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Les Chasseurs


Fanamiuli

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Bonsoir

il y a au sein de l'infanterie une unité que sont les Chasseurs

Il vous viendra immédiatement à l'esprit les Alpins en raison de leur tenue qui est "Bleue cerise et jonquille" leur tarte leurs bas montant et bien sur les skis et les  chaussures de montagnes.

Pourtant les unités de Chasseurs à pied ou à cheval sont dans l'histoire les précurseurs de unités spéciales et de renseignements qui sous l'ancien régime puis sous l'Empire étaient lancées dans les lignes ennemies pour recueillir les renseignements nécessaires à l'établissement d'une stratégie pour livrer bataille avec une supériorité que l'ennemi ne soupçonne pas

Ce sont les chasseurs qui ont permis en autre de la garde impériale qui ont permis de repérer le terrain qu'ensuite l'empereur à utilisé pour mettre en déroute les armées coalisées.

Si ce sujet vous intéresse je suis preneur de ce que vous auriez comme documentation et vous apporter les miennes.

Je vous demande de piocher dans votre expertise vos documents pour illustrer si vous le souhaitez ce sujet ou tant de militaires ont servis et où l'exemple du "Bois des Cors" plus récemment ont marqués notre histoire.

Pour conclure je rappelle que pour les opérations en Afghanistan comme dans les guerres des Balkans ont montré leur bravoure et leur actualité militaire.

Mon cher administrateur merci de me guider et si besoin de me freiner au cas les sujets proposés seraient complètement hors sujet pour ce forum

   

 

Sommaire

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Voila c'est déjà pas à sa place car rien à voir avec la Légion Etrangère

Merci de me dire ou placer ce sujet ou de le supprimer si vous le jugez sans intérêts.

Merci de votre  indulgence.

Cordialement

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  • Administrateur

Les chasseurs à pied restent une troupe d'élite durant la Troisième République, leurs bataillons étant déployés dans les zones frontalières (est ou sud est), le plus souvent dans des divisions de couverture. 

Durant cette période, l'uniforme des Chasseurs à Pied est relativement difficile à identifier sur les photographies d'époque en raison de sa similitude avec celui de l'officier de régiment de ligne. Le vert traditionnel qui décore l'arme est difficile à distinguer. Cependant les officiers ont une tenue légèrement plus sombre et à la différence des autres officiers d'infanterie, ils ne portent pas le pantalon garance. Par ailleurs, leurs épaulettes et galons sont blancs (et non jaunes) et leur collet ainsi que le képi de la même couleur que la tenue (et non rouge pour les autres). Autre particularité, le bouton de l'uniforme est orné d'un cor, signe traditionnel de l'arme, et non de la grenade qui orne les boutons des autres officiers d'infanterie.

En 1888, l'arme est enrichie avec la création de Chasseurs Alpins.

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( source : Military-photos.com )

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Chasseur à pied à la mobilisation en 1914.

Le symbole des chasseurs est le cor de chasse.

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Tel ce casque Adrian de la première guerre mondiale.

L' un des plus célèbre chasseur de ce conflit fut le lieutenant colonel Émile Driant, mort à la tête de ses chasseurs au Bois des Caures en 1916.

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Driant

1855-1916

Alias Capitaine Danrit 

 

Le lieutenant-colonel Driant est connu pour être tombé à Verdun, le 22 février 1916, au bois des Caures. Mais il mena auparavant une carrière littéraire, sous le nom de Capitaine Danrit, et une carrière politique élu député de la 3e circonscription de Nancy à partir de 1910.

 

Émile Cyprien Driant est né le 11 septembre 1855 à Neuchâtel (Aisne) où son père était notaire et juge de paix. Elève au lycée de Reims, il obtient le premier prix d'histoire au Concours général. Contrairement au souhait de son père de le voir lui succéder, Émile désire être soldat, marqué par la défaite de 1871 et le passage des troupes prussiennes. Après avoir obtenu une licence ès-lettres et en droit, il intègre Saint-Cyr à vingt ans, en 1875. Sorti quatrième deux ans plus tard, il entame une carrière militaire des plus méritante : "petit, mais solide, santé à toute épreuve, très actif et toujours prêt ; monte fort bien à cheval et a un goût très prononcé pour l'équitation, très intelligent a devant lui le plus bel avenir" écrira un de ses supérieurs. Il sert au 54e régiment d'infanterie de Compiègne puis à Saint-Mihiel.

Promu lieutenant en 1883 au 43e régiment d'infanterie, il est affecté à Tunis où le général Boulanger, alors gouverneur général de la Tunisie, le prend comme officier d'ordonnance - il lui accordera la main de sa fille, Marcelle. Capitaine en 1886, il suit Boulanger à Paris alors nommé ministre de la guerre. Préférant l'action aux intrigues politiques, il retourne en Tunisie au sein du 4e zouaves - l'épisode boulangiste lui vaudra la méfiance de son entourage et son affectation loin de Tunis, à Aïn-Dratam, à la frontière algérienne. Le couple Driant revient à Tunis et s'installe à Carthage où il fréquente le cercle catholique du cardinal Lavigerie, alors primat d'Afrique.

 

Driant utilise ce moment d'accalmie dans sa carrière pour faire oeuvre d'écrivain sous le pseudonyme de Danrit. Le succès est au rendez-vous, les romans se suivent : La guerre de demain, La guerre de forteresse, La guerre en rase campagne, La guerre souterraine, L'invasion noire, Robinsons sous-marins, L'aviateur du Pacifique, etc. Le Capitaine Danrit est, avec Louis Boussenard et Paul d'Ivoi l'un des principaux auteurs du Journal des voyages. Ses récits de sont inspirés du modèle vernien du roman d'aventures, mais relu à travers la défaite de Sedan et l'expansionnisme colonial français. La découverte du monde et de ses merveilles devient l'évocation de richesses à puiser ou de menaces à circonscrire ; les machines extraordinaires, qui permettaient, chez Verne, de voyager à travers les airs et les mers, sont désormais avant tout des engins de guerre, pour détruire l'adversaire. Son oeuvre est caractéristique du roman d'aventures coloniales de la fin du XIXe siècle à la logique plus spécifique des années précédant la première guerre mondiale. Dans ses écrits, une vaste place est accordée à l'armée. Il affirme son goût des grands hommes et sa méfiance à l'égard des parlementaires. Ils sont le reflet d'une opinion publique obsédée par la menace d'une guerre. Ils accompagnent les discours quotidiens de la presse, toujours attentive aux incidents internationaux (Fachoda en 1898, la crise du Maroc constitue la trame narrative de L'Alerte en 1911), aux risques d'embrasement qu'ils portent en eux et à l'obsession du déclin de la France et de l'Europe. Ainsi, dans L'invasion jaune, ce sont les Américains, capitalistes âpres au gain, qui permettent aux asiatiques de s'armer, en leur vendant fusils et cartouches. Il imagine aussi comment utiliser massivement les armes actuelles dans une situation de guerre mondiale : gaz mortels, aéroplanes, sous-marins, le rôle de chaque invention est considéré dans la perspective d'une vaste offensive. L'officier rejoint le romancier lorsqu il fait oeuvre de pédagogie dans sa trilogie historique destinée à la jeunesse : Histoire d'une famille de soldats (Jean Taupin en 1898, Filleuls de Napoléon en 1900, Petit Marsouin en 1901).

Le Capitaine Danrit écrira ainsi près de trente romans en vingt-cinq ans.

 


Rappelé en métropole, l'"idole du soldat" est nommé instructeur à Saint-Cyr en 1892, auréolé de son prestige d'écrivain militaire et de visionnaire : ses écrits annoncent la guerre des tranchées. En décembre 1898, il est nommé chef de bataillon au 69e d'infanterie de Nancy après un retour de quatre ans au 4e zouaves. Après un court séjour dans la cité nancéenne, il réalise son voeu de commander un bataillon de chasseurs. Il reçoit le commandement du 1er bataillon de chasseurs à pied stationné dans la caserne Beurnonville à Troyes. Sa détermination et son courage le conduisent à risquer sa vie le 13 janvier 1901 lorsqu'il intervient pour raisonner le forcené Coquard dans le faubourg de Sainte-Savine. Malgré ses brillants états de services, Driant n'est pas inscrit au tableau d'avancement. Politiquement engagé dans un catholicisme de droite, il subit les contre-coups de l'anticléricalisme ambiant des années de la loi de séparation des églises et de l'Etat, et se voit inculpé dans l'affaire des fiches où les officiers auraient été notés en fonction de leur opinions religieuses. Une campagne de presse lui reproche d'avoir organisé un office en la cathédrale de Troyes à l'occasion de la fête de Sidi-Brahim et d'avoir attenté à la liberté de conscience de ses hommes en les contraignant à assister à l'office. Frappé de quinze jours d'arrêt, il demande sa mise à la retraite et décide d'entrer en politique afin de défendre l'Armée au Parlement ; il a alors cinquante ans.

 


Battu à Pontoise en 1906 face au libéral Ballu, il met à profit sa collaboration à L'Eclair, dans lequel il publie nombre de diatribes anti-parlementaires, pour effectuer un voyage en Allemagne. A l'issu de ses observations sur les grandes manoeuvres en Silésie, il publie un livre au titre prémonitoire, Vers un nouveau Sedan, dont la conclusion est éloquente : "une guerre qui nous mettrait demain aux prises avec l'Allemagne serait une guerre désastreuse. Nous serions battus comme en 1870, plus complètement qu'en 1870". Ces propos parus dans un premier temps dans sept articles peu avant les élections de 1910 lui valent son élection à Nancy face au radical Grillon.

Assidus aux séances de la Chambre des députés, mêlant le catholicisme social de Mun aux idées de Vogüé et de Lavisse, il intervient pour faire voter les crédits militaires et soutient Barthou lors du vote de la "loi de Salut" qui porte à trois ans le service national, et s'insurge contre le déclassement des places fortes frontalières - il parvient à sauver celle de Lille en 1912 -, et s'intéresse avant guerre à la toute récente aéronautique militaire. Driant s'oppose aux thèses de Briand et de Jaurès, s'appuyant sur des exemples tirés des événements de Russie. L'armée doit jouer un rôle essentiel, avant tout comme instrument d'éducation des classes populaires, et le cas échéant comme instrument contre-révolutionnaire. C'est le concept de l'armée-école et de l'apostolat social, qui s'inscrit alors dans la mouvance des Dragomirov, Art Roë et Lyautey. Il s'intéresse ainsi aux luttes sociales, dans la mesure où elles peuvent compromettre la Défense nationale. Il soutient le syndicalisme indépendant, dit "jaune", fondé par Pierre Biétry avec l'appui de l'industriel Gaston Japy. Ceux-ci prônent l'association entre le capital-travail et le capital-argent. Les textes de Driant défendent le principe de la liberté par la propriété individuelle, au moyen de la participation progressive des ouvriers au capital des entreprises. Parmi les principaux votes du député Driant, durant la législature 1910-1914, figurent des résolutions telles que la journée de dix heures, les retraites, les libertés syndicales, et diverses mesures d'aide sociale.

 


A la déclaration de guerre, il demande à reprendre du service et est affecté à l'état-major du gouverneur de Verdun au service du général Coutenceau. Il sollicite et obtient le commandement des 56e et 59e bataillons de chasseurs à pied de la 72e division d'infanterie, formés de réservistes du Nord et de l'Est, soit 2200 hommes. Il commande dans l'Argonne et dans la Woëvre. Eprouvés par les combats de Gercourt, village de la Meuse repris par Driant aux Allemands, ses troupes ne prennent pas part à la première bataille de la Marne et sont chargées de la défense du secteur de Louvemont. Ils reprennent le secteur du bois des Caures et le fortifient. "Père Driant", il sait écouter ses chasseurs, gratifie les meilleurs de cigarettes et de cigares, assiste en personne aux obsèques de ses héros au cimetière de Vacherauville. Membre de la Commission de l'Armée, il est le rapporteur de la loi portant création de la Croix de Guerre au printemps 1915. Il est surtout celui qui annonce l'imminence de l'offensive allemande sur Verdun et le manque de moyens humains et matériels dès le 22 août 1915 dans une lettre adressée au président de la Chambre, Paul Deschanel : "nous pensons ici que le coup de bélier sera donné sur la ligne Verdun-Nancy... Si les Allemands y mettent le prix, et ils ont prouvé qu'ils savaient sacrifier 50000 hommes pour emporter une place, ils peuvent passer". Malgré une visite de parlementaires, une inspection de Castelnau, en décembre 1915, et une question de Galliéni, ministre de la guerre, à Joffre, rien n'est fait.

 

Pourtant, le 21 février 1916, alors que l'armée du Reich concentre son action sur le secteur de Verdun, seuls les 1200 hommes de Driant et 14 batteries font face à l'attaque de 10 000 soldats allemands et 40 batteries. Les Chasseurs résistent héroïquement pendant plus de 24 heures et subissent de lourdes pertes, permettant aux renforts d'arriver et de maintenir la ligne de front. La position du bois des Caures, tenue par Driant et ses hommes, est pilonnée pendant deux jours par des canons de 150, 210 et 300 mm. Le 22 février, à midi, les Allemands se lancent à l'assaut des positions des chasseurs. Les grenades et les lance-flammes viennent à bout de la résistance française. Driant donne l'ordre de repli sur Beaumont. Touché à la tempe, Driant meurt à soixante et un ans.


Au soir du 22 février 1916, on ne compte que 110 rescapés parmi les chasseurs de 56e et 59e régiments. L'annonce du désastre suscite une grande émotion. Alphonse XIII d'Espagne, un admirateur d'Émile Driant charge son ambassadeur à Berlin d'enquêter sur sa disparition. On se plaît à le croire blessé, prisonnier ou évadé à l'étranger. Une lettre de la baronne Schrotter, mère d'un officier allemand ayant pris part aux combats des Caures, à son épouse mettra fin aux rumeurs : "M. Driant a été enterré avec tout respect, tous soins, et ses camarades ennemis lui ont creusé et orné un beau tombeau ; de sorte que vous le trouverez aux jours de paix" (16 mars 1916). Son sacrifice est récupéré par la presse et les publications de la guerre, pour galvaniser les troupes. La Chambre des députés annonce officiellement sa mort, son éloge funèbre est prononcé le 7 avril par Paul Deschanel, le 28 juin, la Ligue des patriotes de Maurice Barrès fait célébrer un service solennel à Notre-Dame (Paris) présidé par le cardinal Amette. Le militaire rejoint alors le romancier ...

 

Il est inhumé par les Allemands à proximité des lieux de son trépas, alors que ses effets sont retournés à sa veuve via la Suisse.

 

En octobre 1922, le corps de Driant est exhumé. Un mausolée, décidé par d'anciens combattants dont Castelnau y est érigé.

 

Chaque année, une cérémonie y est célébrée le 21 février, en souvenir du Lieutenant-colonel Driant et de ses chasseurs tombés pour la défense de Verdun.

Consultez les extraits du dossier conservé au Service historique de la Défense

 

www.memoiredeshommes.sga_.defense.gouv_.

Consultez sa fiche Mort pour la France

Consultez le JMO du 56e bataillon de chasseurs à pied (56e BCP) à compter du 21 février 1916

 

Source : Mindef/SGA/DMPA et Conseil Général de la Meuse
 

" Le , à la veille du déclenchement de la bataille de Verdun, le lieutenant-colonel Driant adresse ce dernier courrier à sa femme

« je ne t'écris que quelques lignes hâtives, car je monte là-haut, encourager tout mon monde, voir les derniers préparatifs ; l'ordre du général Bapst que je t'envoie, la visite de Joffre, hier, prouvent que l'heure est proche et au fond, j'éprouve une satisfaction à voir que je ne me suis pas trompé en annonçant il y a un mois ce qui arrive, par l'ordre du bataillon que je t'ai envoyé. À la grâce de Dieu ! Vois-tu, je ferai de mon mieux et je me sens très calme. J'ai toujours eu une telle chance que j'y crois encore pour cette fois.
Leur assaut peut avoir lieu cette nuit comme il peut encore reculer de plusieurs jours. Mais il est certain. Notre bois aura ses premières tranchées prises dès les premières minutes, car ils y emploieront flammes et gaz. Nous le savons, par un prisonnier de ce matin. Mes pauvres bataillons si épargnés jusqu'ici ! Enfin, eux aussi ont eu de la chance jusqu'à présent… Qui sait! Mais comme on se sent peu de choses à ces heures là. »

Le , à 7h15, la Ve armée allemande déclenche un orage d’acier d’une puissance inouïe. Les positions de la Côte de Brabant, des bois d’Haumont, des Caures, de Ville et de l’Herbevois. Le tir laboure la première et en même temps la deuxième ligne. Des obus à gaz explosent dans les ravins séparant le bois d’Haumont de Vacherauville. Les chasseurs de Driant attendent l’assaut.

Au bois des Caures, c’est le 59e Bataillon de Chasseurs qui est en ligne. La première ligne est complètement désorganisée. De nombreux chasseurs périssent ensevelis par le bombardement. À la ferme de Mormont, le 56e B.C.P. se prépare à appuyer le 59e. Vers 16 heures, le feu se reporte sur l’arrière, signe de l’assaut imminent.

Les régiments du 18e Corps surgissent devant le bois des Caures et les bois voisins. Au bois d’Haumont, il ne reste rien des deux bataillons en ligne. L’ennemi occupe le terrain sans difficulté.

Or au bois des Caures, les chasseurs de Driant sont toujours là et accueillent les Allemands. Trois compagnies sur quatre finissent par céder. Driant fait monter en ligne le 56e B.C.P. Ses chasseurs contre-attaquent à la nuit tombée et reprennent presque toutes les tranchées perdues. Mais il faut tenir, et Driant réclame des renforts qui arrivent sous les obus allemands.

Toute la nuit du 21 au 22 février, les renforts affluent sous la neige et les obus. En pleine nuit, l’artillerie allemande redouble de violence. Au matin, elle suspend son tir et l’infanterie attaque à nouveau. Lancée en masse, elle submerge les chasseurs. Le 59e B.C.P. disparaît presque sur place.

Le lieutenant-colonel Driant, un fusil à la main, se tient sur la ligne de repli avec les survivants de ses bataillons alors que l’ennemi enveloppe ses positions.

Vers 16 heures, il décide le repli vers le sud-ouest, en direction de Beaumont. Les chasseurs partent en quatre colonnes. Une seule parviendra à peu près intacte. Driant part dans les derniers, accompagné des sergents Coisne et Hacquin, sautant de trous d’obus en trou d’obus. Driant s’arrête pour faire un pansement provisoire à l’un de ses hommes, blessé au fond d’un entonnoir. Alors qu’il repartait et qu’il allait sauter dans un nouveau trou d’obus, une balle de mitrailleuse le frappe à la tempe. « Oh, là, là, mon Dieu » entendent les deux sergents !Driant est donc mort sur le territoire de Beaumont en Verdunois.

Le bois des Caures a été pris par les Allemands avec deux divisions contre les deux bataillons de chasseurs. Il ne reste pas le tiers des effectifs de ces unités, mais leur sacrifice est sans prix pour l’armée française : le 56e et le 59e bataillons de chasseurs ont suffisamment ralenti l’ennemi, dès son premier assaut, pour permettre aux troupes envoyées en renfort de contenir peu à peu la poussée allemande et de protéger Verdun.[réf. nécessaire]

Le lieutenant-colonel Driant est inhumé par les Allemands à proximité des lieux de son trépas, alors que ses effets sont retournés à sa veuve via la Suisse. En octobre 1922, le corps de Driant est exhumé. Un mausolée, décidé par d'anciens combattants dont Castelnau y est érigé. Sur le monument, on peut lire "Ils sont tombés, silencieux sous le choc, comme une muraille." Chaque année, une cérémonie y est célébrée le 21 février, en souvenir du colonel Driant et de ses chasseurs tombés pour la défense de Verdun. "

( source Wikipédia )

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Chasseur à pied en 1916.

Lien sur le 1er Régiment de chasseurs à pied : http://inconitonito.free.fr/premierchasseurs.html

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Bonnet de police de tradition du 1er RCP

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Drapeau.

En France, le corps des chasseurs à pied est un subdivision de l'arme de l'infanterie dans l'Armée de terre française. Ce corps d'Infanterie légère créé par Ferdinand-Philippe Duc d'Orléans à partir de 1837 est constitué des unités existantes et dissoutes partageant ses traditions, portant sa tenue bleue et se reconnaissant au travers de l'unique drapeau des chasseurs symbole de leur unité et de la cohésion de ce corps d'élite.

Depuis leur création et en raison de leurs nombreuses spécialités, les unités de chasseurs à pieds ont été nommés : Chasseurs d'Orléans, Chasseurs alpins, Chasseurs cyclistes, Chasseurs portés, Chasseurs à pieds parachutistes, ou Chasseurs mécanisés, mais ils ne peuvent en aucun cas être confondus avec les Chasseurs à cheval, les Chasseurs d'Afrique, les Chasseurs parachutistes ou les Chasseurs forestiers dont l'histoire, les traditions et les tenues sont différentes.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Corps_des_chasseurs_à_pied_en_France

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  • Administrateur

 LES CHASSEURS A BICYCLETTE.

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Avant octobre 1913, il existait cinq compagnies de cyclistes, chacune affectée à un bataillon de chasseurs à pied. Intégrées aux bataillons de chasseurs (2e, 4e, 9e, 18e et 25e BCP) elles constituent la 6e compagnie de ces unités. Un décret du 4 avril 1913 prévoit la constitution de dix groupes cyclistes ; ce décret sera appliqué en octobre 1913, date de formation des Groupes de Chasseurs Cycliste (GCC).

Ces GCC sont des corps indépendants placés au centre des Divisions de Cavalerie (DC) et devant travailler constamment avec les cavaliers. Les GCC sont équipés de la bicyclette pliante modèle Gérard d'un poids de 13 kg. Ils portent l'écusson d'un Bataillon de Chasseurs à Pied (BCP, BACP) sur le képi et sur le col de la veste. Ces GCC sont des groupes de Chasseurs (dont l'emblème est le cor de chasse) et ne doivent pas être confondus avec les cyclistes qui servent d'estafette dans les Régiments d'Infanterie (RI) et qui portent sur le col l'emblème du vélo brodé en rouge.

Le 6e GCC est formé à Lyon à partir de la compagnie cycliste du 4e BCP et de Chasseurs du 13e BCA, il porte l'emblème du 13e BCA.

Il se compose de deux capitaines, d'officiers, sous-officiers et de 400 Chasseurs et se divise en trois pelotons.

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Vélo Gérard sur le dos, le chasseur redevient rapidement un fantassin.

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Dans les premières semaines de la guerre les groupes jouent un rôle actif au sein de leurs divisions de cavalerie qui en use et parfois en abuse. A partir 1915, les réservistes de la cavalerie remplacent progressivement une partie des chasseurs cyclistes qui rejoignent un BCP en renfort. En juin 1916, l'effectif des GCC est réduit de moitié. En 1918, l’effectif est reporté cette fois ci à son maximum. C’est alors le retour des GCC au premier plan.

( Source : Wikipédia et Pages 14/18 )

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  • Posts

    Ozuron

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    Bonjour, J'ai découvert dans de vielles affaires de mon arrière grand-mère, cette médaille enfin cela ressemble plus à un porte clé mais bref. Je ne sais pas ce qu'il représente et ce qu'il signifie. J'ai chercher sur internet mais rien et ma famille ne sais pas d'où elle vient. J'espère savoir un jour ce que c'est. En attendant, je vous souhaite une bonne journée.

    Bouchon-Gras 49

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    La rançon n'ayant pas été versé, nous voyons certains dossiers sortir...

    berogeitabi

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    Du coup si vous avez l’occasion de visionner le film Z de Costa Gavras (1969) je ne peux que vous inviter à le regarder. D’autant qu’il s’agit en filigrane d’une critique de la dictature des militaires en Grece. 

    Heïdi

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    Bonjour, L'Indonésie 7e client export du Rafale. source.. http://www.paxaquitania.fr/2022/09/lindonesie-devient-officiellement-le.html

    Heïdi

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    Bonjour, Lu dans un livre sur les saboteurs de 39-45 cette phrase .... Hiver 1938 Hitler avait lancé son Plan Z annonçant le développement à court terme de la puissance maritime allemande. Décidément les dictateurs aiment beaucoup la lettre Z !  
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