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Le ( cout du ) rata du soldat sous me microscope des finances.


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  • Administrateur

Une nouvel fois, la tambouille du militaire est sous la loupe des comptables afin de faire des économies ( ça me fais pensé à la pub pour le jambon où un jeune comptable explique au charcutier, qu' en mettant moins de ceci, moins de cela, ils feraient une économie de deux centimes par jambon... et l' autre de répondre que ça se prépare comme ça point barre ).

http://www.opex360.com/2015/09/05/la-cour-des-comptes-veut-des-economies-sur-les-repas-servis-aux-militaires/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ZoneMilitaire+(Zone+Militaire)

Depuis quelques années, lors de mon temps d' active puis de mes périodes de réserve, j' ai pu constater l' évolution du repas dans la Marine.

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Le Diner de l' équipage à bord d' un cuirassé vers 1890.

La Marine, réputée pour ses chefs et ses bon repas ( d' où la nécessiter de faire du sport ;) ), son service à table et ses couvert en argent et sa porcelaine de limoge ( uniquement pour les officiers :( ), son cambusard ( vin rouge ) et son tafia.

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La table du commandant ( Jeanne d' Arc )

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De grands vins pour représenter la France en escale et de bon menus :

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Et le service à la Française.

Il y a encore quelques années ( pas si loin, tout de même ) où un repas à bord se décomposait comme tel, chacun dans son carré ; officier, OMS, OM et la rampe pour les équipages, ceux ci mangeant comme dans un self, pour les autres, après avoir dégusté un rafraichissement( une petite " binouze " ou du " jaune " le jeudi ) au poste entre collègues ou si l' on était pressé on passait à table, après avoir pris sa serviette personnalisé on rejoignait " sa table " ( table des mécanos, table des artilleurs... ) où le maitre d' hôtel venait vous présenter l' entrée, suivi du plat de résistance, accompagné du fameux cambusard extrait de la " touque " ( cubi ) afin d' être servi ( sans restrictions ) dans une carafe ornée d' une ancre comme il se doit dans notre Marine. :)

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Les cuisiniers à l' œuvre ( actuellement à bord )

Le dessert était souvent une pâtisserie maison ( précisons qu' un " mauvais cuisinier ne restait pas longtemps dans l' affectation B) ) , suivie d' un café accompagné de rhum brun acheminé en fut directement de la Martinique puis distribué dans les unités par les SAM ( qui n' existe plus :goodbyee:). Le repas terminé, chacun quittait sa place laissant le motel s' affairer à sa tache.

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J' oubliais de préciser que dans la matinée il y avait le fameux casse-croute et que pour les gars de quart la nuit était laissé du pain et des boites  pâtés Henaff ( le pâtés du mataf ), sardines... du chocolat et des biscuits.

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Le post ( bar ) OM sur le Dixmude ( actuellement )

A terre,  après un passage à son " bar " ( bar OM / OMS, bar officier et foyer pour l' équipage qui était limité à deux bières par service ) ou pas, chacun passait à sa rampe et sa salle, hormis les officiers qui étaient encore servis à table.

Le repas y était frugal et le fameux " cambussard " en libre consommation en bout de rampe mais ça ne choquait personne de voir nos gradés ( OMS ou " vieux " OM ) se resservir.

 

Depuis quelques années la Marine, essaye de s' aligner sur l' Armée de terre ( ce qui n' est pas étonnant vu que tout est mutualisé afin de réduire les couts, eh oui toujours l' argent, le nerf de la guerre ).

Donc à terre, si il y a bien encore une salle officier, une salle OMS et des salles OM / équipages, libre à chacun de manger où bon lui semble et avec qui il veut, sachant que ces salles sont ouverte surtout suivant les besoins, bref plus de séparation ( donc plus de promotion sociale, à mon gout ) le repas y est le même partout, sans plus de fioriture pour les uns que pour les autres.

Une entrée froide ou chaude, un plat légume/viande ( exemple : si vous ne prenez pas la viande ça ne vous donne pas le droit à un deuxième dessert ;) ) un laitage ( fromage ou certain yaourt ) un dessert ( pâtisserie ou crème dessert ou fruit ou glace ), eau à volonté, sinon toutes les boisson sont facturés ( soda, eau gazeuse et bien sur le vin ). Notre fameux " cambusard " et maintenant sous surveillance rapproché ( cadenassé ) et quiconque s' en sert un verre parait louche. :unsure:

Puis arrive le passage en caisse, une entrée, un plat un dessert... Ah vous avez pris un fruit ( pomme ou poire sortant du frigo, soit dur comme de la pierre, soit blette limite consommable ) ça ne passe pas vous avez dépassé de 10 centimes, vous remettez le fruit ou le pain !

A Toulon, la spécialité locale c' est le riz, presque à tout les repas, les frittes le mercredi ( c' est le jours des JAPD ;) ) mais dans l' ensemble ça reste correcte et bien plus copieux qu' au restaurant du personnel de l' hôpital où je travail.

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Un de mes plateaux lors d' une période en 2014

J' ai aussi pu découvrir le " réfectoire " ( qui s' apparenterai plus à un grand restaurant du personnel ) d' une Base aéro, si les locaux et le matériel appartenait à la Marine, tout le reste était sous marché publique ( le personnel, le repas... ) et c' était très bien !

A bord, les traditions sont restés de mises et ça fonctionne bien ainsi, comme partout la consommation d' alcool et sous surveillance et ( fortement ) réduite ( ce n' est pas un mal ), les jours de fêtes et les dimanches les repas sont améliorés.

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A bord d' un SNLE

Les boites et gâteaux sont toujours mis à disposition du personnel de service la nuit.

Sinon sur le terrain, c' est boite de ration ( les fameuses " rasquettes " ), c' est relativement correct ( il y a toujours de difficiles mais quand on a faim... )

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http://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/materiel-individuel-et-alimentation/rcir

Voila pour la Marine, si ça a bien changé ( surtout à terre ), ça reste relativement correcte ( même si le repas du soir reste léger surtout le dimanche soir ).

Je conclurais par cette constatation :

Avant, beaucoup de chose était à volonté ( pain, fruits, boisson... ) et fort de constater que les plateaux repartaient loin d' être vide, il y avait un gaspillage monstre qui c' est certainement réduit ces dernières années.

Le repas est resté tout de même un point fort de la Marine, surtout en mer.

Pour l' Armée de terre et de l' air, je ne sais pas comment ça ce passe, ni comment c' est perçu par le personnel.

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  • Administrateur

' ai aussi pu découvrir le " réfectoire " ( qui s' apparenterai plus à un grand restaurant du personnel ) d' une Base aéro, si les locaux et le matériel appartenait à la Marine, tout le reste était sous marché publique ( le personnel, le repas... ) et c' était très bien !

Pour  avoir "bénéficié" d'un type de restauration centralisée pour plusieurs unités pendant plusieurs années, je trouve que ce n'était pas bien fameux. Cuisine centralisée et point de chauffe au sein de l'unité, après avoir été livré par la cuisine centrale.  Très gras, peu de crudités, et des plats que je qualifierai de non identifiables. A tel point que nous avions surnommé les diverses viandes servies, par le doux nom d'explosé de.... au choix, porc, boeuf, pintades, poulets, veau, de toute façon noyée dans la sauce et proposée en morceaux prédécoupés, cela avait le même goût quelque soit la viande. 

Bref je ne me suis pas plaint lorsque j'ai été muté ailleurs, où j'ai trouvé une restauration type "sodexho" qui était de bien meilleure qualité.

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  • Administrateur

Oui c' est vrais, la cuisine centralisé n' est pas top coté gastro !

Elle a permis de réduire les couts en personnels par la fermeture de nombre de petites cuisines, où les chefs s' appliquaient à faire de bon petits plats.

Maintenant ce sont de simple agents de salle qui ôte l' opercule de barquettes après les avoir réchauffées au micro-onde et vous les servent dans l' assiette.

C' est en général sans saveur.

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  • Staff

@ Bouchon-Gras

Une nouvel fois, la tambouille du militaire est sous la loupe des comptables afin de faire des économies

Je pense, en effet et là comme dans de nombreux contextes, ce n'est pas par là qu'il faudrait commencé, Ces dernières législatures ont vu l’État s'attaquait et s'en prendre aux contribuables par l’import, aux citoyens par les taxes et désormais aux militaires (du rang entre autre) par le biais de la restauration.

C'est sympathique de s'appuyer sur Vigipirate avec des heures exceptionnellement longues pour servir le pays et de savoir que la" tambouille" va valoir moins qu'un sandwich !

Et pendant ce temps, nos députés (les représentants de la République !) s'offrent des niches fiscales et des "chutes dorées"  privilégiées en prévision de non réélection, comme le fut le payement de 5 années supplémentaire en cas de non renouvellement de mandat ! Ce n'est pas beau tout cela ?. Je gage que les restaurants de la Chambre des députés (ou j'ai pu déjeuner une fois du fait de notre député qui ont un quota d'invités de leurs circonscriptions à cette fin) ne sauront pas altéré par ces nouvelles mesures !

Janmary

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  • Staff

 

Sinon sur le terrain, c' est boite de ration ( les fameuses " rasquettes " ), c' est relativement correct ( il y a toujours de difficiles mais quand on a faim... )

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http://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/materiel-individuel-et-alimentation/rcir

 

En Espagne les rations de combat individuelles sont égales ou pires, mais la restauration dans les casernes "à la carte ou pas" est très bonne, je peux donner foi que jusqu'à il y a quelques années succédait cela dans quelques bases de La Légion en Espagne.

C'est une "rasquette" de l'armée de Terre espagnole :D

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    • By Bouchon-Gras 49
      On en parle peu mais les personnels du Service de Santé des Armées sont partout.
      De la simple " bobologie " à du soin de guerre en passant par la visite d' aptitude...sans oublier la recherche.
      Que ce soit dans les grands hôpitaux militaire, le Val de Grasse ( qui reste emblématique et conserve les traditions ), Percy, Begin, Legouest, Deagenettes, Saint Anne, Lavaran, Robert Piquet, Clermont Tonnerre. Dans les unités ( infirmerie ) dans les zones de guerre, en OPEX...
      Déjà en 2014 les hôpitaux militaires étaient dans le collimateur :
      Pourquoi les hôpitaux militaires sont dans le collimateur du gouvernement
      Confronté à un objectif de réduction des dépenses, le ministère de la défense envisage la fermeture de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris.
      Le Monde.fr | 09.10.2014 à 16h22 | Par Alexandre Pouchard
      Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Ajouter Partager Tweeter
      image: http://s2.lemde.fr/image/2014/10/09/534x267/4503556_3_f706_confronte-a-un-objectif-de-reduction-des_3311b6f9de1fe4b67591586f5f0ed26e.jpg
      Connu du grand public pour accueillir les présidents de la République mais également des chefs d'Etats étrangers, l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris, est sur la sellette. Plusieurs sources du ministère de la défense ont affirmé au Monde que le gouvernement, confronté à une obligation de réduction de son déficit, envisageait la fermeture de l'établissement, qui se distingue dans le paysage hospitalier national.
      A quoi servent les hôpitaux militaires ?
      Leur mission prioritaire est de soigner les militaires blessés lors d'opérations de l'armée française, comme ce fut le cas ces dernières années avec les interventions au Mali ou en Afghanistan.
      Mais les hôpitaux militaires, que le ministère de la santé assimile à des centres hospitaliers et universitaires (CHU), peuvent également accueillir des patients non militaires, comme tout autre hôpital.   Combien de personnes y travaillent ?   9 La France compte neuf hôpitaux militaires. Ils sont répartis en deux catégories : les établissements « de premier rang » (Val-de-Grâce, Percy-Clamart, Bégin à Saint-Mandé, Toulon, et Marseille), qui forment le pôle d'excellence de la médecine de guerre, pour garantir aux armées leur capacité « d'entrer en premier » dans un conflit.
      les hôpitaux considérés comme de « deuxième rang » (Bordeaux, Brest, Lyon et Metz).
      Ils emploient au total 8 400 personnes, dont 680 médecins. Parmi eux, le Val-de-Grâce représente 800 employés de la défense, auxquels s'ajoutent les 700 agents travaillant pour les écoles de médecine militaire et le musée.
      La défense au régime drastique
      Si la plupart des ministères sont soumis à un objectif de réduction de leurs dépenses annuelles, la défense – troisième budget de l'Etat après l'éducation et la charge de la dette (31,4 milliards d'euros) et premier budget d'investissement public (17 milliards d'euros) – paye le plus lourd tribut. La dernière loi de programmation militaire (LPM), dessinant le paysage de l'armée française entre 2014 et 2019, prévoyait 6 milliards d'euros de coupes budgétaires en trois ans et une réduction des effectifs de l'ordre de 34 500 personnes d'ici à la fin de la décennie, s'ajoutant aux 45 000 déjà supprimés par la dernière LPM.
      Voir notre infographie : L'armée française à l'horizon 2020
      Le budget de la défensehors pensions, en milliards d'eurosBudget militaire (en euros courants)Budget militaire (en euros constants 2012)19801983198619891992199519982001200420072010201310203040Ministère de la Défense Lire aussi : Le budget français de la défense est-il en baisse depuis trente ans ?
      Ces réductions d'effectifs passent notamment par la fermeture de nombreux sites militaires. La précédente LPM prévoyait ainsi la fermeture de 83 implantations militaires et le déménagement de 33 autres, sur 471 sites existants, entre 2009 et 2016. D'autres sites ont été visés par la dernière LPM.
      Lire aussi : L'amertume des militaires face aux coupes budgétaires
      Une gestion financière longtemps critiquée
      281,3 Les hôpitaux militaires traînent une réputation de mauvaise gestion. La Cour des comptes avait publié en 2010 un rapport incendiaire, pointant notamment un déficit hors de contrôle : 281,3 millions d'euros pour l'ensemble des 9 établissements en 2009, soit « plus que le cumul des déficits de l'Assistance publique de Paris, Marseille et Lyon », notait le premier président de la juridiction financière, Didier Migaud.
      Le rapport évoquait également un taux d'occupation des lits bien en deçà de celui rencontré dans les hôpitaux civils, une activité chirurgicale au ralenti et une gratuité des soins un peu trop généreuse pour les militaires et leur famille – « les trois quarts des consultations [étant] sans lien avec le service des armées » – pour un coût de 10 millions d'euros.
      La Cour des comptes avait formulé 14 recommandations (page 92 du document) pour une meilleure gestion, tandis que Didier Migaud avait soulevé le débat :
      Dans son dernier rapport annuel, publié en février 2014, la Cour des comptes observe une amélioration de la situation, notant avec satisfaction que « la plupart des recommandations du rapport public thématique de 2010 sur le service de santé des armées (...) ont été mises en œuvre ou sont en passe de l'être ». Le déficit cumulé des établissements est ainsi passé de 281 millions d'euros en 2009 à 190 millions d'euros en 2012 et le taux d'occupation des lits a progressé de 52 % en 2010 à 61 % en 2013.
      Le Val-de-Grâce, premier de la liste ?
      Pour autant, la question du nombre d'hôpitaux militaires, elle, reste « non tranchée à ce jour », affirmait la Cour des comptes. La juridiction soulignait notamment que certains établissements allaient « nécessiter des investissements importants en matériels hospitaliers dans les prochaines années ». L'hôpital du Val-de-Grâce, notamment, aurait besoin d'une remise aux normes estimée à 250 millions d'euros.
      Comme nous le notions dans notre article du 8 octobre, le gouvernement va désormais devoir trancher entre trois hypothèses :
      la fermeture pure et simple du Val-de-Grâce une fermeture partielle une cession à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Mais cette dernière, confrontée à un fort endettement du secteur hospitalier public, considère qu'il y a déjà trop de lits à Paris. Selon nos informations, l'arbitrage de l'Elysée devrait intervenir « avant la fin du mois ». Pourrait ensuite être abordé le sort des hôpitaux militaire de « deuxième rang ».

      En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/10/09/pourquoi-les-hopitaux-militaires-sont-dans-le-collimateur-du-gouvernement_4503548_4355770.html#u2qDcPMwopKxSrOb.99
       
      Or avec la loi de programmation militaire, le SSA est resté dans l' oublie et risque une suppression de personnel :
      Budget : Déjà sous tension, le Service de Santé des Armées n’échappera pas à la réduction de ses effectifs
      Laurent Lagneau1 novembre 20170 Partager la publication "Budget : Déjà sous tension, le Service de Santé des Armées n’échappera pas à la réduction de ses effectifs"
       
       
       
      En 2015, la décision d’augmenter les effectifs de la Force opérationnelle terrestre (FOT) de 11.000 soldats a oublié un détail : le soutien nécessaire à ces renforts. Or, même si l’annulation, après les attentats de Paris et de Saint-Denis, des déflations de postes prévues au sein du ministère des Armées a donné un peu d’oxygène, il n’en reste pas moins que certaines spécialités sont sous tension.
      Ainsi en est-il du Service de Santé des Armées (SSA), qui a vu sa charge de travail augmenter, ne serait-ce que pour faire passer les visites médicales d’aptitude aux recrues de l’armée de Terre, tout en étant sollicité pour les opérations extérieures et intérieures.
      Or, le SSA a été oublié par la Loi de programmation militaire actualisée en 2015, ses crédits de fonctionnement et ses investissements devant être réduits de manière « significative » sur la période 2014-2019, avec à la clé plus de 1.600 suppressions de postes (sur 16.000).
      D’ailleurs, son directeur, qui était alors, Le médecin général des armées (MGA) Jean-Marc Debonne, avait prévenu que le SSA remplissait ses missions « avec de plus en plus de difficultés »En novembre 2016, la Cour des comptes, d’habitude si prompte à critiquer les coûts de fonctionnement des hôpitaux d’instruction des armées, avait tiré le signal d’alarme. Avec, qui plus est, un taux de projection sur les théâtres extérieurs toujours aussi élevé, les magistrats estimèrent que la « forte tension » sur les ressources humaines du SSA était de nature à « compromettre sa capacité à assurer sa mission dans la durée. »
      Actuellement, le SSA mène un plan de transformation « SSA 2020 », censé lui permettre de faire face à ces réductions d’effectifs tout en maintenant la qualité et son offire de soins. D’où la dissolution ou le regroupement de certaines structures, l’ouverture au sercice public, la différenciation entre les hôpitaux ou encore la simplification de sa gouvernance.
      Avec la hausse annoncée du budget du ministère des Armées (1,8 milliard en 2018 et 1,7 milliard par an jusqu’en 2022), le SSA aurait pu espérer échapper à la réduction de ses effectifs, d’autant plus qu’il lui reste à supprimer 150 postes en 2018 et 332 autres en 2019. Au mieux, il n’aura qu’un répit.
      En effet, lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense, le chef d’état-major des armées (CEMA), le général François Lecointre, a indiqué que les suppressions d’effectifs du SSA seront reportées sur les années 2020 et 2021.
      « Aujourd’hui, nous estimons cette réduction d’effectifs trop rapide, et nous avons choisi de la décaler dans le temps pour laisser toute latitude au SSA d’effectuer sa transformation », a expliqué le CEMA. « Alors qu’il était prévu de supprimer sur la période 2014-2019 1 608 équivalents temps plein – dont 150 en 2018, et 332 en 2019 –, nous reportons ces suppressions d’effectifs sur les années 2020 et 2021 », a-t-il en effet précisé.
      Pour autant, rien ne dit que l’activité du SSA sera moindre en 2020 ou 2021 qu’actuellement… Et les médecins, comme les infirmiers et les aide-soignants n’auront toujours pas le don d’ubiquité. Mais pour le général Lecointre, cette déflation de postes est « néanmoins indispensable » tout simplement parce qu’il y a des besoins dans d’autres domaines, comme le cyber et le renseignement.
      La Loi de programmation des finances publiques (LPFP), dévoilée en septembre, indique que « l’évolution de la masse salariale de l’État et de ses opérateurs fera l’objet d’une maitrise stricte », ce qui signifie que leurs effectifs « s’inscriront en baisse sur le quinquennat », sauf pour les ministères « stratégiques » comme « les Armées, l’Intérieur ou la Justice ». Les création de postes dans ces missions seront « compensées par des réductions d’effectifs plus importantes dans les autres domaines, selon les capacités
      d’optimisation et de gains de productivité identifiées. »
      Pour les Armées, 1.500 postes seront ainsi créés, ce qui est insuffisant pour répondre à la montée en puissance de certains domaines jugés prioritaires.
      « L’effort prévu par la LPFP est important, je le mesure, il est pourtant aujourd’hui inférieur aux besoins exprimés par la ministre des Armées et il va contraindre, en l’état, notre effort de régénération », a encore prévenu le CEMA. Et d’ajouter : « Nous devrons donc apporter une attention particulière à la reconnaissance des besoins en effectifs sur les plans quantitatif et qualitatif au-delà de l’horizon de la LPFP et à partir de 2023. »
      Toujours à propos des effectifs, le CEMA a critiqué les importantes suppressions d’effectifs subies par les Armées au cours de ces dernières années. « Je rappelle qu’entre 2008 et 2017, ces déflations ont représenté un volume de l’ordre de 50.000 militaires sur un total de 250.000 environ en 2008, soit une diminution de près de 20 % », a-t-il rappelé, en soulignant que les « soutiens » ont été « particulièrement concernés par ce phénomène ».
      « Le cadrage à plus 1.500 équivalents temps plein de la LPFP marque un début de prise en compte de cette situation. Les armées sont conscientes de l’effort que cela représente au moment où la fonction publique doit supporter des déflations mais j’insiste sur le fait que les armées ont subi des déflations trop importantes lors des deux LPM précédentes au regard de l’engagement que la Nation leur demande de soutenir », a conclu le général Lecointre.
       
      En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/11/01/budget-deja-sous-tension-le-service-de-sante-des-armees-nechappera-pas-la-reduction-de-ses-effectifs/#2f60GH4GQRgPu66w.99
    • By Bouchon-Gras 49
      Comme vous le savez tous, aujourd'hui mercredi 17 mai 2017, nous avons un nouveau ou plutôt une nouvelle ministre de la Défense.
      Sylvie Goulard nommée ministre des Armées du gouvernement Édouard Philippe

      L'eurodéputée centriste succède à Jean-Yves Le Drian
      GOUVERNEMENT - Sylvie Goulard a été nommée ministre des Armées, a annoncé ce mercredi 17 mai le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler. La Marseillaise de naissance, qui a été plusieurs fois annoncée à Matignon, est la seule femme du gouvernement Philippe à hériter d'un ministère régalien.
        Elle succède ainsi à Jean-Yves Le Drian à la tête du ministère de la Défense, rebaptisé ministère des Armées. C'est la deuxième fois dans l'histoire qu'une femme prend les rênes de la "Grande Muette". Avant elle, Michèle Alliot Marie avait occupé ce poste durant la totalité du quinquennat de Jacques Chirac (entre 2002 et 2007).
        Dès sa prise de fonction, Sylvie Goulard aura des dossiers très sensibles à prendre en main, nos forces armées étant déployés sur plusieurs théâtres d'opération. Concernant ses orientations, cette europhile convaincue a à plusieurs reprises plaidé pour la création d'une Europe de la Défense.   Parcours Sa vie professionnelle a commencé en 1989 au ministère des Affaires étrangères, dans l'équipe chargée du dossier de la réunification de l'Allemagne. Elle rejoint Bruxelles, d'abord comme conseillère politique du président de la Commission européenne, l'Italien Romano Prodi, entre 2001 et 2004, c'est-à-dire dans une période charnière précédant l'élargissement de l'Union européenne vers l'est, à 25 membres.   Juriste de formation, Sylvie Goulard a suivi le parcours classique des élites françaises en intégrant Sciences Po Paris puis l'ENA. Elle a également enseigné au Collège d'Europe à Bruges (Belgique), matrice de la haute fonction publique européenne et "auberge espagnole" ultrasélective.   Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Goodbye Europe, publié en mai 2016, juste avant le référendum britannique sur le Brexit. Contrairement à ce que pourrait laisser entendre le titre, elle y plaidait pour la renaissance d'une Europe politique.     Mariée à un conseiller d'Etat, elle est mère de trois filles. Elle reste très attachée à sa région d'origine, la Provence, et possède une maison à Aix-en-Provence, non loin de Marseille où vit une partie de sa famille.
      ( Source : Le Monde )
       
       

       
       
      Le général d’armée Pierre de Villiers assistait ce soir à l'hôtel de Brienne, aux côtés des chefs d'état-majors de l'armée de terre, de la Marine et de l'armée de l'air, à la cérémonie de passation de pouvoir entre monsieur Jean-Yves Le Drian et la nouvelle ministre des Armées madame Sylvie Goulard.
      ( Source : CEMA )
       
      Le nom de Sylvie Goulard, qui faisait pratiquement l'unanimité des pronostics pour le ministère des Affaires européennes, tant sa carrière est tout entière placée sous le signe de l'Europe et de l'amitié avec l'Allemagne, a été nommée mercredi ministre de la Défense, dans le gouvernement d'Édouard Philippe annoncé mercredi. 
      Relancer le couple franco-allemand. Emmanuel Macron, soucieux de réactiver le couple franco-allemand au service de la relance d'une construction européenne en panne, a fait appel à cette eurodéputée de 52 ans, centriste et polyglotte pour améliorer la coopération militaire, une des priorités de l'UE. "Elle est efficace et a des connexions très fortes avec l'Allemagne. C'est elle qui a organisé la visite d'Emmanuel Macron à la chancelière Angela Merkel" pendant la campagne présidentielle, confiait à Reuters un de ses amis, l'ex-député européen Jean-Paul Gauzes, avant le second tour.
      Une diplomate. Née à Marseille en 1964, bachelière à 15 ans, licenciée en droit de l'université d'Aix-Marseille, Sylvie Goulard est passée par Sciences Po Paris et l'École nationale d'administration (Ena). Elle commence sa carrière à la direction juridique du ministère des Affaires étrangères en 1989 dans l'équipe de diplomates chargée du dossier de la réunification allemande. Elle sera chargée plus tard des questions européennes au service de prospective du Quai d'Orsay, en liaison avec le service équivalent en Allemagne. En 2009, elle est élue au Parlement européen sur la liste du Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou. Elle sera réélue en 2014 sur la liste UDI-MoDem.
       
      ( Source : Europe 1 )

       
      Les observateurs de la vie politique s’attendaient à voir Jean-Yves Le Drian rempiler à la tête du ministère de la Défense. Finalement, il n’en sera rien. Si, effectivement, le président de la région Bretagne figure bien dans le nouveau gouvernement conduit par Édouard Philippe et dont la composition a été annoncée ce 17 mai, il remplacera Jean-Marc Ayrault au ministère des Affaires étrangères.
      Quant au ministère de la Défense, ou plutôt le « ministère des Armées » (une appellation qui avait été abandonnée en 1969), il sera dirigée par Mme Sylvie Goulard. À noter que cette députée centriste du Parlement européen n’aura pas rang de ministre d’État, contrairement à Nicolas Hulot (Transition Ecologique et Solidaire), François Bayrou (Garde des Sceaux) et Gérard Collomb (Intérieur).
      Née en 1964 à Marseille, Mme Goulard n’est pas une spécialiste des questions de défense. Bachelière à 15 ans, licence de droit en poche, elle a continué ses études à Sciences Po Paris, avant d’intégrer la promotion « Liberté, Égalité, Fraternité » de l’École nationale d’administration (ENA), puis d’entamer sa carrière professionnelle à la direction des affaires juridiques du ministère des Affaires étrangères.
      Ayant fait partie de l’équipe chargée de négocier la réunification de l’Allemagne en 1990, elle devient conseillère politique de Romano Prodi, alors président de la Commission européenne. En 2009, elle est élu au Parlement européen et rejoint le groupe des Démocrates et Libéraux pour l’Europe. Durant son mandat, elle siège notamment à la commission charge des affaires économiques et monétaires (ECON). En 2010, elle cofonde, avec Daniel Cohn-Bendit, le groupe Spinelli, dont la raison d’être est de défendre l’idée d’une Europe fédérale.
      Auteur de plusieurs livres ayant trait à l’Union européenne, Mme Goulard parle quatre langues (français, allemand, anglais et italien) et passe pour être une des femmes les plus influentes en Europe. Ayant réjoint, dès ses débuts, le mouvement En Marche d’Emmanuel Macron, elle était pressentie pour diriger le gouvernement.
      Deuxième femme à être nommée à l’Hôtel de Brienne, après Michèle Aliot-Marie (2002-2007), Mme Goulard n’a jusqu’à présent pas montré un goût prononcé pour les questions militaires. Du moins, c’est ce que montre son site Internet.
      Parmi les dossiers qu’elle trouvera sur son bureau, plusieurs sont d’une importance cruciale. D’abord, il y aura la préparation du prochain projet de budget, avec la question de la nécessaire hausse des crédits, nécessaire pour éviter des ruptures capacitaires, si pas un décrochage dans certains domaines. Et cela, en sachant que les rallonges budgétaires les plus importantes prévues par la Loi de programme militaire (LPM) actualisée doivent avoir lieu en 2018 et 2019. Or, les militaires jugent leur ministre à sa pugnacité face à Bercy pour obtenir les ressources dont ils ont besoin afin de mener à bien leurs missions.
      D’autres dossiers épineux l’attendent, comme ceux de la préparation opérationnelle, le maintien en condition opérationelle des matériels (en particulier des blindés et des hélicoptères) ou encore la mise en place de Source Solde. Il lui faudra également préparer un nouveau Livre blanc sur la Défense ainsi que la prochaine LPM. Enfin, elle aura à mettre en place l’une des promesses du candidat Macron, à savoir l’instauration d’un service militaire universel d’une durée d’un mois. Bref, et si on y ajoute les opérations en cours et les questions industrielles, l’ancienne parlementaire aura du pain sur la planche. Á moins que, d’ici là, les résultats des élections législatives de juin ne rabattent encore les cartes.

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