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Bouchon-Gras 49

Maitre chien, équipe cynophile.

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Depuis fort longtemps les maitres chiens, en équipe cynophile patrouillent avec les fusiliers marins.

Autrefois, ce certificat formaient des marins issus de toutes les spécialités est depuis quelques années il est rattaché à la spécialité de fusiliers marins.

"Aujourd'hui pour devenir maître-chien dans la Marine Nationale il faut s'engager dans cette armée pour la spécialité de “Fusilier marin” qui est ouverte aux jeunes âgés de 17 à moins de 25 ans, de nationalité française, titulaires d’un BEP ou attestant d’un niveau scolaire de niveau IV à III.
La formation se déroule à l’École des fusiliers marins de Lorient dont la mission est d’instruire l’ensemble des personnels “fusiliers marins” et “commandos”.
Le département des formations initiales instruit en vingt semaines les quartiers-maîtres fusiliers (QMF) et prépare ainsi au CAT (Certificat d’aptitude technique). Les fusiliers qui le désirent suivent ensuite une spécialisation complémentaire pour devenir maître-chien.

La cynotechnie Marine se compose de 220 maîtres de chiens fusiliers marins (pour mémoire : ce certificat est accessible à toutes les spécialités et au personnel féminin) et 260 chiens (trois spécialités : patrouille-pistage-intervention, aide à la recherche et à la détection de stupéfiants, aide à la recherche et à la détection d’explosifs)

Il y a 4 niveaux de formation (les formations ont lieu à Biscarosse, au 17e Groupement d’Artillerie, organisme support à vocation interarmées à l'exception de la formation initiale de conducteur de chiens organisée par la compagnie de fusiliers marins de Lann Bihoué et l’école des fusiliers marins).

- FSI (MMAITCHIEN) formation initiale de conducteur de chiens.

- FSE (CMAITCHIEN) formation d’aide dresseur.

- FS1 (CCONDUCYN) certificat de conducteur de groupe cynotechnique, permettant d’accéder à des responsabilités de chef ou d’adjoint d’un chenil.

- FS2 (CCYNSUP) certificat supérieur cynotechnique, permettant d’être chef d’un chenil de 12 équipes et plus, ou d’être adjoint cynotechnie à l’état major FORFUSCO ou d’être responsable de la cellule cynotechnique du commando KIEFFER."

Petit complément d'information aujourd'hui la formation de maître de chien, ce fait que dans la marine à l'école des fusilier marin avec les installations à la BAN de Lann-Bihoué.

Ce n'est plus ouvert à toutes les spécialité il faut absolument être fusilier marin.
Le droit à la formation est ouverte aussi bien aux personnels masculines que féminines.

Les thermes aujourd'hui sont:
C.OPECYN = certificat opérateur cyno, CEQUIPCYN= chef d'équipe cyno,et CEGROUPCYN= chef de groupe cyno.

BE =C.OPECYN (CTE)
BAT= CEQUIPCYN(CT1)
BS=CEGROUPCYN (CT2)

Demain il n'y aura plus des BAT CT2 ou des CT1 BS.

Et pour finir le C.OPECYN ne fais plus deux cours. Un pour le conducteur et le deuxième pour l'aide-dresseur, tous ce fais en un seul cours.

( Source : Maitres chiens de la Marine Nationale )

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Quelques belles photos pour illustrer leurs emplois,

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Comme en métropole, les sites militaires sensibles dans les DROM-COM font l’objet d’un dispositif de protection permanent. Aux Antilles, cette mission est assurée par les fusiliers marins des Forces armées aux Antilles (FAA).

FAA : Dans la peau d’un fusilier marin maître-chien

Jour et nuit, 24H/24H, 7J/7J, ils assurent la protection et la défense de la base navale et des bâtiments de la Marine nationale, en menant des patrouilles à terre et en mer.

Aux Antilles, les unités de fusiliers marins sont constituées en Éléments de patrouille et d’intervention (EPI) qui comprennent des cynotechniciens avec leur chien. Le second maître Gaëtan est maître-chien aux Antilles. « Je suis arrivé en août 2014. Dès mon affectation, on m’a attribué Irlos, un berger allemand de deux ans à l’époque. Étant donné son jeune âge, c’est moi qui me suis chargé de son dressage ».

Pour pouvoir assurer le dressage de son chien, Gaëtan a suivi une formation particulière. « Je suis entré dans la Marine nationale en janvier 2008 pour suivre tout d’abord une formation qui a duré 6 mois à l’école des fusiliers marins de Lorient. Ensuite, j’ai été affecté à l’île Longue jusqu’en 2014 avec plusieurs périodes d’instruction : 2 mois de formation « maître-chien » à Lann Bihoué, 2 mois également de formation « chef d’équipe fusilier » à Lorient, puis une dernière formation d’ « aide dresseur » à Biscarosse ».

Arrivé aux Antilles, Gaëtan et Irlos ont immédiatement appris à travailler ensemble. « Il faut qu’une relation de confiance s’installe entre le militaire et son chien car dans l’exercice de nos missions, nous ne faisons plus qu’un ». Pour cela, les étapes du dressage s’articulent en trois phases, explique le second-maître : « Le premier temps est celui de la familiarisation. Cela consiste à le sortir, le nourrir, jouer avec lui, établir un contact, etc. Ensuite, on passe à la discipline et à l’obéissance. Irlos a dû apprendre à n’écouter que mes ordres. Pour cela, plusieurs exercices sont pratiqués comme la suite au pied, le blocage couché, le saut ou encore le rappel. Enfin, la dernière étape du dressage est la partie dite mordante qui consiste à intercepter un individu au comportement suspect ».

Le quotidien de Gaëtan et Irlos, comme celui des fusiliers marins avec qui le binôme cynotechnique patrouille en permanence, s’articule aujourd’hui en phases de préparation opérationnelle, de mission de protection et de récupération. Ces cycles s’alternent entre les différents EPI, permettant ainsi une continuité opérationnelle, à toute heure du jour et de la nuit.

Pour conduire ces missions de patrouilles et de renforts en cas d’intrusion, les fusiliers marins doivent être toujours prêts à intervenir. La préparation opérationnelle permanente est donc essentielle et s’effectue par des entraînements réguliers au combat et au TIOR (Technique d’intervention opérationnelle rapprochée), des exercices d’intrusion avec déploiement du chien, de tir, ou encore des techniques d’intervention dans le cadre de visites de navire suspecté d’activités illicites, telles que le trafic de stupéfiants.

La Marine nationale compte 1500 fusiliers marins qui assurent des missions de protection des sites stratégiques, en métropole, outre-mer et à l’étranger, mais aussi des missions de protection des bâtiments de la Marine déployés en mission ou en opérations extérieures et des navires civils sensibles qui transitent en zone d’insécurité.

Les Forces armées aux Antilles (FAA) garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le Théâtre Antilles-Guyane, en coordination avec les Forces armées en Guyane (FAG). Les FAA conduisent deux missions principales dans la zone : la lutte contre les trafics de stupéfiants en haute mer ainsi que l’assistance et le secours à la population lors de catastrophes naturelles.

FAA : Dans la peau d’un fusilier marin maître-chien


Sources : État-major des armées

 

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Publié le 25 Juillet 2013 à 09:44

À Lorient, l'état-major de la Force des Fusiliers Marins et Commandos (FORFUSCO) écrit la doctrine et dresse la palette de compétences et d’employabilité des chiens dans la Marine nationale et au service du commandement des opérations spéciales. Tour d’horizon de la filière «cynotechnie».

Traditionnellement mascotte à bord des unités de la Marine, le chien devient vraiment actif au cours de la Guerre d'Algérie. Délaissé par la suite, il réapparaît lors de la création de la Force océanique stratégique, puis une cellule est créée en 1980 au Commandement des fusiliers marins (COFUSMA). Depuis, la FORFUSCO définit la politique générale d'emploi et fixe les directives relatives à la mise en œuvre, à la conduite de l'entraînement, aux qualifications opérationnelles et aux normes d'activités des équipes cynotechniques. Dans ce cadre, un officier marinier certifié « cynotechnie supérieur » est affecté au sein du bureau Entraînement de la division « Préparation protection défense » de l’état-major d’ALFUSCO. Il assure la fonction de conseiller dans ce domaine auprès d’ALFUSCO, effectue le suivi et la mise à jour des textes relatifs à la cynotechnie, donne des directives aux chefs de peloton et de groupes cynotechniques pour le maintien en condition des équipes cynotechniques et suit la gestion de l'effectif canin de la Marine. Par ailleurs, il est le représentant privilégié de l’état-major ALFUSCO au sein des commissions et groupes de travail du niveau interarmées pour l’élaboration et la mise en œuvre de la politique cynotechnique commune aux différentes armes.

Depuis sa création, la cellule cynotechnique de Kieffer participe aux opérations du COS
 

En mode défensif

 Comme pour l’ensemble de la force, les champs d’intervention des chiens sont de deux natures : défensifs et offensifs. En mode défensif, les chiens évoluent comme chiens de patrouille, chiens détecteurs d'explosifs ou de stupéfiants. Leur mission est de participer à la protection de l’ensemble des infrastructures de la Marine nationale et des bâtiments de surface, en métropole et outre-mer. Les cynotechniciens spécialistes de la détection d’explosifs bénéficient d’une formation spécifique de six mois. Pour le chien, cette mission nécessite un entraînement quotidien.

Les 4 pattes du COS

Côté offensif, la cellule cynotechnie du commando Kieffer a vu le jour en 2008, lors de la création du commando. Moins de deux ans après, elle est déployée en opérations. Première composante « cyno » au sein du COS, elle s’est adaptée au besoin opérationnel. L’utilisation des chiens au sein des groupes de forces spéciales suppose leur familiarisation aux différents moyens d’insertion des commandos marine : véhicule, embarcation rapide, nage, aérolargage, héliportage, aérocordage. Utilisables pour des missions de libération d’otages ou de capture de cible à haute valeur (High Value Target - HVT) ou employés pour la reconnaissance de zones d’intérêts sensibles en milieu hostile, afin de rechercher des indices, les équipes cynotechniques du commando Kieffer ont des compétences bien spécialisées : détection de personnel, interceptions, recherche d’explosifs ou d’armements. Sous la conduite de leur maître certifié commando, ces chiens sont intégrés au sein des groupes d’actions spéciales des commandos marine et sont capables de travailler de manière très discrète en milieu hostile. Deux chiens de Kieffer, Tyron et Uran, ont été décorés après leurs engagements en Afghanistan et sont ainsi les premiers chiens décorés du COS[1].

Recrutement et formation

La formation initiale, qui permet au fusilier-marin d’assimiler les bases de la conduite d’un chien militaire, est effectuée à l’ École des Fusiliers Marins. Près de 35 marins reçoivent ensuite chaque année la formation spécifique de maître-chien. Les formations supérieures permettent d’acquérir les connaissances nécessaires à l’encadrement du personnel dans le dressage, l’entraînement des chiens et la gestion d’un chenil. Des stages complètent ces formations dans les domaines de la détection d’explosifs ou de stupéfiants.

Cellule cynotechnique de Kieffer en exercice à Djibouti.

La Cynotechnie en chiffres

  • 4 races principales utilisées dans la Marine : berger belge malinois, berger allemand, Springer Spaniel et le fox terrier;
  • 9 ans : âge de départ à la retraite des chiens de la Marine;
  • 12 : nombre d’heures que peut faire gagner un chien dans une procédure de recherche de drogues sur un navire;
  • 13 chenils dans la Marine (dans toutes les implantations en métropole et outre mer);
  • 35 élèves cynotechniciens formés par an;
  • 215 maîtres-chiens au sein de la Marine aujourd’hui;
  • 250 chiens actuellement en activité  dans la Marine.

[1] Les chiens dans la Marine ont des matricules et sont donc considérés comme des «chiens militaires».

 

( Source : Marine Nationale )

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Le Brevet national marine du chien militaire s’est tenu du 15 au 19 mai à Lorient. La compétition, qui a réuni 42 équipes cynotechniques de la Marine mais aussi de l’Armée de terre et de l’Armée de l’air, venues de toute la France, a été organisée par la compagnie de fusiliers marins de Lann-Bihoué. Les équipes cynotechniques ont ainsi pu s’affronter et comparer leurs méthodes de dressage à travers plusieurs disciplines. Les cynotechniciens fusiliers marins se sont illustrés dans les 3 catégories, Patrouille, Pistage et Dressage. Ils sont remporté le podium dans les deux premières catégories, leurs camarades de l’Armée de terre ont remporté l’épreuve de dressage, un marin se hissant en 3e position.

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Dans la Marine, ce sont les fusiliers marins qui mettent en œuvre des équipes cynotechniques. Intégrées au sein des groupements et compagnies de fusiliers marins, elle participent à la protection des sites sensibles de la Marine, de bâtiments déployés en mission et peuvent être engagées dans des missions offensives / défensives et dans la recherche de stupéfiants ou d’explosifs.

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( Source : Musée des fusiliers marins )

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Quelques belles images de partage de l' homme et du chien lord de la 3e édition du challenge inter-unités de fusiliers marins qui s’est déroulée les 13 et 14 juin 2017 au Centre de transmission de Rosnay (36). Un challenge à la fois technique et sportif, qui participe de la préparation opérationnelle des équipes.

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( Source : Marine Nationale / Musée des fusiliers marins )

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    • By moon110916
      Bonjour,
      Tout d'abord j'espère que de votre coter ça va, du miens je suis complètement perdu ou presque... J'espère que j'ai bien choisi la catégorie....😅
      Alors voilà je veux m'engager dans l'armée de terre au poste de maître chien. Finissent mes étudiants et ma PMM je me document comme je peut en attendant ..., mais je reste un peu perdu. Je ne sais pas trop et ne suis pas sûr de comment enfin quel processus je dois faire pour être maître chien dans l'armée de terre. J'ai été sur le site, regarder et lu tout se que je pouvais trouver, mais les informations que je reçois se contre diseent ou n'est pas dans de que je cherche... On me parle d'école et d'autre de poste direct dans l'armée avec formation etc... La spécialité est maître chien comme je l'ai dis, j'ai déjà a mon compte des connaissances et de la pratique avec l'éducation animal et leur comportements...ce que je cherche vraiment c'est être maître chien mais j'ai du mal a capter le processus pour y parvenir...🙃
      Alors que dois je faire pour être maître chien dans l'armée de terre ?
      J'espère que vous comprenez mon problème. Merci beaucoup d'avance de votre aide. 
       
    • By Kikimaman
      Bonjour , j'aurais quelques questions à vous  poser  par rapport aux maîtres chiens du 21 rima de Fréjus.
      -les maîtres chiens suivent que les formations pour être apte  ?( cfim..? 
      Ensuite, 
      - que font t'ils dans le régiment? 
      -sont ils avec les autres personnels comme par exemple les artilleurs ect ? Ou ils sont a part entre eux ?
      - ils ont la possibilité de choisir leur spécificité? ( explosif, attaque ou drogue )et le nom du chien ?
      -partent ils en opex avec le régiment? Ou ils juste de la protection du 21rima en lui-même à Fréjus?? 
      Merci de vos réponses. A très vite
    • By Raynah
      Bonsoir tout le monde,
      Certains d'entre vous savent peut être déjà -comme mentionné dans ma présentation- que j'aimerais travailler dans l'armée de l'air. Je me suis inscrite sur ce forum pour en savoir un peu plus sur le métier qui m’intéressait : intercepteur traducteur. Or, je me suis également renseigné pour le métier de maître chien, et je ne vous cache pas que ce métier me plait d'avantage que le premier, étant une passionnée des chiens (J'ai eu 3 chiens, un berger allemand, un rottweiler et un dogue argentin, le dernier étant décédé cette année ) Bref, je n'éloigne pas l'idée d'intercepteur traducteur car je trouve ça quand même très intéressant de travailler dans les langues. Mais à choisir c'est vrai que je préférerai maître chien.
      Mais j'ai une question très simple pour commencer: en effet je voulais savoir si il fallait une taille ou un poids minimum pour être maître chien ? Car j'imagine qu'il y a quand même certaines normes à respecter ne serait-ce que pour devoir porter le chien lors de certaines situations....
      Voilà, merci!

      Je vous souhaite à tous une très bonne soirée et une bonne semaine.
    • By Bouchon-Gras 49
      Combattant parmi les autres, ami fidèle de l' homme et surtout de son maitre, le chien est largement employé par l' Armée, les forces de l' ordre, les Douanes, les pompiers...
      L' actualité récente a mis en lumière l' emplois des chiens, par la perte de la chienne Diesel, lors de l' assaut de l' immeuble à Saint Denis où c' étaient retranchés les terroristes.

      Le RAID a perdu l' un des siens, Diesel Berger Malinois de sept ans, chien d' assaut mort dans l' exercice de ses fonctions.
      Des équipes cynophiles sont présentent dans l' Armée de terre, de l' air ( fusilier de l' air ) de mer ( fusiliers marins, marins pompiers ), pompier et sécurité civile et bien sur en Gendarmerie.

      Certains sont des chiens de combat, d' autres recherchent les explosifs ou les stupéfiants, d' autres encore recherchent des vies.
      Dans l' Armée de terre :
      132e bataillon cynophile de l'armée de Terre
       
        Mise à jour : 15/09/2015 10:39 Le 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre (132e BCAT) est un bataillon d’infanterie spécialisée subordonné directement au commandement des forces terrestres (CFT).
      Histoire
      Le 132e BCAT est le bataillon de l’appui cynotechnique des unités d’infanterie. Son drapeau porte la devise « un contre huit » et sa fourragère est aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918. Créé en 1977, il s’honore d’une double filiation : celle du 132e régiment d’infanterie qui s’est illustré sous la Révolution, sous l’Empire et pendant les deux derniers conflits mondiaux et celle des unités cynotechniques des formations vétérinaires (centre d’instruction des formations vétérinaires de Compiègne, 54e groupe vétérinaire de Tarbes et 24e groupe vétérinaire de Suippes) dont il a conservé les savoir-faire en matière de cynotechnie militaire. Cette caractéristique fait du 132e BCAT une formation unique en son genre dont la vocation est de former un binôme homme-chien indissociable capable d’apporter un appui spécialisé aux unités d’infanterie.
      Implantation
      Le 132e BCAT est implanté dans la Marne à Suippes (51).
       
      Missions
      Le bataillon achète des chiens (environ 300/an) destinés aux trois armées (Terre, air, marine), aux différents ministères et administrations de l’État ainsi qu’au profit de pays étrangers. Il dispose de sections cynotechniques d’intervention et de sections cynotechniques spécialisées en recherche et détection d’explosifs.
      Un certain nombre d’équipes, plus restreint, est spécialisé dans la recherche d’armement ou de stupéfiants.
      Toutes ces sections sont formées et entraînées à opérer sur tous les théâtres de missions extérieures.
      Le bataillon gère également l’ensemble de l’effectif canin de l’armée de terre et participe à l’élaboration des projets de manuels et de règlements visant à faire évoluer la cynotechnie militaire. Il entretient d’ailleurs une capacité dynamique d’expérimentation et d’innovation visant à le maintenir au fait des exigences et des contraintes de ses engagements opérationnels.
      Composition
      Subordonné organiquement à la division emploi du CFT, le bataillon est composé de :
      2 compagnies cynotechniques d’intervention 1 compagnie spécialisée dans la recherche et la détection d’explosifs 1 compagnie de commandement et de logistique Formation
      Formation initiale au sein du CFIM de Verdun (11 semaines) Formation initiale de conducteur de chien au sein du bataillon (5 semaines) Formation d’aide-dresseur au centre de formation cynotechnique de Biscarosse (6 semaines) Au 132e BCAT la spécialité de maître de chien est unique.
      Emplois
      Maître de chien au sein d’une section cynotechnique d’intervention avec la possibilité de basculer au bout de quelques années dans une des sections de recherche et de détection d’explosifs. Maître de chien au chenil de transit en charge du pré-dressage des chiens récemment achetés.
      Droits : Armée de Terre
        «La probabilité qu’un chien découvre un explosif est très élevée. Mieux que certaines machines »
       
      Mise à jour : 30/07/2010 13:28  - Auteur :  Carine Bobbera Malgré les progrès réalisés dans le matériel de détection d’explosifs, les chiens dressés à cette fonction s’avèrent nettement les plus efficaces. Ainsi, en Afghanistan, ces chiens de l’armée de terre et de l’armée de l’air sont de plus en plus utilisés pour détecter les engins explosifs improvisés.
      Fin juillet, des chiens militaires ont aidé des policiers du RAID à découvrir des armes à la suite des graves incidents qui se sont déroulés à Grenoble.
      Ces chiens militaires au flair hors pair sont utilisés par les unités de l’armée de l’air (Commandos parachutistes de l’air 20 et 30), de l’armée de terre ( 132ème Bataillon cynophile de l'armée de terre) dans le cadre de missions intérieures (MISSINT) ou d’opérations extérieures (OPEX), dans des missions de fouille opérationnelle de recherche d’engins explosifs improvisés.
      Témoignage :
      « Nous sommes vingt-septmaitres chiens à avoir cette spécialité «explo» au 132ème BCAT » explique l’adjudant Jérôme Fraiche, chef de la section détection explosifs. « Nous intervenons non seulement en France afin d’assurer la sécurité sur certains événements comme le sommet de l’OTAN à Strasbourg en 2009, mais aussi en opération extérieure. Trois des nôtres sont ainsi en permanence en Afghanistan. A Kaboul, ils sont déployés au camp de Waherouse, où ils contrôlent tous les véhicules qui entrent dans le camp. Mais ils peuvent aussi apporter leur aide aux équipes opérationnelles de déminage (EOD) pour intervenir sur ce qui pourrait être des engins explosifs improvisés (ou IED – improvised explosive device).
      Plus de la moitié des militaires tués en Afghanistan, le sont par des IED et les civils payent aussi un lourd tribut. Les chiens militaires sont de plus en plus sollicités pour prévenir ces explosions extrêmement meurtrières. « Leur flair a des capacités de détection avec lesquelles les nouvelles technologies ne rivalisent pas encore » commente l’adjudant Jérôme Fraiche.
      Ils réagissent à un vaste panel de molécules pouvant entrer dans la composition d’engins explosifs. « Ces chiens militaires sont capables de détecter non seulement les explosifs conventionnels, mais aussi les engins artisanaux composés de produits très rustiques, qu’utilisent de plus en plus les insurgés ». Ces bombes artisanales requièrent en effet très peu de technologie. Elles peuvent être dénuées de parties métalliques ou d'explosifs traditionnels, ce qui les rend alors quasi-indétectables par le matériel de déminage habituel. Bon marché, elles sont faciles à fabriquer. Elles sont souvent composées d'un mélange d’éléments que les rebelles peuvent se procurer  facilement, comme le nitrate d'ammonium ou une poudre d'aluminium. Ces bombes peuvent être déclenchées à distance par un détonateur, auquel elles sont reliées par plusieurs dizaines de mètres de fils électriques.
      « Un flair hors pair
      « La probabilité qu’un chien les découvre est très élevée : mieux que certaines machines surtout quand ces dernières ne «bipent » que lorsque les IED comportent des éléments métalliques », explique l’adjudant Fraiche. « Il faut avoir une bonne «lecture» du chien. Non seulement parce qu’il en va de notre vie et de celle des autres, mais aussi parce que si le chien «marque», il y a une procédure très lourde qui est ensuite déclenchée : périmètre de sécurité, évacuation, action des OED… »
      Le chien est cependant soumis à certaines conditions comme le vent, qui disperse les molécules dans l’atmosphère, la pluie, ou… la fatigue. « Il ne faut pas oublier que comme nous il a besoin de repos ».
      Le flair de ces chiens, a déjà permis de trouver des IED posés en bordure des routes. « Ce jour là, nous étions en train d’assister des démineurs  à l’ouverture d’un axe routier » se souvient le caporal-chef Gérard Garrido. « Avec mon chien nous explorions une zone, lorsqu’il s’est assis. J’ai croisé son regard et j’ai immédiatement compris. Une grosse bulle de fierté m’a envahi. Nous avions trouvé un IED ».
      Pouvoir détecter tous les types d’explosifs exige un entraînement poussé. « Le chien de détection explosif doit être indifférent à l’environnement et surtout il doit être joueur. C’est primordial » souligne l’adjudant Fraiche. «  Car il va passer sa «carrière» à chercher son jouet, dans lequel est caché l’explosif ». C’est par le biais du jeu, que le chien mémorise les odeurs. Il va se fier à l’odeur de l’explosif pour retrouver son jouet. « Le maitre-chien doit constamment encourager et motiver son chien, même si la situation sécuritaire ne s’y prête pas».
      Une fois les odeurs mémorisées, il faut peaufiner l’entraînement. A leur arrivée en Afghanistan, les maîtres-chiens demandent aux OED ou aux sapeurs du génie de leur donner des explosifs utilisés par les insurgés pour que le chien «apprenne » ces nouvelles molécules. Par ailleurs, il faut le dresser à s’intéresser à autre chose qu’à son jouet. Gare aux surprises : « La première fois que nous sommes allés en Afghanistan, le chien a dû se familiariser à la population afghane, il ne fallait pas qu’il puisse être distrait par son nouvel environnement, la circulation…. D’où l’importance de l’exposer au plus grand nombre de situations possibles avant le départ et de l’emmener sur les terrains les plus variés pour qu’il ne soit pas surpris ».
       
      ( Armée de terre )
      Armée de l' air :   Vasco à l’honneur
       
      Spécialiste Aide à la Recherche et Détection d’Explosifs (ARDE).    

      Depuis sa domestication, le chien n’a cessé d’aider l’homme. Il a montré, et montre toujours un éventail étendu d’aptitudes. On l’a connu chien soldat, habillé d’une armature fatale contre ses ennemis, chien sentinelle, pisteur, patrouilleur, chien de liaison ou chien sanitaire. Les missions du chien ont évolué en même temps que celles des armées ou de la sécurité civile. On le retrouve plus souvent maintenant comme agent principal dans la recherche d’explosifs, de stupéfiants, mais également dans la recherche de personnes égarées aussi bien en montagne qu’en mer ainsi que sous les décombres après une catastrophe naturelle. Par ses actions, le chien met son extrême dévouement, sa générosité et ses capacités au service de l’homme et de la société. Afin de mieux illustrer ces propos, nous allons faire la connaissance d’un spécialiste de la race canine affecté à l’Escadron de protection de la base aérienne 702, section cynophile.
       

      Les équipes ARDE peuvent être amenées à intervenir dans la cadre de fouilles préventives lors de la venue d’autorités (rencontre au sommet de chefs d’états G8 - G20), lors de manifestations ouvertes au public (Meetings aériens, le Bourget...), lors des déplacements du Président de la République (fouille de son aéronef avant chaque déplacement), ainsi que pour des lever de doute en cas de découverte d’engins ou de colis suspects,...

      Détaché à la Base aérienne 188 de Djibouti du 21/09/10 au 14/01/11, VASCO a participé pendant cette période à différentes missions de protection sur la BA188, à la sécurisation de la maison de la culture de la ville de Djibouti avec les équipes du Groupe Régional et d’Intervention Nedex dans le cadre de la venue des hautes autorités de l’Institut des Hautes Etudes de La Défense Nationale (IHEDN), ainsi que du port de Djibouti avec les équipes du Groupe Régional et d’Intervention Nedex dans le cadre de la venue du Porte Avions Charles de Gaulle.
      ( source fusilier et maitre chien de l' air )
      Dans la Marine :
      Lorient ville Lann-Bihoué. Un trophée militaire plein de mordant 11 juin 2009 / Frédéric Lorenzon / Le chien reste une arme redoutable et pleine de potentiel pour celui qui sait... Le chien reste une arme redoutable et pleine de potentiel pour celui qui sait en exploiter les dispositions. Jusqu'à demain, 80équipes cynophiles de la Marine nationale sont réunies sur la base de Lann-Bihoué pour une série d'épreuves de dressage et d'obéissance pour les combattants à quatre pattes. ��Ce sont des chiens agressifs mais pas méchants», précise le maître principal, Fabien Ducatillon qui dirige les seize maîtres-chiens de la base de Lann-Bihoué. Une nuance qui résume bien les qualités des chiens militaires qui sont réunis avec leurs maîtres, jusqu'à demain sur la base. Venus de l'Ouest, du Sud ou de la région parisienne, les 80 équipes cynophiles de la marine participent au «brevet national marine de chien militaire». Une série d'épreuves de dressage et de pistage qui sert d'évaluation mais aussi de compétition pour le Trophée AlFusco, organisé par les fusiliers commandos de marine. Épreuve de mordant Les «cynotechniciens» de la marine et leurs compagnons à quatre pattes se mesurent sur des niveaux d'initiation, de précision ou de confirmation. Des étapes qui ponctuent le long processus d'entraînement qui amène les chiens et leurs maîtres à unniveau d'excellence. «Nous prenons les chiens vers10 ou 12 mois et nous passons 18mois à les former au premier niveau, celui de patrouille», précise le maître principal Ducatillon. L'entraînement permanent et les conditions d'exercice extrêmes ne leur permettent pas de servir au-delà de l'âge de 8 ou 9ans. L'objectif de la formation des équipes cynophiles est d'évoluer dans de nombreux types de missions: la patrouille pour surveillance des sites stratégique, larecherche d'intrus, ou l'attaque appelé «épreuve de mordant». Le moment le plus marquant où des «plastrons» jouent le rôle de l'agresseur. Le chien mord alors sur ordre de son maître. Un mot et le chien relâche son étreinte. «Avec 250kg de pression par cm², rien d'autre ne peut le faire lâcher prise», explique l'un des militaires. Une arme redoutable Le chien reste une arme redoutable et pleine de potentiel pour celui qui sait en exploiter les dispositions. Le trophée AlFusco comporte trois niveaux de pistage. Le plus avancé amène le canidé à suivre une piste sur 2,5km. «Le flair canin est indispensable pour repérer des individus dans des situations de camouflage», insiste le lieutenant de Vaisseau Hugues Stephant. Avec ses 50 hommes de la compagnie de fusiliers marins deLann-Bihoué, il a en charge la surveillance de près de 800 hectares de bois, de buissons et de zones difficilement accessibles pour l'homme. Le chien reste alors le meilleur outil de défense et de recherche. Des expérimentations sont même en cours pour tester le flair canin dans le dépistage des cancers de la prostate. L'arme peut aussi se transformer en chercheur pacifiste.

      © Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/ville/lann-bihoue-un-trophee-militaire-plein-de-mordant-11-06-2009-420898.php   Mais aussi chez les Marins Pompiers   En Gendarmerie : Les chiens d’avalanche formés au secours en montagne
      Dirigé par le Centre national d’Instruction cynophile de la gendarmerie, le stage de formation pour les chiens d’avalanche se déroule dans une bonne ambiance pour les chiens, mais aussi une atmosphère attentive pour leurs maîtres gendarmes de Haute-Montagne.
      Deux types d’exercices sont au programme de la formation des chiens qui prennent toute leur part aux équipes de secours en haute montagne. D’une part, et pour les plus novices des 25 chiens d’avalanche, une initiation qui leur apprend les rudiments des secours, du 13 au 31 janvier, tandis que les chiens déjà aguerris au secours en montagne valident leurs compétences à prêter assistance aux blessés, dans un milieu, et des conditions qui ne sont pas naturelles, avec une météo parfois difficile pour les chiens comme les hommes. Certains vont aller chercher des personnes cachées dans la neige dans des trous d’hommes creusés pour l’exercice. D’autres ont pu prendre l’hélicoptère pour se faire déposer sur une zone de recherches.
      Pour les 25 chiens de secours en montagne du peloton de Gendarmerie de Haute-Montagne cela représente certes un jeu, mais aussi une perspective de récompense ! Pour leurs maîtres gendarmes, c’est surtout l’occasion de se perfectionner dans l’urgence d’un secours en montagne : « L’avalanche, c’est quelque chose qui va très vite, explique un sous-officier. On dit que l’espérance de vie est de l’ordre du quart d’heure ». Pendant qu’ils opèrent à 2.500 mètres d’altitude, le flair des chiens leur permet ainsi de détecter la présence d’un homme sur 1 hectare en 15 minutes, tandis qu’il faudrait 20 personnes pendant 20 heures pour arriver au même résultat !
      ( source soldat-metier.com )

      Reportage sur le Saint Hubert.
      Sur la piste du chiot Saint-Hubert, Jazz.
      Âgé d'à peine 3 mois, Jazz le nouveau chiot Saint-Hubert du maître de chien Cédric M, gendarme à Evrecy (14) connaît déjà la musique... S'il ne maîtrise pas toutes les partitions, il tient déjà de très bonnes notes. Les journalistes de Ouest France l'ont suivi en pleine répétition avec son maître Cédric. Son avenir est tout tracé : devenir un véritable expert en recherche de personnes disparues car son flair est beaucoup plus développé que celui des autres chiens.
      Une belle rencontre qui vous fera forcément vibrer...
      ( Gendarmerie Nationale )

      Un vrai professionnel
      306 kilos, c'est la quantité de résine de cannabis dissimulée dans neuf valises découvertes par Daxx dans une maison en juillet 2011.  C'est grâce à cet exploit que ce fidèle chien gendarme a reçu la médaille de bronze de la Défense nationale mercredi dernier à Angoulême, après 7 années au service de la gendarmerie de la Charente.
      Spécialiste des stupéfiants, Daxx avait un flair de génie. On faisait appel à lui plus de 20 fois par an afin de dénicher toute trace de drogue aussi bien dans les lycées que dans les prisons.
      Maître-chien ou maître de chien
      Presque 450 sous-officiers de Gendarmerie assurent les missions de maître-chien au sein de la Gendarmerie.
      Pour être maître-chien, il faut bien entendu réussir le concours de gendarme : comme pour tous les métiers de la Gendarmerie, vous devez passer par le "tronc commun". Vous n'y échapperez pas : vous êtes d'abord militaire ! Une fois gendarme, il faut aussi passer d'autres sélections. Bref, ceux qui s'imaginent devenir facilement maître-chien pour avoir la compagnie d'un "toutou" en seront pour leurs frais !
      Tout de même, la spécificité de ce métier, c'est que la Gendarmerie recrute aussi des gendarmes adjoints volontaires : près de 150 viennent suppléer les 450 sous-officiers. Cette information est intéressante car la durée de formation en école de GAV est plus courte que pour les sous-officiers. Vous embrassez ainsi plus rapidement votre passion et vous pouvez voir, au quotidien, si le métier vous intéresse et si ça vaut la peine de passer le concours de sous-officier pour faire carrière. Pourquoi pas vous ?
      Les missions sont variées mais peuvent être réunies en deux groupes :
      aide à la personne (trouver et suivre la piste laissée par des personnes disparues, rechercher des personnes ensevelies lors d’avalanches ou assurer la défense des personnes) ; poursuite des malfaiteurs (intercepter les individus dangereux et les neutraliser, détecter la présence de drogue, d’armes, de munitions ou d’explosifs). Les maîtres-chiens bénéficient d'une formation initiale et d'une formation continue tout au long de leur carrière de gendarme à Gramat, au Centre National d'Instruction Cynophile de la Gendarmerie Nationale (C.N.I.C.G.).
      Pour qu'il y ait une véritable osmose entre l'animal (généralement un berger allemand ou un malinois) et le gendarme, pour que l'équipe soit efficace et utile à la Gendarmerie, le maître-chien a la garde constante du chien : le nourrir, en prendre soin, l'éduquer font bien sûr partie des quelques missions du gendarme. Et quand le chien prend une "retraite" bien méritée, le gendarme peut le garder auprès de lui pour qu'il finisse en paix ses vieux jours.
      ( devenir gendarme )
      A la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris :

      «Quand j’étais petit, je voulais être vétérinaire à cause de Daktari et pompier». Dominique Grandjean a réalisé ses rêves d’enfant: directeur de l’unité de médecine de l’élevage et du sport à l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort et colonel à la brigade des sapeurs-pompiers de Paris en charge des équipes cynotechniques, il travaille avec les chiens sauveteurs depuis vingt ans. Une activité dans laquelle il met à profit ses connaissances sur la nutrition et la santé des chiens sportifs.
      Des chiens entraînés comme des sportifs
      «Les chiens pompiers travaillent 40 à 45 minutes d’affilée, ils doivent être en aussi bonne santé que les pompiers», explique Dominique Grandjean. Que ce soit pour dégager des victimes des décombres comme lors de l’effondrement du terminal 2E de Roissy où pour retrouver des disparus, les chiens sont formés et soignés comme des sportifs de haut niveau: «On les entraîne régulièrement à faire des descentes en rappel du toit du Stade de France ou de la Tour Eiffel, et on travaille sur leur nutrition pour prévenir les malaises et les inflammations musculaires». Particulièrement dans les situations extrêmes, comme lors du séisme en Haïti où un chien sauveteur français est mort: «En situation de stress maximal, après des heures de vol et à une température plus élevée que d’habitude, on doit enrichir leur nourriture en antioxydants naturels», explique le vétérinaire.
      «Pour eux, ce n’est pas travailler, c’est leur vie»
      Dominique Grandjean intervient dans la formation de vétérinaires de catastrophes mais également dans la formation des chiens. «La formation se fait uniquement par le jeu et la récompense. Pour les personnes ensevelies, le chien doit acquérir une bibliothèque d’odeurs: on a sur la peau des bactéries, des cellules, des odeurs, etc… qui constituent un code-barres d’effluves, explique Dominique Grandjean.  Ensuite, il faut former le chien à ce qu’on veut comme marquage: pour la recherche de personnes, il faut qu’il gratte le plus possible, pas pour les explosifs!».
      Mais les chiens ne sont pas des machines et l’aspect affectif est primordial: «Les chiens de décombres font des efforts pour leur maître. Il faut beaucoup d’implication du maître chien», explique le vétérinaire, qui se souvient de plusieurs chiens pompiers morts quelques semaines après leur mise en retraite. «Pour eux, ce n’est pas travailler, c’est leur vie».
      «Quatre lamas sur le périph’»
      Un peu comme pour Dominique Grandjean, qui a souvent fait passer son métier avant sa vie privée. «A Paris, avec les pompiers, nous faisons environ 1000 interventions par an. On ramasse les chiens, les chats parachutistes, les reptiles, les sangliers, les renards,… On ne s’étonne plus de rien: on peut me bipper en pleine nuit pour me dire "Quatre lamas sur le périph’"».
      Son combat est aujourd’hui de trouver des fonds pour la recherche sur la santé canine: «Le chien est de plus en plus présent dans la société avec les chiens sniffeurs de cancers de la prostate, de mélanomes, de drogues, de billets de banque, d’explosifs,… Ca marche mieux que n’importe quelle machine mais l’Etat n’a jamais débloqué d’argent pour ça, contrairement à la recherche sur les nez artificiels. Il n’est pas normal que l’on n’arrive pas à convaincre de la nécessité du chien au service de l’homme».
      ( 20 minutes )
      Lors des catastrophes, tremblements de terre, avalanches... Les chiens sont là pour rechercher les survivants.

       
      Je dédis ce sujet à la mémoire de Diesel.
       
       
    • By Fahrenheit
      Voici un court reportage sur l'équipe cynophile du GIGN où ils interviewent un maître chien qui nous est plus ou moins familier. Du moins à ceux qui ont regardé le reportage de "Des Racines & des Ailes" sur la sélection pour rentrer au GIGN.

      Une super spé mise en avant & un très bel exemple de réussite pour ceux qui aspirent à faire partie de ce groupe d'intervention qui fait rêver tant de monde.

      http://www.youtube.com/watch?v=s8tIPhyy0-I
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