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Harpie ne parvient plus à enrayer l'orpaillage clandestin


Torrens

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  • Moderator

Lancée en 2008, l'opération Harpie, qui lutte contre l'orpaillage clandestin en Guyane, commence à s'essouffler faute de moyens. Cette mission de police judiciaire, menée avec le concours des forces armées, a connu de grands succès jusqu'en 2010.

 

La Gendarmerie est maintenant confrontée à l'ingéniosité des garimpeiros, de plus en plus nombreux et de mieux en mieux organisés. Les chantiers clandestins, estimés à 392 ha en 2010, étaient estimés à 770 ha en 2012. L'ONF évoque le chiffre de 450 ha de forêts détruits et 60 km de rivières pollués au mercure.

 

Le commandant de la Gendarmerie de Guyane estime que 10 tonnes d'or sont extraites clandestinement par an, alors que les saisies se limitent à 10 kg.

 

Source: http://www.opex360.com/2013/12/14/loperation-harpie-na-plus-les-moyens-pour-lutter-contre-lorpaillage-clandestin-en-guyane/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ZoneMilitaire+%28Zone+Militaire%29

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  • Moderator

Il faut pourtant prendre en considération ce risque majeur de santé publique. Les populations locales consomment du poisson contaminé au mercure, la forêt est détruite, les contraignant à quitter leurs villages et leurs pratiques ancestrales.

Mais l'éloignement de la métropole permet de l'oublier sans vergogne.

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Il faudra attendre quelques évènements plus "marquants" pour que ça se bouge aux Antilles. On a beau avoir deux ministres d'origines antillaise au gouvernement, ça se tâte toujours autant.

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  • Administrateur

" Loin des yeux, loin du cœur "

 

Et le problème est toujours le même, le budget !

 

La Guyane est un territoire immense et difficile, par sa végétation et son climat, il faudrait beaucoup d' hommes et des moyens techniques de pointes afin d' enrayer l' orpaillage, qui suscite beaucoup de convoitises, de la part de gens qui n' on pas peur d' effacer des vies, pour atteindre leurs but. En Amérique du sud, une vie ne coute pas bien chère et nos " voisins ", sont rodés dans l' enlèvement contre rançon et le narco-trafic.

 

Donc la lutte contre l' orpaillage c' est une guerre !

 

Or le problème est ; pouvons nous, avoir des hommes en Afghanistan, tenir le combat au Mali, maintenir l' ordre en Centrafrique et faire la guerre aux trafiquants d' or en Guyane. Et en même temps conduire une politique de diminution des Armées, restrictions des budgets... Telle  est la question !

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Il faut quand même remarquer que la Guyane appartient à la France, ce qui n'est pas le cas pour la République Centrafricaine (bien qu'une partie est une ancienne colonie française), le Mali, et l'Afghanistan. Il s'agit quand même de la défense de notre territoire qui est directement menacé.

Et comme le dit Torrens, il y a à la fois un effet néfaste sur l'économie locale, et donc en toute logique sur l'économie française, mais aussi ce risque de santé publique.

En effet Bouchon-Gras, telle est la question, quand on voit le nombre de postes qui vont sauter dans l'armée de Terre...

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  • Administrateur

 Chouks, dans les autres Armées ça ne roule pas sur l' or ( désolé ).

 

Bien sur cela touche l' économie local et nationale, on peut penser que nos politiques s' incline pour le moindre cout.

 

 Si nous fermons les yeux nous perdons 10 000 euros si nous intervenons, cela nous en coutera 100 000 ( les chiffres sont faux, bien sur,  ils servent juste à imager mon propos )

 

Nous ne pouvons pas comparer l' orpaillage en Guyane et ce qui se passe au Mali et en Centrafrique, pour ces deux derniers, il y va d' un risque internationale voir mondial, l' Afrique central est instable et cela peut se transformer en " bombe ".

 

Alors que en Guyane, nous avons à faire à du pillage, de la contre bande, du vol et de la pollution. ( même si cela reste très grave )

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Oh, bien entendu, je sais bien que le budget n'est pas brillant dans les autres armées, mais c'est l'armée de Terre qui subit le plus les suppressions de postes...

Enfin, merci du message, je vois mon erreur pour le risque international en Afrique, et également le coût de l'intervention en Guyane !

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  • Moderator
Dons la lutte contre l' orpaillage c' est une guerre !

 

Or le problème est ; pouvons nous, avoir des hommes en Afghanistan, tenir le combat au Mali, maintenir l' ordre en Centrafrique et faire la guerre aux trafiquants d' or en Guyane. Et en même temps conduire une politique de diminution des Armées, restrictions des budgets... Telle  est la question !

La lutte contre l'orpaillage clandestin reste une mission de police judiciaire, même si elle est menée avec des moyens militaires. On s'est d'ailleurs refusé à admettre qu'une situation de crise majeure existait sur un département français.

Ce n'est sans doute pas avec une compagnie d'infanterie de plus (sans connotation péjorative de ma part) que le problème sera résolu. Il faudrait je pense un meilleur contrôle de l'immigration irrégulière sur les fleuves (les garimpeiros sont originaires du Brésil ou du Guyana), d'autant plus que des dispositions législatives particulières renforcent les possibilités de contrôles dans cette zone.

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  • Administrateur

La lutte contre l'orpaillage clandestin reste une mission de police judiciaire, même si elle est menée avec des moyens militaires.

 

Je n' ai pas parlé d' envoyer l' infanterie, simplement la Gendarmerie fait bien partie de l' Armée, donc de son budget. Pour réussir une telle mission, je pense qu' il faut un peu plus de personnels que la brigade locale.  La Douane travaille aussi la bas et comme toutes les administrations, elle est touchée par les restrictions.

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  • Staff

@ Bouchons-Gras

 

Dons la lutte contre l’orpaillage c’est une guerre !

 

C’est malheureusement vrai. Voici des délinquants majeurs et armés venants du Brésil et du Guyana, qui pénètre en Guyane afin de nuire à l’économie du pays, raser des parties de forêts, déverser du poison sous forme de mercure en quantité, prélever des biens du sous sol de façon illégitimes, monter des embuscades aux gendarmes et les attaquer au coupe-coupe !

 

Je note les propos de Torrens =

Il faut pourtant prendre en considération ce risque majeur de santé publique. Les populations locales consomment du poisson contaminé au mercure, la forêt est détruite, les contraignant à quitter leurs villages et leurs pratiques ancestrales.

Mais l'éloignement de la métropole permet de l'oublier sans vergogne.

 

Quel serait la réaction si cela se passait à Paris ?

Nous n’avons plus de régiments de légionnaires et de parachutistes pour mener UNE GUERRE ?

 

Cette mission de police judiciaire, menée avec le concours des forces armées est-elle toujours d’actualité ou faut-il passer à la vitesse supérieure  du style « recherche et destruction » et sans état d’âmes ? Il n’y avait pas Kourou, nous serions déjà partis vraisemblablement ou nous fermerions les yeux !

 

Mais la loi de la République  s’y applique, au même titre que dans certaines banlieues ou la police est inopérante malgré des années de rodomontades et des discourts avec menton en avant, et des discours ! La loi doit s’appliquer ! Point ! Et l’Etat doit assumer !

 

Je pense qu’à la fin d’un mandat électif qui fut mandé aux électeurs, chaque élu devrait rendre compte de ses activités en TANT que RESPONSABLE, devant une commission sénatoriale et la chambre des députés.

 

Après tout, un responsable dans le privé se fait saquer et licencié si ne fait pas son chiffre d’affaire par exemple ! Il y aurait des comportements qui changeraient rapidement, du style, « la dette de la France à continué d’augmenter sous votre ministère durant 5 années ? » « Votre retraite des 5 ans est annulée » !

 

Je rappelle qu’aux Etats-Unis, ce sont les entreprises qui payent les retraites ! Plus d’entreprises, plus de retraites (cas des industries automobiles, etc.)..

Pour les armées, un expulsé ou un condamné perd sa retraite et ses droits sociaux !

 

@ Bouchon-Gras

Nous ne pouvons pas comparer l’orpaillage en Guyane et ce qui se passe au Mali et en Centrafrique, pour ces deux derniers, il y va d’un risque international voir mondial, l’Afrique central est instable et cela peut se transformer en " bombe ".

 

Nous préférons intervenir au Mali et en Centre Afrique. Peut de gens remettent en cause ces interventions si ce n’est que le principe est étonnant par le fait que la métropole ne soit pas apte à gérer les problèmes de sécurité de ses territoires et départements d’outre mer, d’une part, et d’autre part de laisser dans l’ancien Congo Kinshasa, pas loin de 1 million de morts en guerre fratricide ! Cette bombe là, tout le monde s’en moque éperdument et nul n’intervient car n’à rien à gagner dans l’affaire ! Et je ne parle de la Somalie.! L’Afrique s’en détourne !

 

Nous avons l’art de nous impliquer dans des problèmes insoluble et nous sommes les seuls depuis que les Américains et Britannique ne sont plus en Irak et en Afghanistan. Et nous nous étonnons que personne nous suivre et nous assiste ! Pauvre de nous !

 

Des solutions existent en Guyane - j'en suis convaincu - même - et surtout - dans un cadre légal - encore faudrait-il que ceux qui sont aux commandes, COMMANDENT !

 

Janmary

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  • Moderator

Les événements qui se déroulent en Guyane, aussi graves soient-ils, ne rentrent ni dans le cadre juridique de la guerre, ni dans celui du conflit armé (Cf article 35 de la Constitution, protocoles additionnels de la Convention de Genève). Les pouvoir publics font face à une criminalité organisée. Ce qui impose avant tout une réponse pénale.

Cette réponse passe par un meilleur contrôle des flux et des enquêtes poussées. Le garimpeiro est avant tout une personne qui a laissé son dernier sou dans un passage en Guyane dans l'espoir d'avoir un avenir meilleur. Il se retrouve exploité dans des mines et n'a plus rien à perdre.

L'enjeu est de pouvoir identifier et poursuivre les organisateurs du trafic. Et là, un régiment d'infanterie n'y peut rien.

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  • Staff

@ Torrens

L'enjeu est de pouvoir identifier et poursuivre les organisateurs du trafic. Et là, un régiment d'infanterie n'y peut rien.

 

 

1° - Je pense que l’identification des organisateurs des trafics se situant pour l’essentiel au Guyana, la tache est loin d’être gagnée.

 

2° - Quand à des unités d’intervention (régiment), elles me semblent utiles pour intervenir sur les lieux mêmes des exploitations, en nombre et en force, et monter également des contrôles sur les accès  de circulation (je ne dit pas embuscades !). Quadrillage du pays en somme !

 

 

Par ailleurs, j’ai lu, il y a un certain temps, une étude d’Etat-major sur un conflit en Guyane mettant au prise le Brésil et nos forces avec application ou non de la dissuasion nucléaire. C’est un cas d’école, off course !

 

J’aimerais alors savoir dans le cadre de commandos Brésiliens pénétrant en Guyane si « Les événements qui se dérouleraient alors  en Guyane, aussi graves soient-ils (identification de commandos étrangers), ne rentreraient-il pas, ni dans le cadre juridique de la guerre, ni dans celui du conflit armé (Cf article 35 de la Constitution, protocoles additionnels de la Convention de Genève) ? Ce n’est pas une question piège mais une précision dans la complexité de nos lois et applications.

 

Janmary

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  • Moderator

1° - Je confirme.

2° - Le problème est que les forces armées (hormis la Marine nationale dans sa mission de lutte contre la piraterie) n'ont aucune compétence judiciaire. Les contrôles réalisés deviendraient donc juridiquement nuls. Il faudrait donc les requérir en vertu de la circulaire interministérielle 500 du 9 mai 1995 (réquisition des forces armées au maintien de l'ordre) pour assurer la protection des OPJ engagés sur les contrôles et vérifications.

 

3° - Cas des militaires brésiliens: s'ils entrent en Guyane, même pour poursuivre des orpailleurs, ils vont perdre toute compétence. Clairement, toutes les infractions qu'ils constateront seront nulles, les interpellations réalisées seront abusives. L'inverse est vraie également, dans le cas de Français entrant au Brésil.

A ma connaissance, il n'existe pas d'accord franco-brésilien mettant en place des droits de poursuite internationaux. D'autant plus que les deux Etats n'ont pas la même législation concernant l'usage des armes.

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  • Staff

@Torens

Le problème est que les forces armées (hormis la Marine nationale dans sa mission de lutte contre la piraterie) n'ont aucune compétence judiciaire. Les contrôles réalisés deviendraient donc juridiquement nuls. Il faudrait donc les requérir en vertu de la circulaire interministérielle 500 du 9 mai 1995 (réquisition des forces armées au maintien de l'ordre) pour assurer la protection des OPJ engagés sur les contrôles et vérifications.

 

Nous savions que les forces armées n’ont aucune compétence judiciaire. Le souci n’est pas là.

 

1° - Néanmoins, durant le conflit Algérien de 1954 à 1962, l’Assemblée Nationale avait voté « Les pleins pouvoirs à l’Armée » qui s’est substitué aux autorités civiles et judiciaires.

 

2° - Si la IV° république à pu légiférer en ce sens, que ne doit-on pas attendre de la V° république, dont le Président de la République à d’immenses pouvoirs que lui donne l’article 16, c'est-à-dire « les pleins pouvoirs », dans des conditions à respecter, et que le Chef d’Etat d’alors, le général de Gaulle à utilisé.

 

Le pouvoir politique peut  donc décider l’emploi des forces armées pour des missions  de maintien de l’ordre à des niveaux d’interventions qu’il peut estimer et légiférer en ce sens.

 

Si j’en juge, le problème d’Ouvéa en Nouvelle Calédonie (orthographe exact ?), la gendarmerie peut aussi intervenir par ses unités intrinsèques (GIGN) lorsque des faits gravissimes sont engendrés. Faut-ils des décès de gendarmes en Guyane ou de policiers dans les banlieues « sensibles » pour réagir beaucoup plus que l’on le fait actuellement ?

 

C’est à ce niveau que ce pose le problème me semble t-il en Guyane, dans les banlieues ou dans le cadre de la piraterie. Nous n’avons pas à laisser des événements perdurer de la sorte !

 

Ceci est mon opinion et j’enrage quand je vois dans ce que rapportent les médias sur l’intervention des gendarmes en Guyane – qui font face avec méthode – devant  des manifestants qui les hues et lancent des pierres et sont prêt à en découdre !  Pourtant, depuis l’époque du Premier Ministre, Michel Rocard, nombreuses sont les personnes qui perçoivent des indemnités de l’État, qui étaient appelés RMI (Revenu Minimum d’Insertion). Visiblement, l’État n’a pas acheté la Paix sociale.

 

Cordialement.

Janmary

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  • Moderator

Je peux débattre de la situation du point de vue juridique, historique, mais mon devoir de réserve m'interdit de discuter des choix politiques face à la situation en Guyane ou ailleurs.

Merci de votre compréhension.

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  • Posts

    Fred689

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    Comme BG, j'aurais tendance à croire que ce sont là dans ces 2 centres que la formation initiale se fait puis affectation sur base, au choix selon classement ou bien selon le lieu du domicile, je ne le sais pas.

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Dans un premier temps. Il me semble avoir lu que c'est une collègue qui t'a aiguillée vers la réserve, tu peux lui poser la question. Tiens nous au courant, merci.

    LITCHEEZIA

    Posted

    Bonjour avez-vous obtenu une réponse ? Je suis ds la même situation ? Merci beaucoup  Bonne soirée 

    Yoan

    Posted

    Justement j'ai été pas mal étonné 🤔 Je comprends que tu ne sois pas sûr, c'est gentil de m'avoir donné ton avis. En l'état, j'ai contacté le CIRFA en demandant le bureau Air et l'accueil ne me les a pas transmis sous prétexte qu'ils ne s'occupent que des personnels d'active... Il ne me reste plus qu'à y aller en personne je suppose ahah !

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonjour, Je répète ce que je t'ai expliqué dans le flux : L'enquête consiste a consulter ton casier, un œil peut être jeté sur internet et les réseaux sociaux. Puis ton entourage proche, tes amis et ta famille, le risque étant d'avoir un "mouton noir" un oncle, un neveu ayant ou ayant eu des soucis avec la loi.  
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