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Procédures et indemnisations en cas de blessures/déces


legionnaire

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Bonjour. Je trouve absolument aucune information sur les légionnaires blessés/morts en fonction et je m'interroge quant à leur sort post-service.

Il existe bien les invalides qui les accueillent et leur permet de vivre en communauté, cependant aucune information sur le montant d'argent qu'ils toucheront suite à leurs blessures à titre de dédommagement ou encore sur le suivi psychologique ou physiologique qu'ils devront suivre

Je m'interesse uniquement aux légionnaires puisque je suis convaincu que les Français intégrés à l'armée régulière sont très bien pris en charge.

Outre la nationalisation par le sang versé, quelles mesures la France leur réserve ?

 

Merci 

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  • Administrateur

Salut,

La Légion gère en interne ces situations, par exemple elle possède une maisons de retraites où les anciens Légionnaires s' occupe des vignes du vin fait par la Légion, de l' édition de leur revue ( Képi Blanc )...

Les œuvres de l'Institution des invalides de la Légion étrangère à Puyloubier

Pourquoi une Boutique de la légion étrangère ?

pensionnaire à Puyloubier Depuis sa création, la Légion étrangère à toujours été préoccupée par le devenir des anciens légionnaires et par le sort douloureux de ses blessés, invalides ou malades. Parfois en délicatesse avec leurs pays d’origine ou leurs familles, le départ des légionnaires de la Légion étrangère « patrie » à laquelle ils avaient tant donné, leurs actes héroïques et leurs sacrifices en témoignent, était parfois vécu comme un véritable arrachement.

Respectant le principe immuable qu’elle s’est fixée « de ne jamais abandonner les siens, ni au combat, ni dans la vie », la Légion étrangère s’est dotée de dispositifs et de moyens qu’elle s’efforce de maintenir pour répondre à leurs sollicitations. L’Institution des Invalides de la Légion étrangère (IILE) en est un. L’accueil qui y est réservé, les soins qui y sont prodigués et les activités de réinsertion qui y sont dispensées préservent la dignité de ces vieux serviteurs retardant souvent la dépendance gériatrique. Cette « maison » unique en son genre constitue une réponse originale.

pensionnaire à Puyloubier Par les revenus qu’elle dégage, la boutique en ligne de la Légion étrangère est l’un des leviers qui permet d’apporter l’aide matérielle et morale aux anciens légionnaires, éprouvés par la vie. Elle est dédiée à la vente de produits manufacturés ou issus des ateliers de réinsertion dans lesquels travaillent les pensionnaires de l’Institution des invalides de la Légion étrangère.

Les bénéfices de la boutique de la Légion étrangère sont en effet exclusivement utilisées pour satisfaire aux capacités d’accueil, d’hébergement et de réinsertion de l’Institution, (des Invalides de la Légion étrangère), dont la mission est d’accueillir d’anciens légionnaires, le plus souvent en situation de précarité morale ou matérielle. La force du contrat signé « à titre étranger » est de reconnaître à celui qui a servi avec honneur et fidélité, le droit d’intégrer l’Institution à un moment quelconque de sa vie pour retrouver, selon sa volonté, une communauté de valeur et de partage.

Puyloubier Dans cette boutique, les produits des activités de réinsertion occupent une place centrale. Ils sont l’expression du travail des pensionnaires qui leur donne une place au sein de la « famille » en leur faisant mériter le respect de tous les autres membres. Ils conservent ainsi leur dignité. Et puis, pour certains pensionnaires ne goûtant pas spécialement aux loisirs, le travail a été et demeure leur seule façon d’exister dans la vie.

En achetant les produits de la boutique, vous montrez à ces « légionnaires » que le temps est sans effet sur la manière dont ils sont considérés, que les valeurs auxquelles ils croient et qui ont aidé à construire l’Histoire, continuent à renforcer la justice et la générosité nécessaires aux sentiments de fraternité, de camaraderie, d’entraide qui se fondent dans « l’esprit de corps ».

Puyloubier Votre geste de solidarité en achetant ces produits, donne un sens au « code d’honneur du légionnaire » qui intime de ne jamais laisser sur le bord du chemin un camarade, pour peu qu’il ait servi avec dévouement et sans jamais enfreindre les règles de l’honneur.

 

 

 

http://www.legion-boutique.com/index.php

 

 

La Maison du Légionnaire accueille depuis 1934 à Auriol les anciens légionnaires qui le souhaitent. Elle a été créée sur ordre du général ROLLET, père de la Légion et fondateur de la solidarité légionnaire.

 

Conditions d'admission

Cher ancien, quel que soit ton âge ou la durée de tes services à la Légion étrangère, tu es le bienvenu dans notre belle et paisible Maison pour le temps que tu voudras.


Son caractère familial, le soutien moral, administratif, social et matériel de ses membres doivent te permettre de vivre ici heureux et dans une grande liberté limitée uniquement par le respect de l'environnement, des autres et de toi même.
 

Conditions d'admission :
 
  • être ancien légionnaire
  • vivre en célibataire
  • être autonome physiquement
  • pouvoir payer la pension (à partir de 740 € par mois - pension complète)
  • être titulaire du certificat de bonne conduite

 

Documents
à apporter

 

  • Pièce d'identité (CIN, titre de séjour)
  • Justificatif de l'assurance sociale
  • Mutuelle

La Maison du légionnaire
  


68, chemin des Estiennes
13 390 AURIOL
Tél : call_skype_logo.png04.42.04.70.07
legion.maison@orange.fr

 

 

 

 

Puyloubier: le repos du légionnaire

 
Dominique CHABROL
29 avril 2013
 
 
 
Deux anciens de la Légion, pensionnaires de l'institution des invalides de la Légion étrangère (IILE), cueillent le raisin, le 23 septembre 2011 à Puyloubier, lors des vendanges dans les vignes de l'institution
Voir les photos
 
Photo Par Anne-Christine Poujoulat - Puyloubier, Bouches-du-Rhône, fin de parcours des combattants. Ils sont une centaine d'anciens légionnaires à finir leur vie dans ce vaste domaine provençal, calé au pied de la montagne de la Sainte-Victoire, devenu le centre d'accueil des invalides et la maison de retraite de la Légion étrangère

Puyloubier, Bouches-du-Rhône, fin de parcours des combattants. Ils sont une centaine d'anciens légionnaires à finir leur vie dans ce vaste domaine provençal, calé au pied de la montagne de la Sainte-Victoire, devenu le centre d'accueil des invalides et la maison de retraite de la Légion étrangère.

Le plus jeune a 46 ans, le plus vieux 92. Ils sont âgés ou simplement perdus, seuls, parfois gravement malades, et n'ont trouvé qu'une seule porte à laquelle frapper, celle de la Légion, dans laquelle ils ont servi parfois 60 ans plus tôt.

"Ici, la plupart des pensionnaires n'ont pas droit aux aides qu'apporte la France, parce qu'ils n'ont pas les cotisations retraites ou une durée de résidence suffisantes", explique le colonel Thierry Jullien, qui dirige le Foyer d'entraide de la Légion étrangère. Aujourd'hui les jeunes légionnaires sont plus en règle, ils ont des titres de séjour et les droits qui vont avec.

Dans les années 1950, les 240 hectares du domaine accueillaient les très nombreux blessés des guerres d'Indochine et d'Algérie. L'établissement leur donnait une formation et les aidait à se réinsérer dans la vie civile. Aujourd'hui, les pensionnaires viennent pour la plupart à Puyloubier pour y passer leurs dernières années.

Seule condition : avoir servi une fois dans la Légion et l'avoir quittée avec le certificat de bonne conduite, qu'obtiennent 99% des légionnaires.

La seule famille

"Vous avez des Hongrois, des Tchèques, des Italiens ou des Espagnols. Demain, il y aura des Ukrainiens et des Asiatiques", énumère le colonel Jullien. Certains sont sans ressources, d'autres payent leur séjour moins de mille euros par mois. Et une quarantaine de personnes, militaires et employés civils, font tourner la maison.

Les plus vaillants, barbes grises et treillis militaires, travaillent dans les 40 hectares de vigne dont la production finance l'accueil des pensionnaires. 200.000 bouteilles par an. Surtout du rouge, "parce que dans la Légion on boit du rouge", explique l'un d'entre eux. Une vingtaine d'anciens fabriquent des objets en céramique et le domaine produit aussi un peu d'huile d'olive. Les donations d'entreprises, de fondations ou d'amis de la Légion complètent le budget.

"C'est ici que meurent les héros. Quand il y en a un très médaillé qui meurt, à la chapelle on refuse du monde", explique le colonel Jullien : "Ils meurent au milieu des leurs, pour certains c'est la seule famille qu'ils ont connue".

Ancien légionnaire et infirmier diplômé, Jean Roynel s'occupe de l'encadrement médical. "Il faut réagir vite avant l'arrivée des secours. En cas d'urgence, l'évacuation se fait par hélicoptère sur l'hôpital d'Aix-en-Provence", confie-t-il, appuyé sur sa canne.

Une vie de baroud n'assouplit pas les caractères. "Puyloubier, c'est pas un havre de paix, glisse un jeune commandant. A 75 ans, ils peuvent se reprocher des choses qui datent de plus de 50 ans".

De la France, beaucoup d'anciens légionnaires ne connaissent que la Légion et s'adressent à elle en dernier recours. Comme ce Chilien qui a envoyé une lettre au lendemain du violent tremblement de terre en 2010 dans son pays: "Voila, ma maison est détruite, qu'est ce que vous pouvez faire pour moi ?" L'entraide de la Légion lui a envoyé de l'argent.

 

 

Sinon je pense qu' ayant servi la France, ils touchent une pension.

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

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    Bonjour, C'est plus une histoire de feeling, suivant dans quelle armée tu pense que tu te sentiras le mieux, la distance et la disponibilité est aussi point important.   Une grande majorité des réservistes de l'armée de terre intègrent la compagnie de combat (de réserve) du régiment. C'est aussi un peu ce qui se passe dans l'armée de l'air et la marine, bien sur il y a des réservistes employés dans des postes de soutien telle que chauffeurs de poids lourds ou de bus (faut il avoir les permis), cuisinier (en étant du métier)... il faut être clair, nul n'est pris pour être détecteur radar (sauf ancien d'active ayant quitté depuis peu) ou alors il faut posséder des compétences particulières et recherchées. Les fmir ne sont pas des stages commando, il y a de tous niveaux dans les réservistes et l'armée cherche juste des gens en bon état physique, des gens qui s'entretiennent.

    Bouchon-Gras 49

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    Notre nouveau ministre des Armées Sébastien Lecornu il est lieutenant de réserve à la gendarmerie nationale... Formation universitaire : Etudes de droit à l’Université Paris 2 Panthéon Assas Mandats électoraux : Elu en 2014 maire de Vernon (Eure) Elu en 2015 président du Conseil départemental de l’Eure. Fonctions gouvernementales : Conseiller du Secrétaire d’État aux Affaires européennes puis du ministre de l’Agriculture (2008-2012) Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire (21 juin 2017-16 octobre 2018) Sébastien Lecornu est lieutenant de réserve dans la Gendarmerie nationale. (Source : Militaires'Actu)

    Pascalou69

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    Bonjour   un grand merci pour cette  réponse si précise et documentée. je vais continuer mes recherches dans les archives militaires et vous tiens au courant des résultats à venir. Cordialement  

    Bouchon-Gras 49

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    Dans la Marine nous utilisons le fusil à pompe (fap) Valtro, avec comme munitions de la gomme cogne (non létal au delà de 5 m) le plomb et la breneck (utiliser pour la chasse aux sangliers).

    Bouchon-Gras 49

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    Nous apprenons avec tristesse la disparition d'Ernest J. "Ernie" Lamson, parachutiste américain du 508th Infantry Regiment. Gravement blessé pendant un saut d'entraînement, il avait loupé le D-DAY et avait été déployé tardivement sur le front. Il venait d'avoir 100 ans. Né le 28 mars 1922, et ayant grandi dans la région de St. Paul, Ernie s'est engagé après le lycée dans le 508th Infantry Regiment, une unité qui appartient alors à la 82nd Airborne Division, l'une des deux divisions américaines parachutées au-dessus de la Normandie en juin 1944. Ernie achève sa formation de parachutiste en 1943 mais en aout de la même année, lors d'un saut d'entrainement, il loupe son atterrissage et se casse les deux jambes lors de l'impact. Sa blessure est grave mais elle va l'être encore plus : au moment de le charger sur la civière, l'une des poignées casse et va lui transpercer l'un de ses poumons. Il est envoyé dans un hôpital militaire en urgence, où il va rester de longs mois. En raison de cette blessure, il va manquer le D-DAY et les opérations de parachutage. S'il reconnait que cette blessure lui a sûrement sauvé la vie au final, Ernie s'en voudra de ne pas avoir sauté avec ses camarades. Il va rester dans l'armée jusqu'en 1946, avant de finalement quitter l'uniforme. Ernie est par la suite devenu comptable et a travaillé pour la firme Blue Cross/Blue Shield. Il attribue à sa pratique hebdomadaire du golf et à ses autres habitudes de vie saines le fait d'être en forme, en bonne santé et d'avoir des contacts sociaux. En 1984, Lamson a assisté aux réunions d'anciens combattants du 508th Infantry Regiment Omaha, Nebraska. Par la suite, il a servi en tant que président et trésorier pendant plusieurs années pour honorer la mémoire de la 82e Airborne. Et en 2014, Ernie Lamson est retourné aux Pays-Bas, dans la forêt de Hürtgen et dans la forêt des Ardennes avec la fondation The Greatest Generations (Source : The Greatest Generations Foundation / Passionmilitaria)     Une grande résistante vient de nous quitter jeudi matin, Madame Colette Lacroix, à l’âge de 98 ans à son domicile de La Garde. Née le 17 février 1924 à Bourg-en-Bresse, Colette Lacroix est lycéenne en 1940 quand son père, mobilisé, est fait prisonnier. Ne supportant pas l’occupation qui commence et ayant entendu l’appel général de Gaulle à la radio, Colette qui n’a alors que 16 ans, décide aussitôt de rallier Londres. Avec quatre camarades, elle tente en avril 1941 de s’embarquer à Collioure dans un navire à destination de l’Angleterre mais, les cinq étudiants sont dénoncés et arrêtés. En raison de son jeune âge, Colette est rapidement relâchée. Elle intègre alors le mouvement « Libération » à Bourg-en-Bresse aux côtés de Paul Pioda, grande figure de la résistance à Bourg et voisin de sa famille, et forme son propre groupe de résistance au sein de son lycée, distribuant des tracts, des journaux clandestins ou des photos du général de Gaulle. Elle intègre également le groupe « Combat » à Lyon pour lequel elle réalise de faux papiers en imitant la signature d’un commissaire de police. En avril 1942, elle s’installe à Nantua dans l’Ain. Elle y rencontre son futur mari Henri Gauthier alias Jag, membre du réseau Pimento du SOE britannique et dirigé par le major Anthony Brooks dit Alphonse. Colette Lacroix rejoint le réseau et effectue des missions de repérage de terrains de parachutages ou de futurs maquis, réception de parachutages ou d’instructeurs alliés, transport de matériels (explosifs, postes émetteurs…) sur Grenoble, Toulouse, Montauban, missions d’espionnage à Lyon etc. Parmi ses contacts figure André Moch, membre comme elle du réseau Pimento à Grenoble et fils de Jules Moch (futur ministre de l’Intérieur en novembre 1947) qui sera tué par la Milice en avril 1944. En 1943, elle est agent de liaison et de renseignement pour les maquis de l’Ain. Colette Lacroix accouche un an plus tard à Montauban mais repart ensuite rapidement en mission, cachant ses messages ou un poste émetteur sous les langes du bébé et participant à des sabotages comme des ponts sur le Suran. Elle manque de peu d’être arrêté lorsque, interpellée à la gare Montauban par des soldats de la division SS Das Reich, on fouille sa valise et le berceau de son bébé, heureusement sans trouver le poste. Un autre jour, sa poupée noire qui lui sert à dissimuler des messages est saisie par un officier allemand mais la laideur de la poupée ne l’incite pas à des recherches plus approfondies. Quelques jours avant le débarquement de Provence du 15 août 1944, elle est chargée d’occuper Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon et assassin de Jean Moulin, dans un train entre Lyon et Sète où les Allemands soupçonnent l’imminence d’un débarquement allié. La voie ferrée devait être sabotée par les résistants afin de l’arrêter. Le sabotage est finalement annulé au dernier moment et Colette fait tout le voyage en compagnie de Klaus Barbie. Arrivés à Sète, le train s'arrête six heures puis repart à Lyon où ce dernier l’invite au restaurant. Prétextant d’aller aux toilettes, Colette se sauve à toutes jambes. Après la libération, alors qu’elle est lieutenant des Forces Féminines, elle est démobilisée en septembre 1944, épuisée par plus de quatre ans de combat clandestin, après avoir refusée la citoyenneté anglaise que lui proposait le gouvernement britannique. En 2014, elle participe à un colloque au Sénat sur les femmes dans la Résistance, témoignant ainsi sur son engagement. (Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)       Le Musée du Débarquement d'Arromanches vient d'annoncer la disparition de Lewis Trinder, vétéran de la Royal Navy, décédé aujourd’hui à l’âge de 98 ans. Il s'était rendu en France à plusieurs reprises pour les commémorations du D-DAY, notamment lors du 75e anniversaire. Adieu Lewis Lewis rejoint la Royal Navy à l'âge de 18 ans. Il sert sur le HMS Magpie, un sloop britannique qui escorte le débarquement amphibie des alliés en Normandie le 6 juin 1944. Il participe également lors de l’Opération Pluto, comme escorte aux remorqueurs chargés de déployer l’oléoduc entre l’Île de Wight et les côtes françaises (afin d'approvisionner en carburant le front en France). Lewis Trinder venait plusieurs fois par an à Arromanches. La dernière fois, ce fut au moment des commémorations du 75ème anniversaire du débarquement. Il disait : « Arromanches est comme une seconde maison pour moi. J’ai plus d’amis ici que n’importe où ailleurs dans le monde ».
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