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Le souhait d' un second porte avion ressort des cartons.


Bouchon-Gras 49

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  • Administrateur

Le Chef d' Etat Major de la Marine ( CEMM ) souhaiterai un second porte avion.

Avec les derniers conflits preuve en est faite, si preuve il y avait besoin qu' un porte avion est indispensable mais ce type de navire demande de l' entretien et des arrêts techniques, un second porte avion permettrait d' être pleinement opérationnel... mais nos politiques en veulent ils ?

Sachant aussi qu' entre la réflexion, le temps de décision et de réalisation suivie des essais et l' admission au service actif par la Marine, ça demande du temps.

 

 

image: http://www.opex360.com/wp-content/uploads/cdg-20140815.jpg

cdg-20140815

 

Si, comme a coutume de le répéter l’amiral Bernard Rogel, le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM), la France reste en Europe, dans le domaine naval, un « îlot de verdure dans une zone de désertification », elle le doit en particulier au Charles-de-Gaulle, son unique porte-avions.

« On essaie d’agréger la puissance maritime européenne autour de ce symbole qu’est le porte-avions », a-t-il dit aux sénateurs de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, en commentant le prochain déploiement du Charles-de-Gaulle, dont le groupe aéronaval intégrera des frégates belge et britannique.

Par la suite, dans ses réponses aux sénateurs, l’amiral Rogel s’est attaché à démontrer l’utilité, pour la marine française de disposer d’un porte-avions.

 

« J’observe que ce bâtiment est le dernier de ce type en Europe, au moment où la Chine va en construire quatre, l’Inde également; où les États-Unis en ont onze qu’ils renouvellent; où les Britanniques en construisent deux », a ainsi fait remarquer le CEMM.

« Le savoir-faire de notre groupe aéronaval agit, dans ce contexte, comme un pôle d’attraction des marines occidentales et notamment européennes. Pourquoi les Français baisseraient-ils la garde précisément à cet instant? », a ensuite demandé l’amiral Rogel. « Il y a là quelque chose que je ne comprends pas très bien, alors que nous avons réussi à nous maintenir parmi les meilleurs au monde jusque-là! », a-t-il ajouté.

S’agissant des coûts liés au déploiement du groupe aéronaval, l’amiral Rogel les a relativisés. « Nous émargeons très peu au surcoût des OPEX » dans la mesure où, « en moyenne annualisée, la marine met 5.000 marins en permanece à la mer », a-t-il fait valoir. Or, a-t-il poursuivi, « ces 5.000 marins en opérations – qui incluent donc les déploiements du porte-avions – émargent pour moins de 100 millions d’euros sur le 1,2 milliards d’euros affecté aux OPEX. La proportion parle d’elle-même. »

Sur le plan stratégique, l’amiral Rogel ne veut pas que l’on « soit frappé du syndrome du poisson rouge, qui fait un tour de bocal, puis oublie! ». Et de rappeler que le porte-avions a été régulièrement utilisé (notamment quand la France en avait deux, à savoir le Foch et le Clémenceau) au large des Balkans ou du Liban.

Le porte-avions « a fait la démonstration que lorsqu’on ne peut arriver par les airs ou par la terre, on peut arriver par la mer. En Afghanistan, c’est le porte-avions français qui est arrivé le premier sur zone! Il ne faut pas lui faire de mauvais procès », a plaidé le CEMM. « Militairement, l’intérêt du porte-avions est évident. Sa possession est une question politique, et pas seulement militaire », a-t-il continué.

Mais l’avenir inquiète l’amiral Rogel. « Il existe des situations où seul le porte-avions pourra agir, faute de pays alliés suffisamment proches ou d’accords suffisamment rapide pour y stationner des avions. (…) Il est un outil complémentaire de l’armée de l’Air, avec laquelle nous sommes aujourd’hui très proches. Simplmeent, nous avons besoin d’un outil de défense global pour tenur le rang d’une puissance mondiale. C’est le cas aujourd’hui », a-t-il affirmé.

« La question qu’il vous revient de trancher, a continué le CEMM à l’adresse des sénateurs, est de savoir si on doit garder ou non toutes les composantes qui font que cet outil est global ».

Alors qu’un sénateur lui a demandé son souhait – s’il n’en avait qu’un – pour améliorer le budget de la Marine, l’amiral Rogel a été direct : « je répondrais (…) par un seul voeu : un second porte-avions! ».

Ce second porte-avions (le PA2) est devenu, au fil du temps, un serpent de mer. En 2001, et alors qu’un rapport du sénateur André Boyer, l’avait estimé plus que nécessaire, la Loi de programmation militaire (LPM) 2003-2008, élaborée en période de cohabitation, le renvoya à plus tard.

En 2007, alors candidat à l’Élysée, Nicolas Sarkozy avait affirmé que le PA2 était une « évidence opérationnelle et politique ». Mais cette « évidence » n’était pas une urgence pour la LPM 2009-2013, pas plus qu’elle ne l’est pour la LPM en cours d’exécution. Et cela, en raison des contraintes budgétaires. « Quand on veut faire quelque chose, on trouve les moyens. Quand on ne veut pas, on trouve des excuses », disait le général Patton.


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2015/11/10/le-chef-detat-major-de-la-marine-souhaite-second-porte-avions/#gAq5ZvUWQvIYt3DM.99

Les futures élections présidentielles arrivent à grand pas, ce projet sera t' il à l' ordre des propositions ?

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Sachant aussi qu' entre la réflexion, le temps de décision et de réalisation suivie des essais et l' admission au service actif par la Marine, ça demande du temps.

C'est pas faux, je ne pense pas le voir dans les 5 années 'a venir... (dans un monde utopique)

Les futures élections présidentielles arrivent à grand pas, ce projet sera t' il à l' ordre des propositions ?

 Je vois TRÈS TRÈS mal un politique parler d'achat alors que nous avons un déficit budgétaire entre pleins d'autres problèmes, certes qui n'ont rien 'a voir avec l’acquisition ou pas d'un porte avion mais qui pour les français est moins important que beaucoup d'autres choses.

Entre le discourt "Je baisserai le taux des impôts en France" et "J’achèterai un deuxième porte avion"  y'en a un beaucoup plus flatteur que l'autre...

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  • Administrateur

 Je vois TRÈS TRÈS mal un politique parler d'achat alors que nous avons un déficit budgétaire entre pleins d'autres problèmes, certes qui n'ont rien 'a voir avec l’acquisition ou pas d'un porte avion mais qui pour les français est moins important que beaucoup d'autres choses.

Entre le discourt "Je baisserai le taux des impôts en France" et "J’achèterai un deuxième porte avion"  y'en a un beaucoup plus flatteur que l'autre...

C' est sur mais il faut avoir l' ambition et les moyens de ses projets !

L' avenir ce prépare aujourd'hui, demain étant trop tard.

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  • 4 weeks later...

Bonjour, 

en effet je pense que l'idée d'un deuxième porte avions et d'un coté une bonne chose car la France se retrouve tout les 7 ou 8 ans pendant 1 an sans moyen aéronaval.

D'un autre coté, le premier problème qu'il y aurai et qui me viens a l'esprit serai le financement. 

Pour ma part je suis pour un deuxième porte avions en France.

Voilà ma petite opinion qui je pense est celle de beaucoup de personne.

 

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  • Staff

D'autant plus, que se sont tous les domaines qui sont touchés par les mesures financières et économiques.

Nous avons un déficit abyssal que nous arrivons plus a combler malgré 60 milliards (et à cause de cela entre autre) d’impôts nouveau, rajouté aux 10 milliards du quinquennat précédent

Nos emprunts sur les marchés internationaux sont garantis par notre ....épargne qui est le meilleur rendement de la planète.

Seulement, nous arrivons doucement a 100% d’emprunt du PNB (Produit National Brut), c'est à dire que nous allons tomber dans quelque temps dans le refus d'emprunt octroyés par les investisseurs.

Le scénario sera celui de l'Espagne, de la Grèce, etc. Nous empruntons - non pas pour l'investissement - mais pour le fonctionnement de nos administrations. Les fonctionnaires sont payés par l’emprunt !!!

Le plus triste, c'est qu'il y a des économies énormes à faire à tous les niveaux et d’après la cour des comptes =

1° - Plus de  60 milliards sur les fonctions d’État, entreprises Nationales très mal gérés

2° - Le fonctionnement de nos régions, départements et municipalités sont supérieurs de plus de 30% supérieur  aux pays nordiques et Autriche - Allemagne

3° - Etc.Etc Il convient de dire que les élus dans ces pays reçoivent une formation de gestion économique, et en fonction des résultats obtenus, gèrent des niveaux supérieurs (passent des Mairies aux régions, etc. comme le font les Allemands). Il n'y a pas d'improvisation dans les gestions. Mais une gestion rigoureuse est nécessaire aujourd'hui du fait de la mondialisation qui n'est pas encore comprise par beaucoup de nos élus et de nos concitoyens.

4° - L’humble ingénieur technique puis d'affaire que je fus, était en formation continue chaque année, dans le multi-domaines de gestion, gestion des comptes commerciaux, des investissements, de la gestion financière du personnel qui lui était affecté, état comptable,  prévision des chiffes d 'affaire sur un an et sur 5 ans, etc.etc. Sans parler du travail de mise a niveau technique avec des déplacement en formation aux USA et en Europe. Ce qui ce fait pour le privé doit se faire pour les administrations qui sont en crise financière (SNCF qui est la plus malade, 60 milliards de dettes, 13 milliards pour les remises en états des caténaires, déficit d'exploitation des TGV , etc.).

Les Forces armées - mis à part certaines unités de l’Armée de l'Air, de la Marine - sont dans un état lamentable.

Alors, le second porte-avions à peu de chance de voir le jour. C'est malheureux, mais c'est impossible budgétairement. Si nous subissons le crash financier prévu, c'est même  la dissuasion tactique qui pourrait - au minimum - en faire les frais.

Les bombardements en Syrie -Irak n’arrangent pas le budget et d’après tous les spécialistes - au vue du nombre d'intervenants qui "frappent" dans cette région - il serait souhaitable de nous stoppions pour frapper en Libye ou ce qui se prépare - par DAESH -  devient catastrophique pour la Tunisie et l’Algérie et nous menace encore plus clairement que  les pays précités.

Il serait de devenir un tantinet sérieux et ceci dans tous les domaines.

En théorie, les besoins de la Marine serait de 3 porte-avions. Nous ne sommes pas prêt de les voir flottés sous les couleurs de notre drapeau.

Janmary

 

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Le seul et unique Charles De Gaulle convient parfaitement à la guerre moderne surtout à celle qui se passe au Moyen-orient cela par son armement et rayon d'action. Il ne peut être utile par ex. au Sahara/Sahel trop étendus où seul l'efficacité des hommes y produit ses effets. Un 2ème PA manquerait si un second gros conflit éclatait ailleurs dans le monde

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  • Staff

Non Bosch, c'est terriblement insuffisant.

Ma réponse s'est perdue, suite à un problème technique. Trop longue à récrire. Je vais à l'essentiel.

@Aurel51

En effet je pense que l'idée d'un deuxième porte avions et d'un coté une bonne chose car la France se retrouve tout les 7 ou 8 ans pendant 1 an sans moyen aéronaval.

Par ailleurs, il est nécessaire d'avoir des forces de combat en PERMANENCE sur le front opérationnel, donc de posséder au moins deux PA pour assumer un support permanent sur zone. Avec la propulsion nucléaire, c'est pratiquement trois du fait d’indisponibilité du PA durant une année pour rechargement des réacteurs en combustible.

C'est les leçons des guerres du Pacifique (1942-1945), de Corée (1950-1953), d'Indochine (1946-1954) et du débarquement Franco-Britannique à Suez en 1956, ou la somme des PA représentaient la solution.

J'en reste là sans reparler de la politique Franco-Britannique des années 2005 pour la création d'une aéronavale Européenne avec la classe HMS Queen Elisabeth (avec le Prince of Walles) et le Charles-de-Gaulle et un nouveau batiment de la DCAN-Thalès.

Janmary

 

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  • Staff

@Aurel51

La, ça va faire un peu hors sujet mais la question que je me pose alors est : Comment faire pour que la France ne tourne pas comme la Grèce ?!  

1° - Faire une politique économique et financière rigoureuse.

2° - Faire - au lieu de critiquer de façon éhontée - ce qu'on fait comme réformes nos voisins Canadiens, Allemands, Autrichiens, et Nordique (Norvège, Suède et D&Danemark).

3- Respecter - de ce fait - nos signatures sur les engagements Européens sur les déficits. C'est La France - et ce n'est pas très beau - qui freine l'économie Européenne et nous sommes montrés du doigt à la Commission Européenne ou, du, reste, un nombre important de nos élus siègent une fois par mois pour obtenir  leurs traitements.

Savez-vous qu'EDF, dont l’État ne peut plus payer les retraités de cette entreprise, à versé les retraites à payer de ses fonctionnaires aux caisses complémentaires du privé tel l'ARRCO (complémentaire) et l'AGIRC (Caisse des cadres).

Dans deux ans, nos caisses de retraites, à nous, du privé, seront vides ! Personne ne s'en émeut !  Par contre, EDF (et ce n'est pas une critique) à des avantages inouïs dont un Comité d'Entreprise qui perçoit, non pas 1% de la masse salariale de par la loi pour ses activités, mais 1% du Chiffre d'Affaire totale de l'Entreprise !

Tout est ainsi dans notre pays. La chute va être dure !

Nul ne veut engager les réformes compatibles pour une France dans la mondialisation et non plus enfermée dans son hexagone. Les politiques - je me suis souvent entretenu avec certains d'entre eux - éprouvent une peur panique pour engager ces reformes par la réaction éventuelle des salariés !

Nous sommes donc en Europe ou globalement, les taux de chômages qui  baissent et augmentent chez nous et nous vendons nos atouts technologiques (Alcatel  à Nokia, les ciments Lafarge, Scheider à Westinghouse, etc.)

Ne nous étonnons pas de ce qui va arriver !

Fin du Hors Sujet.

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@Janmary

Je n'ai franchement aucune idée de comment le pouvoir peu réussir à faire sortir la France de cet endettement, ça me désole d'un coté.

Mais bon nous ne sommes pas sur un forum politique mais militaire donc on va arrêter de parler de ça.

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  • Administrateur
Il y a 2 heures , Bosch a déclaré:

Le seul et unique Charles De Gaulle convient parfaitement à la guerre moderne

Oui, sauf que ce porte avion comme tous les bateaux a besoin d' entretien, ce qui veux dire arrêt, mise au bassin... donc des mois d' indisponibilité et plus il prendra de l' age plus il y aura de l' usure et des pièces à changer.

Durant ces périodes les pilotes ne peuvent continuer leurs appontages... et leurs entrainements afin d' être opérationnels.

 

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Comme dit BG49 la réserve est utile/indispensable, mon propos était seulement stratégique et n'ai pas abordé l'économique. Un 2ème PA CDG ce sera dur ! Le 1er CDG, son coût de construction 4 milliards d'euros, en 2016 sa révision à 1,3 milliards d'euros ne peuvent être reproduits sur les finances actuelles et futures, du moins je le pense. 

Sur le Moyen-orient on assiste à un début de coopération des forces coalisées Terre/Air/Mer, si avec les flottes US/françaises/russes en Méditerranée/dans le Golfe on ne parvient pas à régler LE problème ...c'est qu'il faut ré-employer la baïonnette !

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  • Staff

Mais la baïonnette n'est-elle pas la Reine des batailles ?

Durant l'offensive Nord-Coréenne et Chinoise en Corée, un Marine n' t-il pas déclarer à une célèbre journaliste de son pays,

"Ce qu'il nous faut pour gagner la guerre, ce sont des milliers de baïonnettes, des centaines de milliers de baïonnettes".

C'est une image , mais c'est bien vus, sous entendu quil faut du monde sur le champs de bataille.

Il faut du monde contre DAESH.....au sol particulièrement désormais, mais je suis d'accord avec vous Bosch, il commence à avoir du monde dans les airs pour frapper.

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  • 2 months later...

Bonsoir, 

Je pense qu'il en devient nécessaire et presque une priorité le souhait d'un second porte avions.  Cela va créer d'une part des emplois, mais aussi des nouveaux postes dans la Marine. Outre bien sur le prix du porte avions je pense qu'il faut aussi regarder se que cela va créer comme emploi.

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  • Administrateur

Salut,

Il y a 15 heures , Aurel51 a déclaré:

Je pense qu'il en devient nécessaire et presque une priorité le souhait d'un second porte avions.

Sujet mainte et mainte fois ressorti des cartons, malheureusement même si je suis du même avis que toi, je doute que ce soit dans les projet d' un gouvernement terminant, quand au prochain ( sans faire de politique ) on ne connait pas encore leurs programmes.

Le CEMM lui même en a fait remonter le besoin ( voir en haut de page )...

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Concernant le domaine porte avion, nous disposons du savoir et du savoir faire.

Un porte avion seul n'est rien.

Il est un maillon d'une longue chaine composée de lanceurs spatiaux, de satellites, de missiles, d'avions embarqués, d'hélicoptères, de sous-marins, de systèmes de surveillance, d'alerte, de combat, ect...

La France dispose de la maitrise de l'ensemble de ces systèmes.

Nous disposons de la deuxième Zone Economique Exclusive du monde après celle des USA et d'ailleurs avec très peu de différence en surface.

En proportion de cet ensemble de données, la valeur financière d'un porte avion ne représente qu'une part négligeable si on considère que la valeur patrimoniale de l'ensemble doit être développée et défendu.

Le "problème" se situe au niveau de la prise de conscience et de la volonté.

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  • 1 month later...

La durée de vie du CdeG doit s'achever en 2040 il y aura probablement des modernisations d'ici là mais en effet sacahant que pour ce quinquennat c'est trop tard il faudra dè le prochain sachant qu'ente le moment de lancer les études et le livraison à la marine il faut au moins 20 ans.

Le vrai soucis est de savoir en 2040 quels aéronefs nous devrons avoir de savoir également si nous le construisons seuls ou si un embryon de force militaire européenne vient à voir le jour mais ce n'est pas quand on a besoin d'un navire qu'il faut le construire  et c'est la le HIC:Gasp@2x: 

Sur ‎26‎/‎02‎/‎2016 at 13:58 , capmat a déclaré:

Un porte avion seul n'est rien.

Je ne suis pas complètement de votre avis le PA est le choix initial autour duquel va se construire la TF il suffit de voir ces derniers mois le CdeG était la pièce centrale du dispositif de lutte contre l'état Islamique et que son environnement était NATO 

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  • 1 year later...
  • Administrateur

La revue stratégique qui servira à l' élaboration de la futur loi de programmation militaire ne prévoie pas de second porte avions...

 

Un peu plus de trois mois après avoir été commandée par le président Macron à un comité de 16 personnalités présidé par le député européen (LR) Arnaud Danjean, la Revue stratégique qui servira de ligne directrice lors de l’élaboration de la prochaine Loi de programmation militaire (LPM) vient d’être rendue publique, ce 13 octobre [.pdf].

Ceux qui s’attendaient à y trouver des objectifs chiffrés en matière capacitaire ou à des annonces « fracassantes » en seront pour leur frais. Ce document ne fait qu’énoncer des ambitions « générales » en termes de capacités militaires, lesquelles peuvent se résumer en une seule : conforter l’autonomie stratégique de la France sur la base d’un « modèle d’armée complet et équilibré », tout en cherchant un renforcement de la défense européenne « autour d’intérêts de sécurité partagés. »

« Seul pays européen (après le Brexit) membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies et puissance nucléaire, membre fondateur de l’Union européenne et de l’Otan, dotée d’un modèle d’armée complet et d’emploi, la France doit maintenir une double ambition : préserver son autonomie stratégique et construire une Europe plus robuste, pour faire face à la multiplication des défis communs », est-il affirmé dans cette revue stratégique.

Dans sa première partie, cette dernière énumère les raisons qui motivent la nécessité de conserver un modèle d’armée complet, dont la remise en cause de l’ordre multilatéral, la déconstruction de l’architecture de sécurité en Europe, les dissensions au sein de l’Union européenne, la vulnérabilité de la bande sahélo-saharienne, perméable à l’idéologie jihadiste, la déstabilisation (durable) du Moyen-Orient ou encore les tensions en Europe de l’Est et du Nord, sur fond « d’activisme » russe.

À cela, il faut ajouter les zones « porteuses de risques » pouvant affecter (ou concerner) la France, comme notamment l’Asie ainsi que des « fragilités multiples » telles que les pressions migratoires, les dérèglements climatiques, les menaces sanitaires, les rivalités énergétiques, les vulnérabilités cybernétiques et la criminalité organisée.

Enfin, il y est aussi question des menaces « traditionnelles », comme la prolifération des missiles ainsi que des armes nucléaires, chimiques et biologiques. Et le tout marqué par un « retour de la compétition militaire » (mais avait-elle vraiment disparu?) incarné par la Russie et la Chine.

Qui plus est, la revue stratégique met en avant un « durcissement de l’environnement opérationnel » dans tous les domaines (terrestre, naval, aérien, cyber) avec une supériorité technologique des forces armées occidentales de plus en plus contestée, voire même dépassée dans certains cas.

Le document fixe cinq fonctions stratégiques : la dissuasion, dont les deux composantes seront renouvelées, la protection, la connaissance et l’anticipation, l’intervention et la prévention, cette dernière étant visiblement appelée à prendre plus de poids. Pour cela, il faut un « modèle d’armée complet et équilibré » est donc « indispensable ».

Ce modèle devra « disposer de l’ensemble des aptitudes et capacités, y compris les plus critiques et les plus rares, pour atteindre les effets militaires recherchés ». Toutefois, est-il dit dans cette revue stratégique, « il ne s’agit pas d’être capable d’agir en autonomie dans tous les contextes ni de détenir toutes les aptitudes au plus haut niveau de performance ou de masse. »

Devant donner à la France les moyens d’assurer son « indépendance nationale, son autonomie stratégique et sa liberté d’action », ce modèle d’armée, qui sera aussi « dynamique » puisqu’il s’adaptera « l’évolution de la conflictualité », apportera une « une légitimité complémentaire pour générer des partenariats et assurer le rôle de nation-cadre, en particulier pour ce qui relève des aptitudes militaires à haute valeur ajoutée détenues par quelques rares puissances. »

S’agissant des contrats opérationnels (effectifs et moyens), le document se borne à affirmer que « la dispersion des théâtres d’opération, la simultanéité et la durée des engagements nécessitent des volumes de forces disponibles (équipements, hommes et stocks) adaptés, avec une masse critique suffisante. »

S’agissant des équipements, la revue stratégique ne donne pas de volumes. Il y est seulement écrit que « pour la la protection permanente de notre territoire […] ou pour gagner les combats contre un adversaire plus au loin, il convient d’établir et de conserver un rapport de force favorable dans les milieux terrestre, maritime et aérien. »

Et de citer les efforts déjà engagés à cette fin, dont la modernisation des systèmes sol-air, les hélicoptères légers, les systèmes de lutte antidrones, la rénovation des frégates de défense aérienne, l’acquisition de moyens de détection et de neutralisation de la menace
RAM (Roquettes, artillerie et mortiers), le renouvellement de la capacité de chasse aux mines, la rénovation des Atlantique 2, de la flottille amphibie, des SNA [Barracuda, ndlr], l’acquisition de frégates de taille intermédiaire (FTI), de véhicules blindés protégés et connectés (JAGUAR, GRIFFON, VBMR légers) et de moyens d’appui génie et artillerie. »

Cela étant, la revue stratégique évoque très succintement trois programmes futurs. À commencer par celui d’un nouvel avion de combat, qui devrait faire l’objet d’une coopération avec l’Allemagne (du moins, si Berlin confirme sa participation). Puisque le document parle d’efforts à « accentuer » sur « sur l’obtention et la conservation de la supériorité aérienne », ce prochain appareil sera de 5e génération, comme le F-35A américain, le Su-57 russe ou le J-31 chinois.

« Contrer les postures de déni d’accès et conquérir la supériorité aérienne redevient un objectif préalable à toutes les opérations, ce qui implique des efforts renouvelés, qu’il s’agisse de parcs d’avions (en nette diminution en Europe), de capacités de pointe (avions de générations 4+ et 5, munitions spécialisées) ou de technologies de rupture », lit-on dans le chapitre dédié aux « aptitudes militaires à renforcer. »

Il y est aussi question, clairement cette fois, du  » Main Ground System », le successeur au char Leclerc, lequel fera, lui aussi, l’objet d’un développement avec l’Allemagne (l’industriel est d’ailleurs déjà trouvé : ce sera KNDS, la co-entreprise de Nexter de Krauss Maffei-Wegmann).

Enfin, la revue stratégique ne parle pas d’un second porte-avions, alors que la Marine nationale avait tenté de mettre ce sujet dans le débat public à l’occasion de l’élection présidentielle. « Le maintien de la supériorité aéromaritime implique de préparer le renouvellement
du groupe aéronaval », y est-il seulement écrit. Cela signifie que la France n’aura pas en permanence un porte-avions en mer.

Lors de son audition devant les nouveaux députés de la commission « Défense », en juillet, le chef d’état-major de la Marine (CEMM), l’amiral Christophe Prazuck, avait plaidé pour un second porte-avions, sans trop d’illusions. « C’est un investissement extrêmement lourd qui demande une programmation et une volonté affirmée. Donc une décision politique », avait-il dit. Une volonté qui ne figure donc pas dans la revue stratégique.

Le renouvellement du groupe aéronaval reste quand même un bon point, à condition que les études relatives à un nouveau porte-avions soient lancées sans tarder, afin de pouvoir conserver des capacités clés. « Pour garder du personnel compétent, encore faut-il qu’il fasse des ‘choses’. Et ce n’est pas en 2020 ou en 2022 qu’il faudra se poser cette question! Si nous ratons la fenêtre de 2018, nous nous exposerons à de gros problèmes par la suite. C’est le point critique », avait affirmé Hervé Guillou, le Pdg de Naval Group.

Maintenant que les objectifs ont été énoncés, reste à voir si les mesures et les moyens qui seront utilisés pour les atteindre seront suffisants. L’on sait déjà que le budget des armées augmentera de 1,7 milliards d’euros par an pendant le quinquennat. Mais cette trajectoire comporte quelques « chausse-trappes » susceptible de la faire dérailler, à commencer par cette idée de faire supporter à la seule mission Défense le coûts des opérations.

« Il va falloir faire entrer l’édredon dans la valise » car « les besoins dépassent largement les ressources », a par ailleurs lâché Jean-Paul Bodin, le Secrétaire général pour l’administration (SGA), devant les sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées, le 11 octobre.

En outre, il faudra bien « absorber » la coupe de 850 millions décidée l’été dernier (Mme la ministre des Armées, Florence Parly, n’a pas donné les programmes qui ont été impactés par ce coup de rabot, lors de son audition par les députés). « Si l’on dit à un homme ‘courez!’, il ne faut pas commencer par lui lier les deux jambes », fait dire Paul Féval au Bossu (alias le chevalier Lagardère). D’autant plus s’il faut partir de loin.


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/10/13/revue-strategique-la-marine-nationale-naura-pas-de-second-porte-avions/#p18cAJxQa2kURT98.99
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  • 3 weeks later...
  • Administrateur

Tout n' est peut être pas joué mais rien n' est gagné.

La Marine n’a aucune assurance sur la permanence d’un groupe aéronaval avec un second porte-avions

 

 

cdg-20161215.jpg

 

« Vous allez devoir revenir pour une audition spéciale sur cette question du porte-avions! », a lancé le président de la commission de la Défense, Jean-Jacques Bridey, à l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale.

Il est vrai que beaucoup de questions ont tourné autour de l’avenir des capacités aéronavales, et donc du prochain porte-avions. À ce sujet, la Revue stratégique, publiée le 13 octobre, parle de maintenir « la supériorité aéoromaritime » de la Marine nationale, ce qui « implique de préparer le renouvellement du groupe aéronaval ».

Ce qui veut dire que l’ambition de disposer de deux porte-avions est passée à la trappe. « C’est un investissement extrêmement lourd qui demande une programmation et une volonté affirmée. Donc une décision politique », avait déjà eu l’occasion de dire l’amiral Prazuck aux députés.

« Préparer » ne veut pas dire « commander » un nouveau navire. Aussi, sous réserve de ce que contiendra la prochaine Loi de programmation militaire (LPM), la période 2019-2023 servira à mener les études sur ce que sera le prochain porte-avions

« Au cours des années qui viennent, nous devrons rassembler les éléments techniques, budgétaires, financiers et opérationnels pour décider de la construction du nouveau porte-avions », a ainsi affirmé le CEMM.Pour autant, étant donné que le Charles-de-Gaulle restera en service au moins jusqu’en 2035, voire jusqu’en 2040, un mince espoir subsiste pour que la Marine puisse avoir, pendant quelques années, deux porte-avions. Encore faudrait-il s’y prendre assez tôt.

« Sur le porte-avions, la question est avant tout celle du nouveau porte-avions. L’ambition d’une permanence d’un groupe aéronaval me semble raisonnable, avec un second porte-avions, arrivant en 2030, qui coexisterait avec le Charles de Gaulle jusqu’à son retrait du service actif et son remplacement… », a ainsi estimé l’amiral Prazuck. Seulement, a-t-il ajouté, « je n’ai pas aujourd’hui d’assurances en ce sens. » La prochaine LPM tranchera donc.

En outre, a précisé le CEMM, les « études préalables [sur le prochain porte-avions] sont dimensionnantes, elles doivent être conduites rapidement. Cet objectif reste atteignable. »

Mais le calendrier sera extrêmement serré. Si l’on regarde ce qu’il s’est passé pour le Charles-de-Gaulle, sa quille a été posée en novembre 1987. Et il aura fallu attendre 14 ans pour qu’il soit officiellement mis en service. Pour le porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth, les choses vont un peu plus vite, le délai entre le début de sa construction et le début de sa carrière opérationnelle devant être de 9/10 ans.

Et encore faut-il que tout se passe bien. Outre les éventuels soucis budgétaires, des défis technologiques seront à relever (notamment si le choix de catapultes électromagnétiques est confirmé) et il n’est pas impossible qu’il y ait des problèmes de maintien de compétences, en particulier pour les spécialités critiques dites « orphelines ».

« Pour garder du personnel compétent, encore faut-il qu’il fasse des ‘choses’. Et ce n’est pas en 2020 ou en 2022 qu’il faudra se poser cette question! Si nous ratons la fenêtre de 2018, nous nous exposerons à de gros problèmes par la suite. C’est le point critique », avait expliqué, sur ce point, Hervé Guillou, le Pdg de Naval Group, en décembre 2016.

En attendant, et alors que le Charles-de-Gaulle est en cale sèche pour sa refonte à mi-vie, l’amiral Prazuck n’a pas échappé à la question (piège) de savoir ce que peut faire la Marine sans porte-avions.

« Que fait-on quand on n’a pas de porte-avions? Nous sommes moins puissants mais sommes-nous démunis? Non ! S’il fallait intervenir aujourd’hui, nous pourrions avoir recours à des missiles de croisière, d’une portée d’environ mille kilomètres, armant les frégates multi-missions. Cela ne permet pas de renouveler des frappes pendant trois mois comme le fait un porte-avions mais cela permet d’envoyer des signaux politiques extrêmement forts », a répondu l’amiral Prazuck.

« Deuxième moyen dans notre arsenal : les BPC [Bâtiment de projection et de commandement], qui ont déjà servi de base de combat pour les hélicoptères de l’armée de Terre pendant l’opération Harmattan en Libye. […] La portée des hélicoptères est évidemment beaucoup plus limitée que celle des Rafale du porte-avions; il faut rester en zone côtière », a continué le CEMM. Sauf que le Charles-de-Gaulle a aussi été sollicité pour intervenir en Libye…

 


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/10/30/la-marine-na-aucune-assurance-sur-la-permanence-dun-groupe-aeronaval-avec-un-second-porte-avions/#dmKtogtDdB8mxeRi.99
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  • Posts

    Ozuron

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    Bonjour, J'ai découvert dans de vielles affaires de mon arrière grand-mère, cette médaille enfin cela ressemble plus à un porte clé mais bref. Je ne sais pas ce qu'il représente et ce qu'il signifie. J'ai chercher sur internet mais rien et ma famille ne sais pas d'où elle vient. J'espère savoir un jour ce que c'est. En attendant, je vous souhaite une bonne journée.

    Bouchon-Gras 49

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    La rançon n'ayant pas été versé, nous voyons certains dossiers sortir...

    berogeitabi

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    Du coup si vous avez l’occasion de visionner le film Z de Costa Gavras (1969) je ne peux que vous inviter à le regarder. D’autant qu’il s’agit en filigrane d’une critique de la dictature des militaires en Grece. 

    Heïdi

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    Bonjour, L'Indonésie 7e client export du Rafale. source.. http://www.paxaquitania.fr/2022/09/lindonesie-devient-officiellement-le.html

    Heïdi

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    Bonjour, Lu dans un livre sur les saboteurs de 39-45 cette phrase .... Hiver 1938 Hitler avait lancé son Plan Z annonçant le développement à court terme de la puissance maritime allemande. Décidément les dictateurs aiment beaucoup la lettre Z !  
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