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Questionnement sur l'armée, la guerre et la position de réserviste


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Bonjour,

Je suis récemment diplômée et j'ai commencé les démarches pour intégrer la réserve opérationnelle à l'armée de terre.

Je pense avoir les qualités nécessaires pour constituer un bon élément à l'armée, en particulier j'aime le travail bien fait, le travail en équipe et l'esprit de camaraderie. J'ai choisi d'intégrer la réserve opérationnelle parce que ces éléments sont essentiels à l'armée et parce que je souhaite apporter une contribution à la protection de la population face à diverses menaces sur le territoire national.

Une question se pose malgré tout pour moi car je crois adhérer à une majorité des valeurs de l'armée et je crains de ne pas adhérer à quelque chose d'essentiel. Je voulais savoir s'il était paradoxal de s'engager (même en temps que réserviste civil) tout en étant contre la guerre ? Je suis parfaitement consciente que l'arme est la base de l'armée et je crois en son pouvoir dissuasif mais je persiste à croire qu'elle doit être utilisée en ultime recours. Le fait de s'engager en tant que réserviste revient-il à cautionner des conflits armés en cas de désaccord politique ?

Je vous remercie pour vos réponses / témoignages

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  • Administrateur
Il y a 1 heure, Agb a dit :

Le fait de s'engager en tant que réserviste revient-il à cautionner des conflits armés en cas de désaccord politique ?

Bonjour.

Pour débuter ce débat que je pressens fort intéressant, je vous livre cette réflexion, propre à alimenter la discussion.

Elle est issue du livre de Jean-Dominique MERCHET, journaliste spécialiste des questions de Défense, "Mourir pour l'Afghanistan".

 

" Les militaires français sont envoyés en Afghanistan au nom du peuple français. Ils y sont envoyés par un gouvernement légitime et quelle que soit notre opinion sur la guerre, ils ont droit à notre soutien. C'est même, je le crois, un devoir moral pour chacun d'entre nous".

Alors je crois que la réponse à votre question n'est pas si aisée. En tout  cas, dès lors que vous avez fait acte d'engagement, pour moi, vous adhérez au principe même de la participation au conflit. Je veux dire par là que vous actez de fait, que vous obéirez à une décision politique, fût elle contraire à votre opinion.  

Mais adhérez signifie t'il cautionnez?  Je crois, qu'il y a une différence. On peut ne pas être d'accord mais considérez que l'obéissance aux chefs et aux ordres doit passer avant votre propre opinion. C'est en tout cas le principe même de l'obéissance au sein des armées et le principe même de l'engagement militaire. 

La réponse à la question en devient donc et automatiquement oui.

 

Il y a 2 heures, Agb a dit :

Je voulais savoir s'il était paradoxal de s'engager (même en temps que réserviste civil) tout en étant contre la guerre ?

Je ne crois pas, contrairement à une opinion couramment répandue, que les militaires soient pour la guerre.

N'oubliez pas que la guerre, au moins dans nos pays occidentaux, est décidée par les politiques. Je crois au contraire, que les militaires conscients de l'horreur de la guerre, seraient plutôt contre. En tout cas, ils chercheraient plutôt à éviter l'affrontement armée. 

Il y a 2 heures, Agb a dit :

je crois en son pouvoir dissuasif mais je persiste à croire qu'elle doit être utilisée en ultime recours.

Je pense que les militaires dans leur majorité se situent sur ce plan.  Mais reste parfaitement conscients que parfois l'inévitable se produit. Provoqué par les politiques, auxquels le militaire par son engagement (voir plus haut) se doit d'obeïr.

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  • Administrateur

En effet sujet intéressant !

Il y a 5 heures, Agb a dit :

en temps que réserviste civil

Le réserviste civil n' existe pas !

Dans la vie nous sommes tous des citoyens, ceux qui s' engagent dans la réserve opérationnelle, sont durant leurs périodes sous statut militaire et considérés comme des militaires d' actives, leurs périodes finies, ils redeviennes des civils, militaires de réserve.

Il y a 3 heures, berogeitabi a dit :

dès lors que vous avez fait acte d'engagement, pour moi, vous adhérez au principe même de la participation au conflit.

Le citoyen qui s' engage dans la réserve militaire, sait par l' historique même de la Réserve qu' il peut être emmener à participer à un conflit intérieur ou extérieur ( même si aujourd'hui peu de réserviste partent en opération extérieur ).

La grande différence historique vient du fais de la suspension du Service Nationale et la " presque " suppression de la réserve obligatoire. Je dis presque parce-que tout militaire d' active qui quitte l' Armée, qui est donc RCA ( Rayé des Cadres d' Actives ) est rappelable durant cinq ans et ne peut normalement ( ni son employeur ) refuser, c' est ce que l' on nomme la Réserve Opérationnelle de 2éme niveau ( RO2 ).

Lors de la Grande guerre ( 14-18 ) la France envoya son Armée composée par du  personnel engagé et du personnel effectuant son service militaire, puis rappela ( mobilisation générale ) les réservistes et les territoriaux, les hommes d' age mur ayant dépassé l' age de la réserve à proprement parlé. Ces hommes étaient employés comme garde voie ( SNCF ) garde de dépôts...

La mobilisation française de 1914 est l'ensemble des opérations au tout début de la Première Guerre mondiale qui permet de mettre l'armée et la marine françaises sur le pied de guerre, avec notamment le rappel théorique sous les drapeaux de tous les Français aptes au service militaire. Planifiée de longue date, l'affectation de chaque homme était prévue selon son âge et sa résidence.

Déclenchée en réaction aux mesures équivalentes prises par l'Allemagne, la mobilisation française s'est déroulée en 17 jours, du 2 au , comprenant le transport, l'habillement, l'équipement et l'armement de plus de trois millions d'hommes dans tous les territoires français, essentiellement en métropole mais aussi dans certaines colonies, puis leur acheminement par voie ferrée essentiellement vers la frontière franco-allemande de l'époque.

Un tel événement a eu des conséquences politiques (« l'Union sacrée »), socio-économiques (à cause du départ de la quasi-totalité des jeunes hommes) et bien sûr militaires (le début de la bataille des frontières). C'est la première fois qu'une mobilisation générale est décrétée en France (en 1870, seule l'armée de métier est mobilisée) ; la seconde fois a eu lieu en 1939. 3 780 000 hommes sont mobilisés en  ; au total, durant toute la guerre, environ 8 410 000 soldats et marins français furent mobilisés, dont 7 % de soldats indigènes1

( Source Wikipedia )

 

Aujourd'hui la réserve opérationnelle est principalement formée de volontaires issus le l' Armée ( anciens d' active volontaire, anciens du Service Nationale volontaire, jeunes issu des préparations militaires et de jeunes issus du civil sans aucune expérience militaire ) c' est ce que l' on nomme la Réserve Opérationnelle de niveau 1 ( RO1 ).

Toute personne qui s' engage dans la réserve militaire, qu' il est un emploi de cuisinier, de secrétaire... sait qu' il peut être amené un jour à prendre une arme et défendre son Pays, sur son territoire ou à l' extérieur.

Il y a 6 heures, Agb a dit :

Je suis parfaitement consciente que l'arme est la base de l'armée et je crois en son pouvoir dissuasif mais je persiste à croire qu'elle doit être utilisée en ultime recours.

Oui, sauf que ce ne sera pas toi qui aura cette décision à prendre, par contre le réserviste comme tout-autres militaires doit et devra obéir aux ordres et consignes sans remettre en cause le bien fondé d' une telle décision.

Pour être plus terre à terre, aujourd'hui les soldats ( d' active et ou de réserve ) qui sont déployés sur notre territoire répondent à la Légitime défense, c' est à dire qu' en cas d' attaque et ne pouvant maitriser autrement le ou les individus, peuvent répondre par un moyen adapté et proportionné.

La légitime défense est prévue à l'article 122-5 du code pénal dans son livre premier ( Disposition Générales ). C'est une cause d'irresponsabilité pénale, ce qui signifie qu'elle empêche que soit engagée la responsabilité pénale de l'auteur bien que l'infraction soit constituée dans tous ses éléments (éléments légal, matériel et moral). Il s'agit plus précisément d'un fait justificatif, c'est-à-dire une cause d'irresponsabilité liée à l'infraction elle-même et non à son auteur1.

« N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, effectue dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte » (art 122-5 CP)

Pour agir dans le cadre de la légitime défense des personnes2, l'agression contre soi-même ou autrui doit répondre à trois conditions (cumulatives) :

  • actuelle : le danger est imminent ;
  • injustifiée : l'agression est interdite – riposter aux forces de police pendant une manifestation par exemple ne peut être considéré comme de la légitime défense
  • réelle : l'agression ne doit pas être putative (la jurisprudence admet cependant que des éléments trompeurs peuvent justifier une légitime défense putative3).

En outre, la défense doit répondre à trois critères (cumulatifs également) :

  • nécessaire : il n'y a aucun autre moyen de se soustraire au danger ;
  • simultanée : la réaction doit être immédiate, par exemple : on ne doit pas agir par vengeance ou dans le but de stopper l'agresseur en fuite ;
  • proportionnée à l'agression : il ne doit pas y avoir d'excès dans la riposte.

 

( Source Wikipedia )

Il y a 4 heures, berogeitabi a dit :

Je pense que les militaires dans leur majorité se situent sur ce plan.  Mais reste parfaitement conscients que parfois l'inévitable se produit. Provoqué par les politiques, auxquels le militaire par son engagement (voir plus haut) se doit d'obeïr.

Militaire ( qu' il soit d' active ou de réserve ), c' est plus qu' un métier ou un emploi, le militaire aime son pays, ses valeurs... il est prêt à les défendre, pour cela il peut mettre entre parenthèses, sa famille, ses proches ( même si il ne les oublie pas et que c' est aussi pour eux qu' il défend son pays ). Le salaire n' est pas un but, le temps n' est pas limité...

Il y a 6 heures, Agb a dit :

Je pense avoir les qualités nécessaires pour constituer un bon élément à l'armée, en particulier j'aime le travail bien fait, le travail en équipe et l'esprit de camaraderie. J'ai choisi d'intégrer la réserve opérationnelle parce que ces éléments sont essentiels à l'armée et parce que je souhaite apporter une contribution à la protection de la population face à diverses menaces sur le territoire national.

Un grand homme parlait du devoir suprême pour la nation, c' est un peu caricatural mais un bon réserviste sait qu' il peut, si la France lui demande, prendre les armes et défendre  son notre pays, ses nos valeurs, ses enfants ( nos parents, nos amis, nos voisins... les Français et tous ceux qui sont sous nous notre protection ou qui sont nos amis... )

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Je vous remercie pour ces réponses intéressantes. 

Il est très difficile pour quelqu'un d'extérieur à l'armée de se rendre compte des missions qui peuvent être attribuée à un officier (voie commandement ou état-major). Pourrait-on nous demander par exemple d'aller expulser des réfugiés ? Je ne pourrais jamais exécuter une telle mission.

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  • Administrateur
Il y a 23 heures, Agb a dit :

Pourrait-on nous demander par exemple d'aller expulser des réfugiés ? Je ne pourrais jamais exécuter une telle mission.

C'est une mission, comme le dit Fred689, qui est dévolue aux forces de police, aux forces de l'ordre, et dépendant du ministère de l'intérieur.

Si un jour, une mission comme celle ci était confiée au ministère de la Défense et aux forces armées, il y aurait à mon sens un choix d'orientation politique qui galvaude la constitution par un emploi décalé des forces.

Cependant, certains parmi les personnels des forces de l'ordre pourraient éventuellement se poser la même question que vous. Leur choix serait simple. l'exécution de la mission sans états d'âme ou la démission.

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Notre nouveau ministre des Armées Sébastien Lecornu il est lieutenant de réserve à la gendarmerie nationale... Formation universitaire : Etudes de droit à l’Université Paris 2 Panthéon Assas Mandats électoraux : Elu en 2014 maire de Vernon (Eure) Elu en 2015 président du Conseil départemental de l’Eure. Fonctions gouvernementales : Conseiller du Secrétaire d’État aux Affaires européennes puis du ministre de l’Agriculture (2008-2012) Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire (21 juin 2017-16 octobre 2018) Sébastien Lecornu est lieutenant de réserve dans la Gendarmerie nationale. (Source : Militaires'Actu)

    Pascalou69

    Posted

    Bonjour   un grand merci pour cette  réponse si précise et documentée. je vais continuer mes recherches dans les archives militaires et vous tiens au courant des résultats à venir. Cordialement  

    Bouchon-Gras 49

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    Dans la Marine nous utilisons le fusil à pompe (fap) Valtro, avec comme munitions de la gomme cogne (non létal au delà de 5 m) le plomb et la breneck (utiliser pour la chasse aux sangliers).

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Nous apprenons avec tristesse la disparition d'Ernest J. "Ernie" Lamson, parachutiste américain du 508th Infantry Regiment. Gravement blessé pendant un saut d'entraînement, il avait loupé le D-DAY et avait été déployé tardivement sur le front. Il venait d'avoir 100 ans. Né le 28 mars 1922, et ayant grandi dans la région de St. Paul, Ernie s'est engagé après le lycée dans le 508th Infantry Regiment, une unité qui appartient alors à la 82nd Airborne Division, l'une des deux divisions américaines parachutées au-dessus de la Normandie en juin 1944. Ernie achève sa formation de parachutiste en 1943 mais en aout de la même année, lors d'un saut d'entrainement, il loupe son atterrissage et se casse les deux jambes lors de l'impact. Sa blessure est grave mais elle va l'être encore plus : au moment de le charger sur la civière, l'une des poignées casse et va lui transpercer l'un de ses poumons. Il est envoyé dans un hôpital militaire en urgence, où il va rester de longs mois. En raison de cette blessure, il va manquer le D-DAY et les opérations de parachutage. S'il reconnait que cette blessure lui a sûrement sauvé la vie au final, Ernie s'en voudra de ne pas avoir sauté avec ses camarades. Il va rester dans l'armée jusqu'en 1946, avant de finalement quitter l'uniforme. Ernie est par la suite devenu comptable et a travaillé pour la firme Blue Cross/Blue Shield. Il attribue à sa pratique hebdomadaire du golf et à ses autres habitudes de vie saines le fait d'être en forme, en bonne santé et d'avoir des contacts sociaux. En 1984, Lamson a assisté aux réunions d'anciens combattants du 508th Infantry Regiment Omaha, Nebraska. Par la suite, il a servi en tant que président et trésorier pendant plusieurs années pour honorer la mémoire de la 82e Airborne. Et en 2014, Ernie Lamson est retourné aux Pays-Bas, dans la forêt de Hürtgen et dans la forêt des Ardennes avec la fondation The Greatest Generations (Source : The Greatest Generations Foundation / Passionmilitaria)     Une grande résistante vient de nous quitter jeudi matin, Madame Colette Lacroix, à l’âge de 98 ans à son domicile de La Garde. Née le 17 février 1924 à Bourg-en-Bresse, Colette Lacroix est lycéenne en 1940 quand son père, mobilisé, est fait prisonnier. Ne supportant pas l’occupation qui commence et ayant entendu l’appel général de Gaulle à la radio, Colette qui n’a alors que 16 ans, décide aussitôt de rallier Londres. Avec quatre camarades, elle tente en avril 1941 de s’embarquer à Collioure dans un navire à destination de l’Angleterre mais, les cinq étudiants sont dénoncés et arrêtés. En raison de son jeune âge, Colette est rapidement relâchée. Elle intègre alors le mouvement « Libération » à Bourg-en-Bresse aux côtés de Paul Pioda, grande figure de la résistance à Bourg et voisin de sa famille, et forme son propre groupe de résistance au sein de son lycée, distribuant des tracts, des journaux clandestins ou des photos du général de Gaulle. Elle intègre également le groupe « Combat » à Lyon pour lequel elle réalise de faux papiers en imitant la signature d’un commissaire de police. En avril 1942, elle s’installe à Nantua dans l’Ain. Elle y rencontre son futur mari Henri Gauthier alias Jag, membre du réseau Pimento du SOE britannique et dirigé par le major Anthony Brooks dit Alphonse. Colette Lacroix rejoint le réseau et effectue des missions de repérage de terrains de parachutages ou de futurs maquis, réception de parachutages ou d’instructeurs alliés, transport de matériels (explosifs, postes émetteurs…) sur Grenoble, Toulouse, Montauban, missions d’espionnage à Lyon etc. Parmi ses contacts figure André Moch, membre comme elle du réseau Pimento à Grenoble et fils de Jules Moch (futur ministre de l’Intérieur en novembre 1947) qui sera tué par la Milice en avril 1944. En 1943, elle est agent de liaison et de renseignement pour les maquis de l’Ain. Colette Lacroix accouche un an plus tard à Montauban mais repart ensuite rapidement en mission, cachant ses messages ou un poste émetteur sous les langes du bébé et participant à des sabotages comme des ponts sur le Suran. Elle manque de peu d’être arrêté lorsque, interpellée à la gare Montauban par des soldats de la division SS Das Reich, on fouille sa valise et le berceau de son bébé, heureusement sans trouver le poste. Un autre jour, sa poupée noire qui lui sert à dissimuler des messages est saisie par un officier allemand mais la laideur de la poupée ne l’incite pas à des recherches plus approfondies. Quelques jours avant le débarquement de Provence du 15 août 1944, elle est chargée d’occuper Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon et assassin de Jean Moulin, dans un train entre Lyon et Sète où les Allemands soupçonnent l’imminence d’un débarquement allié. La voie ferrée devait être sabotée par les résistants afin de l’arrêter. Le sabotage est finalement annulé au dernier moment et Colette fait tout le voyage en compagnie de Klaus Barbie. Arrivés à Sète, le train s'arrête six heures puis repart à Lyon où ce dernier l’invite au restaurant. Prétextant d’aller aux toilettes, Colette se sauve à toutes jambes. Après la libération, alors qu’elle est lieutenant des Forces Féminines, elle est démobilisée en septembre 1944, épuisée par plus de quatre ans de combat clandestin, après avoir refusée la citoyenneté anglaise que lui proposait le gouvernement britannique. En 2014, elle participe à un colloque au Sénat sur les femmes dans la Résistance, témoignant ainsi sur son engagement. (Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)       Le Musée du Débarquement d'Arromanches vient d'annoncer la disparition de Lewis Trinder, vétéran de la Royal Navy, décédé aujourd’hui à l’âge de 98 ans. Il s'était rendu en France à plusieurs reprises pour les commémorations du D-DAY, notamment lors du 75e anniversaire. Adieu Lewis Lewis rejoint la Royal Navy à l'âge de 18 ans. Il sert sur le HMS Magpie, un sloop britannique qui escorte le débarquement amphibie des alliés en Normandie le 6 juin 1944. Il participe également lors de l’Opération Pluto, comme escorte aux remorqueurs chargés de déployer l’oléoduc entre l’Île de Wight et les côtes françaises (afin d'approvisionner en carburant le front en France). Lewis Trinder venait plusieurs fois par an à Arromanches. La dernière fois, ce fut au moment des commémorations du 75ème anniversaire du débarquement. Il disait : « Arromanches est comme une seconde maison pour moi. J’ai plus d’amis ici que n’importe où ailleurs dans le monde ».

    Heïdi

    Posted

    Bonjour, A la rencontre du Lieutenant Bradley pilote. source ... https://rh-terre.defense.gouv.fr/actualites/item/986-alarencontre-du-lieutenant-bradley-pilote-gazelle-au-4e-regiment-d-helicopteres-de-forces-speciales-4e-rhfs
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