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  • Administrateur

Comme interrogé par un membre ( épouse d' un ancien militaire ) il y a quelque temps ( après les attentats ) qui s' étonnait que son mari ayant quitté l' Armée depuis plusieurs années ( trois ans ) non volontaire réserve, avait tout à coup reçu une convocation de réserve.

Donc pour mettre les chose claire la réserve opérationnelle militaire se décompose comme suit :

RO1 ( Réserve Opérationnelle de 1er niveau ) :

soit des volontaires issus de différents milieux ; anciens militaires de carrière en retraite, anciens militaires sous contrat, anciens appelés du contingent ( Service Nationale ), jeunes issus des préparations militaires, jeunes incorporé direct.

Plus connu des anciens sous l' appellation de " Réserve 2000 ", date de la réorganisation des réserves.

Qui est passé du rappel obligatoire dit : " rappel verticale " aux volontariats.

Ces volontaires signent un contrat ESR ( Engagement à Servir dans la Réserve ) les liant à l' institution pour des durées variables, allant de un an à six renouvelables. Effectuant des périodes d' une durée moyenne de trente jours par an. Certains en font moins, d' autres en font plus, suivant les besoins de l' unité et les possibilités du réserviste ).

 

RO2 ( Réserve Opérationnelle de 2éme niveau ) :

Soit les militaires Rayé des Cadres de l' Active ( RCA ) et qui sont soumis à l' obligation de disponibilité durant cinq ans, temps durant lequel l' Armée estime ces personnels aptes à reprendre leurs postes ( ou plus exactement ils n' auront pas perdu leurs compétences militaires ).

Cette réserve est soumis au rappel " obligatoire " ( vous verrez qu' en lisant l' article ci dessous que sur un rappel de 3494 personnes, 1663 se sont présenté ). L' employeur est soumis à l' obligation de libérer ces personnes ( les fameux cinq jours, que l' employeur ne peux refuser ).

 

Depuis les années 2000, l' Armée ne rappelait pas la RO2, estimant avoir assez de personnel avec la RO1. Or depuis les attentats et l' état d' urgence, la mise en place de l' opération Sentinelle... l' Armée a  pratiquée à des rappel de ses disponibles aux grands étonnements des intéressés. ( tout militaire est soumis à ce devoir de disponibilité durant les cinq années qui suivent le départ de l' active ).

 

Vortex: deux brigades expérimentent le rappel de 3 500 réservistes opérationnels de 2e niveau

eclair001.pngDepuis jeudi, deux brigades de l’armée de terre (la 11e BP et la brigade logistique) testent la mobilisation de leur réserve opérationnelle de deuxième niveau (RO2). Cet exercice baptisé Vortex se déroule du 31 mars au 2 avril.

Ce rappel, pour lequel 1663 des 3494 réservistes sollicités ont répondu, concerne la RO2 qui rassemble des anciens militaires soumis à l’obligation de disponibilité dans la limite de cinq ans après la fin de leur service actif.

Ces réservistes vont rejoindre leurs anciens régiments. Ce sera le cas des quelque 686 "anciens" de la 11e BP qui vont, au cours des trois jours, prendre la route des garnisons du Sud-Ouest. Chaque RO y passera une journée, journée partagée entre un point administratif, une visite médicale, quelques rappels pratiques (secourisme, tir) et (la chance!!!) une présentation de "au contact".

 

( Source : Ligne de Défense du 1er Avril 2016 )

 

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  • Administrateur

Voici un article paru dans Ligne de Défense le 11 Avril 2016.

"Réserve 2019": le ministre attend une organisation de projet pour ce mois d'avril

réserve.jpg

Le général Gaëtan Poncelin de Raucourt, dont j'avais annoncé l'arrivée dans un post du 14 mars (lire ici) a donc bien été nommé au poste de directeur du projet "Réserve 2019".

Il pilote une petite équipe de 4 officiers et d'un sous-officier qui coordonnent la progression des travaux des 4 "groupes projet" dont les chefs devront proposer au général de Raucourt, d'ici au 16 mai prochain, une feuille de route.

Jean-Yves Le Drian a précisé son mandat dans un courrier du 21 mars où il déclare que le nouveau directeur du projet "Réserve 2019" devra "mettre en place une organisation de projet structurée et pilotée, déclinant les principaux axes présentées en annexe" et les soumettre au ministre "pour validation d'ici le mois d'avril 2016".

Comme le dit un autre document de l'EMA, si l’année 2015 a été l’année de l’inflexion, "2016 devra être celle de l’accélération" de ce projet qui permettra "de disposer d’ici fin 2018 au plus tard de 40 000 réservistes opérationnels et d’en déployer 1000 quotidiennement sur le territoire national pour protéger la population".

COPIL, CODIR, COMEX!
La gouvernance du projet est triple:
- un comité de pilotage présidé par le sous-chef performance de l’état-major des armées
- un comité de direction présidé par le conseiller spécial du MinDef
- un comité exécutif sous la présidence du directeur de projet.

Le phasage général serait le suivant:
Phase 1: avril/juillet 2016 : poursuite des travaux déjà engagés par l’équipe projet, constitution et montée en puissance des groupes projet et de la structure de gouvernance, contractualisation des AMOA, expression de besoins, propositions de mesures nouvelles.
Phase 2 : août 2016/fin du 1er trimestre 2017 : élaboration d’un plan d’action par groupe projet.
Phase 3 : 2e trimestre 2017/fin 2018 : mise en œuvre et suivi des plans d’action réserve.

 

 

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  • 1 year later...
  • Administrateur

La Marine déclenche à Brest la RO2 :

 

Publié le 12 Décembre 2017 à 15:45

La Marine nationale a déclenché, pour la première fois, un exercice de Rappel Partiel de la Réserve Opérationnelle de niveau 2, « RAPARO », à Brest du 27 novembre au 1er décembre 2017. Ce rappel a été greffé sur l’exercice de protection-défense territorial « Colonne » qui consistait, sur réquisition du préfet de zone, à renforcer l’opération « sentinelle » dans ses missions de surveillance, de détection et d’anticipation de tout acte terroriste sur les emprises militaires de la base navale de Brest et du Portzic. Il s’agissait donc pour la marine de tester sa capacité à rappeler (convocation, hébergement et équipement) et à employer correctement cette ultime ressource, composée d’anciens militaires ayant quitté l’institution depuis moins de cinq ans (RO2), afin de renforcer le dispositif de protection de point d’intérêts vitaux, aux côtés du personnel militaire d’active.

A peine arrivés, ces volontaires signent un contrat d’engagement, redevenant alors des militaires. Ils se voient ensuite remettre un paquetage (treillis, rangers..) avant d’être rapidement injectés dans les équipes du dispositif de protection. De jour comme de nuit, ces réservistes effectuent des patrouilles, sillonnant l’emprise militaire,  que ce soit au niveau des bassins ou aux abords des quais des bâtiments de combat, pour effectuer des contrôles l’identité, vérifier chaque objet ou véhicule suspect. Ils renforcent également les barrages routiers pour sécuriser et confiner certaines zones où des opérations sont en cours.

Durant cinq jours, ces 34 de réservistes opérationnels, ont ainsi suspendu temporairement leur activité professionnelle civile avec l’accord de leur employeur, se sont remis au service de la nation. La chaine de commandement a pu mesurer l’apport que procurerait la RO2 aux forces d’active, en capacité de renfort et/ou de relève, pour la protection de notre territoire national et de nos points d’intérêt vitaux, en cas de crise exceptionnelle et durable.

 

A propos de la réserve opérationnelle de niveau 1 (RO1)

« La réserve opérationnelle est composée de volontaires (citoyens Français issus de la société civile avec ou sans expérience militaire et anciens militaires d'active) qui signent un engagement à servir dans la réserve (ESR), c'est-à-dire qui souscrivent un contrat d'une durée de 1 à 5 ans. Ces hommes et ces femmes, âgés d'au moins 17 ans, reçoivent une formation et un entraînement spécifiques afin d'apporter un renfort temporaire de quelques dizaines de jours par an aux forces armées et formations rattachées. »

 

( Source : Marine Nationale / Cols Bleus )

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  • 11 months later...
  • Administrateur

Armée de Terre : La 1ere Division a mené un exercice pour rappeler ses anciens militaires en cas de coup dur

 
 
 

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Il existe deux types de réserve opérationnelle : celle de niveau 1 [RO 1] qui concerne ceux qui ont souscrit un contrat d’engagement à servir dans la réserve et celle du niveau 2 [RO 2], dont font partie les anciens militaires qui, ayant quitté l’uniforme depuis moins de cinq ans restent mobilisables étant donné qu’ils sont soumis à une obligation de disponibilité.

Seulement, il y a les effectifs théoriques et ceux que l’on peut effectivement mobiliser dans la mesure où, une fois qu’il a quitté l’armée, un ancien militaire peut avoir quitté la région où il était affecté… D’où l’exercice Vortex, que l’armée de Terre a pris l’habitude de conduire tous les ans depuis 2016. L’objectif est de vérifier la disponibilité de ses anciens militaires qui appartiennent encore à la RO2, afin de pouvoir les solliciter en cas de crise majeure.

Cette année, c’est la 1ere Division qui a procédé au rappel des réservistes de la RO2, notamment ceux ayant donc servi au sein de son état-major, de la 7e Brigade Blindée, du 1er Régiment d’Artillerie, du 19e Régiment du Génie et du 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre (*). Au total, 6.800 anciens militaires ayant quitté les drapeaux depuis 2013 étaient concernés.

 

Le communiqué de l’armée de Terre ne précise pas combien ont répondu à l’appel. Mais lors des exercices précédents, conduits par la 11e Brigade Parachustiste et la 1ère Brigade Logistique en 2016 ainsi que par la 3e Division en 2017, le taux de réponse s’était élevé aux alentours de 42-44%.

Ceux ayant pu répondre à la convocation qui leur avait été adressée ont donc passé une journée dans leur ancienne unité pour suivre plusieurs « ateliers », dont un contrôle administratif, une visite médicale, la perception d’habillement et des séances d’information sur les changements opérés au sein de l’armée de Terre et les nouveaux matériels ainsi que sur la réserve opérationnelle, l’un des objectifs étant d’en voir une partie « basculer » vers la RO1. Ce que, en 2017, 14% des convoqués avaient dit souhaiter faite.

De tels exercices de convocation n’avaient plus été menés depuis 1996 et la fin annoncée de la conscription. L’armée de Terre peut théoriquement compter sur 38.000 anciens militaires si elle doit répondre à une crise majeure sur le territoire national.

(*) La 1ere Division regroupe la 27e brigade d’infanterie de montagne, la 9e brigade d’infanterie de marine, la 7e brigade blindée et la brigade franco-allemande (BFA).

Photo : armée de Terre

( Source : Zone militaire / Opex 360 )

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  • Administrateur

 

La Marine nationale a (aussi) fait un exercice de rappel partiel de ses anciens marins

 
 
 

marine-nationale-20181201.jpg

La 1ere Division de l’armée de Terre a récemment conduit l’exercice Vortex 18, qui a consisté à rappeler ses anciens militaires versés dans la réserve opérationnelle de niveau 2 [RO 2]. La Marine nationale en a fait de même entre le 13 et le 16 novembre, en région maritime Méditerranée.

Appelé « RAPARO CECMED 2018 » pour « Rappel partiel de la réserve opérationnelle de niveau 2 », cet exercice a eu pour objectif de tester la capacité de la Marine nationale à convoquer et à accueillir ses anciens marins en cas de besoin.

Après les attentats de 2015 et de 2016, il est apparu que ce recours à la RO2 pouvait être un possibilité en cas de crise majeure. De tels exercices de convocation n’avaient plus été menés depuis 1996.

Normalement, un ancien militaire reste mobilisable pendant les cinq années qui suivent leur départ. Mais pour RAPARO CECMED 2018, seuls ceux qui ont quitté la Marine depuis moins de deux ans ont été concernés.

Cet exercice s’est déroulé en quatre temps : convocation des réservistes de la RO2, équipement des convoqués, attribution d’un hébergement et « affectation de l’ensemble du renfort dans les différents dispositifs de protection défense d’une emprise militaire », explique la Marine nationale.

Au total, 44 marins « volontaires » de la RO2 ont retrouvé pendant quatre jours l’univers qui était le leur il y a encore peu. « Dès leur arrivée, ils ont signé un contrat d’engagement à servir dans la réserve (ESR) par lequel ils ont recouvré leur statut de marin et de militaire, puis ils ont reçu un paquetage et ont été projetés vers l’ile du Levant à bord d’une embarcation rapide de type E-DAR », relate la Marine nationale.

Ces anciens marins ont en effet formé une compagnie ROMEO, encadrée par un détachement du Groupement des Fusiliers Marins de Toulon. Leur mission a donc été d’assurer la protection du site de la Direction générale de l’armement [DGA] sur l’île du Levant lors d’un campagne de tirs de missiles. Le toute dans des conditions « particulièrement réalistes ».

 

( Source : Zone Militaire / Opex 360 )

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonjour, C'est plus une histoire de feeling, suivant dans quelle armée tu pense que tu te sentiras le mieux, la distance et la disponibilité est aussi point important.   Une grande majorité des réservistes de l'armée de terre intègrent la compagnie de combat (de réserve) du régiment. C'est aussi un peu ce qui se passe dans l'armée de l'air et la marine, bien sur il y a des réservistes employés dans des postes de soutien telle que chauffeurs de poids lourds ou de bus (faut il avoir les permis), cuisinier (en étant du métier)... il faut être clair, nul n'est pris pour être détecteur radar (sauf ancien d'active ayant quitté depuis peu) ou alors il faut posséder des compétences particulières et recherchées. Les fmir ne sont pas des stages commando, il y a de tous niveaux dans les réservistes et l'armée cherche juste des gens en bon état physique, des gens qui s'entretiennent.

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Notre nouveau ministre des Armées Sébastien Lecornu il est lieutenant de réserve à la gendarmerie nationale... Formation universitaire : Etudes de droit à l’Université Paris 2 Panthéon Assas Mandats électoraux : Elu en 2014 maire de Vernon (Eure) Elu en 2015 président du Conseil départemental de l’Eure. Fonctions gouvernementales : Conseiller du Secrétaire d’État aux Affaires européennes puis du ministre de l’Agriculture (2008-2012) Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire (21 juin 2017-16 octobre 2018) Sébastien Lecornu est lieutenant de réserve dans la Gendarmerie nationale. (Source : Militaires'Actu)

    Pascalou69

    Posted

    Bonjour   un grand merci pour cette  réponse si précise et documentée. je vais continuer mes recherches dans les archives militaires et vous tiens au courant des résultats à venir. Cordialement  

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Dans la Marine nous utilisons le fusil à pompe (fap) Valtro, avec comme munitions de la gomme cogne (non létal au delà de 5 m) le plomb et la breneck (utiliser pour la chasse aux sangliers).

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Nous apprenons avec tristesse la disparition d'Ernest J. "Ernie" Lamson, parachutiste américain du 508th Infantry Regiment. Gravement blessé pendant un saut d'entraînement, il avait loupé le D-DAY et avait été déployé tardivement sur le front. Il venait d'avoir 100 ans. Né le 28 mars 1922, et ayant grandi dans la région de St. Paul, Ernie s'est engagé après le lycée dans le 508th Infantry Regiment, une unité qui appartient alors à la 82nd Airborne Division, l'une des deux divisions américaines parachutées au-dessus de la Normandie en juin 1944. Ernie achève sa formation de parachutiste en 1943 mais en aout de la même année, lors d'un saut d'entrainement, il loupe son atterrissage et se casse les deux jambes lors de l'impact. Sa blessure est grave mais elle va l'être encore plus : au moment de le charger sur la civière, l'une des poignées casse et va lui transpercer l'un de ses poumons. Il est envoyé dans un hôpital militaire en urgence, où il va rester de longs mois. En raison de cette blessure, il va manquer le D-DAY et les opérations de parachutage. S'il reconnait que cette blessure lui a sûrement sauvé la vie au final, Ernie s'en voudra de ne pas avoir sauté avec ses camarades. Il va rester dans l'armée jusqu'en 1946, avant de finalement quitter l'uniforme. Ernie est par la suite devenu comptable et a travaillé pour la firme Blue Cross/Blue Shield. Il attribue à sa pratique hebdomadaire du golf et à ses autres habitudes de vie saines le fait d'être en forme, en bonne santé et d'avoir des contacts sociaux. En 1984, Lamson a assisté aux réunions d'anciens combattants du 508th Infantry Regiment Omaha, Nebraska. Par la suite, il a servi en tant que président et trésorier pendant plusieurs années pour honorer la mémoire de la 82e Airborne. Et en 2014, Ernie Lamson est retourné aux Pays-Bas, dans la forêt de Hürtgen et dans la forêt des Ardennes avec la fondation The Greatest Generations (Source : The Greatest Generations Foundation / Passionmilitaria)     Une grande résistante vient de nous quitter jeudi matin, Madame Colette Lacroix, à l’âge de 98 ans à son domicile de La Garde. Née le 17 février 1924 à Bourg-en-Bresse, Colette Lacroix est lycéenne en 1940 quand son père, mobilisé, est fait prisonnier. Ne supportant pas l’occupation qui commence et ayant entendu l’appel général de Gaulle à la radio, Colette qui n’a alors que 16 ans, décide aussitôt de rallier Londres. Avec quatre camarades, elle tente en avril 1941 de s’embarquer à Collioure dans un navire à destination de l’Angleterre mais, les cinq étudiants sont dénoncés et arrêtés. En raison de son jeune âge, Colette est rapidement relâchée. Elle intègre alors le mouvement « Libération » à Bourg-en-Bresse aux côtés de Paul Pioda, grande figure de la résistance à Bourg et voisin de sa famille, et forme son propre groupe de résistance au sein de son lycée, distribuant des tracts, des journaux clandestins ou des photos du général de Gaulle. Elle intègre également le groupe « Combat » à Lyon pour lequel elle réalise de faux papiers en imitant la signature d’un commissaire de police. En avril 1942, elle s’installe à Nantua dans l’Ain. Elle y rencontre son futur mari Henri Gauthier alias Jag, membre du réseau Pimento du SOE britannique et dirigé par le major Anthony Brooks dit Alphonse. Colette Lacroix rejoint le réseau et effectue des missions de repérage de terrains de parachutages ou de futurs maquis, réception de parachutages ou d’instructeurs alliés, transport de matériels (explosifs, postes émetteurs…) sur Grenoble, Toulouse, Montauban, missions d’espionnage à Lyon etc. Parmi ses contacts figure André Moch, membre comme elle du réseau Pimento à Grenoble et fils de Jules Moch (futur ministre de l’Intérieur en novembre 1947) qui sera tué par la Milice en avril 1944. En 1943, elle est agent de liaison et de renseignement pour les maquis de l’Ain. Colette Lacroix accouche un an plus tard à Montauban mais repart ensuite rapidement en mission, cachant ses messages ou un poste émetteur sous les langes du bébé et participant à des sabotages comme des ponts sur le Suran. Elle manque de peu d’être arrêté lorsque, interpellée à la gare Montauban par des soldats de la division SS Das Reich, on fouille sa valise et le berceau de son bébé, heureusement sans trouver le poste. Un autre jour, sa poupée noire qui lui sert à dissimuler des messages est saisie par un officier allemand mais la laideur de la poupée ne l’incite pas à des recherches plus approfondies. Quelques jours avant le débarquement de Provence du 15 août 1944, elle est chargée d’occuper Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon et assassin de Jean Moulin, dans un train entre Lyon et Sète où les Allemands soupçonnent l’imminence d’un débarquement allié. La voie ferrée devait être sabotée par les résistants afin de l’arrêter. Le sabotage est finalement annulé au dernier moment et Colette fait tout le voyage en compagnie de Klaus Barbie. Arrivés à Sète, le train s'arrête six heures puis repart à Lyon où ce dernier l’invite au restaurant. Prétextant d’aller aux toilettes, Colette se sauve à toutes jambes. Après la libération, alors qu’elle est lieutenant des Forces Féminines, elle est démobilisée en septembre 1944, épuisée par plus de quatre ans de combat clandestin, après avoir refusée la citoyenneté anglaise que lui proposait le gouvernement britannique. En 2014, elle participe à un colloque au Sénat sur les femmes dans la Résistance, témoignant ainsi sur son engagement. (Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)       Le Musée du Débarquement d'Arromanches vient d'annoncer la disparition de Lewis Trinder, vétéran de la Royal Navy, décédé aujourd’hui à l’âge de 98 ans. Il s'était rendu en France à plusieurs reprises pour les commémorations du D-DAY, notamment lors du 75e anniversaire. Adieu Lewis Lewis rejoint la Royal Navy à l'âge de 18 ans. Il sert sur le HMS Magpie, un sloop britannique qui escorte le débarquement amphibie des alliés en Normandie le 6 juin 1944. Il participe également lors de l’Opération Pluto, comme escorte aux remorqueurs chargés de déployer l’oléoduc entre l’Île de Wight et les côtes françaises (afin d'approvisionner en carburant le front en France). Lewis Trinder venait plusieurs fois par an à Arromanches. La dernière fois, ce fut au moment des commémorations du 75ème anniversaire du débarquement. Il disait : « Arromanches est comme une seconde maison pour moi. J’ai plus d’amis ici que n’importe où ailleurs dans le monde ».
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