Jump to content
×
×
  • Create New...

Le général Robert Mood, chargé de superviser la trêve, arrive en Syrie


Recommended Posts

  • Spécialiste

Le général norvégien Robert Mood, chargé de superviser la trêve en Syrie à la tête d'une équipe d'observateurs de l'ONU, est arrivé dimanche 29 avril à Damas et a immédiatement reconnu que la tâche qui l'attend serait immense. "Pour permettre le succès du plan Annan, j'appelle tous à arrêter la violence et à nous aider à maintenir l'arrêt des violences armées de toutes les parties, a-t-il dit dès son arrivée. Nous allons travailler à l'application complète du plan Annan en six points, accepté par le gouvernement syrien. Pour y parvenir, nous avons maintenant 30 observateurs sur le terrain, nous allons doubler ce chiffre durant les prochains jours".(...)

La suite ici : lemonde.fr

La Syrie prochain TOE des casques bleus ?

Link to post
Share on other sites
  • Staff

Bonsoir

La mission est du style d'un paon qui fait le beau devant un crotale !

Nous avons vu, par le passé - dont le plus récent à la frontière Libano-Israëlienne entre Israélien et Hezbollah dont nous avons failli faire les frais - comment les belligérants considèrent les casques bleus de l'ONU.

L'espoir fait vivre et psychologiquement, tout à chacun à l'impression d'avoir bonne conscience et d'avoir fait le nécessaire ou une partie du nécessaire.

Janmary

Link to post
Share on other sites
  • Administrateur

Oui, les Nations Unies ont depuis pas mal de temps déjà, perdu énormément de crédits quant à leur capacité d'interposition efficace entre factions rivales.

Leurs consignes habituelles de non ouverture du feu, de simple observation et d'interposition en font des cibles façiles, et dont le positionnement entre le marteau et l'enclume, n'en font pas des interlocuteurs crédibles aux yeux des belligérants.

Link to post
Share on other sites
  • Staff

Oh ! Non ! Belle !

C’est un sujet dit « nœud de vipères » !

1° - Les Russes et les Chinois sont « protecteurs » de la Syrie.

2° - Pour raison de vente d’armes et d’un port d’utilisation militaire par les Russes.

3° - L’armée Syrienne est une armée puissante, organisée, entraînée et qui joue un rôle important dans la région depuis ses déboires de la « colonisation » par les Français sous forme de mise sous tutelle du pays et de la partition du Liban sous tutelle Française, que la Syrie n’à jamais digéré

4° - La politique Française à toujours – quel que soit le Président de la République – soutenu et intervenu dans les affaires Libanaises (Rappel de l’attentat du Drakkar)

5° - Prendre l’initiative d’une intervention militaire, c’est prendre un risque énorme de conflit avec les Russes implantés dans la région.

Nous avons vu comment cela se passe dans les pays de l’Est quand un état déplait au Kremlin !

6° - Les Syriens ayant évacués militairement le Liban, y sont toujours présents par un travail de sape de leurs service secrets qui se livrent à des attentats réguliers.

7° - C’est donc la possibilité de retrouver le Hezbollah actif dans la région par des actions d’attentats avec l’aide de l’Iran, le tout étant incontournable.

8° - Le dernier conflit Israëlo-Hezbollah, malgré le ravage de l’aviation d’Israël au Liban sur les bases arrières et l’infrastructure du pays – y compris sur les station-service pour privé d’essence les convois de ravitaillement - à démontré toute la difficulté de gagner tout simplement devant une armée « terroriste » qui à pris le temps de s’enterrer avec des bunkers sous terre, flanquement mutuel de tirs et échappatoire par tunnels.

Je pense que tout le monde est d’accord dans les Chancelleries tout du moins, que la solution de l’élimination politique et du renversement du dictateur est préférable à un développement militaire.

Janmary

Link to post
Share on other sites
  • 2 weeks later...
  • Moderator

Six soldats circulant en compagnie du général Mood ont été blessés dans l'explosion d'un engin au passage de leur convoi à Deraa.

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120509.AFP5620/syrie-six-soldats-blesses-par-une-explosion-au-passage-du-convoi-d-observateurs-a-deraa.html

Link to post
Share on other sites
  • Spécialiste

Et les appels du pieds continuent:

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition au régime du président Bachar Al-Assad, félicite le président français élu François Hollande, espérant qu'il "sera un soutien pour le peuple syrien".(...)

Et pour cause:

(...)Interrogé sur ce qu'il ferait s'il était élu au cas où l'ONU déciderait d'une intervention militaire en Syrie pour protéger les civils, François Hollande avait déclaré en avril sur Europe 1 que s'il était élu et si une intervention militaire en Syrie était décidée par l'ONU, la France "y participerait" :"Si elle se fait dans le cadre de l'ONU, nous participerons à cette intervention."

article : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/05/09/le-conseil-national-syrien-salue-l-election-de-francois-hollande_1698365_3218.html#ens_id=1481132&xtor=RSS-3208

Link to post
Share on other sites
  • Spécialiste

Enorme!! je viens de trouver ça :

Une délégation de rebelles syriens a fait un pacte avec les autorités de Pristina afin d’échanger leur expérience au sujet de la guérilla. L’opposition syrienne va envoyer des militants au Kosovo pour qu’ils adoptent les tactiques et soient entraînés pour chasser le régime du président Bachar Al-Assad du pouvoir.(...)

“Nous sommes venus ici pour apprendre. Le Kosovo est passé par là et a une expérience qui sera très utile pour nous, “ dit le chef de délégation syrienne Ammar Abdulhamid, un activiste syrien dissident des droits de l’Homme. “En particulier, nous aimerions savoir comment des groupes éparses de combat furent unifiés en la KLA”.

Le message en gros: venez avec vos bombardiers comme en 98 et nous ferons le reste.

L'article en entier. A lire ! http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30732

Link to post
Share on other sites
  • Moderator

Je profite de ce sujet pour émettre une hypothèse à la Tom Clancy.

Plantons le cadre, imaginons 5 minutes que le futur objectif des occidentaux serai l'Iran (attendez avant de crier), vous visualisez? Iran pays soumis à une pression Étatique énorme (je viens d'inventer l'expression pour ne pas dire dictature, la classe) et un dogme religieux puissant le tout aidé par une armée solide (aidée par des unités politiques et religieuses). Je ne parle pas du programme de recherche nucléaire qui à mon avis n’est que poudre aux yeux (au même titre que celui de la Corée du Nord) mais qui met une épine au niveau international. Iran pays à l’histoire riche avec une vraie présence régionale via notamment ses soutiens au terrorisme dans des pays voisins et à moindre mesure une capacité de frappe terroriste planétaire avec ses services secrets.

Donc pour mettre à genoux cet Etat qui menace de manière régulière de stopper l’approvisionnement en pétrole en bloquant le détroit d’Ormuz (qui à mon sens est un peu la seule raison valable) rien de moins qu’une opération militaire, mais c’est pas des beatnik en face. Donc pourquoi ne pas se chauffer la main avant ? On va pas se faire un claquage ! Procédons par étapes.

Étape 1 : Via des frappes aéronavales et des actions clandestine de soutien à une révolte, renverser un gouvernement de même ordre que celui visé. Je vise là les opérations en Lybie. Outre les excellents résultats de l’opération (pertes proche de 0, coût relativement faible à rapporter aux objectifs,…) il y a un message « Regardez ce que l’on peut faire avec trois foi rien » et surtout « Regardez ce que l’on a fait d’une armée qui vous ressemble ». Les troupes Libyennes ont dût abandonner leur matériels lourds pour faire une guerre « légère ».

But ; Entraîner les forces à taper des unités qui se défendent, avec une tactique d’armée « moderne » et des matériels qu’ils maitrisent. Préparer nos unités clandestines à aider et soutenir un soulèvement populaire (prise de contact, création de stocks d’armes, instruction de base,…) En gros réapprendre la guerre de haute intensité.

Étape 2 : Inciter un soulèvement par une action diplomatique dans un pays très proche de celui visé. Je vise là la Syrie. Opération en court avec des évolutions franchement plus lente du fait des actions diplomatiques par définition lentes. Le message « Regardez avec une poignée de $ et deux trois clandestins on fou le why chez vous ». En plus les actions iraniennes sont un peu calmés par ces turbulences dans la zone d’influence.

But ; Ne pas engager de forces au sol mais tenter la révolution uniquement par l'intérieur. J'utilise par et non de car de est synonyme pour moi d'une action militaire des États étranger (secrète ou non) alors que par renvoi à des actions de rebelles révolutionnaires.

Étape 3 : Vas savoir la suite je la laisse à votre belle imagination, à savoir que nos forces à « pieds » n’ont pas encore été engagées… Elles aussi doivent réapprendre la guerre contre des armées équipées. Les gardiens de la révolution sont loin des talibans et autres insurgés afghans, le combat contre eux n'est le même (utilisation d'artillerie, d'aviation, logistique moderne, soutien des unités au contact, effectifs, ...)

Étape 4: En avant Guingamp! 11e BP en tête bien entendu!

Pas mal non?

Bon j’arrête de jouer à Tom Clancy et vais vous parler de ration de combat !

Link to post
Share on other sites
  • Moderator

Des attentats à Damas ont fait ce matin 55 morts et près de 400 blessés. La télévision d'Etat dénonce l'action de terroristes, tandis que le Conseil national syrien accuse le régime d'al-Assad.

http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20120510.OBS5263/syrie-deux-attentats-font-des-dizaines-de-morts-a-damas.html

Link to post
Share on other sites
  • Similar Content

    • By HernanF
      Je n’ai pas trouvé un sujet similaire, alors j’ai ouvert celui-ci pour commencer à parler d’un territoire peu connu mais très revendiqué, après les 12 signataires du Traité sur l'Antarctique, plusieurs pays ont des bases de recherche sur ce territoire.
       
      Campagne d'été de l'Institute polaire français
      Le 7 janvier 2021, L’Astrolabe a accosté à la base de Dumont d’Urville pour sa troisième rotation de ravitaillement en Terre Adélie. Cette escale est la dernière réalisée par l’équipage B sous le 60e parallèle sud. La relève par l’équipage A est programmée du 20 au 23 janvier à Hobart.

      Source: EMA
    • By Pendemonium
      le 9 aout :

      Article et 2 vidéos : http://www.maritima.info/actualites/societe/istres/3263/l-aide-medicale-aux-refugies-syriens-s-est-envolee-d-istres-ce-matin.html


  • Posts

    • serai-ce le bout du tunnel ? http://www.opex360.com/2021/04/18/la-crise-de-lhabillement-au-sein-des-armees-est-en-train-de-se-resorber-selon-le-sca/
    • Bonjour, Peut être pourriez vous nous dire où vous en êtes en ce moment.
    • Il avait 99 ans. Charles Coolidge était jusqu'à son décès le plus ancien récipiendaire de la Medal Of Honor, la plus haute distinction militaire des États-Unis. Il avait remporté cette médaille pour sa bravoure extraordinaire au combat, en France, en octobre 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale. Il est décédé dans son sommeil    Coolidge est né le 4 août 1921 dans la ville de Signal Mountain, dans le Tennessee. Il est diplômé de la Chattanooga High School en 1939. En juin 1942, après l'attaque japonaise sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941, Coolidge est appelé sous les drapeaux. Après plusieurs semaines d'entrainement en Géorgie, en Alabama et en Caroline du Nord, il rejoint l'infanterie : il est déployé au sein de la Company M, 3rd Battalion du 141st Infantry Regiment. Cette unité dépend de la célèbre 36th Infantry Division "Arrowhead".   Au printemps 1943, Coolidge est déployé au combat en Afrique du nord, durant la campagne de Tunisie. Puis par la suite, la 36th Infantry Division est envoyée en Italie. Coolidge combat sur la rivière Rapido en janvier 1944 et lors de la bataille de Monte Cassino, alors que les Alliés cherchaient à s'emparer de Rome. Il reçoit une Bronze Star. En mai, Coolidge est déployé lors de la bataille d'Anzio avec le reste de la division. Il remporte une Silver Star pour sa bravoure au combat. Mais quelques semaines plus tard, la 36th Infantry Division est retirée du front : le D-DAY en Normandie a eu lieu et les Alliés désirent accentuer leurs opérations en France.   En août 1944, la division est redéployée dans le sud de la France et commence à marcher vers la ligne Siegfried, principale ligne défensive allemande, qui comporte des milliers de bunkers et de casemates. Et en octobre 1944, Coolidge est engagé lors d'une féroce bataille qui va durer quatre jours, près du village français de Belmont-sur-Battant, dans les montagnes très boisées des Vosges.   Le 24 octobre 1944, le Technical Sergeant Coolidge, à la tête d'une section de mitrailleuses lourdes de la Company M et appuyé par un peloton de la Company K, doit prendre possession d'une position sur le haut d'une colline à l'est de Belmont-sur-Buttant, à la frontière allemande. Une fois sur place, Coolidge se rend compte que face à lui, d'importantes forces ennemies sont positionnées !   Dépassé en nombre et en armes, Coolidge essaie de bluffer les Allemands, leur donnant même l'ordre de se rendre ! Mais les soldats allemands ne se laissent pas faire et attaquent : Coolidge, qui n'a aucun officier avec lui, doit prendre le commandement de ce groupe hétéroclite, constitué en majorité de remplaçants qui vont au combat pour la première fois. Mais Coolidge, imperturbable, va se rendre de trou d'homme en trou d'homme, calmant et encourageant ses soldats, jusqu'à ce que cette attaque allemande soit repoussée.   Pendant trois jours sur cette côte, appelée côte 623, Coolidge et ses hommes vont repousser de nombreux fantassins ennemis. Mais le 27 octobre, la situation change : les Allemands envoient des centaines de soldats attaquer les positions américaines, soutenus par deux Panzers. Coolidge, n'écoutant que son courage, va saisir un bazooka et s'avance à moins de 25 mètres des chars. Mais le plan échoue : le bazooka est hors-service ! Qu'à cela ne tienne : Coolidge lance plusieurs grenades à main contre l'infanterie, tuant plusieurs soldats et forçant les Allemands à reculer. Un Panzer va même tirer cinq obus directement sur Coolidge !   Mais l'armée allemande retourne au combat et force Coolidge à reculer : faisant preuve d'un grand sang-froid, ce dernier va organiser sa retraite, ordonnée, étant le dernier à quitter sa position. Pour ses actions héroïques, après avoir résisté avec ses hommes durant près de 96 heures face à une force ennemie supérieure en nombre et en équipements, Coolidge va recevoir la Medal of Honor, la plus haute distinction militaire de l'armée américaine. C'est le Lieutenant General Wade H. Haislip qui va lui présenter lors d'une cérémonie près de l'aérodrome de Dornstadt, en Allemagne, le 18 juin 1945.   Renvoyé aux États-Unis, Coolidge est honoré comme le héros qu'il est : une partie de la route Highway 27 prend son nom, tout comme une balise routière sur Signal Mountain. En 2013, il figure même sur un timbre postal à son effigie, avec 11 autres récipiendaires de la Medal of Honor. Coolidge va être enterré le 16 avril prochain, au Chattanooga National Military Cemetery.   Il est a noter que Charles a un fils, Charles H. Coolidge Jr., lui-même ancien des forces armées américaines comme Lieutenant general de l'US Air Force. Source : stripes.com & military.com           Et nous avons appris aujourd'hui la disparition d'Hubert Faure, une immense peine pour l'ensemble des marins, pour l'arme les fusiliers marins et notamment les commandos marine.   C'est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition à 106 ans d'Hubert Faure, l'un des deux derniers membres du Commando Kieffer encore en vie. Vétéran de la Bataille de France et de la bataille de Montcornet en 1940, il est fait prisonnier par les Allemands. Il rejoint en 1943 les Forces Françaises Libres et les commandos français de Philippe Kieffer. Il débarque avec le Commando le 6 juin 1944 devant la commune de Colleville-sur-Orne. Survivant à la guerre, il décède paisiblement et laisse Léon Gautier comme dernier survivant du Commando    Hubert Faure est né le 28 mai 1914 à Neuvic-en-Dordogne. Il étudie au lycée jésuite de Sarlat tandis que son père, huissier et ancien poilu, meurt en 1933 des suites des blessures aux gaz subies lors de la bataille de Verdun. L’année suivante, il s’engage comme sous-officier au 22e régiment de Dragons à Pontoise, avant de servir comme instructeur à Paris. Il étudie les ouvrages dédiés à la Cavalerie rédigés par Charles de Gaulle avec d’autant plus de curiosité qu’il sert dans un régiment de chars de combat lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939. Hubert Faure est alors engagé avec son unité en réserve, derrière la ligne Maginot, avant de participer à la bataille de Montcornet (Aisne) le 17 mai 1940, qui voit l’engagement de la 4e division cuirassée commandée par le colonel de Gaulle.   Fait prisonnier en juin 1940, il parvient cependant à s’échapper et à rejoindre les forces françaises lorsque l’Armistice est signé. Lorsque les Alliés déclenchent l’opération Torch en Afrique du Nord le 8 novembre 1942, Hubert Faure décide de rejoindre les Forces Françaises Libres en Angleterre : c’est le début d’un long périple qui, à l’instar de son futur camarade Maurice Chauvet, le mène vers l’Espagne pour y être fait prisonnier. Arrêté par les franquistes, ceux-ci l'internent dans un camp près de Bilbao. Malgré tout, il parvient à s'échapper en mai 1943 avec un camarade rapidement repris. Seul, il traverse l'Espagne et rallie le Portugal où il est à nouveau arrêté et emprisonné. Pris en charge par un représentant de la France Libre, il est rapidement relâché puis parvient à s’envoler vers l’Angleterre.     En juin 1943, un an avant le débarquement, il se porte volontaire pour rejoindre les commandos français encadrés par le lieutenant de vaisseau Philippe Kieffer. Fort d’une excellente condition physique, d’un moral d’acier et de son expérience militaire, il est immédiatement remarqué par l’encadrement du stage commando à Achnacarry en Écosse. Avec le grade de Warrant Officer et son béret vert sur la tête, il devient Maître-principal de la Marine nationale (équivalent d’adjudant-chef dans l’armée de Terre française) et commande une section au sein de la Troop 1.   Pendant la préparation du débarquement, les Français découvrent les cartes muettes et les maquettes des plages à prendre d’assaut. Avec ses hommes, Hubert Faure reconnaît rapidement la Normandie : « Nous, nous l’avons su immédiatement. Sur la table à manger, il y avait tout un tas de photos aériennes des plages normandes et des cartes. Mais il nous était interdit d’en parler à qui que ce soit ». Il se souvient des paroles du commandant Kieffer avant d’embarquer pour traverser la Manche : « Le commandant nous a dit qu’il y aurait beaucoup de pertes. Ceux qui ne voulaient pas y aller pouvaient partir, il ne leur en voudrait pas. Mais personne ne s’est dégonflé. À cet âge-là, nous n’avons pas peur de mourir. C’était une fierté pour nous de participer à la libération de notre pays ».     Le 6 juin 1944, il débarque avec ses hommes devant la commune de Colleville-sur-Orne (aujourd’hui Colleville-Montgomery) sous des tirs nourris, étant même soufflé par l’explosion d’obus allemands qui lui décollent la plèvre et lui font cracher du sang. Il reçoit même la communion de l’abbé René de Naurois, l’aumônier catholique du commando, juste après le débarquement. Moins de deux heures après le début de l’assaut, il devient le seul cadre de la Troop 1 encore valide, les autres ayant été blessés au feu : à compter de 8h15, la Troop 1 se dirige vers le complexe défensif du Casino, un redoutable ensemble de bunkers et de positions d’artillerie que les François doivent prendre d’assaut.   Mais Faure et ses hommes sont compartimentés dans leur progression par les obstacles installés par les Allemands. Malgré les quatre tirs de PIAT, la défense allemande tient bon. Pendant que Kieffer part dérouter un blindé britannique pour appuyer les commandos français, c’est Hubert Faure qui commande les forces en présence et dirige les tirs de destruction. Une fois le Casino neutralisé, il se dirige successivement vers Bénouville, le pont Pegasus et enfin Amfreville, où les commandos tiennent bon face à des multiples incursions allemandes pendant de longues semaines.   Le 7 juillet 1944, il est touché par un éclat d’obus, sa blessure s’infecte et il est rapatrié vers l’Angleterre, comme bon nombre de ses frères d’armes. Hubert Faure est toutefois réengagé à compter du 15 août en Normandie, il est alors Enseigne de vaisseau.   À la veille du débarquement de Flessingue, il est sérieusement blessé à la colonne vertébrale lors d'un accident avec sa Jeep, celle-ci ayant percuté un char. Il effectue une rapide convalescence à Rouen puis chez lui en Dordogne, et retrouve son unité au front, dans les Pays-Bas, à l’occasion de l’assaut de l’île de Schouwen. Mais son état ne s’améliore pas et il doit mettre un terme à sa carrière militaire à la fin de la guerre en Europe.   Hubert Faure quitte l'armée après la capitulation, et ne fait donc pas partie des officiers qui forment les commandos post-1er BFMC comme le souhaitait l'Amiral d'Argenlieu. Après la guerre, il reprend ses études, et devient ingénieur des travaux publics, en Afrique notamment. Le capitaine de corvette Philippe Kieffer fut son témoin de mariage en 1945.     Le 14 juillet 2008, Hubert Faure est élevé au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur, et la cravate lui est remise par l’amiral Philippe de Gaulle : « Je voulais que l’insigne me soit remis par quelqu’un de la France libre. L’amiral, c’est une merveille de gentillesse. Il est mon voisin, et mon ami en même temps depuis trente années. », confiait alors l’heureux récipiendaire. Il a depuis été élevé à la dignité de Grand officier de la Légion d’honneur puis de Grand croix.     Hubert Faure meurt le 17 avril 2021 à l'âge de 106 ans à Paris Source : dday-overlord.com & Wikipedia
    • Oui, ça risque d'etre des effets qui disparaitront, comme le manteau qu'i fallait avoir et que l'on ne mettait jamais sauf le jour que ça piquait un pacha et là, c'était la course à l'emprunt... A terre effectivement quelques femmes portent la jupe, surtout l'été.
    • Bonjour merci pour vos réponses je vous tiendrais informé de l'évolution de mon parcours , cela pourra certainement éclairer certains.