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Emanuelwings

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C'était le 23 Septembre de l'année 1913 que le célèbre Roland Garros à décollé de Fréjus-Saint-Raphaël pour atterrir à Bizerte (Tunisie) après 730 km et 7h53 de vol.

je viens de trouver trois photos légendaires sur : http://www.usinenouvelle.com/photos/histoire/en-images-en-septembre-1913-roland-garros-traversait-le-mediterranee.352315/un-morane-saulnier-equipe-du-systeme-de-tir-de-roland-garros.2#main

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  • Administrateur

Et oui contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, Roland Garros n'était pas joueur de tennis, mais aviateur.

 

Un grand aviateur il fut également lieutenant pilote durant la première guerre mondiale, il perdit la vie au combat.

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Première mise au point des tirs à travers l'hélice

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Morane-Saulnier type N équipé du dispositif de tir à travers le champ de l'hélice, mis au point par Roland Garros

La Première Guerre mondiale le fait naturellement pilote de guerre. Alors que, né dans une colonie, il ne doit aucun service militaire, il s’engage comme simple soldat dès le pour la durée de la guerre. D’abord affecté à l’escadrille Morane-Saulnier MS23, il participe à de nombreuses missions d’observation, de reconnaissance, de lâchages d’obus empennés en guise de bombes, de combats avec un observateur armé d’une carabine ou d’un mousqueton. L'armement des avions est à l'époque inexistant : une mitrailleuse serait trop lourde pour la frêle structure faite de bois et d'acier léger.

Son ami Raymond Saulnier parvient à le faire affecter au CRP (le camp retranché de Paris) dans le but de mettre au point le tir à travers le champ de l’hélice (système que l’ingénieur a imaginé pour remplacer le tir synchronisé pour lequel il a déposé un brevet en avril). Il s’agit simplement de blinder chaque pale de l’hélice à l’aide d'une pièce métallique triangulaire déviant les balles. Dès novembre 1914, Garros sera le premier spécialiste à définir dans un rapport au GQG l'avion de chasse monoplace tel qu'il sera utilisé dans tous les pays du monde au cours des décennies à venir et il achève en janvier 1915 la mise au point du tout premier chasseur monoplace de l'histoire, armé d’une mitrailleuse tirant dans l’axe de l’avion à travers le champ de rotation de l'hélice19.

Il retourne alors au front, affecté à la MS26, et son dispositif de tir adapté sur un Morane-Saulnier type L « Parasol » lui permet d'obtenir, début avril 1915, trois victoires consécutives en quinze jours : pour l’ensemble des forces alliées, ce sont les 4e, 5e et 6e victoires aériennes et, en outre, les premières remportées par un homme seul aux commandes d’un monoplace. Curieusement, pour les autorités militaires françaises, ces résultats ne seront pas suffisants pour apprécier l’efficacité de cette technique.

Prisonnier de guerre

Le 18 avril 1915, le sous-lieutenant Garros est en mission au-dessus de la Belgique. Touché par une balle de la DCA allemande, son avion connaît des problèmes de carburant et il est obligé d'atterrir à Hulste en territoire belge occupé. Il est fait prisonnier avant d'avoir pu mettre le feu à son avion.

Son système est aussitôt étudié par Anthony Fokker qui tentera de le copier. Après des échecs répétés, les ingénieurs Heinrich Lübber, Curt Heber et Leimberger auront recours à un système complètement différent, basé sur un brevet de 1913, rendant la mitrailleuse complètement synchrone avec l'hélice. Le système Fokker équipera en premier le Fokker E III avec lequel l’aviation allemande va dominer les airs jusqu’au milieu de l'année 1916, jusqu'à ce que le système Fokker soit copié par les alliés.

Comme toutes les fortes têtes, R. Garros sera soumis à une surveillance privilégiée et déplacé d’un camp à un autre (Küstrin, Trèves, Gnadenfrei, Magdeburg, Burg et de nouveau Magdeburg), car il faut l’empêcher d’avoir le temps de réunir les conditions d’une évasion. Après de nombreuses et infructueuses tentatives : tunnel, par la mer ou même en avion (mission pour laquelle Jules Védrines lui-même s’est porté volontaire), R. Garros ne parviendra à s'évader qu’au bout de trois ans, le en compagnie du Lieutenant Anselme Marchal.

En effet, à la fin 1917, Roland Garros est transféré au camp de Magdebourg où il retrouve un prisonnier qui parle un très bon allemand : Anselme Marchal. Avec l'aide de compagnons, les deux hommes se confectionnent alors, grossièrement, des uniformes d'officier allemand. Puis, vêtus de la sorte, sous le couvert de la pénombre et du ton irascible d'Anselme, ils passent les quatre sentinelles. Enfin sortis du camp, ils prennent des habits civils et commence pour eux un long périple à travers l'Allemagne avant d'arriver en Hollande, puis en Angleterre et enfin en France20.

À ce sujet, on peut souligner que, si le cinéaste Jean Renoir a bénéficié du témoignage du futur général Armand Pinsard, ancien compagnon de R. Garros à la MS23, fait prisonnier puis évadé tout comme lui, il s’est nécessairement inspiré du récit de la captivité de R. Garros donné par Jean Ajalbert dans La Passion de Roland Garros ou Jean des Vallières dans Kavalier Scharnhorst pour camper dans La Grande Illusion le personnage de Boëldieu. Car ce n’est certainement pas pure coïncidence si son compagnon dans le film porte le nom de « Maréchal ».

Les derniers moments d’une très courte vie

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Le Miroir fête les aviateurs Roland Garros et René Fonck.

Ces trois ans de captivité ont sérieusement dégradé sa santé, particulièrement sa vue : sa myopie latente devenue très gênante l’oblige à aller clandestinement se faire faire des lunettes pour pouvoir continuer à piloter.

Clemenceau a vainement tenté de garder R. Garros comme conseiller auprès de l’État-Major, mais « le Tigre » doit s’incliner devant la volonté obstinée de l’aviateur : celui-ci veut retourner au combat, un peu comme s’il considérait sa captivité comme une faute coupable. L’évadé a entre temps été élevé au grade d’officier de la Légion d'honneur21, sans difficulté cette fois-ci, car pour le ruban de chevalier, le président Poincaré lui-même avait dû intervenir contre de fortes oppositions pour qu’il soit attribué au vainqueur de la Méditerranée.

Après une convalescence et un circuit complet de remise à niveau (les appareils et les méthodes de combat aérien ont complètement changé en trois ans), il est affecté à son ancienne MS26 devenue la SPA26 puisque désormais équipée de SPAD XIII. Elle fait partie, avec les trois autres escadrilles de Cigognes, du Groupe de Combat no 12 (GC12). À force de ténacité, R. Garros parvient à retrouver l’aisance de son pilotage. L’escadrille quitte Nancy pour le terrain de La-Noblette-en-Champagne.

Bien que n’aimant pas l’atmosphère de « l’arrière » qu’il a côtoyée à contrecœur en 1914 alors qu’il travaillait à la mise au point du « tir à travers l’hélice », il vient régulièrement en permission de La-Noblette à Paris. Marcelle n’y est pas, elle suit une longue convalescence à Billère, dans les Pyrénées. Hormis Audemars, qui, de nationalité suisse, ne peut participer aux combats et doit se contenter d’assurer la livraison des appareils neufs et qui occupe toujours le 4e étage du 7 rue Lalo, tous ses amis ont disparu à la guerre ou bien sont toujours au front. Si bien qu’il se retrouve souvent chez son amie la pianiste d’origine polonaise Misia Edwards (Misia née Godebska, la future Misia Sert), avec qui il partage l’amour pour la musique de Chopin. L’ancienne élève de Gabriel Fauré jouera pour lui des soirées entières quand ce n’est pas R. Garros, dont le talent musical s’est affirmé depuis Nice, qui est lui-même l’interprète de leur compositeur favori. Un soir de septembre, Isadora Duncan qui fait partie des nombreux invités du salon de Misia, demande à R. Garros de se mettre au piano et de jouer du Chopin. R. Garros s’exécute et Isadora se met à danser. Comme elle le racontera elle-même dans son autobiographie My Life, alors qu’il la raccompagne à son hôtel, elle dansera encore pour lui place de la Concorde au cours d’une alerte aérienne, tandis que « lui, écrit-elle, assis sur la margelle d’une fontaine, m’applaudissait, ses yeux noirs mélancoliques brillant du feu des fusées qui tombaient et explosaient non loin de nous. (…) Peu après, l’Ange des Héros l’a saisi et l’a transporté ailleurs. »

Le , Roland Garros remportait sa quatrième et dernière victoire. La veille de ses 30 ans, le 5 octobre, à l’issue d’un combat contre des Fokker D.VII, son SPAD explosait en l’air avant de s’écraser sur le territoire de la commune de Saint-Morel, dans les Ardennes, non loin de Vouziers où il est enterré.

( source Wikipedia )

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    • By Bouchon-Gras 49
      Le 22 janvier 1892, naissait Marcel Ferdinand Bloch dans le 9e arrondissement de Paris, plus connu sous le nom de Marcel Dassault.

      Marcel fait ses études secondaires au lycée Condorcet à Paris, avant d'entrer à l’École d'électricité Breguet (aujourd'hui l'ESIEE), puis d'intégrer l’École supérieure d'aéronautique et de construction mécanique (Supaéro) dont il sort diplômé en 1913. Marcel raconte dans son autobiographie qu'il est passionné par les exploits des aviateurs de son époque et décide d'embrasser la carrière aéronautique lorsque le 18 octobre 1909, en récréation dans la cour de l'école Breguet, il voit le Wright du comte de Lambert boucler la tour Eiffel.

      Marcel Bloch est incorporé le 9 octobre 1913 au 2e groupe aéronautique à Reims où il fait ses classes en compagnie de l'aviateur Dieudonné Costes. Le 1er février 1914, il est affecté au Laboratoire de recherches aéronautiques de Chalais-Meudon dirigé par le colonel Émile Dorand6. En 1915, associé à un ancien élève de Supaéro, Henry Potez, il y dessine l'hélice Éclair pour répondre à un appel d'offres de l'aviation durant la Première Guerre mondiale. L'armée française retient cette hélice et deux autres encore, parmi les 253 prototypes qui lui sont présentés. En 1917, les deux hommes, toujours soldats, créent la SEA, Société d'études aéronautiques et reçoivent le renfort de Louis Coroller. L'objectif est de concevoir le prototype d'un avion complet, un biplace d'observation, le SEA IV. L'armée retient leur prototype et en commande 1 000. Au moment de l'armistice, le 11 novembre 1918, seulement 100 SEA IV ont été livrés. L'armée résilie alors le reste de la commande.

      La paix revenue, le marché de l'aéronautique s'écroule. Potez persévère et crée sa propre compagnie d'aviation tandis que Bloch quitte le domaine aéronautique dans lequel il ne reviendra pas avant douze ans. Il se lance alors dans le commerce de meubles, dans l'immobilier et dans la carrosserie automobile.

      En 1928, Raymond Poincaré, alors président du Conseil, institue un ministère de l'Air chargé de soutenir le développement aéronautique par des ingénieurs. C'est l'occasion pour Marcel Bloch de revenir à l'aéronautique en créant la Société des avions Marcel Bloch en 1931 et de recevoir la commande de 20 avions sanitaires à la fin de cette même année. En 1933, pour honorer une commande plus importante de bombardiers bimoteurs Bloch 200, Marcel Bloch en sous-traite la fabrication aux usines de son ami Potez11, avant de s'installer à Courbevoie dans une usine qui compte 700 ouvriers en 1935.
      Durant le Front populaire, en 1936-1937, la société Bloch est nationalisée et incorporée à la Société nationale des constructions aéronautiques du sud-ouest (SNCASO), société d'économie mixte dans laquelle l'État est actionnaire majoritaire. Marcel Bloch est nommé administrateur délégué, c'est-à-dire principal dirigeant de la SNCASO. Outre l'usine de Courbevoie, la SNCASO possède une usine à Bordeaux et une autre à Rochefort.
      Grâce au montant de l'indemnisation reçue lors de la nationalisation, décembre 1936, il fonde un bureau d'études, la Société anonyme des avions Marcel Bloch (SAAMB). La SNCASO fait développer ses projets par ce bureau d'études, qui perçoit de substantiels droits de licence. Cette situation lucrative vaudra à l'avionneur de devenir la cible d'attaques de l'extrême-droite, en particulier à travers l'hebdomadaire Gringoire.
      La course aux armements qui précède la Seconde Guerre mondiale se traduit par une croissance spectaculaire du secteur aéronautique. La SNCASO passe de 1 500 ouvriers en 1937 à 7 000 en 1940. Une nouvelle usine est construite à Châteauroux. Marcel Bloch qui dispose d'une usine à Saint-Cloud, dans l'ouest de la région parisienne, en fait construire une autre à Thiers dans le Puy-de-Dôme, et fonde Bordeaux-Aéronautique, le 17 octobre 1939.
      Au début de l'année 1940, pour mettre un terme aux attaques dont il est l'objet, notamment du fait des liens ambigus entre la SNCASO et la SAAMB, Marcel Bloch démissionne de son poste d'administrateur délégué de la SNCASO18 dans le Puy-de-Dôme.
       
      Après la défaite de la France et l'armistice qui suit, Marcel Bloch se retire dans sa villa de Cannes située en zone libre, alors que son frère, le général Darius Paul Bloch se rallie secrètement à de Gaulle immédiatement après son appel du 18 Juin.
      En juillet 1940, le constructeur allemand Focke-Wulf commande deux cents Bloch 175. Cependant Gringoire continue de se déchaîner contre le « Juif Marcel Bloch ». Le 6 octobre 1940, il est arrêté à Cannes et interné administrativement par le gouvernement de Vichy d'abord dans l'Indre, à Pellevoisin, puis en Ardèche, à Vals-les-Bains, avec un certain nombre de personnalités dont Marx Dormoy, Vincent Auriol, Georges Mandel, Jules Moch et quelques autres dont Eugène Montel, maire de Colomiers (siège d'usines Dassault après la guerre). Le ministre de l'Intérieur Marcel Peyrouton obtient de son collègue de l'Air, le général Bergeret, qu'il soit libéré en janvier 1941 et assigné à résidence à Thiers où une usine aéronautique est en construction. Sa libération déclenche une nouvelle campagne de presse, Au Pilori se joignant à Gringoire pour demander que Bloch soit jugé pour avoir « extirpé à l’État français la coquette somme de cent millions de francs pour une certaine convention de licence ». Bloch rédige un mémoire de onze pages pour répondre aux attaques, mais Bergeret obtient qu'il soit à nouveau incarcéré à Thiers le 9 avril 1941, puis transféré à la maison d'arrêt de Riom. Libéré sous caution le 13 octobre 1941 après que la chambre d'accusation eut débouté l'appel de Bergeret, il est arrêté quelques heures après sa sortie sur ordre du même Bergeret et à nouveau interné administratif à Vals-les-Bains. Ses compagnons de détention sont alors Paul Reynaud et le colonel Groussard et de nouveau Georges Mandel et le général Cochet. Ses problèmes de santé justifient son transfert, en mars 1943, à la prison-hôpital d'Écully, près de Lyon où il séjourne jusqu'en mars 1944. Pendant sa détention à Thiers, le Commissariat général aux questions juives envoie aux directions régionales du service d'épuration économique de Marseille et de Limoges l'ordre de procéder à des enquêtes sur les sociétés Bloch et sur les conditions dans lesquelles ont été construits un certain nombre d'avions, mais le comité d'organisation de l'aéronautique dirigé par Joseph Roos parvient à faire traîner les processus d'aryanisation si bien qu'aucune entreprise d'aéronautique n'est véritablement aryanisée selon les lois de Vichy. En 1942 cependant, les autorités allemandes de la Militärbefehlshaber in Frankreich (MBF, le Commandant militaire allemand en France) nomment un administrateur provisoire de l'entreprise Bloch à Saint-Cloud, Jean de Broë tandis que Claude de Cambronne devient le représentant provisoire pour la zone libre. Henri Deplante, engagé par Bloch en 1930 et responsable du bureau d'études de la SNCASO en 1940, replié sur Châteauroux, puis sur Mandelieu est sollicité en septembre 1942 pour rejoindre la région parisienne et travailler avec les Allemands, mais il refuse et passe en Espagne après l'invasion de la zone libre en novembre 1942.
      Les raisons précises pour lesquelles Marcel Bloch est arrêté par la Gestapo en mars 1944 ne sont pas très claires. Toujours est-il qu'il est interné à la prison Montluc, à Lyon, où son compagnon de cellule est André Frossard. Madeleine, épouse de Marcel, et Claude, leur fils aîné, ont été également arrêtés le 30 mars, mais relâchés le lendemain. Marcel les retrouve avec son autre fils Serge au camp de Drancy, où il est transféré au mois de juillet. Il est cependant déporté sans sa famille à Buchenwald, par le convoi du 17 août 1944. À Buchenwald, il porte le triangle rouge des prisonniers politiques. De santé fragile et âgé de 52 ans, Marcel Bloch peut redouter de ne pas survivre longtemps dans un camp de concentration particulièrement dur, mais il est repéré par Frager et signalé auprès du « Comité des intérêts français » dirigé par Marcel Paul, membre du Parti communiste français et chef de l'organisation clandestine du camp, et également par Albert Baudet. C'est à cette organisation qu'il doit d'être encore vivant à la libération du camp en avril 1945. Il manifestera par la suite sa gratitude en nommant Albert Baudet directeur de la publicité du magazine Jours de France et en versant chaque année une somme d'argent au journal l’Humanité et à la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP). Il témoignera publiquement en faveur de l'action de Marcel Paul à Buchenwald.

      En 1946, il fait changer son patronyme en Bloch-Dassault (décret paru au Journal officiel du 4 décembre 1946), puis en Dassault (décret paru au Journal officiel du 15 février 1949). Dassault est tiré du nom de code Chardasso, « char d'assaut », un des pseudonymes utilisés par son frère, le général Darius Paul Bloch, dans la Résistance (assault étant la traduction anglaise d'assaut).
      Tout juste après la guerre, la France bénéficie du plan Marshall, et fait partie de l'OTAN. L'entreprise de Marcel Dassault obtient une commande de construction d'une nouvelle flotte d'avions qui serait la première pour l'armée de l'air française avec des moteurs à réaction. C'est un des plus grands contrats d’armement qui représente un pourcentage non négligeable du plan Marshall. C'est ce contrat qui a permis à Marcel Dassault de se différencier et se distinguer des autres industriels d'aviation.
      Marcel Dassault se convertit au catholicisme en 1950. En 1956, il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur, plus haute distinction française.

      Sa société devient la société des avions Marcel Dassault, puis la Générale aéronautique Marcel Dassault (GAMD), qui produit les premiers avions à réaction français : Ouragan (1949), Mystère II (1952), Mystère IV (1954), Super-Mystère B-2 (1955), Mirage III (1956), Mirage IV (1959) qui équipent les forces nucléaires françaises et l'avion civil, bi-réacteur d'affaires Mystère-Falcon (1963). Puis le Mirage F1 dont le premier vol a lieu en 1966. Une division électronique est également créée en 1954 pour le développement de radars.

      Absorbant les usines Breguet, la GAMD est renommée avions Marcel Dassault-Breguet aviation (AMD-BA) en 1971. Elle produit alors l'Alpha Jet (1973) avec l'allemand Dornier, avion d'entraînement qui équipe entre autres la Patrouille de France, le Jaguar avec British Aircraft Corporation, le Mirage 2000 (1978), l'avion de transport de passagers Mercure (1973), le Rafale (2001) et des évolutions de la série des Falcon. Il se crée ainsi un groupe industriel militaire et civil centré sur l'aviation, l'électronique (Électronique Marcel Dassault) et l'informatique (Dassault Systèmes). Après l'élection de François Mitterrand comme président de la République, en 1981, Marcel Dassault échappe à la nationalisation en faisant don à l'État de 26 % de ses actions. En 1990, la société AMD-BA est renommée Dassault Aviation et devient leader mondial dans ce domaine.

      Il s'intéresse également à la presse en créant un hebdomadaire, Jours de Francenotes, concurrent de Paris Match, dans lequel il fit une part belle à l'aviation et à ses idoles Chantal Goya et Thierry Le Luron. Lui-même y tenait une rubrique, « le Café du commerce ». En 1962, il fait aussi partie des actionnaires fondateurs de Minute.

      Gaulliste, il est sénateur des Alpes-Maritimes, puis député de l'Oise jusqu'à sa mort à 94 ans. Il joue un rôle dans le début de la carrière de Jacques Chirac, fils d'un de ses collaborateurs, en le recommandant à Georges Pompidou. Doyen de l'Assemblée nationale de 1978 à 1986, il ouvrit, le jeudi 2 juillet 1981, la première législature de gauche de l'histoire de la Cinquième République.
      Le 22 mai 1964, alors qu'il rentre avec son épouse en voiture d'un dîner en ville, celle-ci est enlevée sous ses yeux par des truands exigeant une rançon pour sa libération. Ils seront arrêtés et sa femme libérée deux jours plus tard. Le 20 octobre 1984, Action directe organise un attentat à la bombe contre son usine de Saint-Cloud.
      Fondateur de la Banque commerciale de Paris, dirigée par Albin Chalandon, il la fusionne en 1971 avec la Banque Vernes, donnant naissance à la Banque Vernes et commerciale de Paris. 
      Marcel Dassault s'éteint le 17 avril 1986 à l'hôpital américain de Neuilly, à l'âge de 94 ans. Il a droit à un hommage exceptionnel de la part du gouvernement Chirac qui organise ses obsèques en la cathédrale du diocèse aux armées, Saint-Louis-des-Invalides, le 22 avril, geste unique envers un industriel français. Il est enterré au cimetière de Passy à Paris (8e division). 

      Décorations
       Grand-croix de la Légion d'honneur en 1956  Grand officier de la Légion d'honneur en 1951  Commandeur de la Légion d'honneur en 1948  Officier de la Légion d'honneur en 1935  Chevalier de la Légion d'honneur en 1924  
      (Source : Wikipédia - Association la tranchée de Verdun)
    • By Bouchon-Gras 49
      Histoire incroyable de ce soldat autrichien.
       
      En 1917, un soldat autrichien est photographié par la propagande, alors qu'il est déployé sur le front italien. Gaspar Wallnöfer est un sous-officier bien particulier : engagé dès l'âge de 10 ans, il a combattu dans trois guerres et il est âgé, en 1917, de ... 79 ans ! Il est le plus vieux soldat de toute la Première Guerre mondiale !

      Né en 1838 dans le royaume d'Autriche-Hongrie, Gaspar Wallnöfer est un garçon dont on sait peu de choses. Ce qui est sûr, c'est qu'il s'engage très tôt dans l'armée. Alors qu'il n'a que 10 ans, il combat dans les révolutions de 1848 dans les États italiens sous les ordres du général autrichien Joseph Radetzky. En 1849, il reçoit la Tapferkeitsmedaille de bronze, la médaille de la bravoure au combat. C'est le début d'une folle histoire militaire pour Gaspar.
      Il va rester dans l'armée pendant plusieurs décennies, toujours comme simple soldat. Il combat dans une seconde guerre, en 1866, lors de la troisième guerre d'indépendance italienne. Il est engagé, comme Gemeiner (soldat), dans la Bataille de Custoza, où il se distingue : alors qu'il sert dans une compagnie tyrolienne d'un régiment Kaiserjäger, il parvient à capturer un canon d'artillerie italien, sauvant de nombreuses vies, le 24 juin. Il est alors décoré de la Tapferkeitsmedaille d'or, l'une des distinctions les plus importantes pour homme de troupe.
      Finalement, après avoir été retiré de l'active, il est placé en retraite. Mais Gaspar s'ennuie et il décide de rejoindre le Schützenstand, l'organisme qui est chargé de l'organisation de la milice de l'État du Tyrol, composés de volontaires. Inscrit à un club de tir (obligatoire pour être appelé sous les drapeaux en actif), Gaspar décide dès 1914 de se porter volontaire dans les combats qui débutent : c'est sa troisième guerre, la Première Guerre mondiale.
      Alors qu'il âgé de 76 ans, Gaspar va dans un premier temps être déployé dans un bataillon de seconde ligne, le Standschützen-Bataillon Schlanders. Mais cette unité va finalement être envoyée au combat dès 1914, dans le nord de l'Italie, l'ennemi héréditaire de l'Autriche !
      Et en 1917, lorsque la propagande prend une photographie de lui et la publie dans un quotidien autrichien en septembre de la même année, Gaspar est toujours un combattant, cette fois avec un grade de sous-officier, celui de Oberjäger. On ne sait pas grand chose de la fin de sa vie, si ce n'est qu'il aurait survécu à la Grande Guerre.
      (Source : WikiMilitary & Archives autrichiennes / Passionmilitaria)
    • By Bouchon-Gras 49
      Décoration très couru chez nos camarades volants, la médaille de l' aéronautique.

      Le ministère de l'Air reprend le projet non abouti en 1939, d'un ordre du mérite aérien français pour récompenser le personnel militaire et civil, navigant et non navigant. C'est ainsi que, peu de temps avant la fin du second conflit mondial, le décret du 14 février 1945 permit la création de la médaille de l’Aéronautique, dont l’attribution est contrôlée par un conseil.
      Ce conseil était alors, présidé par un membre du cabinet du secrétaire d'État aux Forces armées (air), et comprenait :
      le chef d'état-major général des forces armées (air) ; le directeur du corps du contrôle de l'administration de l'aéronautique ; le directeur technique et industriel au secrétariat d'État aux forces armées (air) ; un membre nommé par arrêté du ministre des Travaux publics, des transports et du tourisme pour représenter ce département ; un représentant des compagnies de navigation aérienne nommé pour deux ans par arrêté du ministre des Travaux publics, des transports et du tourisme ; une personnalité comptant des services exceptionnels en matière d'aéronautique et nommée pour deux ans par arrêté du secrétaire d'État aux forces armées (air). En cas d'empêchement, un membre ès qualités est remplacé par l'intérimaire ; tout autre membre, par une personnalité désignée par l'arrêté nommant le titulaire.
      Le conseil a, en outre, compétence pour proposer le retrait de la décoration et des prérogatives y attachées, à l'encontre d'un membre de l'ordre ayant failli gravement à l'honneur.
      En 1949, le décret cité précédemment a été abrogé par le décret du 16 mai 1949. Il a été modifié par le décret 2015-582 du 28 mai 2015 pour permettre l'attribution exceptionnelle aux "personnes morales, organismes publics ou privés non commerciaux, services, formations ou unités des administrations publiques ou des armées".

      Pour toute proposition faite au titre de la valeur professionnelle des personnels civils et militaires, des conditions d’âge et d’ancienneté de services, respectivement 35 ans et 15 ans, sont exigées des candidats pour faire l’objet d’une proposition à titre normal.
      Pour toute proposition faite au titre des mérites acquis dans le développement des activités aéronautiques, les conditions d’âge et d’ancienneté pour les propositions à titre normal sont fixées respectivement à 40 et 20 années.
      La médaille de l’Aéronautique récompense toute personne physique qui contribue, au moment de son attribution, à l'essor ou au prestige de l'aviation civile ou militaire, du domaine spatial civil ou militaire, de la sécurité des transports aériens, des sports aériens, des aérodromes et des entreprises de l'aéronautique ou du domaine spatial. Elle récompense aussi exceptionnellement la contribution décisive qu'on apporté des personnes morales, organismes publics ou privés non commerciaux, services, formations ou unités des administrations publiques ou des armées au développement de l'aéronautique et de l'espace civil ou militaire pendant une période significative dans les domaines industriels, de la recherche, des essais, de la formation des personnels, des transports aériens et de leur sécurité.
      La médaille de l’Aéronautique peut être décernée à titre posthume et à titre étranger.

      Son attribution est toujours proposé par un conseil de la médaille institué auprès du ministre de la Défense est composé:
      du délégué général de l'armement; du chef-d'état-major de l'armée de l'air; un membre nommé par arrêté du ministre chargé des transports; un représentant des compagnies de navigation aérienne; une personnalité comptant des services exceptionnels en matière d'aéronautique. Le contingent annuel est de 275 médailles pour les personnes physiques et de 2 médailles pour les personnes morales, remises deux fois par an, le 1er janvier et le 14 juillet.
      Des attributions particulières de médailles peuvent toutefois être faites à une date quelconque, soit à l’occasion de cérémonie concernant l’aéronautique, soit en dehors de toute manifestation.
      Toute personne décorée de la médaille de l’Aéronautique, reçoit un diplôme signé du ministre et une carte spéciale lui permettant de bénéficier de la gratuité pour l’accès aux expositions et manifestations organisées aux frais de l’État et touchant au domaine aéronautique civil et militaire.
      Au 1er janvier 2003, 18 000 médailles ont été décernées, dont certaines à des personnalités étrangères.

      La médaille se présente sous forme d'une plaquette rectangulaire en bronze doré de 33 mm de hauteur et 27 mm de largeur.
      Sur l’avers : l’effigie de la République coiffée du bonnet phrygien sur fond d’émail rouge surmonte la devise « HONNEUR ET PATRIE » gravée en relief.
      Sur le revers : l’inscription « MÉDAILLE DE L’AÉRONAUTIQUE 1945 » en relief.

      La bélière est formée d’une charnière en métal doré de 4 mm de hauteur faite de deux ailes horizontales séparées par une étoile de 38 mm de largeur. Ces ailes sont portées sur le ruban lorsque la médaille est portée en barrette.
      Le ruban est de couleur bleu roi.
       
      ( Source : Wikipédia )
       

      Le général de division aérienne Michel Fritsch, commandant en second les forces aériennes stratégiques, a remis le 15 avril la médaille de l’aéronautique à l’IRBA pour sa contribution à la sécurité des vols et à la protection du personnel navigant.
      En médecine aéronautique et spatiale, l’IRBA est l’héritier des laboratoires d'études médicales de l'aéronautique (1921) et de médecine aérospatiale (1957), des centres d'études de biologie aéronautique (1945) et de recherche en médecine aéronautique (1955), et enfin de l'institut de médecine aérospatiale du service de santé des armées (1993).
      Afin de protéger le personnel navigant contre les effets de l'altitude, leurs travaux ont débouché sur la mise au point d'inhalateurs d'oxygène toujours mieux adaptés aux besoins opérationnels, puis à la combinaison pressurisée pour les pilotes de chasse, permettant de dépasser les 30 000 mètres d'altitude.
      Les effets sur l'homme de l'hypoxie, des accélérations, des vibrations, des contraintes bioclimatiques et de leurs effets combinés, restent étudiés à l'IRBA
       
      Les missions de longue durée et le déploiement des forces françaises sur de multiples théâtres d'opérations font de la fatigue un sujet d'actualité en recherche. L'étude de situations opérationnelles comportant en particulier une privation de sommeil, un décalage horaire, une perturbation du rythme veille-sommeil a abouti à la mise au point de stratégies de gestion pharmacologique de la vigilance appliquées en OPEX.
      Aujourd'hui encore, pour valider les conditions d'emploi de l'avion de transport A400M, les chercheurs de l’IRBA accompagnent les équipages de l'armée de l'Air sur des missions qui bouclent le tour du monde.
      Créateur et propagateur de savoirs, le centre d'enseignement de l’IRBA a formé des centaines de médecins et des milliers de navigants de toutes les armées françaises, de l'aéronautique d'État et de nombreuses forces étrangères.
      Les contributions de l'IRBA au développement et à la diffusion des connaissances dans le domaine aéronautique sont reconnues tant sur le plan national qu'international.

      ( Source : Service de santé des armées )
    • By HernanF
      Une nouvelle édition du Salon du Bourget, la 51ème
      Du lundi 15 au dimanche 21 juin se tient la 51ème édition du Salon du Bourget. De nombreuses innovations seront présentes sur le stand du ministère de la Défense comme sur ceux des nombreuses entreprises, grandes et petites, présentes lors de ce Salon international de l’aéronautique et de l’espace.
       

       
      http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/51eme-edition-du-salon-du-bourget#.VXh6lD4o7xg.twitter
    • By Pendemonium
      ça commence à prendre vraiment forme !


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    Bouchon-Gras 49

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    "vœux aux Armées 2022" Emmanuel Macron s'est rendu, mercredi en fin d'après-midi, à Haguenau pour ses "voeux aux Armées". Cette ville accueille trois régiments : le 2e régiment de hussards, le 54e régiment de transmissions et le 28e groupe géographique qui a rendu les honneurs au président de la République (photo Reuters). Ces trois régiments appartiennent au commandement du renseignement basé à Strasbourg. Le discours du président de la République, où il a rappelé "l'immense respect à l'égard des forces armées", a comporté deux axes principaux : - un axe national, où il a été question des moyens développés pour contrer les nouvelles menaces - et un autre qui a traité de la question de la souveraineté militaire européenne (dans le droit fil des déclarations présidentielles du matin à Strasbourg). Ces deux axes ont été développés sur fond d'un satisfecit évident à l'égard de l'action du gouvernement depuis 2019. Le Président, qui a rendu un hommage appuyé à Florence Parly,  a ainsi rappelé que 198 milliards d'euros seront engagés entre 2019 et 2023 pour réduire les "sur-engagements, fragilisation et lacunes" qui pénalisent les armées. Il a énuméré les efforts industriels et les livraisons de nouveaux matériels (dont le Griffon dont deux exemplaires flanquaient la tribune présidentielle). Il a vanté l'approche "ouverte, lucide et créative" qui a permis de mieux préparer les forces à leurs missions qui s'inscrivent "dans une accélération de l'Histoire". Par ailleurs, Emmanuel Macron a spécialement indiqué que la France était "disponible pour aller plus loin dans le cadre de l'Otan (...), en particulier en Roumanie". Verra-ton un SGTIA du type estonien déployé en Roumanie? Le PR n'a rien précisé. Mais l'ambition est clairement exprimée, s'inscrivant dans cette "vision du long terme" et ce "devoir de lucidité" malgré le "brouillard" qui doit caractériser la vision stratégique française "et celle de l'Europe" face à des puissance tierces. Des puissances qu'Emmanuel Macron n'a pas citées mais qui vont des "acteurs non étatiques" à la Russie (que le chef de l'Etat a citée une fois mais qui a été omniprésente entre les lignes), une des puissances qui "remettent en cause le multilatéralisme" et dont les actions hostiles ont été clairement dénoncées mercredi par le Président qui craint "une escalade".  "La grammaire change" a résumé le Président. Il va falloir différemment conjuguer le verbe "faire face". D'où "l'effort urgent et indispensable (...) à poursuivre et intensifier dans la durée". " "C'est là l'objectif que je vous assigne demain comme aujourd'hui", a conclu le Président.  (Source : Ligne de Défense)

    Bouchon-Gras 49

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    le chef de la Marine allemande démissionne (© Tobias Schwarz, AFP Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach, le 18 décembre 2019 à Limassol à Chypre.) Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach avait qualifié "d'inepties" les intentions prêtées par les alliés de l'Otan à la Russie d'envahir l'Ukraine. Sommé de s'expliquer auprès du chef d'État-Major des armées, le haut-gradé a rendu sa démission a indiqué samedi le ministère de la Défense. Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach a démissionné de ses fonctions après des propos controversés sur la crise en Ukraine, a annoncé samedi 22 janvier un porte-parole du ministère de la Défense. Le vice-amiral, qui avait entre autres qualifié d'ineptie l'idée que la Russie veuille envahir l'Ukraine, va quitter ses fonctions "avec effet immédiat", a précisé le porte-parole à l'AFP.  Ce que Vladimir Poutine veut, "c'est être respecté", a déclaré ce militaire selon une vidéo circulant sur internet, filmée lors d'une réunion d'un groupe de réflexion qui s'est tenue vendredi à New Delhi. "Il est facile de lui accorder le respect qu'il veut, et qu'il mérite aussi probablement", a-t-il ajouté. L'idée que la Russie veuille envahir une partie de l'Ukraine serait selon lui "une ineptie". Il avait par ailleurs estimé que la péninsule de Crimée, annexée par la Russie en 2014, était "partie, et ne reviendrait pas" dans le giron de l'Ukraine. L'ambassadeur allemand convoqué en Ukraine Ce haut gradé avait fait son mea culpa dans l'après-midi, qualifiant ses déclarations "d'irréfléchies". "Il n'y a pas à ergoter : c'était clairement une faute", a-t-il écrit dans un tweet. Mais dans un communiqué diffusé dans la soirée, il explique avoir remis sa démission afin "d'éviter des dommages supplémentaires à la Marine allemande et surtout à la République fédérale allemande". Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a convoqué dans l'après-midi l'ambassadeur allemand Anka Feldhusen après ces propos jugés "absolument inacceptables" par Kiev. Les déclarations du vice-amiral sont intervenues en pleine crise russo-occidentale autour de l'Ukraine.  D'intenses efforts diplomatiques sont actuellement déployés de part et d'autre pour éviter que la situation ne dégénère, alors que des dizaines de milliers de soldats russes sont toujours massés à la frontière ukrainienne.  Le Kremlin lie toutefois un apaisement de la situation à des garanties notamment sur le non-élargissement de l'Otan, en particulier à l'Ukraine.  Une condition jugée inacceptable par les Occidentaux, qui menacent la Russie de très fortes sanctions en cas d'opération militaire. Livraison d'armes Vendredi, la cheffe de la diplomatie du Royaume-Uni, Liz Truss, a de son côté prévenu qu'une invasion russe ne mènerait qu'à un "terrible bourbier et à des pertes humaines", comme pendant la guerre du temps de l'URSS en Afghanistan et les conflits en Tchétchénie, le Kremlin n'ayant selon elle "pas tiré les leçons de l'histoire". Moscou fait pression sur l'Ukraine depuis qu'un soulèvement, il y a près de dix ans, a renversé un gouvernement qui avait résisté aux appels à se rapprocher des Occidentaux.  La Russie s'est emparée de la péninsule méridionale de Crimée en 2014 et une insurrection prorusse, qui a depuis fit plus de 13 000 morts, a la même année éclaté dans l'est de l'Ukraine. Donnant suite aux appels de ce pays à renforcer ses capacités de défense, les États-Unis, le Royaume-Uni et les trois États baltes ont accepté de lui livrer des équipements militaires, notamment des missiles antichars et antiaériens.  L'Allemagne a en revanche refusé de leur emboîter le pas car cela ne contribuerait "pas actuellement" à désamorcer la crise, a estimé samedi sa ministre de la Défense Christine Lambrecht. Elle s'est bornée à annoncer la fourniture en février d'un "hôpital de campagne".  Une prise de position qui a suscité l'irritation de Kiev. "Aujourd'hui, l'unité de l'Occident à l'égard de la Russie est plus importante que jamais" et "les partenaires allemands doivent cesser de miner l'unité avec de telles paroles et de telles actions et d'encourager Vladimir Poutine à déclencher une nouvelle attaque contre l'Ukraine", a réagi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba. Malgré ce contexte de tensions extrêmes, les États-Unis ont quant à eux fait savoir samedi qu'ils ne prévoyaient pas pour le moment d'organiser une évacuation de leurs ressortissants présents en Ukraine, leur laissant le choix d'en partir par des vols commerciaux. (Source : France 24 - AFP)

    Bouchon-Gras 49

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    «Aucune option n’est exclue» pour répondre à une attaque russe en Ukraine, annonce la Maison-Blanche. © SERGEY PIVOVAROV De nombreux moyens armés russes sont postés non loin des frontières ukrainienne (illustration). REUTERS/Sergey Pivovarov La tension semble monter encore d’un cran dans cette guerre de déclarations entre la Russie et les États-Unis. « Nous sommes à un stade où la Russie peut lancer à tout moment une attaque en Ukraine », a estimé mardi la porte-parole de la Maison Blanche, en parlant d’une « situation extrêmement dangereuse ». « Aucune option n’est exclue » côté américain pour répondre à une telle attaque, a indiqué Jen Psaki, interrogée en particulier sur une exclusion de la Russie de « Swift », un circuit sécurisé de virements bancaires internationaux. Largement inconnu du grand public, Swift est un rouage clé de la finance mondiale : cette société, sans réel concurrent, fournit aux banques un langage standardisé pour communiquer, mais également un réseau sécurisé, automatisé et rapide pour faire circuler ces messages. Une responsable du département d’État américain a alerté sur des mouvements de troupes russes mardi au Bélarus, voisin de l’Ukraine. « Le fait que nous observions ces mouvements au Bélarus donne clairement aux Russes une nouvelle approche, s’ils décidaient d’entreprendre des actions militaires plus poussées contre l’Ukraine », a-t-elle détaillé. Les Etats-Unis s’inquiètent ainsi d’un projet de réforme constitutionnelle au Bélarus qui permettrait un déploiement d’armes nucléaires russes dans ce pays frontalier de l’Ukraine et de la Pologne. Les exercices militaires russo-bélarusses annoncés mardi par le Bélarus « vont bien au delà du normal » et pourraient annoncer une présence militaire permanente de la Russie dans cet ancienne république soviétique restée un des alliés les plus proches de Moscou, a précisé à la presse cette responsable ayant requis l’anonymat. En fin de semaine dernière, Washington avait déjà accusé Moscou d’avoir dépêché en Ukraine des agents chargés de mener des opérations de « sabotage » afin de créer un « prétexte » pour une invasion. « De graves conséquences » en cas d’invasion de l’Ukraine Ce ton toujours plus alarmiste de la part des États-Unis coïncide avec le lancement d’une nouvelle tentative de dialogue avec la Russie. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken rencontrera son homologue russe, Sergueï Lavrov, vendredi à Genève, pour tenter malgré tout de chercher « une porte de sortie ». Avant cela, Antony Blinken est attendu mercredi à Kiev dans un contexte explosif, la Russie ayant déployé des dizaines de milliers de militaires à la frontière ukrainienne. Le secrétaire d’État américain se rendra ensuite à Berlin pour des discussions avec le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne sur l’Ukraine, les Occidentaux ayant prévenu la Russie qu’elle s’exposerait à de graves conséquences en cas d’invasion du territoire ukrainien. Une autre sanction régulièrement évoquée contre la Russie serait de frapper le gazoduc Nord Stream 2, qui débouche en Allemagne. Jen Psaki a répété mardi que viser cette infrastructure, qui ne fonctionne pas encore, constituerait un levier « crédible » contre la Russie, alors que Berlin a exprimé des réticences à cette idée. Alors que l’Ukraine et ses alliés craignent une invasion russe, des négociations la semaine passée à Genève, Bruxelles et Vienne n’ont jusque-là permis que de constater le fossé séparant Moscou et les Occidentaux. (Source :  Le Parisien avec AFP)  

    Bouchon-Gras 49

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    Doit on y voir un hasard des programmes ou la Mer Noire serait elle l'enjeux politique actuelle. La prochaine mission du porte-avions Charles de Gaulle se concentrera sur la Méditerranée et la mer Noire. La mission Clemenceau 2022 que s’apprête à mener le groupe aéronaval français [GAN, encore appelé Task Force 473 ou bien encore, et c’est nouveau, « French Carrier Strike Group »] aura un profil particulier par rapport à celles qui ont été conduites durent ces dernières années. En effet, le porte-avions Charles de Gaulle n’aura pas à traverser le Canal de Suez pour naviguer, avec son escorte, dans l’océan Indien ou dans le golfe Persique… Pas plus qu’il ne se rendra dans l’Atlantique Nord, comme en 2020. Et pour cause : il ne quittera pas la Méditerranée. Et ce n’est pas une surprise, quand on se souvient des propos tenus par le président Macron, le 13 juillet 2020. « La zone Méditerranée sera le défi des prochaines années tant les facteurs de crise qui s’y conjuguent sont nombreux : contestation des zones maritimes, affrontements entre pays riverains, déstabilisation de la Libye, migrations, trafics, accès aux ressources », avait résumé le locataire de l’Élysée, avant d’en appeler à une « véritable politique européenne pour la Méditerranée ». Et d’insister : « La Méditerranée ne peut construire une paix durable sans nous, nous ne pouvons accepter que notre avenir soit construit par d’autres puissances ». Lors du point presse du minsitère des Armées, le 20 janvier, l’amiral Gilles Boidevezi, commandant de la zone maritime Méditerranée [CECMED], a rappelé que, au-delà des conflits et des tensions, cette mer, qui ne représente que 1% de la surface des océans, est le lieu de transit de « nombreux flux, tant licites [25% du trafic mondial et 65% de flux énergétiques des pays de l’Union européenne] qu’illicites [migrations, stupéfiants, armes, traite d’êtres humains], ce qui n’est pas sans conséquence(s) sur la sécurité du Vieux Continent. « La présence française dans la zone s’avère donc nécessaire pour défendre nos intérêts économiques et sécuritaires » ainsi que pour « réaffirmer notre attachement à la liberté de circulation aérienne et maritime comme au respect du droit international », a expliqué l’amiral Boidevezi. Le porte-avions Charles de Gaulle appareillera de Toulon au début du mois de février, avec, à son bord, un groupe aérien embarqué [GAé] composé d’une vingtaine de Rafale M F3R des Flotilles 12F et 17F, de deux E-2C Hawkeye de la Flottille 4F et de plusieurs hélicoptères [Dauphin de la 35F et Panther de la 36F]. L’un des quatre NH-90 NFH belges devrait le rejoindre en cours de mission. D’ailleurs, la composition de son escorte n’est pas figée. Au départ, celle-ci réunira la Frégate multimissions à capacité de défense aérienne renforcée [FREMM DA] « Alsace », récemment admise en service, ainsi que la Frégate de défense aérienne [FDA] « Forbin », la FREMM « Normandie », le pétrolier-ravitailleur « Marne » [avec un hélicoptère Alouette III de la 34F] et un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA]. La présence de ce dernier devant être intermittente, il sera suppléé par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 basé à Chypre ou en Crète et un sous-marin grec, dont le type n’a pas été précisé. Au fil de sa mission, le porte-avions Charles de Gaulle sera aussi rejoint par le « destroyer » américain USS Ross et par la frégate espagnol SPS Juan de Borbon [classe F-100] et une frégate grecque. En outre, des officiers allemands, italiens et canadiens seront insérés au sein de l’état-major du GAN. Le programme de la mission Clemenceau 2022 sera assez copieux. Il se résume en cinq points : lutter contre le terrorisme, renforcer la capacité autonome française d’appréciation de la situation, affirmer la liberté de navigation, tant maritime qu’aérienne, appuyer l’effort de défense européen, coopérer avec les alliés et partenaires de la France. Ainsi; le groupe aéronaval sera engagé dans l’opération Chammal [nom de la participation française à l’opération Inherent Resolve dirigée, au Levant, par les États-Unis contre l’État islamique]. Puis, il prendra part à la mission européenne Irini, laquelle consiste à faire appliquer l’embargo sur les armes décidé par les Nations unies à l’égard de la Libye. Il se rendra en mer Adriatique, où des actions de coopération avec des pays de la région, notamment la Croatie, sont prévues. Toujours au chapitre des coopérations, le GAN se rendra en Grèce puis à Chypre. Et le Charles de Gaulle aura à manoeuvrer avec le porte-aéronefs italien Cavour [désormais en mesure d’accueillir des avions F-35B] et un porte-avions américain. Mais l’une des parties de ce déploiement qui sera sans doute la plus délicate, au regard des tensions avec la Russie, sera la « coopération en mer Noire », où certains « moyens navals et aériens » du GAN se déploieront au début du mois d’avril, pour des exercices avec les forces roumaines. Pour rappel, lors de son premier déploiement, l’an passé, le groupe aéronaval britannique formé autour du porte-avions HMS Queen Elizabeth avait fait la même chose. Et cela avait donné lieu à un incident ayant opposé le « destroyer » HMS Defender à la marine russe. À noter, d’ailleurs, que le début de la mission Clemenceau 2022 coïncidera avec des exercices navals russes de grande ampleur, lesquels se tiendront dans toutes les zones d’intêret de Moscou. La Méditerranée et la mer Noire en font partie. (Source : Opex 360)

    Bouchon-Gras 49

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    Le Pentagone annonce un exercice naval de l'Otan en Méditerranée   L'Otan va mener dès lundi un exercice naval à grande échelle en Méditerranée avec la participation du porte-avions américain USS Harry Truman. Ces manœuvres ont lieu en pleines tensions avec la Russie qui a elle-même annoncé des manœuvres navales au même moment. 'Neptune Strike 22 va durer jusqu'au 4 février, et est destiné à démontrer la capacité de l'Otan à intégrer la force de frappe maritime sophistiquée d'un groupe aéroporté en soutien aux efforts de dissuasion et de défense de l'Alliance', a annoncé vendredi le porte-parole du Pentagone, John Kirby. M. Kirby a assuré que cet exercice était en préparation depuis 2020 et qu'il n'avait rien à voir avec les tensions actuelles autour de l'Ukraine, bien que 'Neptune Strike 2022' ne figure pas sur la liste des exercices prévus en 2022 publiée le 14 décembre par l'Otan sur son site. 'L'exercice lui-même n'est pas conçu pour contrer le genre de scénarios qui pourraient se produire autour de l'Ukraine', a-t-il affirmé. 'C'est vraiment un exercice naval de l'Otan (...) destiné à tester un vaste éventail de capacités navales que nous voulons être sûrs de continuer à renforcer'. La Russie aussi : La Russie a annoncé jeudi des exercices navals tous azimuts. Plus de 140 navires de guerre et environ 10'000 militaires prendront part en janvier et février à ces exercices menés dans l'Atlantique, l'Arctique, le Pacifique ou encore la Méditerranée. M. Kirby a reconnu que la situation tendue avec la Russie avait suscité des débats avec les alliés sur la tenue de cet exercice naval. 'Après discussions avec nos alliés de l'Otan, il a été décidé d'aller de l'avant', a-t-il précisé. L'USS Harry Truman et son groupe aéroporté sont en Méditerranée depuis la mi-décembre. (Photo: KEYSTONE/AP) Le porte-avions devait rejoindre la zone d'opérations du commandement central (Centcom) mais le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a décidé fin décembre de le maintenir en Méditerranée pour 'rassurer' les Européens face aux frictions avec la Russie. Sans mentionner les tensions autour de l'Ukraine, où Kiev et ses alliés occidentaux accusent Moscou d'avoir massé 100'000 soldats aux frontières du pays en prévision d'une possible invasion, le Pentagone avait souligné que ce changement d'itinéraire 'reflétait le besoin d'une présence continue en Europe'. (Source : RTN)
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