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Sémaphore réserviste (FMIR GUEF) Questions

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Bonjour! 

Samedi dernier le chef de centre de ma Pmm nous a proposé des postes de réserviste. J'ai accepté, pour me faire une expérience dans la marine (et rémunérée en plus!) Avant de faire ma PMS et intégrer Maistrance.

Je voudrais donc prendre la spécialité GUEF ( Guetteur de la flotte ) car on m'en a dit du bien (malgre la solitude du poste ^^). 

- la formation que je recevrai à Lanveoc (FMIR GUEF) ressemblera à quoi, à peu près ?

- Est ce que les réservistes sont bien vus au sein des "vrais" semaphoristes?

- En tant que reserviste , est ce que j'aurais des responsabilités, ou je serai sans cesse assisté? (Ce qui serait dommage :P )

- Quel serait mon job, concrètement ? 

 

Merci d'avoir lu, semaphoristes et non semaphoristes :)

 

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Salut , 

Guetteur est un très bon choix, souvent délaissé par la majorité qui préfère être fusiler . 

Une fois la formation faite ( désolé je ne la connais pas même si j'ai des copains guetteur mais étant moi même en periode je ne peux les contacter dans l'immédiat . je peux me renseigner dans le courant de la semaine prochaine .  )

Après tu intègre par choix un sémaphore qui selon la catégorie est armée à l'année ou en saison, tu complétera l' équipe où lors de tes quarts tu seras otonome et responsable . 

Tu auras des périodes de service et des périodes de repos.

Je sais qu'ils recrutent et qu'il y a possibilité pour les personnes disponibles de faire des jours.

Je pense que c'est un très bon choix qui demande tout de même la maîtrise de l' anglais . 

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il y a 20 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

Salut , 

Guetteur est un très bon choix, souvent délaissé par la majorité qui préfère être fusiler . 

Une fois la formation faite ( désolé je ne la connais pas même si j'ai des copains guetteur mais étant moi même en periode je ne peux les contacter dans l'immédiat . je peux me renseigner dans le courant de la semaine prochaine .  )

Après tu intègre par choix unsémaphore qui selon la catégorie est armée à l'année ou en saison, tu complétera l' équipe où lors de tes quarts tu seras otonome et responsable . 

Tu auras des périodes de service et des périodes de repos.

Je sais qu'ils recrutent et qu'il y a possibilité pour les personnes disponibles de faire des jours.

Je pense que c'est un très bon choix qui demande tout de même la maîtrise de l' anglais . 

En effet, les 3/4 des personnes dans ma PMM ont choisit les fusiller marins pour leur réserve ^^

Merci pour ces renseignements :)

Je ne veux pas abuser de ta gentilesse, mais en effet ça serait super si tu pourrais me dégoter deux trois renseignements :D car on ne trouve presque rien sur Internet et c'est dommage! 

 

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il y a une heure, Bouchon-Gras 49 a dit :

Je te donnerai plus de renseignements courant de la semaine prochaine ,  ça te convient  ?

Oui, tout à fait! Je te remercie beaucoup.

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Voici quelques infos avant que j' en obtiens plus.

La Marine recrute environ 30 nouveaux Matelots guetteurs sous ESR chaque année, dès 17 ans, destinés à des affectations sur les 3 façades maritimes (Manche/Mer du Nord, Atlantique et Méditerranée), Corse comprise.
Les jeunes sélectionnés suivront une Formation Militaire Initiale de Réserviste (FMIR), qui s'étalera sur 2 semaines entre juin et juillet 2017. A l'issu, ils rejoindront leur 1er poste, en sémaphore ou en Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS), où ils seront encadrés par des militaires d'active. Dès la 2eme année, ils seront aptes à assurer eux même leurs quarts.

 

Plus qu’une passion, une vocation 

Second-maître Olivier Trebaol, officier de la Marine marchande et guetteur de la flotte.

Fils d’ancien guetteur de la flotte, le SM Trébaol sert dans la réserve depuis 5 ans dans la même spécialité que son père. « En 1992, j’ai effectué mon service national en tant que guetteur sémaphorique, mais une inaptitude médicale m’a empêché de poursuivre ma carrière dans la Marine. Je n’ai cependant jamais quitté les métiers de la mer : moniteur de bateau école, capitaine de vedette à passagers, puis commandant sur remorqueur affrété par la Marine nationale » explique le SM Trébaol. Cet officier de la Marine marchande effectue, quand il le peut, les tours de quarts dans les sémaphores nichés le long des côtes méditerranéennes : «Le métier de guetteur de la flotte est très complet. Nous sommes détecteurs, timoniers, météorologistes, c’est un métier extrêmement passionnant. En 5 ans, j’ai effectué 480 jours de réserve » raconte le SM Olivier Trébaol. « En juin dernier, j’ai débarqué du bâtiment de la Marine marchande sur lequel j’étais commandant et en attendant une nouvelle mission, j’ai enfilé de nouveau l’uniforme bleu pour assurer mon service aux sémaphores de la Garoupe et de Camarat » explique Olivier Trébaol. « J’aime renouer avec la Marine, avec la petite famille des guetteurs de la flotte, je dois l’avoir dans les gènes.  Aux sémaphores, je ne suis pas vraiment considéré comme un réserviste, mais plutôt comme un personnel d’active. J’ai beaucoup de missions, de responsabilités… on me fait confiance et c’est très valorisant ! » conclut le SM Trébaol.

Photo%20du%20SM%20Tr%C3%A9baol%20-%20Cr%

 

( Source : article Cols Bleus /1073 )

 

QM1 EMMANUELLE LEMATRE
Dans l’ensemble, comment s’est passée votre intégration au Sémaphore ?
E.L. C’est la première fois qu’une nouvelle recrue féminine prenait ses fonctions de guetteur au Sémaphore de Dunkerque, on peut donc comprendre qu’il y ait eu un peu d’appréhension les premiers temps, comme partout où c’est la première fois qu’un élément féminin vient exercer des fonctions tenues jusque-là par un personnel uniquement masculin.
Au bout d’une semaine on a rencontré à peu près tout le monde et comme partout ailleurs, on se découvre plus ou moins d’affinité avec les uns ou les autres. Ca se passe donc très bien. Les plus jeunes ont à peu près notre âge, et avec le chef de poste, plus âgé, il y a toujours une bonne ententeciram_dunk_1.JPG

Pourquoi un tel engagement ?
E.L. Dans le civil je suis scolarisée en BTS informatique de gestion. Effectuer une période au sémaphore permet de «visionner» une autre partie de la vie que vous ne voyez pas en temps normal. Vous êtes ainsi amenés à expliquer autour de vous ce que vous faites et qui paraît parfois bien mystérieux pour le profane. Il faut expliquer ce que c’est qu’un phare, la différence avec un sémaphore, que c’est militaire et non civil, etc
Comment devient-on « Guetteuse » sémaphorique de réserve ?
E.L. Cela a commencé l’année de mon Bac. Un copain a fait la P.M.M. et m’en a parlé. Ce qu’il m’a dit m’a beaucoup plu, et je me suis donc inscrite à la P.M.M., car pour être réserviste il faut avoir fait la PMM. Après la P.M.M. on a présenté la réserve et les spécialités ouvertes aux réservistes . Il y avait à ce moment là quatre spécialités Guetteur sémaphorique, Marin pompier, Secrétaire militaire, Fusilier marin. Lors de la période bloquée, nous avons visité le Sémaphore de Brest. De cette manière nous avons pu découvrir la face cachée d’une activité… dont on ignorait pour ainsi dire tout par ailleurs. J’ai donc posé ma candidature pour être réserviste, et j’ai été prise.
Quelle formation avez-vous suivie, et aviez-vous la certitude que votre candidature soit retenue dans la spécialité demandée ?
E.L. Non. Nous avons d’abord suivi dix jours de formation pendant lesquels nous étions tous regroupés. Il y a donc un pool commun à l’issue duquel nous choisissons notre spécialité en fonction de notre classement
Un stage F.M.I.R. (Formation Militaire Initiale du Réserviste) a lieu au C.I.N. Brest ou à Lanvéoc Poulmic. On y rencontrait d’autres PMM.  Nous avons suivi 10 jours de formation, qui étaient composés de différents modules :
météo, transmissions (rédaction de messages), identification (des bateaux et aéronefs), vie du sémaphore (quarts, organisation des tâches).
Concrètement, comment ça se passe ?
Nous effectuons normalement huit heures de guet par quart. Il y a des travaux de nettoyage, il faut demander les prévisions météo, établir les liaisons avec la capitainerie. Nous ne sommes pas coupés du monde comme la situation du sémaphore en bordure de mer et relativement éloignée de la ville pourrait le laisser supposer. Au contraire, nous nous trouvons à proximité immédiate de quelques unes des installations industrielles ou portuaires de Dunkerque, et de leurs émanations.
Il s’agit d’un travail inhabituel, « exotique », original. Ce n’est pas comme vendre des glaces sur la plage. C’est comme un job d’été, mais uniquement parce qu’il se déroule en été. Avec les cours les seules disponibilités dont je dispose ce sont en effet les congés scolaires. Plutôt que de se tourner les pouces, on apporte une aide pour simplifier l’organisation et les roulements pendant les congés. Actuellement nous avons un contrat de trois ans, mais par la suite, il y a encore des possibilités de renouvellement.
Nous surveillons les entrées et sorties de bateaux nous réunissons les informations concernant les cargaisons, les tirant d’eau, les personnes à bord, les matière dangereuses, nous informons les personnes à prévenir. Nous surveillons également les bateaux de plaisance Nous sommes à ce titre en contact avec le CROSS, la SNSM.
Rencontrez-vous des difficultés particulières ?
E.L. Notre formation météo qui fut très brève dans le temps, est demeurée assez succincte sur le plan théorique et nous la complétons sur le tas. Pas facile en effet de distinguer tous les types de nuages…
Que diriez-vous pour conclure ?
E.L.
En conclusion c’est une activité passionnante, qui sort de l’ordinaire, et qui nous permet de voir l’envers du décor et… beaucoup de bateaux !

 

( Source : article Net Marine )

 

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Le 30/11/2016 à 18:38, Bouchon-Gras 49 a dit :

Voici quelques infos avant que j' en obtiens plus.

La Marine recrute environ 30 nouveaux Matelots guetteurs sous ESR chaque année, dès 17 ans, destinés à des affectations sur les 3 façades maritimes (Manche/Mer du Nord, Atlantique et Méditerranée), Corse comprise.
Les jeunes sélectionnés suivront une Formation Militaire Initiale de Réserviste (FMIR), qui s'étalera sur 2 semaines entre juin et juillet 2017. A l'issu, ils rejoindront leur 1er poste, en sémaphore ou en Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS), où ils seront encadrés par des militaires d'active. Dès la 2eme année, ils seront aptes à assurer eux même leurs quarts.

 

Plus qu’une passion, une vocation 

Second-maître Olivier Trebaol, officier de la Marine marchande et guetteur de la flotte.

Fils d’ancien guetteur de la flotte, le SM Trébaol sert dans la réserve depuis 5 ans dans la même spécialité que son père. « En 1992, j’ai effectué mon service national en tant que guetteur sémaphorique, mais une inaptitude médicale m’a empêché de poursuivre ma carrière dans la Marine. Je n’ai cependant jamais quitté les métiers de la mer : moniteur de bateau école, capitaine de vedette à passagers, puis commandant sur remorqueur affrété par la Marine nationale » explique le SM Trébaol. Cet officier de la Marine marchande effectue, quand il le peut, les tours de quarts dans les sémaphores nichés le long des côtes méditerranéennes : «Le métier de guetteur de la flotte est très complet. Nous sommes détecteurs, timoniers, météorologistes, c’est un métier extrêmement passionnant. En 5 ans, j’ai effectué 480 jours de réserve » raconte le SM Olivier Trébaol. « En juin dernier, j’ai débarqué du bâtiment de la Marine marchande sur lequel j’étais commandant et en attendant une nouvelle mission, j’ai enfilé de nouveau l’uniforme bleu pour assurer mon service aux sémaphores de la Garoupe et de Camarat » explique Olivier Trébaol. « J’aime renouer avec la Marine, avec la petite famille des guetteurs de la flotte, je dois l’avoir dans les gènes.  Aux sémaphores, je ne suis pas vraiment considéré comme un réserviste, mais plutôt comme un personnel d’active. J’ai beaucoup de missions, de responsabilités… on me fait confiance et c’est très valorisant ! » conclut le SM Trébaol.

Photo%20du%20SM%20Tr%C3%A9baol%20-%20Cr%

 

( Source : article Cols Bleus /1073 )

 

QM1 EMMANUELLE LEMATRE
Dans l’ensemble, comment s’est passée votre intégration au Sémaphore ?
E.L. C’est la première fois qu’une nouvelle recrue féminine prenait ses fonctions de guetteur au Sémaphore de Dunkerque, on peut donc comprendre qu’il y ait eu un peu d’appréhension les premiers temps, comme partout où c’est la première fois qu’un élément féminin vient exercer des fonctions tenues jusque-là par un personnel uniquement masculin.
Au bout d’une semaine on a rencontré à peu près tout le monde et comme partout ailleurs, on se découvre plus ou moins d’affinité avec les uns ou les autres. Ca se passe donc très bien. Les plus jeunes ont à peu près notre âge, et avec le chef de poste, plus âgé, il y a toujours une bonne ententeciram_dunk_1.JPG

Pourquoi un tel engagement ?
E.L. Dans le civil je suis scolarisée en BTS informatique de gestion. Effectuer une période au sémaphore permet de «visionner» une autre partie de la vie que vous ne voyez pas en temps normal. Vous êtes ainsi amenés à expliquer autour de vous ce que vous faites et qui paraît parfois bien mystérieux pour le profane. Il faut expliquer ce que c’est qu’un phare, la différence avec un sémaphore, que c’est militaire et non civil, etc
Comment devient-on « Guetteuse » sémaphorique de réserve ?
E.L. Cela a commencé l’année de mon Bac. Un copain a fait la P.M.M. et m’en a parlé. Ce qu’il m’a dit m’a beaucoup plu, et je me suis donc inscrite à la P.M.M., car pour être réserviste il faut avoir fait la PMM. Après la P.M.M. on a présenté la réserve et les spécialités ouvertes aux réservistes . Il y avait à ce moment là quatre spécialités Guetteur sémaphorique, Marin pompier, Secrétaire militaire, Fusilier marin. Lors de la période bloquée, nous avons visité le Sémaphore de Brest. De cette manière nous avons pu découvrir la face cachée d’une activité… dont on ignorait pour ainsi dire tout par ailleurs. J’ai donc posé ma candidature pour être réserviste, et j’ai été prise.
Quelle formation avez-vous suivie, et aviez-vous la certitude que votre candidature soit retenue dans la spécialité demandée ?
E.L. Non. Nous avons d’abord suivi dix jours de formation pendant lesquels nous étions tous regroupés. Il y a donc un pool commun à l’issue duquel nous choisissons notre spécialité en fonction de notre classement
Un stage F.M.I.R. (Formation Militaire Initiale du Réserviste) a lieu au C.I.N. Brest ou à Lanvéoc Poulmic. On y rencontrait d’autres PMM.  Nous avons suivi 10 jours de formation, qui étaient composés de différents modules :
météo, transmissions (rédaction de messages), identification (des bateaux et aéronefs), vie du sémaphore (quarts, organisation des tâches).
Concrètement, comment ça se passe ?
Nous effectuons normalement huit heures de guet par quart. Il y a des travaux de nettoyage, il faut demander les prévisions météo, établir les liaisons avec la capitainerie. Nous ne sommes pas coupés du monde comme la situation du sémaphore en bordure de mer et relativement éloignée de la ville pourrait le laisser supposer. Au contraire, nous nous trouvons à proximité immédiate de quelques unes des installations industrielles ou portuaires de Dunkerque, et de leurs émanations.
Il s’agit d’un travail inhabituel, « exotique », original. Ce n’est pas comme vendre des glaces sur la plage. C’est comme un job d’été, mais uniquement parce qu’il se déroule en été. Avec les cours les seules disponibilités dont je dispose ce sont en effet les congés scolaires. Plutôt que de se tourner les pouces, on apporte une aide pour simplifier l’organisation et les roulements pendant les congés. Actuellement nous avons un contrat de trois ans, mais par la suite, il y a encore des possibilités de renouvellement.
Nous surveillons les entrées et sorties de bateaux nous réunissons les informations concernant les cargaisons, les tirant d’eau, les personnes à bord, les matière dangereuses, nous informons les personnes à prévenir. Nous surveillons également les bateaux de plaisance Nous sommes à ce titre en contact avec le CROSS, la SNSM.
Rencontrez-vous des difficultés particulières ?
E.L. Notre formation météo qui fut très brève dans le temps, est demeurée assez succincte sur le plan théorique et nous la complétons sur le tas. Pas facile en effet de distinguer tous les types de nuages…
Que diriez-vous pour conclure ?
E.L.
En conclusion c’est une activité passionnante, qui sort de l’ordinaire, et qui nous permet de voir l’envers du décor et… beaucoup de bateaux !

 

( Source : article Net Marine )

 

Merci beaucoup Bouchon-Gras 49 pour toutes ces infos :) !

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