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Femme dans la Marine: ambiance?


Sweetix

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Bonjour,

Ayant pour projet de rejoindre la Marine un jour, j'ai tenté de chercher des témoignages de femmes dans la Marine. Or, il y a quelques choses qui reviennent souvent, notamment les violences verbales et sexuelles. Est-ce vrai, les femmes sont-elles souvent les cibles des hommes dans la Marine en général, ou alors ça se passe bien la plupart du temps ? Parce que je vous avoue que, même si je m'en doutais un peu, je ne pensais pas que ça serait aussi présent...

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  • Administrateur

Salut,

il y a une heure, Sweetix a dit :

Or, il y a quelques choses qui reviennent souvent, notamment les violences verbales et sexuelles. Est-ce vrai, les femmes sont-elles souvent les cibles des hommes dans la Marine en général, ou alors ça se passe bien la plupart du temps ?

L' Armée et la Marine entre-autre, n' est que le reflet de notre société, les êtres qui la compose sont les mêmes que ceux que tu peux rencontrer dans une entreprise, à la bibliothèque... Il y a tout de même une sélection, un tri mais un mufle reste un mufle !

Après dire que les femmes sont souvent " agresser ", verbalement, bon il faut avouer qu' a l' Armée le langage est un peu plus grivois que dans la vie de tout les jours mais je pense surtout qu' une femme militaire doit rapidement mettre les choses aux points avec ses congénères masculins, si néanmoins un manque de respect perdurer, il existe une hiérarchie...

Quand aux agressions sexuels, elles sont punis par la lois à l' extérieur comme dans l' Armée.

il y a une heure, Sweetix a dit :

Parce que je vous avoue que, même si je m'en doutais un peu, je ne pensais pas que ça serait aussi présent...

Il serait intéressant que tu cite tes sources, car depuis vingt ans que je sers la Marine j' ai rarement été témoin ou entendu parler de ce genre d' affaire.

Hormis une petite motel sur une frégate qui nous faisait le café le matin de très bonne heure en civil ( avec souvent un string rouge bien visible, dont un me mes camarades et supérieur avait pris pour de la provocation ou de l' appel...)  les choses fut vite mise au clair de se malentendu par une discutions rapide et ça c' est arrêté là.

Chez les fusiliers je m' aperçu à mon grand étonnement de la vulgarité de langage d' une cyno ( ce qui me choqua un peu je l' avoue ) puis je compris que ce stratagème servait à éventuellement écarter toute pensée mal fondé de la part de ses collègue, je fut d' ailleurs surpris de la rencontrer dans le civil lors d' une soirée, où ce n' était plus du tout la même.

 

Je pense aussi que depuis que la Marine emploie des femmes à presque tout les postes, qu' elles embarquent, la vision de la femme dans la Marine a changé.

J' ai connu avant et après.

Avant les femmes avaient des postes à terre, essentiellement de secrétaires, de fourriers, de maitre d' hôtel.... Les bruits de coursives indiquaient qu' elles étaient là pour trouver ce qu' elles ne trouvaient pas ailleurs, on les surnommer " les Marinettes " ( pour info, ma femme est une ancienne marinette, il lui est arriver une fois ou deux de se faire tripoter les fesses et à chaque fois le personnage c' est ramassé une gifle devant tout le monde, quelque soit son grade ).

Aujourd'hui, le terme de marinette n' est plus employé et il est même devenue péjoratif.

Les femmes sont aujourd'hui mécaniciennes, pompiers, fusiliers, pilotes... et elles n' ont rien à envier aux hommes !

Il est loin l' image de la marinette qui avait peur de se casser un ongle ou se filer un bas en démarrant une pompe incendie.

 

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  • Moderator

Le problème de harcèlement ou de violences sera  d'autant plus aigü que la mission sera longue en raison de la promiscuité et le fait de vivre ensemble 24/24.

Attendons le témoignage d'une personne de la marine.

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  • Administrateur
il y a 9 minutes, Fred689 a dit :

Le problème de harcèlement ou de violences sera  d'autant plus aigü que la mission sera longue en raison de la promiscuité et le fait de vivre ensemble 24/24.

Il est clair que le fait d' être confiné durant de longue période peut réveiller les instincts de certains mais aussi de certaines, avouons le !

Je pense qu' une femme pour être tranquille doit rapidement mettre les choses au clair avec ses collègues, plus c' est carré et moins ses collègues pourrons se faire des illusions ou voir dans certains gestes ou paroles des " possibilités ".

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Je rejoins mes camarades. Le sexisme existe, et la lourdeur aussi. Comme dans le civil, sauf qu'a l'armée le plus souvent, si la fille est droite dans ses baskets et fait tout de suite comprendre qu'il ne doit pas y avoir de dérive, tout va bien et dans le pire des cas : vous avez un chef de section et une hiérarchie qui condamnera sans la moindre hésitation les dérives. 


On empêchera jamais des hommes de baver a la vue d'une femme après plusieurs mois d'OPEX, c'est pas pour autant que vous vous ferez tripoté au moindre couloir sombre ;) 
 

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Salut tout le monde, 

Je suis une femme et je sers la marine depuis bientôt 3ans. Pour ma part je pense que tout ça dépend de toi. Personellement, je suis fiancée j'ai tout de suite fait comprendre que le rapprochement autre qu'amical ou boulot n'était pas pour moi. Et c'est très bien passé, c'est sur que si tu provoques ou que tu acceptes certaines "réflexions" forcément tu prends le risque que ça s'aggrave. ( j'ai déjà vue des filles chauffer les gars mais juste par plaisir.. Je trouve ça déplacé surtout quand on part pour plusieurs semaines, mois..) 

En ce moment je suis dans une unité où on est que 10 filles pour plus de 80 mecs et ça se passe très bien. Il n'y a jamais eu d'histoire. 

Enfin voilà, je pense que tout ça dépend beaucoup de la fille. 

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Le 30/09/2016 à 19:43, Bouchon-Gras 49 a dit :

 

Il serait intéressant que tu cite tes sources, car depuis vingt ans que je sers la Marine j' ai rarement été témoin ou entendu parler de ce genre d' affaire.

 

 

 

J'exagère quand je dis "aussi présent", c'est juste que je suis tombée sur quelques articles/témoignages qui m'ont un peu refroidit. En tout cas merci pour votre message!

 

Il y a 3 heures, katou a dit :

 

En ce moment je suis dans une unité où on est que 10 filles pour plus de 80 mecs et ça se passe très bien. Il n'y a jamais eu d'histoire. 

 

Woah je ne pensais pas qu'il y avait autant de monde sur un bateau! Pour combien de temps partez-vous? Merci également pour votre témoignage!

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  • Administrateur

Tout comme dans le civil, où il y a des médecins femme et homme.

Perso, je ne me pose jamais la question  ( que ce soit une visite médicale militaire ou civil ) ca reste un acte médical et professionnel.

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

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    Bonjour, C'est plus une histoire de feeling, suivant dans quelle armée tu pense que tu te sentiras le mieux, la distance et la disponibilité est aussi point important.   Une grande majorité des réservistes de l'armée de terre intègrent la compagnie de combat (de réserve) du régiment. C'est aussi un peu ce qui se passe dans l'armée de l'air et la marine, bien sur il y a des réservistes employés dans des postes de soutien telle que chauffeurs de poids lourds ou de bus (faut il avoir les permis), cuisinier (en étant du métier)... il faut être clair, nul n'est pris pour être détecteur radar (sauf ancien d'active ayant quitté depuis peu) ou alors il faut posséder des compétences particulières et recherchées. Les fmir ne sont pas des stages commando, il y a de tous niveaux dans les réservistes et l'armée cherche juste des gens en bon état physique, des gens qui s'entretiennent.

    Bouchon-Gras 49

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    Notre nouveau ministre des Armées Sébastien Lecornu il est lieutenant de réserve à la gendarmerie nationale... Formation universitaire : Etudes de droit à l’Université Paris 2 Panthéon Assas Mandats électoraux : Elu en 2014 maire de Vernon (Eure) Elu en 2015 président du Conseil départemental de l’Eure. Fonctions gouvernementales : Conseiller du Secrétaire d’État aux Affaires européennes puis du ministre de l’Agriculture (2008-2012) Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire (21 juin 2017-16 octobre 2018) Sébastien Lecornu est lieutenant de réserve dans la Gendarmerie nationale. (Source : Militaires'Actu)

    Pascalou69

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    Bonjour   un grand merci pour cette  réponse si précise et documentée. je vais continuer mes recherches dans les archives militaires et vous tiens au courant des résultats à venir. Cordialement  

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Dans la Marine nous utilisons le fusil à pompe (fap) Valtro, avec comme munitions de la gomme cogne (non létal au delà de 5 m) le plomb et la breneck (utiliser pour la chasse aux sangliers).

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Nous apprenons avec tristesse la disparition d'Ernest J. "Ernie" Lamson, parachutiste américain du 508th Infantry Regiment. Gravement blessé pendant un saut d'entraînement, il avait loupé le D-DAY et avait été déployé tardivement sur le front. Il venait d'avoir 100 ans. Né le 28 mars 1922, et ayant grandi dans la région de St. Paul, Ernie s'est engagé après le lycée dans le 508th Infantry Regiment, une unité qui appartient alors à la 82nd Airborne Division, l'une des deux divisions américaines parachutées au-dessus de la Normandie en juin 1944. Ernie achève sa formation de parachutiste en 1943 mais en aout de la même année, lors d'un saut d'entrainement, il loupe son atterrissage et se casse les deux jambes lors de l'impact. Sa blessure est grave mais elle va l'être encore plus : au moment de le charger sur la civière, l'une des poignées casse et va lui transpercer l'un de ses poumons. Il est envoyé dans un hôpital militaire en urgence, où il va rester de longs mois. En raison de cette blessure, il va manquer le D-DAY et les opérations de parachutage. S'il reconnait que cette blessure lui a sûrement sauvé la vie au final, Ernie s'en voudra de ne pas avoir sauté avec ses camarades. Il va rester dans l'armée jusqu'en 1946, avant de finalement quitter l'uniforme. Ernie est par la suite devenu comptable et a travaillé pour la firme Blue Cross/Blue Shield. Il attribue à sa pratique hebdomadaire du golf et à ses autres habitudes de vie saines le fait d'être en forme, en bonne santé et d'avoir des contacts sociaux. En 1984, Lamson a assisté aux réunions d'anciens combattants du 508th Infantry Regiment Omaha, Nebraska. Par la suite, il a servi en tant que président et trésorier pendant plusieurs années pour honorer la mémoire de la 82e Airborne. Et en 2014, Ernie Lamson est retourné aux Pays-Bas, dans la forêt de Hürtgen et dans la forêt des Ardennes avec la fondation The Greatest Generations (Source : The Greatest Generations Foundation / Passionmilitaria)     Une grande résistante vient de nous quitter jeudi matin, Madame Colette Lacroix, à l’âge de 98 ans à son domicile de La Garde. Née le 17 février 1924 à Bourg-en-Bresse, Colette Lacroix est lycéenne en 1940 quand son père, mobilisé, est fait prisonnier. Ne supportant pas l’occupation qui commence et ayant entendu l’appel général de Gaulle à la radio, Colette qui n’a alors que 16 ans, décide aussitôt de rallier Londres. Avec quatre camarades, elle tente en avril 1941 de s’embarquer à Collioure dans un navire à destination de l’Angleterre mais, les cinq étudiants sont dénoncés et arrêtés. En raison de son jeune âge, Colette est rapidement relâchée. Elle intègre alors le mouvement « Libération » à Bourg-en-Bresse aux côtés de Paul Pioda, grande figure de la résistance à Bourg et voisin de sa famille, et forme son propre groupe de résistance au sein de son lycée, distribuant des tracts, des journaux clandestins ou des photos du général de Gaulle. Elle intègre également le groupe « Combat » à Lyon pour lequel elle réalise de faux papiers en imitant la signature d’un commissaire de police. En avril 1942, elle s’installe à Nantua dans l’Ain. Elle y rencontre son futur mari Henri Gauthier alias Jag, membre du réseau Pimento du SOE britannique et dirigé par le major Anthony Brooks dit Alphonse. Colette Lacroix rejoint le réseau et effectue des missions de repérage de terrains de parachutages ou de futurs maquis, réception de parachutages ou d’instructeurs alliés, transport de matériels (explosifs, postes émetteurs…) sur Grenoble, Toulouse, Montauban, missions d’espionnage à Lyon etc. Parmi ses contacts figure André Moch, membre comme elle du réseau Pimento à Grenoble et fils de Jules Moch (futur ministre de l’Intérieur en novembre 1947) qui sera tué par la Milice en avril 1944. En 1943, elle est agent de liaison et de renseignement pour les maquis de l’Ain. Colette Lacroix accouche un an plus tard à Montauban mais repart ensuite rapidement en mission, cachant ses messages ou un poste émetteur sous les langes du bébé et participant à des sabotages comme des ponts sur le Suran. Elle manque de peu d’être arrêté lorsque, interpellée à la gare Montauban par des soldats de la division SS Das Reich, on fouille sa valise et le berceau de son bébé, heureusement sans trouver le poste. Un autre jour, sa poupée noire qui lui sert à dissimuler des messages est saisie par un officier allemand mais la laideur de la poupée ne l’incite pas à des recherches plus approfondies. Quelques jours avant le débarquement de Provence du 15 août 1944, elle est chargée d’occuper Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon et assassin de Jean Moulin, dans un train entre Lyon et Sète où les Allemands soupçonnent l’imminence d’un débarquement allié. La voie ferrée devait être sabotée par les résistants afin de l’arrêter. Le sabotage est finalement annulé au dernier moment et Colette fait tout le voyage en compagnie de Klaus Barbie. Arrivés à Sète, le train s'arrête six heures puis repart à Lyon où ce dernier l’invite au restaurant. Prétextant d’aller aux toilettes, Colette se sauve à toutes jambes. Après la libération, alors qu’elle est lieutenant des Forces Féminines, elle est démobilisée en septembre 1944, épuisée par plus de quatre ans de combat clandestin, après avoir refusée la citoyenneté anglaise que lui proposait le gouvernement britannique. En 2014, elle participe à un colloque au Sénat sur les femmes dans la Résistance, témoignant ainsi sur son engagement. (Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)       Le Musée du Débarquement d'Arromanches vient d'annoncer la disparition de Lewis Trinder, vétéran de la Royal Navy, décédé aujourd’hui à l’âge de 98 ans. Il s'était rendu en France à plusieurs reprises pour les commémorations du D-DAY, notamment lors du 75e anniversaire. Adieu Lewis Lewis rejoint la Royal Navy à l'âge de 18 ans. Il sert sur le HMS Magpie, un sloop britannique qui escorte le débarquement amphibie des alliés en Normandie le 6 juin 1944. Il participe également lors de l’Opération Pluto, comme escorte aux remorqueurs chargés de déployer l’oléoduc entre l’Île de Wight et les côtes françaises (afin d'approvisionner en carburant le front en France). Lewis Trinder venait plusieurs fois par an à Arromanches. La dernière fois, ce fut au moment des commémorations du 75ème anniversaire du débarquement. Il disait : « Arromanches est comme une seconde maison pour moi. J’ai plus d’amis ici que n’importe où ailleurs dans le monde ».
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