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Les traditions de la Marine Nationale


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  • Administrateur
il y a 1 minute, Alsur a dit :

d'après vos témoignages , c'est plus se que c'était...

Oui ça évolue.

il y a 2 minutes, Alsur a dit :

Après pour l'histoire de la rampe , c'est un peu normal ,déjà je trouve ça un peu scandaleux qu'au CIN on ait juste a posé notre plateau sur la rampe vaisselle sans aucun tri ...

Aux carrés ce sont les MOTEL ( maitre d’hôtel ) qui servent, débarrassent, s'occupent de la vaisselle , rangent...

Ça peut paraitre ridicule raconté comme ( de s'imaginer des gens servis comme des princes à table ) ça mais c'est l'évolution dans la hiérarchie, la montée dans l'échelle sociale, qui tire les gens vers le haut, contrairement au monde civil.

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Je trouve ce post de moins en moins sérieux! 🤣. Et je ne vous félicite pas, marins et autres affiliés de la marine française!  😂

On continue la nav ...   Plus astucieux étaient les surnoms faisant allusions à une caractéristique ou à un travers de leur titulaire :   - CHALLANT de CEVINS dit "le bugalet de pi

Les termes marine suite et fin LETTRE T    TABLE A ROULIS – Table percée de trous – Par gros temps on y met des chevilles appelés violons ou cabillots qui permettent de fixer les objets

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Il y a 2 heures, Alsur a dit :

Après pour l'histoire de la rampe , c'est un peu normal ,déjà je trouve ça un peu scandaleux qu'au CIN on ait juste a posé notre plateau sur la rampe vaisselle sans aucun tri ...

Le Lycée Naval est un des rares établissements qui forme les élèves à devenir Pachas, alors avant même d'avoir réussi le concours vous êtes traités comme des pachas... :D

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  • Administrateur
Il y a 20 heures, Cne Caesar a dit :

Le Lycée Naval est un des rares établissements qui forme les élèves à devenir Pachas, alors avant même d'avoir réussi le concours vous êtes traités comme des pachas... :D

C'est pour ça que l'on dit la " Royale " ;)

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  • 5 months later...
  • Administrateur

Tradition de nos camarades pingouins et particulièrement des pilotes :

Dans l’aéronavale, un pilote qualifié aux appontages de nuit est un « Hibou ». Et quand il détient le record historique du nombre d’appontages de nuit, il change de catégorie et devient LE Grand Duc.

jpg_tino.jpg

Un nouveau Grand Duc pour l’Aéronavale

 

Invaincu depuis 2005, le record du plus grand nombre d’appontages de nuit de l’Aéronavale vient de tomber. Dans la nuit du 5 au 6 avril 2014, en effectuant son 221ème appontage de nuit sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, aux commandes d'un Super Etendard Modernisé, le Lieutenant de Vaisseau Tino est devenu le nouveau "Grand Duc".

 

 

Samedi dernier ( Dans la nuit du 5 au 6 avril 2014 ), cet honneur est échu au Lieutenant de Vaisseau « Tino », pilote de Super Etendard Modernisé (SEM) de 36 ans au sein de la flottille 17F. Avec style et panache, le LV Tino a accumulé 221 appontages de nuit dans l’ensemble de sa carrière. Le précédent record, 220 appontages, était détenu depuis 2005 par le capitaine de frégate Méjean. Si l’on remonte un peu plus loin dans l’histoire de l’aéronavale, le titre appartenait au capitaine de corvette Philippe Degletagne, légendaire pilote de Crusader. (219 appontages de nuit en 18 ans de flottille).

Officiellement, le record ne peut être battu que si le précédent détenteur donne son accord. A la 17F, on assure que l’autorisation sera demandée rétroactivement au CF Méjean. On ne plaisante pas avec les traditions dans la Royale…

L’appontage de nuit, acte exceptionnel de bravoure et réservé à une certaine élite au temps des ancêtres, s’est banalisé ces 20 dernières années. Il est aujourd’hui totalement entré dans les mœurs, à tel point que sauf exception tous les pilotes des flottilles deviennent Hibou à un moment ou à un autre de leur carrière. Le pré requis est de 60 heures de vol sur la machine, avec un minimum de dix séances d’ASSP (Appontages Simulés sur Piste) de nuit, comprenant chacune au moins six présentations.

« Je suis devenu Hibou dès que j’ai été équipier opérationnel (NDA : le premier stade de la progression du pilote de combat), parce qu’il y avait un besoin » explique Tino. « De nos jours, les opérations de nuit font partie de notre quotidien. J’en suis maintenant à 221 appontages de nuit pour 540 de jour, un ratio un tiers-deux tiers qui n’a rien d’exceptionnel ». Voyons maintenant comment se passe un appontage de nuit. L’esprit cartésien aurait tendance à penser que c’est comme l’appontage de jour, sauf qu’il fait nuit. La réalité est un peu plus complexe, surtout sur SEM.

De jour, le pilote arrive au break, entre dans le circuit et effectue son approche finale en utilisant de préférence le miroir d’appontage. De nuit, le break est très peu pratiqué, la préférence étant donnée à une arrivée sur longue finale, un contrôleur guidant l’avion jusqu’à une altitude de 350 ft : c’est le CCA (Carrier Control Approach). Pour un pilote en cours de qualification, la courte finale se gère obligatoirement au viseur avec l’automanette se chargeant de maintenir les 13,8° d’incidence requis. Une fois qualifié, le pilote aura de nouveau le choix entre viseur et miroir pour gérer sa finale. Dans tous les cas, la puissance un peu faiblarde de l’Atar 8K50 et l’avion qui apponte à 1,1 fois la vitesse de décrochage exige une attention maximale. Précisons aussi que le cockpit du SEM ne présente par une ergonomie optimale pour ce sport : l’éclairage du tableau de bord est difficile à régler, si bien que les pilotes utilisent une petite lampe fixée sur un doigt pour éclairer les instruments et vérifier qu’ils tripotent bien les bons interrupteurs… En bonne logique, les actions les plus simples demandent de nuit trois fois plus de temps que de jour.

Pour le LV Tino, l’appontage qui lui offre son record à un parfum aigre doux. Sauf cataclysme mondial, il devrait en effet s’agir de son dernier appontage de nuit aux commandes d’un chasseur. Entré dans la marine en 1999, il a été breveté pilote de combat et est arrivé en flottille en février 2004. Motivé par le défi de l’appontage, il a depuis été largement récompensé de ses efforts… Il a participé aux opérations en Afghanistan et en Lybie principalement au sein de la 17F, avec une petite infidélité d’un an et demi au profit de la flottille 11F quand celle-ci était également équipée de SEM. Il affiche à ce jour 2.700 heures de vol, dont 1.800 sur SEM et 450 de nuit sur le chasseur-bombardier. Sa carrière va à présent le conduire au sein à la division appontage du Centex GAE (Centre d’expertise du Groupe Aérien Embarqué), repaire des officiers d’appontage (OA) d’où il pourra faire profiter les autres pilotes de son savoir-faire. Les OA continuent de voler de jour comme de nuit. Ils peuvent apponter de jour mais sauf exception perdent leur qualification d’appontage de nuit, trop contraignante à entretenir.

 

( Source : aerobuzz )

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  • 3 months later...

Aprés des mois d'instruction sur le forum par mes instructeur Bouchon gras49, tobanarine et hatonjan ( et d'autres) durant leurs quart sur ce post , Il est tant pour moi de me " lâcher " en quart et faire la fameuse " corvette gants blancs" .

Alors , Alsur prend le Quart ! 

La "corvette gants blancs " justement , durant leurs parcours à l’école navale (EN) , les aspirants du recrutement direct (post prépa ou sur titre ) ... les Bordaches effectuent au cours de leurs scolarités des corvettes ( des missions d'entrainements à la navigation )  sur les bâtiments de la ménagerie ( les navires écoles de la marine qui ont tous un nom de fauve : tigre , léopard...) . Pourtant ces lors de cette corvette que les bordaches sont "lâché" et effectuent leur premier quart en solo.... traditionnellement en T22 donc en tenue de sortie bleu avec gants blancs justement!( je ne sait pas si les VOA et OSC font cette tradition , ne connaissant pas trop leurs parcours de formation dans l’école navale)

quelques années plus tard en temps que Lieutenant de vaisseau (LV) , les officiers sont touchés par une maladie extrêmement virulente .... l'avancement . Quand la nouvelle tombe , les futurs capitaines de corvettes savent qu'ils vont changer de carré ... de façon analogue pour le passage à la trappe chez les OM/OMS , ils se font enterrés par le carré off subalterne.
On prépare un cercueil ou on place le futur CC , le président ou le vice président du carré prononce l’éloge funèbre du mort puis on finit par lancer un " à poils les OS (officiers supérieurs) " avant d’amener le cercueil dans le carré OS . Ce dernier est alors accueilli par le commandant et les autres OS ) 

Le midship ... un midship est un EV2/EV1 éventuellement un Aspi : il désigne à la fois familialement ces grades ( entres officiers ! ) mais aussi une fonction du carrée des officiers . Le midship est le plus jeunes du plus bas grades des officiers ( donc généralement un jeunes bordache tout juste sortie de sa jeanne ou alors un jeune OSC lui aussi sorti de la jeanne ) il est le seul à pouvoir sanctionner le président du carré , et il peut choisir en premier son dessert . Mais la vie du midship n'est pas pour autant facile , il doit animé le carré , présenter le menu et a des petits désavantages lors du repas présidé et dans la vie de carré ( je reviendrai lors d'un autre quart )       

Les Zebres , ce ne sont pas des animaux ( enfin pas que ) mais aussi les officiers passés par l'ecole militaire de la flotte (EMF) c'est a dire l'ecole qui formait les officiers mariniers qui ont passés les concours internes. remplacé par l'ENI (école navales interne) qui a été désactive ( enfin " provisoirement" selon les étoiles ) ,Il faut maintenant passée par les OSC interne mais je ne sais pas si les OSC (interne + externe + spécialiste reprennent les traditions de l EMF).        

je quitte le quart et attend le debrif par mon instructeur le terrible PM/ Cipal/Major Bouchon gras...

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Bonjour,

il y a 52 minutes, Alsur a dit :

Alors , Alsur prend le Quart ! 

Bel article ! Je valide ton initiative.

il y a 53 minutes, Alsur a dit :

je quitte le quart et attend le debrif par mon instructeur le terrible PM/ Cipal/Major Bouchon gras...

En attendant, je remarque qu'Alsur vient de changer de catégorie : il passe du carré des lecteurs à celui des rédacteurs... va-t-on le faire passer à la trappe ou prononcer son éloge funèbre ? ;)

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  • Administrateur
Il y a 2 heures, Alsur a dit :

je quitte le quart et attend le debrif par mon instructeur le terrible

PM/ Cipal/Major Bouchon gras...  :paskejelevobien:

:matelot:Ça fait plaisir de voir des jeunes prendre le quart !

il y a une heure, Cne Caesar a dit :

En attendant, je remarque qu'Alsur vient de changer de catégorie : il passe du carré des lecteurs à celui des rédacteurs... va-t-on le faire passer à la trappe ou prononcer son éloge funèbre ?

:ph34r: Oui mais comme ce sont des moments très privés où nul spectateurs étrangers au bord n'est invité, il n'y aura pas d'image. :matrix: " Ce qui ce passe à bord, reste à bord "

 

Il y a 2 heures, Alsur a dit :

je reviendrai lors d'un autre quart

Nous l’espérons bien, maintenant que tu y a gouté. ;)

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  • 1 year later...

Bonjour à tous,

Merci pour vos contributions à ce sujet, il y a de véritables perles ! Je vais tenter d'apporter ma petite pierre à l'édifice en vous écrivant aujourd'hui à propos de quelques rites de passage...

Kermoco prend le quart ! 

Le passage de la ligne de l'Equateur: les marins traversant pour la première fois l'Equateur doivent se présenter devant Neptune. Les néophytes doivent payer un tribut au roi des mers et des océans et recevoir leur baptême pour passer entre les deux hémisphères. A la fin, les néophytes reçoivent leur diplôme de chevalier des mers. Au programme, déguisement, maquillage, chansons, vaste festoiement... sans couvert et sans indices de ce qui figurent dans "l'assiette".

Rituel "analogue": le passage du cercle polaire, avec un froid de canard en plus.

Dans une autre dimension, il existe également un baptême des sous-mariniers, pour ceux effectuant leur première plongée. Au "menu", vers -300 mètres, un verre d'eau de mer, parfois accompagné d'un verre et vin ou de champagne, ou encore d'une mixture dont on ne souhaite jamais connaître les ingrédients secrets.

Je quitte le quart !

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  • 1 month later...

En ce qui me concerne et bien que je sois pratiquement toujours coincé au pc radio, j'ai eu quelques difficultés avec les quarts 8 à 12 - 12 à 15 - 15 à 18 - 18 à 20 - 20 à 24 - 00 à 04 le fameux zérac et enfin le 4 à 8 . Si les vacations radios étaient bien régulières (toutes les 2 ou 4 heures), il fallait en plus soit chiffrer un message (ADONIS pour les vieux tactacs) soit envoyer la commande aux SAO ou un posit pour situer notre bâtiment (Je vais essayer d'ailleurs de vous trouver les termes qui étaient employés sur les différents types de messages), ces horaires avaient peu de prises sur le boulot et parfois la relève arrivait et on ne partait qu'une heure plus tard.

A ma décharge, je faisais rarement le quart à la coupée, le radio tapant à la machine faisait souvent office de secrétaire.

Et puis que dire du fonctionnement par tiers, par bordée, voire par demie-bordée, pas facile tout cela.

 

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  • Administrateur
Il y a 2 heures, Tactac a dit :

il fallait en plus soit chiffrer un message (ADONIS pour les vieux tactacs)

Tu parle de la machine qui sortait trois message, un blanc, un bleu et un rose avec une petite bande latérale perforée qui permettait de faire des copies...

J'ai fais du service à l'amirauté ( gradé PC sécu en binôme avec l'officier de garde ) je devais faire le tour des bureaux, détaché les messages, les ranger.

Ca tomber à tout moment, au milieu de la nuit, la météo à l'autre bout du monde...

Tout ça n'existe plus.

15272291367_9ec0ee1ebd.jpg

C'est pas tout à fait ce modèle mais ca y ressemble.

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Il y a 14 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Tu parle de la machine qui sortait trois message, un blanc, un bleu et un rose avec une petite bande latérale perforée qui permettait de faire des copies... 

Plus antédiluvien que cela ...

[Les écoles de spécialités] ÉCOLE DE RADIOS LES BORMETTES - Tome 2 - Page 35 Adonis12

Il fallait jouer avec des roues dentelées (dans le carénage en haut à droite) sur lesquelles on mettait des lettres que l'on retrouvait dans le début du message pour le déchiffreur ........ le message sortait alors en clair sur une petite bande dont on léchait soigneusement l'arrière train pour la coller sur un formulaire message arrivée ......

Bouchon-Gras mon matricule commence par 0565 ..... :D

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  • Administrateur

Bonjour Tactac,

Il y a 8 heures, Tactac a dit :

Il fallait jouer avec des roues dentelées (dans le carénage en haut à droite) sur lesquelles on mettait des lettres que l'on retrouvait dans le début du message pour le déchiffreur ........

C'est presque Egnigma !

Il y a 8 heures, Tactac a dit :

Bouchon-Gras mon matricule commence par 0565 ..... :D

Effectivement, je suis un gamin 0592...

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  • 2 months later...

Rapide appontage...

D'une part pour remercier les contributeurs à ce fil de discussion passionnant, de l'autre pour apporter humblement une goutte d'eau à la mer : je sais que je vais recevoir bien plus de ce forum que l'inverse. 

 

>Sur l'origine du mot bidou : du breton bidouric, jeune. D'où le plus jeune gradé.

>Sur l'origine de la bannette : les couchettes étant partagées, celui qui avait fini son quart venait dormir dans la couchette toute chaude de celui qui le relevait. D'où la métaphore boulangère.

>Celui qui reste trop longtemps dans sa bannette fait un Caillex, possiblement majeur ! Et se retrouve sur le cahier pour retard.

>Sur les surnoms : fraise des bois pour les para, me semble-t-il.

>Un deuxième sens de chouffe : vigie, du verbe chouffer, surveiller, regarder.

 

J'offre le liche (vin) volontiers si je reçois une gaffe ou un seau pour ce post !

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  • Administrateur
il y a 54 minutes, Alouette a dit :

Sur les surnoms : fraise des bois pour les para, me semble-t-il.

C'est exact mais nous sommes dans les traditions Marine.

il y a 59 minutes, Alouette a dit :

Celui qui reste trop longtemps dans sa bannette fait un Caillex,

Une "caille" , on dit couramment allez se taper une caille, se qui serait plutôt une sieste.

et le petit endroit sur la bannette, une fois le rideau tiré est une "niche" allez dans sa niche est allez à la caille et fermer le rideau, afin de s'isoler des autres.

il y a 54 minutes, Alouette a dit :

sur le cahier pour retard.

Là nous disons "sur la peau" car le fameux cahier de punition était autrefois recouvert de cuir = de peau, d'où le surnom de ce cahier, connu de tous les marins.

il y a 56 minutes, Alouette a dit :

Un deuxième sens de chouffe : vigie, du verbe chouffer, surveiller, regarder.

L'origine viendrait des "indigènes" que les marins embarquaient, en Indochine et en Afrique du nord, ces personnes étaient "recrutés" pour surveiller le bon fonctionnement en machine.

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  • 4 weeks later...

Les surnoms dans la Marine

Nous avons tous eu un Pacha ou un officier dont on se faisait un plaisir de déformer le nom.

Pour ma part, j'ai eu un O2 dont les prénoms étaient Hervé, Marie, Robert, Xavier ... comme nous aimions beaucoup Goscinny, il est devenu Hachémérix.

C'était aussi une très vieille tradition de l'Ecole Navale .... J'

J'ai tout un dossier que je vais vous distiller dans un jour prochain

Le 07/11/2020 à 18:28, Bouchon-Gras 49 a dit :

Là nous disons "sur la peau" car le fameux cahier de punition était autrefois recouvert de cuir = de peau, d'où le surnom de ce cahier, connu de tous les marins.

la peau de bouc si je me rappelle bien 

Le 07/11/2020 à 17:25, Alouette a dit :

Sur l'origine de la bannette : les couchettes étant partagées, celui qui avait fini son quart venait dormir dans la couchette toute chaude de celui qui le relevait. D'où la métaphore boulangère.

La couchette chaude c'était sur les sous-marins classiques

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Au fait, "caille" signifie "lit" en gallo, la langue romane de Bretagne... peut-être que c'est l'origine du terme dans la Marine qui doit pas mal à la région. D'ailleurs, Kermoco, s'il est toujours là, pourra préciser l'origine de son pseudo !

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Les marins ont toujours eu l'esprit critique développé et ce sont naturellement leurs propres camarades qui, en premier lieu, leur on servi de cible. Ne dit-on pas d'ailleurs que le sujet de conversation dans les carrés est : "le Commandant est n C...".

Une des formes les plus courantes de cet "éreintement" consistait à attribuer à la victime un surnom, généralement obtenu par la déformation de son nom propre  et qui, très rapidement, finissait par remplacer celui-ci .... au moins pour les autorisations non officielles.

Il existait d'ailleurs dans l'argot Baille un terme spécial, le "GNAF" pour désigner ce jeu de mots sur les noms propres. Ce vocabe est tombé dans l'oubli et n'était déjà plus utilisé en 1928.

e grand nombre de "noms à tiroirs" que l'on rencontrait dans toutes les pages de l'annuaire excitait immédiatement la verve de nos anciens. C'est ainsi que, sans qu'il fut besoin d'une astuce fumante, les transformations suivantes avaient été opérées :

PIGEON de SAINT  PERE                                La Colombe du Pape

MERCIER de LOSTENDE                                 L'épicier de Cancale

SERE de RIVIERE                                             Le constipé des arroyos

LEMOINE des MARES                                     Le capucin des étangs

BURIN des ROZIERS                                       La bédane des bégonias

DE PEYTES DE MONTCABRIER                     La louffe de la chèvre

DE La FOREST DIVONNE                               Du bois d'Henriette

De VEILLECHEZE de la MARDIERE                La vieille mer....credi de la chaisière

URVOY de PORTZAMPARC                             Le cochon coupé en morceaux

GUYOT D'ASNIERES de SALINS                     Le gouyot des salins d'Hyères

 

et le célèbre trio

DARLAN                                                          Slow Zob (*)

D'HARCOURT                                                 Short Zob

DE VIGOUROUX d'ARVIEUX                           Old Zob

(*) à rapprocher de la devinette qui eut son succès en 1941

- Qui l'emportera des Churchill ou Pétain?

- C'est Churchill parce qu'il a De Gaulle alors que Pétain n'a qu'un Darlan

 

..... à suivre au prochain numéro

 

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On continue la nav ...

 

Plus astucieux étaient les surnoms faisant allusions à une caractéristique ou à un travers de leur titulaire :

 

- CHALLANT de CEVINS dit "le bugalet de pinard" avait la réputation (bien méritée) de boire comme un trou.

- Le Contre-Amiral RUFFI de PONTEVES GEVAUDAN, commandant une division de cuirassés était "le gros bête Gévaudan".

- Le très distingué Capitaine de Vaisseau THIERRY D’ARGENLIEU, commandant en 1935 une division de contre-tropilleurs était appelé avec un certain irrespect "tient lieu d’agenterie".

- A ne pas confondre avec son homonyme (frère cadet ou cousin ?) qui ayant quitté très vite la Marine pour entrer dans les ordres était devenu provincial des Carmes. Mobilisé comme corvettard en 1939, il passa aux F.N.F.L. en 1940 et fit une brillante carrière car il était déjà Contre-Amiral en 1944 . . . en attendant mieux. Ses antécédents monacaux et peut-être quelques doutes sur ses capacités réelles lui avaient valu d’être surnommé "Le Carme naval" par les anti-gaullistes qui avaient mal digéré son ascension.

- De GOUYON MATIGNON de PONTOURAUDE manquait un peu de simplicité. Lorsqu’il était question de lui, il était désigné sous le vocable : "Ces Messieurs".

- BOURDONCLE de SAINT SALVY au caractère spécialement désagréable était ‘’Le furoncle du sale zob’’ ou plus simplement "le furoncle".

- URVOY de PORTZAMPARC (déjà cité) était surnommé "pine en feu" . . . tout commentaire serait superflu.

- Le très austère et très pratiquant Contre-Amiral de PENFENTENYO de KERVEREGUEN était père d’une nombreuse famille. Avec beaucoup d’irrespect les marins l’appelaient "le bidon Shell" . . . parce que chaque goutte compte.

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Et 'est reparti, bonjour à tous

 

Les "noms à tiroirs" donnaient certes beaucoup de facilité pour l’attribution de surnoms, mais les roturiers n’étaient pas pour autant privés de cette distinction.

C’est ainsi qu’avec plus ou moins de bonheur l’on citait :

 

- MONCONDUIT                                                        Du tuyau

- BERRY                                                                      Béri-béri

- REBUT                                                                     Le rebut de l’humanité (on a jamais su s’il avait la réputation d’être communiste)

- DAILLE                                                                    La mère daille

- SALEUN                                                                   Dit Vidu

- DECOUX  se présentait lui-même                           Pan-pan et il ajoutait "Tout un programme"

- AVRIL                                                                      Coquin de printemps

- AVICE (1M85)                                                          L’Avice sans fin

- MANGEMATIN                                                        Bouffe aurore

- TUTENUIT                                                              Ote tes mains de tes poches

- PEROT                                                                      La double incongruité

- MONTRELAY                                                            Fais les voir

et le très remarquable

- PAPAÏX                                                                    De père inconnu

pour en arriver au plus féroces

- LE LUC                                                                     L’inversion imméritée

- MENAGE                                                                  Le mari de la femme de ménage

- LE TESSON                                                              Le voleur de cédille

et, illustre entre tous

- FAUCON                                                                  L’éternel calomnié

 

La contrepèterie était largement utilisée, la plus connue étant

- ROQUEBERT                                                            Dit CAMENFORT

 

Le célèbre contrepètiste LEBLANC posait, à propos de l’officier canonnier de la ‘’Bretagne’’ la question suivante : "Que dit ce gros CHERRIERE ?".

 Bien entendu DAMOUR était devenu Chagrin mais lorsque le fistot DAGRAIN entra dans la Marine, il fut immédiatement baptisé CHAMOUR.

Le Contre-Amiral DESCOTTES-GENON qui commandait en 1930-1931 la première division légère "DUQUESNE", "TOURVILLE", "SUFFREN" où était embarquée l’Ecole d’Application des Enseignes de Vaisseau, s’était vu surnommé "Je note des cons", ce qui, en définitive, était assez peu flatteur pour nous.

 A la suite d’une chute avec rupture du col du fémur, mon camarade COAT avait conservé une assez forte claudication. Il se fit "gnaf" sur son propre nom "Ce bon COAT".

 Quant à ECHINARD, il disait "Au pays de Chine les épinards sont des rois".

 Une périphrase était parfois nécessaire pour justifier le surnom. C’est ainsi que l’on prétendait que la devise de l’Amiral CONGE était : "Conge suis, Conge reste", ce qui était fort injuste car il ne l’était pas du tout.

 A propos de DELOCHE, l’on disait : "Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son, mais qui entend DELOCHE n’entend qu’un con"

 Quant au Capitaine de Corvette PY, commandant un pétrolier on l’appelait simplement "Grenadine" parce que PICON GRENADINE et là c’était bougrement vrai !

 Les "avancitards" étaient spécialement visés :

Tout le monde connaît le surnom de l’Amiral LEMONNIER, Chef d’Etat-Major Général en 1944, dit "le petit baigneur" un peu à cause de son physique, mais surtout parce qu’il savait nager.

 

à suivre

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  • Administrateur
Il y a 17 heures, Tactac a dit :

- Le très austère et très pratiquant Contre-Amiral de PENFENTENYO de KERVEREGUEN était père d’une nombreuse famille. Avec beaucoup d’irrespect les marins l’appelaient "le bidon Shell" . . . parce que chaque goutte compte.

Là j'avoue avoir éclaté de rire! 🤣

Il y a 5 heures, Tactac a dit :

- SALEUN                                                                   Dit Vidu

De même. 

Il y a 5 heures, Tactac a dit :

- TUTENUIT                                                              Ote tes mains de tes poches

- PEROT                                                                      La double incongruité

 

Assez, je n'en peux plus! 

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Oups, c'est un TOC contagieux, maintenant chaque fois que je vois un nom de famille je cherche un pseudo... et zut... c'est très gênant !

Vivement la suite quand même !

Est-ce qu'on aura droit à la référence ou est-elle secrète ?

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Bonsoir à tous, désolé pour toi Berogeitabi 😄, va falloir encore tenir le choc. 

Allez on en remet une couche 

 

Aux environs de 1935 furent mis en service les mots conventionnels destinés à ordonner en phonie des manœuvres d’escadre urgentes tels que :

 

TOUTRI                                                                     Venir tous à la fois sur tribord

LANTO                                                                      Lancer les torpilles

FERFU                                                                        Faire un rideau de fumée

 

Le Contre-Amiral TAVERA avait la réputation de flirter avec les fractions politiques avancées et l’on créa le mot conventionnel :

 

TAVERA                                                                     Venir en tête le plus rapidement possible en passant par la gauche

 

Les surnoms évoluaient avec le temps et selon les circonstances.

 

Le fistot NIVET ayant épousé la petite fille du Président DOUMER fit légalement transformer son patronyme en NIVET-DOUMER. Après l’assassinat du Président de la République toute la Marine le désignait (hors de sa présence) sous le nom de NIVET-DOUMER-GORGULOFF. Mais tout passe . . . en 1956 il avait divorcé et s’appelait de nouveau NIVET, tout simplement.

 

L’ingénieur mécanicien principal ECORCHON était martiniquais, du plus beau noir. En raison de son accent créole, on l’appelait "Monsieur ECOCHON", ce qui était assez facile. Mais il avait vu, avec l’âge, ses cheveux devenir tout blancs et son surnom  se transformer en "LE NEGATIF".

C’est à lui que l’aventure suivante est arrivée : il est bousculé dans une coursive obscure par un midship très affairé et le malheureux, reconnaissant un officier supérieur, lui dit en bredouillant : "Excusez-moi Monsieur l’Ingénieur, il faisait tout noir, je ne vous avais pas vu".

Quelques histoires à propos de noms.

Ce fou de LA PORTE des VAUX présenté à la femme d’un camarade Madame VIENNOT de VAUBLANC s’incline galamment pour lui baiser la main en disant : "Madame . . . entre ruminants". L’histoire ne dit pas si le Commandant du PONTAVICE de VAUGARNY assistait à la scène.

 

Le Capitaine de Frégate DALMAS de LAPEROUSE arrivant à la coupée d’un croiseur se présente à l’officier de quart et qu’il ne connaissait pas et dit en saluant : "LAPEROUSSE" et l’autre, croyant qu’il s’agit d’une blague, répond du tac au tac : "VASCO de GAMA".

 

Sur le même croiseur étaient embarqués le Lieutenant de Vaisseau de TANNENBERG et un autre officier qui descendait des Comènes, Empereur de Byzance.

Or un beau jour, TANNENBERG ayant eu l’impudence de faire allusion devant son camarade à l’ancienneté de "leurs familles" s’attira cette remarque cinglante :

"Monsieur, vos ancêtres chassaient encore l’auroch dans les forêts de la Germanie, alors que les miens étaient déjà pédérastes".

 

Ils étaient deux frères "BRANELLEC". L’aîné avait eu de brillants commandements et une carrière rapide, le cadet était plus effacé. Ce dernier, désigné pour embarquement, se présente au Commandant qui lui dit très cordialement :

"Ah ! Ah ! C’est vous BRANELLEC ? "

"Non Commandant, c’est mon frère !"

 

La direction du personnel a toujours été accusée de se livrer à des facéties.

L’on prétend qu’il existait autrefois dans un groupe d’avisos ou de canonniers.

Le "FAUCON"                                                             Commandant CONVERS

Le "CONDOR"                                                             Commandant FAUCON

 

Le fait n’est pas vérifié mais dans une promotion de l’Ecole d’application un certain RAILLARD a été affecté sur "LA RAILLEUSE" et ROURE, ROUAN et AUROUX ont été embarqués sur le même bateau.

 

à suivre, je quitte le bord

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    • Bonjour, Je vous remercie pour vos recherches. Dommage qu'on n'ait pas la couleur de l'étoile ! Cordialement
    • Bonsoir, Je vous remercie pour votre aide. Pour information, la photo a été prise à Paris, 60 avenue de Clichy. Cordialement  
    • Bonjour à tous, Je suis dans la marine nationale dans le domaine de la guerre électronique depuis peu et je voulais me renseigner sur les commandos marines avec notamment le commando Kiffer qui est spécialisé notamment dans la guerre électronique. (Mais pas que bien sur). Comment peut on faire parti de ce commando en fonction de ma spé étant donné qu'il recrute aussi dans le personnel de la marine nationale ? Faut il passer le STAC ou un stage différent ? Merci de vos reponses, Bonne soirée.
    • Madame Denise Trioulet-Schemite, s'est éteinte à 95 ans à Reims. Héroïne de la Résistance, Denise Schemite, née Trioulet, s’est éteinte à 95 ans à Reims. Titulaire de nombreuses décorations, la Vitryate appartenait à une famille qui avait fait de l’opposition à l’ennemi son credo. Elle a été très active dans la Résistance. Elle était, comme sa sœur Françoise, imprégnée par son passé de Résistante. Fortment marquée par les événements de cette période, Denise Trioulet-Schemite s’en est allée, en toute discrétion. Comme elle passait avec d’infinies précautions les messages entre les groupes résistants durant la Seconde Guerre mondiale. « C’était difficile de dire ce qu’il s’est passé au camp de Compiègne car personne ne nous croyait » , regrettait-elle en mai 2015 lors d’une exposition en l’honneur des Résistants de La Chaussée-sur-Marne à laquelle elle avait été invitée. Ce souci de transmission de la mémoire l’animait puissamment. Il l’a guidée jusqu’au bout d’une existence que Denise Trioulet-Schemite étirait paisiblement à la Villa Beausoleil, la maison de retraite de Loisy-sur-Marne. C’est là-bas que le 7 mars 2015, la Vitryate de naissance avait reçu les insignes de chevalier de la Légion d’honneur. C’est le président de la République qui les lui avait accordés par décret de mars 2014 en commémoration du 70 e anniversaire du débarquement et de la Libération. La cérémonie avait réuni tous ses proches. Elle fut l’occasion de se replonger dans l’histoire d’une famille de la rue du loup, à Vitry-le-François. Arrêtée avec sa sœur jumelle, Françoise, et sa maman, Juliette, en 1943, Denise fut conduite à la prison de Châlons par la Gestapo. Malgré les interrogatoires serrés, les menaces et les brimades, elles n’ont jamais cédé un renseignement sur l’activité de Georges Trioulet, véritable cible des Allemandes en tant que bras droit du chef de son réseau de Résistance. La prison de Laon puis le camp de Compiègne n’ont rien changé à leur détermination. Libérées en 1944, Denise Trioulet-Schemite avait mérité ses nombreuses décorations. Dès le 4 juillet 1948, le général Giraud lui remettait la médaille de la Résistance, ainsi qu’à sa sœur. Denise Trioulet-Schemite était également titulaire de la Croix des combattants volontaires 39-45. Avec elle, c’est la dernière grande figure locale de la Résistance qui s’est éteinte. À sa famille et ses amis, la rédaction de L’Union présente ses sincères condoléances. Denise Trioulet-Schemite s’est éteinte en avril 2021 à 95 ans, à Reims. Elle résidait à la Villa Beausoleil, à Loisy-sur-Marne. Née le 3 mars 1926, elle était la fille du lieutenant-colonel Georges Trioulet, ancien combattant et Résistant. Il a aussi siégé de 1947 à 1965 au conseil municipal de Vitry-le-François. Elle-même Résistante, Denise Triulet-Schemite s’était illustrée pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle avait été élevée au rang de chevalier de la Légion d’honneur par décret du président de la République François Hollande en 2014. (Source : La Légion d'honneur dans la Marne) C'est avec une très grande tristesse que nous vous annonçons le décès de notre vétéran et ami Ken Mayhew. Ken nous a quitté hier soir en présence des siens dans la plus stricte intimité. Un grand personnage du Suffolk s'en est allé, un homme avec une grande prestance et si gentil . Une des dernières mémoires vivantes de ses effroyables combats du 6 Juin 1944. (source : Les Amis du Suffolk régiment)
    • Un de ces nombreux militaires "mort pour la France" tombé directement dans l'oubli, héros d'une guerre lointaine que notre pays a voulu vite oublié, l'adjudant Guy PRIGENT fut l'un de ceux là. Guy Prigent (1925-1954). Alias « le mousse ». Guy Prigent, un Français d’Indochine, fils d’un officier de l’artillerie coloniale, un vrai bourlingueur, a rejoint les Français libres début 1943, même pas majeur, à New-York York. D’abord marin, il deviendra vite un parachutiste du SAS (le 4e bataillon d'Infanterie de l'Air du commandant Bourgoin). Parachuté en Bretagne le 7 juin 1944, il fera toute la campagne de la libération de cette région contre les Allemands. Puis, il combattra en Belgique et aux Pays- Bas où il reçoit la croix de guerre hollandaise . 1946 voit le sergent Prigent débarquer en Indochine c’est son premier séjour, il est blessé en décembre 1946. En  février 1947 regagne la métropole. Muté à la brigade des parachutistes coloniaux, il obtient son brevet de chef de section. Démobilisé il rengage en en 1952, il est sergent-Chef affecté au 6° B.P.C et rejoint l’Indochine pour son deuxième séjour. En juillet 1953 il est nommé adjudant à titre exceptionnel. Le 20 novembre 1953 il saute sur Diên Biên Phu pour l’opération Castor.  En décembre 1953, alors membre du 6eme BPC (bataillon Bigeard), il recevra sa neuvième citation pour faits de guerre. Puis le 16 mars 1954 à nouveau D.B.P. où le combat fait rage. Guy Prigent tombera lors d’une contre attaque , le 10 avril 1954, à Dien Bien Phu, sur la terre d’Indochine, qui l’avait vu naître.   Pour l’ensemble de sa carrière de combattant il a obtenu :  - La Légion d’Honneur au grade de Chevalier  - La Médaille Militaire - les croix de Guerre 39/45 et T.O.E – Il totalisait 11 citations dont  3 Palmes - 2 Blessure de guerre  - La Croix de le Vaillance vietnamienne avec Palme  - La Croix de Guerre néerlandaise - La Croix du Mérite Thaï  - La Croix du Mérite Combattant (Sources : Soldats de France et Rudolph de Patureaux écrivain)