vers l'est, à 25 membres.
 
Juriste de formation, Sylvie Goulard a suivi le parcours classique des élites françaises en intégrant Sciences Po Paris puis l'ENA. Elle a également enseigné au Collège d'Europe à Bruges (Belgique), matrice de la haute fonction publique européenne et "auberge espagnole" ultrasélective.
 
Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Goodbye Europe, publié en mai 2016, juste avant le référendum britannique sur le Brexit. Contrairement à ce que pourrait laisser entendre le titre, elle y plaidait pour la renaissance d'une Europe politique.
 
 

Mariée à un conseiller d'Etat, elle est mère de trois filles. Elle reste très attachée à sa région d'origine, la Provence, et possède une maison à Aix-en-Provence, non loin de Marseille où vit une partie de sa famille.

( Source : Le Monde )

 

 

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Le général d’armée Pierre de Villiers assistait ce soir à l'hôtel de Brienne, aux côtés des chefs d'état-majors de l'armée de terre, de la Marine et de l'armée de l'air, à la cérémonie de passation de pouvoir entre monsieur Jean-Yves Le Drian et la nouvelle ministre des Armées madame Sylvie Goulard.

( Source : CEMA )

 

Le nom de Sylvie Goulard, qui faisait pratiquement l'unanimité des pronostics pour le ministère des Affaires européennes, tant sa carrière est tout entière placée sous le signe de l'Europe et de l'amitié avec l'Allemagne, a été nommée mercredi ministre de la Défense, dans le gouvernement d'Édouard Philippe annoncé mercredi. 

Relancer le couple franco-allemand. Emmanuel Macron, soucieux de réactiver le couple franco-allemand au service de la relance d'une construction européenne en panne, a fait appel à cette eurodéputée de 52 ans, centriste et polyglotte pour améliorer la coopération militaire, une des priorités de l'UE. "Elle est efficace et a des connexions très fortes avec l'Allemagne. C'est elle qui a organisé la visite d'Emmanuel Macron à la chancelière Angela Merkel" pendant la campagne présidentielle, confiait à Reuters un de ses amis, l'ex-député européen Jean-Paul Gauzes, avant le second tour.

Une diplomate. Née à Marseille en 1964, bachelière à 15 ans, licenciée en droit de l'université d'Aix-Marseille, Sylvie Goulard est passée par Sciences Po Paris et l'École nationale d'administration (Ena). Elle commence sa carrière à la direction juridique du ministère des Affaires étrangères en 1989 dans l'équipe de diplomates chargée du dossier de la réunification allemande. Elle sera chargée plus tard des questions européennes au service de prospective du Quai d'Orsay, en liaison avec le service équivalent en Allemagne. En 2009, elle est élue au Parlement européen sur la liste du Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou. Elle sera réélue en 2014 sur la liste UDI-MoDem.

 

( Source : Europe 1 )

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Les observateurs de la vie politique s’attendaient à voir Jean-Yves Le Drian rempiler à la tête du ministère de la Défense. Finalement, il n’en sera rien. Si, effectivement, le président de la région Bretagne figure bien dans le nouveau gouvernement conduit par Édouard Philippe et dont la composition a été annoncée ce 17 mai, il remplacera Jean-Marc Ayrault au ministère des Affaires étrangères.

Quant au ministère de la Défense, ou plutôt le « ministère des Armées » (une appellation qui avait été abandonnée en 1969), il sera dirigée par Mme Sylvie Goulard. À noter que cette députée centriste du Parlement européen n’aura pas rang de ministre d’État, contrairement à Nicolas Hulot (Transition Ecologique et Solidaire), François Bayrou (Garde des Sceaux) et Gérard Collomb (Intérieur).

Née en 1964 à Marseille, Mme Goulard n’est pas une spécialiste des questions de défense. Bachelière à 15 ans, licence de droit en poche, elle a continué ses études à Sciences Po Paris, avant d’intégrer la promotion « Liberté, Égalité, Fraternité » de l’École nationale d’administration (ENA), puis d’entamer sa carrière professionnelle à la direction des affaires juridiques du ministère des Affaires étrangères.

Ayant fait partie de l’équipe chargée de négocier la réunification de l’Allemagne en 1990, elle devient conseillère politique de Romano Prodi, alors président de la Commission européenne. En 2009, elle est élu au Parlement européen et rejoint le groupe des Démocrates et Libéraux pour l’Europe. Durant son mandat, elle siège notamment à la commission charge des affaires économiques et monétaires (ECON). En 2010, elle cofonde, avec Daniel Cohn-Bendit, le groupe Spinelli, dont la raison d’être est de défendre l’idée d’une Europe fédérale.

Auteur de plusieurs livres ayant trait à l’Union européenne, Mme Goulard parle quatre langues (français, allemand, anglais et italien) et passe pour être une des femmes les plus influentes en Europe. Ayant réjoint, dès ses débuts, le mouvement En Marche d’Emmanuel Macron, elle était pressentie pour diriger le gouvernement.

Deuxième femme à être nommée à l’Hôtel de Brienne, après Michèle Aliot-Marie (2002-2007), Mme Goulard n’a jusqu’à présent pas montré un goût prononcé pour les questions militaires. Du moins, c’est ce que montre son site Internet.

Parmi les dossiers qu’elle trouvera sur son bureau, plusieurs sont d’une importance cruciale. D’abord, il y aura la préparation du prochain projet de budget, avec la question de la nécessaire hausse des crédits, nécessaire pour éviter des ruptures capacitaires, si pas un décrochage dans certains domaines. Et cela, en sachant que les rallonges budgétaires les plus importantes prévues par la Loi de programme militaire (LPM) actualisée doivent avoir lieu en 2018 et 2019. Or, les militaires jugent leur ministre à sa pugnacité face à Bercy pour obtenir les ressources dont ils ont besoin afin de mener à bien leurs missions.

D’autres dossiers épineux l’attendent, comme ceux de la préparation opérationnelle, le maintien en condition opérationelle des matériels (en particulier des blindés et des hélicoptères) ou encore la mise en place de Source Solde. Il lui faudra également préparer un nouveau Livre blanc sur la Défense ainsi que la prochaine LPM. Enfin, elle aura à mettre en place l’une des promesses du candidat Macron, à savoir l’instauration d’un service militaire universel d’une durée d’un mois. Bref, et si on y ajoute les opérations en cours et les questions industrielles, l’ancienne parlementaire aura du pain sur la planche. Á moins que, d’ici là, les résultats des élections législatives de juin ne rabattent encore les cartes.


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/05/17/sylvie-goulard-nommee-ministre-des-armees/#V1BR7QERhyoWRfO3.99
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Bonjour,

Personnellement je trouve dommage le départ de Jean-Yves Le Drian, dont le caractère aurait été plus utile pour forcer un peu l'administration qu'à la discussion avec d'autres ministres ayant le même poste que celui qu'il a actuellement. Les Eurodéputés étant plus généralement des négociateurs, il faudra qu'elle fasse attention à ne pas céder sur certains points, bien que cela favorise la mise en place d'une Europe de la Défense (mais moi j'y suis opposé alors...). Je ne sais pas quel est exactement le pouvoir (en terme de déploiement de troupes) du ministre des Armées, mais il ne faut pas qu'elle abandonne les programmes nouveaux, même si en contrepartie cela l'aide à obtenir d'autre choses. Après, vu les personnes présentes à la tête de Bercy, ils ne devraient pas trop refuser de fonds au ministère des Armées (probablement au dépends des (malheureusement) ministères sociaux). Après même si quelqu'un propose quelque chose, la République est ainsi faite qu'il faille plusieurs personnes pour le valider. Résultat :

On verra !

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Premier déplacement de notre nouveau chef des Armées et de la nouvelle ministre de la Défense au Mali à la rencontre des troupes en OPEX.

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Le général de Villiers accompagné des militaires de l'opération Barkhane - ici avec le chef de corps du GTD Blindé le colonel Jaminet - a présenté au chef des armées et à madame Goulard la réalité opérationnelle, humaine et matérielle de cet engagement majeur dans la lutte contre le terrorisme.

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ici avec un chef de peloton du GTD Blindé

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Le général de Villiers accompagné du commandant de la force Barkhane, le général de division de Woillemont, ont présenté au chef des armées et à madame Goulard, la réalité opérationnelle, humaine et matérielle de cet engagement majeur dans la lutte contre le terrorisme.

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Lors de sa visite à la force Barkhane, le président de la République et la ministre des armées ont rencontré les militaires et pu échanger sur leur quotidien de combattant, qu'ils soient fantassins, maintenanciers, logisticiens, infirmiers, transmetteurs, pilotes...

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Lors de son déplacement auprès de la force Barkhane au Mali, le président de la République, la ministre des armées et le général de Villiers ont été accueillis par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

( Source : CEMA )

 

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Pour son premier déplacement en dehors de l’Union européenne depuis son élection, le président Macron a choisi de se rendre au Mali afin d’y rencontrer les troupes françaises engagées dans l’opération anti-terroriste Barkhane. Mais avant d’aller à Gao, où est installé le Groupement tactique Désert (GTD), il a rencontré, à Bamako, Ibrahim Boubacar Keïta, son homologue malien.

À l’issue de l’entretien avec M. Keïta, le président Macron a confirmé l’engagement militaire de la France auprès du Mali et évoqué une accélération des opérations françaises contre les groupes jihadistes qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

« La France est engagée depuis le début à vos côtés et ce que je suis venu ici vous dire, de manière très claire, c’est qu’elle continuera à l’être, de la même manière », a en effet assuré le président français, lors d’une conférence de presse donnée aux côtés de M. Keïta. « Il est indispensable aujourd’hui que nous accélérions », a-t-il continué. Car, a-t-il ajouté, « nous l’avons bien vu durant ces derniers mois, les terroristes islamistes s’organisent, se regroupent, sont en train de se fédérer. » Aussi, « nous serons intraitables à l’égard de ces derniers », a-t-il assuré.

En plus des opérations militaires, M. Macron a fait part de sa « volonté, dans le cadre de nos engagements en Afrique, sur le plan militaire, de faire davantage avec l’Europe », et en particulier « avec l’Allemagne ».

Vaste programme… étant donné qu’au Mali, comme le souligne Nicolas Gros-Verheyde, toujours très bien informé sur les questions de défense européenne, les « militaires européens ne sortent que très peu du camp pour patrouiller…. Trop dangereux. L’essentiel de l’action semble être de briquer les locaux impeccables pour recevoir leurs visiteurs, et de faire des selfies dans une posture guerrière, qui n’effraient personne. »

Mais le président Macron a visiblement conscience de ces limites. Cette coopération qu’il appelle de ses voeux se ferait « en regardant de façon pragmatique sous quelle forme chacun peut intervenir », avant de souligner les « contraintes » allemandes en matière de règles d’engagement.

Par ailleurs, le président français veut également une accélération du processus de paix entre les mouvements indépendantistes, essentiellement touareg, et les groupes armés pro-Bamako, l’accord signé à Alger en 2015 ayant toujours du mal à se mettre en place, même si des avancées ont récemment eu lieu avec le lancement de patrouilles mixtes. « On sait où sont les difficultés principales et ce que nous devons faire. Faisons-le sans barguigner », a-t-il lancé.

Enfin, l’action de la France ne se limitera pas qu’aux aspects militaires. Ainsi, M. Macron a dit vouloir faire preuve d’un « grand volontarisme en matière de développement » au bénéfice du Sahel, via l’Agence française de développement (AFD).

« Un peu plus de 470 millions d’euros (d’aides) on été décidés sur la zone pour les années à venir, pour accompagner cet effort militaire », a détaillé M. Macron. « Cela permettra d’investir dans l’éducation, les infrastructures, la santé », a-t-il dit. « Permettre à la population de mieux vivre (est) le meilleur antidote au développement du terrorisme islamiste », a-t-il estimé.

Sur ce dernier point, il faut être prudent. « Des travaux montrent […], à partir d’études empiriques, que les terroristes, loin d’être des individus irrationnels, pauvres et non éduqués, cherchent par le meurtre et parfois le suicide à valoriser leurs compétences (les plus éduqués sont les plus « productifs ») et à maximiser l’impact politique et médiatique de leurs actes. Plutôt que des gains matériels, ils recherchent la reconnaissance et le sentiment d’accomplissement de soi, ces « gains » étant d’autant plus élevés que la cible et les dégâts sont importants, et que le terroriste est engagé dans la cause défendue (ce qui est corrélé au niveau d’éducation) », relevait, en novembre 2015, Anne Châteauneuf-Malclès.

 

( Source : Zone militaire / OPEX 360 )

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Bonjour,

Super article. Ce qui est dit sur les raisons d'engagement des terroristes est vrai malheureusement. 

P.S. : Le général De Villiers (on parle bien du CEMA ?) n'a que quatre étoiles sur son "épaulette" ? 

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Il y a 2 heures, Archerlite a dit :

Bonjour,

Super article. Ce qui est dit sur les raisons d'engagement des terroristes est vrai malheureusement. 

P.S. : Le général De Villiers (on parle bien du CEMA ?) n'a que quatre étoiles sur son "épaulette" ? 

faut mieux compter, on en trouve 5...

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Cette nouvelle ministre des Armées, bien connu à Bruxelles pour ses convictions Européennes et sa connaissance de l'économie, aurait eu sa place au ministère de l’économie et des Finances. Place fut donné a des personnalités de droite (J'avais connaissance de ses activités par la fille de mes amis qui est traductrice au Parlement Européen).

Mr le Drian fut un super ministre de la défense. Et même beaucoup plus que cela puisqu’il a rajouté les ventes d'armes de notre Rafale (et ce n'est pas rien !) a son cursus et des rapports privilégiés avec nombres de décisionnaires dans divers pays. Ce fut et il reste un poids lourd dans le cadre de l'activité qui lui fut dévolu. Je regrette effectivement son départ de ce poste et de cette fonction.

La nomination de cette nouvelle ministre (parlant Allemand, Italien et Anglais) est politique et le Président veut donner un signe d'une armé intégrée Européenne. Après tout, nous avons déjà eu une ministre femme à ce poste (la célèbre Hélliot-Marie)

Je suis navrée pour Archerlite, mais ayant travaillé durant 12 années dans le groupe américain de la défense "Litton Précision Product" en tant qu'ingénieur, je pense qu'il est urgent de créer une armée Européenne. et c'est déjà bien tardif.

L'armée Française étant arrivé en bout de potentiel financier par le déficit des finances (et le réarmement de toutes les puissances Russes, Chinoises dont nous ne pouvons pas suivre le mouvement) , matériels (anciens et presque obsolète pour les forces terrestres et de supports aériens tels les hélicoptères comme au Mali), technologiques (pas de renseignements technologiques qui sont fournis par les Américains au Moyen-Orient), etc.

Alors, demander aux Allemands de participer à nos missions est une choses, mais  apparait la faiblesse de nos forces armées engagées dans trop d'intervention. Imaginons les États-Unis d'Amérique ou chaque État US serait indépendant et libre de son armée sans coordination ? C'est notre problème. D’où la naissance de l'Euro, de projets ne pouvant être mené que par plusieurs de nos Nations Européennes (Airbus, les réacteurs nucléaires à fusion, etc.).

Nous sommes "condamnés" à une Europe des Nations avec monnaie commune (qui est avec le dollar les deux seules monnaies d'échanges et de dépôts Internationale), projets communs, armées intégrées, etc.

Devant les monstres internationaux qui arrivent (les BRIC ou Brésil, Russie, Inde, Chine), la France ne pèse plus rien ou si peu vis à vis de ce qu'elle fut. Reste pour le moment nos engagements militaires avec la Grande-Bretagne qui reste une armée digne de ce nom. Cela reste léger quand même devant les nouveaux défis qui arrivent.

Si je vous racontais ce que j'ai vu au sein de mon groupe US au moment de la guerre du désert, vous seriez épouvanté ! J''avais - sur notre ancien forum - posté a ce sujet !

 

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Il y a 1 heure, Janmary a dit :

Mr le Drian fut un super ministre de la défense. Et même beaucoup plus que cela puisqu’il a rajouté les ventes d'armes de notre Rafale (et ce n'est pas rien !) a son cursus et des rapports privilégiés avec nombres de décisionnaires dans divers pays. Ce fut et il reste un poids lourd dans le cadre de l'activité qui lui fut dévolu. Je regrette effectivement son départ de ce poste et de cette fonction.

Oui, je pense que beaucoup de personnes sont de cet avis. Mais Mr Le Drian avait annoncé depuis longtemps sont souhait d' arrêter cette fonction ( qui doit être, reconnaissons le harassante ).

Il y a 1 heure, Janmary a dit :

Après tout, nous avons déjà eu une ministre femme à ce poste (la célèbre Hélliot-Marie)

Oui et Mme Halliot Marie s' en était bien sortie.

Comme pour tout ministère, c' est à la manière de résoudre les crises que l' on pourra juger de l' efficacité de notre nouvelle ministre et de ses conseillés.

Il y a 1 heure, Janmary a dit :

L'armée Française étant arrivé en bout de potentiel financier par le déficit des finances (et le réarmement de toutes les puissances Russes, Chinoises dont nous ne pouvons pas suivre le mouvement) , matériels (anciens et presque obsolète pour les forces terrestres et de supports aériens tels les hélicoptères comme au Mali), technologiques (pas de renseignements technologiques qui sont fournis par les Américains au Moyen-Orient), etc.

Il y a effectivement du travail, sans compter le fait de maintenir notre puissance de dissuasion nucléaire, c' est pour cela que le Président veut augmenter le budget de la Défense, nous verrons si il y arrive. Mais nous pouvons le souhaiter.

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Bonjour,

Désolé Hernanf... Pourtant j'ai regardé trois fois pour être sûr !

Pour ce qui est du matériel Bouchon-Gras, c'est en cours (grâce, notamment, à Jean-Yves Le Drian), cf. la partie innovation technologique du forum (HIL, PLFS, JAGUARs...).

En revanche Janmary, j'ai plus de problème avec une armée Européenne. Des gardes frontière, ou douaniers Européens d'accord. Mais l'armée ! Notre indépendance nous permet de décider où l'envoyer et dans quelle conditions. Une Défense européene submergerait nos soldats (désormais la plus puissante armée) parmi 4000 polonais, 3000 suédois, 5000 ukrainiens (chiffres donnés au hasard) et on se retrouverait avec du matériel, des hommes, devant obéir à d'autres parceque ils sont au total plus nombreux... Et que dire si les pays d'Europe de l'Est retombe sous influence russe. D'autant qu'il faudrait les déplacer en Ukraine par exemple, si les chars avaient envie de s'avancer un peu. Et là ce n'est pas l'Europe qui sera accusée, ce sera la nationalité du soldat qui a dit non aux Russes... Pas une bonne idée !

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L'armée Européenne se résume à une armée Franco-Allemande, soutenu par les Britanniques.

Tous les équipements, règles de combats, d'engagement, etc.etc. sont issus du corps Franco-Allemand et de l'OTAN.

IL y a longtemps que l'indépendance Française n’existe plus malgré une dernière tentative du Président Charles de Gaulle.

La plupart de composants électroniques sont américains dans tous les domaines militaires y compris stratégique. Le RADAR du rafale est un radar américain modifié et fabriqué en France (donc "Français") et c'est mon entreprise qui a géré tout ce processus (Litton Precision Product). Les Chars Leclerc ont des composants américains tels que les moteurs pas à pas, etc.etc.

Bien malheureusement, parler de notre indépendance est une illusion. Nous devons êtes intégrés dans le cadre d'une monnaie commune (Euro) d'un armement commun (en collaboration entre pays Européen tel le Transall, l'Atlas, l'Alpha-Jet, etc.), d'une armée commune avec un État-major commun, etc.

Peut-on concevoir les 50 États américains avec des monnaies différentes, des armées et du matériel différent ? Non. Bien sur. Les USA seraient une somme de petits pays dont les pays limitrophes s'en seraient appropriés.

 Intégré , nous avons toujours nos décisions en propre. Rien ne change. Nous restons décisionnaire de nos engagements. Airbus est un succès parce que le fruit d'une coopération Européenne avec un Euro commun.

Notre souci c'est la langue véhiculaire !

Votre interprétation des dangers de l'Est est une vision totalement inexacte des réalités. Que veut la Fédération Russe et son Président Poutine ? Répondre à cette question, c'est comprendre une partie du jeu des superpuissances.

Nous voyons que l'OTAN et le USA ont profité de l’effondrement Soviétique pour "annexés" tous les pays du bloc satellite de l'Est à l'OTAN (pays Baltes, Pologne, les Balkans, etc.). Fureur des Russes qui veulent recréer leurs puissances passées..

Nous avons du fait des matières premières Russes, intérêt de négocier avec ces derniers. Chose faite par la République Fédérale Allemande avec le gaz de Sibérie transportée par pipe-line sous la Baltique et l'engagement de la RFA et Français que l'Ukraine ne serait pas intégré à l'OTAN.

Quand notre Président Nicolas Sarkozy a été négocier avec le Président Poutine concernant l'Ukraine et à parlé d'Histoire, des droits de l'homme, etc. le Président Russe a éclaté et à demandé ce que représente la France vis à vis de la Fédération Russe et il a mis ses deux doigts en les pinçant et en disant = "La France ? Ce n'est rien ! Je l'écrase  !" Tout le monde à cru que notre Président avait trinqué la vodka avec le président Russe au vue de son visage lors des photos alors qu'il s’agissait d'un camouflet diplomatique(rapporté par l'Assemblée Européenne). Nous n'avons plus la puissance pour notre politique tel que nous l'avions sous Napoléon, avant 14-19 et en possession de notre Empire.

Nous sommes un pays de 60 millions de personnes dans un monde de plusieurs milliards d'homme avec des puissances économiques et militaires qui montent en puissance. Et nous voyons bien notre limite  dans nos engagements extérieurs ou nous demandons à la RFA (parfois aux Britanniques) un soutien logistique et un engagement sur le terrain qui celui-la n'est jamais obtenu et pour cause (Les Français se sont mis tout seul dans la "muise" avec la Libye, alors qu'ils se débrouillent). Ces deux pays ont été opposés à notre intervention - sur le fond - en Libye).

Le fait d'avoir travaillé dans un groupe américain et à l'Internationale m'a édifié. sur la réalité des réalités et des auto-satisfactions que nous débitons sans cesse. Malheureusement, il n'y a que nous même pour y croire.

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Bonjour,

Il y a 8 heures, Janmary a dit :

sur la réalité des réalités et des auto-satisfactions que nous débitons sans cesse. Malheureusement, il n'y a que nous même pour y croire.

Bien que ça ne soit pas apparu dans mon message, je suis tout a fait d'accord avec vous sur ce point. Personne n'est indépendant, il y a juste des degrés de résistance (dans le temps). Imaginons qu'un jour tous les pays arrêtaient d'acheter des produits américains, le pays s'effondrerait (guerre civile, émeutes, exodes). Mais les USA "tiendraient" peut-être trois semaines là où la France ne tiendrait que trois jours. De même, si un pays se montrait hostile envers nous, ou que la situation nécessitait que l'on soit hostile envers un Etat, notre indépendance nous accorderait plus de temps pour réveiller les alliances, minimiser, si besoin, les comptes à rendre à nos alliés, éviter que l'ennemi n'en crée, mieux nous préparer. Par exemple, une "France indépendante" pourrait refuser à certains pays de s'installer sur nos bases (même s'ils participent aux frais ou qu'ils nous proposent autre chose). De même, cela nous permet de garder notre indépendance politique vis à vis des autres pays d'Europe. [J'avais des choses à rajouter mais cela viens de m'échapper:Angry@2x:]

Il y a 8 heures, Janmary a dit :

une armée commune avec un État-major commun

 

Il y a 8 heures, Janmary a dit :

nous avons toujours nos décisions en propre

Avez-vous conscience qu'il y a un paradoxe ici ? Je n'apprendrai à personne de l'équipe du forum, et surtout pas à vous, que l'armée obéit à son Etat-Major. Une armée européenne n'est pas juste une partie détachée de l'OTAN dont les troupes sont localisées en Europe. C'est l'armée de l'Union Européenne, auquel cas on ne peut diplomatiquement refuser un pays de s'y joindre et les membres seraient même obliger d'y participer. Imaginez le cas de situation le moins "intégrant" : seule une partie des Armées sont soumise à l'Etat-Major Européen, l'autre reste sous la direction de son gouvernement propre. Si le Chef d'Etat-Major Européen devenait (il faudrait bien qu'il change, pourquoi pas en même temps que le président du parlement) justement (mais pas uniquement pour ce cas de figure, d'autre pays peuvent mener à cette fin) Ukrainien. Si la Russie se mettait en tête d'avancer un peu au-delà de la Crimée, l'Etat-Major concentrerait bien évidemment des forces sur cette position, et nos soldats se retrouveraient à tirer sur des Russes, qui, malgré le drapeau Européen mettrait en avant : "Ce sont des Français qui nous tirent dessus". C'est là que le fameux écrasement arrive. Cela nous empêcherait d'avoir le soutien nécessaire (puisque privé de la moitié) pour déployer l'autre moitié en OPEX, où nous le voulons.

Il y a 9 heures, Janmary a dit :

Notre souci c'est la langue véhiculaire

Ce sera toujours l'Anglais, comme partout.

 

Il y a 9 heures, Janmary a dit :

Fureur des Russes qui veulent recréer leurs puissances passées

Les territoires et la population amène la puissance, et plusieurs démonstrations (dont la Seconde Guerre Mondiale) nous ont prouvées que dès qu'une personne apparait avoir une puissance un peu trop supérieure à une autre, les gens mitoyens se rangent du côté du plus puissant (mais c'est le même principe qui a poussé l'homme de la Préhistoire à fonder des sociétés), augmentant ainsi sa puissance de manière exponentielle.

 

Il y a 9 heures, Janmary a dit :

engagement sur le terrain qui celui-la n'est jamais obtenu

Ce qui montre que nous ne sommes pas indépendants.

 

Il y a 9 heures, Janmary a dit :

Le fait d'avoir travaillé dans un groupe américain et à l'Internationale m'a édifié

Les relations internationales (que ce soit de travail ou autres) et le mélange des cultures sont toujours très enrichissant. Mais les Etats-Unis n'ont ils pas un point de vue semblable aux notre mais en plus exagéré (plus tranché, plus "net") ?

 

Que l'Union Européenne fasse voter un accord militaire obligatoire à tous les Etats memebres, c'est une excellente chose. En revanche, si l'on s'approche trop de L'Etat-Major commun... Une Europe de la Défense serait beaucoup plus efficace pour les engagements hors Europe (avec les Etats-Unis par exemple), simplifiant ainsi les prises de décisions, les déploiements... Mais de manière interne, je ne pense pas que cela nous permette une réelle progression, surtout lorsque l'on voit une montée des extrémismes partout en Europe, conséquence d'une volonté (selon moi absurde) des peuples de revenir à ce qu'ils étaient avant, seuls. Pour préciser : si quelqu'un est assis seul dans un coin et que vous le tirez d'un seul coup au milieu du monde, il aura d'autant plus envie d'y retourner et même, au passage, de vous faire comprendre que vous ne devez pas le retenter (et je parle en connaissance de cause).

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Le corps principal de bataille est prévu pour être Franco-Allemand dans le cadre Européen. Les Britanniques se réservant le droit de soutenir ou pas une intervention Française actuellement ou d'une armée Européenne par la suite.

L'armée Européenne sera d'abord Franco-Allemande avec un État-major commun qui devra avoir l'accord des deux gouvernements pour agir. Pour que cet État-major puisse prendre une décision "Européenne", il faudrait que nous soyons un pays unique avec un gouvernement unique, des lois économiques,sociales et de droits identiques ! Et c'est loin d'être le cas...si cela arrive un jour.  Pour l'instant seul l'Euro est commun (monnaie commune ce qui est insuffisant car non soutenu par un gouvernement au moins autour de la zone Euro).

Les autres contingents (Polonais, Espagnol, etc.) seraient des unités considérés comme additionnelles et intégrés dans un conflit particulier car ces pays désirent conserver leurs forces armées sauf des contingents attitrés dans une armée Européenne.  Pour les Italiens, c'est la marine qui serait dans ce cas de figure car de haute efficacité dans le cadre de l'OTAN.

Il fut beaucoup question de réaliser une armée Européenne sur la base de l'OTAN, c'est à dire sans les Américains. Les problèmes furent nombreux tel que le  "parapluie nucléaire américain" et que deviendrait la Force Nucléaire de dissuasion Française (nous voulons la garder pour nous et pas la partager en divers commandements), etc.

En fait, la réalisation d'une armée Européenne est calquée sur l'intégration de nos armées à l'image de l'OTAN. Nous aurions - nous Européens - en charge les décisions nous concernant et non plus les Américains, (tel l'intervention dans les Balkans) qui a laissé des traces dans plusieurs conflits. Les conflits armés que les Américains ont engendrés ne sont pas obligatoirement notre cause (voir toute l'Histoire e la politique des USA et du Moyen Orient).

Il faut savoir que les Américains depuis la Grande crise de 1929 et les décisions de Roosevelt d'intervenir dans le conflit contre le militarisme Japonais et le nazisme pour des raisons purement stratégiques pour le premier cas et économique pour le second cas, ce qui fut réalisé par l'Empire Japonais (attaque de Pearl Harbor) et Allemand (malgré les provocations des USA pour entrer en guerre, c'est en définitive Hitler qui déclara la guerre aux USA).

Je vais ajouter une note concernant le sujet économique du pourquoi sur les raisons - économique - du conflit entre le régime nazie et les "Anglo-saxons". A venir.

Alors aujourd'hui, si les USA sont la première puissance, ils le doivent à ce second conflit mondial.Le communisme fut la terreur à l'intérieur (sous Staline particulièrement) et la guerre à l'extérieur (revoir l'Histoire à ce sujet) pour exporter le communisme.Pour les Américains se sont les deux lobbys pétrolier d'une part et de l'armement d'autre part qui gèrent leurs économie et leurs politique, le tout enveloppé de justificatifs avec les mots "libertés". Pour mémoire l'Iran dans la fin des années 40, plus récemment l'Irak avec Sadam Hussein, l’Afghanistan avec les passages des pipe-lines pétroliers interdit par les Talibans, etc.etc.

Le problème c'est que nous avons pas du tout les mêmes objectifs en tant que pays Européens vis à vis des USA. Mais leur puissance font qu'ils dictent leurs conditions et qu'ils sont pour nous la protection (diplomatique et OTAN) de nos libertés. Depuis longtemps, nous essayons de nous affranchir - au moins partiellement - de cette tutelle.

Les Américains ne désirent plus du tout le développement de l'Europe (voir le nouvel représentant américain auprès du Institutions Européenne) et les Britanniques avec le Brexit vont dans ce sens. Il est donc fondamental pour nous Européen d'être beaucoup plus autonome dans tous les concepts Constitutionnels, monétaire, diplomatique et politique, forces armées; etc.,

C'est tout l'enjeu du débat ! Le Président Roosevelt a voulu réorganiser le monde (voir le livre de son fils = Mon père m’a dit) et aujourd'hui, la politique des USA qui à amené à considérer l'Arabie Saoudite comme fondamental pour leurs sécurité (et leurs sources d'approvisionnement pétroliers par des accords de défense dès 1944/1945 par le Président Roosevelt lui même en déplacement au retour de Yalta) avec des accords incroyables entre ces deux pays au détriment de toutes relations autres dans le monde Arabe;

Ce sont les USA eux mêmes qui ont engendrés par contre coup le terrorisme Islamique avec Al Quaïda et Oussama Ben Laden. C'est admis aujourd'hui par le Congrès Américain. Reste les fautes d'intervention envers "le monde Arabe" qui se croit toujours la cible des occidentaux. Il y a des maladresses politique et militaire qui se payent cher.

Je suis allé plusieurs fois aux USA a titre professionnel et j'ai pu avoir de bonnes relations avec des membres de mon groupe. mais nous ne sommes pas obligés de suivre la politique de ces derniers les yeux fermés. Avec "Tempête du désert" (ou nous avions engagé une division "daguet", temps heureux ou nous avions des effectifs), nous devions avoir la reconstruction du réseau téléphonie Irakien par Alcatel. Rien. Bras d'honneur.

C'est à nous de tenter de survivre et de développer cette Europe qui est devenu une puissance majeure internationale. Pas de marche arrière. Nous ne le pouvons pas.Ou alors, c'est le retour au niveau de "petit" État vis à vis de l’Internationale.

Nous avons bien échangé. Je vais poster l'analyse concernant le pourquoi (vue sous l'angle économique) du conflit de la seconde guerre mondiale.

Janmary

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C'est un extrait du mémoire que j'avais soutenu pour ma formation d'économie politique et déjà cité ici même il y assez longtemps maintenant.

 

Les problèmes économiques ont souvent une importance cruciale dans les guerres.

La seconde guerre mondiale n’y à pas échappée.

 

I° - A la fin de la 2° guerre mondiale, il y eu le procès de Nuremberg en 1946 par les alliés  Américains, Britanniques, Français et Soviétiques, pour connaitre et juger tous les agissements et responsables du régime nazi de l’Allemagne de 1933 à 1945 au titre de crimes de guerres et de crimes contre l’humanité qui sont imprescriptible.

Les attendus du tribunal ont été édités en 26 gros volumes.

Très peu d’auteurs ont jugés bon d’écrire un ouvrage sur la question.

Deux livres, à ma connaissance, ont été édités en langue Française.

 

§ Les secrets de la guerre dévoilés par Nuremberg

   Par Raymond Cartier     (qui à suivi une partie des débats) et qui écrivit de nombreux livres.

   Chez Fayard 1946         (donc écrit avant la fin du procès).

 

§ La conduite de la guerre de 1789 à nos jours

   Pr J.F.C Fuller

   Editions Payot 1963

(Livre réédité en 1990).

 

L’auteur - J.F.C Fuller - est le seul qui évoque et parle de la guerre économique de ce conflit !

Général (1878-1966), il est classé parmi les grands stratèges et critique militaire.

Il fut l’un des rares, avec Liddell Hart, en Grande-Bretagne, à élaborer et soutenir le concept de formations blindées autonomes agissant de concert avec les unités d’infanterie motorisées et l’aviation sous formes de percées et d’enveloppement des unités ennemies.

 

II° - Ces conceptions furent bien mis en évidence par le général Guderian – encore un descendant de Huguenot Français -  promoteur de l’arme blindée en Allemagne et qui démontra en France (le coup de faux dans les Ardennes élaboré par le général von Manstein) et par ses manœuvres stratégiques en Union Soviétique (ses divisions « Panzers » combattirent même en  contresens / contre courant ou retour vers ses lignes à travers les forces ennemies ainsi encerclés – à front renversée donc- afin d’assister l’infanterie allemande qui ne suivait pas le rythme, du fait de ses rapidités pour les percées du front et l’enveloppement des grandes unités soviétiques) qui aurait pu emmener les forces nazies à Moscou si Hitler n’avait pas suspendu cette offensive en redonnant deux axes d’attaques, à savoir Leningrad et l’Ukraine, ce qui fut fatale- entre autre - pour les Allemands à l’Est.

 

Ses ouvrages sont nombreux (et de lecture facile) et considérés comme source des plus fiables. Comme les 3 volumes suivant =

 

§ Les batailles décisives du monde occidental (Volume I, II, III)

Collection Stratégie

Berger-Levrault1981

 

Information sur J.F.C Fuller  =  http://en.wikipedia.org/wiki/J._F._C._Fuller

 

 

III° - Le but de la guerre d’anéantissement de l’Allemagne nazi contre l’Union Soviétique fut la guerre économique justifiée par Hitler pour le blé d’Ukraine, les industries du bassin du Donetz et le pétrole du Caucase nécessaire à l’Allemagne. Ressources insuffisantes pour le régime nazi  et l’Union Soviétique à l’en croire ce dernier. A ce titre, Hitler avait décidé et planifié l’anéantissement de plusieurs millions (30 millions pour être exacte !) de citoyens Soviétiques,  des populations Slaves aux mêmes titres que juives et tziganes au fait de personnes inutiles à « entretenir » ! C'était donc la guerre totale en particulier pour «l’espace vital à l’est » ou « Lebensraum ». (Option citée lors du procès de Nuremberg relatant les propos d’Hitler du 16 aout 1941 lors d’une conférence d’État-major relative à la guerre à l’Est et des règles à appliquer aux populations).

 

 

IV° - Nous savons maintenant avec l’ouverture d’archives officielles américaines et britanniques sur ces périodes, que les courriers échangés entre le Président Américain et Sir Winston Churchill qui fut Premier Lord de l’Amirauté Britannique, indiquaient que ces deux hommes politique avaient décidés de combattre le régime nazi pour deux raisons essentielles dès cette époque (et rapporté dans les ouvrages de J.F.C Fuller).

 

>  Le fait que Hitler avait imposé en 1933 les règles économiques suivantes (qui permirent de passer de 6 millions à 1 million de chômeurs dans le pays en 2 ans) =

 

§ De refuser les emprunts étrangers avec intérêts,

§ De fonder la valeur de la monnaie Allemande sur la production et non sur l’or,

§ D’obtenir des marchandises d’importation par l’échange direct – le troc – et de financer les exportations si nécessaire,

§ De mettre fin à ce que appelait « la liberté des changes », c’est  dire de jouer sur les monnaies et de faire passer des fortunes privées d’un pays à l’autre en fonction de la situation politique,

§ De fabriquer de l’argent au lieu de s’endetter en faisant des emprunts, quand on disposait de la main d’œuvre et de matières premières,

§ De créer un  «espace vital à l’est » ou « Lebensraum » avec extermination des populations dites « inutile ».

.

 

Comme le mécanisme de la finance internationale reposait sur les prêts avec intérêts consentis aux nations en détresse économique, les décisions d’Hitler la vouaient à la ruine.

Si on laissait faire, d’autres nations suivraient probablement son exemple, et quand tous les gouvernements ne possédant pas d’or échangeraient directement  leurs marchandise, non seulement les emprunts cesseraient mais l’or perdrait son pouvoir et sa raison d’être, et les préteurs d’argent devraient fermer boutiques.

 

 

V° - Cette menace financière faisait courir un grand risque tant aux États-Unis qu’en Grande-Bretagne. La crainte des investissements et le sort des entreprises Anglo-américaines en Allemagne du fait de la politique économique de Hitler fut grande, bien que par la suite  lesdites  entreprises ne furent jamais bombardées par les alliés durant la guerre en Allemagne, certaines appartenaient au grand père de l’ex-président Bush et à IBM (ou International Business Machines) qui furent les premiers ordinateurs à cartes perforées grâces auxquelles le système nazi géra tous le système de déportation des camps entre autres. Nombre d’accords tacites existant entre les grandes entreprises américaines et les nazis.

 

IBM et L’Holocauste

Par Edwin Black

Chez Robert Laffont 2001

 

De 1933 à 1936, Hitler avait réduit le nombre de chômeurs de 6 à 1 millions.

Pour les américains, la parole vint de Samuel Untermeyer, un riche mandataire de New-York lança « la guerre sainte » au National-socialisme et demanda le « boycott des marchandises et des transports Allemand ».

 

En 1934, Cordell Hull, secrétaire d’Etat Américain (équivalent de ministre des affaires étrangères) lors de la signature du traité commercial international, exigea que nulle entrave ne  fût appliquée par le contrôle des changes, les monopoles gouvernementaux et le système de troc.

 

Pour Sir Winston Churchill – Premier Ministre Britannique - qui s’est confié au général américain Robert E.Wood =

« L’Allemagne devient trop forte, il nous faudrait l’écraser » Il est bon de rappeler que la politique étrangère Britannique à toujours jouée sur les États Nations pour assurer ses intérêts et sa suprématie en divisant ses principaux concurrents dans les domaines politique, économique et militaire.

 

Puis vint 1937 avec une nouvelle crise économique avec l’approche de l’élection Présidentielle américaine et le discourt du Président Roosevelt sur la « quarantaine internationale des agresseurs » en parlant de l’Allemagne et du Japon.

 

 

VI° - Ce ne fut donc pas le génocide juif en tant que tel, connu à cette époque, qui fut le but de l’intervention en guerre de l’Empire Britannique et de l’Amérique ou même le coté moral, mais c’était d’abattre le régime nazi pour le coté économique particulièrement dangereux qu’il représentait pour ces deux puissances, sans compter, bien sur, les germes que représentait le nazisme avec les premiers camps de concentration, la main mise sur l’État de la Tchécoslovaquie, de l’annexion de l’Autriche, et Hitler lui-même, avec son attitude  belliqueuse rendant la guerre inévitable, en particulier après la Pologne, la France et la bataille d’Angleterre.

 

Et comme le voulait ledit régime nazi quand à lui, c'était la guerre totale en particulier pour « son espace vital à l’est » ou « Lebensraum », tout était prêt pour un nouveau conflit mondial. !

 

Le Président Roosevelt qui avait fait promesse électorale de ne pas intervenir dans les futurs  conflits, mais qui recherchait tous les prétextes pour intervenir (loi pré-bail, escorte des convois de cargos américains dans l’Atlantique, occupation de l’Islande, etc.) tant avec l’Allemagne qu’avec le Japon, fut exaucé, car ce fut l’Allemagne qui déclara la guerre (avec l’Italie) aux USA, puis le Japon le 6 décembre 1941 en attaquant Pearl Harbor (un dimanche) mettant en marche une puissance économique majeure.

 

 

VII° -.Une guerre mondiale de 55 millions de morts (estimation) dont 21 millions (estimé) de morts en Union Soviétique (13,6 millions de civils et 7,7 millions de militaires), de 6,4 millions de Polonais essentiellement des civils et de 7 millions d’Allemands (3 ,8 millions de civils et 3,3 millions de militaires) !

 

Avec pour corolaire, une Europe coupée en deux, un nouvel État totalitaire et la ruine présente partout hors États-Unis.

 

Reste bien entendu - outre les morts - les sacrifices, les dévouements et les « larmes et le sang » suivant l’expression de Sir Winston Churchill.

 

Les champs de bataille de Normandie nous le rappelle en cet anniversaire des 70 ans du débarquement.

 

Cordialement.

Janmary

 

 

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Ce mémoire, tapé a la machine a écrire, était relatif aux réformes é effectuer sur le plan économique et financier dans notre pays pour relancer l'économie et diminuer le chômage.

Il y avait une assez longue introduction sur les divers systèmes de monnaies utilisés dans l'histoire (dont la partie affichée sur le post précédent par le système nazi).

L'étude ou j'avais passé beaucoup de temps à élaborer, puis vérifier avec les "Tableaux  de l'économie Française 1979" édité par l'INSEE" les calculs afférant aux propositions.

En gros, un employeur paye un salaire à ses employeurs (qu'il soit d'une entreprise privé ou d'une entreprise d’État). Il paye ainsi de 80% à 100% de complément en charges sociales suivant les salaires de ses employés. En fait, c'est un double salaire pour l'employeur Les charges salariales pour un employeur peut représenter - suivant les entreprises - jusqu'à 80% des bénéfices de l'entreprise ce le cas dans mon groupe américain en France)..

Le mémoire proposait de supprimer ces charges sociales et les "distribuer" non plus sur les entreprises, mais sur la communauté marchante et des échanges économique du pays, c'est à dire sur  la TVA d'une part, et d'autre part, sur la CSG.

Le calcul (pas si long que cela en définitive) a confirmé la véracité et la possibilité de cette soutenance de mémoire. Ce qui me valut d'être reçu. A ma grande surprise, plus tard, le Président Sarkozy avait projeté l'application de cette possibilité dans le cadre d'une Loi. Sur qui prouve que lorsque l'on réfléchit sur un problème, la solution s'impose et visiblement je ne fus pas le seul a soutenir cette proposition.

Les avantages pour l'entreprise sont une trésorerie retrouvée et  des déclarations administratives simplifiées. Depuis, j'ai développé - dans un cadre associatif économique - une amélioration de ce système en retournant sur cette partie sociale a faire honorer par la TVA et la CSG, une partie sous forme d’augmentation de salaires compensant le retour de 35 a 40 heures théoriques., car c'est aux employeurs de définir les heures travaillées dans leurs firmes, comme cela existe dans plusieurs pays Européen ou il n'y a pas de durée hebdomadaire fixé par la Loi.

Une autre proposition émanant de Michel Rocard consiste a baisser les heures de travail jusqu'à 32 heures (une plage de 32 à 64 h maximum) en baissant les taux de cotisations; Ce qui permettrait d'employer de façon  rentable des personnes qui aujourd'hui sont en recherche d'emplois ou plus simplement au chômage.

Contrairement à ce qu'a affirmé un Président de la République, "Nous avons tout fait contre le chômage", ce qui est faux puisque bien des pays Européens ont des taux bas. Mais nous sommes un pays des plus conservateurs ou l'administration est une force d'inertie considérable.

Voici de défini l'objet de ce mémoire. c'était mes réflexions sur des années de travail dans une grande firme de télécommunication (Alcatel), des déplacements internationaux (4 ans en Polynésie Française) et au sein d'un groupe américain de la défense (Litton) avec de nombreux déplacements en Allemagne et aux USA en qualité d'ingénieur (électronicien) des affaires.

J'ai passé un Master (un DESS Compétence partagée) d'informatique en 1999-2000 à l'Université de Tours, puis une licence d’économie politique, le tout par passion.

Pour information, c'est suite au confit en Algérie (1954-1962) ou j'ai servi que je me suis passionné pour la guérilla et que j'ai beaucoup écrit sur des forums tel que le notre actuellement (vous trouverez dans la rubrique Histoire " Politique internationale " deux grands sujets sur "De l'Afghanistan et de la guerre" et "De l’Afghanistan et de la guérilla", tentative d'explication à nos jeunes gens qui nous rejoignent)

J'écris beaucoup en histoire car né en pleine guerre en 1942,  ce fut une de mes premières passions dès l'age de 14 ans, et lors de mes déplacements (aux USA entre autre) j'ai toujours cherché des informations. Bref, je me suis régalé. Aujourd’hui je possède plus de 400 livres achetés en France et lors de mes déplacements à, l'étranger.

Janmary

( Modifié par Bouchon-Gras 49, le 24 mai 2017 à 19h48 )

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Impressionnant ! Je vais aller lire tes posts sur l'Afghanistan.

 

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Merci NexuGal. Mais ce fut et c'est toujours ma passion avec l'appui de 45 années de travail.

Par contre, j'ai omis un point important que je réalise en relisant mon mémoire.

Aujourd'hui, nous taxons le travail, ce qui est une erreur fondamentale. D’où ce mémoire portant sur ce sujet partiellement développé dans mon post précédent.

En fait il faudrait taxer le non travail et l'inertie. Je m'explique, Tout est partie de ce point.

En 1945, la France avait été tellement bombardé que les transports (entre autre et la SNCF en particulier) avait son réseau ferroviaire dans un état pitoyable. Comme les alliés avaient besoin de ce type de transport, les cheminots et le génie américain s’évertuaient aux réparations et les USA fournissaient même des locomotives (contre payement par la suite).

Mais la reprise économique ne pouvait pas repartir sans chemins de fer ! Et il n'y avait rien à transporter !

C'est alors, que le Directeur adjoint de la SNCF, (qui sera directeur par la suite) Mr Louis Armand, un homme exceptionnel,  ingénieur de polytechnique et des mines, résistant (arrêté par la Gestapo) dans le cadre de la "résistance fer", décoré, qui fit une carrière remarquable, académicien et rédacteur du rapport  avec Mr Rueff sur le futur marché commun, eut une idée des plus inusuel et que je qualifie même de génial..

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Armand_(ingénieur)

Il décida de taxer toute locomotive, tout wagon de fret (et tout wagon de voyageurs) qui ne roulaient pas et restaient immobilisés. La taxe avait été calculé pour être d'un montant plus élevé qu'un convoi (locomotive + wagons) se déplaçant à vide.

L'effet fut immédiat. Les trains circulaient de nouveau. Et, progressivement, les marchandises reprirent un tonnage de plus en plus élevé.

Je suis parti de cet événement pour développer le mémoire en question.

Cordialement à vous.

Janmary

 

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Bonjour, 

Très intéressant comme hypothèse. Mais on ne peut taxer un non-niveau de service. Toutes les entreprises touristiques, restaurants, etc. ne peuvent être taxées pour ce qu'elles ne font pas. De plus, avec le développement de la sous-traitance notamment à l'étranger, faudrait-il taxer le sous-traitant pour ce qu'il ne sous-traite pas où l'employeur parce qu'il ne fait pas sous-traiter ? Doit-on taxer un coiffeur (par exemple) au nombre d'heure pendant lesquelles un sèche-cheveux ne fonctionne pas ? Cela me paraît très compliqué, d'autant que 80% des Français travaillent en tertiaire...

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Il y a 1 heure, Archerlite a dit :

Très intéressant comme hypothèse.

Effectivement à méditer.

Le soucis est que contrairement à l' après guerre nos entreprises ne demandent qu' à partir ( les entreprises de base de matière première, les mines, la sidérurgie... ont quand à elle fermée non par manque de ressources mais par non rentabilité ).

J' aime bien l' exemple de la SNCF mais aujourd'hui taxer des trains qui ne tourneraient pas, ne serait il pas le risque de les voir réformer les dits trains afin d' en réduire le nombre au détriment de l' usagé ( des petites lignes ou des lignes dites non rentable ) ???

Difficile !!!

 

Pour en revenir à la Ministre de la Défense,

Le 23 mai 2017, le général d’armée Pierre de Villiers a accueilli la ministre des Armées Sylvie Goulard au CPCO, le centre de planification et de conduite des opérations.

Situé au cœur de Balard, le CPCO, à la fois état-major d’aide à la décision et centre de commandement, est connecté 7 jours sur 7 et 24h sur 24 avec l’ensemble des théâtres d’opérations. Il permet au CEMA d’assurer le commandement des opérations militaires, de conseiller le gouvernement dans le champ des opérations et de proposer des options stratégiques au Président de la République, chef des armées.

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( Source : CEMA )

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Très intéressant comme hypothèse. Mais on ne peut taxer un non-niveau de service. Toutes les entreprises touristiques, restaurants, etc. ne peuvent être taxées pour ce qu'elles ne font pas. De plus, avec le développement de la sous-traitance notamment à l'étranger, faudrait-il taxer le sous-traitant pour ce qu'il ne sous-traite pas où l'employeur parce qu'il ne fait pas sous-traiter ? Doit-on taxer un coiffeur (par exemple) au nombre d'heure pendant lesquelles un sèche-cheveux ne fonctionne pas ? Cela me paraît très compliqué, d'autant que 80% des Français travaillent en tertiaire...

Non. Hors propos. Ce n'est pas une hypothèse et cela n’a rien a voir avec des taxes à tous vents qui existent sur les commerçants et entreprises. Il s'agit d'opérer au niveau de l’État qui accepte de voir des grandes nationalisés qu'il a en charge de passer en dépôt de bilan (sidérurgie, charbonnage, textile, et plus récemment Crédit Lyonnais). Il s'agit de supprimer taxes et impôts pour qu'elles survivent et inclure une taxe pour orienter la politique voulut dans le sens imposé des marchés (voir les travaux de deux prix Nobel américain et français. Je vais afficher les travaux et noms de ces derniers. J'oublie toujours les noms.)  Ce que j'ai posté est évidemment fragmentaire .Le mémoire comprend deux cents pages !

Exemple aujourd'hui avec toujours la SNCF = Une partie importante de son parc ne roule pas. Voici des années et des années que le ferroutage (transport des camions et autres utilitaires par wagons de chemin de fer) est demandé. En suisse, aucun camion ne transite par ce pays autre que par chemin de fer. Interdiction. Alors, si nos législateurs imposaient la taxe indiquée pour tout wagon de "ferroutage" ne roulant pas et d'un montant progressif avec le temps, les sociétés de camions (de Belgique vers l'Espagne ou de l'Italie vers la Grande-Bretagne et vice versa) utiliseraient ce mode d'utilisation sous forme d'autoroutes ferroviaire. Je rappelle que le ferroutage  fut utilisé en France sur la ligne Bordeaux - Paris (les Halles ) dans les années 50 créé par le député maire Mr Chaban-Delmas  Les chauffeurs dormant la nuit du voyage dans un compartiment "nuit". C'est l’État qui mis fin à cette expérience.

 

À part défendre les fonds, quel pouvoir à le ministre de la Défense sur les armées ?

Énorme en fait.

Cela fut démontré par deux ministres plus particulièrement

> D'une part par Mr Pierre Messmer, sous la présidence du général de Gaulle durant le guerre d'Algérie (qui dura de 1954 à 1962). Il était ancien militaire et avait été à Bir-Hakeim entre autre, comme officier de la légion Étrangère  durant le conflit de la seconde guerre mondiale. Il a mené toute la politique des armées en conformités des options du Président de la République et ce fut lui qui mena la création de la Force de dissuasion sous la Présidence de de Gaulle..

> D'autre part, Mr le Drian, qui a été beaucoup plus loin que les fonctions de ministre des armées (ou de la défense) en commercialisant les Rafles aux divers pays et possèdent des contacts "décisionnaires" (dans le sens commercial et politique du terme) avec nombres de décisionnaires précisément dans de nombreux pays arabes.

Bien d'autres ministres ne se firent pas connaitre par des décisions particulières.

Pour les budgets, qu'il soit des armées, de l'économie, du travail, etc.etc. c'est Bercy (ministère des Finances) qui gère et qui commande en la matière.Et il faut de rudes combats pour modifier les pourcentages d'attributions aux différents ministères !

Le combat le plus épique fut celui du Ministre de la Culture (sous la Présidence de François Mitterrand)  - à qui l'on doit la journée de la musique repris en Europe - pour l'obtention d'un budget de 1% du budget disponible. Il obtint gain de cause après une "guérilla" avec le Président dont il était ami. C'est resté dans les annales !.

Par contre les pourcentages d'affectation en interne du budget (des armées par exemple) est généralement demandé parfois par le Président (dans le cas d'introduction de nouveaux matériels ou de décisions stratégique tel la Force de Dissuasion ou la construction d'un Porte-avions nucléaire, la relance des tirs nucléaires souterrains  à Mururoa, etc.), rarement par le Premier Ministre (qui évite les coups), le Ministre des armées qui doit affronté Bercy et la commission parlementaire avec son Président de groupe en charge des armées. Et ce n'est pas triste et les coups volent bas. Il faut avoir un esprit bien trempé pour affronter et rentrer dans l’arène.

Par analogie, tout a chacun affirme que c'est la Chancelière Allemande qui commande en Europe. C'est totalement faux ! C'est le ministre des finances qui décide (le nom est difficile à écrire) et le Parlement ensuite (arrêt du nucléaire au profit du charbon par exemple). Si la Chancelière refuse (ou propose une option non désirée), elle peut perdre sa coalition des soutiens parlementaire. En France qui un régime Présidentiel, c'est le Président qui mène le "jeu". C'est une force et aussi une faiblesse car c'est lui qui doit décider de tout et des réformes par exemple y compris celles des forces armées.

Janmary

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Bonjour,

Ce n'est effectivement pas une hypothèse, mais cela reste tout de mêmede la théorie (jusqu'à ce qu'un dirigeant le fasse appliquer). Mais par exemple, au niveau du ferroutage, il y a un petit problème. Depuis 1950 il y a eu un tout petit changement sur le déplacement des marchandises et des biens, l'Union Européenne ! La Suisse n'en faisant pas partie ils peuvent se se le permettre. Maintenant, l'Allemagne le fait-elle ? Ou l'Italie, l'Espagne ? Il doit bien y avoir une raison. De plus (et comme pour tout) on pourrait argumenter que s'il y a moins de camions, il y a moins d'argent pour entretenir les autoroutes, pourtant pas moins grandes, etc...

Pour en revenir à l'Europe de la Défense :

On ne peut pas considérer de contingents "additionnels". Vous ne pouvez pas aller voir un gouvernement et lui dire : "Je sais que ça fait X années que je fais la guerre sans vous, mais maintenant j'aurais besoin de faire tuer quelques-uns de vos soldats à la place des miens"... Ni les gouvernements ni les soldats n'accepteraient de servir à combler un manque. Soit on se propose de les aider n'importe quand ils le veulent (et réciproque) soit on ne peut rien leur demander (sous couvert de l'Europe en tous cas).

 

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Respectueusement, vous êtes complétement en dehors de la plaque Aecherlite.

> Les informations donnée ici-même sur sur l'Europe de la Défense sont issues des enseignements de la constitution , du fonctionnement du Corps franco-Allemand et des projections sur la constitution d'une armée dite "Européenne" suite à ces enseignements. A priori, la nouvelle ministre devrait reprendre les éléments de ces enseignements.

Quand aux transports Européen, dont la SNCF (et la Suisse qui n'a rien a voir du fait d'être hors Europe), vous n'avez visiblement pas étudié (ce n'est pas une accusation mais un simple constat sur des points particuliers)  du sujet ni pris le soin de calculer  les coûts itinérants aux transports routiers et ferroviaire. La France (l’État) à misé sur les TGV avec des coûts énormes et pas sur le ferroutage. Au parlement Européen, la Belgique et la Hollande sont prêtes a utiliser le ferroutage si la France ...utilise ce moyen pour les traversées de son territoire.!

Pour information, la première liaison ferroviaire Britannique,   Londres, le Channel, la Belgique, la France, la République Fédérale Allemande, la Pologne, la Fédération Russe (avec le changement d'écartement des voies), l'Oural par la voie du Transsibérien, la Chine et terminus à Pékin vient d'être réalisé. Parcours de 18.000 km, moins cher que l'avion et moins long que le bateau ! La longueur du convoi est exceptionnel. Les défis techniques furent innombrables (écartement des voies, signalisations différentes suivant les pays, traction différente suivant les États (y compris électrique), etc. C'est le problème des Chemins de Fer Inter-État résolus depuis , mais toujours en cours avec l'Espagne..

Ce forum à connu des membres divers et un nombre important de fins analystes. Ils nous ont quittés et  partis (souvent en mission outre-mer). Un forum est un lieu de débats pour apprendre également par des gens qui par leurs passés ont été partie prenante (conflit d'Algérie, chef de réseau numérique "Information" à Mururoa et Fangataufa, amis interprètes au Parlement Européen, etc.) ou ont côtoyés des gens d'exception  comme aux États-Unis (tel Larry M.Pistole, fils d'un pilote des "Tigres volants" en Chine ou en France comme, Michel Rocard dans un restaurant parisien), etc.

Cela s'appelle l'expérience. Et nous demandons qu'à la partager avec autrui et non échanger avec des membres apportant  des réponses à l'emporte pièce pour répondre. Nous avons échangés. Je retourne donc à mon activité dans le cadre de la rubrique des Spécialistes, Modérateur (que je fus sur l'ancien forum) et  Administrateurs.

Vous avez des sujets remarquables sur ce forum. Je vous engage à les étudier en particulier ceux postés par des personnes des plus compétentes dont nous espérons le retour.

Cordialement.

Janmary

 

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Les visites sur le terrain continuent :

31.05.2017

Après Sylvie Goulard à Rennes lundi, Emmanuel Macron chez les fusiliers marins et commandos de Lorient jeudi

eclair001.pngEmmanuel Macron est attendu jeudi matin dans le Morbihan. Le Président visitera d'abord le Cross d'Étel, puis il rejoindra la base des fusiliers marins et commandos de Lorient. Il assistera ensuite à des exercices de sauvetage à à bord de l'Abeille Bourbon. Enfin il rencontrera des professionnels de la pêche à Lorient Keroman.

Cette visite présidentielle en Bretagne fait suite au déplacement de Sylvie Goulard, au centre de la DGA (direction générale de l'armement) de Bruz.

Voici l'article consacré à la visite de la ministre des Armées et qui est paru dans nos éditions d'Ille-et-Vilaine ce matin:

goulard.jpg

 

( Source : Ligne de Défense )

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Bon, petite info :

Sylvie Goulard demande au Président de ne plus faire partie du gouvernement

eclair001.pngL'affaire des assistants du Modem au parlement européen vient de pousser la ministre des Armées à annoncer qu'elle ne souhaitait plus faire partie du gouvernement.

Voici le communiqué de Sylvie Goulard:
"Le Président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l’action publique, de réformer la France et de relancer l’Europe. Cette entreprise de redressement doit l’emporter sur toute considération personnelle. C’est pourquoi j’ai demandé au Président de la République, en accord avec le Premier ministre, de ne plus faire partie du Gouvernement. Dans l’hypothèse où l’enquête préliminaire visant le MoDem conduirait à vérifier les conditions d’emploi de mes assistants au Parlement européen, je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi et tout le travail que j’y ai accompli. La mission de défense impose une exigence particulière. L’honneur de nos armées, celui des hommes et des femmes qui y servent, parfois au péril de leur vie, ne sauraient être mêlés à des polémiques auxquelles ils n’ont aucune part. Sylvie Goulard".

 

( Source : Ligne de Défense du 20 juin 2017 )

 

Nous devrions connaitre prochainement ( demain normalement... ) notre nouveau ministre de la Défense euh... des Armées.

 

Quoi qu'il en soit, l'Elysée a confirmé que le gouvernement Philippe 2 serait formé mercredi, avant 18H00. Le Chef du gouvernement a levé un coin de voile sur cette nouvelle équipe, expliquant qu'il n'était "pas impossible" qu'elle comprenne de nouveaux membres venus des rangs des Républicains (LR).

( Source : Orange )

 

A demain pour la suite...

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    • Par Bouchon-Gras 49
      On en parle peu mais les personnels du Service de Santé des Armées sont partout.
      De la simple " bobologie " à du soin de guerre en passant par la visite d' aptitude...sans oublier la recherche.
      Que ce soit dans les grands hôpitaux militaire, le Val de Grasse ( qui reste emblématique et conserve les traditions ), Percy, Begin, Legouest, Deagenettes, Saint Anne, Lavaran, Robert Piquet, Clermont Tonnerre. Dans les unités ( infirmerie ) dans les zones de guerre, en OPEX...
      Déjà en 2014 les hôpitaux militaires étaient dans le collimateur :
      Pourquoi les hôpitaux militaires sont dans le collimateur du gouvernement
      Confronté à un objectif de réduction des dépenses, le ministère de la défense envisage la fermeture de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris.
      Le Monde.fr | 09.10.2014 à 16h22 | Par Alexandre Pouchard
      Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Ajouter Partager Tweeter
      image: http://s2.lemde.fr/image/2014/10/09/534x267/4503556_3_f706_confronte-a-un-objectif-de-reduction-des_3311b6f9de1fe4b67591586f5f0ed26e.jpg
      Connu du grand public pour accueillir les présidents de la République mais également des chefs d'Etats étrangers, l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris, est sur la sellette. Plusieurs sources du ministère de la défense ont affirmé au Monde que le gouvernement, confronté à une obligation de réduction de son déficit, envisageait la fermeture de l'établissement, qui se distingue dans le paysage hospitalier national.
      A quoi servent les hôpitaux militaires ?
      Leur mission prioritaire est de soigner les militaires blessés lors d'opérations de l'armée française, comme ce fut le cas ces dernières années avec les interventions au Mali ou en Afghanistan.
      Mais les hôpitaux militaires, que le ministère de la santé assimile à des centres hospitaliers et universitaires (CHU), peuvent également accueillir des patients non militaires, comme tout autre hôpital.   Combien de personnes y travaillent ?   9 La France compte neuf hôpitaux militaires. Ils sont répartis en deux catégories : les établissements « de premier rang » (Val-de-Grâce, Percy-Clamart, Bégin à Saint-Mandé, Toulon, et Marseille), qui forment le pôle d'excellence de la médecine de guerre, pour garantir aux armées leur capacité « d'entrer en premier » dans un conflit.
      les hôpitaux considérés comme de « deuxième rang » (Bordeaux, Brest, Lyon et Metz).
      Ils emploient au total 8 400 personnes, dont 680 médecins. Parmi eux, le Val-de-Grâce représente 800 employés de la défense, auxquels s'ajoutent les 700 agents travaillant pour les écoles de médecine militaire et le musée.
      La défense au régime drastique
      Si la plupart des ministères sont soumis à un objectif de réduction de leurs dépenses annuelles, la défense – troisième budget de l'Etat après l'éducation et la charge de la dette (31,4 milliards d'euros) et premier budget d'investissement public (17 milliards d'euros) – paye le plus lourd tribut. La dernière loi de programmation militaire (LPM), dessinant le paysage de l'armée française entre 2014 et 2019, prévoyait 6 milliards d'euros de coupes budgétaires en trois ans et une réduction des effectifs de l'ordre de 34 500 personnes d'ici à la fin de la décennie, s'ajoutant aux 45 000 déjà supprimés par la dernière LPM.
      Voir notre infographie : L'armée française à l'horizon 2020
      Le budget de la défensehors pensions, en milliards d'eurosBudget militaire (en euros courants)Budget militaire (en euros constants 2012)19801983198619891992199519982001200420072010201310203040Ministère de la Défense Lire aussi : Le budget français de la défense est-il en baisse depuis trente ans ?
      Ces réductions d'effectifs passent notamment par la fermeture de nombreux sites militaires. La précédente LPM prévoyait ainsi la fermeture de 83 implantations militaires et le déménagement de 33 autres, sur 471 sites existants, entre 2009 et 2016. D'autres sites ont été visés par la dernière LPM.
      Lire aussi : L'amertume des militaires face aux coupes budgétaires
      Une gestion financière longtemps critiquée
      281,3 Les hôpitaux militaires traînent une réputation de mauvaise gestion. La Cour des comptes avait publié en 2010 un rapport incendiaire, pointant notamment un déficit hors de contrôle : 281,3 millions d'euros pour l'ensemble des 9 établissements en 2009, soit « plus que le cumul des déficits de l'Assistance publique de Paris, Marseille et Lyon », notait le premier président de la juridiction financière, Didier Migaud.
      Le rapport évoquait également un taux d'occupation des lits bien en deçà de celui rencontré dans les hôpitaux civils, une activité chirurgicale au ralenti et une gratuité des soins un peu trop généreuse pour les militaires et leur famille – « les trois quarts des consultations [étant] sans lien avec le service des armées » – pour un coût de 10 millions d'euros.
      La Cour des comptes avait formulé 14 recommandations (page 92 du document) pour une meilleure gestion, tandis que Didier Migaud avait soulevé le débat :
      Dans son dernier rapport annuel, publié en février 2014, la Cour des comptes observe une amélioration de la situation, notant avec satisfaction que « la plupart des recommandations du rapport public thématique de 2010 sur le service de santé des armées (...) ont été mises en œuvre ou sont en passe de l'être ». Le déficit cumulé des établissements est ainsi passé de 281 millions d'euros en 2009 à 190 millions d'euros en 2012 et le taux d'occupation des lits a progressé de 52 % en 2010 à 61 % en 2013.
      Le Val-de-Grâce, premier de la liste ?
      Pour autant, la question du nombre d'hôpitaux militaires, elle, reste « non tranchée à ce jour », affirmait la Cour des comptes. La juridiction soulignait notamment que certains établissements allaient « nécessiter des investissements importants en matériels hospitaliers dans les prochaines années ». L'hôpital du Val-de-Grâce, notamment, aurait besoin d'une remise aux normes estimée à 250 millions d'euros.
      Comme nous le notions dans notre article du 8 octobre, le gouvernement va désormais devoir trancher entre trois hypothèses :
      la fermeture pure et simple du Val-de-Grâce une fermeture partielle une cession à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Mais cette dernière, confrontée à un fort endettement du secteur hospitalier public, considère qu'il y a déjà trop de lits à Paris. Selon nos informations, l'arbitrage de l'Elysée devrait intervenir « avant la fin du mois ». Pourrait ensuite être abordé le sort des hôpitaux militaire de « deuxième rang ».

      En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/10/09/pourquoi-les-hopitaux-militaires-sont-dans-le-collimateur-du-gouvernement_4503548_4355770.html#u2qDcPMwopKxSrOb.99
       
      Or avec la loi de programmation militaire, le SSA est resté dans l' oublie et risque une suppression de personnel :
      Budget : Déjà sous tension, le Service de Santé des Armées n’échappera pas à la réduction de ses effectifs
      Laurent Lagneau1 novembre 20170 Partager la publication "Budget : Déjà sous tension, le Service de Santé des Armées n’échappera pas à la réduction de ses effectifs"
       
       
       
      En 2015, la décision d’augmenter les effectifs de la Force opérationnelle terrestre (FOT) de 11.000 soldats a oublié un détail : le soutien nécessaire à ces renforts. Or, même si l’annulation, après les attentats de Paris et de Saint-Denis, des déflations de postes prévues au sein du ministère des Armées a donné un peu d’oxygène, il n’en reste pas moins que certaines spécialités sont sous tension.
      Ainsi en est-il du Service de Santé des Armées (SSA), qui a vu sa charge de travail augmenter, ne serait-ce que pour faire passer les visites médicales d’aptitude aux recrues de l’armée de Terre, tout en étant sollicité pour les opérations extérieures et intérieures.
      Or, le SSA a été oublié par la Loi de programmation militaire actualisée en 2015, ses crédits de fonctionnement et ses investissements devant être réduits de manière « significative » sur la période 2014-2019, avec à la clé plus de 1.600 suppressions de postes (sur 16.000).
      D’ailleurs, son directeur, qui était alors, Le médecin général des armées (MGA) Jean-Marc Debonne, avait prévenu que le SSA remplissait ses missions « avec de plus en plus de difficultés »En novembre 2016, la Cour des comptes, d’habitude si prompte à critiquer les coûts de fonctionnement des hôpitaux d’instruction des armées, avait tiré le signal d’alarme. Avec, qui plus est, un taux de projection sur les théâtres extérieurs toujours aussi élevé, les magistrats estimèrent que la « forte tension » sur les ressources humaines du SSA était de nature à « compromettre sa capacité à assurer sa mission dans la durée. »
      Actuellement, le SSA mène un plan de transformation « SSA 2020 », censé lui permettre de faire face à ces réductions d’effectifs tout en maintenant la qualité et son offire de soins. D’où la dissolution ou le regroupement de certaines structures, l’ouverture au sercice public, la différenciation entre les hôpitaux ou encore la simplification de sa gouvernance.
      Avec la hausse annoncée du budget du ministère des Armées (1,8 milliard en 2018 et 1,7 milliard par an jusqu’en 2022), le SSA aurait pu espérer échapper à la réduction de ses effectifs, d’autant plus qu’il lui reste à supprimer 150 postes en 2018 et 332 autres en 2019. Au mieux, il n’aura qu’un répit.
      En effet, lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense, le chef d’état-major des armées (CEMA), le général François Lecointre, a indiqué que les suppressions d’effectifs du SSA seront reportées sur les années 2020 et 2021.
      « Aujourd’hui, nous estimons cette réduction d’effectifs trop rapide, et nous avons choisi de la décaler dans le temps pour laisser toute latitude au SSA d’effectuer sa transformation », a expliqué le CEMA. « Alors qu’il était prévu de supprimer sur la période 2014-2019 1 608 équivalents temps plein – dont 150 en 2018, et 332 en 2019 –, nous reportons ces suppressions d’effectifs sur les années 2020 et 2021 », a-t-il en effet précisé.
      Pour autant, rien ne dit que l’activité du SSA sera moindre en 2020 ou 2021 qu’actuellement… Et les médecins, comme les infirmiers et les aide-soignants n’auront toujours pas le don d’ubiquité. Mais pour le général Lecointre, cette déflation de postes est « néanmoins indispensable » tout simplement parce qu’il y a des besoins dans d’autres domaines, comme le cyber et le renseignement.
      La Loi de programmation des finances publiques (LPFP), dévoilée en septembre, indique que « l’évolution de la masse salariale de l’État et de ses opérateurs fera l’objet d’une maitrise stricte », ce qui signifie que leurs effectifs « s’inscriront en baisse sur le quinquennat », sauf pour les ministères « stratégiques » comme « les Armées, l’Intérieur ou la Justice ». Les création de postes dans ces missions seront « compensées par des réductions d’effectifs plus importantes dans les autres domaines, selon les capacités
      d’optimisation et de gains de productivité identifiées. »
      Pour les Armées, 1.500 postes seront ainsi créés, ce qui est insuffisant pour répondre à la montée en puissance de certains domaines jugés prioritaires.
      « L’effort prévu par la LPFP est important, je le mesure, il est pourtant aujourd’hui inférieur aux besoins exprimés par la ministre des Armées et il va contraindre, en l’état, notre effort de régénération », a encore prévenu le CEMA. Et d’ajouter : « Nous devrons donc apporter une attention particulière à la reconnaissance des besoins en effectifs sur les plans quantitatif et qualitatif au-delà de l’horizon de la LPFP et à partir de 2023. »
      Toujours à propos des effectifs, le CEMA a critiqué les importantes suppressions d’effectifs subies par les Armées au cours de ces dernières années. « Je rappelle qu’entre 2008 et 2017, ces déflations ont représenté un volume de l’ordre de 50.000 militaires sur un total de 250.000 environ en 2008, soit une diminution de près de 20 % », a-t-il rappelé, en soulignant que les « soutiens » ont été « particulièrement concernés par ce phénomène ».
      « Le cadrage à plus 1.500 équivalents temps plein de la LPFP marque un début de prise en compte de cette situation. Les armées sont conscientes de l’effort que cela représente au moment où la fonction publique doit supporter des déflations mais j’insiste sur le fait que les armées ont subi des déflations trop importantes lors des deux LPM précédentes au regard de l’engagement que la Nation leur demande de soutenir », a conclu le général Lecointre.
       
      En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/11/01/budget-deja-sous-tension-le-service-de-sante-des-armees-nechappera-pas-la-reduction-de-ses-effectifs/#2f60GH4GQRgPu66w.99
    • Par Bouchon-Gras 49
      Une nouvel fois, la tambouille du militaire est sous la loupe des comptables afin de faire des économies ( ça me fais pensé à la pub pour le jambon où un jeune comptable explique au charcutier, qu' en mettant moins de ceci, moins de cela, ils feraient une économie de deux centimes par jambon... et l' autre de répondre que ça se prépare comme ça point barre ).
      http://www.opex360.com/2015/09/05/la-cour-des-comptes-veut-des-economies-sur-les-repas-servis-aux-militaires/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ZoneMilitaire+(Zone+Militaire)
      Depuis quelques années, lors de mon temps d' active puis de mes périodes de réserve, j' ai pu constater l' évolution du repas dans la Marine.

      Le Diner de l' équipage à bord d' un cuirassé vers 1890.
      La Marine, réputée pour ses chefs et ses bon repas ( d' où la nécessiter de faire du sport ), son service à table et ses couvert en argent et sa porcelaine de limoge ( uniquement pour les officiers ), son cambusard ( vin rouge ) et son tafia.

      La table du commandant ( Jeanne d' Arc )

      De grands vins pour représenter la France en escale et de bon menus :


      Et le service à la Française.
      Il y a encore quelques années ( pas si loin, tout de même ) où un repas à bord se décomposait comme tel, chacun dans son carré ; officier, OMS, OM et la rampe pour les équipages, ceux ci mangeant comme dans un self, pour les autres, après avoir dégusté un rafraichissement( une petite " binouze " ou du " jaune " le jeudi ) au poste entre collègues ou si l' on était pressé on passait à table, après avoir pris sa serviette personnalisé on rejoignait " sa table " ( table des mécanos, table des artilleurs... ) où le maitre d' hôtel venait vous présenter l' entrée, suivi du plat de résistance, accompagné du fameux cambusard extrait de la " touque " ( cubi ) afin d' être servi ( sans restrictions ) dans une carafe ornée d' une ancre comme il se doit dans notre Marine.

      Les cuisiniers à l' œuvre ( actuellement à bord )
      Le dessert était souvent une pâtisserie maison ( précisons qu' un " mauvais cuisinier ne restait pas longtemps dans l' affectation  ) , suivie d' un café accompagné de rhum brun acheminé en fut directement de la Martinique puis distribué dans les unités par les SAM ( qui n' existe plus ). Le repas terminé, chacun quittait sa place laissant le motel s' affairer à sa tache.

      J' oubliais de préciser que dans la matinée il y avait le fameux casse-croute et que pour les gars de quart la nuit était laissé du pain et des boites  pâtés Henaff ( le pâtés du mataf ), sardines... du chocolat et des biscuits.

      Le post ( bar ) OM sur le Dixmude ( actuellement )
      A terre,  après un passage à son " bar " ( bar OM / OMS, bar officier et foyer pour l' équipage qui était limité à deux bières par service ) ou pas, chacun passait à sa rampe et sa salle, hormis les officiers qui étaient encore servis à table.
      Le repas y était frugal et le fameux " cambussard " en libre consommation en bout de rampe mais ça ne choquait personne de voir nos gradés ( OMS ou " vieux " OM ) se resservir.
       
      Depuis quelques années la Marine, essaye de s' aligner sur l' Armée de terre ( ce qui n' est pas étonnant vu que tout est mutualisé afin de réduire les couts, eh oui toujours l' argent, le nerf de la guerre ).
      Donc à terre, si il y a bien encore une salle officier, une salle OMS et des salles OM / équipages, libre à chacun de manger où bon lui semble et avec qui il veut, sachant que ces salles sont ouverte surtout suivant les besoins, bref plus de séparation ( donc plus de promotion sociale, à mon gout ) le repas y est le même partout, sans plus de fioriture pour les uns que pour les autres.
      Une entrée froide ou chaude, un plat légume/viande ( exemple : si vous ne prenez pas la viande ça ne vous donne pas le droit à un deuxième dessert ) un laitage ( fromage ou certain yaourt ) un dessert ( pâtisserie ou crème dessert ou fruit ou glace ), eau à volonté, sinon toutes les boisson sont facturés ( soda, eau gazeuse et bien sur le vin ). Notre fameux " cambusard " et maintenant sous surveillance rapproché ( cadenassé ) et quiconque s' en sert un verre parait louche.
      Puis arrive le passage en caisse, une entrée, un plat un dessert... Ah vous avez pris un fruit ( pomme ou poire sortant du frigo, soit dur comme de la pierre, soit blette limite consommable ) ça ne passe pas vous avez dépassé de 10 centimes, vous remettez le fruit ou le pain !
      A Toulon, la spécialité locale c' est le riz, presque à tout les repas, les frittes le mercredi ( c' est le jours des JAPD ) mais dans l' ensemble ça reste correcte et bien plus copieux qu' au restaurant du personnel de l' hôpital où je travail.

      Un de mes plateaux lors d' une période en 2014
      J' ai aussi pu découvrir le " réfectoire " ( qui s' apparenterai plus à un grand restaurant du personnel ) d' une Base aéro, si les locaux et le matériel appartenait à la Marine, tout le reste était sous marché publique ( le personnel, le repas... ) et c' était très bien !
      A bord, les traditions sont restés de mises et ça fonctionne bien ainsi, comme partout la consommation d' alcool et sous surveillance et ( fortement ) réduite ( ce n' est pas un mal ), les jours de fêtes et les dimanches les repas sont améliorés.

      A bord d' un SNLE
      Les boites et gâteaux sont toujours mis à disposition du personnel de service la nuit.
      Sinon sur le terrain, c' est boite de ration ( les fameuses " rasquettes " ), c' est relativement correct ( il y a toujours de difficiles mais quand on a faim... )

      http://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/materiel-individuel-et-alimentation/rcir
      Voila pour la Marine, si ça a bien changé ( surtout à terre ), ça reste relativement correcte ( même si le repas du soir reste léger surtout le dimanche soir ).
      Je conclurais par cette constatation :
      Avant, beaucoup de chose était à volonté ( pain, fruits, boisson... ) et fort de constater que les plateaux repartaient loin d' être vide, il y avait un gaspillage monstre qui c' est certainement réduit ces dernières années.
      Le repas est resté tout de même un point fort de la Marine, surtout en mer.
      Pour l' Armée de terre et de l' air, je ne sais pas comment ça ce passe, ni comment c' est perçu par le personnel.