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koala2425

Médaille du travail civile

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J ai été militaire pendant 15 ans de 1986 a 2001 me donnant droit a une pension qui est versée ,je travaille dans le civil dans la même entreprise depuis 2004 soit 12 ans et demi .

Pourrais je prétendre a la médaille du travail en tant qu’ ancien militaire et mes années militaires sont elles prisent en compte ?

 

Merci

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Le monde militaire est une chose, le monde civil en est une autre ( le civil se partage encore en deux famille distingue, le privé et le public ).

Seul tes dix mois de service nationale ( arrondi à un an en général ) seront comptabilisés :

 

TRAVAIL_imagelarge.jpg

Conditions d'ancienneté

La médaille d'honneur du travail comprend 4 échelons qui dépendent de la durée d'ancienneté.

Ancienneté minimum par type de médaille

Type de médaille

Ancienneté de service

Médaille d'argent

20 ans

Médaille de vermeil

30 ans

Médaille d'or

35 ans

Grande médaille d'or

40 ans

Les services pris en compte pour la détermination de l'ancienneté des candidats à la médaille peuvent avoir été effectués chez un nombre illimité d'employeurs.

Réductions d'ancienneté

Des réductions d'ancienneté sont accordées dans les cas suivants :

Périodes assimilées à du travail

Certaines périodes d'absence sont assimilées à des périodes de travail. Il s'agit des périodes suivantes :

 

( source : service-public.fr )

 

Il y a 1 heure , koala2425 a déclaré:

je travaille dans le civil dans la même entreprise depuis 2004 soit 12 ans et demi .

Il te reste donc encore environ huit ans moins le service national, sept ans pour y prétendre.

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J'ai effectué 33 années d'Armée de l'air, uniquement sur le territoire Français, sans déplacement majeur à l'étranger, ni OP.Ex.

J'étais sous-officier, pendant 16 ans, mécanicien avion niveaux 1 et 2 d'intervention, puis agent de maîtrise.

J'ai  passé un concours pour devenir Officier mécanicien d'aéronautique (Officier Réserve Situation Activité) et commandant d'unité.

Ensuite, après avoir suivi durant une année complète d'études au Conservatoire national des arts et métiers, je suis devenu responsable d'un parc informatique conséquent.

A la sortie de l'Armée, au bout de 17 années d'Officier contractuel, j'ai  encore travaillé 13 années (en CDI) dans le secteur aéronautique et aéroportuaire civil.

Au total, après globalement 46 années de vie professionnelle très discontinue et répartie, je n'ai obtenu aucune médaille, ni militaire, ni civile du travail  (pas assez d'années dans chaque "corps ou statut" : sous-officier, puis Officier, puis civil).

Je constate qu'il est pratiquement impossible de "faire du rattrapage de carrière" afin de reconnaître ces mérites de manière globale, que ce soit sur la longueur du parcours comme également sur la qualité du domaine de fonctions, majoritairement Aéronautique.

 

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Bonjour, 

Effectivement lors dune carrière effectuée sous plusieurs statuts mais n'ayant pas le temps minimum pour obtenir une reconnaissance par statut, il n'est pas possible de cumuler pour obtenir une médaille d'honneur,  que ce soit dans le privé ou la fonction publique,  dans les deux cas vingt ans dont les dix mois de service national (arrondi à une année ).

Après dans votre cas, il étonnant tout de même que du côté militaire vous n'ayez rien obtenu. En quelle année avez vous était RCA  ?

 

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Durant ma carrière dans l’armée de l’air, de 1968 à 2001, dans des conditions normales de service (sans campagne ou fait de guerre), pour recevoir en remerciement une distinction honorifique (sorte de « médaille du travail »), il fallait avoir  en moyenne 20 à 25 années de service : la médaille militaire (sous-officier) ou l'ordre national du mérite (officier).

Lorsque j'ai quitté le service actif, en 2001, j’avais 33 années d'armée, mais seulement :

            - 16 années de sous-officier, depuis septembre 1968, jusqu’au grade d’adjudant,

            - 17 années d'officier, depuis février 1984, jusqu’au grade de capitaine.

Comme je n’étais pas plus « brillant » que la majorité de mes collègues et de surcroît :

            - n’ayant pas effectué de séjour ou de campagne à l’étranger,

            - souvent déplacé de fonction par l’effet bouche trous lié au statut d’O.R.S.A.,

            - ayant passé mes huit dernières années en détachements (C.E.S.A., C.E.A.M., Interarmées), oublié des bureaux de chancellerie Armée de l’air éloignés et non activés, mes chefs n'ont pas calculé la possibilité de me décerner une quelconque décoration.

 J'étais déjà adjudant lorsque la médaille Déf-Nat a été instituée et il n'était pas courant de la distribuer en dehors des jeunes (niveau bronze).

Hormis un avancement correct, des expériences très intéressantes et une lettre de félicitation du Directeur du Renseignement Militaire, je n'ai reçu " aucune médaille en reconnaissance de mes 33 années de service ".

Depuis que je me suis vraiment rapproché (2013) du milieu des Réservistes, la plupart appelés du « Service Militaire », j’ai constaté que certains d’entre eux réclament et obtiennent de l’avancement et des décorations.

C’est pourquoi après maintenant 50 années de port de la tenue armée de l’air (dont 25 ans de grade de capitaine) j'ai souhaité légitimement postuler aux distinctions honorifiques de :

            - l'Ordre National du Mérite (parti du niveau "Arpète" jusqu'à Capitaine, avec 2 Diplômes Techniques Supérieurs : C.Q.O. et ensuite INFO 1 du C.N.A.M. Paris, homologué : Bac + 4),

            - la Médaille de l'Aéronautique (46 années dans le domaine aéronautique et avec un niveau civil reconnu et payé : celui d'Ingénieur en normalisation aéronautique).

Hélas, ayant moins de 5 années de réserve "citoyenne", la chancellerie éprouve des difficultés à faire passer mon dossier.

 

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Il y a 6 heures, bmrz60 a dit :

C’est pourquoi après maintenant 50 années de port de la tenue armée de l’air (dont 25 ans de grade de capitaine) j'ai souhaité légitimement postuler aux distinctions honorifiques de :

 

            - l'Ordre National du Mérite (parti du niveau "Arpète" jusqu'à Capitaine, avec 2 Diplômes Techniques Supérieurs : C.Q.O. et ensuite INFO 1 du C.N.A.M. Paris, homologué : Bac + 4),

 

            - la Médaille de l'Aéronautique (46 années dans le domaine aéronautique et avec un niveau civil reconnu et payé : celui d'Ingénieur en normalisation aéronautique).

 

Hélas, ayant moins de 5 années de réserve "citoyenne", la chancellerie éprouve des difficultés à faire passer mon dossier.

Tout dépends de la hiérarchie, en clair il faut un officier supérieur voir général ( les réservistes citoyens sont liés au général DMD, me semble t'il ) ce sont eux qui peuvent proposer, nul besoin d'avoir dix ans de réserve lorsque l'on a un "passé".

Ensuite c'est toujours délicat de mon point de vu de " réclamer " même si on s’estime dans les clous et méritant.

Pour l'ONM, certaines associations ( type UNOR... ) peuvent proposer des officiers méritants ( ils l'ont fait l'an dernier ).

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Vous avez raison, il n'est pas conseillé de réclamer, il suffit d'être "connu et reconnu" !

Cela est facile lorsque l'on fait partie de la même génération que les Responsables en fonction. Lorsque l'on a quitté le service actif avant que ces Chefs en place ne soient rentrés dans l'Armée, il est beaucoup plus difficile pour être reconnu et faire partie des personnes à récompenser en priorité. Il faut aussi correspondre aux dossiers habituellement traités par les services de chancellerie qui ne prennent pas d'initiative si vous n'êtes pas strictement un cas commun.

Il faut avoir fait partie d'unités combattantes et prioritairement déplacées à l'étranger (carte de combattant, donc médailles liées à ces fonctions) plutôt que de recevoir des médailles récompensant le service, l'avancement, la qualité du travail et/ou surtout, pour les décorations plus importantes, le type de recrutement ("direct" grandes écoles et PN).

Les associations de réservistes ne souhaitent pas faire du "rattrapage de carrière", ils traitent en priorité le cas des têtes connues et identifiées par des fonctions et/ou des postes de niveau conséquent au sein des associations. En fait ceux qui sont connus "brillants",  ou anciens réservistes.

L'estime n'est pas mesurable par soi-même, à part si l'on a un égo démesuré. C'est ce que doit identifier la personne qui sélectionne le mérite à récompenser, donc la qualité de la carrière réalisée. C'est hélas ce que je ne peux que mettre en avant, faute de "n'avoir combattu" qu'avec mes outils de mécano, de logisticien et d'informaticien.

Les deux médailles demandées sont des médailles de type "Travail" fonction publique et aéronautique (militaire mais aussi civile). Elles n'ont pas pour vocation de récompenser les mérites d'un pur militaire combattant, même si le combat réside dans le nombre d'années de vie professionnelle.   

 

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Oui difficile. 

J'ai eu la chance d'être proposé ( et l'avoir obtenu ) à un ordre par une personne qui a reconnu mon travail et mon implication, or cette personne ne fait pas partie des cercles directes ( hiérarchie professionnelle ou gens pour lesquels je me suis impliqué  ), des fois la chance de croiser la bonne personne. 

On peut penser que bon nombre de personnes méritants au sens premier du terme, ne sont pas récompensé ni même reconnu. 

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Vous correspondez à l'image des camarades côtoyés depuis que je me suis rapproché du milieu associatif "citoyenneté et vie patriotique", réservistes et/ou anciens combattants.

La participation, particulièrement méritoire, à la vie publique est souvent récompensée, à juste titre, par l'obtention de décorations.

Ces récompenses, seul "salaire symbolique", sont obtenues, non pas par la voie dite "hiérarchique" militaire ou professionnelle mais par une filière parallèle liée à la chance de rencontrer la bonne personne.

C'est l'ouverture permettant de faire passer le dossier relatant la carrière et le mérite de continuer à s'impliquer.

C'est l'envie de ressembler à nos nouveaux amis qui nous incite à réclamer ce qui nous identifie dans ce groupe.

Non plus le niveau hiérarchique ou grade militaire, mais les "couleurs portées à la boutonnière", dessin d'une valeur théorique du parcours professionnel.

Il est absolument vrai que cette minorité de camarades, encore identifiés et participant activement, ne correspond que timidement à tous ceux que nous avons connus et qui sont passés inaperçus pour être récompensés, sauf dans nos souvenirs.

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Disons que je suis de cette génération qui a fait ( une toute petite ) carrière  ( si on peut appeler ça comme ça ) militaire  ( dont je n'ai pas maîtrisé la durée, puisqu' en 1998 l'institution ne renouvelait pas forcément les contrats et donner des primes aux cadres pour prendre la quille ) de la je me suis investi dans la réserve operationelle,  où j'ai pu évoluer,  aussi bien en grade qu'en responsabilité.  En parallèle je suis au service de l'état et de mes concitoyens.

Et comme il me manquer le côté devoir de mémoire,  je me suis investi à travers plusieurs associations d'anciens militaires et de réservistes.

J'ai reçu quelques récompenses et décorations  militaires pour mon engagement et un ordre ministériel vis à vis de mon engagement pour la culture au sein de l'établissement hospitalier où je travail. Je n'avais rien demandé et je fut même surpris lorsque la préfecture m'appela pour me signifier que l'on me proposer et me demander des éléments complaimentaires.

Six mois plus tard,  je reçu un courrier de la ministre m'annoncant que j'avais été fait chevalier.  Un réel honneur et une grande fierté. 

Un coup de chance d'avoir été remarqué par une personne qui a eu envie de s'engager. 

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La politique économique de réduction des effectifs militaires a été choisie par le gouvernement, par soucis d'optimisation.

Afin d'avoir un personnel jeune et réactif, il a laissé partir les gens après leur premier contrat (sans renouvellement), voir pour les autres au bout de 15 années, avec une pension proportionnelle, qui nécessite donc obligatoirement la recherche d'un emploi.

Il est maintenant de plus en plus courant de voir le personnel militaire engagé, passablement fatigué par le rythme et les astreintes, partir après une période assez courte de service.

Ces gens sont recherchés par les entreprises qui peuvent disposer de personnes relativement stables et dociles.

C'est aussi l'intérêt, pour ce personnel qui a reçu une formation assez conséquente, ainsi qu'une bonne expérience technique et opérationnelle de partir pour gagner un meilleur salaire dans le secteur professionnel civil.

Hélas, le flux des départs est devenu trop important et l'armée souffre d'un déficit de cadre. Cela est d'autant plus évident que les effectifs globaux ont diminué, que les missions extérieures ont augmenté et qu'il a fallu faire appel au personnel de réserve, pensant pouvoir compenser le manque d'effectif opérationnel.

Le gros inconvénient est que le réserviste doit prioritairement couvrir son emploi principal civil et qu'il n’a pas toujours, par manque de temps ou d'expérience pratique, la formation technique adaptée au matériel à mettre en œuvre.

L'Armée, toujours investie dans son rôle d'exemplarité et de vitrine de nos industries de pointe a donc réagi en demandant une légère augmentation de son budget d'équipement. Elle a aussi souhaité la stabilité de la partie fonctionnement, afin de favoriser le recrutement, le maintien en condition opérationnel de son matériel et le niveau de son personnel.

Je pense que les jeunes gens intéressés par l'aspect progrès, par le modèle action et efficacité de notre outil de Défense n'ont pas de doute à avoir.

L'Armée a besoin de ressources en personnel réactif, capable de s'investir sans restriction dans un grand nombre de métiers tous aussi prenant et surtout favorisant l'aspect stabilité intellectuelle et la valeur morale de l'individu.

La porte du "métier des armes" est grande ouverte, à condition d'y rechercher la stabilité et non pas cet esprit uniquement guerrier.

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Les jeunes que je côtoie en réserve sont généralement des jeunes qui profite des périodes pour assoir et confirmer leurs choix et projets d'engagement,  pour beaucoup par esprit patriotique ( au sens propre du terme ) et non dans un esprit de guerrier mais je reconnais qu'il y en a. Souvent voulu par la politique de recrutement de l'armée ( dans la marine beaucoup de jeunes désiré être fusiliers marins pour accéder au stage commando et au fameux béret vert ) mais heureusement ce n'est pas le cas de tous.

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L'esprit guerrier c'est le combat mené actuellement dans la vie de tous les jours !

Il est aussi difficile à mener que les batailles décrites dans les films (une guerre sur 1 h 30) relatant les épisodes des combats menés par tous ces malheureux soldats, souvent envoyés au sacrifice.

Notre rôle est d'avertir les jeunes sur le fait que l'Armée est faite pour maintenir la paix. Le commando est un militaire d'élite qui œuvre tout naturellement comme n'importe quelle "ouvrier civil" ou même comme un autre militaire ou employé public

Les militaires sont formés pour comprendre que les exercices enseignés correspondent seulement au métier des armes.

La rudesse des épreuves subies durant ce temps de formation et nécessaire pour leur éviter de correspondre aux héros qui ont donné leur vie pour souvent préserver des intérêts particuliers, autres que la Défense de leur propre pays.

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J'avais pas saisi votre commentaire comme ça. 

Effectivement dans la vie d'aujourd'hui tout est construit sur l'individualisme,  chacun pour soi et si éventuellement il faut détruire les collègues  ( qui sont en fait des concurrents  ) ça ne dérange pas la communauté.  Mais les jeunes si ils courent après l'armée c'est justement qu'ils recherchent la cohésion,  l'esprit d'équipe,  bosser pour des valeurs autre que le salaire.

Eh ça ça me fait chaud au coeur, tant qu'ils y aura des jeunes prêts  à défendre ces valeurs,  nos valeurs ( militaires mais aussi nos grands valeurs de la vie ) c'est que tout n'est pas formaté, l'être humain existe encore. 

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J'ai suivi avec intérêt votre dialogue et j'avoue être surpris par cette propension à courir après ce que j'appelle une breloque. Excusez moi du terme si cela froisse quelque peu. 

J'ai lu ceci qui m'incite à entrer dans votre débat: 

 "L'estime n'est pas mesurable par soi-même, à part si l'on a un égo démesuré."

A mes yeux, l'estime de soi ne nécessite aucunement d'avoir un égo démesuré. Oui, une haute ou très haute estime de soi telle qu'elle impliquerait le mépris de l'autre, renvoie indéniablement vers un égo démésuré. Mais on peut clairement avoir une estime de soi forte, qui permet et autorise toutes les audaces et tous les projets, sans pour cela avoir un "melon" enflé. Ce qui me fait dire que la course à la médaille ne devient alors qu'anecdote aux yeux de celui qui possède une estime de soi forte, sereine, affirmée même si elle laisse parfois place de temps en temps au doute, source de progression permanente. Enfin et pour ce qui me concerne je le conçoit comme çà. 

"C'est l'envie de ressembler à nos nouveaux amis qui nous incite à réclamer ce qui nous identifie dans ce groupe."

Si l'estime de soi est forte et affirmée, nul besoin à mes yeux, de vouloir à tout crin ressembler aux autres pour être identifié dans le groupe. C'est l'homme, l'homme seul qui par son comportement et son attitude fera qu'il sera identifié au sein du groupe, pas les médailles accrochées au revers de la veste.  

J'ai conscience d'aller à contre courant des propos exprimés dans votre échange, propos que je respecte bien évidemment. Mais que je ne partage pas dans ce débat lié à l'obtention, justifiée ou non, à retardement ou non, d'une ou plusieurs médailles.  Car pour ce que j'en ai vu au cours de ma carrière (30 ans tout de même) en régiment en France, en Allemagne et outre mer, puis en Etat Major, tout est tellement sujet à magouille, à injustice, à des histoires de personnes et de leur caractère, à des mutations foireuses ou non, qu'il y a bien trop de critères perturbateurs pour, dans la plupart des cas, pouvoir estimer si telle ou telle décoration attribuée est justifiée ou non.

débat à suivre, peut être...😀

 

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Le débat avec mes deux interlocuteurs "Marine" et "Terre" est de plus en plus intéressant, cela me rappelle des périodes de carrière passée en milieu interarmées.

1- Il permet d'exprimer des idées liées à la population de jeunes réservistes ayant un esprit très pro-militaire avec un souhait d'intégrer les fonctions d'un militaire engagé pour faire carrière.

C'est cet esprit et cette formation liée au tempérament des marins, à la foi techniciens très performants,  avec cette réaction particulièrement marquée d'autonomie dans la tâche à réaliser.

C'est également l'aspect militaire absolument nécessaire pour l'acceptation de la discipline et de la rigueur indispensable lorsque l'on est en équipage embarqué.

C'est le souci d'assurer sa mission tout en facilitant la cohésion du groupe, sans nécessité d'avoir recours au chef pour prendre la décision du bon fonctionnement. 

2- J'avoue que la vision de la carrière passée en régiment et en état-major par Berogeitabi est tout à fait réaliste.

Les breloques on s'en fou, on en a ou on en aura car c'est obligatoire lorsque l'on réalise des missions de terrain forcément opérationnelle au sens travail du militaire armée de terre. Cet état d'esprit de concurrence et de nécessité de progresser coûte que coûte au niveau du travail ordonné est certainement lié à l'aspect mission de type "action sur le terrain".

J'avais un très bon collègue capitaine de légion, il était particulièrement remarquable, autant dans sa capacité d'analyse, d'action et de prise de décision, les éléments indispensable pour commander dans de bonnes condition des hommes.

Pourtant direct St Cyr, il se fichait pas mal de son avancement et des examens à passer pour progresser. Son état d'esprit était apparemment très proche de votre vision de l'estime de soi. Il montrait cet aspect comportement permettant d'identifier le niveau et les qualités d'un homme d'honneur méritant par ses actions plus que par son paraître.

Recevoir ces breloques, cela n'est pas la réalité, en tout cas à mon époque, pour l'aviateur de type mécano. non navigant, qui mettait en œuvre ou réparait des avions de chasse sur le territoire français. C'était encore moins la réalité pour l'officier sous contrat qui a passé une partie de sa carrière à soutenir des unités de renseignement terre, air et mer en mission à l'étranger, sans pouvoir profiter de missions extérieures (sauf inspections).

Pourtant dans mon travail de militaire armée de l'air, ou simplement mes fonctions de "mécanicien", l'aspect militaire, avec ce sens mission reste moins considéré comme une "action militaire", surtout de type combattant. J'étais militaire, mais je n'ai tout naturellement, jamais été reconnu comme un "combattant" au sens des mérites impartis (mon père était blessé de guerre et invalide).

C'est pourtant le fait de recevoir ces fameuses breloques qui force l'estime des autorités et des populations rencontrées. Ces fameuses breloques, pas toujours, voir souvent injustement reçues sont bien nommées "distinctions" et c'est depuis toujours ce qui différencie les hommes.

Qu'elles soient distribuées de manière juste ou injuste peu importe pour le spectateur de ces cérémonies.

Quand je me mets en tenue, j'ai souvent l'impression qu'il me manque un morceau distinctif de mon parcours militaire. C'est certes beaucoup plus évident dans mon esprit, que des galons.

C'est surtout la majorité des "nouveaux amis rencontrés dans les manifestations patriotiques et associatives qui portent ces fameuses distinctions. Il est difficile de concevoir que ma carrière ne soit pas prise en considération.

Ce n'est pas mon ego qui prend le dessus, c'est plutôt mon manque d'estime et le souci de ne pas être complétement habillé, un peu comme s'il me manquait les gants ou la casquette.

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Tout d'abord, merci de continuer et de prolonger le débat. 

Je ne peux le continuer dans l'immédiat. J'espère repasser dans la journée, pour vous apporter soit la contradiction, soit l'adhésion à vos propos. 

Bonne journée.

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Il y a 19 heures, bmrz60 a dit :

J'avais un très bon collègue capitaine de légion, il était particulièrement remarquable, autant dans sa capacité d'analyse, d'action et de prise de décision, les éléments indispensable pour commander dans de bonnes condition des hommes.

 

Pourtant direct St Cyr, il se fichait pas mal de son avancement et des examens à passer pour progresser. Son état d'esprit était apparemment très proche de votre vision de l'estime de soi. Il montrait cet aspect comportement permettant d'identifier le niveau et les qualités d'un homme d'honneur méritant par ses actions plus que par son paraître.

J'ai croisé pour ma part, deux chefs de corps avec cet état d'esprit auquel en effet j'adhérais assez fidèlement. il convient cependant de reconnaitre que ce n'est pas l'état d'esprit voulu et recherché par la hiérarchie et qu'in fine, on finira par le payer sur l'avancement, de déroulé de carrière.... et/ou la décoration. 😉   J'ai payé pour savoir. 

Pour ma part j'ai éprouvé plus de satisfaction quant un appelé du contingent, pas convaincu par la nécessité d'être appelé pour 10 mois, m'a remercié lors de son départ, considérant que j'avais réussi à lui montrer la nécessité d'avoir une défense de la nation. J'avoue avoir été assez estomaqué de cette réflexion. A mes yeux cela avait plus de valeur qu'une médaille de La Défense Nationale par exemple.

Il y a 19 heures, bmrz60 a dit :

Les breloques on s'en fou, on en a ou on en aura car c'est obligatoire lorsque l'on réalise des missions de terrain forcément opérationnelle au sens travail du militaire armée de terre.

Oui bien sûr. C'est le cas aujourd'hui. Ce n'était pas le cas lors des mes années de régiment, avec des appelés du contingent et un ennemi invisible même s'il était orange sur la carte d'Etat Major. Vous comme moi, sommes des soldats de la guerre froide et les opex, si opex il y avait, ne concernaient à l'époque que la 9ème Dima et la DP constituées de régiments d'engagés. Les membres de ces unités et néanmoins collègues que j'ai eu l'occasion de croiser à plusieurs reprises en stage par exemple avaient, tendance à se gargariser de leurs décorations. Et ces breloques "obligatoires" décernées sur des critères pas forcément objectifs voire injustes, au retour de l'Opex, nous opposaient déjà beaucoup lors de nos discussions. 

Il y a 19 heures, bmrz60 a dit :

Pourtant dans mon travail de militaire armée de l'air, ou simplement mes fonctions de "mécanicien", l'aspect militaire, avec ce sens mission reste moins considéré comme une "action militaire", surtout de type combattant. J'étais militaire, mais je n'ai tout naturellement, jamais été reconnu comme un "combattant" au sens des mérites impartis (mon père était blessé de guerre et invalide).

Je vous rejoins à 100% sur ce sujet. Evidemment entre le comptable et le fantassin "section d'éclairage et d'appui", entre le cuisinier et l'artilleur sol/sol, il restera toujours cette idée dépassée que l'un est plus militaire que l'autre. Au passage n'en serait t'il pas de même aujourd'hui entre femmes militaires et hommes militaires? (je sais, hors sujet, quoique pour les décorations, certaines femmes en Etat Major tirent bien leur épingle du jeu)

Une anecdote à ce sujet. J'ai un jour expliqué à un parachutiste qu'il n'avait aucune raison de se vanter de son béret rouge. 1/ parce que je savais très bien que dans certaines unités, il existe des non brevetés qui y sont affectés et qu'ils portent aussi le béret rouge et 2/ parce son parachute n'est au final que l'équivalent de mon VAB, un vulgaire moyen de transport. Autant vous dire qu'il y avait eu de l'eau dans le gaz! 

Il y a 19 heures, bmrz60 a dit :

C'est pourtant le fait de recevoir ces fameuses breloques qui force l'estime des autorités et des populations rencontrées.

Il y a 19 heures, bmrz60 a dit :

Ces fameuses breloques, pas toujours, voir souvent injustement reçues 

Oui. la vitrine ou l'arrière boutique? Qu'est ce qui est le plus important? Telle est la question.

Il y a 19 heures, bmrz60 a dit :

Quand je me mets en tenue, j'ai souvent l'impression qu'il me manque un morceau distinctif de mon parcours militaire. C'est certes beaucoup plus évident dans mon esprit, que des galons.

Je comprends. J'ai peut être cette faculté (innée?) à ne pas attacher d'importance à cela. 

 

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Pour compléter, 

Il faut bien voir aussi que c'est une "mode" aujourd'hui tout le monde a sa médaille mais combien ont une valeur réelle ?

Même le mode d'attribution de la croix du combattant à  été élargie et bon nombre de porteur de cette croix non été au combat que du fait d'être tant de temps dans une zone à risque.

Lorsque je suis rentré dans la marine, peu de marin arborer des décos, les "loups de mer" portaient l'outre-mer et la récente Defnat ( les anciens ne lavaient pas malgré leurs innombrables tours du monde ) les cipaux et les majors eux arboraient la médaille militaire.

C'est suite à la guerre du Golf que l'on a vu les premiers placards "russes".

Quand aux réservistes, médailles classiques,  defnat et médaille des services militaires volontaires. 

Pour les cérémonies,  quand ont connaît les decorations,  en regardant certains ( c'est comme les lunettes désabilisante ) on retire tous ce qui est associative et qui ne devrait pas être là ( déjà pour certains ça fait du vide ) le reste est souvent de l'automatique ( un ancien d'Algérie porte croix du combattant,  reconnaissance de la nation et la médaille d'Afrique du Nord  ).

J'ai pas mal de copains et d'amis anciens commandos marine, ces gars qui ont fait des missions de combat,  des vrais,  ont souvent peu de décos ou alors elle arrivent bien longtemps après. 

Et comme j'ai l'habitude de dire, une médaille à la valeur que l'on veut bien lui donner.

Vous verrez que lorsque vous discuterez lors du vin d'honneur que votre parcours en scier plus d'un contrairement à certains de ces décorés qui des fois on vécus peu de chose.

La richesse est dans ce que l'on a vécu et non dans les decorations que l'on porte.

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il y a 10 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

C'est suite à la guerre du Golf que l'on a vu les premiers placards "russes".

:32_(18):!

Plusieurs de mes camarades qui avaient participé à l'opération Tacaud au Tchad m'ont raconté comment La Croix de la valeur militaire avait été attribuée aux personnels de la batterie de tir sur proposition du CDU.  Il avait été dit au CDU qu'au retour en métropole, il devait faire des propositions de noms pour la VM. Sachant qu'un nombre restreint de VM serait attribuée. Parmi les 5 chefs de pièces d'artillerie qui avaient tous participé de la même manière à l'accrochage justifiant cette récompense, il a fallu faire un choix! Comment faire? Et comment départager les 5? L'ancienneté? La notation de l'année précédente? la manière de servir habituelle? la note de gueule? 

C'est l'ancienneté qui l'a emporté. Rien à redire. le CDU devait faire un choix, mais tous avaient fait le même boulot au même endroit, au même moment et un seul fût récompensé.  Simplement pour dire que l'attribution ou la non attribution d'une décoration tient parfois à peu de choses. On est d'accord pour dire qu'il en est de même pour la notation et/ou l'avancement. 

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Au contraire,  mon arrière grand père qui a fait le chemin des Dames, Verdun...nettoyeur de tranchés. Mobilisé en 16, démobilisé en 19 comme seconde classe, il n'eu aucun décoration,  d'ailleurs il n'en voulait pas, il n'en parlait jamais,  il avait trop souffert.  

Pour les médailles de la guerre du Golf,  un ami m'a raconté qu' un certain nombre de médailles étaient à décerner par bâtiment  ( bateau  ). Sur le sien, il fut décidé de tirer au sort, le cuistot à son grand étonnement ce la vit décerner,  alors qu'il n'avait ni quitté le bord, ni sa cuisine.

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Il y a 12 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

un ami m'a raconté qu' un certain nombre de médailles étaient à décerner par bâtiment  ( bateau  ).

idem que pour l'exemple donné ci dessus. 

 

Il y a 12 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

le cuistot à son grand étonnement ce la vit décerner,  alors qu'il n'avait ni quitté le bord, ni sa cuisine.

Oui bien sûr et pourtant si l'on peut éventuellement considérer qu'il fût moins "combattant" que certains, sa fonction et sa place sont essentielles et indispensables aux "combattants". 

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Oui Bero mais on est bien loin de l'idée que l'on ce fait de l'attribution d'une médaille. 

On est loin de la croix de guerre décernée sur le champ de bataille en 1916.

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Bonjour,

c'est vrai que quand on compare avec les décorations militaires des Etats-Unis par exemple, on est frappé par les critères d'attribution ou non des médailles : ils en ont plusieurs pour bravoure, à différents degrés, alors qu'en France on ne peut recevoir que la croix de la VM, qui de plus peut être attribuée pour d'autres faits d'armes que bravoure. Résultat, comme vous l'avez dit plus haut : un placard français comportera surtout des médailles commémoratives ou "automatiques" qui pour moi ne valent pas grand-chose...

Le 02/07/2019 à 15:16, berogeitabi a dit :

 Une anecdote à ce sujet. J'ai un jour expliqué à un parachutiste qu'il n'avait aucune raison de se vanter de son béret rouge. 1/ parce que je savais très bien que dans certaines unités, il existe des non brevetés qui y sont affectés et qu'ils portent aussi le béret rouge et 2/ parce son parachute n'est au final que l'équivalent de mon VAB, un vulgaire moyen de transport. Autant vous dire qu'il y avait eu de l'eau dans le gaz! 

Je ne suis pas tout-à-fait d'accord avec vous : pour moi, un para a des raisons d'être fier de son béret étant donné qu'il symbolise son appartenance à des troupes d'élite, qui sont par définition plus sélectives que les autres, alors que le VAB est accessible à tous les militaires (sauf erreur de ma part). D'autant plus que les paras ont un passé prestigieux et que c'est un honneur de le recevoir (un peu comme le casoar à St-Cyr). Bon, après, je vous rejoins sur le fait que ce n'est pas parce qu'il porte un béret rouge qu'il est forcément plus méritant que les autres, et que le passé prestigieux de son Arme n'est pas son fait mais celui de ses anciens.

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il y a 54 minutes, Cne Caesar a dit :

Bonjour,

c'est vrai que quand on compare avec les décorations militaires des Etats-Unis par exemple, on est frappé par les critères d'attribution ou non des médailles : ils en ont plusieurs pour bravoure, à différents degrés, alors qu'en France on ne peut recevoir que la croix de la VM, qui de plus peut être attribuée pour d'autres faits d'armes que bravoure. Résultat, comme vous l'avez dit plus haut : un placard français comportera surtout des médailles commémoratives ou "automatiques" qui pour moi ne valent pas grand-chose...

peut être , mais à coté de ça ils ont de nombreuses médailles ( je dirais mème des camions entiers ) de commémo / bonne conduite / de service . Donc bon c'est un argument qui est masque une autre réalité , les placard français sont bien sobre par rapport aux américains et au sovie... russe .

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