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Bouchon-Gras 49

Les traditions de l' Armée de l' air.

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J' ouvre ce sujet consacré aux traditions dans l' Armée de l' air.

N' hésitez pas à enrichir et compléter ce sujet.

 

L' Armée de l' air est une toute " jeune " Armée, comparé à l' Armée de terre, la Marine, la Gendarmerie ou même le Service de Santé des Armées.

 

AÉRONAUTIQUE MILITAIRE :

débute avec l'aéronautique militaire en 1909, qui dépendait alors de l'Armée de terre française. C'est la plus ancienne force aérienne au monde. L'Armée de l'air est devenue une arme à part entière le . Pour autant, ses unités sont pour la plupart héritières des traditions (insignes…) des escadrilles de la Première Guerre mondiale où s'illustrèrent nombre d'aviateurs devenus célèbres.

L'aviation durant la Première Guerre mondiale va évoluer rapidement. Environ vingt ans après le premier vol de Clément Ader en 1890, il y avait encore beaucoup de choses à améliorer. Du fait de la faible puissance des moteurs de l'époque, la charge utile pouvant être emportée par un avion était extrêmement limitée. Les appareils étaient construits à base de bois avec des ailes en toile. Ce matériel rudimentaire et le manque d'expérience des ingénieurs aéronautiques firent que ce type d'appareil était structurellement fragile et il n'était pas rare qu'il se brise en vol en particulier lors de violentes manœuvres de combat.

Au tout début de la guerre, il y avait encore des débats sur l'utilisation (ou l'utilité) de l'aviation dans la guerre. De nombreux officiers parmi les plus âgés étaient en effet sceptiques. En Allemagne, les succès des premiers Zeppelins ont largement éclipsé l'importance des appareils plus lourds que l'air. D'après un rapport de 1914, l'armée allemande disposait de 230 appareils en août 1914, dont seulement 180 étaient utilisables. Les exercices militaires français de 1911, 1912 et 1913 avaient expérimenté la coopération entre l'aviation, la cavalerie et l'artillerie mais la coordination manquait de rapidité et de souplesse. La Grande-Bretagne avait pris du retard et reposait largement sur l'industrie aéronautique française, en particulier pour les moteurs. La contribution britannique au début de la guerre ne se montait qu'à trente appareils. L'armée américaine était complètement dépassée et même lorsqu'elle entra en guerre en 1917, elle était totalement dépendante des industries aéronautiques françaises et britanniques.

Les premières batailles de 1914 ont prouvé que la cavalerie ne pouvait plus réaliser les missions de reconnaissances du fait de la puissance de feu très élevée des armées du XXe siècle. Les états-majors réalisèrent vite que les avions pouvaient localiser l'adversaire, même si les premières reconnaissances étaient handicapées par la nouveauté des technologies utilisées. Le scepticisme initial et les faibles attentes se transformèrent rapidement en demandes irréalisables pour les appareils de l'époque. Malgré tout, les reconnaissances aériennes jouèrent un rôle crucial lors de la « guerre de mouvement » de 1914 en aidant les alliés à stopper l'invasion de la France. Le 22 août 1914, le capitaine britannique Lionel Charlton et le lieutenant V.H.N. Wadham rapportèrent que l'armée du général allemand Alexandre von Klück se préparait à encercler le BEF, contredisant ainsi toutes les autres sources de renseignement. Le haut-commandement britannique se fia à ce rapport et retira les 100 000 hommes du corps d'armée. Par la suite, lors de la première bataille de la Marne, les avions d'observation découvrirent les points faibles et les flancs exposés de l'armée allemande, permettant aux alliés de prendre l'avantage. De même, les reconnaissances allemandes repérèrent l'avancée des armées russes et permirent la victoire allemande à la bataille de Tannenberg en 1914.

À la fin de 1914, les lignes de ravitaillement allemandes s'étiraient de la Mer du Nord à la Suisse. La guerre de mouvement initiale était terminée et le front s'était stabilisé. Les trois missions principales des escadrons de reconnaissance émergèrent à partir de mars 1915 :

  • Des missions de reconnaissance photographiques permettant de construire une carte du réseau des tranchées ennemies. Les premiers dispositifs photographiques utilisaient des plaques photographiques (Les pellicules photographiques existaient déjà mais ne disposaient pas de la résolution suffisante).
  • Des missions de reconnaissance permettant à l'artillerie de tirer sur des cibles invisibles depuis la position de tir. La radio sans fil à bord des avions n'était pas encore très répandue ce qui posait des problèmes de communication. À partir de mars 1915, des appareils biplaces furent équipés de radios primitives permettant de communiquer à l'aide du code Morse mais ne disposaient pas de récepteur.
  • Des missions permettant de communiquer avec l'infanterie durant l'offensive en survolant le champ de bataille. La technologie ne permettant pas de contact radio, les méthodes de communication étaient nécessairement primitives et incluaient le largage de messages depuis l'avion. Les soldats rechignaient souvent à révéler leurs positions car il était difficile de distinguer les appareils alliés ou ennemis.

Les avions de 1914 ne pouvaient emporter que des chargements très légers, les bombes étaient rudimentaires et les systèmes de visée restaient à développer. Néanmoins, les débuts des bombardements tactiques et stratégiques eurent lieu dès les premiers jours de la guerre. Ainsi, le Royal Naval Air Service (RNAS) mena des missions de bombardement des hangars des aéroports de Düsseldorf, Cologne et Friedrichhafen durant l'automne 1914. La formation du Brieftauben Abteilung Ostende (« Détachement des pigeons voyageurs d'Ostende », nom de code des premières unités de bombardement allemandes) réalisa des missions de bombardement au-dessus de la Manche en décembre 1914.

Comme Dickson l'avait prédit, au début du conflit, les combats aériens furent extrêmement rares : il existe de nombreux exemples de rencontres entre des appareils de reconnaissance rivaux dont les équipages échangèrent uniquement des sourires et des signes. Cette candeur initiale disparut rapidement et les pilotes commencèrent à s'échanger des briques, des grenades et d'autres objets dont des cordes destinées à s'emmêler dans les hélices. Le premier appareil détruit au combat est un Avro 504 de reconnaissance britannique le 22 août 1914 abattu à coups de fusils en Belgique Le premier avion abattu par un autre fut un appareil austro-hongrois abordé le 8 septembre 1914 par le pilote russe Piotr Nesterov lors de la bataille de Lemberg sur le Front de l'Est (les deux appareils s'écrasèrent et il n'y eut aucun survivant). Finalement les pilotes commencèrent à utiliser des armes à feu. Le 5 octobre 1914, le mécanicien Louis Quenault abattit un avion allemand avec une mitrailleuse. Il s'agit de la première victoire aérienne de l'histoire. L'ère du combat aérien commença réellement lorsque de plus en plus d'appareils furent équipés de mitrailleuses.

1915 : le fléau Fokker

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Max Immelmann du Feldflieger Abteilung 62 dans le cockpit de son Fokker E.III.

Les premiers appareils destinés à l'aviation de chasse étaient le Vickers F.B.5 britannique et les Morane-Saulnier L et N français. Initialement, les Allemands étaient à la traine mais cela allait radicalement changer.

En juillet 1915, le Fokker E.III devint opérationnel. C'était le premier appareil possédant une mitrailleuse synchronisée qui permettait de tirer à travers l'hélice. Cela constituait un atout redoutable face aux appareils plus anciens. Cet avion et ses successeurs connus sous le nom d'Eindecker (mot allemand pour monoplan) permirent à l'Allemagne de rattraper le retard accumulé.

Le tout premier engagement eut lieu le 1er juillet 1915, juste à l'est de Lunéville lorsque le lieutenant Kurt Wintgens, un des pilotes choisi pour tester une série de cinq prototype, força un Morane-Saulnier Type L biplace d'observation à se poser derrière les lignes alliées. Près de 200 impacts de balles furent recensés sur le moteur rotatif de l'appareil français.

À la fin de 1915, les Allemands avaient acquis la supériorité aérienne, rendant les vols de reconnaissances alliés beaucoup plus dangereux. La vulnérabilité des appareils de reconnaissance alliés devint criante. Les premiers as de l'aviation allemande, notamment Max Immelmann, avaient commencé leurs carrières.

Il convient cependant de relativiser la supériorité allemande. Le déploiement des Eindeckers fut relativement lent et il faudra attendre 1916 pour que les Allemands mettent en place des escadrons spécialisés dans la chasse soit bien après les Britanniques. Les Eindeckers n'étaient, malgré leur armement avancé, pas des appareils révolutionnaires car basés sur des appareils français d'avant-guerre.

Néanmoins, l'impact moral issu du fait que les Allemands prenaient l'avantage dans la guerre aérienne provoqua un scandale majeur dans la presse britannique. La domination des Eindeckers contribua également à l'effet de surprise lors de la bataille de Verdun car les avions de reconnaissance français ne purent fournir la couverture habituelle des positions allemandes.

Heureusement pour les alliés, deux nouveaux types de chasseurs britanniques étaient déjà en production pour égaler le Fokker : le F.E.2b et le DH.2. Les deux modèles avaient l'hélice à l'arrière et pouvaient tirer vers l'avant sans système de synchronisation. Le F.E.2b fut déployé en septembre 1915 et le DH.2 en février 1916. Sur le front, le minuscule Nieuport 11 français se révéla un adversaire coriace lorsqu'il entra en service en janvier 1916. Avec ces nouveaux appareils, les Alliés récupérèrent la supériorité aérienne à temps pour la bataille de la Somme et le fléau Fokker disparut.

Le Fokker E-III, l'Airco DH-2, et le Nieuport 11 furent les premiers d'une longue série d'avion de chasse monoplace utilisés par les deux camps durant la guerre. Très rapidement, il devint clair que le rôle principal des chasseurs serait d'attaquer les biplaces de reconnaissance et de guidage d'artillerie tout en escortant les biplaces alliés. Ils furent également utilisés pour la destruction des ballons d'observation, le mitraillage des cibles au sol et la protection contre les bombardiers.

 

1916 : la bataille de la Somme

Article principal : Bataille de la Somme (1916).

Le fléau Fokker avait démontré la nécessité de développer une grande force aérienne. À court terme, la création de nouveaux escadrons était plus facile que la construction d'avions pour les équiper ou la formation de pilotes. Au commencement de la bataille de la Somme en juillet 1916, la plupart des escadrons du Royal Flying Corps (RFC) étaient encore équipés de BE.2c qui s'étaient révélés des cibles faciles pour les Eindeckers allemands. Les nouveaux modèles comme le Sopwith 1½ Strutter étaient encore trop peu nombreux et les nouveaux pilotes furent envoyés au front avec seulement quelques heures de vol.

Néanmoins, la supériorité aérienne et un esprit « offensif » facilitèrent grandement l'implication du RFC dans la bataille, dans ce qui s'appelait alors le « mitraillage de tranchée », plus connu aujourd'hui sous le nom d'« appui aérien rapproché ». Jusqu'à la fin de la guerre, cela devint une simple routine. Les troupes au sol étaient constamment sous la menace des avions sans réelle possibilité de se défendre car les tirs de riposte depuis le sol étaient peu efficace car les techniques de tir sur cibles mouvantes n'étaient pas encore bien maitrisées.

La supériorité aérienne alliée fut maintenue durant la bataille et inquiéta le haut-commandement allemand. La réorganisation complète de la Luftstreitkräfte qui eut lieu mena à la création de bombardiers stratégiques qui bombardèrent le Royaume-Uni en 1917 et 1918 et à celle des escadrons d'attaque au sol (Schlachtstaffeln) qui se distinguèrent à la bataille de Cambrai et durant la seconde bataille de la Marne en 1918. Cette réorganisation permit surtout la création des unités de chasse spécialisées ou Jagdstaffeln. À la fin de l'année 1916, ces unités équipées du tout nouveau Albatros D.III rétablirent la supériorité aérienne allemande bien qu'elles aient été formée une année après leurs équivalents britanniques et français.

 

1917 : le sanglant mois d'avril

La première moitié de 1917 fut marquée par une domination allemande et par la supériorité des jagdstaffeln qui infligeaient de lourdes pertes aux alliés. Tandis que les nouveaux appareils alliés comme le Sopwith Pup, le Sopwith Triplan et le SPAD S.VII entraient lentement en ligne, les Jasta allemands étaient équipés du nouveau Albatros D.III qui en dépit de fragilités structurelles était le « meilleur chasseur du Front de l'Ouest ».

Cette domination atteint son paroxysme en avril, connu sous le nom d'« avril sanglant » lorsque le RFC subit des pertes trois fois supérieures à celles des allemands. Cela peut en partie s'expliquer par la volonté de Hugh Trenchard de maintenir des missions de « patrouilles offensives » au-delà des lignes allemandes.

À partir de l'été 1917, les Sopwith Camel et les S.E.5a britanniques et le SPAD S.XIII français devinrent disponibles en grand nombre. Les escadrons de biplaces reçurent les R.E.8 et les F.K.8 en remplacement du trop vulnérable BE.2. Du côté allemand en revanche, l'Albatros D.V fut une déception tout comme le Pfalz D.III. L'exotique Fokker Dr.I était affligé de problèmes structuraux comme l'Albatros. À la fin de la guerre, la domination aérienne repassa du côté allié.

 

1918 : fin de la guerre

La dernière année de la guerre (1918) vit l'augmentation des pénuries au sein des Empires centraux. Les appareils alliés capturés étaient désossés pour récupérer chaque élément, jusqu'au point de siphonner l'huile des moteurs détruits pour permettre aux appareils allemands de continuer de voler.

Manfred von Richthofen, le fameux Baron Rouge crédité de 80 victoires fut abattu en avril, probablement par un canon anti-aérien australien (bien que le pilote britannique Arthur Roy Brown fut officiellement crédité), et le leadership du Jagdgeschwader 1 passa finalement à Hermann Goering.

L'Allemagne introduisit le Fokker D.VII, à la fois adoré et détesté mais suffisamment redoutable pour que les Alliés exigent dans le traité de Versailles la remise de tous les appareils existants.

Cette année vit également l'implication de plus en plus forte des États-Unis. Au départ, les Américains furent équipés d'avions de second rang voire obsolètes comme le Nieuport 28 puis ils reçurent des appareils plus modernes dont le SPAD S.XIII, l'un des meilleurs chasseur français.

 

Bombardements :

Comme l'impasse au sol se poursuivait, les deux camps étant incapables d'avancer de quelques centaines de mètres sans perdre des milliers d'hommes, les avions devinrent d'une importance capitale pour rassembler des informations sur les réseaux de tranchées et les positions d'artillerie. Ils furent également utilisés pour bombarder les dépôts de ravitaillement derrière les lignes adverses. Cependant, la grande taille et la lenteur de ces bombardiers en faisait des proies faciles pour les chasseurs. Ainsi, les deux camps utilisèrent leurs chasseurs pour détruire les bombardiers adverses et pour escorter les leurs.

Les bombardiers étaient certes lents et vulnérables, ils n'étaient pas pour autant sans défense. Les biplaces avaient l'avantage de disposer de mitrailleuses à l'avant et à l'arrière. Typiquement, le pilote contrôlait des canons fixes derrière l'hélice, similaires à ceux présents sur les chasseurs, tandis que l'observateur utilisait une mitrailleuse pouvant balayer tout l'arrière de l'appareil. Une tactique utilisée par les chasseurs pour éviter ce danger était d'attaquer dans l'angle mort sous la queue. Cependant, le bombardier pouvait contrer cette attaque en plongeant à grande vitesse, aidé par sa masse. Poursuivre un bombardier dans un plongeon était périlleux car le chasseur se trouvait directement exposé à l'artilleur arrière. Plusieurs As de la guerre furent abattus par de modestes biplaces comme Raoul Gervais Lufbery ou Robert Little.

 

Le premier raid de bombardement aérien visant des civils eut lieu le 19 janvier 1915, lorsque deux Zeppelins allemands larguèrent 24 bombes de 50 kg sur les villes de la côte du Norfolk. Ce raid provoqua la mort de seulement quatre personnes mais la réaction du public et des médias fut violente

Il y eut 19 autres raids en 1915, dans lesquelles 37 tonnes de bombes furent larguées, tuant 181 personnes. Londres fut bombardée par erreur en mai 1916 et en juillet, le Kaiser autorisa les bombardements sur les centres urbains. 23 raids de dirigeables furent menés en 1916, larguant 125 tonnes de bombes et tuant 293 personnes. Progressivement, la défense britannique s'améliora et seulement 11 raids eurent lieu en 1917-1918. Au total, 5 806 bombes furent larguées tuant 557 personnes.

Les Zeppelins furent épaulés par les bombardiers Gotha G à partir de 1917 qui furent les premiers avions utilisés pour le bombardement stratégique. Ces raids n'eurent pas une grande influence sur la production de guerre britannique mais en bloquant des escadrons de chasse en Grande-Bretagne, ils les empêchaient de participer à la guerre aérienne au-dessus du front. Les estimations effectuées sur le nombre de morts par rapport au nombre de bombes larguées eurent une grande influence sur la population et le gouvernement britannique qui estimèrent que « les bombardiers passeraient toujours ».

 

( Sources : Wikipédia )

 

Donc lors de la première guerre mondiale, cette arme ( elle dépend de l' Armée de terre ) se voit composée de volontaires issus d' autres armes, militaires qui conservent leurs uniformes de provenance, raison pour laquelle on peut distinguer les tenues hétéroclites des pilotes et observateurs.

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Veste d' uniforme d' un pilote, capitaine issu de l' artillerie.

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Veste bleu horizon d' un lieutenant observateur.

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Veste du capitaine aviateur Jean Mongin ( vareuse d' officier de cuirassier son arme d' origine ).

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Adjudant pilote, uniforme d' artilleur.

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Vareuse du 4ème Hussard, du lieutenant pilote de Fels.

 

 

Pour démarquer ces hommes de leurs armes d' origines, certains aborde un insigne " ailé " sur le haut de manche gauche ( cousu directement sur la veste ou monté sur brassard ).

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Ou d' insignes brodés prenant place aux collets.

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Des insignes métalliques mais aussi des boutons ailés font leurs apparitions.

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En 1914 l' insigne de pilote  fait son apparition ( macaron métallique ) délivré par les écoles. Il existait aussi le brevet d' aviateur militaire délivré par l' inspection technique de l' aviation, la licence de la fédération aéronautique internationale.

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Un lien pour en découvrir pus : http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Brevets_metal.htm

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Képi de l' aéronautique militaire.

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A Alger en 1931.

 

 

L' ARMÉE DE L' AIR :

 

Création d'une nouvelle arme en 1934

Depuis la fin de la Grande Guerre, l'aéronautique militaire française se trouvait scindée en deux éléments affectés à des tâches différentes. Un texte du 2 septembre 1938 explicite l'organisation de l’Armée de l'air, qui naît d'un décret du , et existe en tant qu'arme indépendante depuis le . En 1932, l'appellation d'escadre remplace celle de régiment.

La même année, les bases aériennes sont créées.

L'indépendance institutionnelle de la nouvelle Armée de l'air est pourtant fragile, et son autonomie opérationnelle l'est encore plus : les forces aériennes réservées (chasse, bombardement, reconnaissance stratégique), conçues pour intervenir en masse dans la bataille au sol sous les ordres du commandant en chef des forces aériennes (le général Joseph Vuillemin, chef d'état-major général de l'Armée de l'air à partir du 18 février 1938) et les forces aériennes de coopération (avions de chasse, de corps d'armée, d'observation et de réglage d'artillerie) sont affectées organiquement au sein des armées terrestres et destinées à soutenir leur action. L'Armée de terre souhaitait disposer d'une aviation propre en vue de pouvoir effectuer ses missions de renseignement et de réglage des tirs d'artillerie. En 1939, la moitié de l'aviation de chasse est affectée aux forces terrestres à raison d'un groupe par armée, celle-ci ayant aussi des groupes aériens d'observation. L'Armée de l'air était chargée de l'entretien technique de ces unités, mais n'avait aucune autorité sur ces forces aériennes organiques.

 

Les uniformes changent :

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René Munier, en 1934 à l' école de pilotage : http://munier-pilote-1940.fr/VIE-MUNIER-R-2.htm

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Coiffe blanche pour casquette.

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A gauche, le capitaine René Lehideux en 1923 dans la tenue d' aviation militaire de l' époque.

A droite, en 1934 le commandant Lehideux en uniforme de l' Armée de l' air.

Au moment des Accords de Munich en septembre 1938, l'Armée de l'air ne dispose que de 493 chasseurs, 644 bombardiers et avions d'attaque, et 340 avions de reconnaissance et d'observation, soit 1 509 avions, dont l'état est bon, mais dont la grande majorité sont obsolètes. Les plans mis en œuvre pour rattraper le retard pris face au réarmement du Troisième Reich ne purent aboutir, malgré les énormes efforts que fournit l'industrie aéronautique française, dont la production n'augmenta qu'en 1939 (2 277 avions, contre 533 en 1938)

  • Unités parachutistes

Dans un autre domaine, le 1er avril 1937, le capitaine Frédéric Geille crée la première unité parachutiste de l'Armée de l'air (et de l'histoire militaire française), le 601e groupement d'infanterie de l'air (601e GIA). Avec le 602e GIA, elle restera l'arme au pied durant la campagne de France

 

1940,

Durant la drôle de guerre, l'aviation obtient 80 victoires sur la Luftwaffe. Le nombre d'officiers en janvier 1940 est alors de 8 693 en comptabilisant les réservistes.

Les modèles de chasseurs périmés Dewoitine D.500, D.510 et Nieuport-Delage NiD.629 sont retirés de la première ligne ou du service. Les Morane-Saulnier MS.406, Potez 630 et Curtiss H.75 Hawk mis en service entre 1938 et le début de 1939 connaissent une progression de leurs effectifs, passant de 20 à 26 escadrilles. De nouveaux types sont perçus, la série des Bloch MB.151, MB.152, MB.155, le Dewoitine D.520 et l'Arsenal VG 33, ce dernier n'étant toutefois pas mis en service à temps, comme certains autres prototypes plus ou moins avancés ou prometteurs.

Divers éléments étrangers sont intégrés dans l'Armée de l'Air. Il s'agit principalement des soldats du gouvernement polonais en exil, après l'invasion de la Pologne. Ils volent dans des groupes de chasse de l'armée de l'Air, dans le Groupe de Chasse Polonaise de Varsovie, GC I/145, formé de Caudron C.714 et de MB.152, et des patrouilles de Défense Aérienne du Territoire sur les Koolhoven F.K.58 ou tout autre type d'avion disponible.

Les escadrilles de première ligne passent de 24 à 31 durant la drôle de guerre.

Quelques chiffres

4 864 appareils récents de chasse, de bombardement et de reconnaissance ont été réceptionnés avant l’armistice de 1940 - dont 1 173, avec ceux de l'aviation navale, des 4 426 avions commandés ; 3 082 d’entre eux étant recensés après celui-ci, on parvient à une différence totale de 1 782 avions de combat perdus (sans compter les appareils en instance de réforme en France du fait des combats et de l’usure précipitée du matériel, peut-être de l’ordre de 200 à 300), mais le taux d’indisponibilité au varie de 60 % pour la chasse à 86 % pour le renseignement, si bien que seuls 600 avions peuvent participer aux combats à cette date. Le bilan des pertes varie de 410 à 575 appareils perdus au combat en vol, 230 détruits au sol lors de bombardements, 230 autres par accidents, sans compter ceux qui ont dû être détruits par les forces françaises elles-mêmes devant l’avance allemande et environ 300 capturés par l'ennemi, pour certains sabotés auparavant. L'Armée de l'air a effectué 10 000 sorties entre le 10 mai et le 25 juin 1940, et eut à déplorer 582 tués et 549 blessés.

 

VICHY,

Le nombre d'officiers d'active après la défaite de mai 1940 passe d'environ 4 000 à 2 616 en janvier 1941, auxquels il faut rajouter environ 800 officiers en congé dans l'Armée de Vichy. Ils sont officiellement démobilisés le , mais l'Armée de l'air parvient à conserver 90 % des 1 733 officiers (dont 553 dans des services passés sous juridiction civile).

Sous le régime de Vichy, l'aviation fut utilisée contre les Britanniques lors de la bataille de Mers el-Kébir, lors de la bataille de Dakar en 1940, lors de la Campagne de Syrie (1941) et au Liban en 1941. La force aérienne française en Indochine est engagée en 1940 contre l'Armée thaïlandaise durant la guerre franco-thaïlandaise. Lors de l'opération Torch de débarquement américain en Afrique Française du Nord, les Curtiss H.75 Hawk français s'opposèrent aux F4F Wildcat de l'United States Navy, remportant 7 victoires au prix de 15 pertes. 138 officiers de l'Armée de l'air de Vichy sont arrêtés entre 1943 et 1944 pour faits de Résistance, certains sont déportés et d'autres fusillés.

 

FRANCE LIBRE,

Les militaires de l'Armée de l'air qui refusèrent de cesser le combat après la défaite de 1940 rejoignirent soit individuellement la Royal Air Force, ou soit intégrèrent les Forces aériennes françaises libres, dont la première unité officiellement constituée fut le Groupe de bombardement Lorraine à partir de novembre 1940. À leur création, les FAFL comptèrent 600 volontaires, les ralliements porteront ces effectifs à environ 3 000 au 31 juillet 1943

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Durant cette période le personnel des FAFL pour ce démarquer des forces de Vichy aborde entre les ailes de l' insigne de poitrine et de casquette une croix de Lorraine, symbole de la France Libre ( croix de Lorraine contre croix gammée ).

Colonel Jacques Balsan.

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Détail de l' insigne de casquette et de poitrine.

 

 

 

 

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Détail insigne de poitrine.

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Uniforme de Jacques Andrieux, compagnon de la Libération.

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Insigne des Forces Aériennes de la France Libre.

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L'Armée de l'air après 1945

 

L'après-guerre est marquée par de multiples réorganisations et les avancées considérables dans le domaine de l'aviation militaire. Les avions à réaction font leur apparition et les performances des systèmes d'armes s'améliorent à grande vitesse. La France est ancrée dans le camp occidental et devient membre fondateur de l'OTAN en 1949. En parallèle à cette phase de modernisation, l'Armée de l'air doit consacrer des moyens considérables et subir des pertes importantes lors des conflits liés à la fin de l'empire colonial français.

La guerre d'Indochine

La guerre d'Indochine mobilisa une grande part des moyens hétéroclites dont disposait l'Armée de l'air au sortir de la Seconde Guerre mondiale dont l'immense majorité de l'aviation de transport. Elle utilisa dans les années 1950 près de 200 appareils prêtés par les États-Unis.

La guerre d'Algérie

Le quart des pilotes de chasse de l'Armée de l'air sont engagés pendant la guerre d'Algérie sur des avions d'entraînement à hélice North American T-6 Texan puis T- 28 Fennec, reconvertis en avions légers d'appui aérien et armés de mitrailleuses et de roquettes. Les T-28 utilisés sont une version basée sur le T-28A dont 150 cellules ont été achetées, remotorisées et équipées d'armement à partir de 1959 ; ils furent revendus entre 1962 et 196759.

Trois cent cinquante hélicoptères de l'Armée de l'air agirent sur ce théâtre d'opérations avec comme principaux hélicoptères de manœuvre, des Sikorsky H-34, dont certains furent armés.

Le général Maurice Challe reçut un jour des journalistes en disant : « En matière de guerre aérienne, en Algérie, ce sont les Skyraiders de la Marine, les Piper de l'ALAT et les hélicoptères de l'Armée de l'air »60.

En 1956, l'Armée de l'air crée les commandos parachutistes de l'air.

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Le général Dumesnil de Maricourt passe en revue les commandos de l' air en Algérie.

La crise de Suez

Le président de l'Égypte, Gamal Abdel Nasser, décide la nationalisation du canal de Suez le 26 juillet 1956. Il déclenche la crise du canal de Suez. Les principaux actionnaires du canal, les gouvernements anglais et français, réagissent avec l'appui du gouvernement israélien.

L'opération 700 ou Opération Mousquetaire prévoit, pour l'Armée de l'air, de déployer en Israël 18 Dassault Mystère IV à Ramât David, et 18 F-84 Thunderjet à Lod-Tel Aviv, où ils opéreront sous les couleurs israéliennes. Deux escadrons de F-84 Thunderjet de chasse (40 appareils), un escadron de 15 appareils RF-84F Thunderflash de reconnaissance et quarante avions de transport Nord 2501 Noratlas sont basés à Chypre.

L'aviation alliée à Chypre attaque les différentes bases aériennes en Basse-Égypte à partir du 1er novembre. Les avions basés en Israël détruisent le 4 novembre 18 bombardiers Iliouchine 28 repliés à Louxor. Lors du plan Télescope, les Noratlas assurent la mise en place le 5 novembre de 1 000 parachutistes français et britanniques à Port-Saïd et de 500 parachutistes sur Port-Fouad. Les F-84F basés à Chypre attaquent la DCA et assurent l'interdiction sur la route Ismaïlia-El Kantara-Port-Saïd.

Port-Saïd est occupée du 6 novembre au 23 décembre 1956, à la suite d'une opération de débarquement.

Face aux réactions internationales, à l'appui soviétique à l'Égypte doublé de menaces nucléaires, au manque de soutien des États-Unis, les armées françaises et britanniques se désengagent. Les conclusions tirées de cette opération renforcent l'idée pour le pouvoir français de mettre en place une force de frappe nucléaire, à même de garantir à la France une autonomie d'action.

La force de dissuasion

Les années 1960 voient la mise en œuvre de la force de dissuasion nucléaire française. Le , les Forces aériennes stratégiques sont créées. En février, le premier Mirage IV et le premier avion ravitailleur Boeing KC-135 arrivent dans les forces et la première prise d'alerte d'un Mirage IV armé de la bombe AN-11 et d'un avion ravitailleur Boeing KC-135 le marque le début de la permanence de la Force de dissuasion nucléaire française.

( Source et pour plus d' informations : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'Armée_de_l'air_française )

 

 

 

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Avec la création de l' Armée de l' air en 1934, apparait l' uniforme de couleur " bleu Louise " dont la coupe a peu changé jusqu'à aujourd'hui.aviateurfrancais1.jpg

Comme ses consœurs l' Armée de l' air a adoptée une arme blanche, symbole du commandement, le POIGNARD.

Ce poignard voit le jour en 1934 et sera fabriqué jusqu' en 1940 pour ce 1er modèle, en version officier et sous officier.

En 1954, un nouveau marché est passé, les deux catégories se distinguent par :

- Pour les officiers : fusée ( poignée ) blanche et dragonne or et bleu.

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- Pour les aspirants et sous officier supérieur : fusée et dragonne bleu ( très proche du noir ).

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En 1979, la fusée devient blanche pour tous, seul la dragonne différencient les deux catégories.

L' arme prend l' appellation réglementaire de poignard cadres, modèle 1934.

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Une cérémonie de remise de poignards s’est déroulée, le jeudi 07 mars 2013, dans la salle des marbres du bâtiment Guynemer, centre névralgique des écoles d’officiers de l’armée de l’air (EOAA) sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence.

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Au cours de ce moment solennel, le poignard, symbole de commandement, a été remis aux 22 élèves de la promotion officiers sous contrat (OSC) 2012-47, issus d’horizons divers et âgés en moyenne de 26 ans, en présence des cadres du cours spécial de formation des officiers (CSFO)

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La remise du poignard est une étape fondatrice dans la carrière d'un officier. Elle symbolise son entrée dans le corps des officiers et son aptitude à commander.

 

Ce même poignard sert a adouber un récipiendaire de l' ordre de la Légion d' honneur.

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( Source : passionmilitaria et Armée de l' air )

 

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Symbole emblématique de l' Armée de l' air, LE CHAROGNARD.

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Cet épervier symbole de l' Armée de l' air est ancien, il figurait déjà sur le fuselage d' avion lors de la guerre de 14-18 donc avant la création de cette Armée.

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Fanion de l' escadrille N 67 adopté par le capitaine Henri Constant de Saint Sauveur, commandant l' escadrille du 22 fevrier 1916 au 1er aout 1917.

( Source : http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille067.htm )

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Képi d' aviateur dépendant de l' Armée de terre avant 1934.

"L'Armée de l'air française a choisi l'épervier comme emblème, en 1922 initialement, sur les képis des aviateurs, qui désiraient ainsi marquer l'autonomie de leur arme, alors rattachée à l'Armée de terre. Depuis mars 2010, le logo de cette Armée représente même explicitement un épervier stylisé, au corps gris clair, une aile bleue, une aile rouge, sur fond blanc. Traditionnellement, l'épervier est porté sous la forme d'un insigne métallique doré, sur les calots des militaires de cette arme, au dessus de l'insigne de grade, le cas échéant. Il apparait également sur les insignes de grade portés sur les pattes d'épaules (chemises, tenues de combat ou "treillis"), fourreaux bleu marine, portant également le grade du militaire. Plusieurs versions d'épervier se sont succédé. Ce symbole est souvent appelé familièrement "charognard" par les militaires de l'Armée de l'air (ou aigle, par erreur ; l'aigle se retrouve néanmoins sur certains insignes d'unités, comme celui de l'école militaire de l'air, homologué en 1947 ou encore, l'insigne de poitrine des commandos parachutistes de l'air), homologué sous le numéro A 690).

Premier symbole de l'Armée de l'air, l'épervier apparaît ainsi sur de nombreux insignes d'unités de cette armée : par exemple, du premier insigne de Base de l'école de l'air, le 22 mai 1946 (homologué n° 2123/EMGA, au Répertoire des insignes et blasons de l'Armée de l'air), jusqu'à l'insigne de l'Escadron des Systèmes d'Information et de Communication 82/110, de la base aérienne 110 Creil, homologué n°A 1295, en 1996."

( Source : Wikipédia )

124_cemaa.jpg

Épervier-calot-AA.jpg

Détail du charognard épinglé sur les calot.

On trouve aussi cet oiseau sur les manchons et les pattes d' épaules.

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Manchons d' épaules de sergent chef de l' Armée de l' air.

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Détails du charognard brodé sur un manchon d' épaule.

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Comment distingue-t-on les grades d'adjudant-chef et d'adjudant dans l'Armée de l'Air ?

En fait, ce n'est pas compliqué. Que ce soit dans l'Armée de Terre, de l'Air ou la Gendarmerie (exception faite pour la Gendarmerie de l'Air et la maritime, voir le sujet http://www.forum-militaire.fr/topic/10083-recherches-sur-un-uniforme/), les galons d'adjudant et adjudant-chef respectent la règle suivante :

  • insigne de même couleur que les "ficelles": adjudant-chef
  • insigne de couleur différente : adjudant

C'est un peu plus clair en images :

dfgf.png.69890ed985310f0fd0dbb5da3cd4e674.png

A gauche, un adjudant; à droite, un adjudant-chef (Armée de l'Air).

De même avec la Gendarmerie (en haut, Gendarmerie départementale, en bas, mobile) :

gfds.png.61a16eaf0417b006eda56960ec93ae5f.png

Et c'est encore le même fonctionnement avec les armes montées et à pied de l'Armée de Terre.

 

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