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Devenir chef de char


Garfunkel33

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Bonjour !

 

Comme je l'ai mentionné dans ma présentation (que vous avez tous lu, bien entendu :P), je souhaiterai devenir chef de char.

 

Je suis titulaire du Bac pour le moment, mais je poursuis des études en informatique et, si tout se passe bien, je serais titulaire d'un Bac + 4 en informatique en juin 2015.

 

La question légitime est : "Mais qu'est-ce qu'un geek vient faire en tant que chef de char ?"

 

La réponse est : "Il a toujours aimé les chars, mais il ne peut pas dire pourquoi, vous savez pourquoi vous préférez telle ou telle couleur ? En outre il a toujours été attiré par l'Armée."

 

Je suis allé au CIRFA plusieurs fois pour avoir divers renseignements et j'ai appris que pour être chef de char il fallait être sous-officier. Soit de carrière, soit sous contrat, si j'ai bien compris.

 

J'aimerais donc m'engager comme sous-officier sous contrat à l'ENSOA pour -à terme- être chef de char (j'ai l'impression de répéter ça un nombre incalculable de fois).

 

J'ai vu qu'il était conseillé/recommandé de faire une PMS pour être sous-officier, qu'en est-t-il ?

 

Avez-vous des conseils à me donner ? Si je n'arrive pas à atteindre mon objectif (pour plein de raisons, notamment les places disponibles), y'a-t-il des corps dans lesquels je pourrais mettre à profit mes études d'informatique tout en faisant du terrain ?

 

Merci à tous !

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  • Moderator

Salut futur tankiste :vertrire:

Tu souhaites donc devenir chef de char en passant pas la voie Sous-officier via l'ENSOA de St Maixent.

Il faut d'abord définir dans quel type de char tu veux servir, un lourd ( Leclerc), un moyen lourd (AMX 10 RC à roues), un véhicule blindé (VBCI, dans ce cas c'est un véhicule de l'Infanterie);

Il te faudra choisir comme arme, l'ABC arme blindée cavalerie. Après tes 8 mois à St Maixent, tu iras en école d'application à l'école des blindés de Saumur puis à l'issue et selon ton classement tu auras le choix des régiments qui offrent une (des) place(s).

Tes études d'informatique peuvent aussi t'orienter vers les SIC, systèmes d'information et de commandement, qui sont présents en régiments (a petite échelle) mais que tu peux retrouver à plus grande échelle au sein de la DIRISI, direction interarmées des réseaux d'infrastructure et systèmes d'informations. Cette direction dans certains centres mêlent aussi bine les armes (infanterie, artillerie, blindé, génie et autres) que les armées (aviateurs, marins) car regroupant des spécialistes.

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Pour l'engin, je dois choisir AVANT d'entrer ? A priori tous me vont, même si pour des question de disponibilités de place je pense que ça serait plus un AMX 10 RC ou un VBCI. Ca change quelque chose, fondamentalement ?

 

Mais honnêtement, tant que je suis dans un char... :vertclope:

 

Je peux avoir plus d'infos concernant les SIC et la DIRISI ? C'est quoi par exemple comme métier ?

 

J'avais vu aussi le metier de "Chef de cellule recherche sur véhicule", c'est ce genre là ?

 

Concernant le physique, je suis pas particulièrement sportif mais je viens de m'y mettre, d'ici mi-2015 ça devrait aller je pense, non ?

 

Par contre je suis assez carré et je fais de l'airsoft régulièrement. Pour ceux qui ne le savent pas, faut quand même cavaler avec du barda sur le dos (environ 4-5 kg) tout la journée !

 

Et concernant les PMD/PMS ?

 

Merci :)

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  • Moderator

Comme je te l'ai déjà dit, le VBCI est un véhicule affecté en régiment d'Infanterie alors que le Leclerc équipe les régiments de Cavalerie (Rgt Chars de Combat, Rgt de Cuirs), le 10RC les régiments de cavalerie "légère" comme le RICM de Poitiers ou le 1° Spahis de Valence au sein de brigades légères blindées.

Pour les puristes, un VBCI n'est PAS un char mais un engin blindé...

Concernant les SIC de la DIRISI, en interarmées, ils s'occupent de toutes les types communications (HF, VHF, UHF, transmissions de données, satellitaires) permettant de relier les états-majors et les unités partout en France et outre-mer

En interarmes, ils servent l'armée de terre (l'armée de l'air et la marine ont les leurs)

Pour le cas du chef de groupe de recherche, c'est une spécialité liée à certains régiments qui font de la recherche de renseignements pour le compte d'une brigade. (2° rgt de dragons spécialisé dans le NBC, le 2° hussard pour le compte de la brigade de renseignements).

Au plan physique, plus ton  fond est élevé moins tu auras de soucis pour toutes les activités physiques (parcours du combattant, marche course, cooper, covapi).

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Ok pour la distinction entre VBCI et chars :

  • VBCI = Infanterie
  • Leclerc (lourd), AMX10 RC (moyen) et ERC-90 Sagaie (léger) = cavalerie

J'ai bon ?

 

L'affectation à telle ou telle machine de cavalerie, ça se passe comment ?

 

Pour SIC et DIRISI, j'avoue que je n'ai pas saisi la différence entre "interarmées" et "interarmes", sil y en a une (désolé :vertrouge: )

 

Et concernant les PMD/PMS ? :canape:

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  • Moderator

Pour le choix de la "machine" il dépend de ton affectation dans un régiment car dans un régiment de chars "lourds", tu n'auras que des chars lourds (Leclerc). Idem pour le 10 RC ou la Sagaie.

Cependant, en OPEX des équipages de lourd ou de moyen peuvent se retrouver à bord de sagaie selon les théâtres d'opérations, avec la condition préalable avant l'OPEX d'avoir passé la qualification sur l'autre engin blindé. Tout comme certains artilleurs "lourd" sol-sol peuvent avoir la qualification "Mortier Lourd" de 120mm.

Pour le choix du régiment, tout dépend de la manière que tu choisis pour rentrer à l'armée.

En gros pour Officier et sous-officier, en fonction de ton classement tu choisis ton arme (ABC) puis ton régiment, inutile de te dire qu'il faut arriver parmi les premiers afin d'avoir le plus grand choix possible.

En général, les premiers choisisse l'Infanterie (pour les rgts paras et TDM) et l'ABC.

Pour les EVAT, tu peux t'engager au titre d'un régiment, il te faut te rapprocher d'un CIRFA.

 

Les armées comprennent l'armée de terre, de l'air, la Marine, la DGA et un peu à part, la gendarmerie.

Quand on travaille en Interarmées, il y a un mélange de  personnels de ces différentes ARMEES.

En interarmes, ce sont tous des gens de l'armée de terre de différentes armes que sont l'Infanterie, l'Artillerie, le Génie, la Cavalerie, les Transmissions, l'ALAT, les TDM etc, on reste dans la "même" armée.

 

PMD/PMS je passe mon tour, je n'ai connu que l'armée d'active.

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  • Administrateur

Une PMD ou PMS, ne pourra te nuire, ni à ton dossier et te permettra de confirmer ton choix d' intégrer l' Armée en te donnant des bases.

 

 

Les armées comprennent l'armée de terre, de l'air, la Marine, la DGA et un peu à part, la gendarmerie.

 

Ainsi que le Service de Santé des Armée ( SSA ) et le Service des Essences des Armées ( SEA ).

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Pour les puristes, un VBCI n'est PAS un char mais un engin blindé...

 

Ce n'est pas être puriste que de donner les bonnes définitions...

 

Le Véhicule Blindé de Combat de l'Infanterie est uniquement comme sa définition..

 

Un char est un véhicule dont le canon est la raison d'être... Donc on donnerait même la nuance entre le char (Leclerc) et engin blindé (10RCR)....

 

Pour revenir au sujet initial, peu importe les études, si le char te plaît, fonces!! Ceux qui n'ont pas connu le char ne peuvent pas comprendre... :tongue_ancien:

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Merci pour toutes ces précisions ! :)

 

Pour les PM c'est bien ce qu'il me semblait, qu'il s'agissait d'un "plus", mais pas d'une obligation.

 

Je ferais les deux (PMD et PMS) histoire d'être sûr de moi et de faire valoir mon dossier :D

 

Bon ben, plus qu'à attendre la fin de l'année scolaire alors ^^

 

Sinon ce que je pige pas c'est qu'il doit quand même falloir les mêmes atitudes pour commader un VBCI, non ? Du coup un chef de char de l'ABC peut-il commander un VBCI et inversement ?

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  • Moderator

Ils ne font pas le même" métier",

en VBCI, le chef de groupe est amené à débarquer de son engin pour pour faire son métier de fantassin  (à pied donc) avec son personnel

en char, le chef de char reste dans son char afin soit d'appuyer (par la puissance de feu de son canon) la progression soit d'observer et recueillir des informations sur l'ennemi.

Infanterie et Cavalerie peuvent travailler ensemble mais chacun dans sa spécialité.

Après au niveau commandement, l'aptitude d'être un "chef" s'apprend en école de formation puis se bonifie en régiment grâce à l'expérience.

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Ok pour les distincitions chef de VBCI/Char

 

Je ne crois pas qu' il soit possible de faire les deux, c' est l' une ou l' autre.

 

Il me semble cohérent qu'on puisse faire les deux.

 

Une PMS durant 3 semaines, je doute quil soit impossible d'en faire juste parce qu'on a fait une PMD de 3 jours avant.

Selon moi, ce ne sont pas les mêmes choses :

La PMD permet de découvrir grosso-merdo le métier et la vie de militaire

La PMS permet, je pense, d'approndir sa préparation et de confirmer ses choix d'intégrer l'Armée.

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  • Administrateur

 

Il me semble cohérent qu'on puisse faire les deux.

 

Une PMS durant 3 semaines, je doute quil soit impossible d'en faire juste parce qu'on a fait une PMD de 3 jours avant.

Selon moi, ce ne sont pas les mêmes choses :

La PMD permet de découvrir grosso-merdo le métier et la vie de militaire

La PMS permet, je pense, d'approndir sa préparation et de confirmer ses choix d'intégrer l'Armée.

 

Le CIRFA te renseignera sur ce point là.

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oui enfin si une PMD ne te permet pas de voir si le métier mili te plait.... En tout état de cause, inutile de cumuler.

 

si tu veux découvrir et te faire plaisir de suite, fonces sur une PMS de suite

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  • 4 weeks later...

Ce n'est pas être puriste que de donner les bonnes définitions...

 

Le Véhicule Blindé de Combat de l'Infanterie est uniquement comme sa définition..

 

Un char est un véhicule dont le canon est la raison d'être... Donc on donnerait même la nuance entre le char (Leclerc) et engin blindé (10RCR)....

 

 

 

 

Pour les puristes il semble que la définition apporte plus de nuances...

le CHAR est un engin a chenille, avec un canon de gros calibre .bref le LECLERC est un char

 

l'AMX 10 RC, l'ERC 90, le JAGUAR sont des ENGINS BLINDES ... ils ont des roues...

et oui en effet, ce qui n'ont jamais connu le char ne peuvent pas comprendre.... :vertsuper:

 

 

bref, pour revenir à ta discussion, le CHEF de char est bien un sous officier ou un officier, très rarement (surtout de nos jours) un militaire du rang.

Pour devenir chef de char, il faut donc :

 

soit passé par Saint Maixent ( ENSOA) avec incorpo au titre de la spécialité COMBAT DES BLINDES. Tu choisiras ton régiment a la fin des 8 mois de scolarité et après ton affectation dans cette unité tu seras envoyé en " stage chef de char" le CT1.à l’issue tu seras CHEF DE CHAR ou d’ENGIN

 

Soit intégrer les écoles de Saint cyr coetquidan (officier de carrière ou officier sous contrat). (Si tu choisis d’être de carrière) Tu devras choisir la Cavalerie Blindé (nouveau nom de l'arme blindé cavalerie) en fin des 3 ans de scolarité. Places assez cher parce que très appréciés. tu ne choisiras ton régiment qu'en fin de la division d'application qui se passe a Saumur pendant un ans après la scolarité a Coet.

(Si tu choisis d’être  sous contrat) tu t’engageras au titre de la Cavalerie blindé et tu passeras un an à Coetquidant et comme tes camarades de carrière,  tu choisiras ton régiment après la division d'application à l’issue tu seras CHEF DE PELOTON et donc chef de char…

 

Si tu as d’autres questions ou si je n’ai pas été très claire n’hésite pas

 

en bonus : http://www.recrutement.terre.defense.gouv.fr/nos-emplois/trouver-un-emploi-par-profil/item/287-chef-de-char-ou-d-engin-blinde

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Pour les puristes il semble que la définition apporte plus de nuances...

le CHAR est un engin a chenille, avec un canon de gros calibre .bref le LECLERC est un char

 

l'AMX 10 RC, l'ERC 90, le JAGUAR sont des ENGINS BLINDES ... ils ont des roues...

et oui en effet, ce qui n'ont jamais connu le char ne peuvent pas comprendre.... :vertsuper:

 

 

C'est clair!!

 

Pour aller plus loin, un char est fait pour du combat antichar ou destruction objectifs lourds, les savonettes à roue pour la reco, appui inf etc... on est dans deux domaines bien différents

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

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    Bonjour, C'est plus une histoire de feeling, suivant dans quelle armée tu pense que tu te sentiras le mieux, la distance et la disponibilité est aussi point important.   Une grande majorité des réservistes de l'armée de terre intègrent la compagnie de combat (de réserve) du régiment. C'est aussi un peu ce qui se passe dans l'armée de l'air et la marine, bien sur il y a des réservistes employés dans des postes de soutien telle que chauffeurs de poids lourds ou de bus (faut il avoir les permis), cuisinier (en étant du métier)... il faut être clair, nul n'est pris pour être détecteur radar (sauf ancien d'active ayant quitté depuis peu) ou alors il faut posséder des compétences particulières et recherchées. Les fmir ne sont pas des stages commando, il y a de tous niveaux dans les réservistes et l'armée cherche juste des gens en bon état physique, des gens qui s'entretiennent.

    Bouchon-Gras 49

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    Notre nouveau ministre des Armées Sébastien Lecornu il est lieutenant de réserve à la gendarmerie nationale... Formation universitaire : Etudes de droit à l’Université Paris 2 Panthéon Assas Mandats électoraux : Elu en 2014 maire de Vernon (Eure) Elu en 2015 président du Conseil départemental de l’Eure. Fonctions gouvernementales : Conseiller du Secrétaire d’État aux Affaires européennes puis du ministre de l’Agriculture (2008-2012) Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire (21 juin 2017-16 octobre 2018) Sébastien Lecornu est lieutenant de réserve dans la Gendarmerie nationale. (Source : Militaires'Actu)

    Pascalou69

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    Bonjour   un grand merci pour cette  réponse si précise et documentée. je vais continuer mes recherches dans les archives militaires et vous tiens au courant des résultats à venir. Cordialement  

    Bouchon-Gras 49

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    Dans la Marine nous utilisons le fusil à pompe (fap) Valtro, avec comme munitions de la gomme cogne (non létal au delà de 5 m) le plomb et la breneck (utiliser pour la chasse aux sangliers).

    Bouchon-Gras 49

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    Nous apprenons avec tristesse la disparition d'Ernest J. "Ernie" Lamson, parachutiste américain du 508th Infantry Regiment. Gravement blessé pendant un saut d'entraînement, il avait loupé le D-DAY et avait été déployé tardivement sur le front. Il venait d'avoir 100 ans. Né le 28 mars 1922, et ayant grandi dans la région de St. Paul, Ernie s'est engagé après le lycée dans le 508th Infantry Regiment, une unité qui appartient alors à la 82nd Airborne Division, l'une des deux divisions américaines parachutées au-dessus de la Normandie en juin 1944. Ernie achève sa formation de parachutiste en 1943 mais en aout de la même année, lors d'un saut d'entrainement, il loupe son atterrissage et se casse les deux jambes lors de l'impact. Sa blessure est grave mais elle va l'être encore plus : au moment de le charger sur la civière, l'une des poignées casse et va lui transpercer l'un de ses poumons. Il est envoyé dans un hôpital militaire en urgence, où il va rester de longs mois. En raison de cette blessure, il va manquer le D-DAY et les opérations de parachutage. S'il reconnait que cette blessure lui a sûrement sauvé la vie au final, Ernie s'en voudra de ne pas avoir sauté avec ses camarades. Il va rester dans l'armée jusqu'en 1946, avant de finalement quitter l'uniforme. Ernie est par la suite devenu comptable et a travaillé pour la firme Blue Cross/Blue Shield. Il attribue à sa pratique hebdomadaire du golf et à ses autres habitudes de vie saines le fait d'être en forme, en bonne santé et d'avoir des contacts sociaux. En 1984, Lamson a assisté aux réunions d'anciens combattants du 508th Infantry Regiment Omaha, Nebraska. Par la suite, il a servi en tant que président et trésorier pendant plusieurs années pour honorer la mémoire de la 82e Airborne. Et en 2014, Ernie Lamson est retourné aux Pays-Bas, dans la forêt de Hürtgen et dans la forêt des Ardennes avec la fondation The Greatest Generations (Source : The Greatest Generations Foundation / Passionmilitaria)     Une grande résistante vient de nous quitter jeudi matin, Madame Colette Lacroix, à l’âge de 98 ans à son domicile de La Garde. Née le 17 février 1924 à Bourg-en-Bresse, Colette Lacroix est lycéenne en 1940 quand son père, mobilisé, est fait prisonnier. Ne supportant pas l’occupation qui commence et ayant entendu l’appel général de Gaulle à la radio, Colette qui n’a alors que 16 ans, décide aussitôt de rallier Londres. Avec quatre camarades, elle tente en avril 1941 de s’embarquer à Collioure dans un navire à destination de l’Angleterre mais, les cinq étudiants sont dénoncés et arrêtés. En raison de son jeune âge, Colette est rapidement relâchée. Elle intègre alors le mouvement « Libération » à Bourg-en-Bresse aux côtés de Paul Pioda, grande figure de la résistance à Bourg et voisin de sa famille, et forme son propre groupe de résistance au sein de son lycée, distribuant des tracts, des journaux clandestins ou des photos du général de Gaulle. Elle intègre également le groupe « Combat » à Lyon pour lequel elle réalise de faux papiers en imitant la signature d’un commissaire de police. En avril 1942, elle s’installe à Nantua dans l’Ain. Elle y rencontre son futur mari Henri Gauthier alias Jag, membre du réseau Pimento du SOE britannique et dirigé par le major Anthony Brooks dit Alphonse. Colette Lacroix rejoint le réseau et effectue des missions de repérage de terrains de parachutages ou de futurs maquis, réception de parachutages ou d’instructeurs alliés, transport de matériels (explosifs, postes émetteurs…) sur Grenoble, Toulouse, Montauban, missions d’espionnage à Lyon etc. Parmi ses contacts figure André Moch, membre comme elle du réseau Pimento à Grenoble et fils de Jules Moch (futur ministre de l’Intérieur en novembre 1947) qui sera tué par la Milice en avril 1944. En 1943, elle est agent de liaison et de renseignement pour les maquis de l’Ain. Colette Lacroix accouche un an plus tard à Montauban mais repart ensuite rapidement en mission, cachant ses messages ou un poste émetteur sous les langes du bébé et participant à des sabotages comme des ponts sur le Suran. Elle manque de peu d’être arrêté lorsque, interpellée à la gare Montauban par des soldats de la division SS Das Reich, on fouille sa valise et le berceau de son bébé, heureusement sans trouver le poste. Un autre jour, sa poupée noire qui lui sert à dissimuler des messages est saisie par un officier allemand mais la laideur de la poupée ne l’incite pas à des recherches plus approfondies. Quelques jours avant le débarquement de Provence du 15 août 1944, elle est chargée d’occuper Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon et assassin de Jean Moulin, dans un train entre Lyon et Sète où les Allemands soupçonnent l’imminence d’un débarquement allié. La voie ferrée devait être sabotée par les résistants afin de l’arrêter. Le sabotage est finalement annulé au dernier moment et Colette fait tout le voyage en compagnie de Klaus Barbie. Arrivés à Sète, le train s'arrête six heures puis repart à Lyon où ce dernier l’invite au restaurant. Prétextant d’aller aux toilettes, Colette se sauve à toutes jambes. Après la libération, alors qu’elle est lieutenant des Forces Féminines, elle est démobilisée en septembre 1944, épuisée par plus de quatre ans de combat clandestin, après avoir refusée la citoyenneté anglaise que lui proposait le gouvernement britannique. En 2014, elle participe à un colloque au Sénat sur les femmes dans la Résistance, témoignant ainsi sur son engagement. (Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)       Le Musée du Débarquement d'Arromanches vient d'annoncer la disparition de Lewis Trinder, vétéran de la Royal Navy, décédé aujourd’hui à l’âge de 98 ans. Il s'était rendu en France à plusieurs reprises pour les commémorations du D-DAY, notamment lors du 75e anniversaire. Adieu Lewis Lewis rejoint la Royal Navy à l'âge de 18 ans. Il sert sur le HMS Magpie, un sloop britannique qui escorte le débarquement amphibie des alliés en Normandie le 6 juin 1944. Il participe également lors de l’Opération Pluto, comme escorte aux remorqueurs chargés de déployer l’oléoduc entre l’Île de Wight et les côtes françaises (afin d'approvisionner en carburant le front en France). Lewis Trinder venait plusieurs fois par an à Arromanches. La dernière fois, ce fut au moment des commémorations du 75ème anniversaire du débarquement. Il disait : « Arromanches est comme une seconde maison pour moi. J’ai plus d’amis ici que n’importe où ailleurs dans le monde ».
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