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" L' homme, les signaux et la mer ".


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  • Administrateur

Pour ceux qui peuvent aller faire un tour en Bretagne, à la pointe du Raz, une exposition sur les guetteurs sémaphorique, du 1er mai au 15 juillet 2014, dans un site exceptionnel.

 

 

Les guetteurs de Raz à l'honneur jusqu'au 15 juillet

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Du 1er mai au 15 juillet, l’exposition "l’homme, les signaux et la mer" fait escale sur le Grand Site de France de la Pointe du Raz en Cap Sizun. L’initiative en revient à la Marine nationale et tout particulièrement à la FOSIT (Formation Opérationnelle de Surveillance et d’Information Territoriale), à l’Association des Peintres de la Marine et au Syndicat Mixte de la Pointe du Raz.

Cette exposition est l’occasion de mettre en lumière les guetteurs du sémaphore du Raz, véritables veilleurs de l’océan qui tout au long de l’année remplissent leurs missions sur le seul site emblématique de la Pointe Bretagne, labellisé "Grand Site de France".

 

Au programme:

- Visite du Sémaphore de la pointe du Raz : Durant la période d’exposition, des visites du sémaphore du Raz seront exceptionnellement organisées chaque jeudi de 11h à 12h. Les réservations seront nécessaires au 02 98 70 67 18.

 

- Conférences :
- 17 mai 2014 : 17h, auditorium de la Pointe du Raz, "secrets de guetteurs" par Maurice LEMAITRE, ancien guetteur sémaphorique ; le Maître Romain GODEST écrivain et guetteur au CROSS CORSEN ; le capitaine de frégate Christophe DELDIQUE, commandant les sémaphores de l’Atlantique.

 

- 14 juin 2014 : 17h, auditorium de la Pointe du Raz, "les prévisions météorologiques d’hier à aujourd’hui" par AIDONIDIS, directeur départemental de Météo France.

( Ligne de défense Ouest France - Marine Nationale )

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  • Moderator

Cela me fait pense au vibrant hommage aux gardiens de phare rendu par Georges Brassens dans sa chanson Fernande:

 

"Afin de tromper son cafard
De voir la vie moins terne
Tout en veillant sur sa lanterne
Chante ainsi le gardien de phare
"

 

:vertrire:

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  • Administrateur

:vertrire:  Très belle chanson.

 

Attention tout de même à ne pas confondre les gardiens de phares, qui dépende des Phares et Balises et les guetteurs sémaphorique qui est une spécialité de la Marine Nationale.

 

 

Aujourd'hui, le sémaphore est un poste de surveillance en bord de côte qui assure des missions diversifiées qui vont de l'assistance à la navigation jusqu'à la surveillance du territoire en passant par la régulation du trafic maritime et de la pêche.

Pour exercer ces missions, le personnel du sémaphore dispose d'une chambre de veille équipée de larges baies vitrées et de puissantes paires de jumelles (et éventuellement d'un télescope) donnant sur la zone maritime à surveiller, d'un radar et de moyens de radiocommunication. Le sémaphore est installé sur un point culminant de la côte si le relief s'y prête. La chambre de veille est généralement au sommet d'un bâtiment qui parfois s'apparente à une tour (sémaphore du Stiff).
Les sémaphores sont échelonnés tout au long des côtes françaises, chacun couvrant un secteur maritime défini.

Le réseau des sémaphores est de la responsabilité de la Marine nationale qui les arme en personnels militaires spécialisés : les guetteurs sémaphoriques.

 

Les sémaphores assurent des missions de service public :

  • Secours et sauvetage (SAR) :
    • La plus connue de ces missions pour les marins est la veille sur la fréquence de détresse (canal 16 en VHF). Les navires peuvent lancer sur cette fréquence différents types de message d'alerte : naufrage imminent (signal mayday), demande d'assistance, panne grave, signalisation d'un objet flottant présentant un danger pour la navigation etc. Les sémaphores à portée d'écoute répercutent immédiatement les messages aux CROSS chargés d'organiser si nécessaire les secours ;
    • Surveillance du plan d'eau ;
    • Participation à la coordination des opérations de sauvetage en mer avec les CROSS ;
    • Diffusion des AVURNAV ;
    • Diffusion de bulletins météorologiques périodiques à heures fixes et/ou à la demande des navires ainsi que des avis de coup de vent.
    • Régulation du trafic maritime et de l'activité de pêche :
      • Régulation du trafic des principaux ports de commerce ;
      • Surveillance des infractions à la réglementation relative à la navigation, notamment dans les rails de navigation ;
      • Application de la réglementation pour la pêche (surveillance des zones réservées et des périodes de pêche);
      • Surveillance des pollutions maritimes accidentelles.
    • Surveillance du territoire :
      • Surveillance des activités dans la zone maritime attribuée : identification des navires, signalement des navires suspects aux autorités concernées (préfecture maritime) ;
      • Surveillance des approches des ports militaires.
    • Autres missions spécifiques à certains sémaphores :
      • Observations et mesures météorologiques ;
      • Détection et surveillance des feux de forêt dans les zones littorales à risque ;
      • Surveillance de sites archéologiques sous-marins.

 

Les sémaphores sont classés en trois catégories :

  • Les vigies assurent une veille permanente (24h/24) à l’entrée des ports militaires
  • Les sémaphores de 1re catégorie assurent une veille permanente (24h/24) en des endroits remarquables de la côte ou dangereux pour la navigation, ainsi qu’à l’entrée des ports de commerce d’intérêt majeur (Le Havre, Marseille, Dunkerque…)
  • Les sémaphores de 2e catégorie assurent une veille du lever au coucher du soleil.

Le personnel est constitué, selon la catégorie du sémaphore, de cinq à douze personnes désignées sous le terme de guetteurs, travaillant par quart comme sur un navire.

 

Signalons cette spécialité emplois beaucoup de réservistes afin d' assurer la veille à la belle saison.

 

 


Interview fleuve d’un personnel de la marine marchande, réserviste opérationnel affecté au sémaphore de Cap Camarat.
--------------
Second maître Trebaol, Depuis quand êtes-vous réserviste ?
Je suis réserviste depuis 2009. J'effectue en moyenne des périodes de 90 jours à 120 jours par an comme guetteur de la flotte et je peux être affecté dans les dix neufs sémaphores que compte la façade méditerranéenne en fonction des besoins opérationnels.
Depuis le début de mon engagement à servir dans la réserve opérationnelle, je comptabilise aujourd'hui plus de 500 jours d'activité et cinq sémaphores : sémaphore de Porquerolles (83), sémaphore de Couronne (13), sémaphore de Pertusato (2A), sémaphore de Camarat (83), sémaphore de La Garoupe (06)
Qu’est-ce qui vous amené à vous porter volontaire ?
La volonté de renouer avec la Marine Nationale, dans la famille nous sommes marins de père en fils depuis plusieurs générations, c'est quasiment une institution et puis la spécialité de guetteur de la flotte, exercée par mon père pendant 12 ans après avoir navigué comme détecteur sur tous les océans du monde. Puis, tout naturellement mon expérience personnel, j'ai moi-même été guetteur sémaphorique durant mon service militaire.
Sans compter, que je voue une véritable passion pour l'histoire des sémaphores. Je cumule plus de 10000 photos et cartes postales anciennes et ce depuis plus de vingt ans. Je conserve également tous les articles de journaux et tous documents historiques ayant attrait à ceux-ci, enfin je participe à la restauration et à la réhabilitation de deux sémaphores désarmés pour le compte du Conservatoire du Littoral. Le sémaphore du Cap Bénat (83) et le sémaphore de La Punta Mortella (2B).
Quelle expérience cherchiez-vous ?
Transmettre et partager avec les plus jeunes mes expériences maritimes et mes connaissances historiques sur les sémaphores et pouvoir créer des vocations.
Outre mon travail d'opérateur durant mes périodes, j'ai le plus souvent la charge d'intégrer et de former les plus jeunes, engagés ou réservistes. Cette confiance accordée par mes supérieurs dans cet exercice est sans aucun doute une de mes plus grandes satisfactions en tant que réserviste opérationnel.
Que retirez-vous comme expérience de vos différentes périodes d’activité ?
Vivre tout simplement ma passion et mon rêve d'enfant.
Pensez-vous que cela vous a apporté un plus dans votre vie de tous les jours ?
Bien évidemment, en tant que navigant, les sémaphores je continue à les voir et les entendre tous les jours de l'année. Je peux désormais, non seulement mettre des visages derrière ces points remarquables, mais également comprendre plus aisément les missions de ceux-ci et expliquer à mon tour à mes collègues leurs rôles. Cette spécialité de la Marine est peu connue du commun des mortels mais également des marins eux-mêmes, le sémaphore est souvent confondu avec un phare, il faut alors rectifier le tir et expliquer que derrière les vitres d'une passerelle d'un sémaphore, il y a des hommes, des marins à terre, au service des marins en mer, et non une simple ampoule.
Avez-vous un souvenir particulier qui vous a marqué lors de ces périodes ?
Oui, oui naturellement et de nombreux. Notamment des rencontres, celle avec le Ministre du développement durable Nathalie Kosciusko-Morizet en visite officielle lorsque j'étais en poste au sémaphore de Pertusato dans les Bouches de Bonifacio en 2011, ou encore l'ancien Chef d'Etat-Major des Armées, le Général Georgelin, que j'ai pu rencontrer l'année dernière au sémaphore du Cap Camarat à Habituelle.
Egalement des souvenirs professionnels, entre autres, de nombreuses opérations de sauvetage et de sauvegarde de la vie humaine en mer menées à bien, diverses opérations d'enquête de gendarmerie ou de douane, ou encore de multiples missions de surveillance des pêches, de lutte contre des incendies ... Puis des images désormais gravées, que seuls les sémaphores peuvent offrir, des levers et couchers de soleil mémorables, des vues imprenables sur la Corse du continent au petit matin, des passages de cétacés, des tempêtes...
Pensez-vous que le lien armée/nation est important pour notre société ? Et plus généralement la notion de citoyenneté est-elle importante pour vous ?
Bien sûr, c'est très important et je pense que la plupart des Français y sont très attachés, il n'y a qu'à voir la popularité du défilé du 14 Juillet, des défilés navals, des manifestations aériennes, ou encore la confiance qu'accordent nos concitoyens aux armées dans les différents sondages. Il faut donc conserver et faire perdurer ce lien, notamment pour les plus jeunes d'entre nous, la réserve en est un, c'est indéniable. Je conseillerais volontiers aux jeunes de saisir cette opportunité qu’est la réserve, car c’est une expérience peu commune qu'offrent les armées, notamment pour les plus jeunes, dès lors qu’ils sont motivés et disponibles.
 

 

 

DES RÉSERVISTES ISSUES DE LA PMM

 

 

Les nouvelles recrues féminines de la Réserve écrivent à leur manière des pages d’histoire de la Marine aujourd’hui. Nous avons rencontré deux ressortissantes du CIRAM DUNKERQUE, qui ont bien voulu nous parler de leurs engagements respectifs, au Cabinet de Marine Dunkerque, ou en tant que Guetteur Sémaphorique. Toutes deux sont issues de la P.M.M. de Dunkerque, et suivent ou ont suivi une formation en BTS d’informatique de gestion. Leur témoignage illustre qu’une activité de réserviste peut tout aussi bien jouer le rôle d’un travail d’appoint pour financer ses études que servir de tremplin pour une carrière d’active dans la Marine nationale.

QM1 EMMANUELLE LEMATRE
Dans l’ensemble, comment s’est passée votre intégration au Sémaphore ?
E.L. C’est la première fois qu’une nouvelle recrue féminine prenait ses fonctions de guetteur au Sémaphore de Dunkerque, on peut donc comprendre qu’il y ait eu un peu d’appréhension les premiers temps, comme partout où c’est la première fois qu’un élément féminin vient exercer des fonctions tenues jusque-là par un personnel uniquement masculin.
Au bout d’une semaine on a rencontré à peu près tout le monde et comme partout ailleurs, on se découvre plus ou moins d’affinité avec les uns ou les autres. Ca se passe donc très bien. Les plus jeunes ont à peu près notre âge, et avec le chef de poste, plus âgé, il y a toujours une bonne ententeciram_dunk_1.JPG

Pourquoi un tel engagement ?
E.L. Dans le civil je suis scolarisée en BTS informatique de gestion. Effectuer une période au sémaphore permet de «visionner» une autre partie de la vie que vous ne voyez pas en temps normal. Vous êtes ainsi amenés à expliquer autour de vous ce que vous faites et qui paraît parfois bien mystérieux pour le profane. Il faut expliquer ce que c’est qu’un phare, la différence avec un sémaphore, que c’est militaire et non civil, etc
Comment devient-on « Guetteuse » sémaphorique de réserve ?
E.L. Cela a commencé l’année de mon Bac. Un copain a fait la P.M.M. et m’en a parlé. Ce qu’il m’a dit m’a beaucoup plu, et je me suis donc inscrite à la P.M.M., car pour être réserviste il faut avoir fait la PMM. Après la P.M.M. on a présenté la réserve et les spécialités ouvertes aux réservistes . Il y avait à ce moment là quatre spécialités Guetteur sémaphorique, Marin pompier, Secrétaire militaire, Fusilier marin. Lors de la période bloquée, nous avons visité le Sémaphore de Brest. De cette manière nous avons pu découvrir la face cachée d’une activité… dont on ignorait pour ainsi dire tout par ailleurs. J’ai donc posé ma candidature pour être réserviste, et j’ai été prise.
Quelle formation avez-vous suivie, et aviez-vous la certitude que votre candidature soit retenue dans la spécialité demandée ?
E.L. Non. Nous avons d’abord suivi dix jours de formation pendant lesquels nous étions tous regroupés. Il y a donc un pool commun à l’issue duquel nous choisissons notre spécialité en fonction de notre classement
Un stage F.M.I.R. (Formation Militaire Initiale du Réserviste) a lieu au C.I.N. Brest ou à Lanvéoc Poulmic. On y rencontrait d’autres PMM.  Nous avons suivi 10 jours de formation, qui étaient composés de différents modules :
météo, transmissions (rédaction de messages), identification (des bateaux et aéronefs), vie du sémaphore (quarts, organisation des tâches).
Concrètement, comment ça se passe ?
Nous effectuons normalement huit heures de guet par quart. Il y a des travaux de nettoyage, il faut demander les prévisions météo, établir les liaisons avec la capitainerie. Nous ne sommes pas coupés du monde comme la situation du sémaphore en bordure de mer et relativement éloignée de la ville pourrait le laisser supposer. Au contraire, nous nous trouvons à proximité immédiate de quelques unes des installations industrielles ou portuaires de Dunkerque, et de leurs émanations.
Il s’agit d’un travail inhabituel, « exotique », original. Ce n’est pas comme vendre des glaces sur la plage. C’est comme un job d’été, mais uniquement parce qu’il se déroule en été. Avec les cours les seules disponibilités dont je dispose ce sont en effet les congés scolaires. Plutôt que de se tourner les pouces, on apporte une aide pour simplifier l’organisation et les roulements pendant les congés. Actuellement nous avons un contrat de trois ans, mais par la suite, il y a encore des possibilités de renouvellement.
Nous surveillons les entrées et sorties de bateaux nous réunissons les informations concernant les cargaisons, les tirant d’eau, les personnes à bord, les matière dangereuses, nous informons les personnes à prévenir. Nous surveillons également les bateaux de plaisance Nous sommes à ce titre en contact avec le CROSS, la SNSM.
Rencontrez-vous des difficultés particulières ?
E.L. Notre formation météo qui fut très brève dans le temps, est demeurée assez succincte sur le plan théorique et nous la complétons sur le tas. Pas facile en effet de distinguer tous les types de nuages…
Que diriez-vous pour conclure ?
E.L.
En conclusion c’est une activité passionnante, qui sort de l’ordinaire, et qui nous permet de voir l’envers du décor et… beaucoup de bateaux !

 

L' ancien insigne de spé à droite et l' actuel à gauche.

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  • Administrateur

Bonjour.

 

En effet, ça peut-être un super emploi pour les réservistes.

Car au delà de l'emploi au sein des forces, on est, à travers ce boulot, dans une démarche d'entraide, de solidarité propre aux gens de mers.

On se met vraiment au service des autres, des marins et de leurs familles restées à terre, afin d'assurer leur sécurité au moment de ces passages difficiles que sont le raz de Sein ou le rail d'Ouessant, entre autres.

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  • Posts

    Fred689

    Posted

    Aller au test de sélection avec tous ces documents serait une sage décision au cas où les recruteurs seraient tatillons.

    frmepervine

    Posted

    Je vais regarder ça, j'ai cru comprendre qu'il n'en faisait plus mais que la demarche était à faire en ligne via un site de gouvernement 

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonjour,   Tu peux également emmener la déclaration de vol faite à la Gendarmerie ou à la Police.

    frmepervine

    Posted

    J'ai bien conscience que vous n'êtes pas un recruteur du CIRFA et que la réponse dépendra d'eux, mais cela reste tout de même rassurant, merci pour votre réponse.

    berogeitabi

    Posted

    Bonjour. A mon avis aucun souci à ce moment là de votre démarche.
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