Jump to content
  • advertisement_alt
  • advertisement_alt
  • advertisement_alt

Le 11 novembre devient la commémoration de tous les morts pour la France.


Recommended Posts

  • Spécialiste

Il en a longuement été débattu, beaucoup de gens se sont investis dans la question et des réponses.

En voilà une nationale :

20 février 2012

PROJET DE LOI

fixant au 11novembre la commémoration de tous les morts pour la France.

(Texte définitif)

Article 1er

Le 11 novembre, jour anniversaire de l’armistice de 1918 et de commémoration annuelle de la victoire et de la Paix, il est rendu hommage à tous les morts pour la France.

Cet hommage ne se substitue pas aux autres journées de commémoration nationales.(...)

Le texte : http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0857.asp

Il en allait d'une volonté politique d'effacer de cette date la confrontation avec l'Allemagne (et sa capitulation ).

Enfin il sera rendu hommage aux morts pour la France donc notamment aux soldats passés ou plus contemporains.

Mais qu'en est il des volontés de rendre également hommage aux vivants qui exercent leur métier en OPEX et sur le territoire ?

Link to comment
Share on other sites

Bonjour,

On ne peut et ne doit pas oublier les millions de morts tombés lors de cette guerre!Faire un projet allant à l'encontre de cela c'est tout simplement scier la branche sur laquelle nous sommes assis!

Les "poilus" à l'époque espéraient que cela soit "la der des der" et malheureusement ceci ne fut qu'un voeu pieux,alors ne baissons pas la garde et n'envoyons pas "aux oubliettes" ce que l'Histoire nous a enseigné!

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Pour, s'il s'agit de commémorer tous les morts pour la France, quelque soit le conflit.

Contre, si celà doit nous conduire à occulter 14/18.

Mais çà, je n'y crois pas.

De toute façon et malheureusement, les Français ne sachant pas à quoi correspond les 8 mai et 11 novembre sont déjà tellement nombreux...

A part savoir que c'est férié et qu'ils pourront peut-être faire le pont!

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Quelque part ça " sauve " le 11 novembre, en officialisant une date pour tout nos combattants morts pour la France !

Car 14/18, s' éloigne de plus en plus, ex : pour moi ça représente, mes arrières grands parents.

On ne fête pas la fin de la guerre de 1870, pourtant c' est pas si loin, par rapport à 14/18.

Donc cette décision, évite qu' un " érudit ", d' un quelconque gouvernement, surprime cette journée de commémoration, sous prétexte qu' il n' y a plus d' anciens !

Maintenant les gens qui ne ce sentent pas concerné, par ces dates, ne le seront pas plus pour d' autres !

Mais le devoir, notre devoir ; est de garder en mémoire le sacrifice des divers combattants, des divers conflits mené par notre Patrie !

C' est donc important, pour nous et l' ensemble des gens qui partagent nos idées !

Link to comment
Share on other sites

Petit à petit c'est la grande Histoire de notre pays que l'on veut faire disparaître mais pour en revenir à 14/18 regardez les monuments au mort dans chaque village il y a une liste de nom et pas une petite liste ça été une tragédie mais aussi une grande victoire nos ancêtres y ont mis toutes leurs âmes et leurs tripes pour gagner et donc pour moi aucun rapport avec d'autres conflits.

Au nom de mon arrière grand père ça été le combat de toute une nation et ceux qui veulent éffacer la mémoire de ce pays j'espère qu'un jour ils payeront l'addition, honte à eux....

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

"ceux qui veulent éffacer la mémoire de ce pays j'espère qu'un jour ils payeront l'addition, honte à eux.... "

Je n'ai quand même pas le sentiment que l'on veuille effacer le sacrifice des anciens de la mémoire collective. Mais il faut bien reconnaitre, comme le dit bouchon gras, que de moins en moins de gens se sentiront en lien avec ses évènements.

Nous y sommes sensibles de part notre implication dans l'institution. D'autres, parce que le souvenir des grands parents et arrière grandes parents ayant participé à ce conflit est encore vivace. Mais petit à petit ce souvenir va s'éteindre. C'est inéluctable et dans l'ordre des choses.

Je pense donc qu'il est heureux que la date du 11/11 soit officiellement reconnue, pour se rappeler le sacrifice de nos anciens de 14/18, tout en y associant tous les autres dans d'autres conflits.

Link to comment
Share on other sites

La guerre de 14-18 a été une guerre de toute une nation cette une guerre qui a finit par la victoire de tout un peuple.

Celle de 1870 a été celle d' Empires l'un se créant l'autre finissant c'est celle d'un empereur qui a voulu singer son Oncle, cette une guerre qui a finit en guerre civil.

Celle de 1939-40 a été une trahison de ces élites envers le peuple qui a finit par la capitulation.

Chaque guerre est différente il y aura toujours des morts dans une guerre mais chaque guerre à sa signification son symbol c'est en cela qu'une nation se rattache.

C'est en cela que l'on veut effacer la mémoire d'une nation chaque guerre à sa cause et ses conséquences de parler de chacune d'elle nous obligent à un effort de mémoire et d'explication pour nos enfants et nos petits enfants.

Link to comment
Share on other sites

  • Spécialiste

Salut

J'ai le sentiment que le souvenir de 14-18 sera dilué avec le souvenirs d'autres périodes ou ont combattu des Français mort pour la France dans cette cérémonie.

mais ce souvenir n'est certainement pas effacé.

Mais politiquement correcte oblige, le 8 mai n'est plus simplement la commémoration de la victoire (entre autre) française sur l'Allemagne mais un symbole décidé par l'ONU appelé la Journées du souvenir et de la réconciliation en l'honneur des morts de la Seconde Guerre mondiale

Link to comment
Share on other sites

  • Staff

Il en a longuement été débattu, beaucoup de gens se sont investis dans la question et des réponses.

En voilà une nationale :

Le texte : http://www.assemblee...3/ta/ta0857.asp

Il en allait d'une volonté politique d'effacer de cette date la confrontation avec l'Allemagne (et sa capitulation ).

Enfin il sera rendu hommage aux morts pour la France donc notamment aux soldats passés ou plus contemporains.

Mais qu'en est il des volontés de rendre également hommage aux vivants qui exercent leur métier en OPEX et sur le territoire ?

Merci de citer ce projet de loi qui a été adopté ce 20 février et qui est passé très inaperçu dans les medias!

L'information serait-elle partiale? ^_^

Link to comment
Share on other sites

  • Moderator

Les souffrances de nos morts vont vite être oubliées (comme d'habitude...) sur l’hôtel de je ne sais quelle vision de l'avenir. Nous bon français n'aimons pas nous remettre en cause tant devant nos défaites, vu que l'on s'est planté quelque(s) part(s) avant, que devant nos victoires que certains ont du mal à appréhender vu que l'on a "battu" une autre nation, c'est compliqué pour la partie des droits de l'homme.

Les soldats commémorent indifféremment victoires ou défaites, ils rappellent aux mémoires les souffrances que des hommes ont vécues au nom d'autres hommes. Chaque famille de France à de loin ou de près connue un homme (jeune soldat ou vieux territorial) qui a combattu dans cet affrontement inimaginable. Ces hommes se sont lancés dans ce combat au mépris de leur vie, de leurs conditions de vies au nom de leur patrie et de sa destinée, j'ai l'impression que la patrie les oublie un peu.

Comme le disait Péguy :"Les souffrances de l'homme ne comptent pas, seul le destin compte"

Link to comment
Share on other sites

Depuis tout petit je fais les ceremonies du 11 novembre / l'Algerie avec mon grand pére ainsi que l'UNP.

Le constat?

Il ya aucuns jeunes,je suis le seul....et les jeunes anciens militaires ne sont ne pas présent...

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Après, ça dépend où tu fais ces cérémonies.

Je participe régulièrement en tant que porte drapeaux, aux divers cérémonies ; 11 novembre, 8 mai, journée de la déportation,journée du souvenir, Cameron ...

Et je constate, qu' il y a beaucoup d' écoliers, qui viennent et qui participent, les PMM, les militaires d' active, si ils font partie, soit d' un détachement, soit des autorités.

Pour reprendre l' opinion comme quoi chaque conflit est diffèrent, donc chaque cérémonie est légitime, je suis tout à fait d' accord et je respect les morts tombés au champ d' honneur, quelque soit le conflit ( mon arrière grand père est mort en Argonne en 1915 ).

Mais ne vaut il pas mieux avoir une seule cérémonie avec du monde, plutôt qu' une multitude de petites cérémonies avec peu de gens ?

Le risque étant l' oublie et le désintéressement du Citoyen !

Link to comment
Share on other sites

  • Spécialiste

Pour rebondir sur Tobo, un fait qui m'interpelle en France est que nous commémorons plus volontiers des batailles qui ont finit en fort Alamo.(Camerone, Bazeille) plutôt que des victoires intégrales tant sur le plan tactique de sur le plan moral.

Je comprend: la victoire va à l'autre camp mais l'honneur, l'abnégation et la détermination sont réincarnés par les soldats Français. Honneur souvent rendu par l'ennemi d'ailleurs ça doit être culturel car les anglais ont moins de scrupules avec la bataille de Waterloo.

Heureusement, il reste Austerlitz ;)

Link to comment
Share on other sites

Bonjour,

J'avoue que je vous lis avec intérêt et je partage vos points de vue,mais que peut-on faire pour contrer le "politiquement correct" qui à force de "bourrage de crâne" influence les plus jeunes de nos concitoyens en leur incultant un antimilitarisme de premier ordre?

C'est vrai que la guerre est une chose horrible qui fait ressortir ce que l'Homme a de plus terrible en lui mais elle met aussi en lumière ses plus belles qualités humaines à savoir:le courage,l'abnégation et au final l'amour du pays et d'autrui...

Pour ce qui est de la popularité des cérémonies du souvenir,je crois que nous serons toujours confrontés à ce "laxisme ambiant" parce que notre société est devenue individualiste et chacun vit sa petite vie sans s'occuper du voisin d'en face:la mentalité n'est plus la même!

C'est aussi dû aux erreurs des hommes politiques qui se sont succédés,car malgré le courage des soldats sur le champ de bataille,ces derniers ont souvent été trahis par les "donneurs de leçon".

Souvenez-vous de vos livres d'histoire où,l'on pouvait lire que les "poilus" étaient ceux qui n'avaient pu se faire exempter et qu'ils allaient se battre sur le "Chemin des Dames",à Verdun au profit de ceux qui continuaient à faire la fête dans les rues de la capitale...

Souvenez-vous de la "drôle de guerre" et de la débâcle qui s'ensuivit où le sort du pays fut remis aux mains d'un Maréchal fatigué,pressé par son entourage de conclure un pacte avec l'ennemi et ainsi favoriser le malaise d'une population déjà bien humiliée.

Souvenez-vous de la décolonisation bien souvent douloureuse pour nos soldats,avec en premier lieu la guerre d'Indochine qui s'est terminée en véritable désastre avec en prime l'obligation d'abandonner pour les soldats français, ceux qui avaient cru en nous et en nos promesses de protection...

On pourrait penser qu'après la chute du camp retranché et la défaite actée que la leçon aurait été retenue.Eh bien NON!!On a recommencé la même chose en Algérie avec en plus l'envoi massif d'appelés du contingent.

Le Putsch des Généraux du 22 avril 1961 montrera la profonde incompréhension entre l'Armée et le pouvoir et sera cause des réformes visant à "casser l'outil militaire".

On pourrait croire à nouveau que les leçons de l'histoire ont été retenues et que nos responsables ne sont pas prêts à recommencer les mêmes erreurs...En sommes-nous si sûr?

Voilà pourquoi une partie du peuple de France est devenu quelque peu laxiste lors de l'hommage rendu aux anciens.De plus il y a une autre partie de la population qui,sera toujours opposée aux manifestations de ce genre et ce,quelque soit le pouvoir en place.

Link to comment
Share on other sites

  • Spécialiste

Pour rebondir sur Tobo, un fait qui m'interpelle en France est que nous commémorons plus volontiers des batailles qui ont finit en fort Alamo.(Camerone, Bazeille) plutôt que des victoires intégrales tant sur le plan tactique de sur le plan moral.

Je comprend: la victoire va à l'autre camp mais l'honneur, l'abnégation et la détermination sont réincarnés par les soldats Français. Honneur souvent rendu par l'ennemi d'ailleurs ça doit être culturel car les anglais ont moins de scrupules avec la bataille de Waterloo.

Heureusement, il reste Austerlitz ;)

Le Français ont surtout de plus en plus une aversion pour la chose militaire dont ils ne comprennent ni le but, ni le sens...

On va pas se mettre à chercher des fautifs indéfinimment, mais quand j'entend des français me dire que la France n'a jamais rien gagner et que 14-18 est plus un fait d'arme américain que le nôtre, à la manière des américains à propos de nous depuis 2003, on se dit qu'il y a un énorme problème.

J'ai parfois l'impression que l'on fait une allergie à la victoire plus qu'à la guerre, comme si il était indigne, nous, partrie des droits de l'homme que nous sachions nous défendre par les armes si il le faut.

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

"J'avoue que je vous lis avec intérêt et je partage vos points de vue,mais que peut-on faire pour contrer le "politiquement correct" qui à force de "bourrage de crâne" influence les plus jeunes de nos concitoyens en leur incultant un antimilitarisme de premier ordre?"

"Le Français ont surtout de plus en plus une aversion pour la chose militaire dont ils ne comprennent ni le but, ni le sens..."

Bonjour.

j'avoue ne pas partager avec vous ces sentiments, bien que me rapprochant un peu plus de la seconde citation.

j'analyse celà plutôt de la manière suivante: Pas d'antimilitarisme primaire ou d'aversion, mais plus simplement un vrai désintérêt, provoqué par le fait

que notre territoire national ne soit pas terrain de conflit, ne soit pas en guerre (et c'est heureux),

que nos troupes françaises soient engagées dans des territoires bien éloignés de la métropôle (sentiment identique que lors de la guerre d'Indochine),

que nos politiques ne voient nos armées que comme une variable d'ajustement budgétaire,

que le service national ait été suspendu,

que les JDC n'incitent pas à s'intéresser plus avant à la chose militaire

que nous n'ayons pas conscience (je parle d'un sentiment global) que la guerre d'aujourd'hui sur notre territoire est la guerre contre le terrorisme.

que cette guerre est une guerre larvée, insidieuse et silencieuse, alors qu'elle est quotidienne,

etc, etc...

Alors non je ne crois pas à une majorité de Français anti-militariste, mais bien à une majorité de Français dont l'intérêt premier et personnel estleur intérêt, en terme de confort quotidien lié à un pouvoir d'achat, qui s'effrite pour beaucoup d'entre eux.

pourquoi penser à un intérêt national quand le quotidien personnel est si difficile à vivre?

Pas façile, du coup, de faire passer le message de la nécessité du devoir de mémoire envers nos anciens.

Mais décidemment; non, je ne crois pas du tout à une aversion ou à de l'anti-militarisme. Je parle bien entendu de manière globale.

Link to comment
Share on other sites

Bonjour Beirogeitabi,

Je réponds au message ci-dessus pour apporter une précision d'importance:je n'ai pas dit que les Français étaient en majorité antimilitaristes,j'ai dit que les jeunes étaient soumis à un "bourrage de crâne" leur inculquant l'antimilitarisme...

Dans le doute,allez faire un tour dans certaines facultés et vous verrez les discours qui y sont tenus (c'est edifiant!).

Attention,je ne généralise pas là aussi,il y a des facs qui sont très bien où les professeurs ne font pas autre chose qu'enseigner!

Voilà!

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Bonjour loop09.

Je ne doute pas de ce que vous avez vu et entendu dans certaines facs, mais je sais aussi que ce discours là n'est pas forcément celui qui est le plus entendu par la jeunesse.

Il faut prendre garde de ne pas oublier toute la frange de population qui n'a jamais fréquenté et ne fréquentera jamais les bancs de l'université. Ceux là n'ont pas accès à ce type de discours.

Quel pourcentage d'une classe d'âge arrive jusqu'en fac? Sans doute pas une majorité. Mais cela reste à vérifier, j'en conviens.

Et j'ose croire, en tout cas, j'ose espèrer, que lorsqu'on est étudiant en fac, on a aussi développé la capacité à se forger une opinion par soi-même et à ne pas gober tout rôti, tout ce qui est distillé insidieusement à petite doses répétées, lors des cours.

Enfin dernier espoir, il existe aussi des profs de fac qui sont réservistes, qui participent aux travaux et autres séminaires de l'IHEDN, et qu'on ne peut soupconner d'antimilitarisme.

Sans méconnaitre le moins du monde la véracité de que vous avez énoncé, encore une fois, je doute de ce sentiment dans la jeunesse française. En particulier, parce que les discours tenus dans les facs, le sont auprès de groupe de jeunes, pas forcément représentatifs de la jeunesse dans son ensemble.

Link to comment
Share on other sites

re,

Personnellement je préfère croire en votre réponse!Puissiez-vous dire vrai!Mais cela n'empêche pas certains de continuer le travail de sape dès qu'ils en ont l'occasion!

Il ne faut pas se voiler la face,si Mme Eva Joly propose comme idée dans son programme pour les élections présidentielles de supprimer tout bonnement le défilé militaire lors du 14 juillet,c'est bien parce qu'il y a un "écho" parmi les électeurs (il ne m'appartient pas de juger de l'importance de cet "écho",mais je sais qu'il existe...).

C'est comme cela qu'il faut comprendre mon intervention.

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

A nous de faire connaitre et comprendre, l' importance de notre Armée, à nos concitoyens !

Et par respect envers nos anciens, en étant présent aux cérémonies :178: ( en lien avec nos disponibilités ! )

Et encourageons les jeunes qui s' y déplacent et s' investissent dans le souvenir Français.

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Oui loop, j'avais bien compris votre position. Je veux simplement croire que tout n'est jamais complètement noir, et qu'il y a des nuances en tout.

Et pour aller aussi dans votre sens, conscient du travail de sape de certains, je rejoins bouchon gras, en étant persuadé qu'il nous incombe, par notre comportement, de mener un travail de sape inverse.

Link to comment
Share on other sites

  • Similar Content

    • By berogeitabi
      Bonjour à tous,
      J’ouvre ce post afin que chacun puisse faire vivre nos soldats disparus au cours des différents conflits en postant les photos des monuments aux morts que vous pouvez croiser à l’occasion de vos différents déplacements. 
      il serait intéressant de spécifier la ou les particularités de tel ou tel monument quand c’est le cas, et bien sûr la commune et le département. 
      il s’agit ici de ne poster que des photos de monuments aux morts et uniquement des monuments aux morts. Merci. 
      Je commence avec ce monument vu à Moliets et Maa dans les Landes. Sa particularité réside dans le fait que le lieu de décès des soldats est indiqué en plus de leur nom. 
      on peut supposer que le soldat mort à Dusseldorf l’ait été en détention de prisonnier de guerre. Celui décédé à Venise m’interroge plus. Des idées ? 


    • By Bouchon-Gras 49
      Aujourd'hui samedi 8 mai 2021, nous commémorons la Victoire, la capitulation de l'Allemagne nazi le 8 mai 1945.
       

      Ce fut la liesse dans le monde.
      Mais revenons un instant ,
      Le 7 mai 1945, les Alliés signent, à Reims, la capitulation allemande. Mais Staline contraint Dwight D. Eisenhower, Supreme Commander of the Allied Expeditionary Force, à une seconde signature, selon lui nécessaire : les Alliés acceptent les demandes soviétiques et un second document est alors signé à Karlshorst, à Berlin, dans la nuit du 7 au 8 mai 1945. À 23h01, heure de Berlin, mais à 1h01, à l'heure de Moscou, la guerre est finalement terminée !      À 22h, le 8 mai, une délégation allemande, menée par le Generalfeldmarschall Wilhelm Keitel, chef du Oberkommando der Wehrmacht, l'armée allemande, rencontre à Karlshorst, siège de l'administration militaire soviétique dans la banlieue Berlin, la délégation alliée. Keitel est accompagné du Generaladmiral Hans-Georg von Friedeburg, chef de la marine allemande et présent la veille à Reims, ainsi que du Generaloberst Hans-Jürgen Stumpff, qui représente l'armée de l'air allemande. C'est une condition de cette seconde signature : les trois armes allemandes (Heer, Luftwaffe et Kriegsmarine) doivent signer au nom de l'armée, ce qui n'avait pas été fait la veille à Reims.     Face à eux, la délégation alliée est menée par le Maréchal soviétique Gueorgui Joukov, qui représente l'Armée Rouge. Il est accompagné du Marshal of the Royal Air Force Arthur William Tedder, pour le Supreme Commander of the Allied Expeditionary Force, du General Carl Spaatz, pour l'armée américaine, et du général français Jean de Lattre de Tassigny, ce dernier et Spaatz étant présents comme témoins.     À 23h00, heure de Berlin, les documents sont prêts. Mais les Alliés et les Soviétiques ne s'entendent pas sur les officiers qui doivent signer : De Gaulle exige que de Lattre de Tassigny signe, tandis que les Américains ne peuvent accepter une signature britannique pour le haut commandement allié sans que les États-Unis signent également le document. Mais les Soviétiques refusent plus de 2 signatures autres que celle de Gueorgui Joukov.     Après d'interminables négociations, il est confirmé que Joukov signera pour l'Armée Rouge, Tedder pour les Alliés et que les deux autres seront des témoins. Wilhelm Keitel signe l'acte de capitulation sans condition à 1h ... le 9 mai ! Mais pour plus de cohérence, l'heure officielle est avancée au 8 mai, à 23h01, début de la phase de signature ! Il s'agit pour les Alliés d'être plus cohérents avec la signature de la capitulation de Reims, signée le 7 et entrée en vigueur le 8 mai !     Cette fois, c'est bon : le 8 mai 1945, la guerre est terminée ! C'est le Victory in Europe Day ! Sauf en Union Soviétique, où la journée de la victoire est le 9 mai ! Car en signant à la date du 8 mai à 23h01, le décalage horaire entre Moscou et Berlin fait qu'il est officiellement 1h01, le 9 mai, lorsque la paix est signée ! Les trois dates peuvent donc être commémorées : le 7 mai, le 8 mai et le 9 mai ! (Source : History & Wikipedia - Passionmilitaria)    
    • By berogeitabi
      Je vous propose de parler dans ce post des plaques, stèles et autres monuments honorant la mémoire des anciens.
      N'hésitez pas à compléter par des photos, si comme moi, au hasard de vos balades, vous tombez sur ce type de stèle, de monuments commémoratifs, parfois oubliés. Les publiez ici sera un moyen de se souvenir de ceux qui ont combattu pour nous et notre liberté. 
      Découverts ce jour, dans les Pyrénées, cette petite stèle, en souvenirs de ceux qui franchirent les Pyrénées lors de la seconde guerre mondiale afin de rejoindre les forces de la France libre, en Angleterre ou au Maroc.  
      Ils furent aidés ici par les ouvriers d'une usine hydroélectrique qui les cachèrent et les emmenèrent franchir les cols premettant de passer en Espagne.
       

    • By Bouchon-Gras 49
      En ce jour du 11 novembre 2019, où nous commémorons pour la 101 fois l'armistice et la fin de la Grande guerre mais aussi tous nos soldats morts pour la France en OPEX, une question ce pose ;
      La mort du soldat est elle devenue intolérable ?
      Pour commencer ce sujet, je post un article de France Culture :
       
      Entretien | La société n'accepte plus la mort du soldat comme elle le faisait par le passé. Entre les grandes hécatombes de 14-18 et aujourd'hui, tout a changé. Professeur d'histoire militaire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Hervé Drévillon analyse ces évolutions.
       
      "Douze ans d'Afghanistan équivalent à 22 minutes de la guerre de 14-18 [en nombre de morts]" : Ces mots sont ceux de l'ancien chef d'état-major de l'armée de Terre Elrick Irastorza dans un documentaire diffusé sur France 2 en 2014. L'Embuscade revenait sur l'attaque des talibans contre un détachement de l'armée française en 2008 dans la vallée d'Uzbin. Cet affrontement avait causé la mort de dix soldats français, bilan le plus lourd depuis l'attentat du Drakkar au Liban en 1983, qui avait tué 58 militaires.
      Dans les deux cas, ces faits ont soulevé une grande émotion. Pourtant, les bilans humains de ces attaques sont loin de ceux des grands conflits du passé. Lors de la Première Guerre mondiale, qui s'est achevée il y a 101 ans, 1,4 millions de soldats français ont été tués. Entre hier et aujourd'hui, beaucoup de choses ont changé : intolérance à la violence, protection de l'individu, respect de la vie humaine, pacification de la société, nouvelles doctrines militaires, prise en compte de l'opinion publique... 
      À l'heure où un mémorial aux soldats morts en opérations extérieures depuis 1963 est inauguré ce lundi, entretien avec l'historien Hervé Drévillon, professeur d’histoire militaire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur de l’institut des études sur la guerre et la paix.
       

      Nombre de soldats français tués lors des principaux conflits depuis 1914.• Crédits : Visactu - Visactu
       
      Le métier de soldat a toujours impliqué d'être prêt à sacrifier sa vie pour défendre son pays. Mais entre la Grande Guerre, où les pertes humaines sont considérables et consenties, et aujourd’hui, où la mort d’un militaire est considérée comme un échec, qu’est-ce qui a changé ?
      Deux choses ont changé et la première est l'évolution du rapport des sociétés à la mort. Au sortir de la Première Guerre mondiale, il faut rappeler un autre événement marquant : l'épidémie de grippe espagnole qui cause la mort de 20 millions de personnes, plus que la guerre, 19 millions. À l’époque, les sociétés sont encore confrontées à ce péril épidémique de morts massives et la présence de la mort dans la vie quotidienne est beaucoup plus patente qu’aujourd'hui ; l'espérance de vie est plus faible. 
      Le deuxième critère est le changement des pratiques de guerre. Aujourd’hui, les sociétés européennes sont impliquées dans des guerres qui sont d'une nature totalement différente de tout ce que l'on a vu pendant la Première Guerre mondiale : une guerre massive, engageant ou mettant en péril la totalité de la nation, la totalité de la population... Ces perspectives là n'existent plus : aujourd’hui, les guerres menées par les puissances européennes comme la France sont des guerres d'opérations extérieures. La société n'est plus du tout impliquée de la même façon. Et donc, le rapport de ces sociétés à la mort militaire, a aussi beaucoup changé. Par ailleurs, les types de guerres qui sont menées sont des guerres limitées, qui provoquent de faibles pertes : par exemple, la contre insurrection qui mélange le registre guerrier, policier et politique. Les dernières guerres de masse vécues par les sociétés européennes remontent à la Seconde Guerre mondiale. Il y a eu une résurgence avec les guerres de décolonisation, mais qui n'étaient pas vraiment des guerres de masse. Ainsi, la société française a perdu l'habitude de ce type de conflit et la mort du soldat est devenue numériquement plus faible.
       
      Les soldats de la Première et de la Seconde Guerre mondiale consentaient à leur sacrifice car ils défendaient le territoire et la Nation en péril, un cas de figure qui ne se pose plus aujourd’hui ?
      Exactement. On parle même de guerre totale pour désigner les deux conflits mondiaux, même si ce concept peut être discuté. Il s’agissait de conflits qui menaçaient et impliquaient l’ensemble de la société. Et cet engagement total et massif banalisait en quelque sorte les pertes militaires. 
       
      Historiquement, y a-t-il une érosion du consentement au sacrifice ?
      Oui et on commence à voir cette érosion au lendemain de la Première Guerre mondiale, car la mémoire de ce conflit s’est construite sur le mode du sacrifice de la victime, plus que du héros. Regardez l'image archétypale du poilu telle qu'elle se construit dès les années 20. Au delà de la victoire, qui est célébrée par le défilé du 14 juillet 1919, quel est le personnage qui incarne le combattant de la Première Guerre mondiale ? C'est le soldat inconnu, qui est une victime. Il y a donc cette perspective victimaire, qui vaut aussi pour les gueules cassées, pas seulement pour les morts. Ce sont eux qui concentrent l'image du soldat de la Première Guerre mondiale, reprise par les associations d'anciens combattants, qui se sont construites dans ce module victimaire et dans une certaine forme de refus de la guerre. 
      La Seconde Guerre mondiale n'a pas eu les mêmes effets en termes de pertes humaines mais malgré tout, le paradigme victimaire a resurgi. Et d'une certaine façon, je dirais que la Seconde Guerre mondiale a encore amplifié cette évolution qu'on a vu commencer au lendemain de la Première Guerre mondiale. L'ensemble constitue un moment décisif dans l'affirmation de cette posture victimaire, qui fait du soldat une victime plus qu'un héros. 
       
      La doctrine militaire a-t-elle aussi évolué ?
      Effectivement, car la doctrine militaire, à la veille de la Première Guerre mondiale, intègre totalement la dimension du sacrifice. La pensée militaire de l’époque est obsédée par le constat de l'évolution des capacités de destruction et de la puissance de feu. On parle de guerre industrielle et tout le monde a parfaitement conscience que la prochaine guerre sera extrêmement sanglante, qu'elle provoquera beaucoup de victimes. 
      Mais comment la doctrine militaire se positionne par rapport à cette problématique ? En valorisant ce que l’on appelle le facteur moral : la motivation patriotique et le culte du sacrifice. Cela apparaît comme un moyen de surmonter le développement des capacités de destruction. Mais c'est paradoxal, car la fin du XIXe siècle correspond aussi à l'affirmation de la République en France. Or, sur le plan militaire, la République s'est construite depuis la Révolution française sur le principe du respect de l'individu et sur le respect du soldat. On ne peut pas traiter le soldat comme de la vulgaire chair à canon car le soldat est un citoyen. Il y a un moment très particulier qui est le centenaire de la Révolution, en 1889. C'est le moment où est panthéonisé un personnage emblématique : Lazare Carnot. C'est lui qui a géré la guerre en 1793 et surtout en 1794. Et c'est lui qui a été ce gestionnaire vraiment très scrupuleux de la guerre de masse et qui a mené vraiment une guerre économique. C'est ce qu'il explique notamment dans ce qu'il appelle le système général des opérations militaires de la campagne prochaine, qu'il élabore en fin janvier 94.
      La Troisième République se réfère beaucoup au modèle de la Première République et à ce moment là, on voit évoluer la thématique du sacrifice et on voit se dessiner deux conceptions antagonistes du sacrifice militaire. Vous avez une conception que je qualifierais de totalitaire, même s’il s’agit d’un anachronisme car le terme n’est pas employé à l’époque. C'est la conception défendue notamment par les ligues d'extrême droite et en particulier par Maurice Barrès. Maurice Barrès dit : “L'individu n'est rien”. C'est une négation de l'individu, qui est aussi une négation de la singularité du citoyen. Et le citoyen, selon Barrès, doit se diluer dans les intérêts de la Nation, Nation qui est conçue comme une entité holiste. La Nation n'est pas la somme des individus mais une entité qui s'impose à tous les individus et c'est comme cela que cette conception se prolonge dans la dimension militaire et intègre totalement la dimension du sacrifice. Mais face à cette conception là, vous avez des théoriciens de la guerre et en particulier Jean Jaurès, qui publie en 1911 l'Armée nouvelle. Il assume pleinement la dimension sacrificielle mais il lui donne un tout autre sens. Dans cet ouvrage, il écrit (en substance) : “Comment peut-on faire pour qu'un soldat accepte de monter à l’assaut sous le déluge de feu ? Alors que ses camarades sont en train de mourir, alors que lui-même est menacé ? Cet objectif ne peut s'obtenir que par le consentement individuel”. C'est seulement par le consentement éclairé des individus qui acceptent, je le cite, de mourir pour une idée. C'est donc le principe de la République. 
      Mais Jaurès est assassiné à la veille de l’entrée en guerre et cette idée de consentement du soldat meurt avec lui ? Par ailleurs, consentement difficilement atteignable ! À l’époque, le service militaire est obligatoire et la doctrine est celle de l’offensive à tout va, très coûteuse en vies humaines…
      Bien sûr, en pratique, ce principe du consentement est une abstraction. Parce que si l’on dit que le soldat doit être un individu éclairé et doit se sacrifier de façon délibérée, cela veut dire aussi qu’il doit avoir la liberté de ne pas consentir. Le fondement du consentement est d'inclure le non consentement. Sinon, c'est de la contrainte. Effectivement, il y a donc une dimension du consentement forcé et coercitive. Car il y a aussi un refus de la guerre dans la société française, mais qu’on a beaucoup occulté, notamment après la Première Guerre mondiale, à propos du sort des fusillés et des mutinés. On pense notamment aux fameuses mutineries de 1917. Donc, il y a aussi, bien sûr, un refus de la guerre. 
      Et c'est cela le paradoxe du modèle républicain, qui réclame le consentement de l'individu sans accepter le non consentement. Car le non consentement pose un risque de déstabilisation de la République, un risque insurrectionnel, etc. Et donc, au moment de la Première Guerre mondiale, les autorités politiques et militaires, effectivement, ont eu des difficultés pour gérer cette dimension là. Et quand même, on a vu se mettre aussi en place une dimension coercitive à une dimension de, disons, de consentement forcé.
      Car il ne faut pas oublier que la Première Guerre mondiale a été une mise à l'épreuve de la République. Si la France avait perdu la guerre, le régime politique n’aurait probablement pas survécu. Il ne faut pas oublier que les guerres précédentes qui se sont terminées par des défaites, la guerre de 1870, les guerres napoléoniennes, ont provoqué des ruptures politiques : l'Empire s'est effondré en 1815, le Second Empire s'est effondré en 1870. Les guerres à cette époque là engageaient la totalité de la Nation. D’ailleurs, en 1940, la République ne survit pas à la défaite. 
      En 1918, la République a finalement survécu mais elle est sortie renforcée de la Grande Guerre. Et la figure qui incarne la victoire n’est pas celle des maréchaux mais celle du soldat inconnu, ce qui est une forme d’héroïsation - et de victimisation - du citoyen individuel, du citoyen soldat. Et cela, c'est vraiment une symbolique républicaine. 
       
      De la Première Guerre mondiale à nos jours, la doctrine militaire a-t-elle évolué vers l’économie des vies humaines ? On pense notamment à la guerre du Golfe. On avait beaucoup parlé à l'époque de l'objectif zéro mort de l'armée américaine.
      Absolument. Et il faut dire que la guerre du Golfe a été un moment décisif. En 1991, à une époque où la conscription existait encore en France, s'est posée la question d’envoyer des conscrits dans cette opération extérieure, qui allaient risquer leur vie. La guerre du Golfe a été un élément décisif dans le processus qui a amené cinq ans plus tard, en 1996, à la suspension de la conscription (et non à sa suppression) . Pourquoi ? Parce que le constat qui a été fait à cette époque a été de dire désormais, la France ne sera plus engagée que dans des guerres de type “opération extérieure”. D'une part, on n'a plus besoin de la levée en masse. Et d’autre part, ces actions ne mettent pas en jeu la survie de la Nation, ce qui fait que le pays s'en désintéresse globalement. La Nation est beaucoup moins impliquée dans les guerres d'aujourd'hui qu’elle ne l'était dans la Première Guerre mondiale. Et donc, effectivement, la doctrine militaire intègre totalement ce changement de paradigme, qui fait qu'on ne parle même plus de guerre, mais de conflit ou d’opération. 
      En revanche, dans ce contexte là, la mort du soldat devient exceptionnelle et moins bien acceptée par la société ou acceptée différemment. Aujourd'hui, on s'aperçoit que la figure du héros militaire a totalement disparu. Le héros est le soldat qui s'est sacrifié et je dirais que l'une des figures qui incarne le plus cela est la figure du lieutenant colonel Arnaud Beltrame, qui a sacrifié sa vie pour sauver des otages (à Trèbes le 23 mars 2018). Et là, c'est un acte qui est à la fois un acte héroïque et un acte sacrificiel. Car l'héroïsme aujourd'hui est un héroïsme sacrificiel. On ne valorise pas un soldat qui aurait réalisé un fait d'armes ou qui aurait réussi à tuer plein plein d'ennemis de la France. On valorise dans la société les actions sacrificielles. 
      De ce point de vue, la doctrine a évolué : désormais, le respect de la vie du soldat fait partie de l'équation militaire. La vie du soldat est même devenue un enjeu stratégique face au terrorisme, qui les vise directement. Alors qu'auparavant, protéger la vie des soldats était plutôt un facteur dans une donnée stratégique. Aujourd'hui, c'est un enjeu stratégique. 
       
      Aujourd'hui, la mort d'un soldat est vécue comme un échec ?
      Exactement. La mort d'un soldat ou bien sûr aussi, la mort d'un civil. Parce que justement, c'est aussi la logique terroriste. Les terroristes savent que la mort d'un soldat a un effet social et politique. Il y a tout ce qu'on vient de dire sur le fait que désormais, la mort de soldats est moins acceptée. Et donc, du coup, le soldat devient lui aussi la cible d'actions terroristes, ce qui est quand même relativement récent. Auparavant, les soldats pouvaient être aussi la cible d'actions terroristes, mais c'était plutôt dans une perspective qui consistait à viser, à déstabiliser l'organisation militaire, etc. Il y avait des actions terroristes qui s'inséraient dans une perspective stratégique, je dirais classique. On visait des structures militaires pour affaiblir le potentiel militaire. Désormais, on vise le soldat tout simplement parce que c'est un soldat français et donc parce que l'on recherche un effet politique à travers cela. 
      Quant aux affrontements massifs du passé, les sociétés n’y sont plus prêtes aujourd’hui ?
      Oui, c’est ce que l’historien John Keegan écrit dans son livre traduit en français en 1975 sous le titre Anatomie de la bataille. Il s’agit d’un livre d’histoire où il étudie les batailles d'Azincourt en 1415, de Waterloo en 1815 et de la Somme en 1916. Il montre que dans ces batailles, justement, il y a un élément qui est important, qui est le sort des individus et qui est la façon dont le soldat individuel vit le combat. Cela a été une grande innovation historiographique. John Keegan dit que le combattant est aussi quelqu'un qui souffre, qui a du mal à respirer, dont la vue est perturbée par la fumée, qui est agressé par le bruit des gémissements de ses camarades en train de mourir, qui peut avoir chaud, qui peut avoir froid. Il propose donc d'étudier les batailles à l'échelle de l'individu. Mais il explique à la fin de l'ouvrage, dans une sorte de postface, que d'une certaine façon, cette attention portée au sort de l'individu est aussi le produit de l'Histoire. Il se situe dans cette Histoire et s’interroge : où en est-on ? 
      Dans les années 1970, au moment où il écrit, les doctrines de l'OTAN et du Pacte de Varsovie sont d'envisager un affrontement massif des armées dans les plaines d'Europe centrale, un affrontement qui se jouera dans une violence radicale. On en était même arrivé quelques années après à envisager l'usage des armes nucléaires sur le champ de bataille. C'est ce qu'on a appelé le nucléaire tactique. C'est dire à quel point on était dans une perspective de la radicalisation de la violence de guerre. John Keegan explique que cette perspective là, qui est le fondement des doctrines militaires de l'OTAN et du Pacte de Varsovie, est devenue, selon lui, totalement irréaliste parce que les sociétés ne sont plus en mesure d'accepter cette dimension de guerre de masse.
      Il dit bien que les sociétés ont été épuisées par l'Histoire : les batailles d'Azincourt, de Waterloo, de la Somme et toutes les autres. Cet épuisement des sociétés, ainsi que le changement socio culturel de l'individu, le développement de l'individualisme, tout cela fait que ce type de guerre est désormais devenu impossible, inacceptable. Et Keegan montre aussi très bien que dans les guerres qu'il évoque, de la fin du Moyen-Âge et de l'époque moderne, le fondement de la tactique était l'exposition du soldat. Dans une bataille de cette époque là, le soldat n'est pas protégé. Il porte un uniforme très voyant, parfois même chatoyant, il n'a aucun système de camouflage, aucun système de protection, il ne porte pas de casque… Et cette approche a duré jusqu’en 1914 : les soldats français portent un pantalon rouge garance et une casquette ou un képi sur la tête. C'est seulement en 1915 que va être introduit le casque qu'on appelle le casque Adrian. Il a donc fallu attendre 1915 pour entrer dans cette logique de protection du soldat, alors qu'auparavant, par définition, la guerre consiste à exposer le soldat à la mort. 
       
      101 ans après la Grande Guerre, la mort du soldat est devenue intolérable
      11/11/2019 (mis à jour à 06:55) Par Maxime Tellier  
      ( Source :  France Culture   https://www.franceculture.fr/histoire/101-ans-apres-la-grande-guerre-la-mort-du-soldat-est-devenue-intolerable?fbclid=IwAR0YE_nvoT140dQ7Kg6n5avDGq-jowCQbABiQatLMzn3WASom4t5zHTM2gc  ) 
    • By berogeitabi
      Bonjour. Dans deux jours maintenant nous commémorerons le 75 ème anniversaire du jour J, le jour du débarquement allié en Normandie.
      J'ouvre ce post pour que l'on puisse en offrant des liens nécessaires (SANS OMETTRE DE CITER LA SOURCE, merci), faire part des articles intéressants sur cet évènement d'ampleur mondiale.
      Pour ma part j'ai retrouvé cet article du journal US, The Atlantic, (source theatlantic.com) édité en juin 2014, pour les 70 ans donc , où les commentaires sont réduits, certes, mais où en cliquant sur les photos proposées, vous puissiez avoir l'avant/après des lieux emblématiques du débarquement. 
      Ouvrez le lien, cliquez sur chaque photo et observez comme cela peut être étrange et hors du temps, alors que tout est bien réel.
      Scenes from d-day then and now
       



  • Posts

    berogeitabi

    Posted

    Je pense qu’il est très difficile de savoir les réelles intentions de Poutine.  retrouver une grande Russie, c’est sûr. Laissez une trace dans l’histoire comme étant celui qui a permis cela, c’est sûr aussi.  déclencher une guerre pour y arriver ? A voir. Cela dit, l’annexion de la Crimée était bien une guerre et l’occident a laissé faire, alors pourquoi ne pas tenter de continuer.  dans cette affaire, Biden paraît bien faible (Trump doit bien se marrer dans son coin) et l’Europe montre encore une fois son incapacité à parler et agir d’une seule voix.  Macron dit vouloir intervenir en discutant avec Poutine. S’il parvenait à apaiser les tensions, il marquerait des points en tant que président de l’Europe. Mais il paraît bien trop gentil par rapport au président russe.  par ailleurs, quelles sont les vraies capacités des armées russes ? la question reste posée. Car à observer son intervention en Syrie, elle n’est petit être pas aussi performante qu’elle n’y paraît. Cependant qui veut prendre le risque de tester ses capacités ?  espérons donc que la voie de la désescalade soit vite trouvée, même si j’en doute. 

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Ok, c'est limpide ! Famas surnommé pour sa dimension, le "clairon".

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    La tension monte encore d'un cran entre la Russie et les pays occidentaux. (© Reuters Londres et Washington ont rappelé leurs ressortissants en Ukraine. L'Otan a placé des forces en attente en Europe de l'Est, ainsi que des bateaux et navires de combat.) Une offensive "à tout moment". La tension est encore montée d'un cran entre la Russie et les pays occidentaux sur la situation en Ukraine. Les Etats-Unis ont annoncé dimanche avoir pris la décision d'ordonner une évacuation des familles de ses diplomates "en raison de la menace persistante d'une opération militaire russe". Le personnel local et non-essentiel peut quitter l'ambassade à Kiev s'il le souhaite et les ressortissants américains sont encouragés à quitter le pays par des vols commerciaux. Pour expliquer cette annonce, le secrétaire d'Etat, Antony Blinken, doit notamment intervenir en visioconférence pendant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) ce lundi. "Des pourparlers francs" vendredi. Blinken doit également informer les Vingt-Sept de l'issue des "pourparlers francs" tenus vendredi avec Sergueï Lavrov, son homologue russe. En attendant, Londres a également suivi le mouvement du retrait d'une partie de son personnel de l'ambassade de Kiev. Le Premier ministre, Boris Johnson, a notamment averti quant au risque d'une "nouvelle Tchétchénie" en cas d'invasion russe. Quant à la France, elle a conseillé de reporter les voyages non essentiels sur place. L'Ukraine a déploré une décision "prématurée" et "excessive" de la part des autorités américaines. "Hystérie" en Europe. La Russie dément les rumeurs d'intervention en Ukraine et dénonce des tensions "exacerbées par les annonces et les actions concrètes des Etats-Unis et l'Otan", via le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, évoquant une "hystérie" sur le Vieux Continent. Dans ce climat tendu, l'Otan a en effet renforcé sa présence en Europe de l'Est, plaçant des forces en attentes et envoyant des navires et avions de combat. Une situation sécuritaire instable. Depuis l'automne, les pays occidentaux accusent la Russie d'avoir massé à la frontière plusieurs dizaines de milliers de soldats en vue d'une possible invasion. En effet, la guerre entre les séparatistes russes et l'armée ukrainienne dans le Donbass, à l'est de l'Ukraine connait un regain de tension. A l'origine de ce conflit qui dure depuis huit ans, l'annexion de la Crimée par la Russie et son soutien aux Républiques pro-russes autoproclamées indépendantes de Donetsk et de Lougansk. Des manœuvres de troupes ont été récemment observées et une cyberattaque visant plusieurs ministères ukrainiens a eu lieu la semaine dernière. Kiev y a vu la signature de la Russie, accentuant encore la pression.   "S'il existe une sorte de check-list avant de déclencher une guerre, je pense que Poutine en coche exactement et rapidement toutes les cases" La semaine dernière, le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, avait indiqué "redouter" une "intégration de fait" de ces régions au pays de Vladimir Poutine. "Il a massé des troupes à la frontière, il a augmenté les effectifs de ses services de renseignement militaire, il a fait évacuer les Russes vivant à Kiev et a réduit le personnel de son ambassade au strict minimum. S'il existe une sorte de check-list avant de déclencher une guerre, je pense que Poutine en coche exactement et rapidement toutes les cases", décryptait dans le JDD, l 'ancien commandant de l'US Navy James Stavridis.   Moscou veut des garanties. La Russie nie tout projet d'attaques mais se dit menacée en revanche par l'expansion de l'Otan. Elle conditionne la désescalade à des garanties pour sa sécurité. Le Kremlin exige notamment un traité excluant tout élargissement de l'Alliance de l'Atlantique nord à l'Ukraine et à la Géorgie et la fin des manœuvres et des déploiements de militaires en Europe de l'Est de la part de l'Otan ou de ses alliés. Des conditions non négociables pour Moscou, mais inacceptables pour les Occidentaux. Ainsi, les discussions patinent. Après une réunion vendredi, la Russie et les Etats-Unis ont convenu d'un nouveau rendez-vous. En réponse aux conditions russes, les autorités américaines doivent transmettre des "réponses écrites à la Russie" d'ici la fin de semaine. "Je ne pense pas qu'on devrait dramatiser dans la mesure où les négociations se poursuivent" Les options prêtes en Europe. Réduction des achats de gaz et de pétrole, soutien financier à l'Ukraine… L'Union européenne a, quant à elle, préparé plusieurs options, dont des sanctions lourdes, pour réagir en cas d'attaque de la Russie, mais opte pour la prudence pour l'instant. "Je ne pense pas qu'on devrait dramatiser dans la mesure où les négociations se poursuivent et elles se poursuivent", a affirmé Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, cité par l'AFP. Une position unifiée des Vingt-Sept reste difficile. Certains pays sont partisans de la fermeté tandis que d'autres souhaitent poursuivre un dialogue avec Moscou. L'Allemagne, notamment, est dans une position ambivalente. Selon le ministre ukrainien de la Défense, Berlin aurait notamment refusé de livrer des armes à Kiev. Et le nouveau chancelier, Olaf Scholz, a appelé dimanche à la "sagesse" dans l'examen des sanctions possibles. Ce dernier est partagé entre fermeté, souhaitée par les Verts, et conciliation, plaidée par son parti, le SPD, en raison du projet de gazoduc Nord Stream2. Mardi soir, il rencontrera Emmanuel Macron pour évoquer ce sujet. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a d'ores et déjà appelé l'Union européenne à rester unie face à la Russie. Mathilde Durand (Source : le JDD)   L'Otan envoie des renforts militaires en Europe de l'Est (© Yuriy Dyachyshyn, AFP/File Des troupes ukrainiennes participent à des exercices conjoints avec les États-Unis et d'autres pays de l'Otan, près de Lviv en septembre 2021.) L'Otan a annoncé, lundi, avoir envoyé des renforts militaires, dont des navires de guerre et des avions de combat, en Europe de l'Est, alors que l'Ukraine et les pays occidentaux s'inquiètent d'une possible attaque russe. De son côté, la Russie a déployé vingt navires dans la mer Baltique. Les pays de l'Otan ont placé des forces en attente et envoyé des navires et des avions de combat pour renforcer leur défense en Europe de l'Est face aux activités militaires de la Russie aux frontières de l'Ukraine, a annoncé l'Alliance, lundi 24 janvier,  dans un communiqué. Le secrétaire général de l'Organisation, Jens Stoltenberg, a indiqué que les pays membres avaient placé leurs armées en état d'alerte et décidé d'envoyer des renforts en Europe de l'Est, dont des navires de guerre et des avions de combat. "L'Otan continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger et défendre tous les Alliés, y compris en renforçant la partie orientale de l'Alliance. Nous répondrons toujours à toute détérioration de notre environnement de sécurité, notamment en renforçant notre défense collective", a-t-il expliqué. "Le Danemark envoie une frégate dans la mer Baltique et s'apprête à déployer quatre avions de chasse F-16 en Lituanie pour soutenir la mission de police aérienne de longue date de l'Otan dans la région", indique le communiqué. "L'Espagne envoie des navires rejoindre les forces navales de l'Otan et envisage d'envoyer des avions de combat en Bulgarie", ajoute le communiqué. "La France s'est déclarée prête à envoyer des troupes en Roumanie sous le commandement de l'Otan. Les Pays-Bas envoient deux avions de chasse F-35 en Bulgarie à partir d'avril pour soutenir les activités de police aérienne de l'Otan dans la région et mettent un navire et des unités terrestres en attente pour la Force de réaction de l'Otan", détaille le communiqué. Des navires russes déployés en mer Baltique Vingt bateaux de la marine russe se sont déployés, lundi, en mer Baltique pour des manœuvres navales, selon l'agence de presse RIA. Les navires vont réaliser des exercices centrés sur la défense navale et anti-aérienne, a indiqué RIA, citant la flotte de la Baltique. La Russie a indiqué qu'elle réagirait de manière "appropriée" si les États-Unis choisissaient d'envoyer des soldats en Europe de l'Est, après une information du New York Times indiquant que la Maison Blanche envisageait une telle option. Regain des tensions  Les tensions autour de l'Ukraine se sont aggravées ces derniers mois face au déploiement par la Russie d'environ 100 000 soldats aux frontières du pays, selon Kiev et les pays occidentaux, faisant craindre une nouvelle invasion russe après celle de la Crimée en 2014. Moscou continue de nier toute intention belliqueuse, tandis que l'Occident menace d'imposer de sévères sanctions économiques à la Russie en cas d'invasion de l'Ukraine. Dimanche, la Grande-Bretagne a accusé le Kremlin de chercher à installer un dirigeant pro-russe en Ukraine, ce que le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié de "désinformation". De hauts responsables de l'administration Biden ont indiqué que le président américain avait commencé à étudier des options pour renforcer les moyens militaires américains dans la région. D'après le New York Times, Joe Biden envisage d'envoyer entre 1 000 et 5 000 soldats dans les pays d'Europe de l'Est, sans exclure de renforcer encore les effectifs en cas de regain de tensions. Un haut responsable de l'administration a refusé de confirmer ces chiffres dimanche, mais a déclaré : "Nous élaborons des plans et nous consultons nos alliés afin de déterminer les options qui s'offrent à nous." État d'alerte Les États-Unis ont fourni un soutien militaire à l'Ukraine, mais ils se sont abstenus jusqu'à présent d'envoyer des troupes sur place. "Depuis l'annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014, l'Otan a renforcé sa présence dans la partie orientale de l'Alliance, notamment avec quatre groupements tactiques multinationaux en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne", rappelle l'Otan. "Ces unités, dirigées respectivement par le Royaume-Uni, le Canada, l'Allemagne et les États-Unis, sont multinationales et prêtes au combat", assure l'Alliance. "Leur présence indique clairement qu'une attaque contre un Allié sera considérée comme une attaque contre toute l'Alliance", avertit l'Otan. Il n'y avait pas de forces de l'Otan dans la partie orientale de l'Alliance avant 2014, rappelle le communiqué. La Russie "répondra de manière appropriée" si les États-Unis déploient davantage de troupes en Europe de l'Est et dans les pays baltes, a réagi lundi le parlementaire russe Andreï Kartapolov, selon des propos rapportés par l'agence de presse Interfax. (Source : France 24 avec Reuters et AFP)  

    Heïdi

    Posted

    Bonjour, C'est en référence au titre de la vidéo = " FAMAS F1 - Le célèbre bullpup français "   Et ceci est la réponse à la question + voir le lien en source ! J'espère avoir été plus claire !

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    "vœux aux Armées 2022" Emmanuel Macron s'est rendu, mercredi en fin d'après-midi, à Haguenau pour ses "voeux aux Armées". Cette ville accueille trois régiments : le 2e régiment de hussards, le 54e régiment de transmissions et le 28e groupe géographique qui a rendu les honneurs au président de la République (photo Reuters). Ces trois régiments appartiennent au commandement du renseignement basé à Strasbourg. Le discours du président de la République, où il a rappelé "l'immense respect à l'égard des forces armées", a comporté deux axes principaux : - un axe national, où il a été question des moyens développés pour contrer les nouvelles menaces - et un autre qui a traité de la question de la souveraineté militaire européenne (dans le droit fil des déclarations présidentielles du matin à Strasbourg). Ces deux axes ont été développés sur fond d'un satisfecit évident à l'égard de l'action du gouvernement depuis 2019. Le Président, qui a rendu un hommage appuyé à Florence Parly,  a ainsi rappelé que 198 milliards d'euros seront engagés entre 2019 et 2023 pour réduire les "sur-engagements, fragilisation et lacunes" qui pénalisent les armées. Il a énuméré les efforts industriels et les livraisons de nouveaux matériels (dont le Griffon dont deux exemplaires flanquaient la tribune présidentielle). Il a vanté l'approche "ouverte, lucide et créative" qui a permis de mieux préparer les forces à leurs missions qui s'inscrivent "dans une accélération de l'Histoire". Par ailleurs, Emmanuel Macron a spécialement indiqué que la France était "disponible pour aller plus loin dans le cadre de l'Otan (...), en particulier en Roumanie". Verra-ton un SGTIA du type estonien déployé en Roumanie? Le PR n'a rien précisé. Mais l'ambition est clairement exprimée, s'inscrivant dans cette "vision du long terme" et ce "devoir de lucidité" malgré le "brouillard" qui doit caractériser la vision stratégique française "et celle de l'Europe" face à des puissance tierces. Des puissances qu'Emmanuel Macron n'a pas citées mais qui vont des "acteurs non étatiques" à la Russie (que le chef de l'Etat a citée une fois mais qui a été omniprésente entre les lignes), une des puissances qui "remettent en cause le multilatéralisme" et dont les actions hostiles ont été clairement dénoncées mercredi par le Président qui craint "une escalade".  "La grammaire change" a résumé le Président. Il va falloir différemment conjuguer le verbe "faire face". D'où "l'effort urgent et indispensable (...) à poursuivre et intensifier dans la durée". " "C'est là l'objectif que je vous assigne demain comme aujourd'hui", a conclu le Président.  (Source : Ligne de Défense)
×
×
  • Create New...