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Célèbrités dans la Marine.


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  • Administrateur

Je vous propose de remonter dans le temps et de découvrir des personnalités célèbres qui sont passés par la Marine Nationale.

Stars du cinéma mais aussi véritable combattant, Jean Moncorgé alias Jean Gabin.

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1934, dans le film Zouzou.

De 1924 à 1925, Jean Gabin effectue son service militaire dans la marine nationale à Cherbourg, et pendant une permission du début de l'année 1925, il épouse une admiratrice, la future actrice Marie-Louise Basset, dite Gaby, avec qui il n'aura pas d'enfant.

Le , il est mobilisé dans la marine nationale à Cherbourg. C'est encore la drôle de guerre et il obtient une permission exceptionnelle pour terminer le film Remorques, avec Michèle Morgan. Ils ont une brève idylle.

Le , refusant de tourner pour les Allemands pendant l'occupation, il s'expatrie à Hollywood aux États-Unis où il va retrouver les Français Jean Renoir, Julien Duvivier, Charles Boyer, Jean-Pierre Aumont

Là-bas, il tourne deux films, La Péniche de l'amour avec Ida Lupino, et L'Imposteur, de Julien Duvivier, long-métrage de propagande gaulliste saluant aussi la bénéfique entrée en guerre des États-Unis. Ce film est produit par le service de propagande américain. Au générique seulement deux français : Julien Duvivier et Jean Gabin.

Durant cette période, il fréquente Ginger Rogers brièvement, puis Marlène Dietrich pendant l'été 1941 jusqu'en février 1947, emménageant avec elle en Californie dans une villa que Greta Garbo leur loue. Le , le tribunal d'Aix prononce le jugement de divorce avec sa deuxième épouse Jeanne Mauchain, à ses torts entiers et reconnus9.

Déjà très célèbre, il pourrait tenter une carrière d'acteur aux États-Unis, mais tourne peu malgré son contrat avec la Fox. Par patriotisme, il s'engage en avril 1943 dans les Forces navales françaises libres10 du général de Gaulle pour libérer son pays. Embarqué comme canonnier chef de pièce sur le pétrolier militaire Elorn, il traverse l'Atlantique en convoi à destination de Casablanca, attaqué au large par les sous-marins et par les avions allemands aux approches de la Méditerranée. Puis sous les ordres de l'enseigne de vaisseau et futur vice-amiral André Gélinet, le second maître Jean Moncorgé sert comme chef du char Souffleur II du 2e escadron du régiment blindé de fusiliers-marins qui appartient à la célèbre 2e division blindée du général Leclerc.

Au printemps 1945, il participe à la libération de la poche de Royan puis à la campagne d'Allemagne qui le conduira au Nid d'aigle d'Hitler à Berchtesgaden. À la fin de la guerre, il est décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre. En juillet 1945, âgé de 41 ans, le « plus vieux chef de char de la France Libre » est démobilisé et revient au monde du spectacle avec des cheveux blancs11. Toute sa vie, il restera très attaché à la marine nationale et proche de celui qui fut son chef, le vice-amiral Gélinet et sa famille.

( source Wikipédia )

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Le second maitre Moncorgé/Gabin avec Marlène Dietrich.

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1943, stage fusilier marin au centre Siroco en Algérie

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Le second maitre Moncorgé devant son char Souffleur II

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Le Souffleur II, exposé à Alençon

A Brest, en novembre 1975, répondant au ministre de la défense à propos de la marine, Jean Gabin a dit ceci : «… C’est une très belle armée. Ce qu’il y a de magnifique chez les marins, c’est que tous les gars dépendent les uns des autres, tout le monde fait son boulot. C’est très chouette la Marine, j’adore la Marine ! »

A sa mort, ses cendres furent dispersées au large de la rade de Brest, depuis l’arrière de l’aviso Détroyat (F784), avec la présence du vice amiral d’escadre Gélinet, son chef en 1945 devenu son ami.

( source Aux Marins )

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Pour en savoir plus, le livre de René Bail :

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  • Administrateur

Grande stars à son époque, le boxeur Marcel Cerdan, né Marcellin Cerdan, surnommé le " bombardier marocain "

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http://www.marcelcerdanheritage.com/5.aspx?sr=0

Le 6 septembre 1939 est appelé sous les drapeaux, il sera affecté dans la Marine Nationale à l' artillerie côtière puis à l' État major comme planton.

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Etat de service de Marcel Cerdan.

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En 1940.

Marcel Cerdan fut le compagnon d' Edith Piaf

Edith et Marcel, Piaf et Cerdan, la Môme et le boxeur : le couple est devenu légende. Les deux amants se rencontrent aux Etats-Unis en 1948, alors que la chanteuse entame une tournée triomphale à New-York et que Cerdan prend du galon sur les rings américains. Le coup de foudre est immédiat. Cerdan étant un homme marié, leur liaison fait la une de la presse de l’époque. L’idylle tourna court, néanmoins, et s’acheva par la mort tragique de Cerdan, le 28 octobre 1949, dans un crash d’avion, sur la liaison Paris-New York. Ce jour là, Marcel partait rejoindre son Edith… Elle ne s’en remit jamais tout à fait.

 

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Édith Piaf et Marcel Cerdan.

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  • Staff

Merci Bouchon-Gras car passionnant.

Photos assez rares et la plupart inconnus de moi même qui a connu partiellement cette époque !

Des légendes qui se sont terminés combien tristement !

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  • Administrateur

Tous ne sont pas décédés Janmary, pour exemple cet acteur, ce monstre sacré du cinéma, Alain Delon.

Demandez à un Ouzbek, un Péruvien ou un Inuit de vous citer le nom d'un acteur français: Alain Delon, bien sûr. Ne parlons pas du Japon, où il est vénéré: on l'y surnomme même «le Samouraï du printemps». Ni de la Chine, où il reste l'un des seuls artistes français connus, tout comme au Cambodge ou en Thaïlande, où les gens fument des «Alain Delon». Quant aux réalisateurs Quentin Tarantino, John Woo ou Sofia Coppola, ils l'adorent...

( Source Slate.fr )

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En 1953 dix sept ans, il il s' engage dans la Marine Nationale.

Après un passage au Centre de Formation Maritime De Pont-Réan, puis une affection à l' école des transmissions des Bormettes.  Il partira  en Indochine comme matelot, chez les fusiliers marins affecté dans la compagnie disciplinaire de garde et surveillance de l' arsenal de Saigon, où il restera deux ans.

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Alain Delon, assis au centre, en Indochine dans les années 50.

"La rigueur, le respect d'autrui et le travail en équipe", dans plusieurs interviews il rend hommage à l'armée et à son influence bénéfique sur sa vie.   

( source TF1 / Biographie d' Alain Delon )

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  • Administrateur

Mais il est exact que la plus part ont disparu.

Tel l' acteur Bernard Giraudeau :

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Militaire puis comédien

Né le 18 juin 1947 à La Rochelle en Charentes-Maritimes, fils de militaire, Bernard Giraudeau s'engage à 15 ans dans la Marine nationale et fait deux fois le tour du monde à bord de la Jeanne d'Arc. S'il exerce divers métiers aux Halles ou dans une agence de publicité, il commence le théâtre à La Rochelle à 20 ans. Il s'inscrit au Conservatoire de Paris, où il obtient un premier prix de comédie classique et moderne (1974).

Il apparaît au côté de Jean Gabin en 1973 dans le polar de José Giovanni "Deux hommes dans la ville", puis enchaîne dans son registre préféré, la comédie -- "Et la tendresse, bordel?" (1978), "Viens chez moi, j'habite chez une copine" -- où il rencontre le succès. Capitaine séducteur dans "Passion d'amour" (1980), d'Ettore Scola, Bernard Giraudeau passe du héros romantique au loubard, justicier solitaire dans "Rue Barbare" (1983), qui le révèle au grand public. Il est l'un des acteurs les plus populaires des années 1980.

Acteur à la palette large, se glissant aisément de l'univers d'un cinéaste à l'autre, il avait été dirigé notamment par Claude Miller, Nicole Garcia, Patrice Leconte, Olivier Assayas ou François Ozon.

 

Acteur aux multiples facettes

Souvent comparé à Gérard Philipe, il démontre dans ces rôles plus dramatiques, son extraordinaire capacité de métamorphose.

Le flic alcoolique qu'il joue dans "Poussière d'ange" (1987) un polar crépusculaire d'Edouard Niermans, préfigure ses personnages antipathiques ou ambigus des années 90 : prélat poudré ("Ridicule"), patron pervers ("Une affaire de goût"), beauf homosexuel ("Gouttes d'eau sur pierres brûlantes"), psychopathe diabétique ("Ce jour-là").

Parallèlement, Bernard Giraudeau retourne régulièrement sur les planches où il a débuté en 1971 à Paris avec Jacques Fabbri dans "Pauvre France".

Réalisateur, il a également signé deux longs-métrages de fiction, avec "L'Autre" en 1990 et "Les caprices du fleuve" en 1996. Mais il a aussi mené plusieurs documentaires. Ecrivain à succès, il est l'auteur d'une dizaine de romans et de récits,parmi lesquels "Le Marin à l'ancre" (2001), "Les Hommes à terre" (2004) et "Les femmes de nage" (2007). Son dernier livre "Cher Amour", édité chez Métailié dont il était l'un des auteurs-phare, où un narrateur adressait récits de voyage et de théâtre à une femme rêvée, avait remporté le Prix Pierre Mac Orlan en 2009.

 

Chevalier de la Légion d'honneur

Atteint d'un cancer du rein en 2000 puis du poumon cinq ans plus tard, il a toujours parlé sans tabou de sa maladie, et s'était fait le porte-voix de La Maison du cancer (www.la-maison-du-cancer.com), un site destiné à informer les malades sur la façon de vivre le cancer au quotidien. En mars lors de la Semaine nationale de lutte contre le cancer, l'acteur s'était fait le porte-parole des patients "confrontés aux dysfonctionnements croissants de l'hôpital".

En juillet 2009, le comédien avait lu des lettres du poète Cesare Pavese, au festival de la correspondance à Grignan (Drôme).

Chevalier de la Légion d'honneur, Bernard Giraudeau a eu deux enfants de la comédienne Anny Duperey, Gaël et la comédienne Sara, qui a remporté le Molière 2007 de la révélation féminine théâtrale.

 

(Nouvelobs.com)

 

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En Janvier 2001, TF1 diffuse un téléfilm intitulé : " une fille dans l' azur ", Bernard Giraudeau y campe un " Pacha " du Foch, la " fille " sera campé par Claire Borotra.

UNE FILLE DANS L'AZUR                                                                                                                         ***
TF1 - Lundi 8 janvier 2001 à 20h50

Téléfilm réalisé par Jean-Pierre Vergne avec Claire Borotra, Richard Bohringer et Bernard Giraudeau.
 

"Léa Daumas a depuis l'enfance une vocation : voler. Aux commandes de son hélicoptère, elle va sauver des vies qu'elles soient civiles ou militaires. Affectée à bord du porte-avions Foch, c'est au sein de cette ville hermétiquement close de 2 000 habitants que le destin va mettre Léa en présence des deux hommes qui l'aiment : Nicolas et David."

 

Adaptation magnifiée des aventures professionnelles du LV Zanatta-levet, première femme pilote de Super-Frelon et conseiller technique, ce téléfilm met en scène la vie d'une pilote de la 33 F. Fera sourire tous les marins, mais étonnera aussi peut-être par le bon esprit du film.

Ironie du sort, Bernard Giraudeau, pacha du Foch dans le film, est un ancien marin: 
"Je me suis engagé à 15 ans dans la Marine. J'ai commencé comme arpette à l'école des mécaniciens à Saint-Mandrier. J'ai fait 2 tours du monde avec la Jeanne. Alors, jouer le pacha du Foch, c'est émouvant !". 

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Bernard Giraudeau, Claire Borotra, Jean-Michel Tinivelli, Jerome Anger dans " Une fille dans L' azur ".

 

La mort de Bernard Giraudeau, ancien matelot et écrivain de marine (actualisé)

(mise à jour : )

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On apprend la mort, ce matin, de Bernard Giraudeau, à l’âge de 63 ans, des suites d’un cancer. Né en 1947 à La Rochelle, fils d’un militaire de l’armée de terre, il entre à 16 ans à l’Ecole des apprentis mécaniciens de la Flotte dont il sort premier. De 1964 à 1966, il participe aux deux premières campagnes d’application du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, comme «bouchon gras» (mécanicien). Après deux tours du monde, il embarque ensuite à bord de la frégate Dusquesne puis du porte-avions Clemenceau.

Interessé par la carrière d’acteur, il entre en 1970 au Conservatoire d’art dramatique. On sait le succès qu’il rencontrera. Dans les années 2000, il se met à l’écriture et obitent là encore un grand succès auprès du public. Revenant à ses premières amours, il accepte le titre d’Ecrivain de marine, en 2004, dont il portait volontiers l’uniforme.

Il était le parrain de la première promotion de l’Ecole des mousses, qui vient d’être recréée.

«Marin de coeur et de raison, il était très loyal et fidèle à la Marine» confie le capitaine de vaisseau Loïc Finaz, lui aussi membre des Ecrivains de marine. «Au delà de l’amitié dont il me faisait l’honneur, je pense que Bernard Giraudeau était un très grand écrivain. Ses »Dames de nage« est un livre d’une grande humanité, incroyablement bien écrit. Il est possible que, demain, on se souvienne plus de lui comme écrivain que comme acteur».

 

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( source : Secret Défense / Libération )

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Bernard Giraudeau écrivain de marine à bord de la Jeanne d' Arc.

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  • Staff

UNE FILLE DANS L'AZUR  

Très beau film que j'ai apprécié avec la présence de Claire Borotra.!   

Le sommet émouvant fut le couple Marcel Cerdan - Edith Piaf qui fut ressenti comme un désastre National du fait - également - que le boxeur se rendait aux USA pour un combat au titre prestigieux.

Bernard Giraudeau  (et sa compagne Anny Duperey) furent d'excellent acteurs et son épouse continue sa carrière. J'ignorais l'écrivain "Marine" que fut Bernard Giraudeau et sa présence sur la Jeanne d'Arc.

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Moins surprenant le grand navigateur Eric Tabarly même si tout le monde connait l' attachement de ce grand marin à la Marine Nationale, peu savent qu' avant d' être officier et navigateur il fut second maitre ( officier marinier ) et pilote dans l' aéronavale.

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Éric Tabarly est un navigateur français, né le à Nantes et mort le à la suite d'une chute à la mer1. Officier marinier pilote de l'aéronautique navale, puis officier de marine jusqu’au grade de capitaine de vaisseau2, il se passionne très tôt pour la course au large et remporte plusieurs courses océaniques telles l'Ostar en 1964 et 1976, mettant fin à la domination anglaise dans cette spécialité. Il forme toute une génération de coureurs océaniques et contribue par ses victoires au développement des activités nautiques en Bretagne et en France. Bien que très attaché à son vieux Pen Duick de 1898, il joue également un rôle de pionnier dans le développement du multicoque en concevant son trimaran Pen Duick IV (1968), un des tout premiers multicoques de course au large, confirmant la suprématie de ce type de bateau sur les monocoques

( source Wikipédia )

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Le second maitre de 2éme classe ( il n' y a plus de 2éme et 1er classe pour ce grade aujourd'hui ) Tabarly, remarquer son brevet de pilote épinglé sur sa poche de poitrine droite.

En 1952, Éric Tabarly s'engage dans la Marine nationale. Il est admis à Saint-Mandrier-sur-Mer comme pilote dans l'aéronautique navale et vole sur Stampe SV-4 pour ses débuts (à la base de Khouribga au Maroc). Il effectue ensuite sa spécialisation multimoteurs à Agadir (Maroc) sur Beechcraft SNB/JRB et Avro Lancaster. Il sert ensuite à la BAN Tan-Son-Nhut (Indochine française) dans la flottille 28F qui met en œuvre des PB4Y Privateer de patrouille maritime. Il effectue environ 1 000 heures de vol, en particulier au cours de la guerre d'Indochine. Après avoir suivi le CPEOM (cours préparatoire des élèves officiers de marine), il est admis en 1958, à sa deuxième tentative, à l'École des Élèves Officiers de Marine (EOM), dont la scolarité se confond avec celle de l'École navale et où il se distingue entre autres par ses capacités sportives.

( source Wikipédia )

Eric Tabarly est mort en mer il y a dix ans, le 13 juin 1998. Si le navigateur est mondialement connu, sa carrière militaire l’est un peu moins. Eric Tabarly s’est engagé dans la Marine nationale en février 1953, à 22 ans. Il opte pour l’aéronavale, comme officier marinier. Formé au Maroc sur Stampe et T-6, il est qualifié pour piloter les Lancaster, les gros bombardiers quadrimoteurs britanniques utilisés à l’époque comme avion de patrouille maritime. Il vole ensuite sur Privateer, la version navale du B-24 américain. En 1955, il est affecté en Indochine. Il totalise un millier d’heures de vol.

En 1958, il intègre l’Ecole navale sur concours interne. A la sortie, bon dernier, il sert d’abord comme second sur un dragueur de mines à Cherbourg, puis un Edic à Lorient. En 1954, il remporte la Transat à bord de Pen Duick. Désormais, s’il reste officier de marine, il se consacre essentiellement à la voile. Atteignant la limite d’âge, Il quitte la Marine le 24 juillet 1985 avec le grade de capitaine de frégate.

Voici, grâce à l’excellent site Netmarine, une photo peu connue d’Eric Tabarly (dernier à droite) lorsqu’il servait à la 28 F, en 1955.

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( source Secret Défense / Libération 13 juin 2008 )

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L' enseigne de vaisseau de 1er classe Tabarly en tenue de soirée, recevant un prix.

Le 19 juin 1964, un jeune officier de la marine nationale, Eric Tabarly, encore inconnu du grand public, remportait la 2e édition de la Transat anglaise en solitaire et devenait héros national.

 

Une course décisive qui lancera la mode Tabarly

Lorsqu'Eric Tabarly arrive à Newport après 27 jours, 3 heures et 56 minutes et décroche la 1re place du podium, personne ne s'y attend. Parti de Plymouth en Angleterre il ne se doute aucunement de sa position à son arrivée sur les côtes américaines. C'est seulement à quelques dizaines de milles de la ligne d'arrivée qu'un marin du bateau-feu lui crie "You're the first !". Peu médiatisée par rapport à aujourd'hui, la Transat anglaise en solitaire va faire de Tabarly un héros moderne. Il devance largement les 14 autres concurrents, dont le favori anglais Francis Chichester, vainqueur de la 1re édition qui avait eu lieu 4 ans auparavant.

Tabarly et sa victoire sont alors diffusés sur les unes des journaux français, mais aussi sur les radios et télévisions nationales. Le Général de Gaulle le fait chevalier de la Légion d'honneur à son passage de la ligne d'arrivée. Quelques mois plus tard, il recevra les félicitations du chef de l'état en personne lors du Salon nautique de Paris. Toute la nation se passionne alors pour ce jeune skipper tout en modestie.

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Un passionné de bateau qui s'est imposé en référence dans le monde de la voile

Eric Tabarly est militaire dans l'aéronavale pour pouvoir se payer la rénovation de son bateau de cœur, le Pen Duick. Lors de son temps libre, il régate, avec les navigateurs anglais et quelques précurseurs français, sur la Manche. En France, la course au large est encore peu répandue, mais le jeune navigateur est persuadé de pouvoir remporter la victoire sur les Anglo-saxons. Pour ce faire, il a même dessiné un bateau avant-gardiste : le Pen Duick II. Sa coque contreplaqué et polyester le rend deux fois plus léger que les bateaux des concurrents aux coques en bois qui sont persuadés qu'il faut naviguer lourd. Gilles Costantini expliquait dans Paris Match "Aujourd'hui, on reconnaît qu'un bateau léger offre moins d'inertie au choc, remonte mieux au vent et à la mer, et "fatigue" moins qu'un bateau lourd".

Dès le départ de la Transat, lors du coup de canon qui annonce la victoire, Eric Tabarly lance son SPI de 82 m2 dès les premières encablures et laisse les spectateurs bouche bée. Pourtant, cette première course en solitaire sera éprouvante puisqu'en milieu de parcours son pilote automatique tombe en panne. Il arrive cependant à dépasser ses limites et remporte sa première course à sa manière. Il se place alors en référent du monde de la voile et forme de nombreux marins qui ont marqué la course au large depuis : Olivier de Kersauson, Michel Desjoyeaux, Titouan Lamazou ou encore Philippe Poupon.

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( source bateau.com )

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Eric Tabarly en uniforme de capitaine de frégate.

Nous sommes dans la nuit du 12 au 13 juin 1998, un peu avant minuit, au large des Pays de Galles. Alors qu’il convoie son Pen Duick, pour un rassemblement de voiliers en Écosse, Eric Tabarly tombe à l’eau en pleine nuit et se noie. Ses 4 équipiers ne réussiront pas à le sauver. 

Éric Tabarly a notamment remporté la Transatlantique en solitaire (1964, 1976), la course du Fastnet (1967), la Transpacifique (1969), La Transatlantique en double Le Havre-Carthagène (avec Yves Parlier, 1997). Il fut en quelque sorte le père de l'école française de la course au large, qui verra s'illustrer de nombreux marins qui se sont formés en naviguant comme équipiers du Breton à leurs débuts : Alain Colas, Marc Pajot, Titouan Lamazou, Philippe Poupon...
Tabarly aura navigué toute sa vie. Les dernières années de son existence, il navigua surtout en croisière en Méditerranée, en Bretagne et aux Antilles, mais il prit également part à des compétitions. La dernière grande épreuve qu'il remporte est Le Havre-Carthagène (Colombie) en 1997, dans la catégorie monocoques. À cette occasion, il navigue en double au côté d'Yves Parlier à bord d'Aquitaine-Innovations

  • Par Sylvaine Salliou
  • Publié le 13/06/2013 | 10:43, mis à jour le 13/06/2013 | 18:14

( source France 3 Région )

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  • Administrateur

Merci Berogeitabi.

Bernard Giraudeau est un exemple pour les jeunes dont ceux qui font ou qui veulent faire l' école des mousses ( dont il était le parrain ) en commencent en bas de l' échelle et en gravissant les barreaux.

Pour rebondir sur Eric Tabarly, notons que le navigateur s' entoura d' équipiers, tel le vicomte Olivier de Kersauson de Pennendreff surnommer " l' amiral ".

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En 1967, il effectue son service militaire, à la demande d' Eric Tabarly il sera affecté sur la goélette Pen Duick III où il terminera avec le grade de... quartier maitre.

SOUVENIRS. Olivier de Kersauson n'est devenu vraiment le second de Tabarly que le jour où ce dernier a dit à l'équipage : "Quand Olivier parle, c'est moi qui parle."

E.Pain/Divergences

Retiré de la compétition, le navigateur revient sur son parcours dans un livre où le "pirate" breton n'a rien perdu de son franc-parler. Il ouvre aussi son carnet de bord intime. Extraits.

 L'Express en publie en exclusivité des extraits: 

Tabarly 

Dans mon métier de marin, la postérité n'est pas pensable. [...] Seul Tabarly a laissé des choses car c'était un génie. 

 
 

Un génie est un type qui a des idées que les autres n'ont pas. Eric a inventé des bateaux. Il a fait évoluer le monde maritime. Sa culture était considérable : Eric était une encyclopédie flottante. 

Dans le yachting, c'est très net, il y a un avant et un après Tabarly. Moi, je n'ai fait que perfectionner des choses qui avaient été mises en exergue. Moi, j'ai du talent mais pas de génie. 

 

Un génie est un mec capable de mettre en application une pensée qui n'a pas été accomplie. C'était le cas d'Eric. 

Tabarly avait la perception simple de ce qui doit être fait. C'est énorme. Un peu comme, la première fois, le mec qui, au sortir de sa grotte préhistorique, a l'idée de durcir son épieu au feu pour que la pointe transperce mieux le mammouth. 

Mai 1968 

Le monde de mon enfance est viscéralement conservateur, non seulement en France, mais partout. Les gens ne sont pas libres. Je le constate chez nous, mais aussi dans les pays de l'Est, en URSS. Quand je m'aperçois que des gens de mon âge ne peuvent pas circuler (et c'est circuler qui déjà m'intéresse), je me dis que ce monde est complice de sa propre torture. Qu'il faut s'éclipser au plus vite. 

Et puis, il y a les événements de 1968, à Paris : je fais mon service militaire à La Trinité-sur-Mer en "vivre isolé" - je suis soldat mais je vis tout seul. Quand je les ai entendus parler de leur "révolution", j'étais tordu de rire ! Les seules choses qui m'aient amusé furent les slogans : "Il est interdit d'interdire." Mai 68 est une histoire d'enfants gâtés. Ces types qui révolutionnent n'ont pas connu le même monde que moi. Ce n'est pas Mai 68 qui fait changer les idées, c'est parce que les idées ont changé que Mai 68 arrive. 

Les débuts 

Je m'inscris à l'école de voile car c'est le seul moyen de naviguer lorsque l'on n'a pas de bateau. Très vite, je ne deviens pas le patron mais celui auquel le patron n'ose rien dire. C'est ce que je suis toujours, d'ailleurs, dans la vie : un type auquel les patrons n'osent rien dire ! 

Puis je pars à La Trinité pour naviguer sur les bateaux des autres. 

Enfin, les bateaux ! Il y en a 20 dans le port. Il m'arrive, avec des amis, de piquer la nuit des yachts à des propriétaires qui vivent à Nantes (à l'époque, Nantes, c'est loin) et de les ramener au port de La Trinité au petit matin, sans que le proprio se soit aperçu de rien - on irait en prison pour ça aujourd'hui. J'ai 16 ans, il faut bien emmener les filles se promener... L'été, je garde les bateaux. Bientôt, je suis embarqué comme équipier. C'est le début du monde professionnel. 

Mis à part Tabarly (qui est professionnel en 1964), il n'y a pas de gens dont la mer soit le métier. Je rencontre les frères Vanech, dont le père a un chantier naval : on va chercher des bateaux en Hollande et on les ramène en France. Je commence à faire de grands voyages. Je rencontre aussi Tabarly, qui est officier de marine et qui me dit : "Si tu fais ton service dans la marine, je t'embauche." [...] 

Yves Guégan est avec moi, il fait son service aussi : nous allons bientôt courir sur Pen Duick III, une goélette de 19 mètres. J'ai 23 ans et nous allons courir avec Eric : la Gotland Race (Suède), la Middle Sea Race, la Fastnet Race (Angleterre), Plymouth-La Rochelle, Sydney-Hobart, Sydney-Nouméa, Ouvéa-Sydney... 

Je suis toujours militaire, je n'ai pas un rond (je touche l'équivalent de 20 francs par jour). Pen Duick III est financé par Eric en fonds propres, il est officier de marine, on lui fiche la paix, on le laisse courir avec son bateau (le ministère de la Jeunesse et des Sports l'aide un peu). Quand on déchire un spi, nous savons très bien que nous sommes surtout en train de lui déchirer deux mois de salaire ! Il n'y a pas d'argent. Je suis prêté par la marine à Tabarly. On se démerde. Nous partageons nos frais de bouffe. A l'époque, il n'y a pas d'argent dans le yachting : il arrivera avec la première Route du Rhum, en 1978 (ce qui scandalisera tout le monde). 

Je suis resté huit ans avec Eric. Il avait, pour moi, toutes les clefs du monde que je voulais connaître. A l'époque le monde industriel français se demande comment l'aider - tant il est créatif, ingénieux. Il suscite la passion. C'est le bureau d'études de chez Dassault qui règle nos problèmes techniques ! 

Je deviens véritablement le second de Tabarly sur Pen Duick VI pendant le tour du monde (1973), quand Eric dit à l'équipage : "Quand Olivier parle, c'est moi qui parle" (il le dit en Australie). 

L'évolution du sport 

Quand je suis parti avec Tabarly autour du monde, nous disposions de cartes qu'Eric avait récupérées auprès de la Marine nationale française. Parfois, sur ces cartes, il y avait marqué : Terra incognita (je me rappelle cette inscription sur la Tasmanie). [...] 

Il y a trente ans, à bord, on mangeait ce qu'on pouvait. Durant mes dix dernières années de course, de records, mes repas étaient analysés par des nutritionnistes - ils avaient calculé les besoins biologiques de l'équipage. 

A l'époque, il fallait emmener l'eau douce dans des cuves. Aujourd'hui, quand le groupe électrogène tourne à bord, on fabrique son eau. Je me souviens qu'avec Tabarly nous récupérions l'eau douce dans les voiles - pour se laver mais aussi pour boire quand nous commencions à être un peu à court -, sur la Whitbread, par exemple. Idem sur Pen Duick IV (plus rien à boire), en sortant de Panama, en montant sur Los Angeles-Honolulu : nous récoltions de la pluie pour boire. [...] 

Au cours des premières Whitbread sur Pen Duick, il y a une radio BLU sur laquelle on peut parler de temps à autre, mais heureusement que nous avons un opérateur radio qui a l'habitude car ça passe une fois tous les quinze jours (en 1973, on émet en morse).


Read more at http://www.lexpress.fr/culture/livre/olivier-de-kersauson-le-monde-comme-il-me-parle_1283362.html#BvBGLvEFW945eePE.99

( source l' Express )

 

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Olivier de Kersauson, une autre figure que j'apprécie, en particulier par son franc parler et sa manière de s'exprimer.

J'ai envie de vous citer deux ou trois de ses réflexions:

"Le bac, espèce de rafiot à fond plat, décrété utile pour passer des rives de la stupidité à celle de l'intelligence"

"Je disais à mon fils Arthur: j'ai 69 ans et je n'ai jamais eu à t'accompagner à la gare pour partir sur le front de l'Est. J'estime que c'est un grand privilège"

"Morts pour la France! Cela me retourne toujours... Je suis vivant. Mais aussi assez amer de voir que les Français ne fassent plus de noeuds à leur mouchoir pour se souvenir des sacrifices de leurs pères et cette liberté gagnée dans le sang."

 

Voilà en trois phrases pourquoi j'apprécie fortement ce sacré bonhomme. 

 

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Restons dans le milieu de la mer et de l' exploration sous-marine, de la flore et de ses habitants, avec le célèbre Commandant Cousteau.

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Jacques Yves Cousteau avant d' être explorateur océanographique fut officier de la Marine Nationale.

En 1930, après avoir fait ses études préparatoires au Collège Stanislas de Paris, il entre à l'École navale de Brest à bord de la Jeanne d'Arc, navire-école de la Marine, et y devient officier canonnier en 19334. Il se destine à être pilote de l'Aéronautique navale mais un accident de la route en 19355 lui impose une convalescence forcée à Toulon qui prend fin en 1936 avec une affectation sur le cuirassé Condorcet. C'est à bord de ce bâtiment que Cousteau rencontre pour la première fois Philippe Tailliez, qui lui prête aussitôt des lunettes sous-marines Fernez, ancêtres des actuelles lunettes de natation. Il les utilise au Mourillon et est impressionné par la beauté de la vue sous-marine d'un banc de mulets qui évoluent sur une roche couverte de végétation, ce qui le décide à consacrer sa vie à l'exploration subaquatique

En 1938, Tailliez rencontre lors d'une chasse sous-marine un autre chasseur du nom de Frédéric Dumas, qu'il présente à Cousteau. Ainsi réunis les trois forment un trio d'amis consacré à la recherche subaquatique, trio que Tailliez baptise des années plus tard sous le nom affectueux des « Trois Mousquemers »

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Cousteau appartient également au service de renseignements de la marine française et à ce titre, est envoyé en mission à Shanghai. En 1940, il est assigné au service de contre-espionnage, à Marseille, et son commandant lui donne toutes facilités pour continuer ses expériences de plongée lorsque son service le lui permet

Faits de guerre (1939-1944)

Jacques-Yves Cousteau participa comme tous les marins français aux opérations Alliées de septembre 1939 à juin 1940, et notamment, en tant qu'officier canonnier, à l'Opération Vado contre l'Italie. Ayant des amis parmi ses homologues italiens, il rapporte avoir pleuré en service durant le bombardement de Gênes. Mis comme ses collègues en congé d'armistice après juin 1940, il ne cesse pas ses activités pour autant et en 1941, à la demande de son voisin Darlan7 monte une opération contre les services italiens de renseignement en France8. Pour ses faits de guerre, Cousteau a reçu plusieurs décorations militaires dont la croix de guerre 1939-1945 « avec palme et deux citations »

 

 

 

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Les histoires de mer sont souvent liées à de solides amitiés. Les débuts sous-marins du commandant Jacques-Yves Cousteau ne font pas exception : au départ il y eut un trio, né avant la guerre, Jacques-Yves Cousteau, Philippe Tailliez, Frédéric Dumas, qui allait révolutionner le monde de la plongée pendant des décennies. En 1975, Philippe Tailliez inventa, pour le définir, l’expression devenue célèbre de « Mousquemers ». Voici comment ces trois amis, pionniers, inventeurs, ont bouleversé pour toujours notre rapport à l’océan.

Il nous paraît aujourd’hui naturel de plonger, munis de palmes, d’un masque et d’un tuba ou d’une bouteille de plongée… Pourtant il a fallu de nombreux inventeurs, nageurs et aventuriers, pour confectionner, au fil des années, ces outils qui permettent à tout un chacun de jouer aujourd’hui les hommes-poisson.

La genèse des Mousquemers

Le premier Mousquemer, Philippe Taillez

Situons l’époque : le sud de la France, 1936. Rares sont ceux qui s’aventurent sous la surface : les chasseurs sous-marins utilisant un matériel bricolé sont traités de « fadas » ou de braconniers des mers. Philippe Tailliez, de cinq ans l’aîné de Cousteau, est alors lieutenant de vaisseau à Toulon. Il est né en 1905, l’année de la mort de Jules Verne ; enfant, il dévore les lettres de son père, officier de la Marine en poste à Tahiti, qui décrivent les exploits des plongeurs de perles. Champion de natation à l’École Navale, Philippe se passionne pour la plongée sous toutes ses formes. Il n’a que vingt ans lorsqu’il rencontre le commandant Le Prieur, qui venait d’inventer, avec l’aide de Maurice Fernez, un scaphandre autonome, s’inspirant des bouteilles d’air comprimé mises au point par Michelin pour le gonflage des pneus.

Le Prieur Trocadero

En 1936, Tailliez était l’un des rares à disposer de lunettes binoculaires sous-marines de qualité, d’une arbalète, d’un tuba et d’une paire de palmes qui lui permettaient de plonger avec assiduité. En ces débuts de la plongée libre, c’est surtout la passion de la chasse sous-marine qui pousse ces jeunes hommes à explorer le monde nouveau s’offrant à eux sur la côte sud, à Sanary, Marseille, Nice ou Antibes. La plupart plongent sans palmes, avec une lance en bois ou une arbalète de fortune. Autant dire que lorsque deux passionnés se rencontraient, ils sympathisaient d’emblée.

Le second Mousquemer, Jacques-Yves Cousteau

Lorsque mes yeux s’ouvrirent dans la mer…

C’est à bord du Condorcet, cuirassé en rade de Toulon, que les lieutenants de vaisseau Cousteau et Tailliez se lient d’amitié autour de leur passion : la mer. À cette époque, Cousteau se remet à peine d’un grave accident de voiture. Les chirurgiens avaient voulu l’amputer d’un bras, mais il avait vaillamment refusé l’opération ; après cinq mois d’hôpital, le convalescent doit reprendre des forces. Pour sa rééducation, Jacques-Yves Cousteau nage beaucoup, souvent en compagnie de Philippe. Voici comment, dans le Monde du silence, il décrit la révélation décisive qui fut la sienne à Brégançon, au creux d’une baie qu’ils appelaient « La Polynésie » :

« J’ajustai mes premières lunettes Fernez, prêtées par mon nouvel ami, Philippe Tailliez. Je mis la tête dans l’eau et j’ouvris les yeux. Jusqu’à cette minute, j’avais été un officier canonnier de la Marine, parcourant les mers sans beaucoup me soucier de ce qu’elles renfermaient. J’étais un bon nageur, soucieux seulement de perfectionner mon crawl. La mer était avant tout une mixture salée qui me brûlait les yeux… Le modeste spectacle des fonds du Mourillon fut une révélation : là dans un mètre d’eau, de beaux poissons argentés évoluaient au-dessus de petites roches moussues, posées sur un sable grisâtre. En me redressant, je vis un tramway, des poteaux télégraphiques, des gens portant des chapeaux… Puis, remettant la tête dans l’eau, toute une civilisation disparut. Je me retrouvais dans une jungle survolée par des nageurs décapités… Parfois un minuscule événement peut bouleverser le cours de notre vie, si nous avons la chance d’en prendre conscience, d’écarter sans hésiter l’ancienne existence et de nous précipiter dans la nouvelle. C’est ce qui m’arriva en cette journée d’été au Mourillon, lorsque mes yeux s’ouvrirent dans la mer. »

 

Philippe Tailliez

Le troisième Mousquemer, Frédéric Dumas

Un plongeur d’exception

Un jour de 1938 qu’il chasse en baie de Sanary, sur les récifs du Gao, Philippe Tailliez sent le poids d’un regard au-dessus de lui : c’est Frédéric Dumas, un homme dont les exploits de chasseur sous-marin sur ces côtes, « défrayaient la chronique ». Cet homme, surnommé « Didi », plongeur exceptionnel, « hippie avant l’heure » dira Philippe, allait devenir le troisième Mousquemer. Laissons-le raconter la rencontre dans son journal, ainsi que sa découverte émerveillée du tuba et des palmes :

« Ayant exploité les terrains de chasse de Sanary, je vais prospecter les environs ; c’est ainsi qu’un jour, en 1938, je vois un homme-poisson bien plus évolué que moi. Sa tête ne sort jamais de l’eau, il plonge constamment, et quand il remonte, l’eau jaillit d’un petit tuyau fixé sur son bonnet de bain, il a aux pieds des nageoires en caoutchouc. »

Comme pour Cousteau, la mer et la natation ont servi de remède à Frédéric Dumas, né à Albi en 1913 : l’enfant est fragile et, sur le conseil des médecins, la famille décide d’aller vivre sur la Méditerranée, à Sanary. C’est là, dans la baie de Portissol, qu’il fait connaissance avec le monde sous-marin, inspiré par un Canadien nommé Lemoigne (« l’incroyable Lemoigne, témoigne Cousteau, pénétrait sous l’eau et y tuait des poissons avec une fronde »). En compagnie de cette force de la nature, Frédéric Dumas, parfois accompagné de ses deux frères, plonge et chasse, sans palmes ni tuba, avec une arbalète composée de caoutchouc sur une tringle à rideaux, ce qui ne l’empêche pas de rapporter loups, saupes, sars, liches, mérous, etc. Ainsi, en 1938, avec la rencontre de ce formidable nageur et plongeur qu’est Frédéric Dumas, se forme ce trio, les Mousquemers (nom qui s’impose d’autant plus avec l’arrivée d’un Dumas !), qui allait inventer la plongée moderne.

 

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La guerre 1940-1945

Séparation des Mousquemers

Cependant, au nord, la guerre gronde et se rapproche. Les trois compères savent que leur liberté est comptée. Ils s’en donnent à cœur joie, mais sentent que c’est la fin d’une époque. Profitant du temps qui leur reste, les trois Mousquemers repoussent leurs limites. Frédéric Dumas remonte des poissons de plus en plus gros. Il fait même le pari de rapporter cent kilos de poisson en une matinée de chasse, ce qui fut accompli avec une liche de trente-sept kilos et quatre mérous ! Cousteau nage et voyage. De son côté, Philippe Tailliez chasse plus loin et plus profond, ce qui lui coûte presque la vie de froid et d’épuisement, un jour de décembre à Carqueiranne, alors qu’il poursuit des loups dans une eau à onze degrés. (N’oublions pas que la combinaison de plongée n’a pas encore été inventée !)

L’été 1939 est leur dernière saison de chasse sous-marine pour les Mousquemers avant l’arrivée du cauchemar qui ronge l’Europe. Jacques-Yves Cousteau fait alors des essais sur des scaphandres « à faux-poumons » et des combinaisons de plongée. Frédéric Dumas chasse des poissons toujours plus gros, toujours plus profond. Philippe Tailliez se passionne pour la photo subaquatique et filme des scènes de chasse avec une Pathé-Baby dans un caisson de verre. Leur sport devient si populaire sur la côte, que le poète Jean Giraudoux lui-même les contacte pour s’initier à la plongée. Mais la guerre vient tout bouleverser : Cousteau est nommé officier canonnier à bord du croiseur Dupleix surveillant la zone Atlantique entre le Sénégal et les Bermudes, Philippe Tailliez rallie le destroyer Valmy à Bizerte et Frédéric Dumas est envoyé monter la garde dans les Alpes comme caporal muletier.

Les premières armes des Mousquemers

Il faut attendre l’Armistice, en 1941, pour que l’équipe des Mousquemers se reforme à Sanary, avec le ralliement d’un quatrième Mousquemer, comme dans le roman du grand Dumas, en la personne du mécanicien et bricoleur de génie, Léon Vêche. C’est lui qui les aide à confectionner, entre autres, un caisson étanche pour la caméra 35 mm achetée par Cousteau. Car c’est par l’image que ces mousquetaires de l’âge aquatique vont gagner leur combat. Les trois hommes plongent et filment tant qu’ils peuvent pour immortaliser les exploits de Didi. « Dumas, écrit Philippe Tailliez, c’était le dieu de l’eau, il y faisait ce qu’aucun d’entre nous n’était capable de faire, non par sensibilité, mais par nature, par philosophie. Il jouait avec elle… » En réalisant un premier film sous-marin, les Mousquemers retrouvent leur passion commune et tentent d’oublier les horreurs de la guerre. Ils testent leur nouvelle caméra étanche dans cet archipel des Embiez qu’ils connaissent si bien, ce qui donne le film Par dix-huit mètres de fond qui fera un tabac au Gala de l’Aventure, présenté par Cousteau au Palais de Chaillot.

Leon Veche

C’est une idée fixe de Jacques-Yves Cousteau : inventer un scaphandre totalement autonome et pouvoir librement filmer sous l’eau. En 1942, le beau-père de Cousteau, Henri Melchior, cadre à l’Air Liquide, l’écoutant parler de ses problèmes techniques, propose de lui présenter l’ingénieur Émile Gagnan, inventeur d’un détendeur servant à réguler l’alimentation en gaz pour l’éclairage ou les voitures à gazogène. Cette rencontre fut l’étincelle : ce détendeur était le chaînon manquant qui allait enfin permettre au scaphandre Cousteau de devenir autonome ! Le détendeur fut adapté à une utilisation subaquatique et humaine et de cet heureux mariage naquit le fameux scaphandre « Cousteau-Gagnan » (breveté en 1943) qui permit à l’exploration sous-marine de faire un bond quantique.

Le choc des images des Mousquemers

Depuis le terrible sabordage de la flotte française en rade de Toulon le 27 novembre 1942, les Mousquemers souhaitaient à tout prix tourner un film sur ces nombreuses épaves éparpillées entre Marseille et les îles d’Hyères. En cet été 1943, en pleine Occupation, les Mousquemers et leurs familles se retrouvent réunis à Bandol, dans « une grande villa style 1900 dont le jardin, rempli de pins, descendait jusqu’à la mer. »

Le grand événement, cet été-là, fut l’arrivée, un matin de juin, du fameux scaphandre (« Jamais enfant n’ouvrit le paquet contenant son cadeau de Noël avec plus d’impatience que nous » se souvient le Commandant). Tour à tour ils font de prudents essais, puis finissent par oser s’aventurer de plus en plus loin sous la surface. Leur joie est immense : « Revenus au rivage, raconte Philippe Tailliez, nous dansions de plaisir. Nous savions déjà en toute certitude que cet outil, la paix revenue, ouvrirait aux hommes, toutes grandes, les portes de la mer. »

Cinq mois durant, la fine équipe des Mousquemers plonge avec la caméra sur les épaves de guerre, jusqu’à des profondeurs de moins 40 mètres, démontrant à loisir l’extraordinaire liberté de mouvement que leur procure ce scaphandre. Leurs images filmées en 35 mm vont stupéfier le public et le film de 28 minutes Épaves fera le tour du monde. Souhaitant valider de façon plus formelle l’efficacité du scaphandre, Cousteau organise, le 17 octobre 1943 devant l’île Maire (au sud de Marseille), une démonstration avec officiels, ingénieurs et huissiers. Ce jour-là, Frédéric Dumas descend à 62 mètres, profondeur historique jamais atteinte par un scaphandre autonome. L’ère de la plongée libre est ouverte.

L’après guerre

L’ancêtre de la Calypso

Le record de Frédéric Dumas ainsi que le succès du film éveillent l’intérêt de la Marine. L’amiral gaulliste Lemonnier, impressionné par le film, charge Philippe Tailliez et Jacques-Yves Cousteau de diriger une commission destinée à montrer le type de services que pourrait rendre le scaphandre autonome. C’est ainsi que fut créé le GRS (Groupe de Recherches Sous-marines). Très vite, en mai 1945, Frédéric Dumas, le troisième Mousquemer, devient collaborateur scientifique.

Dès 1945, le GRS se donne un vaste programme : repérage et photo des épaves, récupération de torpilles allemandes et d’engins expérimentaux, expertise des appareils respiratoires. En 1947, le groupe obtient de la Marine un petit navire, l’aviso Élie Monnier, qui va leur permettre de poursuivre plus loin leurs recherches. À son bord, les Mousquemers effectueront de nombreuses missions : déminage, sauvetage, exploration, tests physiologiques, archéologie sous-marine, soutien logistique… Cet aviso de la Marine préfigure à lui seul toute une génération de navires de recherche qui verront le jour par la suite, dont la célèbre Calypso.

 

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« L’Élie Monnier nous orienta vers l’océanographie », raconte Cousteau. « Grâce à lui, nous fîmes de passionnants voyages d’étude en Corse, en Sardaigne, en Tunisie, au Maroc et en Atlantique tropical. Des savants embarquaient parfois, élargissant notre connaissance de la mer, eux-mêmes s’initiant aux possibilités du scaphandre autonome comme instrument d’observation directe. » Le vaillant petit aviso sert aussi de plateforme à des plongées profondes et à l’observation du phénomène dit « ivresse des profondeurs ». Cette année-là, Frédéric Dumas frôle les 100 mètres.

Viennent enfin les missions d’appui aux plongées du bathyscaphe, qui se transforma en mission de sauvetage du FRNS 2 de Piccard en 1948, au large de Dakar. Par la suite le groupe à bord de l’Élie Monnier servira d’appui et d’assistance aux plongées du FRNS 3 qui descendit jusqu’à 4 000 m de fond. On le voit, la porte des océans s’ouvre de plus en plus grand.

Les Mousquemers, des livres et un film…

Les Mousquemers ne se contentent pas d’avoir l’esprit aventurier ou scientifique, ce sont aussi des écrivains qui vont publier plusieurs livres sur ces passionnantes années. Le premier ouvrage de Philippe Tailliez s’appelle Plongées sans câble (1954) ; celui qu’écrivent ensemble Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas, Le Monde du silence (1953), donnera son titre au film tourné quelques années plus tard. Voici comment Cousteau définit le plus connu au monde des livres de plongée : « Nos quatorze premières années d’aventures sous-marines ont abouti à l’armement, à l’équipement et à la mise en œuvre de la Calypso, le navire de recherches océanographiques français le plus moderne. Le Monde du silence est notre journal pendant toute la période, riche en péripéties, qui a précédé la Calypso»

C’est en 1955, à bord de la Calypso, que commence le tournage du film du même nom, avec un jeune et talentueux cinéaste de 23 ans, Louis Malle. L’année suivante, le film remporte la Palme d’or au Festival de Cannes 1956. Jamais Palme n’aura aussi bien porté son nom ! Le public est fasciné par la découverte de cet univers sous-marin qui, à l’époque, paraît inaccessible. Et voilà que ce plongeur merveilleux, Frédéric Dumas, entreprend de danser un véritable ballet avec Jojo le mérou, séquence applaudie dans le monde entier.

Calypso Cousteau

Ensemble ou séparément, ces trois pionniers ont continué à faire évoluer le monde de la plongée. Le commandant Cousteau, fort de ces années d’amitiés et de découvertes, nous a fait connaître les beautés de la mer. Connu dans le monde entier, il s’est éteint à Paris en 1997, à l’âge de 87 ans. Frédéric Dumas est mort à Toulon en 1991, à 78 ans, après s’être passionné pour l’archéologie sous-marine, tout comme Philippe Tailliez, considéré comme l’un des pères de la plongée moderne, mort lui aussi à Toulon en 2002, à 97 ans.

1936-1956 : Vingt années d’une richesse incroyable. En moins d’une génération, on est passé des balbutiements de la plongée à une popularisation fulgurante du phénomène. Palmes, masques et tubas sortent par milliers des usines. Jacques-Yves Cousteau, tel le d’Artagnan des mers, a su entraîner dans son sillage une multitude de passionnés de tous âges.

Aujourd’hui les outils les plus perfectionnés sont accessibles à tous. La banalisation de la combinaison a révolutionné notre accès à l’eau, été comme hiver. On traverse l’océan en solitaire sur de frêles esquifs, on plonge à moins 500 m avec un mélange respiratoire ou à 200 m en apnée, on surfe des vagues de plus de 20 mètres et jamais l’engouement pour l’océan n’a été aussi fort, en particulier parmi la jeunesse, qui pratique de plus en plus tôt la mer, et dont une bonne partie rêve d’un métier en relation avec l’océan. Cet engouement de la jeunesse est un signe : sur une planète à 72 % océane, où la mer monte chaque jour un peu plus, la voie à suivre est sans doute celle des Mousquemers…

( source 123 océan.com )

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En 1949, ayant atteint le grade de capitaine de corvette, Cousteau quitte la Marine pour fonder les Campagnes océanographiques françaises.

Inventions et innovations

Le scaphandre autonome moderne

Parmi les appareils et technologies que Cousteau et ses amis Dumas et Tailliez essayent entre 1938 et 1942 se trouvent l'appareil avec valve de non-retour de Maurice Fernez (alimenté en air de surface par un tube de caoutchouc), le manodétendeur « Le Prieur » et deux recycleurs fonctionnant à l'oxygène pur. Ils abandonnent l'utilisation de l'appareil Fernez lorsqu'un jour Dumas subit une rupture du tube flexible d'alimentation en air. L'appareil « Le Prieur » ne correspond pas non plus à leurs attentes car il doit être réglé manuellement pour la libération de l'air comprimé, qui en débit constant représente un gâchis important de la réserve d'air. Quant aux appareils à oxygène pur, Cousteau les fait fabriquer à des armuriers de la Marine, en s'inspirant du recycleur Davis de la Royal Navy. Il les essaye en 1939, chacun d'eux en deux occasions différentes, et lors de chaque essai, ayant atteint respectivement les profondeurs de 17 et de 15 mètres, il subit de graves symptômes liés à l'hyperoxie et perd connaissance. Il survit à chaque fois en ayant été assisté par des marins restés en surface pour le secourir en cas de besoin. Ces accidents, qui se soldèrent tous les deux par des noyades évitées de justesse, lui suffirent pour arrêter les expériences avec l'oxygène

 
« La Spirotechnique »

L'élaboration du prototype du premier détendeur moderne commence en décembre 1942, lorsque Cousteau rencontre Émile Gagnan. Ce dernier, ingénieur chez Air liquide, avait obtenu de la société Bernard Piel un détendeur Rouquayrol-Denayrouze et l'avait adapté pour faire fonctionner des gazogènes de voiture car l'occupant allemand réquisitionne l'essence. Il avait déposé à ce sujet un brevet de détendeur miniaturisé en bakélite. Henri Melchior, son patron, pense alors que ce détendeur peut rendre service à son gendre, Jacques-Yves Cousteau. Il met en contact les deux hommes, qui déposent alors en 1943 le brevet du scaphandre autonome moderne. C'est une amélioration et une modernisation des brevets d'inventions du détendeur de Rouquayrol et Denayrouze au XIXe siècle et des bouteilles du début du XXe siècle : les bouteilles d'air comprimé de la société Air liquide sont beaucoup plus sûres et à plus grande capacité en réserve d'air que l'est le réservoir en fer de Rouquayrol et de Denayrouze.

En 1946, Cousteau et Gagnan créent, au sein d'Air liquide, la société « La Spirotechnique », qui est encore de nos jours la sous-division d'Air liquide destinée à la commercialisation de détendeurs et autres équipements de plongée et siégeant actuellement à Carros, près de Nice. Cette même année, la Spirotechnique commence la commercialisation du premier détendeur moderne à être lancé sur le marché, le « CG45 » (« C » pour Cousteau, « G » pour Gagnan et « 45 » pour 1945, année de son brevet). Ouverte ainsi au grand public, la plongée autonome, de loisir ou professionnelle, est progressivement devenue une activité connue de tous. Grâce aux brevets déposés, Cousteau reçoit 5 % du chiffre d'affaires de La Spirotechnique par an

( source Wikipédia )

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  • Staff

Jamais je n’ai tant appris !

Merci Bouchon-Gras car le sujet posté est des plus complets, en particulier avec les innovations et les inventions sans parler des hommes bien entendu avec toute l'Histoire qui avec ces personnages d'exception !

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  • Administrateur

Content que ça te plaise Janmary, pour rebondir et terminer sur les Mousquemers,

Nous venons de voir Jaques Yves Cousteau, voici Philippe Tailliez :

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Officier torpilleur sur le Condorcet, Philippe Tailliez fait la connaissance d'un jeune enseigne de vaisseau à qui il fera découvrir la plongée et la nature : le canonnier Jacques-Yves Cousteau.

Passionné de cinéma, possesseur d'une caméra, ce dernier songe aussitôt à des films sous-marins, mais ce rêve mettra plusieurs années à se réaliser, et c'est donc à l'autrichien Hans Hass que revient le mérite du premier tournage d'un film sous-marin, en 1939 aux Antilles.

En 1938, Philippe Tailliez rencontre aux îles des Embiez dans le Var un chasseur sous-marin déjà réputé : Frédéric Dumas.

Le trio Tailliez-Cousteau-Dumas (que Tailliez surnommera en 1975 « les Trois Mousquemers ») marquera l'histoire de la plongée.

Mais la Deuxième Guerre mondiale va temporairement séparer leur équipe et Philippe Tailliez va notamment participer à la campagne de Syrie, un combat naval qui opposera la marine de Vichy à la marine britannique.

En congé d'armistice après le sabordage de la flotte française à Toulon, le trio Tailliez-Cousteau-Dumas tourne en 1942 (en apnée) le premier film sous-marin français: Par dix-huit mètres de fond, puis en 1943 (avec le scaphandre autonome « Cousteau-Gagnan » inventé peu avant) le film Epaves, avec le financement de l'entreprise de renflouage marseillaise Marcellin.

En 1945, l'amiral Lemonnier, ayant visionné ce film, confie à Philippe Tailliez la direction du G.R.S. (Groupe de Recherches Sous-Marines).

Celui-ci y fait affecter Cousteau et Dumas, et allouer un navire, l'aviso Elie Monnier, avec lequel le trio remplira d'innombrables missions de déminage, d'exploration sous-marine, de tests physiologiques (découvrant le principe des tables de plongée), d'archéologie sous-marineMahdia en Tunisie) et de soutien des premiers bathyscaphes du professeur Jacques Picard: le FNRS II en 1948 à Dakar.

Ces aventures sont racontées par Philippe Tailliez dans son ouvrage Plongées sans câble.

En 1950, Philippe Tailliez quitte le commandement du groupe -devenu G.E.R.S. (Groupe d'études et de recherches sous-marines), pour prendre celui du tender d'aviation Marcel Le Bihan qu'il conduit à Dakar, puis à Saïgon pour participer aux opérations militaires en Indochine.

Le 20 janvier 1955 il est nommé au commandement de la Flottille Rhin Nord (bâtiment base Les Vosges) à Coblence-Bingen en Allemagne de l'Ouest au sein des Forces maritimes du Rhin, où il sera bientôt rejoint par le quartier-maître de manœuvre Elies, qui avait été, en Extrême-Orient, l’un des plus solides moniteurs de sa section d’intervention sous-marine, et qui formera, puis dirigera le groupe d’intervention subaquatique de la flottille du Rhin. Le 22 avril 1956, le binôme Tailliez - Elies réalisera la première plongée dans le gouffre du Binger Loch, l'endroit le plus profond du fleuve. Tailliez raconte cette « Plongée dans la Lorelei » dans un article de la Revue Maritime, numéro spécial 172 de Noël 1960.

La tentative du président Nasser de nationalisation du canal de Suez en 1956, qui entraîne la réaction franco-anglaise de novembre 1956, marqua profondément le commandant Tailliez, qui était, lui aussi, responsable d’une partie d’un « canal » grouillant de vie, le Rhin, artère économique essentielle dont le trafic est équivalent à celui du canal de Suez : 100 millions de tonnes.

Le 1er août 1956, il rejoint une nouvelle affectation à Toulon, de nouveau dans le domaine de la plongée sous-marine.

Avec l'inventeur Heinz Sellner, rencontré en Allemagne, il se lance en même temps dans une autre aventure technologique innovante : la construction d'un bathyscaphe révolutionnaire, l'Aquarius (utilisant l'air en phases liquide/gazeuse à la place de l'essence comme fluide hydrostatique). Toutefois, faute de financements appropriés, la réalisation technique du prototype restait imparfaite et les premiers essais échouèrent : il fallut abandonner le projet - à regret - quelques années plus tard.

De 1960 à 1963, Philippe Tailliez préside la Commission technique nationale de la FFESSM et il est l'un des membres fondateurs de la CMAS (Confédération mondiale des activités subaquatiques).

Il s'investit parallèlement dans l'archéologie sous-marine et conduit de nombreux chantiers avec le concours de la Direction des recherches archéologiques sous-marines et de la Marine. Il préside, dès sa création (1982), le GRAN (Groupe de Recherche en Archéologie Navale).

Dans ses notes à son ami Jean-Christophe Jeauffre et à son biographe Patrick Mouton2, Tailliez précise qu'après sa rencontre dans les années 1950 avec Jacques Grob, un naturiste suisse installé entre Carqueiranne et Le Pradet, vivant des produits de son jardin et de pêche sous-marine, il prit conscience des limites et de la fragilité du milieu marin, alors encore jugé infiniment fertile et capable de tout absorber ; il en informa Frédéric Dumas, qui pensa les progrès scientifiques et technologiques à même de trouver des solutions ces questions, et Jacques-Yves Cousteau qui commença à douter de ces solutions et adopta (puis diffusa très largement à la télévision) des positions de plus en plus soucieuses de l'environnement. Après 1960, année de sa retraite de la Marine, Tailliez se consacra donc à la protection de l'environnement marin et fut membre fondateur du Comité scientifique du parc national de Port-Cros, créé en 1964, et de l’Institut océanographique Paul Ricard.

Capitaine de frégate à la publication de la 1re édition de son ouvrage Plongées sans câble (1954 ) Philippe Tailliez a terminé sa carrière militaire active au grade de capitaine de vaisseau. Pendant toutes ces années, Tailliez aide et conseille avec une générosité constante de nombreux passionnés de l'exploration, du cinéma et de la mer, dont certains sont devenus célèbres.

  ( source Wikipédia )

 


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Le Poisson

Bien que né en 1905 sous le signe du Taureau, Philippe Tailliez fut tout d’abord un homme-poisson et même un enfant-poisson. Felix Tailliez - Père de Philippe {JPEG} En effet, son père, officier de marine et musicien va lui apprendre très tôt à nager et Philippe va pratiquer très jeune toutes les nages de l’époque : brasse, batelière et même la nage indienne que l’on appelait aussi l’over-armstroke. Admis à l’École Navale en 1924, Philippe va faire partie de l’équipe de water-polo et découvrir le « crawl ». Mais s’il excelle dans les disciplines sportives, il est moins bon dans les études plus classiques (est-ce une conséquence de ce bégaiement dont il n’arrivera jamais à se débarrasser totalement ?) et après la croisière de fin d’études sur la Jeanne d’Arc, point d’affectation prestigieuse outre-mer, mais un poste sur le vieux cuirassé Jean Bart à l’escadre de la Méditerranée à Toulon. Là, il va poursuivre plus que jamais la pratique de la natation en tous temps et toutes saisons, ralliant son bâtiment à la nage ou effectuant le trajet Toulon-Porquerolles avec juste le soutien d’une planche, protégeant simplement ses yeux de la brûlure du sel avec des lunettes orbitales.

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Porte Hydravion Commandant Teste

Après un passage à l’école des officiers torpilleurs - ce qui lui donne cette spécialité dans la Marine - Philippe est affecté sur le porte hydravion Commandant Teste. Ce n’est pas encore un porte-avions, tel que nous l’entendons maintenant, c’est un bateau chargé de mettre à l’eau et de récupérer par des grues ou des ponts roulants, des hydravions.

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Le Pou du Ciel
Ancêtre de l’ULM, très populaire à l’époque, construit des mains de Philippe en 1934.
(© Collection Philippe Tailliez)

Très marqué par les rencontres avec tous ces marins pilotes et aviateurs dont beaucoup se sont battus contre les aéronefs allemands, notre poisson va vouloir voler ! Philippe, en effet, ne résiste pas à l’envie de se construire un « Pou du ciel [1] » genre d’ULM, assez populaire à l’époque. L’aventure se terminera dans un piqué sur la terre dés le premier décollage, Philippe restant miraculeusement indemne. Heureusement, le ministre de l’Air de l’époque, Pierre Cot, interdira à ce moment, à tout le personnel militaire ce genre de sport, sauvant probablement notre héros, prêt à recommencer. C’est pendant ces quatre ans sur le Teste (1933-1937), bâtiment très technique, bourré d’ateliers pour l’entretien des avions, des torpilles, des bombes que notre nageur va découvrir qu’il existe quelque chose en dessous de la surface de la mer.

Il rencontre, en effet, à plusieurs reprises, un officier de marine, de 20 ans son aîné, Yves le Prieur, Yves Le Prieur inventeur impénitent, qui vient de concevoir un appareil de plongée adopté récemment par la Marine. Il s’agit d’une bouteille d’air comprimé, alimentant un masque facial (yeux, nez, bouche) par l’intermédiaire d’un détendeur à main qui doit être réglé en permanence en fonction de la pression ambiante. Un travail sous-marin est possible, mais debout, tenu par de lourdes semelles de plomb. Le tuyau d’air du scaphandrier lourd est coupé comme le câble qui vient de permettre à William Beebe de descendre dans une sphère, une bathysphère, à 906 mètres dans la fosse des Bermudes (1934), mais le plongeur est pratiquement bloqué sur le fond.

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Premiers essais du scaphandre autonome Le Prieur-Fernez

Philippe va utiliser cet appareil et découvre presque pour la première fois ce monde merveilleux d’algues colorées et de poissons familiers. Il va vouloir les photographier. Avec une vieille caméra protégée par un aquarium, puis une boîte étanche plus perfectionnée qui avait été construite pour un archéologue aérien (paradoxe) le père Poidebard, il va pouvoir prendre des vues sous la mer surtout lorsqu’il aura découvert, dans un magasin de Toulon les « palettes » inventées par le capitaine de corvette de Corlieu : les premières « palmes » qui sont maintenant au Musée national de la Marine.

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Les palettes
Ancêtre des "palmes", mises au point en 1920 par Louis de Corlieu

Mais sous l’eau, il n’y a pas que la photo, et Philippe avec les palettes de Corlieu, la lunette Fernez, un pince-nez, et les premières arbalètes bricolées dans les ateliers du Teste, va faire partie de ces quelques fanatiques qui découvrent en ces années 1936/1937 la pêche sous-marine : le nageur devient pêcheur mais il ne va pas tarder à devenir plongeur.

Le Plongeur

En juillet 1937, Philippe est muté comme instructeur du cours d’électricité et de torpilles sur le bâtiment école Condorcet et là, il va faire une rencontre qui va modifier profondément le cours de sa vie et la réciproque sera vraie. Si l’enseigne de vaisseau Jacques-Yves Cousteau
et le lieutenant de vaisseau Philippe Tailliez ne s’étaient pas rencontrés, le monde de la mer aurait été découvert différemment.

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Cuirassé Condorcet

Tailliez va entraîner dans de longues séances de natation puis de pêche sous-marine Cousteau qui vient de subir un grave accident de voiture qui lui interdit la carrière qu’il souhaitait faire dans l’aviation navale ! C’est une révélation pour Cousteau et les deux officiers sont un peu les instigateurs de la folie de chasse sous-marine qui se déclare au sein de la marine toulonnaise. Mais tous deux s’intéressent aussi à la photo sous-marine et cette activité devient même la préoccupation principale de Cousteau qui abandonne assez vite la chasse. Tailliez le suivra un peu plus tard dans cette voie sauf pendant les années de restriction qui vont bientôt venir.

En Frédéric Dumas juin 1938, Philippe plongeant aux Embiez fait la connaissance de Frédéric Dumas, ingénieur, résidant à Sanary et dont la réputation de chasseur sous-marin n’est plus à faire Il le présente à Cousteau. Le courant passe, le trio est constitué. Ils ne s’appelleront que plus tard
les « mousquemers » mais pendant ces derniers mois avant la tempête, ils vont écumer les fonds sous-marins toulonnais. Philippe dépose un brevet pour un modèle d’arbalète : le Neptune. Ils mettent au point le masque de plongée avec un verre ovale découpé et une section de chambre à air. Le problème reste toujours la protection contre le froid. On essaye les pulls superposés, les couches de graisse... rien n’y fait et il faudra attendre d’abord les combinaisons en caoutchouc mince et surtout le néoprène.

Là-dessus, éclate la guerre de 39/45 et le trio va se disperser, chacun allant faire et largement son devoir. Dans la Marine structurée et disciplinée, l’appel du 18 juin est peu entendu. En revanche les attaques anglaises sur Dakar et Mers el-Kébir vont dissuader beaucoup d’officiers et de marins de rallier les Forces françaises libres ou les armées anglaises. Et même Philippe participera aux « combats aussi sans espoir qu’acharnés » de quelques contre-torpilleurs français basés à Beyrouth contre la flotte anglaise d’Alexandrie en juin et juillet 1941.

De retour à Toulon après ces opérations, Tailliez va retrouver Cousteau et Dumas. Tous les trois en congé d’armistice, ils décident de se lancer dans le tournage d’un premier film sous la mer qui sera « Par 18 mètres de fond » réalisé d’avril à novembre 1942. Tout est à inventer : boite étanche pour la caméra 35mm maniée par Cousteau, réserve d’air alimentée par une pompe qui permet de respirer jusqu’à 20 mètres, arbalète géante de Dumas, l’acteur principal de ce film. Le thème est à la fois la présentation de la faune méditerranéenne (loups, corbs, saupes, mulets...) et sa chasse au fusil sous-marin. Ce n’est pas encore très écologique, mais le succès de ce court-métrage de 15 minutes est très grand.

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A l’époque du tournage de leur tout premier court-métrage : « par 18 mètres de fond » (été 1942)
Philippe Tailliez assis, Jacques-Yves Cousteau avec son masque en caoutchouc et Frédéric Dumas portant sa fameuse arbalète géante. On reconnait également Raymond Garcy à l’extrême gauche. (© Collection Philippe Tailliez)

Après le drame du sabordage de la flotte à Toulon (26 et 27 novembre 1942), le trio décide de tourner un nouveau film qui aura pour titre évocateur « Épaves ». La démarche
devient alors professionnelle. Cousteau obtient les autorisations de tournage des Allemands et des Italiens. Un opérateur de cinéma, Claude Houlbrecque est engagé. Mais surtout Cousteau ayant rencontré un ingénieur de l’Air Liquide, Émile Gagnan, lui a exposé les difficultés rencontrées avec leurs équipements de plongée pour adapter la pression à la profondeur. Or ce dernier a sous la main un détendeur qu’il vient de faire réaliser pour un gazogène. Le scaphandre autonome cousteau-gagnan (1943) Ce détendeur va aux prix de légères modifications s’adapter aux bouteilles d’air comprimé. Le Cousteau-Gagnan est né. Les premiers essais ont lieu début 1943, dans la Marne, et en juin de cette même année, les trois premiers exemplaires de ce qui va devenir le Cousteau-Gagnan, arrivent à Bandol pour le tournage. L’impact de ce film de 28 minutes, malgré les difficultés de l’époque où il paraît, est énorme, autant comme documentaire que comme performance cinématographique et surtout démonstration des possibilités du scaphandre autonome.

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Le batiment du G.R.S. au sein du port militaire de Toulon
(© Marine Nationale)
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Le P/M Maurice FARGUES avant sa dernière plongée à 120 mètres le 17/09/1947
(© Émile Jean Sevellec)

Et au printemps 1945, lorsque le trio encore dispersé pendant les mois de la Libération, se retrouve de nouveau à Toulon, le chef d’état-major de la Marine leur demande
de développer et de perfectionner cet appareil et de participer à la gigantesque tâche de déblaiement des épaves et des munitions jusqu’à présent du ressort des scaphandres lourds. Ainsi est créé le « groupe de recherches sous-marines » qui ajoutera plus tard le terme « études » devenant le GERS, qui s’installe à Toulon dans un blockhaus et surtout qui va être commandé par Tailliez jusqu’en 1949.

Le groupe va perfectionner le scaphandre autonome et développer ses conditions d’emploi. Un manuel de plongée co-signé par les trois Mousquemers et leurs complices Alinat et le Dr Deville va ainsi paraître en 1947. Il se dote d’un bâtiment de plongée de 500 tonnes l’Élie Monnier et l’accident mortel survenu à Maurice Fargues, l’un des membres du Groupe, lors d’un essai de plongée profonde (17/09/1947) ne fait qu’accélérer les recherches sur les tables de plongée et les caissons de recompression.
En 1948, le GRS va participer activement aux essais peu fructueux du bathyscaphe FNRS2 du professeur Auguste Piccard à Dakar, après avoir retrouvé et fouillé l’épave romaine de Mahdia au large de la Tunisie.

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L’équipe du G.R.S. - Fin 1947
De gauche à droite, Jacques-Yves Cousteau, Quartier-maître torpilleur Georges, Philippe Tailliez, Maître torpilleur Pinard, Frédéric Dumas et Second-maître aéronautique Morandière, à bord de L’Élie Monnier, au départ de l’expédition FNRS2, pour laquelle le GRS apportera son concours au professeur Auguste Piccard.(© Marine Nationale)

En 1950, Tailliez est nommé au commandement d’un « tender d’aviation » le Marcel Le Bihan [2] avec lequel il va participer à la campagne d’Indochine.

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Le tender d’aviation Marcel le Bihan (1951)
(© Collection Philippe Tailliez)

Il en revient en 1952 pour prendre le commandement du GERS. Le trio s’est dispersé. Cousteau s’est lancé dans l’aventure de la Calypso plus ou moins suivi par Dumas, mais surtout la plongée autonome s’est développée et banalisée avec une vitesse considérable et avec des conséquences aussi bien positives (intervention sous la mer, sauvetage, recherche scientifique) que négatives (pillage des épaves, pêche illicite). Et c’est surtout autour du nouveau bathyscaphe, le FNRS3, sans Piccard mais avec toute une équipe nouvelle de brillants ingénieurs et marins : Gempp, Houot, Wilm, que le groupe d’essais va travailler. Cela n’empêche pas Philippe de publier en 1954, chez Arthaud, son premier livre « Plongées sans câble » presque en même temps que
Cousteau et Dumas font paraître « Le Monde du Silence ». La plongée autonome est devenue adulte puisqu’on écrit son histoire.

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Bathyscaphe FNRS 2 (1948)
Première plongée au large de Dakar. N’atteindra que la profondeur de 25m avec Auguste Piccard et Théodore Monod à son bord.
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Bathyscaphe FNRS 3 (1953)
En été 1953, Georges Houot (pilote) et Pierre Willm (ingénieur) commencent les essais du FNRS 3 en Méditerranée. Ils atteignent rapidement 2100 mètres. Le 15/02/1954 au large de Dakar, le FNRS3 fait une plongée record de 4050m. Le FNRS 3 est désarmé en 1960 après avoir effectué 93 plongées profondes.

En 1955, la Marine qui n’a peut-être pas parfaitement décelé l’originalité et les capacités de Philippe Tailliez, le nomme au commandement de la flottille du Rhin. Comme en
Indochine, il y a 5 ans, le découvreur des profondeurs océanes est envoyé dans les eaux douces et noires. Et c’est en Allemagne que Tailliez va faire la connaissance d’un dénommé Heinz Sellner qui va l’entraîner dans l’aventure aussi curieuse que sans issue de l’Aquarius bathyscaphe fonctionnant soi-disant sur le principe de la liquéfaction d’un gaz.

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André Laban, Philippe Tailliez et Heinz Sellner
Sur le chantier de Budenheim en 1957.
(© Collection Philippe Tailliez)
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Philippe et Heinz Sellner dans le cylindre des machines de l’Aquarius II
Chantier de la grande-Bigue, été 1958.
(© Collection Philippe Tailliez)

Ce projet, dont la faisabilité est loin d’être évidente, semble-t-il, va passionner Tailliez qui persuadera même Cousteau de le financer quelque temps. Jamais le prototype mis à l’eau à Toulon en 1959, ne daignera plonger. Et en 1961, dans un ouvrage intitulé « Aquarius », Tailliez admet l’échec, mais justifie son obstination par l’intérêt qu’aurait présenté cette invention si elle avait été réalisable. En fait, cet épisode est très caractéristique de « l’humanisme » de Philippe qui a été complètement séduit par Sellner, son récit de son évasion de Mourmansk, son « culot » et sa
débrouillardise.

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Bathyscaphe à gaz liquéfié « Aquarius II »
Chantier de la Grande-Bigue, été 1959.
(© Collection Philippe Tailliez)

 

Philippe Tailliez lors des fouilles de l'épave du Titan au large de l'île du Levant (1956)

En 1956, Philippe quitte la flottille du Rhin pour revenir à Toulon où il va créer et prendre le commandement de l’école de plongée de la Marine : affectation, cette fois-ci, conforme à ses goûts et surtout à ses capacités.

Il y restera jusqu’à son départ en retraite de la Marine le 1er octobre 1960. C’est pendant ce séjour à Toulon, à l’été 1956, que Philippe va effectuer avec le concours du GERS, la fouille de l’épave romaine du Titan, à la pointe de
l’île du Levant
. C’est pratiquement le premier vrai chantier d’archéologie sous-marine réalisé en France avec dessins, photos, relevés ; tout ce qui n’avait pas été assez fait sur le Grand Congloué quelques années plus tôt. Le plongeur s’intéresse à l’environnement et au patrimoine.

L’Écologiste

Avec son départ en retraite, il se produit une mutation profonde dans la vie et le comportement de Tailliez. Dans la Marine, il a été un très bon officier, discipliné, acceptant sans récriminer certaines affectations comme l’Indochine ou le Rhin qui ne semblaient pourtant ne pas correspondre à son « génie ». Chaque fois, il saura en tirer le maximum y compris dans le domaine de la plongée.

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Philippe Tailliez sur les bords du Rhin en 1955
Essai d’un scaphandre "pieds lourds".
(© Collection Philippe Tailliez)

Maintenant, il est libre, relativement connu, sollicité ; il s’est déjà lancé dans la vie associative avec la création de la FFESSM. En 1960, il est élu président du comité technique de la Confédération mondiale des Activités subaquatiques (la CMAS) dont Cousteau sera président. Un peu plus tôt, avant son départ de la Marine, on lui avait proposé le poste de directeur du Musée océanographique de Monaco. Il refuse et c’est Cousteau qui prendra ce
poste. Il va refuser aussi, malgré les offres de Cousteau, d’embarquer réellement sur la Calypso.

Libre il est et libre, il veut le rester pour observer la mer et les Hommes.

Professeur Nardo Vicente

En revanche, en 1960 - riche année pour Philippe - il va publier « Nouvelles plongées sans câble » puis il s’impliquera de plus en plus, concrètement, personnellement, discrètement aussi, dans la protection du milieu sous-marin. Il sera en 1963, aux côtés du professeur Pérès, un des fondateurs du parc national marin de Port-Cros, l’un des premiers créés au monde. Il en deviendra le conseiller scientifique. Avec des chercheurs comme Nardo Vicente, des plongeurs démineurs, des volontaires, il organisera pendant près de 20 ans, sous le nom de Poseidon, l’inventaire de la faune et de la flore sous-marine du parc.

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Vue aérienne de l’île de Port-Cros

Il va aussi être sollicité pour siéger au sein de la Fondation Ricard et participera à la création de l’observatoire de la mer sur l’île des Embiez. Plus tard, dans les années 70, il va contribuer à la création, avec le biologiste J.M. Astier, à Toulon, d’une commission extra-municipale « Écologie-Mairie » (Écomair) qui va réaliser un descriptif complet des fonds sous-marins toulonnais sur près de 2000 hectares. Ce travail soulignera l’importance des herbiers de posidonies pour la survie de la faune marine et les risques que faisaient courir à la faune et à la flore les rejets des stations qui n’étaient pas encore d’épuration.

Parc océanographique, inventaire des fonds marins, le troisième volet de l’activité de Philippe va être la protection de ce que l’UNESCO appelle maintenant le « patrimoine culturel subaquatique » avec la création, à partir de 1980, du GRAN, (le Groupe de Recherche en Archéologie Navale) avec les incontournables scientifiques et plongeurs souvent démineurs, Max Guérout et moi-même. Il nous orientera sur l’archéologie sous-marine postmédiévale alors peu connue et participera personnellement à plusieurs chantiers comme celui de la Slava Rossii, ce navire de guerre russe coulé en 1780 sur l’île du Levant ou de la Lomellina, nef génoise naufragée en 1516 en rade de Villefranche.

Jusqu’à sa disparition, Philippe suivra de très près les autres travaux du GRAN : les inventaires d’archéologie sous-marine en Martinique et en Polynésie, les recherches de La Cordelière en Bretagne et de la Grande Maîtresse à Toulon. Il s’intéressera aussi aux réunions organisées par l’UNESCO qui aboutiront le 2 novembre 2001, à l’approbation par l’assemblée plénière de cette organisation d’une « charte pour la protection du patrimoine culturel subaquatique. » Et comme beaucoup d’entre nous, il regrettera l’abstention de la France dans ce vote final, abstention due plutôt à des considérations juridiques et diplomatiques qu’archéologiques et qui va retarder les possibilités de lutte contre les « chasseurs de trésors ».

Le Visionnaire

L’âge venant, Philippe va être obligé de restreindre ses activités où il s’impliquait intellectuellement mais aussi physiquement et où la rencontre de « l’autre » était presque aussi importante que l’action engagée. Ceux qui ont travaillé avec Philippe, par exemple aux opérations Poseidon, se rappellent ces soirées dans un des forts de Port-Cros, où par son verbe poétique, il les entraînait dans son monde un peu magique des océans protégés.

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Philippe en 1957
(© Collection Philippe Tailliez)
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Philippe en Juin 1995
A l’occasion de son 90ème anniversaire dans les eaux du Parc National de Port-Cros.
(© Collection Philippe Tailliez)

Et c’est ainsi que pendant ses vingt dernières années, il va concentrer sa réflexion et ses actions sur deux thèmes : l’un du domaine de l’avenir, le projet « Archipela-ego », l’autre du domaine plutôt du passé, il voulait laisser non pas ses mémoires mais une sorte de testament.

Par Archipela-ego, Philippe veut empêcher la main mise par les nations sur la surface des océans, l’espace qui les entoure et les profondeurs sous-marines. Il lutte pour préserver le dernier espace de liberté au monde : les mers. Le projet comporte l’édification en plein Pacifique sud d’un archipel flottant qui abriterait surtout une université de l’espace et de la mer « inter-mondiale » reliée à une station spatiale et une station sous-marine.

Philippe ira présenter ce projet de nombreuses fois dans le monde entier. Son utopisme comme l’humanisme de ses propositions lui attireront un certain succès surtout aux États-Unis et au Japon d’autant plus que cet utopisme est plus du domaine des idées que du domaine technique. Le concept des « plates-formes navales autopropulsées » existe et il est sûr que d’ici à quelques dizaines d’années, elles abriteront des ports, des aéroports, des usines... mais recevront-elles des universités internationales ? La graine a été semée, rien n’a encore poussé et rien ne poussera probablement tel que l’a envisagé Philippe mais comme le
dit son ami l’architecte marin Jacques Rougerie « l’utopisme est indispensable au progrès de l’Homme ».

La dernière démarche envisagée par Philippe était d’écrire une sorte de testament pour lequel il avait d’ailleurs trouvé un titre prophétique : « Un océan d’incertitude ». Mais cet océan était encore trop vaste pour que Philippe puisse en arrêter les contours avant ce 26 septembre 2002. Comme tout un petit groupe de ses amis, nous sommes allés maintes fois, avec Max Guérout, le voir dans sa petite maison de pêcheur du Mourillon à Toulon. Nous lui
disions : « Philippe, on va travailler sur l’océan, on vous écoute, on prend des notes. » Alors l’incertitude commençait. Philippe réfléchissait tout haut sur le plan du livre, sur tel épisode de sa vie. C’était aussi émouvant que passionnant, mais les notes prises n’ont jamais pu
constituer ce livre que Philippe a donc emmené avec lui.

Il n’a pas été un grand communicateur. Il comptait plus sur la valeur de ses idées pour leur diffusion que sur le tapage médiatique. Mais par ses écrits et surtout par son exemple, il a créé une sorte d’ « école », de philosophie, sur l’universalité de la mer, sur « la nécessité de conquérir harmonieusement deux territoires infinis (l’espace et les profondeurs) » comme l’écrit Patrick Mouton.

La plongée a eu plusieurs pères. Philippe fut l’un d’entre eux, mais surtout il a été un des premiers écologistes et sans en commettre les excès car ce fut un homme de mesure.

Depuis la Méditerranée où ses cendres ont été dispersées, Philippe Tailliez continue à nous adresser une grande leçon sur le respect à accorder à l’Homme et son univers. Neptune fasse qu’elle soit entendue...

Amiral (2e s) Jean-Noël Turcat de l’Académie de Marine


Le troisième étant Frédéric Dumas.

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En 1936, âgé de 23 ans, il rencontre un Canadien du nom de Lemoigne qui fréquente la plage de Portissol et qui s'adonne à la chasse sous-marine avec harpon, sport naissant à cette époque. Lemoigne lui fait découvrir des lunettes Fernez avec lesquelles il peut voir sous l'eau, mais Dumas abandonne vite son harpon et ses lunettes pour se bricoler son propre masque de plongée monoverre. Pour ce qui est de son armement de chasse, il utilise d'abord une sorte de lance-pierre qui lance des tringles à rideau à la place des pierres et ensuite une arbalète de bois, beaucoup plus efficace.

En 1937, au cours de l'une de ses chasses sous-marines, dans les Îles des Embiez, il observe un autre chasseur sous-marin avec étonnement, qui ne sort pas la tête de l'eau pour respirer lorsqu'il remonte en surface, car utilise un "tuba": c'est l'enseigne de vaisseau Philippe Tailliez, qui -à la même époque- initiait le jeune lieutenant de vaisseau Jacques-Yves Cousteau à la plongée et à la chasse sous-marines. Tailliez décèle immédiatement les qualités de nageur et d'apnéiste de Dumas et le présente à Cousteau. La guerre, en 1939 et 1940, sépare les trois hommes, chacun d'eux mobilisé vers une destination différente, mais, placés en congé d'armistice, ils se retrouvent de nouveau en 1942 et le groupe (dans lequel il était surnommé "Didi") désormais reconstitué pour plusieurs années, participera à de nombreuses découvertes, inventions et autres progrès majeurs dans le domaine de la plongée.

Avant de participer aux essais en mer du scaphandre Cousteau-Gagnan (lors d'une plongée historique de Cousteau à la plage de Barry, à Bandol, en juin 1943) Dumas a mis au point des équipements de chasse sous-marine, notamment un masque de plongée et une arbalète de chasse encore conservés à Sanary-sur-Mer, dans le musée qui porte son nom. Mais après sa rencontre avec Tailliez et Cousteau il se consacre entièrement à la plongée sous-marine en scaphandre autonome. Cousteau s'intéresse surtout au tournage de films sous-marins et les exploits de Dumas serviront de sujet au premier film des « Mousquemers » : Par dix-huit mètres de fond (1942), écrit par Tailliez et réalisé par Cousteau. C'est lui également que Cousteau choisira une nouvelle fois comme acteur lorsqu'il tournera son deuxième film, Épaves (1943), le premier film montrant le tout nouveau scaphandre autonome Cousteau-Gagnan.

Les participations de Dumas aux progrès de la plongée s'enchaînent ensuite :

- Il est le premier homme à dépasser les 60 mètres de profondeur avec un détendeur Cousteau-Gagnan (62 mètres, le 17 octobre 1943 à 18h). Il fut aussi, et en cette même plongée à -62 mètres, le premier plongeur en scaphandre autonome à subir les effet d'une narcose à l'azote (connue aussi sous le nom d'« ivresse des grandes profondeurs »)1,2.

De 1946 à 1965, il fut collaborateur civil du Groupement de Recherches Sous-marines (GRS) de la Marine nationale, commandé par le Capitaine de Corvette Philippe Tailliez (cet organisme, qui deviendra G.E.R.S (Groupe d'Études et de Recherches Sous-Marines) après la mort en immersion de Maurice Fargues, porte actuellement le nom de CEPHISMER).

Puis dans le cadre de sa mission de Conseiller Technique, au GRS Groupe de Recherches Sous-marines (puis au GERS Groupe d'Études et de Recherches Sous-marines) dans la Marine Nationale à Toulon:

- Il fut, avec Philippe Tailliez, l'un des acteurs du périlleux sauvetage du bathyscaphe FNRS II du Professeur Jacques Piccard, lors de l'expédition de 1949 à Dakar, ce qui permit à la Marine nationale de réutiliser la sphère habitable et résistante à la pression pour construire le FNRS III, qui réalisera - le 15 février 1954 au large de Dakar- une plongée historique 4 050 mètres de profondeur, record mondial de plongée océanique profonde jusqu’en 1960., .

- Il inventa en 1950 ce qu'il appelle la « collerette de sécurité », la première stab (de « bouée stabilisatrice », autre nom pour un gilet stabilisateur), déjà muni d'un réserve d'air comprimé séparée de la réserve principale, comme le seront plus tard les bouées Aérazur de 1958 (PA59) et Fenzy de 1961 (PA61).

- Il inventa (vers 1950) la sangle "sous-cutale", système de portage des réserves d'air comprimé. Cette sangle fut utilisée jusqu'aux années 1970 et même les années 1980 et années 1990, avec l'avènement des gilets stabilisateurs à sangles incorporées.

Dumas quittera ensuite la Marine Nationale à Toulon, pour devenir chef de plongée à bord de la Calypso, ainsi que coauteur ou acteur de nombreux films et reportages de l'équipe Cousteau. En 1955, il est l'un des principaux artisans du film Le Monde du silence (1955), dans lequel son « ballet » avec Jojo le mérou est resté célèbre.

Après sa retraite de cet organisme, il se consacra notamment à l'archéologie sous-marine et présidera la commission d'archéologie de la Confédération mondiale des activités subaquatiques (CMAS) et de la Fédération française d'études et de sports sous-marins (FFESSM).

Frédéric Dumas est mort le à Toulon à l'âge de 78 ans.

( source Wikipédia )

 

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  • Administrateur

Monaco est célèbre pour son musée océanographique crée par Albert I.

Son descendant et actuel prince de Monaco, ALBERT II créa la fondation  portant son nom.

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Citation

La Fondation Albert II de Monaco

Citation
En juin 2006, S.A.S le Prince Albert II de Monaco a décidé de créer Sa Fondation afin de répondre aux menaces préoccupantes qui pèsent sur l'environnement de notre planète. La Fondation Prince Albert II de Monaco œuvre pour la protection de l'environnement et la promotion du développement durable à l'échelle mondiale. La Fondation soutient les initiatives d'organisations publiques et privées dans les domaines de la recherche, de l'innovation technologique et des pratiques conscientes des enjeux sociaux. La Fondation finance des projets dans trois principales régions et concentrent ses actions sur trois domaines principaux.
 
1. Les missions de la Fondation
  • Etablir des partenariats afin de mener à bien des projets et entreprendre des actions concrètes dans ses champs d'actions prioritaires.
  • Sensibiliser à la fois les populations et les pouvoirs publics à l'impact des activités humaines sur les milieux naturels et favoriser des comportements plus respectueux de l'environnement.
  • Promouvoir et encourager des initiatives remarquables et des solutions innovantes notamment par l'attribution de prix et de bourses.

2. Trois zones d'actions prioritaires
  • Le Bassin Méditerranéen, de par la position géographique de la Principauté de Monaco.
  • Les Régions Polaires, en tant que témoins privilégiés de l'évolution des changements climatiques.
  • Les Pays les Moins Avancés (définis selon la liste officielle des Nations Unies) qui sont fortement impactés par les effets des changements climatiques, la perte de la biodiversité et les menaces sur les ressources en eau comme, par exemple, les pays d'Afrique Sahélienne.

3. Trois domaines d'actions prioritaires
  • Limiter les effets des changements climatiques et promouvoir les énergies renouvelables
  • Préserver la biodiversité
  • Gérer les ressources en eau et lutter contre la désertification

 

Formation militaire :

En 1981, Le prince Albert II de Monaco effectue une formation militaire comme élève officier à l' école navale puis à bord du porte hélicoptères Jeanne d' Arc, de septembre 1981 à avril 1982 il en ressort avec le grade d' enseigne de vaisseau de 2éme classe.

En 1988, il est nommé lieutenant de vaisseau puis sera nommé capitaine de corvette de réserve.

Citation

Jeanne d’Arc : le Prince Albert de Monaco présent pour les derniers milles

La Jeanne d’Arc a accueilli à son bord un invité de prestige pour ses derniers milles. Le Prince Albert II de Monaco s’est posé en hélicoptère sur le navire école ce jeudi matin pour profiter une dernière fois de l’ambiance à bord. Le Prince Albert a été membre de l’équipage de la Jeanne pendant quelques mois, en tant qu’officier élève, en 1981 et 1982.

( source Ouest France )

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Il apprécie toujours de se rendre sur un navire de la Marine Nationale pour une visite officielle, comme ici sur le Tonnerre.

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Ou ses équipages, pour une remise de prix.

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Son Altesse Sérénissime (SAS), le Prince Albert II de Monaco, s’apprête à passer la nuit en immersion à bord du sous-marin nucléaire d’attaque Saphir. Après avoir enfilé sa tenue Marine nationale, sertie de ses manchons de capitaine de vaisseau de réserve, il embarque en pleine mer.

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 ( Source : http://www.colsbleus.fr/articles/9789 )

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  • Staff

Il y a un véritable ouvrage sous-jacent à tous ces hommes d'exception, à leurs histoire personnelles et à l'apport qu'ils ont apportés à la science et aux techniques marine.

Chapeau Bouchon-Gras. Remarquable.Il y besoin de se replonger ainsi dans l'Histoire des hommes et événements pour connaitre les avancées avec lesquelles nous vivons actuellement et l'apport des hommes, humbles ou devenus célèbres.

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  • Administrateur

Quelques politiques actuel sont passés par la Marine,

Nathalie Kosciusko Morizet.

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Dans le cadre de sa formation à l’École polytechnique, Nathalie Kosciusko-Morizet a effectué son service militaire dans la Marine nationale comme officier chef de quart à bord d'un bâtiment basé à Djibouti.

( source Wikipédia )

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En 1993 sur le pétrolier ravitailleur Var à Djibouti.

 

Elle veut effectuer son service dans la marine. Ce sera donc un navire stationné à Djibouti. Officiellement, les femmes n’ont toujours pas d’existence légale à bord, mais elles peuvent y monter si elles portent l’uniforme des hommes. « Ce n’était pas pratique, puisqu’il s’agissait d’un short très court et d’une chemisette vraiment échancrée », sourit NKM. La vie militaire a ses charmes.

( source nkmparis.fr )

 L' ancien premier ministre, Dominique Galouzeau de Villepin.

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Il effectue son service militaire dans la Marine comme officier sur le porte-avions Clemenceau

( source Wikipédia )

C' est aussi le cas de Martin Hirsch qui effectua son service comme EOR ( Élève Officier de Réserve ) à Lorient.

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Durant sa jeunesse, Martin Hirsch a fait son service militaire à Lorient. Chez les fusiliers marins et commandos. "Les gens me regardent toujours d'un oeil rond quand je leur dis ça!", s'amuse-t-il. Aujourd'hui,
Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-service-civique-le-pari-de-martin-hirsch_846499.html#GugslsKfQcrQY4ZW.99

( source l' express.fr )

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  • Staff

Je savais pour Nathalie Kosciusko Morizet, pour servir au lieu de rembourser éventuellement les frais de sa formation à l'école polytechnique.

J'ignorais pour Dominique Galouzeau de Villepin.et Martin Hirsch.

:super: Bouchon-Gras.

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  • Administrateur

Un autre très grand personnage Henri Grouès plus connu sous le pieu nom de abbé Pierre.

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Il fut résistant très actif :

Selon le site du Musée de la Résistance et de la déportation de l'Isère (resistance-en-isere.com), Henri Grouès, entre en novembre 1931, à 19 ans, au couvent capucin de Notre-Dame de Bon Secours à Saint-Etienne, puis à celui de Crest (Drôme). Supportant mal l'univers monacal, il quitte l'ordre en 1939, année à laquelle il est nommé vicaire de la paroisse Saint Joseph à Grenoble avant d'être mobilisé à Strasbourg.

Il recueille des enfants juifs 

En raison de sa santé fragile, les médecins lui prescrivent les régions de montagne. Il devient alors aumônier de l'hôpital de La Mure (Isère) en octobre 1940, puis d'un orphelinat à la Côte-Saint-André. Vicaire à la cathédrale Notre-Dame de Grenoble en 1942, il recueille des enfants juifs dont les familles ont été arrêtées lors des rafles des Juifs étrangers en zone Sud. Avec l'aide d'une soeur de Notre-Dame de Sion, il leur fait établir des faux papiers.

 

Grâce à ces documents, l'abbé Pierre met en place des filières d'évasion par la Suisse. A cette période, il réussira à exfiltrer vers ce pays dans une fausse ambulance, Jacques De Gaulle (1893-1946), l'un des trois frères du chef de la France Libre, gravement malade et qui était recherché par la Gestapo. Avec l'instauration du Service du travail obligatoire (STO) en février 1943, l'abbé Pierre vient en aide aux réfractaires.

 

Arrêté en mai 1944 par les Allemands à Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques), l'abbé Pierre s'échappe et rejoint Alger. Nommé aumônier sur le Jean-Bart en août 1944, il est nommé aumônier de la marine à Paris, l'année suivante. Ses activités dans la Résistance et d'aumonier dans la marine, lui vaudront d'être fait chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire en novembre 1946.

 

( source TF1.fr )

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Et aumônier dans la Marine :

Il devient aumônier de la Marine sur le cuirassé Jean Bart à Casablanca (Maroc). En 1944.

 ( Source Wikipédia )

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Les décorations de l' abbé Pierre :

- Chevalier de la Légion d' honneur à titre militaire en novembre 1946

- Officier de la Légion d' honneur en décembre 1980

- Commandeur, en décembre 1987

- Élevé à la dignité de grand officier, en juillet 1992

- Grand croix, en juillet 2004

- Croix de guerre 39/45 avec palmes

- Médaille de la résistance

- Croix du combattant

- Croix du combattant volontaire 39/45

- Médaille des évadés

- Médaille commémorative 39/45 avec agrafes " France " et " Libération "

- Médaille de la résistance Belge

- Grand officier de l' Ordre National du Québec

- Officier de l' Ordre du Cèdre du Liban

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  • Administrateur

Quelques personnalités de l' audiovisuel sont également passés par la Marine.

Vincent Rouil, plus connu sous le nom de Vincent Lagaf.

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Vincent Rouil, dit Vincent Lagaf', né le à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), est un humoriste, chanteur, comédien et animateur de télévision français.

Son nom de scène est inspiré par le personnage de Gaston Lagaffe, créé par Franquin. C'est alors qu'il était animateur au Club Med que ce surnom lui a été attribué après plusieurs gaffes qu'il a commises. Afin d'éviter les problèmes de droit1, Vincent a raccourci le nom de son personnage favori et ajouté une apostrophe à la fin de son pseudonyme, ce qui donne Lagaf'.

D'abord connu comme humoriste, il est révélé par l'émission La Classe et remporte un grand succès avec des chansons comiques comme Bo le lavabo. Il devient ensuite animateur de télévision ; depuis 2009, il présente Le Juste Prix sur TF1.

 

 En 1979, et pendant deux ans, Vincent Rouil effectue son service militaire au bataillon de marins-pompiers de Marseille, à la caserne Saint-Pierre. Il y retourne en 2006 dans le cadre de l'émission Vis ma vie.

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Ou Samuel Étienne, présentateur sur France 3 qui lors du débat suivant le reportage, " Bon pour le service " avoué avoir fait son service national dans la Marine.

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  • Administrateur

D' autre ont été célèbre avant d' aller vers la Marine, tel le journaliste / présentateur / écrivain Patrick Poivre d' Arvor.

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Il est le présentateur-vedette du journal de 20 heures d'Antenne 2 de 1975 à 1983, et du journal de 20 heures de TF1 de 1987 à 2008. Depuis cette période, il est considéré comme une personnalité importante du paysage audiovisuel français, que ce soit en tant qu'interviewer ou animateur d'émissions littéraires. Il inspire la création en 1988 du personnage de PPD, la marionnette centrale de l'émission de Canal+, Les Guignols de l'info.

Également écrivain, Patrick Poivre d'Arvor a publié une soixantaine d'ouvrages.

( source Wikipédia )

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En 2007, il est élu vice-président de l'association des écrivains de Marine, et a donc, à ce titre le grade de capitaine de frégate.

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Le corps des écrivains de Marine Crée par Jean-François Deniau.

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Jean-François Deniau a acquis son premier bateau à l'âge de 18 ans. Il n'a cessé depuis de pratiquer la voile, navigant au moins un mois par an. Un mois toujours trop court mais suffisant pour laisser aux onze autres mois de l'année un goût de mer et des flots de rêves. Européen convaincu, Jean-François Deniau a rédigé le préambule du Traité de Rome, le seul texte international où figure le mot "idéal". Ambassadeur, député, président du Conseil général du Cher, secrétaire d'Etat, ministre, il devient à partir de 1982, journaliste, grand reporter et député européen. Académicien français depuis 1992, Jean-François Deniau a écrit des romans, des essais et de: récits de voyage. Après un triple pontage coronarien, il n'hésite pas à prendre la mer pour traverser l'Atlantique à la voile. Élu à l'Académie de Marine en remplacement d'Eric Tabarly en 1999, il fonde en mai 2003 le corps des Ecrivains de Marine et reçoit en mars 2004 le Grand Prix de la Mer pour son action de président-fondateur. Jean François Deniau nous a quitté le 24 janvier 2007. Ses cendres ont été dispersées en mer d'Iroise.

( source Netmarine )

Les écrivains de Marine, qui a eu dans son corps d' autre personnalités, comme :

Erik Orsenna, Isabelle Autissier, Bernard Giraudeau ( voir plus haut ) Titouan Lamazou ou encore Pierre Schoendoerffer...

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Ou l' acteur / réalisateur / producteur, Jacques André Simonet, plus connu sous le nom de Jacques Perrin.

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Si, dès 1958, on l'entrevoit sur une Vespa dans Les Tricheurs de Marcel Carné, il obtient son premier rôle important au cinéma dans La Fille à la valise de Valerio Zurlini (1960), puis enchaîne des rôles variés dans des films de Henri-Georges Clouzot (La Vérité en 1960), Mauro Bolognini (La Corruption en 1963), Constantin Costa-Gavras, Pierre Schoendoerffer. Il est aussi le partenaire principal de Catherine Deneuve dans deux films musicaux de Jacques Demy : Les Demoiselles de Rochefort (1967) et Peau d'Âne (1970).

Parallèlement, il fonde en 1968 sa propre société de production, Reggane Films, devenue par la suite Galatée Films. Il produit des films engagés comme ceux de Costa-Gavras, Z en 1968, État de siège en 1972, et Section spéciale en 19745. Jacques Perrin est également le producteur du premier film de Benoît Lamy, Home sweet Home (1973), sur la révolte des pensionnaires d'une maison de repos, dans lequel lui et Claude Jade interprètent le jeune couple principal.

Tout en continuant à jouer comme dans Le Crabe-tambour de Schoendoerffer en 1977, ou Cinema Paradiso en 1989, c'est désormais à la production qu'il se consacre : Microcosmos : Le Peuple de l'herbe en 1995 qui lui vaut le César du meilleur producteur en 1997, Himalaya : L'Enfance d'un chef en 1999, Le Peuple migrateur en 2001, où il participe également à la réalisation.

Acteur inoubliable du " Crabe tambour " où il incarne un officier de marine en Indochine

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Le Crabe-tambour est un film français, sorti en 1977, réalisé par Pierre Schoendoerffer, adapté de son roman homonyme publié en 1976 chez Grasset. Il est inspiré par des épisodes de la vie du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume.

Atteint d'un cancer du poumon, un officier de la marine nationale française se voit confier un ultime commandement après l'avoir expressément réclamé, celui de l'escorteur d'escadre Jauréguiberry dont c'est également la dernière mission avant son désarmement. Il est chargé de l'assistance et de la surveillance de la grande pêche sur les bancs de Terre-Neuve. Le commandant mène aussi une quête personnelle, enracinée dans les guerres coloniales françaises : croiser une dernière fois un homme qu'il a connu, devenu patron d'un chalutier. Le déroulement du film révèle qu'il avait donné sa parole à cet homme, parole qu'il n'avait pas pu tenir à partir de certains événements politiques. Il est à supposer qu'il aura souffert, durant toute sa vie qui s'achève, de ses manquements.

Sa quête est relayée par les souvenirs du médecin du bord et de l'officier chef du service « énergie propulsion », qui évoquent un lieutenant de vaisseau surnommé le « Crabe-tambour ». Les souvenirs et les témoignages se succèdent ; ils évoquent cette figure légendaire qui a marqué ceux qui l'ont connue, et les fait s'interroger sur leur propre vie.

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Jacques Dufilho, le chef machine et Claude Rich le médecin major.

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Jacques Perrin et Jean Rochefort le commandant.

Il est officier dans la réserve citoyenne de la Marine nationale, avec le grade de capitaine de frégate6. Il a été nommé officier de l'Ordre national de la Légion d'honneur lors de la promotion du 14 juillet 2007

 

Jacques Perrin promu Capitaine de Frégate dans la Réserve Citoyenne

Publié le par ActuNautique.com

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C'est une cérémone insolite et particulièrement émouvante qui a eu lieu avant hier, 17 juillet, dans les salons de l'Etat-Major de la Marine, à Paris.

 

L'acteur, réalisateur et producteur Jacques Perrin a en effet été promu capitaine de Frégate dans la réserve citoyenne, une promotion qui ne doit rien au hasard selon l’amiral Bernard Rogel, chef d’État-Major de la Marine, rappelant à cette occasion les liens étroits tissés par le cinéaste avec l’institution.

A cette occasion, l'amiral a égréné le passé maritime de Jacques Perrin, évoquant le tournage du long-métrage Le Crabe Tambour réalisé par son ami Pierre Schoendoerffer, ou plus récemment celui du film Le Peuple migrateur et de son inoubliable séquence de décollage d’une escadrille de bernaches Nonettes... depuis la plate-forme hélicoptère de la frégate Latouche-Tréville.

Des clins d’œil cinématographiques qui n’ont pas empêché l’Amiral Rogel de souligner également les valeurs communes partagées par la Marine et Jacques Perrin, à l’origine d’après lui de nombreuses vocations de militaires et de marins.

Jacques Perrin, entouré de ses proches et de ses amis, s’est quant à lui félicité de cette distinction inattendue pour lui, déclarant : "C’est un honneur, un privilège, une marque d’estime et de fraternité d’être reconnu moi le terrien aux songes océaniques comme l’un des vôtres".

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Plus qu’un hommage à une carrière cinématographique prolifique, cette nomination permet à la Marine d’accueillir en son sein un ambassadeur de renom préparant d’ailleurs actuellement un prochain long-métrage dont la piraterie sévissant dans la corne de l’Afrique sera le sujet principal.

Rappelons que la Réserve Citoyenne est composée de volontaires civils. Ses 350 membres sont choisis sur dossier par la Marine. Ils ont pour rôle d'assurer le rayonnement et l'entretien de l'esprit de défense. Ils représentent, à ce titre, un lien fort entre les armées et la nation.

( Article ActuNautic. com )

Le , Jacques Perrin est nommé dans le corps des peintres officiels de la Marine (POM)

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Jacques Perrin, parrain de promotion des élèves de l’École des mousses

Le 5 octobre 2012, le Centre d’instruction naval de Brest a reçu Jacques Perrin, le parrain de la promotion « Matelot Bernard Maître », quatrième promotion de l’École des mousses depuis sa réouverture en 2009. Après quatre semaines de formation, les 152 élèves (127 garçons et 25 filles) arrivés le 9 septembre dernier ont pu faire plus ample connaissance avec le célèbre comédien réalisateur.

Jacques Perrin est connu pour son attachement au monde de la mer. Il a rappelé aux jeunes mousses que le métier de marin était un « métier magnifique au service de la collectivité ». En mer, ils éprouveront un profond sentiment de liberté mais ils devront faire preuve de rigueur et de discipline. La mer est l’espace de tous les courages, a-t-il ajouté, en évoquant le matelot Bernard Maître, lui-même ancien mousse, marin résistant fusillé en 1944 à l’âge de 20 ans.

Les mousses n’ont pas manqué de questionner Jacques Perrin sur ses connaissances du monde marin mais également sur le film « Océans » qu’ils ont visionné quelques jours auparavant. Ils sont ravis de cette première rencontre avec leur parrain et n’oublieront pas ses propos exprimés de manière très poétique.

Capitaine de frégate dans la réserve citoyenne Jacques Perrin succède comme parrain à Bernard Giraudeau, Erik Orsenna et Jacqueline Tabarly. Il sera présent aux grands rendez-vous qui ponctueront l’année à l’École de mousses, notamment lors de la cérémonie de présentation au drapeau, qui se déroulera le samedi 17 novembre prochain

 

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  • Staff

Jacques André Simonet, plus connu sous le nom de Jacques Perrin.Pierre et Pierre Schoendoerffer...profondément touchés par la qualité des films qu’ils ont tournés.

> Le crabe tambour,

> Section Anderson (au Vietnam avec les Américains),

> La 317° Section (En Indochine).

> Diên Biên Phû,

> Là haut.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Schoendoerffer

> L’Honneur  d’un Capitaine (en Algérie). Peut-être parce que j’ai connu de événements s’approchant de ce film en Algérie, etc.etc 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Perrin

Merci Bouchon-Gras. Remarquable !

 

 

 

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  • 1 year later...
  • Administrateur

Les plus jeunes le connaissent peut être moins, quoi-que... Jean Cocteau est un artiste du XXème siècle au sens propre du terme ; poète, graphiste, dessinateur, peintre, dramaturge et cinéaste français. Élu à l' Académie française en 1955.

Comptant parmi les artistes qui ont marqué le XXe siècle, il a côtoyé la plupart de ceux qui ont animé la vie artistique de son époque. Il a été l'imprésario de son temps, le lanceur de modes, le bon génie d'innombrables artistes. En dépit de ses œuvres littéraires et de ses talents artistiques, Jean Cocteau insista toujours sur le fait qu'il était avant tout un poète et que tout travail est poétique.

( Source : Wikipedia )

 

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En 1914 la mobilisation générale est déclenchée, la première guerre mondiale débute :

Réformé, il ne veut pas rester inactif quand la guerre est déclarée. Au début d’août 1914, il est engagé à la Croix-Rouge, où il est chargé de tâches humanitaires. En septembre, il participe au convoi d’évacuation de blessés en Champagne et assiste au bombardement de Reims. 
 

Le 26, le conseil de révision de la Seine le classe dans le service auxiliaire. Il se porte volontaire pour la Section d’ambulances aux armées créée par Etienne de Beaumont et part comme convoyeur vers le front de Flandre.

Il est appelé au service actif le 4 mars 1915 et se voit muté, le 18, dans l’intendance à la 22e section des commis ouvriers. Le 13 novembre, il est mis en situation de sursis au titre de la Société française de secours aux blessés, rue François Ier, et affecté au service des ambulances. Le 18 décembre, il part comme ambulancier auprès d’une unité de fusiliers marins sur le font de Nieuport. 
 
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Cocteau passe tout l’hiver 1916 sur le front de l’Yser. De la fin de mars au début d’avril, il est en permission à Paris.

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Cocteau retourne au front du 7 au 30 mai, puis il est en permission à Boulogne-sur-Mer du 1er au 10 juin : il y retrouve Valentine Gross. Le 24, il quitte Nieuport pour une autre affectation à Amiens. 
 
Le 29 juillet, il est définitivement de retour à Paris. 
 
En septembre, il est détaché au service de propagande du ministère des Affaires étrangères. 
 
Le 2 juillet 1918, il est définitivement réformé. 
 
( Source : la Marcophilie navale )
 
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  • 3 months later...

Pierre Brice le célèbre "Winnetou".

Fils de cheminot il a passé son enfance et son adolescence à Brest jusqu’au moment où les bombardements de la Seconde Guerre mondiale ont amené ses parents à s’installer à Rennes. À 19 ans, Pierre Brice se porte volontaire pour la guerre d'Indochine. Il fera successivement partie des commandos marine Jaubert, de Penfentenyo et Trépel3. Puis il est parachutiste durant la guerre d'Algérie. Il en sort indemne, bien qu'une partie de son groupe ait sauté sur une mine. Il est titulaire de la Légion d’honneur depuis 2007. Il débute comme « taxi boy » au cabaret parisien La Nouvelle Ève. À une amie chanteuse et danseuse, il demande de le faire passer pour homosexuel afin de ne plus être harcelé par les bourgeoises qui lui tournent autour. Après des débuts comme photo-modèle et danseur, il opte pour une carrière d'acteur.

Il lui est cependant difficile de percer en France4, son ami Alain Delon étant déjà devenu une étoile du cinéma. Les deux se ressemblent trop. Pierre Brice part alors pour l'Italie et l'Espagne et y participe à de nombreux films de cape et d'épée et d'aventures plus que disparates. Il joue également dans des séries de télévision et au théâtre.

Pierre Brice est décédé le 6 juin 2015.
http://winnetou.fr/pierre-brice.php

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  • Posts

    Tactac

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    Il reste encore des pages et photos à venir 👍

    Bregat

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    Bonjour Bouchon-Gras (ça fait bizarre quand même d'appeler quelqu'un comme ça😊 ) L'homme à droite sur la photo est mon oncle pendant la WWII. Peut-on voir à quelle arme il appartenait sur cette photo ? D'après une note sur les prisonniers de guerre il était officier. Derrière la seconde photo est écrit "1942 envoi du stalag 65", ça me paraît étrange , non ?

    berogeitabi

    Posted

    Bonjour. Merci de respecter la charte du forum et de passer par l’étape de présentation.  Dans l’attente le sujet est bloqué. 

    Yohan 10

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    Bonjour je vous écris ceci en espérant que quelqu'un pourra m'aider .  J'ai passé mes eval fus il y'a 4 semaines. Avant hier ma conseillère m'appelle et me confirme que j'ai bien réussi les tests physiques et que l'avis du psy est favorable. Le lendemain elle m'appelle pour m'envoyer les convocations de la visite médicale que je doit effectué du 13 au 15 décembre. L'après midi même elle m'appelle pour m'informer d'une mauvaise nouvelle comme quoi mon dossier est passé en refusé définitif et que je pourrai retenté l'année prochaine. C'est la deuxième fois que je tente ma chance et bien sure s'il le faut le la retenterai une  3 -ème fois. Mais là même ma conseillère me dit que se n'est pas normal et qu'il y'a surement une erreur. Elle va appelé la commission aujourd'hui et me rappeler cet après midi. *   J'espère que quelqu'un pourra m'aider. Cordialement.

    Bouchon-Gras 49

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    Bonsoir, J'ai vu un collègue, lieutenant colonel de réserve de la Gendarmerie hier soir et je lui ai posé la question, une PMG c'est 15 jours. Une PMGA, ça ne lui parle pas, peut être le rajout de l'APJA, ce qui expliquerai ce rallongement de temps. 
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