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Fanfare du 6ème Régiment de Génie.


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  • Administrateur

Le 6ème Régiment de Génie d' Angers (49) possède sa fanfare.

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Unique formation musicale du génie, la fanfare du 6e régiment du génie (6e RG) est la dernière garante des traditions musicales de son arme, et se fixe pour mission de perpétuer l’image du sapeur d’aujourd’hui : professionnel, attaché à son passé, et résolument ancré dans la modernité.

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Créée en 1895, la « fanfare du 6 » n’a jamais quitté sa garnison d’Angers. Tour à tour fanfare, simple clique ou musique divisionnaire, elle compte aujourd’hui une vingtaine de musiciennes et de musiciens, tous professionnels et issus des conservatoires et écoles de musique de leur région.

IMPLANTATION

Située dans le Maine et Loire, à Angers, la fanfare du 6 est pleinement intégrée à sa ville, « capitale » du génie militaire, et profite d’une garnison où la qualité de vie est reconnue de tous. Les liens qu’elle a tissés au cours des décennies de conscription avec les villes et orchestres civils de son département en font un acteur renommé et actif dans sa région.

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Fanfare du 6e régiment du génie
Caserne Verneau
200 avenue Gasnier,
49100 Angers

Contact : 02 41 33 71 40

diffusion.f6@gmail.com

MISSION - COMPOSITION - MATÉRIEL

Amenée à se produire principalement dans le grand ouest de la France pour animer des cérémonies militaires et patriotiques, la fanfare du 6 est également sollicitée pour se produire dans toute la France ou en Europe, au cours de festivals internationaux de musique militaires ou de concerts jazz.

Depuis 2008, l’orchestre jazz est la véritable marque de fabrique de la formation. Alliant l’amour des grands standards de cette musique, à ses rythmes et ses sonorités les plus actuelles, la fanfare s'adapte à toutes les demandes pour satisfaire un public de plus en plus nombreux et exigeant. Existe également un petit orchestre polyvalent (sextet), adaptable à toutes les situations : il vous propose le répertoire de la grande chanson française, interprété par notre chanteuse, et revisité en versions jazzy…

Recrutés sur simple audition, les membres de la fanfare du 6 doivent satisfaire aux standards du recrutement dans l’armée de Terre. Idéalement, ils ont un niveau de 3e cycle en conservatoire à rayonnement régional.

Une fois achevée leur période de formation, ils rejoindront la fanfare, tout en ayant la possibilité de poursuivre en parallèle leurs études musicales.

Durant leur carrière, ils seront amenés à développer leurs qualités musicales, en abordant des styles variés, en effectuant de nombreuses prestations, aussi diverses que prestigieuses.

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Pour une première expérience professionnelle, la fanfare du 6e régiment du génie met l’instrumentiste au cœur de son projet, au profit de son régiment, de l’arme du génie, et de l’institution militaire.

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( Source : Armée de terre )

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    • By Bouchon-Gras 49
      HISTORIQUE DE LA MUSIQUE
      La musique militaire de Toulouse, dont les origines remontent à 1888 aura connu, en plus d’un siècle, diverses appellations et de nombreuses restructurations.
      En 1999, après la réorganisation engendrée par la professionnalisation, la musique de Toulouse figure parmi les six formations musicales militaires professionnelles de l’Armée de Terre et prend, de part sa localisation géographique, l’appellation de Musique de la région Terre Sud-Ouest.

      Le 1er Janvier 2011, elle est placée sous le commandement immédiat du Conservatoire Militaire de Musique de l’Armée de Terre (CMMAT) et son directeur.

      Cette musique militaire Française prend alors le nom de Musique des Parachutistes, confortant ainsi son rôle d’ambassadrice des troupes aéroportées.

      Depuis le 1er septembre 2016, cette formation est placée sous l’autorité du commandement des musiques de l’armée de terre (COMMAT) et de son chef de corps.
       
      La musique recrute ;



    • By Bouchon-Gras 49
      S’inscrivant dans le cadre du plan mixité, le CEMAT a décidé que le personnel féminin des unités participantes au défilé du 14 juillet 2021 à Paris en tenue T32 / T34 serait doté, en avant- première, de cette nouvelle surcoiffe. Ce modèle reprend les couleurs des képis par armes. Un galon brodé décliné par grade peut y être apposé. Il est également possible de placer la croix de commandement pour les officiers et sous-officiers supérieurs, mais aussi tout autre signe distinctif (grenade, étoile chérifienne... ) brodé au centre, rappelant celui des képis.
      Après une première estimation des effectifs fournie le 19 avril, le SCA a confirmé la possibilité de réaliser sur court préavis les coiffes du personnel féminin défilant. La généralisation de cette mesure est en cours d’étude (aspects calendaires, modes d’action logistiques et financiers) en vue de pouvoir équiper l’ensemble du personnel féminin au cours du cycle 2021-2022.
    • By r2d2
      Bonjour !
      Très intéressé par les musiques du monde militaire, je tente chaque année de trouver le nom de celles qui sont jouées lors du défilé militaire du 14 Juillet.
      Cette année je souhaite partager les musiques que j’ai pu identifier et inviter tous ceux qui le veulent à venir parfaire ce registre !
      09:37 — Marche des soldats de Robert Bruce
      17:03 — sonnerie « Aux Champs »
      17:19 — La Marseillaise
      18:15 — Marche de la Garde consulaire à Marengo

      29:11 — « Taptoë »
      34:10 — Le flambard
      36:01 — Hymne de l’Armée de l’air
      37:20 — Race d'aiglons
      45:25 — Le régiment de Sambre et Meuse
      51:28 — La Galette
      ( a poursuivre, surtout n'hésitez pas ! )
    • By iazlur
      Bonjour,

      J'ai effectué les 2 premiers rendez-vous au CIRFA, une réunion collective et une réunion d'ouverture.
      Tout s'est excellement bien passé.
      Oui, j'ai reçu un diagnostique d'autisme Asperger en 2015 au CRA, mais ça ne se voit pas du tout; Je m'exprime très bien, je n'ai pas de problème de stress ou d'anxiété, etc.
      Du coup, par simple "procédure" j'imagine, mon conseiller a envoyé un mail à un médecin militaire pour avoir son avis et a, sans même me connaître, rejeté ma candidature.
      Je ne trouve pas cela justifié, d'autant que c'est mon seul antécédent médical, qu'un engagement de recrutement de personnes asperger a été signé au sein de l'armée et que c'est contraire aux valeurs de notre pays (égalité notamment).
      J'aimerais avoir vos avis et conseils; J'insiste sur le fait que ce "handicap" ne se voit pas, et qu'il est seulement, dans mon cas, prononcé dans la logique, l'honnêteté, et des difficultés à comprendre l'implicite dans les discussions.
      J'ai écrit un courrier au Ministère des Armées. 
      Non seulement le médecin ne m'a pas rappelé, mais j'ignore totalement son existence; J'ai l'impression d'être discriminé ou d'avoir lieu à une situation peu ordinaire.
      Je n'ai pas de problème de santé à part ce syndrome, une excellente dentition, enfin bref je suis un candidat idéal dans les faits malgré que je ne sois pas un grand sportif.
      J'ai une licence Chef de projet et donc j'ai postulé pour être sous-officier dans la cavalerie blindée.
      J'ajoute aussi que j'ai travaillé 2 ans et demi dans le civil, et que cet univers ne me correspond pas, mais alors pas du tout (pas/manque de discipline, compétition d'égo malsaine, pas d'entraide, pas de sport, pas de sensation d'être utile et j'en passe).

      Que me conseilleriez-vous de faire ?
      Pensez-vous cela normal ?
      Ai-je le droit de contester cet avis ?
      Comment est-ce que je peux poursuivre ma candidature ?
    • By mslmb
      Bonjour, 
      Je suis dans mon régiment depuis très peu de temps (quelques mois), mais je suis récemment pacsée avec mon conjoint avec qui je suis depuis plusieurs années et j’aimerais le rejoindre dans son régiment ou dans un régiment plus proche. En effet, il y a environ 5-6 heures de route entre nous et aujourd’hui nous avons de plus en plus de projets ensemble, ce qui est compliqué vu la situation. 
      Nous sommes tout les deux sous-officiers au même grade dans l’Armée de Terre.
       
      J’aurais donc plusieurs questions à ce sujet.

      J’aimerais savoir si il y avait un autre moyen d’être rapprochée de lui sans attendre les 2 ans effectifs de pacs ? 

      Une mutation pour rapprochement familial pourrait être possible dans ce cas là ?
       
      Si je fais ma demande de mutation proche de lui mais que celle-ci est refusée, serais-je tout de même mutée ?
       
      Et enfin, mon arrivée récente en régiment pourrait-elle être un frein à cette mutation ? 
       
      Je vous remercie d’avance si vous pouvez m’apporter une réponse. 
       
      Cordialement,


  • Posts

    berogeitabi

    Posted

    Il semblerait qu’il ait eu un traitement. Qu’il n’a pas pris oui tout au moins qu’il a abandonné. 

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    J'enverrai directement le mail à l'Aper Toulon, en leurs expliquant que ces cet emploi qui vous intéresse (ce poste n'existe pas à Brest sauf en ayant la spé fusilier, ce qui n'est pas ton cas) que tu es perdu avec le site (Nouméa, Charles de Gaulle...)  Tiens nous au courant.

    Bloopy73

    Posted

    Oui, bien sûr je vais faire ça. Pensez-vous qu'appeler d'abord, par exemple l'APER de Brest pour leur demander ou envoyer un mail directement en leur expliquant la situation et ma motivation à trouver un poste de réserviste dans le domaine de la sécurité/protection défense ?

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Oui, commence par leurs expliquer que tu n'y arrive pas avec le site, puis montre que tu es très motivé, que le déplacement ne te feras pas peur et que cet emploi t'intéresse de par son utilisation qui se rapproche de la sureté... après à toi de jouer.

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Moscou veut le retrait des forces de l’Otan présentes en Roumanie… où Paris prévoit d’envoyer un groupement tactique.   Lors du sommet de Varsovie, en 2016, les membres de l’Otan décidèrent d’établir une « présence avancée réhaussée » [eFP] dans les États baltes et la Pologne ainsi qu’une « présence avancée adaptée » dans le sud-est de l’Europe, et notamment en Roumanie. Il s’agissait alors de prendre des mesures de « réassurance » au profit des pays s’estimant menacés par la Russie, qui, deux ans plus tôt, avait arraché la Crimée de l’Ukraine, en dépit du mémorandum de Budapest [1994] et l’accord « d’amitié » signé par Moscou et Kiev en 1997. Depuis, la Roumanie accueille un quartier général de brigade multinationale [à Craiova], qui est venu s’ajouter au site AEGIS Ashore de Deveselu, lequel est un élément, avec ses missiles intercepteurs SM-3 Block IIA, de la défense antimissile de l’Otan. En outre, les Alliés envoient régulièrement des avions de combat dans la région, afin de renforcer les moyens de police du ciel des forces roumaines et bulgares. Enfin, les déploiements de navires en mer Noire se sont plus fréquents. De même que les exercices. En décembre, et alors que la Russie continuait d’accentuer sa pression militaire sur l’Ukraine et venait de préciser les garanties « juridiques » sur sa sécurité qu’elle entendait obtenir des États-Unis et de leurs alliés européens, il fut rapporté que le général Todd Wolters, le commandant suprême des forces alliées en Europe [SACEUR], venait de proposer le renforcement de la posture de l’Otan en Roumanie et en Bulgarie, sur le même modèle que celle mise en place pour les pays baltes et la Pologne. Visiblement, ce projet a depuis avancé, alors que les mouvements de troupes russes aux abords de l’Ukraine s’intensifient et que les discussions entre la Russie, les États-Unis et l’Otan n’ont rien donné. En effet, lors de ses voeux aux Armées, le 19 janvier, le président Macron a fait savoir que la France était prête à « prendre toutes [ses] responsabilités dans des missions de type eFP, en particulier en Roumanie, si elles étaient décidé ». A priori, le conditionnel n’était sans doute pas nécessaire. « Je salue chaleureusement l’annonce du président Emmanuel Macron sur la disponibilité de la France de participer à la présence militaire avancée de l’OTAN en Roumanie. Le partenariat stratégique entre la Roumanie et la France sera ainsi renforcé sur le flanc oriental, dans la région de la Mer Noire », a en effet réagi le président roumain, Klaus Iohannis. Présentant, à son tour, ses voeux aux militaires et aux personnels civils de la Défense, la ministre des Armées, Florence Parly, n’a pas évoqué cette possible participation française à cette nouvelle mission de l’Otan qui se dessine au conditionnel. En effet, elle a parlé d’une « posture de fermeté à laquelle nous contribuons en déployant des moyens en Roumanie, en lien avec nos Alliés, comme l’a indiqué le président de la République hier [le 19/01], et comme nous le faisons aussi vis-à-vis des États baltes », où l’armée de Terre a déployé un sous-groupement tactique interarmes [S/GTIA] sous commandement britannique, en Estonie. Évidemment, un renforcement du flanc oriental de l’Otan est vu d’un très mauvais oeil par la Russie, d’autant plus que, parmi les garanties de sécurité qu’elle exige, il est demandé aux Alliés de « ne pas déployer de militaires et d’armements supplémentaires en dehors des pays dans lesquels ils se trouvaient en mai 1997 » [soit avant l’adhésion à l’Alliance des pays ayant fait partie du Pacte de Varsovie, ndlr], sauf « cas exceptionnels » et avec son « accord ». Ce 21 janvier, répondant à une question écrite, la diplomatie russe a enfoncé le clou, en citant, en particulier, les cas de la Roumanie et de la Bulgarie. « Il n’y a pas d’ambiguïté », a-t-elle soutenu. De l’ambiguïté, Mme Parly en voit pourtant dans l’attitude de Moscou. « À l’Est de l’Europe, nous voyons un niveau de tensions rarement atteint depuis la fin de la Guerre froide. La Russie adopte une rhétorique agressive et, par ses actions, elle cultive l’ambiguïté stratégique pour mieux contraindre ses voisins – l’Ukraine au premier chef mais aussi le reste de l’Europe. Dans ce contexte, c’est notre sécurité et la stabilité de notre continent qui sont en jeu. Il est donc essentiel que nous autres Européens, nous fassions entendre notre voix », a en effet estimé Mme Parly. Comme le disait le cardinal de Retz, qui savait de quoi il en retournait, « on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment ». Toute la question est de savoir si la Russie prendra le risque de sortir de la sienne. PAR LAURENT LAGNEAU · 21 JANVIER 2022 (Source : Opex 360)   Crise en Ukraine : "Il faut absolument que la France reprenne l'initiative" Antoine Arjakovsky estime que le contexte de la présidence française de l'Union européenne doit être l'occasion pour Emmanuel Macron de se rendre, pour la première fois, en Ukraine. (© Fournis par franceinfo) Alors que la rencontre entre les chefs de la diplomatie russe et américaine au sujet de la crise en Ukraine, vendredi 21 janvier, à Genève, n'a débouché sur aucun résultat tangible, l'historien Antoine Arjakovsky, estime sur franceinfo qu'"Il faut absolument que la France reprenne l'initiative". Selon le directeur de recherche au Collège des Bernardins, spécialiste de l’Ukraine, "la France a été progressivement marginalisée". franceinfo : Est-ce que la France joue encore un rôle dans le dossier de la crise ukrainienne ? Antoine Arjakovsky : Le problème, c'est que la France a été progressivement marginalisée et que les Russes cherchent maintenant à marginaliser la France. Ils organisent des rencontres avec les États-Unis en Europe, sans l'Europe et donc sans la France. Il faut absolument que la France reprenne l'initiative. Le président Macron est allé plusieurs fois en Russie. Il n'est pas allé une seule fois en Ukraine, alors que l'Ukraine est considérée comme un pays qui a signé un traité d'association avec l'Europe, qui défend la démocratie, qui se bat pour l'Europe. Il y a eu des morts pour l'Europe. Il n'y a pas eu une seule visite d'un président français. On se dit que, si la France est présidente du Conseil de l'Union européenne, c'est vraiment à la France de prendre une initiative forte en se rendant en Ukraine, comme le font les Canadiens, les Allemands, les Américains. Antoine Arjakovsky, historien à franceinfo Tout le monde va à Kiev pour montrer la solidarité de ces pays. Il faudrait que la France aille à Kiev au nom de la France, au nom de l'Europe, pour dire réellement tout l'appui que la France accorde à l'Ukraine, à la démocratie, à la paix en Europe, avec des menaces beaucoup plus fortes vis-à-vis du Kremlin. Ce qu'a dit Macron au Parlement européen, à savoir qu'il était favorable à mettre en place une stratégie de sécurité en Europe et que cela prendrait plusieurs mois puisque cela demande des négociations internes avec les Etats-Unis. Et ensuite, ils veulent en plus négocier avec les Russes. Ce n'est pas du tout une rhétorique qui peut inquiéter le Kremlin. Les discussions continuent entre Américains et Russes. Est-ce que c'est une bonne nouvelle ? C'est forcément positif qu'ils se rencontrent. [Antony] Blinken [le chef de la diplomatie américaine], manifestement, essaie de gagner du temps, puisqu'il avait promis de répondre par écrit la semaine prochaine à l'ultimatum qui avait été envoyé au mois de décembre dernier par le Kremlin aux États-Unis. Pour moi, le plus important, c'est que les Américains sont conscients du fait qu'ils doivent renverser la stratégie du Kremlin, qui est cette sorte de rhétorique victimaire où les Russes ont essayé d'expliquer que c'est eux qui souffrent d'un encerclement de l'OTAN et qu'ils sont les victimes de l'histoire. Le problème n'est pas du côté des Occidentaux. Le problème, c'est du côté des Russes. Quelle est la marge de manœuvre des Américains ? Les Américains cherchent à mettre la Russie devant ses responsabilités en expliquant que les 100 000 soldats [massés à la frontière ukrainienne], c'est un fait réel, avéré et reconnu. Il faut que les Russes, qui ont annoncé aujourd'hui par la bouche de Lavrov qu'ils ne menaçaient pas l'Ukraine, acceptent d'être cohérents avec leurs gestes. La position des États-Unis, c'est de montrer qu'il y a du mensonge du côté russe et qu'il faut au contraire qu'ils soient cohérents. S'ils veulent vraiment discuter sur un plan sérieux et diplomatique, alors tout est possible. Mais s'ils ne veulent pas discuter, s'ils continuent à masser des troupes à la frontière, à ce moment-là, il n'y a plus de marge de manœuvre. Ce sera une réponse économique, financière. Est-ce que la poursuite des discussions passe forcément par le retrait des troupes à la frontière ? C'est une pression énorme sur les Ukrainiens. Il y a des troupes qui sont massées depuis plusieurs mois. Il y a des guerres hybrides, de la propagande, des attentats aux frontières, des alertes bombes. C'est une pression énorme. Au point que le président Zeletski a fait une déclaration solennelle avant-hier à la télévision devant les Ukrainiens : "Surtout, ne paniquez pas. Les Russes veulent que l'on craque face à cette pression psychologique et que l'on donne des arguments à la Russie pour attaquer". C'est surtout ce qu'il ne faut pas faire. Pour discuter et essayer de trouver une solution géostratégique, il faut pousser les Russes à reculer leurs chars, leurs hommes et à changer de rhétorique. (Source : France-Info)   Dans les négociations entre la Russie et les Etats-Unis, Macron tente de faire entendre la voix de l’Europe. Le vice-ministre d’Etat britannique chargé du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et de l’Amérique du Nord, James Cleverly, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, et le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, avant une réunion au ministère des Affaires étrangères à Berlin, en Allemagne, jeudi 20 janvier 2022. KAY NIETFELD / AP Comme ils s’y étaient engagés, les Etats-Unis consultent les Européens sur les discussions au sujet de l’Ukraine et de la sécurité du continent. Mais la France souhaite que l’UE joue un rôle plus important. Les Etats-Unis n’ont cessé de le marteler, en marge des discussions amorcées avec la Russie sur la sécurité du continent : « Rien ne sera décidé sur l’Europe sans l’Europe. » De fait, la promesse de l’administration Biden s’est accompagnée d’un réel effort de consultations des alliés continentaux, préoccupés d’être mis à l’écart à la demande de Vladimir Poutine. Les échanges organisés ces dernières semaines semblent cependant toucher leurs limites, du moins vu de Paris et de Berlin. Avant de voir le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, à Genève (Suisse), vendredi 21 janvier, Antony Blinken, le secrétaire d’Etat américain, était à Berlin, jeudi, pour rencontrer ses homologues allemand, Annalena Baerbock, et français, Jean-Yves Le Drian, ainsi que le vice-ministre britannique des affaires étrangères, James Cleverly. « Les consultations actuelles consistent à nous débriefer des tractations avec les Russes, mais nous voulons une vraie coordination, en préalable aux négociations, maintenant que l’on entre dans le dur, dit un diplomate français, ce n’est plus un sujet bilatéral russo-américain. » Sur le fond, si Américains et Européens rejettent en bloc l’essentiel des demandes russes, dont le gel de l’élargissement de l’Alliance atlantique (OTAN), les différences d’approche se font sentir dans trois grands domaines : la réalité des menaces pesant sur l’Ukraine, l’attitude à adopter en cas d’escalade et la question sensible des sanctions brandies pour dissuader la Russie d’attaquer. Ainsi, la France comme l’Allemagne continuent d’être perplexes face à l’alarmisme des Etats-Unis et du Royaume-Uni, qui considèrent qu’une attaque en Ukraine serait imminente, au vu du déploiement de forces russes aux frontières du pays. Par Philippe Ricard (Source : Le Monde)   «Une guerre de haute intensité ne peut être exclue» (© SPUTNIK / REUTERS «Poutine cherche rêve de reconstituer l'URSS, avec des vues sur l'Europe centrale.») Professeur agrégé et docteur en géographie-géopolitique, Jean-Sylvestre Mongrenier est chercheur à l'Institut français de géopolitique (Université de Paris-VII). Il est aussi chercheur associé à l'Institut Thomas More. FIGAROVOX.- Washington accuse Moscou d'avoir posté des agents dans le pays pour mener une opération de déstabilisation. Ces accusations sont-elles fondées ? Que cherche la Russie ? Jean-Sylvestre MONGRENIER.- Ces accusations sont crédibles, ce type d'opération constituant un classique du genre : déclencher un incident qui sert de prétexte à une agression militaire plus large. Un mot-clef dans le vocabulaire militaire russe : «maskirovka». Il se traduit par «petite mascarade» ou «dissimulation». La mystification, la feinte et la désinformation relèvent de la maskirovka. Souvenons-nous des «petits hommes verts» de Crimée ! En somme, la «guerre hybride» dont on parle tant aujourd'hui n'est jamais qu'une variante des guerres «masquées» et irrégulières d'antan, aux modalités et effets démultipliés par les possibilités qu'offrent de nouvelles technologies. Cessons de s'interroger sur les objectifs poursuivis par Vladimir Poutine et les dirigeants russes, comme si l'on ne voulait pas comprendre. Qu'on se reporte à la doctrine de l'«étranger proche», énoncée au début des années 1990, aux déplorations de Vladimir Poutine sur la «catastrophe géopolitique du XXe siècle» (la fin de l'URSS), à son discours sur le «monde russe» qui pose la revendication d'un droit d'intervention militaire partout où il y a des populations russophones. Moscou cherche à imposer un nouveau Yalta pour reconstituer tout ou une partie de l'URSS, avec des vues sur l'Europe centrale. Quant à l'Ukraine, Vladimir Poutine a déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas de raison d'être, l'été dernier encore, dans une longue dissertation à prétention historique. Faute d'être dans le secret des états-majors, il importe, pour anticiper la menace, de considérer les représentations et discours géopolitiques ainsi que l'impressionnant dispositif militaire déployé autour de l'Ukraine. En vérité, la Russie a déjà envahi l'Ukraine : elle s'est emparée de la Crimée, première annexion forcée en Europe depuis 1945, et elle contrôle une partie du Donbass. La question est de savoir jusqu'où la Russie est prête à aller, militairement et territorialement. Évidemment, Moscou préférerait soumettre sans combattre. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré, mardi 18 janvier, attendre des réponses des Occidentaux quant aux exigences de Moscou sur le non-élargissement de l'Otan. Dans ce contexte, une intégration de l'Ukraine à l'Otan est-elle possible ? Doit-on considérer que la Russie est l'arbitre des élégances et dispose d'un droit de veto sur les décisions des Alliés ? Non. Une question rhétorique : la Russie a-t-elle demandé notre autorisation pour signer le traité de Tachkent (1992), sept ans avant le premier élargissement de l'Otan? Rappelons qu'il s'agit d'un pacte militaire, à l'origine de l'OTSC (Organisation du traité de sécurité collective), qui la lie à certains États post-soviétiques. A-t-elle demandé notre autorisation pour établir l'Union eurasienne, aux portes de l'Europe ? Non plus. Au demeurant, le thème de l'Otan est un leurre. Il n'y a pas de consensus entre alliés pour accepter l'Ukraine en son sein. Sur le principe, l'Otan est ouverte à tout État européen qui fait une demande d'adhésion. En pratique, cette politique de la «porte ouverte» est suspendue. Cela, Vladimir Poutine le sait très bien. En fait, la Russie n'est pas sur la défensive mais à l'offensive : le maître du Kremlin se pose en «rassembleur des terres russes» et il veut s'emparer de territoires autrefois conquis et dominés, en dépit du fait que les États post-soviétiques soient reconnus sur le plan international et représentés à l'ONU, avec les droits et devoirs afférents (la Charte des Nations unies reconnaît le principe de légitime défense). Par ailleurs, les dirigeants russes ont un double discours concernant l'Otan. Sur le plan extérieur, ils font mine de s'inquiéter, en parlent à la manière d'une entité diabolique en pleine «expansion», comme si les Alliés opéraient des conquêtes. Entre eux et dans les médias russes, les mêmes comparent l'Otan à un «tigre de papier». Ils affirment que les Occidentaux, définitivement rétifs à la guerre et toute épreuve de force, ce dont témoignerait la forte baisse des dépenses militaires de l'après-Guerre Froide, sont stratégiquement déclassés et historiquement dépassés. Bref, ils n'ont que mépris pour l'Otan et plus encore pour ses membres européens. L'Ukraine a affirmé dimanche avoir des «preuves» de l'implication de la Russie dans une cyberattaque d'ampleur qui a visé cette semaine plusieurs sites gouvernementaux, dans un contexte de vives tensions entre Kiev et Moscou. Si les faits sont établis, quelles seront les répercussions ? D'ores et déjà, cela vient accroître plus encore les tensions entre la Russie d'une part, de l'autre l'Ukraine et ses partenaires occidentaux. Les actions de ce type, dans le cyberespace, sont partie intégrante de la guerre dite «hybride». C'est une «guerre avant la guerre», avec des objectifs tout à la fois matériels (endommagement et destruction d'infrastructures «critiques») et psychologiques (intimidation, voire sidération de la population). L'hostilité entre États est marquée par une «extension du domaine du conflit», pour paraphraser Houellebecq : «depuis le fond des océans jusqu'aux orbites géostationnaires, et dans tous les domaines de l'activité humaine.» Du point de vue de l'Otan, nous n'échapperons pas à la nécessité de qualifier ces cyberattaques. Entrent-elles dans la catégorie des menaces et des actes couverts par l'article 5 ? (la clause de défense mutuelle du traité de l'Atlantique Nord). D'aucuns croient évacuer le débat en répétant qu'il est difficile d'établir la responsabilité d'un État en matière de cyberattaques. C'est une esquive, avec l'espoir que les effets de telles attaques demeureront limités. Si tel n'était pas le cas, nous ne pourrions plus longtemps plaider l'ignorance et l'impuissance. Alors, il faudra poser des actes souverains. Comment la situation peut-elle, selon vous, évoluer ? Mal, très mal. Une guerre de haute intensité ne peut être exclue. Citons ici Julien Freund, dont le centième anniversaire de la naissance (2021) est passé inaperçu : «Il faut prévoir le pire pour qu'il n'advienne pas». Dans la présente situation, complaisance et «accommodements» (le nouveau terme pour plaider l'apaisement) sont exclus. À l'inverse, soyons fermes, renforçons les solidarités géopolitiques occidentales et réarmons. La «paix par la force» donc. Invoquer sans cesse le «dialogue avec la Russie» a quelque chose de pathétique. Quel rôle l'Union européenne et la France peuvent-elles jouer? La France, l'Union européenne et les États qui composent cette dernière ne sont pas sur Sirius : une offensive russe en Ukraine, ce grand pays à cheval sur l'Europe centrale et orientale, provoquerait une onde de choc qui balaierait tout le Continent, avec de multiples répliques et répercussions. Nul ne pourrait s'abstraire d'un tel contexte, aux plans militaires, stratégique et géopolitique. L'économie et le système énergétique seraient également touchés. Ne fantasmons donc pas sur une tierce voie. C'est une échappatoire mentale. Au vrai, les questions de défense relèvent d'abord des États, maîtres des moyens militaires, et de l'Otan, cette grande alliance occidentale qui regroupe la majeure partie des États européens. En revanche, le cadre d'action qu'est l'Union européenne est important pour les sanctions économiques et technologiques. Ces sanctions sont utiles et efficaces, mais leurs effets relèvent d'un laps de temps plus long que celui des coups de force militaires. La priorité est de faire front, politiquement, diplomatiquement et militairement. Agathe Lecoulant (Source : Le Figaro)
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