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incorporation Rochefort le 6 novembre


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Bonjour à tous,

 

Je rejoint l'école de Rochefort le 6 novembre et j'aurai des questions par rapport à l'incorporation, au déroulement des classes, etc. (Je stress un peu avant l'intégration et j'espère que certaines réponses me ferons déstresser :Foot_In_Mouth@2x:)

 

Comment ce déroule l'incorporation quand on arrive à la base? est-ce que l'on nous tri par spécialité (dans les dortoir par exemple ou au niveau sportif)? Combien est t-on à peu près lors d'une intégration?

Au niveau des classes on m'a dit qu'on séparais les forts des faibles au niveau du sport, cela se fait il aussi dans les autres cours?

Sur la brochure que l'on reçoit il est indiqué "de nombreuses activités de plein air ainsi que 6h de sport par semaine", qu'entendent-ils par activités de plein air car j'imagine que ce sera un peu différent des 6h de sport (sinon ils n'auraient pas précisé)? Et quel type de sport y aura t'il? Étant donné qu'ils demandent une lampe frontale j'imagine que l'on aura des réveils la nuit pour aller courir ou marcher :courir:

A part le sport quels cours sont dispensé? (j'ai vu écrit techniques élémentaires de protection défense et de tir, mais qu'y a t'il d'autre? j'imagine qu'il y aura des cours pour apprendre la chaine de commandement etc...

 

(Désolé si jamais les questions ont déjà été posés à d'autre endroit dans le forum, je n'en est visité qu'une partie pour l'instant)

 

Si jamais il y en a qui intègre également Rochefort le 6 novembre n' hésité pas à vous manifester, ça peut être sympas de faire connaissance avant l'intégration :super:

 

Merci d'avance pour vos réponses

 

 

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Salut !

Deux choses nous rapprochent : 

1) j'intègre également le 6 novembre l'EFSOAA

2) je partirai de Lyon également

J'intègre cependant la spécialité 8220, Administrateur Réseaux

 

Pour ce que j'en ai suivi, pour les 4 premiers mois on sera toute spé confondue, avec des groupes de nivaux pour le sport. On ne devrait donc, dans la logique, pas nous différencier d'une spé à l'autre

On va nous enseigner les bases de l'armée (marcher en ordre serré, ce genre de choses)

Pour la suite, la formation technique, on ne sera que avec les membres de notre spé

 

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Salut

Première réponse et déjà des bonnes nouvelles. Si tu le souhaite on peut faire la route ensemble, cela nous permettra de mieux nous connaitre. Le train que je prend  part de Lyon Part Dieu à 11h04 pour arriver à 18h18 à Rochefort, ça permettra de manger tranquille (ou au cas où il y est du retard ^^)

 

il y a 35 minutes, rumeur a dit :

Pour ce que j'en ai suivi, pour les 4 premiers mois on sera toute spé confondue, avec des groupes de nivaux pour le sport. On ne devrait donc, dans la logique, pas nous différencier d'une spé à l'autre

Dac c'est bien, ça créera moins de petit groupe j'espère

 

il y a 36 minutes, rumeur a dit :

On va nous enseigner les bases de l'armée (marcher en ordre serré, ce genre de choses)

Je pensais qu'il allais nous faire des formation plus poussé mais ça doit être pour ceux qui sont dans l'armée de terre

il y a 37 minutes, rumeur a dit :

Pour la suite, la formation technique, on ne sera que avec les membres de notre spé
 

Oui après les 16 semaines je sais qu'on est séparé, perso je me retrouve a Querqueville en Normandie pour 10 semaine

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  • Administrateur

Bonjour.

Oui comme pour toutes les formations initiales, vous êtes obligés de passer par une phase de formation que l'on pourrait appeler généraliste, en tout cas commune à toutes les spécialités. C'est donc de la formation militaire pure. 

Ordre serré, connaissances des grades, règlement militaire, tir, sport, sorties terrains avec bivouac, un peu de combat d'infanterie (et oui l'aviateur peut se retrouver à pied dans la pampa) sans doute aussi de la topo, de l'instruction sur les armes nucléaires, biologique et chimiques, etc etc...  Ce n'est qu'après ce cycle que vous intégrez votre formation de spécialité dans vos écoles de spécialisation respectives.

En règle générale, si vous êtes par groupe forts/faibles pour le sport (encore que le regroupement des deux reste nécessaire pour permettre aux faibles d'essayer de s'accrocher et aux forts d'aider les plus faibles), le reste des activités est commune.

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Bonjour,

Si je puis vous donner un conseil, gardez toujours à l'esprit que ces 16 semaines de formation militaires comptent pour environ 1/3 de la note finale qui vous sera attribuée en fin de spécialisation.

(1/3 de militaire, 2/3 de spé, et une note générale de comportement pour différencier les meilleurs)

J'ai vu beaucoup de collègues qui étaient excellents en spé, mais avaient un peu négligé le CAM (formation militaire) et se sont donc retrouvés avec un moins bon classement final, sachant que ce classement final est primordial pour le choix des bases d'affectation.

Bûchez donc dès le début et ne négligez aucune matière, ni même la tenue en général.

Bonne réussite.

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  • 2 weeks later...

Bon courage les gars pensez bien qu'il faut  vous accrocher pour finir cette formation.

Vous vous créerez de beaux souvenirs et surtout de bons copains que vous aurez la joie de revoir tout au long de votre carrière.

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Bonjour, j'imagine que vous êtes la 16.45,  moi j'ai intégré l'école en début octobre, je fais partie de la compagnie 16.40 et je peux te raconter mon incorpo pour te donner une idée de se qui t'attend.
Pour ma part, je suis arrivé tard vers 21h donc je suis rentré, les collègues des compagnies précédentes m'ont montré ma chambre et je suis allé dormir direct.

Le lendemain, les cadres,  plus particulierement ton commandant de compagnie va vous montrer le programme qui vous attend:

visite médicale, coiffeur, conférences ect...

Vous allez passer la première semaine en civil et dans la semaine vous passerez à l'habillement pour récupérer vos tenues militaire. La premiere semaine est longue et fatiguante, entre les différentes conférences, les papiers administratifs à remplir ect... ça c'est la premiere semaine.

Après quand vous aurez commencé vos cours sa ira mieux, pour répondre à ta question sur le sport vous verrez que les premieres séances on crache les poumons mais sa reste à la portée de tout le monde, nous ils nous ont  mis  un footing de 5km pour la premiere séance. La frontale sa sera pour les sorties combats mais t'aura le temps de t'en acheter à la boutique de la base si t'en as pas une.

Vous serez plus ou moins une centaine (une compagnie) vous verrez que beaucoup partirons dès la premieres semaine, je vous le dit tout de suite, y aura des conflits, vous allez pas vous entendre avec tout le monde et réciproquement donc préparez vous psychologiquement et dites vous que vous allez la-bas pour vous mais n'oubliez pas que c'est le plus souvent le collectif qui gagne plutot que l'individuel, pour les techniques de combat, chaine de commandement tout ça tout ça, sa sera dans vos cours vous en faites pas pour ça, voila sinon vous avez d'autres questions n'hésitez po ;)

 

faites pas attention aux fautes d'orthographe, il est 1H du mat et je vois a peine mon clavier donc voila ... ;)

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Merci extremis, ta réponse répond à toutes mes questions :D

Ça me fait moins stresser de savoir toutes ces choses ^^

 

J’espère que je n'aurais rien oublié dans ma valise, je ne pensais pas qu'elle serais aussi rempli :shocked!:

 

 

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  • 3 years later...

Bonjour à tous

Je suis un homme de 25 ans qui est intéressé pour rentrer dans l’armée de l’air et faire ma formation initiale à Rochefort. Je compte devenir linguiste d’écoute . Mes questions sont sur le déroulement de la formation et d’une journée type à Rochefort. J’ai lu et pu comprendre qu’il y a mix de sport, cours, tirs et plein d’autres choses . La chose qui me préoccupe le plus est le fait que je suis addict du sport et que tous les matins j’ai besoin de faire 25-30 min de course à pied suivi de pompe et d’abdos, de sprint avant le petit déjeuner au moment de se lever. Lors de ma prise de contact au CIRFA de Nantes on m’a dit que je pourrais peut être continuer à faire mon sport perso tous les matins sous le suivi d’un des coachs sportifs de l’armée  en plus de la journée de l’armée. Je voulais donc savoir si c’était vrai ou possible ou si toi tu as eu l’expérience de voir quelqu’un comme moi qui était addict du sport et comment faisait t-il ? 
sinon comment et quand se déroule les épreuves de sport? 
aviez vous un emploi du temps? 
 

merci et bonne journée

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    • Bonjour. J'ai 18 ans, je peux faire 45 pompes d'affilés, j'ai un luc leger a 10, je fais 59 squats a la minute mais je n'arrive qu'a enchainer 6 tractions propres, vous pensez que j'ai mes chances ? Cordialement.
    • Bonsoir, Moi aussi J'incorpore le 28 novembre à querqueville 🙂
    • La question sera donc à revoir une fois que vous aurez quitté l'ENSOA et rejoint votre 1ère affectation. Si ce n'est pas Paris/RP ce sera célibat géographique pour vous. Selon certaines conditions vous pourrez bénéficier de la MICM. Par contre vous vous dirigez out droit vers une situation complexe car vous serez très probablement éloigné de votre famille pendant de longues et/ou nombreuses périodes.
    • Les divers demandes d'aptitudes dans la Marine 2021, suivant les spécialités et les brevets et certificats : joe_20211005_0232_0007.pdf
    • Le dimanche 23 octobre 1983 à Beyrouth (Liban), l’armée française a payé son plus lourd tribut à la nation depuis la guerre d’Algérie. 58 fils de France, servant dans le cadre de la Force Multinationale de Sécurité de Beyrouth (FMSB), sont morts dans l'attentat du poste français "Drakkar". 6h20, une camionnette contenant 250 kg d’explosif force le barrage d’entrée du poste située dans le quartier Mar Elias au sud-ouest de la capitale libanaise. Le conducteur de la camionnette piégée précipite son véhicule contre le rez-de-chaussée du bâtiment, un ancien hôtel de neuf étages où sont alors postés 96 militaires français. L’attentat suicide fait s’effondrer le bâtiment, ne laissant qu’un amoncellement de débris de cinq mètres de haut. L’attaque visant le poste « Drakkar » a tué 58 militaires français, dont 55 provenaient du 1er Régiment de Chasseur Parachutiste (RCP), et trois du 9ème RCP. Outre les Français, l’épouse du concierge libanais de l’immeuble ainsi que ses cinq enfants sont également décédés dans l’effondrement du bâtiment. Les efforts des secouristes et des soldats français et libanais ont néanmoins permis de sauver 41 parachutistes et d’extraire les cadavres des décombres. L’attentat du Drakkar a provoqué un choc considérable en France car le pays n’avait pas connu de perte militaire aussi lourde depuis la guerre d’Algérie. Dès le lendemain, le Président de la République, François Mitterrand, s’est rendu sur place.   Le 2 novembre 1983, un Hommage national a été rendu aux 58 militaires décédés dans la cour des Invalides, en présence du Président de la République et des plus hautes autorités. Le chef de l’État avait alors décoré les victimes de la Médaille militaire à titre posthume. Une stèle commémorative a été apposée sur les lieux de l’attentat, qui est aujourd’hui un terrain vague situé dans un quartier résidentiel. (Source : ECPAD - Génération OPEX)     Rappel du contexte historique  En juin 1982, Israël lance l’opération « Paix en Galilée », envahit le Sud-Liban et entreprend fin juin-début juillet l’assaut de Beyrouth-Ouest où les Palestiniens sont encerclés dans une nasse, les Syriens refusant de les accueillir sur leur territoire. Un cessez-le-feu est appliqué début août. La communauté internationale, soucieuse d’éviter des affrontements sanglants, décide d’intervenir. Sous la protection des parachutistes français, soutenus par les soldats américains et italiens, les forces palestiniennes sont exfiltrées en douceur. De 500.000 à 600.000 Palestiniens restent dans les camps. Le 23 août, Béchir Gemayel est élu Président du Liban. Le 15 septembre, il est assassiné. Israël investit Beyrouth-Ouest. Du 16 au 18 septembre ont lieu les massacres de populations civiles dans les camps de Sabra et Chatila, où des centaines de civils palestiniens sont tués. Le 21 septembre, Amine Gemayel, frère aîné de Béchir, est élu président. Le 24 septembre, pour répondre à une opinion internationale scandalisée par les tueries dont les Palestiniens ont été victimes, une Force Multinationale de Sécurité à Beyrouth est créée, intégrant des contingents français, américains, italiens et une poignée d’Anglais. Dès lors, au Liban, la situation ne cesse de se dégrader. Massacres de populations civiles et attentats se multiplient. Les soldats de la Force Multinationale sont victimes d’innombrables attaques et de bombardements. Si les Américains sont cantonnés à l’aéroport et les Italiens en périphérie de la ville, si les Anglais se contentent de mener des missions de renseignement avec un escadron spécialisé, les Français, eux, reçoivent la mission la plus délicate, au cœur même de Beyrouth. Tous les quatre mois, les contingents sont relevés, souvent avec des pertes sévères. En septembre 1983 a lieu la relève pour les légionnaires français installés à Beyrouth, remplacés par les parachutistes de la 11e division parachutiste. C’est l’opération Diodon IV, qui deviendra l’engagement le plus sanglant pour l’armée française depuis les guerres coloniales. Le 3e RPIMa s’installe en secteur chrétien, dans la perspective d’une offensive face au «Chouf », pour pacifier la montagne où les Druzes s’en prennent violemment aux chrétiens. Des éléments du GAP, 1er RHP, 17e RGP, 12e RA, 35e RAP, 7e RPCS et le commando marine Montfort sont également à pied d’œuvre. Le secteur le plus dangereux, celui de Beyrouth-Ouest, est dévolu à un régiment de marche, le 6e RIP, régiment d’infanterie parachutiste, qui a pour mission principale la protection des populations civiles palestiniennes traumatisées des camps de Sabra et Chatila. Ce régiment, placé sous le commandement du colonel Urwald, a été formé spécialement pour cette opération, et est constitué de quatre compagnies de parachutistes : deux compagnies du 6e régiment de parachutistes d’infanterie de Marine basé à Mont-de-Marsan, une compagnie du 1er régiment de chasseurs parachutistes basé à Pau, une compagnie du 9e régiment de chasseurs parachutistes basé à Pamiers. Dimanche 23 octobre 1983, 6h30 du matin. L’aube se lève. D’un coup, une explosion terrible, une lourde colonne de fumée qui s’élève plein sud dans le silence du dimanche matin. L’aéroport et les Américains sont mortellement touchés. Puis une minute après, encore une autre, plus proche cette fois, d’une puissance tout aussi ahurissante. On entend en direct sur la radio régimentaire que Drakkar a été rayé de la carte. Ce poste était occupé par la compagnie du 1er RCP commandée par le capitaine Thomas, dont heureusement un détachement était de garde à la Résidence des Pins, le QG français. Bilan des deux attentats : 241 marines et 58 paras français sont tués, sans compter d’innombrables soldats grièvement blessés, évacués en urgence en Europe. Dès la première explosion, chacun a bondi à son poste. On comprend d’emblée que c’est terrible. Les ordres fusent à toute vitesse. Des équipes partent pour le lieu de l’attentat, les autres sécurisent les postes. Chacun sait ce qu’il a à faire. On est sous le choc, mais le professionnalisme l’emporte. La mécanique parachutiste, répétée inlassablement à l’entraînement, montre ses vertus en grandeur réelle. On va faire l’impossible pour sauver les camarades. Malheureusement, beaucoup sont déjà morts, déchiquetés, en lambeaux, que l’on ramasse jour après jour, nuit après nuit. On a entendu certains d’entre eux râler sous les ruines, alors que nous étions impuissants à les dégager des amas de gravats. Ils sont là, pris dans l’étreinte mortelle de l’acier et du béton, ceux pour lesquels nous sommes arrivés trop tard, ceux avec lesquels hier on riait, on plaisantait, on rivalisait. Aucun des paras qui va relever ses camarades en cette semaine d’octobre n’oubliera ces pauvres corps, « tués par personne », nobles et dignes jusque dans la mort, magnifiques soldats équipés et prêts pour le combat, parfois la main crispée sur leur Famas. Sans doute est-ce parce qu’ils ont rejoint les légions de Saint-Michel que leur souvenir semble éternel. Le mythe para en tous cas l’est. Maintenant plus que jamais. Et tous, nous communions alors dans une espèce de rêve étrange et éveillé, où la mort étonnamment proche se mêle inextricablement à la vie, en un jeu dont les règles nous échappent. Un nouveau jalon funèbre est posé après les combats des paras de la Seconde Guerre mondiale et bien sûr ceux des grands anciens d’Indochine et d’Algérie. Le piège fatal En signe de solidarité avec nos hommes, le Président de la République, François Mitterrand, vient rendre un hommage aux morts le 24 octobre. Les paras savent déjà qu’ils sont pris dans un traquenard monstrueux. Jour après jour, ils sont victimes de nouveaux attentats, dans un secteur totalement incontrôlable, où pullulent les milices, les mafias et les « services ». Personne ne sait réellement qui fait quoi, les informations sont sous influence, rien n’est sûr, tout est mouvant. Sans ordres ni moyens légaux, les paras sont contraints de se battre au quotidien pour assurer la survie de leurs postes et continuer à protéger les populations. Aucun renfort notable n’est envoyé de métropole, hormis une compagnie de courageux volontaires du 1er RCP venus prendre la place de leurs prédécesseurs. En dépit des nombreux morts et blessés qu’ils vont relever dans leurs rangs, les paras ne doivent compter que sur leur savoir-faire, leur calme et leur professionnalisme pour se défendre tout en évitant de répondre aux provocations, refusant parfois de tirer pour préserver les civils. A ce titre, la mission aura certes été remplie, mais nombreux sont les soldats français qui reviendront avec l’amer sentiment d’avoir perdu leurs camarades sans les avoir vengés. Chacun sait alors que nous vivons un moment unique de notre vie, dont l’intensité et la profondeur nous bouleversent. L’aumônier, le père Lallemand, a le don de savoir parler aux soldats. Que l’on soit croyant pratiquant ou athée, agnostique ou païen, il sait trouver les mots qui apaisent et réconfortent. Paradoxalement, Drakkar ne va pas briser les paras, mais les souder. Les semaines à venir vont être infernales. Et cependant, tous font face avec une abnégation sublime. Le plus humble des parachutistes joue consciencieusement son rôle dans un chaudron où se multiplient les attentats. Bien des nôtres vont encore tomber, assassinés lâchement la plupart du temps. Mais tous accomplissent leur devoir avec fierté et discrétion. Nous recevons des mots et des cadeaux de métropole, comme ces Landais qui nous envoient du foie gras à foison pour Noël, ou encore ces enfants qui nous dédient des dessins touchants. Les paras sont soudés, et même la mort ne peut les séparer. Dans la nuit du 25 décembre, les postes de Beyrouth-Ouest devenus indéfendables dans la configuration géopolitique de l’époque sont évacués. Fin janvier-début février, les paras  exténués sont rapatriés sur la France. Le contingent de « Marsouins » qui les remplace ne restera pas longtemps. Américains et Italiens quittent le Liban fin février. En mars, le contingent français rembarque, ne laissant sur place que des observateurs. Bruno Racouchot était alors officier au 6e RPIMa. Il  a aimablement autorisé à reproduire le texte d’hommage en annexe, initialement paru dans le cadre du très confidentiel « Club des chefs de section paras au feu ».  (Source : https://www.asafrance.fr/item/histoire-23-octobre-1983-beyrouth-06h30-drakkar-est-raye-de-la-carte-3.html?fbclid=IwAR1I7bnRKjuo-v-wSUNPqECiC9tj8unWBjt8N3lLSNAWad92Q9AOpwUqA94  )   N'oublions pas !