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Les Chasseurs de Dunkerque


Fanamiuli

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Bien loin de l'image du film " Un Weekend à Zuycoot" je voudrais faire appel à vos archives pour essayer de redécouvrir "Les sept petits navires" l'histoire des 7 chasseurs de Dunkerque qui ont eu une attitude remarquable en Juin 1940 et grâce à qui entre autre l'évacuation de plus de 300 000 militaires du Nord ont pu rejoindre la Grande Bretagne

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  • Administrateur

J' avoue que je ne connais pas parfaitement cette bataille, qui reste dans mon imaginaire une évacuation vers la Grande Bretagne.

Rassembler en aussi peu de temps une petite armada n'est pas chose aisée. Qu'à cela ne tienne, la Royal Navy détache immédiatement 39 destroyers, des dragueurs de mines et quelques autres bâtiments. Mais c'est insuffisant, car la faible déclivité des plages oblige les navires de fort tonnage à mouiller au large. Il faut dès lors mobiliser des ferries, des chalutiers, des remorqueurs, des péniches, des yachts et d'autres embarcations encore plus modestes, les désormais célèbres little ships. Il en vient 370 équipés tout au plus de deux mitrailleuses.

Il faut ensuite organiser cette « noria ». Entre Dunkerque et Douvres, la route la plus directe est la route « Z », longue de 60 km, mais elle est à portée des canons allemands à la hauteur de Calais. La route « Y » évite cet inconvénient à ceci près qu'elle met Dunkerque à 130 km de Douvres ; qui plus est, elle constitue un terrain de chasse pour les vedettes lance-torpilles de la Kriegsmarine. La voie la plus praticable est la route « X », longue de 80 km ; elle ne sera toutefois déminée que le 29 mai.

Malgré la vigilance de la RAF, le principal danger vient des airs. Le 29 mai par exemple, 400 bombardiers allemands, protégés par 180 Messerschmitt, ont méthodiquement pilonné Dunkerque, tout en mitraillant les plages sans omettre de bombarder les bâtiments croisant au large. Ce jour-là, le bilan des pertes est tellement lourd que l'Amirauté décide d'arrêter l'opération : au total, près de 250 embarcations sont envoyées par le fond ; les vedettes lance-torpilles et les avions auront raison des contre-torpilleurs français Jaguar et Chacal, des torpilleurs Bourrasque, Siroco et l'Adroit. Le plafond des nuages, souvent très bas, et la fumée des incendies gênent toutefois la Luftwaffe, laquelle ne peut sortir ses escadrilles que les 27, 29 mai et 1er juin.

Les opérations de rembarquement sont incommodes. Il y a trop d'hommes et pas assez de bateaux. Pour s'échapper, il faut soit être accepté à bord d'un navire accostant au môle est du port (l'actuelle jetée s'avance en effet de 1 500 mètres dans la mer), soit rejoindre la plage et avancer en file indienne jusqu'à une embarcation légère qui fait le va-et-vient entre le rivage et le bâtiment au large. La machine s'est rodée ; le premier jour, 7 669 hommes ont pu rejoindre un port allié, 17 804 le second, 47 310 le troisième, 53 823 le quatrième.

Le 4 juin à h 20, le Shikari, chargé à ras bord de soldats, quitte le môle pour sa dernière rotation. À 10 h, l'armée allemande investit Dunkerque. Parmi les évacuations réussies, mentionnons celle de la barge anglaise Beatrix Maud, commandée par le lieutenant français Joseph Héron qui réussit, dans la nuit et la journée du 3 au 4 juin 1940, à évacuer près de 340 hommes de troupe et gradés jusqu'à Douvres. Ils échappèrent ainsi à la captivité. À la suite de cet exploit, le lieutenant Héron reçut la Croix de Guerre avec étoile d'argent5. On peut aussi évoquer celle du Princess Elizabeth qui évacuera 500 soldats français.

 

Un rôle peu connu est celui des caboteurs néerlandais. Vingt-neuf d'entre eux ont pu échapper à l'occupation allemande aux Pays-Bas et sont allés aider les soldats sur les plages de Dunkerque. Ils ont sauvé 23 000 hommes. Parmi eux, huit ont sauvé chacun plus de mille soldats. Le Rian (232 tonnes) tient le record absolu : entre le 28 et le 31 mai, le caboteur a sauvé 2 542 hommes. Le navire a sombré près de l'île de Man en 1946. Au total, sept des caboteurs néerlandais furent perdus pendant le sauvetage des soldats de Dunkerque6.

 

En neuf jours, 338 226 combattants (dont 123 095 Français) ont pu être évacués sur une mer d'huile ; la Wehrmacht a capturé quelques 35 000 soldats, dont la quasi-totalité sont des Français. Parmi eux des soldats de ce qui reste des 12e DIM, 68e DI, 21e DI, 32e DI, 60e DI et du 8e régiment de zouaves, qui ont protégé l'évacuation jusqu'au dernier moment et n'ont pas pu embarquer. Ceux qui n'ont pas été tués ont été fait prisonniers. Le même sort sera réservé aux survivants de la 12e division d’infanterie motorisée, composée notamment du 150e régiment d'infanterie, ils ont été fait prisonniers le 4 juin 1940 au matin sur la plage de Malo-les-Bains. Le drapeau de ce dernier régiment a été brûlé pour ne pas tomber aux mains de l'ennemi.

( source Wikipédia )

 

Quelques documents et photos de l' ECPAD : http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/bataille.pdf

 

D' après ces documents les contre torpilleurs Bourrasque ( touché par une mine ) et Branle Bas font partie de la noria.

dunkerque-branlebas.jpg

Le Bourrasque.

 

Après quelques recherches je n' arrive pas à définir si Dunkerque possédait une entité marine, port militaire.

Je me souviens avoir lu un article sur un corps franc de cette région composé de membres de la DP ( Direction du Port ) donc y avait il un port militaire au sens propre ?

Un commandement marine c' est certain !

Des fortifications et des régiments, oui.

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La flottille des chasseurs de Dunkerque à fait l'objet d'un livre d'or où sont réunis les citations au titre de l'armée, de la marine de la division etc... Mais aussi les décorations attribuées les élévations de grades à titre exceptionnel et une série des caractéristiques de 7 Chasseurs il y a même les noms des commandants et de tous les membres des équipages mais rien sur les opérations.

C'est un peu ça qui m'intéresse pour essayer de mieux comprendre au titre naval les jours tragiques du mois de Juin 1940.

En fin le chapitre est ouvert et qui sait nous aurons peut-être des internautes qui auront soit des information soit envie de chercher avec nous car en effet si l'évacuation vers la Grande Bretagne  est plus connue et popularisée par le fameux Week-end il reste que les équipages ont très largement contribués aux opérations militaire et se sont glorieusement illustrés en participant au sauvetage des équipages des torpilleurs et contre torpilleurs qui ont été coulés durant ce mois de Juin.

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  • Administrateur

Je me pose tout de même une question, qu' entendent ils par chasseurs ?

Les chasseurs de mines n' existaient pas à ma connaissance, des dragueurs ?

Je sais pour les avoir vu qu' il y avait des plans pour transformer les petit bateaux de pêche afin de défendre nos cotes. La Marchande ayant était mise à contribution également.

 

Sujet intéressant et peu connu en profondeur.

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Ce sont des chasseurs de sous-marins et de mines

Certains ont été construit en bois et armés d'une drague électrique

Ils avaient comme caractéristiques

Tonnage 130 Tonnes

37,10 m de long

5 m 60 de large

1 m 80 de tirant d'eau

Armement

1 canon de 75 mm

2 mitrailleuses doubles de 8 mm

1 grenadeur

1 drague légère

 

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  • Administrateur

J' ai un livre sur " 1940 La défaite ", où est référencé l' ordre de bataille de la flotte française le 3 septembre 1939, forces maritimes nord amiral nord ( Dunkerque ) force relevant du préfet maritime de la 1er région à Cherbourg

11éme division de torpilleurs, 1er escadrille d' avisos, mouilleur de mines, dépanneur d' avisos

- Amiral Mouchez

- Yser

 

- Cordelière

- Branle Bas

- Incomprise

- Arras

 

- Amiens

- Épinal

 

- Belfort

- Diligente

 

- Pollux

Avec un peu de recherche il doit être relativement aisé de retrouver la catégorie de navire qui correspond aux noms.

C' est un début.

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  • Posts

    Bregat

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    Bonjour Bouchon-Gras (ça fait bizarre quand même d'appeler quelqu'un comme ça😊 ) L'homme à droite sur la photo est mon oncle pendant la WWII. Peut-on voir à quelle arme il appartenait sur cette photo ? D'après une note sur les prisonniers de guerre il était officier. Derrière la seconde photo est écrit "1942 envoi du stalag 65", ça me paraît étrange , non ?

    berogeitabi

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    Bonjour. Merci de respecter la charte du forum et de passer par l’étape de présentation.  Dans l’attente le sujet est bloqué. 

    Yohan 10

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    Bonjour je vous écris ceci en espérant que quelqu'un pourra m'aider .  J'ai passé mes eval fus il y'a 4 semaines. Avant hier ma conseillère m'appelle et me confirme que j'ai bien réussi les tests physiques et que l'avis du psy est favorable. Le lendemain elle m'appelle pour m'envoyer les convocations de la visite médicale que je doit effectué du 13 au 15 décembre. L'après midi même elle m'appelle pour m'informer d'une mauvaise nouvelle comme quoi mon dossier est passé en refusé définitif et que je pourrai retenté l'année prochaine. C'est la deuxième fois que je tente ma chance et bien sure s'il le faut le la retenterai une  3 -ème fois. Mais là même ma conseillère me dit que se n'est pas normal et qu'il y'a surement une erreur. Elle va appelé la commission aujourd'hui et me rappeler cet après midi. *   J'espère que quelqu'un pourra m'aider. Cordialement.

    Bouchon-Gras 49

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    Bonsoir, J'ai vu un collègue, lieutenant colonel de réserve de la Gendarmerie hier soir et je lui ai posé la question, une PMG c'est 15 jours. Une PMGA, ça ne lui parle pas, peut être le rajout de l'APJA, ce qui expliquerai ce rallongement de temps. 

    Bouchon-Gras 49

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    Une journée type "bureau" où tu arrive le matin et repart le soir, ça peut être une mise en place pour un événement type fête du village, où tu patrouilleras toute la journée, la fête terminée, tu rentre chez toi. 
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