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jeune-lyonnais

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(Re)bonjour,

Pour faire suite à ma présentation (ici) où j'expliquais me préparer à entrer dans l'Armée de Terre, j'aimerais vous poser quelques questions.

En effet, me préparant à candidater comme EVSO, je me posais des questions sur la difficulté du recrutement à St Maixent, la probabilité d'avoir régiment de son choix à la sortie, et par ailleurs signer un contrat de 5 ans fait-il de moi un militaire "de carrière" ? En effet n'étant pas sûr à 100% de vouloir faire une carrière dans l'armée, j'hésite entre cela et un contrat de 2 ans (voire 3), en tant qu'EVAT, 5 ans étant déjà une assez longue durée..
Néanmoins, servir en tant que militaire du rang me paraît quand même être plus dur (physiquement), de plus beaucoup de gens m'ont semblent me dire que je suis fait fait pour l'armée et que j'y aurai ma place, donc à priori pourquoi ne pas s'engager pour 5 ans voire plus.

Pour autant n'étant pas sûr de faire le bon choix et ayant peur d'être recalé par la suite (ou de réussir mais de n'être pas apte à commander ...), je voudrais si possible  des retours sur le métier de sous-officier. De plus je m'engage dans l'armée pour progresser physiquement et psychologiquement, mais faut-il déjà posséder ces qualités à un niveau au-dessus de la moyenne des civils ou être  dans la norme est-il acceptable ?

Dernière chose, soit en tant qu'EVAT soit en tant que sous-officier j'aimerais une fois la formation en école terminée servir dans l'infanterie de marine et plus particulièrement dans le Régiment de marche du Tchad (RMT), quelqu'un a-t-il des infos sur le niveau à avoir pour rentrer dans ce régiment et s'il recrute en ce moment, si oui à quelle période de l'année ?

Merci d'avance, cordialement

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Salut collègue,

 

je suis actuellement gendarme mais avant ça j'ai fait 6 ans de sous off dans l'ADT, ENSOA 2008. 

Tu te poses pas mal de questions et t'as raison.

J'ai ps vu toute ta presentation, t'as quel âge exactement?

On va tenter de repondre à tout ca de maniere structuree.

 

Non un contrat de 5 ans ne fait pas de toi un soldat de carriere. Au bout de 4 ans on te proposera le BSTAT qui te conduira à sous off de carriere (SOC). Sinon tu pourras resigner 5 ans en refusant le BSTAT (ce que j'ai fait) ou tailler ta route. 

En ce qui concerne le choix sous off ou Mîitaire du rang (MDR):

sous off te demandera pas mal de qualites physiques et morales. Tu dois avoir un minimum en arrivant (un niveau civil suffit au debut) à St Maix mais si tu as un potentiel de commandement en toi il sera revele au cours de ta scolarité. Tu apprendras bcp sur toi meme en choisissant cette voie. Alors oui il faut avoir des doutes mais il faut aussi se faire confiance, si tu penses avoir les qualites requises fonce.

MDR c'est autre chose. Moins (bcp moins) de responsabilites. Niveau physique non ce n'est pas plus dur c'est pareil, niveau moral c'est differend. Tout depend ta personnalité. 

C'est un bon premier pas pour lever ou confirmer tes doutes. Sachant que si tu te sens de devenir sous off apres, si tu fais la maille ton commandement te pousseras dans ce sen et en 3 ans tu peux passer Sergent. 

 

Au sujet du choix des rgmt. Déjà si tu pars sur sous off tu devras choisir ta spécialité qvant d'entrer à l'ENSOA. Toi tu pars sur l'infanterie. 

Pour choper le RMT il faut deux conditions:

la premiere c'est que le regiment doit exprimer un besoin d'ESO. Sinon pas de place proposee. 

La deuxieme, ton classement. Si t'es dernier des infanterie t'auras jamais l'infanterie de marine.

Les premieres places qui partent sont l'infanterie para, TDM, BCA. 

En tant que MDR il faut negocier avec ton recruteur au CiRFA. Si le rgmt demande des MDR et que tu corresponds t'as tes chances d'y aller.

Je te conseille quand meme de ne pas bloquer sur un rgmt particulier, sachant que tous les RIMA se valent. 

 

Voila poulet. Si t'as d'autres questions n'hesite pas.

A toute.

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  • Moderator

Je confirme ce que Chaad a déjà dit mais moi cela s'est passé en 1980. Les critères n'ont pas changé.

J'ai eu le RMT en sortie d'ecole d'application mais pas en tant que fantassin mais en tant que radio (SIC maintenant je crois) bref les Transmissions. C'est le Rgt qui m'a choisi car j'étais le seul trans colo de ma promo.

Va à St maix et arrache toi les tripes pour choper les premières places et les TDM, après tu navigueras au gré des mutations.

 

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Il y a 7 heures , chaad a déclaré:

En tant que MDR il faut negocier avec ton recruteur au CiRFA. Si le rgmt demande des MDR et que tu corresponds t'as tes chances d'y aller.

 

 

Il y a 1 heure , Fred689 a déclaré:

Je confirme ce que Chaad a déjà dit mais moi cela s'est passé en 1980. Les critères n'ont pas changé.

J'ai eu le RMT en sortie d'ecole d'application mais pas en tant que fantassin mais en tant que radio (SIC maintenant je crois) bref les Transmissions. C'est le Rgt qui m'a choisi car j'étais le seul trans colo de ma promo.

Va à St maix et arrache toi les tripes pour choper les premières places et les TDM, après tu navigueras au gré des mutations.

 


Merci à tous deux pour vos réponses on ne peut plus claires et enrichissantes. Ah oui chaad je précise que j'ai 20 ans actuellement.
Ok pour st-maixent, ça m'a l'air d'être un défi certain, mais que je à priori suis intéressé de relever.

Et du coup Fred69 pour transmetteur vu que tu as fait la spé, on recherche que des électriciens/informaciens/radios pour transmetteur, ou alors y'a moyen de caser les langues étrangères dans ce métier ? Enfin tu vas me dire que c'est au CIRFA que je devrai poser cette question, à raison.

Bien, dans tous les cas je pense avoir tout le temps (6 mois) de me préparer physiquement ou mentalement pour l'ENSOA, et de plus arriver en bonne position au classement de sortie me paraît réalisable tout compte fait, du coup merci pour vos réponses et je vous tiens informés de l'évolution de ma situation.

A bientôt, portez-vous bien ;)
 

Il y a 7 heures , chaad a déclaré:

Salut collègue,

 

je suis actuellement gendarme mais avant ça j'ai fait 6 ans de sous off dans l'ADT, ENSOA 2008. 

Tu te poses pas mal de questions et t'as raison.

J'ai ps vu toute ta presentation, t'as quel âge exactement?

On va tenter de repondre à tout ca de maniere structuree.

 

Non un contrat de 5 ans ne fait pas de toi un soldat de carriere. Au bout de 4 ans on te proposera le BSTAT qui te conduira à sous off de carriere (SOC). Sinon tu pourras resigner 5 ans en refusant le BSTAT (ce que j'ai fait) ou tailler ta route. 

En ce qui concerne le choix sous off ou Mîitaire du rang (MDR):

sous off te demandera pas mal de qualites physiques et morales. Tu dois avoir un minimum en arrivant (un niveau civil suffit au debut) à St Maix mais si tu as un potentiel de commandement en toi il sera revele au cours de ta scolarité. Tu apprendras bcp sur toi meme en choisissant cette voie. Alors oui il faut avoir des doutes mais il faut aussi se faire confiance, si tu penses avoir les qualites requises fonce.

MDR c'est autre chose. Moins (bcp moins) de responsabilites. Niveau physique non ce n'est pas plus dur c'est pareil, niveau moral c'est differend. Tout depend ta personnalité. 

C'est un bon premier pas pour lever ou confirmer tes doutes. Sachant que si tu te sens de devenir sous off apres, si tu fais la maille ton commandement te pousseras dans ce sen et en 3 ans tu peux passer Sergent. 

 

Au sujet du choix des rgmt. Déjà si tu pars sur sous off tu devras choisir ta spécialité qvant d'entrer à l'ENSOA. Toi tu pars sur l'infanterie. 

Pour choper le RMT il faut deux conditions:

la premiere c'est que le regiment doit exprimer un besoin d'ESO. Sinon pas de place proposee. 

La deuxieme, ton classement. Si t'es dernier des infanterie t'auras jamais l'infanterie de marine.

Les premieres places qui partent sont l'infanterie para, TDM, BCA. 

En tant que MDR il faut negocier avec ton recruteur au CiRFA. Si le rgmt demande des MDR et que tu corresponds t'as tes chances d'y aller.

Je te conseille quand meme de ne pas bloquer sur un rgmt particulier, sachant que tous les RIMA se valent. 

 

Voila poulet. Si t'as d'autres questions n'hesite pas.

A toute.

 

Il y a 1 heure , Fred689 a déclaré:

Je confirme ce que Chaad a déjà dit mais moi cela s'est passé en 1980. Les critères n'ont pas changé.

J'ai eu le RMT en sortie d'ecole d'application mais pas en tant que fantassin mais en tant que radio (SIC maintenant je crois) bref les Transmissions. C'est le Rgt qui m'a choisi car j'étais le seul trans colo de ma promo.

Va à St maix et arrache toi les tripes pour choper les premières places et les TDM, après tu navigueras au gré des mutations.

 

 

Merci à tous deux pour vos réponses on ne peut plus claires et enrichissantes. Ah oui chaad je précise que j'ai 20 ans actuellement.
Ok pour st-maixent, ça m'a l'air d'être un défi certain, mais que je suis à priori suis intéressé de relever.

Et du coup Fred69 pour transmetteur vu que tu as fait la spé, on recherche que des électriciens/informaciens/radios pour transmetteur, ou alors y'a moyen de caser les langues étrangères dans ce métier ? Enfin tu vas me dire que c'est au CIRFA que je devrai poser cette question.

Bien, dans tous les cas je pense avoir tout le temps (6 mois) de me préparer physiquement ou mentalement pour l'ENSOA, et de plus arriver en bonne position au classement me paraît réalisable, du coup merci pour vos réponses et je vous tiens informés de l'évolution de ma situation.

A bientôt, portez-vous bien ;)
 

Oups, petite anomalie dans le formatage de ma réponse (dédoublement), de plus je n'arrive pas à éditer, merci d'y remédier le cas échéant ^_^

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  • Moderator

Chez les transmetteurs, il existe une spé un peu à part ce sont les linguistes, ils font de l'écoute de réseaux radios selon les conflits du moment, il fut un temps, le russe était le gros du bataillon, pendant l'afgha c'est le pachtoune et le farsi, mais il faut être radio puis lingusite.

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Non non Fred, la brigade renseignement emploi des linguistes (arabes, russes etc) c'est une spécialité à part entière qui nécessite 2 ans de formation à Strasbourg. 

Alors en effet les traducteurs seront affectés dans des RGT transmissions mais bien en tant que linguistes et non radio. Encore une fois tout cela se décide avant l'ENSOA et tu pars là bas avec ta spécialité.

 

Sinon Jeune-lyonnais, si tu te poses la question pour l'ENSOA, arrête de réfléchir et fonce. Si tu te sens une âme de chef, vas y, même si pour l'instant t'as pas d'expérience (t'as 20 ans) tu en apprendras beaucoup une fois là bas et tu en sortiras grandi.

 

Pour ta préparation, entraine toi sur le 3000, fais le en moins de 12 minutes et tu seras largement au niveau. Si le jour de l'incorporation t'en es pas là, t'inquiète pas une fois sur place ça viendra. 

C'est surtout le mental qui va compter. Te pose pas de question et fonce et tout ira bien. Si t'es pas fait pour ça tu vas vite le savoir de toute façon.

 

Et comme dit si bien Fred, arrache toi, le combat sera dur une fois là bas donc donne tout et tu vas t'éclater. 

 

J'ai fait des trucs vraiment sympas à l'armée, mais mon meilleur souvenir ça reste St maix. 

 

Allez à toute et réécris nous quand tu seras Sergent //

 

 

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

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    Bonjour, C'est plus une histoire de feeling, suivant dans quelle armée tu pense que tu te sentiras le mieux, la distance et la disponibilité est aussi point important.   Une grande majorité des réservistes de l'armée de terre intègrent la compagnie de combat (de réserve) du régiment. C'est aussi un peu ce qui se passe dans l'armée de l'air et la marine, bien sur il y a des réservistes employés dans des postes de soutien telle que chauffeurs de poids lourds ou de bus (faut il avoir les permis), cuisinier (en étant du métier)... il faut être clair, nul n'est pris pour être détecteur radar (sauf ancien d'active ayant quitté depuis peu) ou alors il faut posséder des compétences particulières et recherchées. Les fmir ne sont pas des stages commando, il y a de tous niveaux dans les réservistes et l'armée cherche juste des gens en bon état physique, des gens qui s'entretiennent.

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Notre nouveau ministre des Armées Sébastien Lecornu il est lieutenant de réserve à la gendarmerie nationale... Formation universitaire : Etudes de droit à l’Université Paris 2 Panthéon Assas Mandats électoraux : Elu en 2014 maire de Vernon (Eure) Elu en 2015 président du Conseil départemental de l’Eure. Fonctions gouvernementales : Conseiller du Secrétaire d’État aux Affaires européennes puis du ministre de l’Agriculture (2008-2012) Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire (21 juin 2017-16 octobre 2018) Sébastien Lecornu est lieutenant de réserve dans la Gendarmerie nationale. (Source : Militaires'Actu)

    Pascalou69

    Posted

    Bonjour   un grand merci pour cette  réponse si précise et documentée. je vais continuer mes recherches dans les archives militaires et vous tiens au courant des résultats à venir. Cordialement  

    Bouchon-Gras 49

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    Dans la Marine nous utilisons le fusil à pompe (fap) Valtro, avec comme munitions de la gomme cogne (non létal au delà de 5 m) le plomb et la breneck (utiliser pour la chasse aux sangliers).

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Nous apprenons avec tristesse la disparition d'Ernest J. "Ernie" Lamson, parachutiste américain du 508th Infantry Regiment. Gravement blessé pendant un saut d'entraînement, il avait loupé le D-DAY et avait été déployé tardivement sur le front. Il venait d'avoir 100 ans. Né le 28 mars 1922, et ayant grandi dans la région de St. Paul, Ernie s'est engagé après le lycée dans le 508th Infantry Regiment, une unité qui appartient alors à la 82nd Airborne Division, l'une des deux divisions américaines parachutées au-dessus de la Normandie en juin 1944. Ernie achève sa formation de parachutiste en 1943 mais en aout de la même année, lors d'un saut d'entrainement, il loupe son atterrissage et se casse les deux jambes lors de l'impact. Sa blessure est grave mais elle va l'être encore plus : au moment de le charger sur la civière, l'une des poignées casse et va lui transpercer l'un de ses poumons. Il est envoyé dans un hôpital militaire en urgence, où il va rester de longs mois. En raison de cette blessure, il va manquer le D-DAY et les opérations de parachutage. S'il reconnait que cette blessure lui a sûrement sauvé la vie au final, Ernie s'en voudra de ne pas avoir sauté avec ses camarades. Il va rester dans l'armée jusqu'en 1946, avant de finalement quitter l'uniforme. Ernie est par la suite devenu comptable et a travaillé pour la firme Blue Cross/Blue Shield. Il attribue à sa pratique hebdomadaire du golf et à ses autres habitudes de vie saines le fait d'être en forme, en bonne santé et d'avoir des contacts sociaux. En 1984, Lamson a assisté aux réunions d'anciens combattants du 508th Infantry Regiment Omaha, Nebraska. Par la suite, il a servi en tant que président et trésorier pendant plusieurs années pour honorer la mémoire de la 82e Airborne. Et en 2014, Ernie Lamson est retourné aux Pays-Bas, dans la forêt de Hürtgen et dans la forêt des Ardennes avec la fondation The Greatest Generations (Source : The Greatest Generations Foundation / Passionmilitaria)     Une grande résistante vient de nous quitter jeudi matin, Madame Colette Lacroix, à l’âge de 98 ans à son domicile de La Garde. Née le 17 février 1924 à Bourg-en-Bresse, Colette Lacroix est lycéenne en 1940 quand son père, mobilisé, est fait prisonnier. Ne supportant pas l’occupation qui commence et ayant entendu l’appel général de Gaulle à la radio, Colette qui n’a alors que 16 ans, décide aussitôt de rallier Londres. Avec quatre camarades, elle tente en avril 1941 de s’embarquer à Collioure dans un navire à destination de l’Angleterre mais, les cinq étudiants sont dénoncés et arrêtés. En raison de son jeune âge, Colette est rapidement relâchée. Elle intègre alors le mouvement « Libération » à Bourg-en-Bresse aux côtés de Paul Pioda, grande figure de la résistance à Bourg et voisin de sa famille, et forme son propre groupe de résistance au sein de son lycée, distribuant des tracts, des journaux clandestins ou des photos du général de Gaulle. Elle intègre également le groupe « Combat » à Lyon pour lequel elle réalise de faux papiers en imitant la signature d’un commissaire de police. En avril 1942, elle s’installe à Nantua dans l’Ain. Elle y rencontre son futur mari Henri Gauthier alias Jag, membre du réseau Pimento du SOE britannique et dirigé par le major Anthony Brooks dit Alphonse. Colette Lacroix rejoint le réseau et effectue des missions de repérage de terrains de parachutages ou de futurs maquis, réception de parachutages ou d’instructeurs alliés, transport de matériels (explosifs, postes émetteurs…) sur Grenoble, Toulouse, Montauban, missions d’espionnage à Lyon etc. Parmi ses contacts figure André Moch, membre comme elle du réseau Pimento à Grenoble et fils de Jules Moch (futur ministre de l’Intérieur en novembre 1947) qui sera tué par la Milice en avril 1944. En 1943, elle est agent de liaison et de renseignement pour les maquis de l’Ain. Colette Lacroix accouche un an plus tard à Montauban mais repart ensuite rapidement en mission, cachant ses messages ou un poste émetteur sous les langes du bébé et participant à des sabotages comme des ponts sur le Suran. Elle manque de peu d’être arrêté lorsque, interpellée à la gare Montauban par des soldats de la division SS Das Reich, on fouille sa valise et le berceau de son bébé, heureusement sans trouver le poste. Un autre jour, sa poupée noire qui lui sert à dissimuler des messages est saisie par un officier allemand mais la laideur de la poupée ne l’incite pas à des recherches plus approfondies. Quelques jours avant le débarquement de Provence du 15 août 1944, elle est chargée d’occuper Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon et assassin de Jean Moulin, dans un train entre Lyon et Sète où les Allemands soupçonnent l’imminence d’un débarquement allié. La voie ferrée devait être sabotée par les résistants afin de l’arrêter. Le sabotage est finalement annulé au dernier moment et Colette fait tout le voyage en compagnie de Klaus Barbie. Arrivés à Sète, le train s'arrête six heures puis repart à Lyon où ce dernier l’invite au restaurant. Prétextant d’aller aux toilettes, Colette se sauve à toutes jambes. Après la libération, alors qu’elle est lieutenant des Forces Féminines, elle est démobilisée en septembre 1944, épuisée par plus de quatre ans de combat clandestin, après avoir refusée la citoyenneté anglaise que lui proposait le gouvernement britannique. En 2014, elle participe à un colloque au Sénat sur les femmes dans la Résistance, témoignant ainsi sur son engagement. (Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)       Le Musée du Débarquement d'Arromanches vient d'annoncer la disparition de Lewis Trinder, vétéran de la Royal Navy, décédé aujourd’hui à l’âge de 98 ans. Il s'était rendu en France à plusieurs reprises pour les commémorations du D-DAY, notamment lors du 75e anniversaire. Adieu Lewis Lewis rejoint la Royal Navy à l'âge de 18 ans. Il sert sur le HMS Magpie, un sloop britannique qui escorte le débarquement amphibie des alliés en Normandie le 6 juin 1944. Il participe également lors de l’Opération Pluto, comme escorte aux remorqueurs chargés de déployer l’oléoduc entre l’Île de Wight et les côtes françaises (afin d'approvisionner en carburant le front en France). Lewis Trinder venait plusieurs fois par an à Arromanches. La dernière fois, ce fut au moment des commémorations du 75ème anniversaire du débarquement. Il disait : « Arromanches est comme une seconde maison pour moi. J’ai plus d’amis ici que n’importe où ailleurs dans le monde ».
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