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2eme Régiment de Dragons & Défense NRBC


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Index :

EPB – Equipe de Prélèvement Biologique = ERE – Equipe de Reconnaissance et d’Evaluation

RECO – Reconnaissance NRBC Blindée = RME – Reconnaissance Mobile Embarquée

DCT – Décontamination

LE REGIMENT, SES MATERIELS ET SES MISSIONS

Le 2e Régiment de Dragons

Plus ancien régiment de cavalerie, le 2e Régiment de Dragons est l’unique régiment de défense et de lutte NRBC de l’Armée de Terre. Fort d’environ 900 personnels, il est directement placé sous le commandement du CFT.

Composé de 5 escadrons de combat : 4 escadrons mixtes (1 peloton ERE, 1 peloton RECO, 2 pelotons DCT) et 1 escadron de DCT qui à terme deviendra mixte ; ainsi que d’un escadron de commandement et de logistique et d’un escadron de réserve PROTERRE/DCT.

Ses missions sont avant tout le soutien et le renseignement au profit des forces engagées sur un théâtre ou le risque NRBC est présent, mais aussi intervenir sur le territoire nationale pour appuyer la sécurité civile et les pompiers.

Le risque NRBC est polyvalent, que se soit par ses formes, ses vecteurs d’emplois, ses origines et ses utilisateurs. Il peut très s’agir d’un accident industriel comme une fuite d’ammoniac dans une usine, ou d’un épandage de neurotoxique sur nos forces, voir même une bombe nucléaire tactique. C’est pourquoi le 2e RD dispose de capacité unique de détection, d’identification et de remise en condition.

Il doit donc prévenir, affirmer, et restaurer la force.

Pour ce faire, il dispose de 3 spécialités distinctes, mais complémentaires.

La décontamination

La décontamination aura pour rôle, une fois le risque NRBC déclaré et ayant touché nos forces, voir des civils, de décontaminé personnels (valide, les blessés étant transféré sur la même aire de déconta au RMED qui dispose des moyens nécessaires pour soigner des blessés sous risque NRBC), matériels, armements et véhicule.

Ses moyens sont pour les personnels, le petit matériel et l’armement le CERPE (centre de Remise en condition du Personnel). Il s’agit d’un ensemble et de bac, tente et douche stocké dans des containeurs aérotransportable ou transportable sur 10000, qui sont en mesure de décontaminés 20 à 30 soldats ou civils par heure.

Pour les véhicules, ils disposent de VLRA DCT, transportant 3000L d’eau et de solution de décontamination, qui seront pulvérisées à l’aide de lance à haute pression.

Ils disposent également de SDA (système de décontamination approfondie) transporté sur TRM10000 et qui sont équipés d’une nacelle s’élevant à 12m, permettant une meilleure décontamination des grands véhicules. Le SDA est en mesure de décontaminé une portion de terrain comme une route grâce à une rampe placée à l’avant du 10000.

Les solutions de décontaminations sont choisies en fonction des informations recueillies par la RECO ou les ERE.

Les équipes de prélèvements biologiques

Les ERE/EPB ont été créé à l’origine pour reconnaitre les zones où le VAB ne pouvaient se rendre (ex : Habitation, espace confiné, labo..) à l’aide de tenue spécifique employant un système de respiration fermé. Aujourd’hui ils sont à la pointe en matière de prélèvement de toutes formes, afin de renseigner le commandement sur les risques. Ils sont également en mesure de colmater des fuites dans des usines, ou bien de confiné des déchets toxiques. Ils peuvent également appuyer les EOD dans le cas d’une bombe sale. Les prélèvements recueillis sont généralement transmit à un VAB RECO qui effectuera l’analyse. Les ERE/EPB disposent de Renault Master pressurisés et de GBC 180 d’allégement. En fonction des missions et des risques, ils sont bien évidemment armés.

La reconnaissance NRBC blindée

La RECO ou RME est l’unité le plus au contact à la fois des unités amies mais aussi du danger TTA et NRBC. En effet, généralement intégrés au sein de l’échelon 1 si le risque est avéré ou juste derrière si le risque est possible, les patrouilles de reconnaissances (2 à 3 VAB par patrouille, 2 patrouilles par peloton + 1 VBL ou P4 pour le CDS) ont pour tâche d’alerter en cas de contamination ou de radiation, et d’analyser/identifier le ou les produits.

Pour ce faire, la patrouille dispose de 2 types de VAB.

Leurs points communs étant l’armement (12.7), l’équipage (4 hommes/ 4 FAMAS+ 1 PA), les éléments d’alerte (2 sondes nucléaires externes à gauche et à droite du VAB, une interne derrière le pilote pour prévenir l’accumulation de poussière radioactive dans les filtres, un AP2CV sur le toit pour la contamination externe et un AP2C branché à l’intérieur pour la contamination interne), du système de pressurisation, et d’un mât MTO pour prendre des données météo. Ils peuvent tout les 2 déployés des balises de danger et cartographier la zone de danger.

Les différences maintenant, au niveau de l’identification chimique :

Le VAB « prédisposé » est le VAB d’identification type « guerre ». Il dispose de roulette pour effectuer des prélèvements continus, en roulant jusqu’à 50km/h (utilité : reconnaitre un axe ou une zone contaminée). Il dispose également d’une canne complémentée d’une sonde extrêmement brulante permettant le prélèvement sur des points fixes (utilité : un fut renversé sur le bord de la route). Ces deux outils, employés par un opérateur secondaire, sont directement reliés au système d’arme, le MM1, qui est un spectromètre de masse, qui va enregistrer et identifier automatiquement ou à l’aide de l’opérateur principal les produits. Il peut identifier jusqu’à 200 produits.

Le VAB « valorisé » est le VAB d’identification type « toxique industriel ». Il dispose aussi de la canne de prélèvement. Ce rajoute également un système de prélèvement de l’air. La différence d’utilisation est que ces outils ne sont pas directement reliés au « MM1 » mais à un système d’enrichissement de petit tube que l’opérateur secondaire implantera dans un four relié au MM1 qui variera la température, permettant d’identifier des toxiques complexes ou des mélanges. Ce type de système identifie quand à lui plus de 800 produits. C’est ce type de VAB qui servira de laboratoire mobile aux ERE car ils utilisent le même type de tube pour leurs prélèvements. Les opérateurs sont également formés à débarquer du VAB pour effectuer des prélèvements au sol si absence des ERE. Le VAB possède aussi les fameuses roulettes, mais elles ne servent à rien dessus, comme leur nom l’indique, c’est une valorisation du VAB prédisposé.

Les missions de la RECO sont multiples :

-Reconnaissance d’axe, d’itinéraire, de zones, de points au sein d’une unité INTERARME

-Appuis aux ERE

-Rideau de surveillance chimique

-Reconnaissance autonome d’axes, d’itinéraires, de zones, de points initialement éclairer ou reconnu

-Convoi autonome de protection au profit de la DCT ou des ERE.

AU SEIN DE L’INTERARME

Dans un environnement à faible risque:

– Niveau 2;

– Eléments NBC engagés sur l’opération en arrière de la zone de combat (BLDA/BLDT).

Dans un environnement à risque:

– Niveau 3;

– Eléments NBC RECO engagés sur l’opération en ECH2

(avec éléments en appui);

– Eléments NBC DECONTA engagés en arrière de la zone de combat

(BLDA/BLDT).

Dans un environnement contaminé:

– Niveau 4;

– Eléments NBC RECO engagés sur l’opération en ECH1 derrière

ou avec la mêlée;

– Eléments NBC DECONTA engagés en ECH2.

Comme dit précédemment, la RECO est l’unité la plus au contact à la fois de l’ENI et de l’AMI, donc je ne reviendrai pas dessus.

La DCT aura pour mission comme énoncé juste au dessus d’établir en échelon 2 deux zones de déconta (une pour véhicule et une pour les hommes pour ne pas favorisé une attaque sur un trop grand nombre de cibles molles) si possible pas trop loin d’un point d’eau. Le génie aidera à la manœuvre en creusant les trous pour enfouir tout matériel « sale ». Seront également présent le RMED pour sa chaine DCT des blessés, et le matériel pour fournir en équipement. L’infanterie et la cavalerie sécurisera la zone.

Quand aux ERE, ils peuvent recevoir comme mission d’aider le RMED à récupérer des blessés sur le champ de bataille en zone contaminé. Ils peuvent également, sous couvert de l’infanterie, reconnaitre des zones industrielles, des labos..

LA STRATEGIE DE LA MENACE NRBC

Pour terminer mon long monologue, je vais rapidement montrer ce que donnerait une attaque NRBC sur nos forces, et ce que cela impliquerait :

Imaginons un pays rouge dans lequel nous intervenons et disposant d’armes chimiques.

Il va les employer dans le seul but de compenser son manque de matériels et de force, et gagner des délais.

Soit, H1 : interdire des zones ou itinéraire en utilisant des épandages de produits persistants

H2 : surprendre nos forces dans une attaque chimique type artillerie (sachant que pour un pays possédant des obus chimiques, le ratio lors d’un tir est de 1 obus chimique pour 2 obus explosifs).

H2 validée, nos forces sont soumises sous un feu d’artillerie, passage en niveau 4 des troupes. Avec le choc psychologique, au moins 1 quart des tenues seront mal enfilées.

Ajoutez à cela les blessés et le fait de combattre avec un ANPVP sur la tête et une T3P, les soldats seront forcement déroutés tout en se sachant en zone contaminée. Il faut donc les décontaminer, même ceux qui n’ont pas été contaminé ! Ne serait ce que pour les soulager psychologiquement. Donc la manœuvre AMI est stoppée, rapatriement des troupes dans les zones de décontamination. L’ennemi a dès à présent obtenu les délais supplémentaires pour tenter de prendre l’avantage. De plus, comme l’ENI attaque toujours l’échelon 2, ces zones de regroupement pour décontamination sont des cibles parfaites pour gagner des points !

Vous suivez mon raisonnement ? Le but rechercher par ce type d’arme ne sera pas forcement de détruire, mais de nous déstabiliser, nous faire perdre temporairement l’avantage. Du vicieux quoi !

J'espère que vous avoir importé des informations concernant la défense NRBC, j'ajouterai des photos et les informations manquantes prochainement! Si vous avez des questions, n'hésitez pas! ;)

Atomix34

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  • Administrateur

Le 2 eme Régiment de Dragon est implanté à Fontevraud, prés de Saumur.

( C' est là que je passe ma visite médicale annuelle, ils sont très sympathique et très professionnels ! )

Et si ma mémoire est bonne, :ancetre: avant c' était un régiment implanté à Carpiquet, près de Caen qu était NBC.

Merci pour ces informations très intéressantes. :)

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  • Administrateur

Oui à Caen Carpiquet, il s'agissait de l'EDNBC. L'école de Défense NBC, passage obligé de tous (ou presque) les adjudants de compagnie, pour le stage de s/off NBC d'unité élémentaire.

Cette école a autrefois été implantée à Grenoble, sous le nom d'EMAS, à l'époque où l'on parlait d'armes spéciales, plutôt que de NBC.

Aujourd'hui il existe le CDNBC créé en 2005 à Saumur. http://www.defense.gouv.fr/terre/formation-entrainement/formation/specialisee/centre-de-defense-nucleaire-biologique-et-chimique

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  • Administrateur

Oui, j'aurais du l'écrire comme çà: "Aujourd'hui il existe le CDNBC (créé en 2005) à Saumur".

La langue française est merveilleuse en ce sens qu'avec deux petites parenthèses, on change la compréhension de la phrase.

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  • 4 weeks later...


  • Posts

    HernanF

    Posted

    Le trois-mâts ARA Libertad, navire-école de la Marine argentine, dans la rade du Toulon , troisième escale européenne dans son 50e Voyage de formation.   Ici hier au large de Bormes-Les-Mimosas, dans le Var, lieu de naissance du marin argentine Hippolyte Bouchard.  

    frmepervine

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    Hello !  J'ai une petite question à poser à une féminine qui aurait passé les examens au cso dernièrement  Merci ! 

    Mysteriosa

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    Bonsoir à toutes et à tous, Tour d'abord j'espère poster sur le bon forum, je m'en excuse par avance si ce n'est pas le cas. Je voulais savoir s'il était possible de retrouver un légionnaire en ayant que peu de renseignements.  Je n'ai pour informations utiles qu'une date, un lieu (dans lequel il travaillait ), son âge, ainsi que sa nationalité. Je connais aussi la ville où il a passé une bonne partie de sa vie. Ne me jugez pas j'ai complétement oublié son prénom. J'avoue que ce qui m'a interpellé lors de la rencontre c'est qu'il me disait être légionnaire mais travaillait (ou n'était-il qu'en mission?) dans un musée privé, enfin plutôt à l'entrée de celui-ci. Avait-il terminé ses classes ? Était-il un jeune légionnaire à la retraite ? Je n'en sais rien. Toujours est-il que j'aimerai le retrouver, mais je ne sais pas de quelle manière. Si quelqu'un a une idée je suis preneuse ! Merci                

    Yoan

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    C'est exactement ça, j'ai cherché à joindre la BA de Creil aujourd'hui demandant le service de recrutement de la réserve : sans succès. Sûrement réessayer plus tard... Mais oui je craint bien que les CIRFA, dans ce cas précis, ne soient pas de la plus grande efficacité. Aussi, je pense que plus vite c'est fait, mieux c'est ! Merci de porter attention à ma question en tout cas, c'est sympa ! 

    Bouchon-Gras 49

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    Je n'oser pas le dire, sinon le mieux est d'avoir un contact sur la base ou tenter de joindre un officier s'occupant de la réserve.
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