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Retex de mon passage au CSO


Eiffel

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Bonjour à tous.

Je reviens du CSO de Vincennes, je profite donc du fait que tout soit encore frais et de l'absence de post à ce sujet, pour vous parler du déroulement du passage au Centre de Sélection et d'Orientation.

Notez que l'heure de convocation, ainsi que l'ordre dans lequel se déroulent les différentes étapes, peut varier d'une session à l'autre, d'un CSO à l'autre, mais les étapes sont les mêmes.

1ère Matinée : Accueil/Formalités.

Arrivée au Fort-Neuf entre 7h30 et 7h45 (la matinée débute à 8h, mais le retard n'est pas excusable et donne un mauvais a priori de vous).

Présentation de l'encadrement, attribution des badges colorés (1session = 1 couleur) et numérotés que nous devons avoir sur nous en permanence puisqu'ils sont le moyen pour l'encadrement de nous identifier rapidement, et de pouvoir suivre notre progression, ordre de passage, etc.

Nous sommes en suite dirigé vers une salle ou nous recevons et complétons plusieurs questionnaires et documents administratifs (Antécédents médicaux, questionnaire de personnalité, mise en garde par rapport aux blessures possible durant les épreuves sportives, documents sur la réglementation de la drogue et de l'alcool a l'armée, etc). Ici pas de bonne ou mauvaise réponse, c'est de la paperasse, à remplir honnêtement.

1er Apres-midi : Visite médicale.

Apres un déjeuné à l'Ordinaire, direction la visite médicale (étape qui pour moi (et beaucoup d'autre) était la plus angoissante puisqu'on est apte, ou on l'est pas. A la différence du sport, on peut pas s’entraîner).

Première chose : Analyse d'urine. Recherche de maladies/dysfonctionnements uniquement. Seul chose a faire ici : Bien boire ! Il faut pouvoir uriner spontanément et sans avoir à forcer afin de ne pas avoir de sang dans les urines. 5 minutes a regarder notre gobelet, le médecin nous dit que c'est bon, passons à la suite.

Nous attendons dans une salle que les médecins viennent nous chercher au fur et a mesure pour les différents tests.

ECG : Je rentre, je me mets en caleçon, allongé sur la table, prise de tension, Électrocardiogramme, Mesure, Pesée, test de souffle. Tout est bon : à la suite.

ORL : J'entre dans une boite en bois, casque sur les oreilles, une poire avec un bouton dans la main, un opérateur envoi des sons a faible volume, à une fréquence plus ou moins élevée. La consigne est simple : appuyer sur le bouton dès qu'on entend un son. Tout est bon, je passe a la suite.

Oculiste : Le premier test est la pour voir si je suis daltonien (image avec des chiffres écrits en points de différentes couleurs/tailles) ;

- Deuxième test : Les Pacman, pour tester ma vision des reliefs (vous avez des lunettes 3D et vous devez dire sur chaque image dans quel sens est dirigée la bouche du pacman si vous les voyez) ;

- Troisième test : Je n'ai rien a faire, juste poser ma tête sur une machine qui envoie une image dans mon oeil et qui la modifie (J’éditerais ce passage lorsque je saurais avec certitude de quoi il s'agit, mais je pense que cette machine mesure la vitesse à laquelle notre oeil "fait le point" si quelqu'un sait plus précisément, je suis preneur)

- Quatrième test : Test de Monoyer, tout ce qu'il y a de plus banal afin de test mon acuité visuelle.

- Passage devant l'oculiste : C'est une consultation, le médecin fait ce qu'il a a faire, cela varie d'une personne a l'autre. Pour moi c'est rapide, RAS, je passe a la suite.

Médecin généraliste : Dernière étape pour cette visite, la visite commence a être longue par manque de généraliste ce jour là, je passe donc avec le médecin-chef.

- Recap des antécédents médicaux, questions personnels ("pourquoi l'armée? Qu'en pense votre famille? Comment ça se passe pour vous au sein d'un groupe? Tentatives de suicide? Dépression? " etc.).

- Auscultation : Le médecin regarde l’état de vos dents, gorge, oreilles, recherche de scoliose, pied plats, jambes arquées, respiration normale, eczéma, palpation des testicules pour les hommes (sujet d'interrogation chez pas mal de monde, mais dans les fait, ça dure 5 secondes et ça ne plait pas plus au médecin qu'a vous, sauf que lui en plus il s'en fout), etc. Bref la totale.

Il me remet en suite le certificat médical d'aptitude (je ne me souviens plus du nom exact) avec mon SIGYCOP. Je suis apte toutes spé, je suis soulagé et confiant pour la suite.

Mon conseil : Allez chez le dentiste avant votre passage au CSO ! S'il ne peut pas vous prendre en rendez-vous avant votre date de passage, demandez lui un certificat de soins dentaires en cours. Sur notre session 3 ou 4 personnes ont été déclaré inapte temporaire a cause de caries. Ils doivent donc revenir dans 1 mois soignés pour la médicale et le sport (Inaptitude médicale même temporaire = pas de sport !) C'est tout de même dommage.

18h : Dîner, oui c'est tôt, mais croyez moi vous aurez faim. Mangez bien car vous devez tenir jusqu'au lendemain 7h. Apres ça, projection d'un documentaire puis quartier libre.

2ème Matinée : Tests psychotechniques / Anglais.

6 heure : Réveille, Rasage, Douche, Lits faits. Tout le monde prêt et rassemblé a 6h45 pour aller manger

8H : Explication des épreuves. Il faut être concentré. Le premier test est un test de personnalité, il faut y répondre franchement sans chercher à répondre ce que je pense que l'armée voudrait que je réponde. Si vous mentez, ils le verront.

En suite test TAMI-C : plusieurs tests, des cubes, des lettres, des formes, des dessins. Ce sont des suites à compléter, ce genre de chose quoi.

Apres cela, le test d'anglais de 55min, il n'est pas éliminatoire pour la plus part des spé, c'est a titre indicatif, et cela peut leur permettre de proposer d'autres orientations aux candidats qui ont le mieux réussi par exemple. Mais même si ce n'est pas utile pour vous, donnez le max. Comme toujours.

Conseil : Etre concentré constamment puisque le TAMI-C vous suivra pour les 3 années à venir si vous refaites un dossier, et étant donné qu'il est éliminatoire, ça sera le refus systématique en cas d’échec.

2ème Apres-midi : Sport et Entretiens.

Attention a ce que vous mangez ! Évitez ce qui est acide, ce qui est lourd, ne buvez pas 1 litre d'eau avant le Luc Léger, etc. N’hésitez pas a demander conseil a votre encadrement, ils connaissent et pourront surement vous indiquer ce qu'il ne faut pas manger. Je vous conseille de manger du sucré (perso j'avais garder du sucre du petit dej'). Par exemple j'avais manger du Poisson avec du Riz, un yaourt nature sucré, une pomme et de la salade, le sachet de sucre (que j'avais gardé) dans un verre d'eau, et pas de soucis au niveau de l'estomac.

Faire un Luc Léger avec dans le ventre : Des pommes de terre, de la macédoine de légume, du pain, et de l'eau, c'est une mauvaise idée.

Une heure après manger (et oui pas le temps de digérer), c'est parti pour le sport.

Luc Léger : (Je vous invite a regarder sur le forum pour voir ce que c'est exactement) Le palier mini éliminatoire est de 5+15" pour les hommes et 4 pour les femmes. Pour être E1 il faut faire au moins palier 8 pour les hommes et 6+30" pour les femmes.

Parcours d'obstacles : Rien de compliqué, comme pour le Luc Léger, vous trouverez la description sur le forum. Le seuil éliminatoire est de 13 points pour Hommes et Femmes, le seuil pour être E1 est de 17.

Barre fixe :

-Tractions pour les hommes : Prise en pronation largeur des épaules. Départ bras tendu et épaules déverrouillées, corps tendu et immobile. Le menton doit passer au dessus de la barre (pas au niveau de...). Retour a la position de départ. Seuil éliminatoire : 3 tractions, Seuil E1 : 5 tractions.

Respectez bien les consignes, lors de ma session, les 3/4 n'ont pas fait correctement leur tractions, et sont reparti E3 puisque 0 tractions effectuées.

- Suspension pour les femmes : Prise en pronation, ligne des épaules au dessus de la barre. Seuil éliminatoire : 4". Seuil E1 : 10"

Le record a Vincennes est de 38 tractions, et 97" en suspension a ce que l'encadrement nous a dit.

Le sport fini, je reçois un papier avec mes résultats que je devrais remettre au moment de mon entretiens. Je file a la douche, récupère mes affaires dans le dortoir, salut mes camarades de session de la marine et de l'AdT, je vais au bureau Air, passe mon entretiens, puis quitte Vincennes.

Je suis a votre disposition si vous avez des questions/précisions/corrections a apporter. J’éditerai ce message au fur et a mesure des observations.

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  • 3 weeks later...
  • Spécialiste

Je ne pense pas dire de bêtise en te confirmant que oui, ce passage est obligatoire. Cependant, si je ne me trompe pas, il y a des variations sur ce que tu y feras en fonction de l'armée que tu aspires à rejoindre (terre, air, marine) et en fonction du grade que tu affectionnes (mdr, sous off, off).

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  • Moderator

Bonjour,

est-ce que le passage au CSO est obligatoire pour tous les corps ? (MDR, SO et officier)

Merci. :)

Le passage au CSO n'est pas nécessaire pour le recrutement aux grandes écoles militaires (ESM de Saint-Cyr, Ecole Navale, Ecole de l'Air, X) qui recrutent par voie de concours.

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Non, il est obligatoire OSC également (J'en avais un avec moi durant la session). Mais c'est vrai qu'en gros il est obligatoire pour tous, sauf écoles militaires il me semble (comme l'a dit Torrens). Et ce pour toutes les composantes.

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  • Moderator

Est ce que je me trompe en disant qu'il est obligatoire pour le recrutement des OSC tout de même?

Non, je ne parlais pas du recrutement des OSC, mais des officiers de carrière, recrutés sur concours notamment à l'issue de classes préparatoires. ;)

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  • 4 weeks later...

Bonsoir à tous. Je reviens du CSO de Lyon. Deux jours plutôt tendu et fort en stress ^^

Voici mes résultats:

SIGYCOP : apte à tout

Test TAMI-C : anglais 28/150 , maths 2/10 , repérage dans l'espace ( je me souviens plus du terme exact) 10/10, je ne me rappel plus de mes autres résultats exactement.

Test physique:

Luc léger : 9'45"

Parcour d'obstacle : 20/20

Tractions : 11.

Seul bémol lors de mon entretien le stress et sa gestion.

Candidat pour le 21è RIMA de Fréjus, 2è RIMA du Mans et 132è BCAT de Suippes.

Il ne reste plus qu'à attendre la décision de Paris!! =)

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Pour une incorpo' en septembre, mais le 21è je n'est pas la certitude que ce soit en septembre. Après moi je suis pas fixé si il faut bouger a tataouïne les bains ça me dérange pas.

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c'est vrai que ça me paraît juste tout de même, mais c'est ce que mon recruteur m'a annoncé. J'attend toujours de ces nouvelles pour faire mes voeux.... :vertrouge:

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  • 2 months later...

Eiffel,

Peux-tu me confirmer d'après ton expérience là-bas que même si les soins dentaires ne sont pas terminés, un certificat du dentiste attestant que les soins sont en cours suffit à ne pas être daclé inapte temporaire?

Merci pour ta réponse, ça me stresse un peu, pas sûr que mes soins soient terminés à temps.

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  • 2 weeks later...

Salut Barnabemole,

Je ne peux pas te certifier que ça ne sera pas un recalage temporaire, mais c'est ce que j'ai lu partout en tout cas. Tente quand même de faire pression sur ton dentiste pour qu'il finisse, mais avec un certificat ça devrait aller. Mais ça reste a l’appréciation du médecin militaire mais dans le pire des cas tu es reconvoqué un mois après.

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  • 8 months later...

Je me permet de dépoussiérer un peu le topic :vertsiffle:

 

Déjà, un grand bravo et merci pour retex très interessant et encourageant. Ensuite, pensez vous à titre indicatif, que les données que vous avez fournissez sont encore d'actualité??

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  • Moderator

Actuellement les barèmes sont les mêmes ainsi que les journées ! Ce jeune candidat à très bien détaillé ce cso, mot pour mot ce que j'ai vécu y'a 5 ans

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  • 1 year later...

Salut à tous, je me prépare actuellement à passer les évaluations du CSO cette année. En parcourant le forum et le site officiel de l'armée de terre concernant le déroulement de ces évaluations, je me suis aperçu qu'il y avait plusieurs appellations. Alors par exemple sur le site officiel on parle de DEI et de GSE, tandis que sur le forum on appelle ça CSO. Voila donc ma question: S'agit-il de plusieurs appellations pour désigner la même chose ou est-ce 3 choses différentes? 

 

Merci à vous de m'éclairer la dessus.

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

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    Après 21 jours de traversée de l'océan Atlantique, l'OPV 87 ARA Storni est arrivé hier sur les côtes argentines et aujourd'hui a eu lieu sa cérémonie de remise du pavillon de guerre. Félicitations à la marine argentine. Bon vent et bonne mer ! Tras 21 días de travesía del océano Atlántico, el OPV 87 ARA Storni llegó ayer a las costas argentinas y hoy tuvo lugar su ceremonia de entrega del pabellón de guerra. Enhorabuena a la Armada Argentina ¡Buen viento y buena mar! (Source: Naval Group)

    Bouchon-Gras 49

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    La Caserne Vérines, située Place de la République à Paris, porte le nom du chef d'escadron Jean Vérines. Le poilu Jean Vérines est né le 16 avril 1894 à Brive-la-Gaillarde. Il débute sa carrière militaire en s’engageant le 1er septembre 1914 dans le régiment de Brive. Le sergent Vérines affronte le feu au sein du 147ème régiment d’infanterie. Il est blessé pour la première fois aux Eparges, le 16 juin 1914. Jean Vérines est cité à l’ordre de l’armée et la croix de guerre avec palme dorée lui est décernée. Devenu aspirant, il se retrouve en Picardie, près de Péronne. Il reçoit sa seconde citation à l’ordre du corps d’armée suite à l’attaque du 4 septembre 1916. Le 18, il est nommé sous-lieutenant. En 1917, son régiment est affecté dans la région de Berry-au-Bac, à dix kilomètres du tristement célèbre Chemin des Dames. Le miraculé Le 29 avril, le sous-lieutenant Vérines s’effondre sous l’effet d’une balle allemande qui l’atteint en plein visage. La blessure est terrible. L’œil est énucléé. Au cri du guetteur « Alerte », Vérines est sorti précipitamment au créneau afin d’observer. Il s’est hissé légèrement au dessus du parapet. C’est à cet instant qu’un sniper allemand le vise et l’atteint. C’est à l’appel de son nom qu’il doit la vie. En effet, au moment où il est visé, il détourne son regard et la balle ennemie l’atteint à l’œil droit et ressort entre l’œil gauche et le sommet du nez. La gueule cassée Pour Jean Vérines, la guerre est finie. Le voilà devenu une gueule cassée de la Grande Guerre. Outre la convalescence très longue, cette blessure entraîne une troisième citation. Le 28 janvier 1918, il est fait chevalier de la Légion d’Honneur et quelques mois plus tard, il est promu lieutenant. Jean Vérines à la Réunion Le 30 juin 1919, il intègre l’école des officiers de la gendarmerie à Versailles. Il effectue un court passage à la compagnie de Saint-Jean-d’Angély, en Charente-Maritime. Il est ensuite affecté à la prévôté de l’armée d’Orient pour deux ans. Son séjour en métropole au retour du Levant est toujours aussi court. Il est désigné en novembre 1923 pour la Réunion. Il y est promu au grade de capitaine. Fin psychologue, il analyse rapidement le contexte réunionnais et acquiert une respectabilité auprès de tous ses correspondants, riches ou pauvres, salariés ou indépendants, patrons et syndicalistes. Les événements de 1936 allaient lui donner l’occasion, comme le précise Gilbert Saron, ancien directeur du cabinet du gouverneur de la Réunion, de prouver que le capitaine Vérines montrait la connaissance parfaite qu’il avait de son métier, et ses qualités d’observation et de psychologie. Il deviendra même l’ami d’un célèbre prisonnier Abd-El-Krim, adversaire de la France et principal protagoniste marocain de la guerre du Rif. Promu chef d’escadron le 25 juin 1936, décoré de la rosette de la Légion d’Honneur au cours de l’été 1937, après treize ans passés à la Réunion, l’heure de son retour en métropole est prévue pour le 4 août. Jean Vérines à la Garde républicaine Le chef d’escadron Jean Vérines s’installe à Paris au début de l’année 1938, après un congé de cinq mois qui lui permet de reprendre contact avec la vie de la métropole. Très rapidement, l’officier impressionne et inspire le respect. Sportif, Vérines devient le directeur des sports de la Garde. Il se montre novateur en mettant en place une section gymnastique qui lui survivra jusqu’à sa dissolution en 1981. Mais évoquer Jean Vérines à la Garde républicaine c’est inexorablement parler de son attitude face à l’ennemi allemand. L’ennemi se présente le 14 juin au matin dans Paris, ville déclarée ouverte la veille. Le chef d’escadron Vérines ressent une grande amertume. La capitale devait être défendue avec acharnement. Il n’en a rien été. Il s’attend à être fait prisonnier dans les heures qui suivent l’entrée des Allemands. Il met ses affaires en ordre. Il écrit à son épouse et parallèlement à son fils Guy. Le contenu est éloquent. « Petit Guy, deux mots à la hâte car je vais être fait prisonnier. Ordre est donné à la Garde de rester à Paris sans combattre...Courage petit et passe brillamment tes examens. Au cas où la lettre que j’écris en même temps à maman et tonton Emile ne leur parviendrait pas, tu leur feras savoir. Préviens l’Abbé et Marie-Louise. Je tremble de honte d’être ainsi obligé de rester…Mais le général gouverneur reste et nous garde avec lui. A bientôt, petit Guy. Je t’embrasse de tout mon cœur qui t’aime. Ton papa Jean. » Le ressentiment est d’autant plus difficile que Jean Vérines doit accepter la présence de l’ennemi dans sa propre caserne. Ceux-ci occupent principalement le bunker au sous-sol de la caserne dans lequel se trouve le poste de commandement permettant de couvrir toute la défense aérienne de Paris. Dans ce contexte de l’Occupation, Vérines entrevoit la possibilité de résister. Reste à savoir que faire? Isolé, il ne peut rien faire. Or, au travers des réunions d’anciens combattants de son régiment de 14, ceux du 147ème d’infanterie, il espère nouer des liens avec des personnes partageant sa volonté de poursuivre le combat. Au gré du temps, l’amicale de ce régiment a été renforcée par des plus jeunes. Parmi ces hommes, André Visseaux. Vérines intègre le réseau Saint-Jacques par son entremise. Il permet à Vérines de rencontrer Maurice Duclos, gaulliste de la première heure, officier ayant combattu à Narvik et qui use d’un nom d’emprunt, Saint-Jacques, nom d’une station de métro sur la ligne Etoile-Nation. Les deux hommes se rencontrent à la mi-août à la caserne du Prince-Eugène. Ils tombent d’accord. Le médecin Chaïa est présenté. Le premier objectif pour le commandant est d’espionner les plages de Normandie car les Anglais s’inquiètent de savoir si les plages ne vont pas servir de base de départ pour attaquer la Grande-Bretagne. Après la bataille d’Angleterre, cette région reste primordiale en termes de renseignements. En quelques mois, Vérines met en place un véritable réseau de renseignements militaires dépassant le cadre de la Garde et de la région parisienne. Des civils s’ajoutent aux militaires. En juillet 1941, un de ses adjoints, le capitaine Martin, est arrêté sur la ligne de démarcation, à Bléré. Le même été, il perd le docteur Chaïa muté au camp de prisonnier de Châlons-sur-Marne puis il est avisé de sa nomination aux fonctions de commandant militaire des Invalides. C’est à ce moment que le réseau va être démantelé. La Gestapo procède aux arrestations durant deux mois. La sœur de Duclos est arrêtée. Le commandant Vérines apprend les arrestations par le capitaine Caillier, beau-frère de Marcel Haboult, arrêté en compagnie de son fils. En l’espace de deux semaines, quinze membres du réseau sont arrêtés par la Gestapo. Saint-Jacques poursuivi reçoit l’ordre de rejoindre Londres via l’Espagne. Que va faire le commandant Vérines en l’absence du chef? Le réseau comprend entre 20 à 25000 membres prêts à l’action. En septembre les arrestations reprennent; le travail du réseau ne fléchit pas, au contraire. Début octobre, le capitaine Germain Martin, à Tours et le colonel Emile Boilin à Amiens sont pris. Puis c’est le tour de l’abbé Roger Derry. L’étau se resserre sur Vérines. L’arrestation du commandant Vérines Les Allemands se présentent une première fois le 9 octobre à la caserne du Prince Eugène. Vérines est absent. Le lendemain 10 octobre, ils sont de retour. Il est huit heures lorsqu’ils pénètrent de force dans son bureau, l’arme au poing. Le capitaine Cailler a beau protester, après avoir été fouillé, le commandant est emmené. Il semble que Vérines soit aussitôt incarcéré à Fresnes. Aucun témoignage, aucune trace dans les premiers temps ne permettent d’informer le commandement et la famille du sort du commandant. C’est quelques semaines plus tard, qu’un résistant chargé d’apporter du linge de rechange dans les prisons parisiennes que l’on apprend où est détenu le prisonnier. Les arrestations se poursuivent, le colonel Raby et le lieutenant Ernest Laurent sont interpellés à Tours. Entre août et octobre 1941, le réseau Saint-Jacques est entièrement démantelé mais le principe de cloisonnement permet aux gardes de ne pas être inquiétés. C’est Jacques Daroussin, lieutenant dans la Résistance, qui prendra la suite. La captivité de Vérines en Allemagne Après deux mois d'incarcération à Fresnes, il est transféré en Allemagne, le 9 décembre 1941, précisément à la prison de Düsseldorf. Là, il y retrouve sans le savoir le colonel Boillin. Le régime est celui du secret le temps de l’instruction qui dure près d’un an. Le commandant ne reçoit rien, aucun courrier, aucun colis de la Croix rouge. Ses lettres ne parviendront jamais à sa femme. La cécité l’atteint au fur et à mesure de son amaigrissement dû à la faim jusqu’à devenir totale. L’abbé Roger Derry, membre du réseau Saint-Jacques et prisonnier est d’un grand réconfort pour Vérines, profondément croyant. Les deux hommes ne se font pas d’illusion sur le destin. L’aumonier militaire, le père Merzbach témoignera, après guerre, dans un rapport officiel de son admiration pour le commandant. Le 23 août, le procès intervient. Le président pose cette question pour le moins étonnante: pouvez-vous nous donner votre parole d’honneur que vous n’avez pas fait partie d’un réseau de résistance contre l’Allemagne? La réponse ne peut qu’être négative. Le verdict tombe sans appel: la peine de mort. Le commandant, ancien de 14, comme le reste des condamnés, refuse de signer un recours en grâce adressé à Hitler. Durant les trois semaines qui vont précéder l’exécution, ils sont classés « Nacht und Nebel », Nuit et Brouillard, ce qui signifie qu’ils sont destinés à la disparition. Jean Vérines porte le matricule « N.N 401 ». Ils sont transférés à la prison de Cologne, le 20 septembre 1943. Ils font escale à Rheinbach. Cologne est l’ultime lieu de leur calvaire. Le 9 octobre, le colonel Raby, l’ami et le supérieur dans la Résistance, le capitaine Morel, le premier à être arrêté à Tours, tombent sous les balles allemandes. C’est l’antenne tourangelle du réseau qui disparaît. C’est au tour de l’abbé Roger Derry. Il est décapité à la hache. L’exécution du commandant Vérines Le commandant demanda à s’entretenir avec l’aumonier militaire Gertgès. Le cortège est composé du gardien-chef et de l’aumonier. Vérines chante la Marseillaise, l’abbé Derry, quelques jours auparavant chantait un Te Deum. Jean Vérines est amené devant le poteau. Il refuse d’avoir les mains liées et les yeux bandés. Il se redresse. De sa main gauche, il montre aux soldats son cœur. L’officier lève son sabre. Le commandant crie « Vive la France ! Quelle vive ! ». L’ordre rauque ordonne l’ouverture du feu « Feuer ». Le corps de Jean Vérines va reposer dans un petit cimetière de l’Ouest. Le père Gertgès note les lieux d’inhumation des N.N qui ne doivent pas être identifiés. Dégagé en 1945, le lieu de sépulture sera entretenu jusqu’en octobre 1948 par la Croix-Rouge française avant que le corps ne soit rapatrié et rendu à la famille. (Sources : Garde républicaine Crédits photo : Garde républicaine)

    Bouchon-Gras 49

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    Une histoire qui se termine bien mais l'acte est inqualifiable ! Un vétéran de 96 ans se fait agresser et voler ses médailles de guerre en pleine rue ; un officier britannique lui en offre de nouvelles, des originales datant de la guerre ! Jim Marland est un vétéran britannique de 96 ans ayant combattu en France et Allemagne en 1944-1945. Il ne loupe jamais les commémorations de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, en octobre, il est agressé par deux individus alors qu'il porte ses médailles, que les hommes lui volent. Touché par son histoire, un officier britannique lui offre les mêmes médailles d'époque en remplacement et ce sous les acclamations d'un stade de football ! Jim Marland décide de rejoindre la British Army fin 1943. Il est dirigé vers l'infanterie et intègre le Durham Light Infantry, un célèbre régiment d'infanterie britannique. Le Private Marland va combattre en France mais surtout en Allemagne, notamment à Ibbenbüren ou Hambourg. Il est notamment blessé au combat alors qu'il se trouve en Allemagne. Gravement touché par un éclat d'obus à la poitrine, il est hospitalisé pendant six semaines dans un hôpital de campagne avant de rejoindre le front Pour son service héroïque, Jim reçoit plusieurs distinctions : la 1939/45 War Star, la France/Germany Star, la Defence Medal et la 1939/45 War Medal. Ce sont ces médailles qui vont être volées en octobre dernier alors que Jim se rend à une commémoration de la Seconde Guerre mondiale : il se trouve seul, à pieds, lorsque deux hommes s'approchent, l'empoignent et arrachent les médailles de sa veste. Jim est dévasté et ne va en parler que le 12 novembre à sa famille, qui s'étonne de ne pas voir l'ancien combattant porter ses médailles pour les commémorations du 11 novembre. Sa famille décide d'alerter l'opinion publique via les réseaux sociaux. Touché par l'histoire de Jim, le Major Phil Linehan, un officier-réserviste du 103 Battalion Royal Electrical and Mechanical Engineers (REME), décide de remplacer les médailles volées en piochant dans sa propre collection ! Le Major, passionné de la Seconde Guerre mondiale, possède alors les 4 médailles. Il contacte la famille de Jim et ensemble, préparent une petite surprise au vétéran ! Le 23 novembre dernier, il prend sa voiture et va faire un voyage de plusieurs heures pour venir retrouver Jim : le vétéran pense venir assister à un match de l'équipe de la ville, le Rochdale Football Club. Mais à la mi-temps, il est appelé sur la pelouse ! Sa famille l'accompagne et au milieu d'une haie d'honneur, au centre du terrain, sous les applaudissements de la foule, Phil Linehan remet à Jim Marland ses nouvelles médailles, en tout point identiques aux précédentes.  Phil Linehan est à gauche et sert la main à Jim. En plus des médailles, Phil Linehan lui remet deux pièces de sa collection : un béret de remplacement avec un insigne de la Seconde Guerre mondiale, porté par un parent de l'ex-caporal Buckley (Royal Engineers). Ainsi qu'un insigne de casquette original de la Première Guerre mondiale porté par un grand-oncle du Capitaine Martin, qui a servi avec Phil dans la British Army. Une bien belle histoire ! Source : itv.com & inyourarea-Passionmilitaria

    Bouchon-Gras 49

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    L'ancien résistant est mort ce samedi. Ses obsèques auront lieu mercredi à la chapelle Notre-Dame-de-Santé-d'Entrevennes. Robert Maestracci avait été décoré de la légion d'honneur le 8 mai dernier. L'ancien résistant Robert Maestracci est mort à 96 ans samedi 27 novembre à Entrevennes. - BFMTV Robert Maestracci, ancien résistant et habitant d'Entrevennes (Alpes-de-Haute-Provence) est mort ce samedi, à 96 ans, a appris BFM DICI ce dimanche. Décoré de la légion d'honneur le 8 mai dernier, il faisait partie de la cinquantaine de derniers combattants français encore en vie.   Lors de la cérémonie d'hommage du 8 mai dernier, Robert Maestracci, visiblement très humble, avait déclaré : "Je suis heureux de rencontrer tout ce monde qui s'est dérangé pour venir me voir, me rendre hommage. Cela plairait à n'importe qui, mais je trouve que c'est un peu immérité parce que je ne suis pas le seul à avoir fait ça." Lors de la Seconde Guerre Mondiale, Robert Maestracci a participé aux opérations du réseau de résistance Abbé Blanc à Marseille, avant de rejoindre les Franc-tireurs et partisans du Val de Rancure en 1943. (Source BFMTV Alpes de Hautes Provence)

    Bouchon-Gras 49

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    Cérémonie aux Invalides hier, en présence de Geneviève Darrieussecq, en l’honneur du général Gudin, mort à Smolensk lors de la campagne de Russie en 1812. Un officier connu pour sa bravoure qui rejoint les militaires français les plus illustres, Turenne, Lyautey, Foch… (Source : Chef d'état major des armées)
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