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Les traditions de la Marine Nationale


tobonarine

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  • Moderator

La Royale tout un surnom! Loin de n'être que cela la Marine possède de nombreuses traditions dont la plus célèbre celle du fameux pompon rouge. Commençons par là!

Le pompon rouge :

Répandu sur les coiffes pour protéger les matelots lorsqu'ils se cognaient la tête aux portes métaliques des coursives, initialement blanc, la légende dit que c'est le sang des matelots qui fit virer le pompon au rouge. D'autres parlent d'une impératrice... Simbole de la Marine Française dans le monde entier il est réputé porter bonheur lorsque l'on le touche (surtout les jolies demoiselles)

Restons sur le Bachis (coiffe des matelots) celui-ci possède une jugulaire qui n'existe que depuis récement et cela vient d'une prise d'arme avec une reine d'Angleterre qui voyant un bachis au sol tombé à cause du vent, le fixa sur la tête du matelot avec un bout de lacet (à confirmer le lacet...)

Bouchon gras en avant pour la suite ou d'éventuelles modifications! On est pas nombreux les Marins dans le coin!

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  • Administrateur

Je prend la barre ! :matelot:

Le Bachis ou bonnet, car à l' origine le bonnet n' est pas la coiffe réglementaire mais une coiffe de travail !

En laine au départ, pour terminée cette ouvrage, le marin rassemblait les derniers brins de laine, en houppette, bleu et rouge,

cette houppette pris de l' ampleur est devint complètement rouge ; le pompon !

La coiffe réglementaire, était un chapeau de feutre goudronné et en été, un chapeau de paille, comme celui des gondoliers !

Au fil des années, le bachi à évolué, d' abord moue, en laine, bleu. Il devient plus rigide, en drap de laine bleu, recouvert d' une coiffe blanche l' été, ou bâche, d' où Bachi !

Il comportait une ancre en cannetille dorée ( fil d' or ) sur le devant. Les marins n' étant plus des bleu " dépucelaient " cette ancre, en enlevant " la petite rondelle " ou paillette à la base de l' ancre ils ôter aussi la baleine servant à rigidifier la coiffe, afin d' obtenir un bachi avachi et le portaient vers l' arrière de la tête !

Dans les années 80, le bachi est devenue blanc quelque soit la saison !

Et ce porte à deux doigts du sourcil, bien droit !

A toi tobonarine ...

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  • Moderator

Tobo prend le quart!

Dans la Marine on parle de pavillon national et non de drapeau. Le pavillon possède des tailles variables qui vont de n°3 (le plus grand) à n°19 (le plus petit) -si mes souvenir sont bons.

La proportion des couleurs est aussi différente pour que lorsque le pavillon est en mouvement, il donne l'impression que celle-ci soient de taille identique.

La pavillon est issé à 0800 le matin lors de l'assemblée il est précédé par la marque des couleurs 10mn avant. Lors de la cérémonie des couleurs l'ensemble de l'équipage se découvre lors de la montée des couleurs pour rendre hommage aux marins disparus en mer. Les couleurs sont affallées par le personnel de service le soir au coucher du soleil ou au maximum à 2000.

Le pavillon est plié jusqu'au milieu du blanc puis roulé, différement des autres qui sont roulés. Légende qui dit que l'armée française ne se roulera plus dans le sang.

Il existe une flamme de guerre qui reprend les couleurs du pavillon national qui apparait en mature.

Je quitte le quart!

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  • Administrateur

Bouchon prend le quart !

La flamme de guerre évolue en longueur, au fur à mesure du parcours ( distance parcourue ) du bâtiment !

Il existe aussi les " marques ", lorsque le chef d' état major est à bord sa " marque " est frappé ( hissé ) en haut du mat ; pavillon aux couleur nationale, avec au centre dans la partie blanche deux ancres bleu croisées.

Pour un Amiral ; cinq étoiles bleu, dans la partie centrale.

Pour un Vice Amirale d' Escadre ; quatre étoiles bleu.

Pour le Vice Amirale ; trois étoile blanches en haut de la partie bleu.

Pour un Contre Amirale ; on reprend le pavillon aux couleurs nationale mais une barre blanche horizontale traverse le pavillon, obtenant ainsi ; une croix blanche, avec en haut et en bas à gauche deux carré bleu et en haut et bas droit deux carrés rouge. Dans le carré bleu en haut à gauche ; deux étoiles blanches.

On trouve aussi pour un Capitaine de Vaisseau, titulaire commission de chef de division : un petit pavillon terminée en pointe rentrante aux couleurs nationale, avec une étoile blanche en haut de la partie bleu.

La même chose, sans étoile pour un Capitaine de Vaisseau, commandant une division, une force navale, une zone maritime, CDT Marine Outremer ou Paris ou bien Major Général.

Et pour finir, pavillon de beaupré ( mat installé à la proue du bâtiment ) des bâtiments FNFL ( Force Navale de la France Libre ).

Il porte une croix de Lorraine, en son centre.

Ce pavillon est arboré par les bâtiments portant le nom d' un bâtiment FNFL.

Comme ; Le Triomphant, l' Aconit, le Surcouf... et l' Étoile et la Belle - Poule, qui eux ont participé à la seconde guerre mondiale, dans les FNFL !

Je te laisse le quart tobonarine !

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  • Moderator

Tobo je prend le quart, la barre à droite 50!

Parlons un peu des termes typiques.

  • Le Pacha surnom donné au commandant du bâtiment, celui-ci possède aussi son propre fauteuil sur la passerelle où il est interdit de s'assoir bien-sur!
  • L’échelle de coupée, représente le pont qui relie le quai au bâtiment, elle est occupée en permanence par un gradé de coupée et un garde coupée qui ont pour mission de filtrer les entrées à bord et de rendre les honneurs aux autorités qui désirent monter à bord.
  • Le Gabier est le sonneur qui siffle lors de la montée des autorités à bord. Dans l'ancien temps les ordres à l'équipage étaient transmis de la sorte.
  • Il est interdit de parler de lapin mais d'"animal aux longues oreilles", en effet au temps de la Marine à voile ces animaux étaient réputés porter malheurs car ils se nourrissaient des cordages.
  • La Drome, représente l'ensemble des petites embarcations à bord du bâtiment qui servent à l'évacuation, à des liaisons, ou à de la vérification pour entretenir le bâtiment.
  • Le Capitaine d'Armes, officier marinier généralement de spécialité fusilier marin, qui à la charge du service général et de la police à bord.
  • Le passage à la trappe, occasion, dont nous reparlerons, où les quartiers maîtres rejoignent les corps des officiers mariniers.
  • Une coursive c'est un couloir.

Bouchon Gras à toi la suite!

Je quitte le quart. Je vais au carré OM!

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  • Administrateur

Salut les marins!

Pour être passé en stage dans vos murs et en manoeuvre sur vos bâtiments, je n'ai jamais oublié qu'après avoir été "embarqué" en soirée, j'ai dormi un peu, le temps que le "branle bas" me sorte des bras de Morphée. Qu'il m'a fallu ensuite me présenter à la "rampe" avant de passer par les "coursives" pour ranger mon "caisson" !!! Tout ça avant d'être convoqué par le "capitaine d'armes" pour ne pas avoir pointé à l'heure à "l'aubette".

vaste sujet que de cotoyer nos amis de la Royale!

Merci les marins!

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  • Administrateur

Bouchon, prend le quart !

" Les deux machine avant, 180 tours "

Je voie que tu n' as pas oublié ton petit séjour à bord, berogeitabi !

Tu as donc séjourné dans un poste ( lieu où le marin a son caisson et où il dort et peux ce détendre ), tu as dormi dans une bannette ( et non une couchette ! ).

La bannette évolue en largeur, suivant le grade ! Et il y a moins de bannettes dans un poste d' OMS que dans un poste équipage !

Le capitaine d' armes ou plus familièrement ; " le Bidel " ! Ce nom fut donné en allusion, à un célèbre dresseur de lion, du siècle dernier ( on peux y voire la comparaison !!! )

Le Bidel est chargé de " la police " du bord, suivant la taille du bâtiment, il est en charge, ou un de ces adjoint, du bureau sport.

" La rampe " à la cafeteria, lieu, où ce restaure l' équipage ( l' ensemble ; matelots, quartiers maitres ), Sur un plateau, type self.

Les officiers mariniers subalternes ( second maitre et maitre ) sont servie à table dans le " carré OM ".

Les officiers mariniers supérieurs ( premier maitre, maitre principale et major ) sont servie au carré OMS

Les officiers ont le carré officier, et ou le carré du Commandant.

Entre la cafeteria et le carré OM, ce trouve la cuisine ou l' office, qui communique par une trappe passe plat.

Les carres OMS et officier, possèdent eux aussi un office relié par une trappe.

Mon quart prenant fin, je quitte le quart !

Et je me rend au salon OMS, où on m' attend pour déguster quelques amuses gueules, avant de passer à table.

Étant dimanche, le repas sera amélioré ! Et servie comme d' accoutumé par le maitre d' hôtel ( spé ; motel ).

Je te laisse le plaisir du " passage de la trappe " tobonarine ! ;)

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  • Moderator

Tobonarine prend le quart "l’équipage au poste de surveillance"!

Ce texte est au présent mais c'est du passé...

Le passage à la trappe! Toute une histoire, cela nous vient encore de la Marine à voile. comme expliqué précédemment par Bouchon gras, le carré OM et la cafeteria sont reliés par une trappe passe plat. Et bien lorsqu'un membre de l’Équipage (ensemble ; matelots, quartiers maitres) est promu second maître il doit passer par cette trappe afin d'être accueilli par les OM.

Bien entendu avant de passer la trappe il se soumet à divers rituels bien Marins!

- Recherche des ses manchons de grades dans une bassine avec la bouche (sot voire une poubelle noire bien grosse...) où repose un liquide fait de restes de repas, de sauces variées et épicées, d'alcoolS (à boire avec modérations), de restes de postes de propreté, d'huile de vidange,... Bref tout ce qui tombe sous la main! Le tout macère plusieurs jours (semaines!) dans la cambuse.

- Balade en tenue non réglementaire dans le bâtiment entravé et sali comme il se doit avec les reste de la bassine (poubelle...), imaginez l'odeur!

- Parfois présentation au pacha sur la passerelle... des fois.

Le tout est fait dans la bonne humeur générale, c'est un rituel de passage le marin n'est pas brimé ou rabaissé, il est mis sur le devant de la scène par ses camarades qui lui montrent par là leur attachement dans la rigolade. Le marin doit se rappeler de son passage car cela lui permet de rester humble face à ses camarades qui lui marquent leur attachement et leur tristesse de le voir quitter la cafeteria et les postes équipages.

Ensuite le marin passe physiquement la trappe! il s'engouffre dans un autre monde celui des OM! Où il est accueilli par ses pairs en bonne et due forme! Histoires graveleuses, présentations du jeune, épreuves diverses...

Grâce à cela la vache n'oublie pas qu'elle a été veau.

Cette tradition se perd dans les unités, est même interdite car soumise aux lois anti-bizutage donc les passages à la trappe sont plus l'occasion de se retrouver au tour d'un verre de nos jours.

L'équipage au poste de propreté! (Faut bien nettoyer après!)

Tobo je quitte le quart!

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  • Administrateur

Je m'imisce, je m'imisce... ne m'en veuillez pas.

Mais dans l'idée des traditions qui ont disparues, emportées à tout vent par les lois contre le bizutage, je me rapelle avoir bu (une gorgée suffit!) de la bière dans la douille (du 105 mm) chaude du 1er coup de canon tiré lors de ma 1ère manoeuvre en régiment. le mélange chaud de la bière et du restant de poudre.. Hummm, oui je sais ça fait réver!!!

heureusement que vous n'aviez pas ça dans la Marine, enfin je pense, car avec des obus de calibre 400 et + ça n'aurait pas été simple!

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  • Administrateur

Un régale berogeitabi !!!

Je suis juste de passage à la passerelle,

Pour en revenir au passage de la trappe, c' est pour le quartier maitre qui passe second maitre, un symbole fort !

Il change de monde et évolue dans la société !

Le passage de la trappe existe toujours mais sans comparaison avec ce qu' a décrie tobonarine, c' est plus une bonne TG, avec le carré !

Pour ma part, ça c' est réduit à quelques bières, accompagné d' harissa à la petite cuillère !

Dans chaque carré, il y a un Président qui veille aux bonnes règles et un " bidou " ( le plus jeune dans le grade le moins élevé ), qui anime ce carré.

Le règlement est affiché dans chaque carrés ! Il est possible pour membre, d' inviter une personne ( avec parcimonie ) d' un grade ne correspondant pas au carré,

après demande et autorisation du Président !

Bon quart à tous, je part faire ma sieste, avant mon prochain quart !

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  • Administrateur

Parlons cordage ...

Sur un bâtiment, il y a deux cordes ;

- La corde de la cloche et sa rechange.

Les gros " cordages " : ( tressage de fils constitué de fibre végétales ou synthétiques, soit de tréfilage d' un métal .) sont des aussières, elles servent à l' amarrage du bâtiment.

Le restes, est appelé ; " bouts ".

Quelques termes en rapport avec les cordages et les chaines ;

- Accoster ; toucher un quai, ou un autre bâtiment.

- Appareiller ; partir, prendre le large, quitter le quai.

- Amarrer ; fixer au moyen d'une amarre, d' un câble , d' une chaine, d' une aussière.

- Arrimer ; fixer solidement

- Bitte ; c' est une sorte de cylindre vertical, en fonte ou en acier servant pour la manœuvre, ou l' amarrage. A bord, les bittes sont disposées par paires.

- Bosse, bout de cordage souple ou de chaine légère, placé en bout d' aussière afin de facilité la manœuvre pour la tourner sur la bitte.

- Brider, serrer, souquer à bloc un amarrage.

- Bridure, cordage, servant à brider.

- Câblot, petit câble d' environ 1 m, servant à mouiller une embarcation au moyen d'une ancre.

- Capeler, passer l' œil d' une amarre sur une bitte ou un taquet. ( S' emplois quand on passe la tête par l' ouverture de la vareuse ; " capeler une vareuse ".)

- Chaumard, pièce en métal servent à guider une aussière.

- Choquer, donner du mou, lâcher un peu de cordage.

- Décapeler, enlever l' aussière, en la faisant passer par dessus.

- Écubier, trous à l' avant du navire pour permettre le passage aux chaines des ancres.

- Étaler, tenir bon, ne pas laisser filer une aussière.

- Frapper, fixer un cordage sur un objet.

- Grelin, gros cordage.

- Guideau, treuil servant à relever les ancres.

- Haler, tirer un cordage.

- Lover, ranger en rond un cordage.

- Mollire, diminuer la raideur d' un cordage.

- Mouiller, jeter l' ancre.

- Œil, boucle d' un cordage.

- Raguer, un cordage rague, s' use par frottement, se déchire.

- Raidir, tendre un cordage.

- Souquer, serrer, raidir fortement un cordage.

Le matelotage désigne les diverses opérations que l' on fait avec les cordages et les apparaux mobiles. Tout marins doit connaitre les rudiments ; il doit savoir faire les nœuds usuels.

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juste pour rajouter qu'il existe un cordage un peu plus gros que els aussière qui est la remorque, qui sert à se faire remorquer (car normalement, c'est le remorqué qui fournit la remorque, car elle est adapté à son navire).

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Dommage que les coiffes bleues aient été retirées: elles servaient bien en hiver. Mon père a toujours préféré sa casquette bleue à la blanche.

Et puis comment vont faire les fusiliers marins maintenant pour aller en combat? Pas en bachi blanc! C'est en bachi bleu que les fusiliers marins de l'amiral Ronarc'h écrivirent la plus glorieuse page d'histoire de leur corps au cours de la 1ère bataille de l'Yser, à Dixmude plus précisément. Aujourd'hui le drapeau du 1er régiment des fusiliers marins est le 3ème plus décoré de France!

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  • Administrateur

hatonjan, effectivement, il y a " les remorques ", elles peuvent être en fibre ou en métal !

Par contre, j' ai été affecté sur remorqueur et c' était toujours nous, qui fournissions la remorque, quel que soit le bâtiment remorqué. Du plaisancier au porte container.

La remorque ce place sur le navire à remorquer ; en passant par un écubier, à l' avant puis arrimer solidement sur une bitte.

Sur le remorqueur, la remorque est capelet sur le croc ( sorte de gros crochet, pouvant aller de bâbord à tribord et munie d' une sécurité, permettant le largage à distance ).

Je n' ai pas besoin de préciser que pendant cette manœuvre, personne ou le minimum de monde est présent plage arrière du remorqueur et plage avant de l' autre bâtiment.

La remorque pouvant rompre !

Volontaire, tu as raison, les fusiliers de l' amiral Ronarc'h, étaient surnommé les demoiselles rouge, en allusion au pompon rouge !

Aujourd'hui, les fusiliers partent au combat avec le casque et porte sinon un béret bleu, incliné à droite ( à l' Anglaise ).

Fusilier marin, étant une spécialité comme une autre dans la Marine, en tenue de sortie les fusiliers portent, le bachi blanc, ou la casquette à coiffe blanche !

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  • Moderator

Tobo je prend le quart!

Parlons un peu des surnom donnés par les marins entre eux et à leur chefs.

Un quartier maître de deuxième classe = crabe

Un quartier maître de première classe = schouf

Un quartier maître de première classe de plus de 10 ans (n'existe plus) = schouf méxicain

Un second maître = chef

Un maître = patron

Un premier maître = patron

Un maître principal = Cipal

Un aspirant = midship, aspi

Un navalais = bordache (vient du Borda, bâtiment école qui à l'époque accueillais l'école navale)

Un commandant de bâtiment = Le pacha

Le capitaine d'armes = le bidel (explications données pas bouchon gras)

A compléter ça fait longtemps que j'ai pas mis les pieds sur une coque.

Je quitte le quart!

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Pour compléter avec les officiers :

EV2 et EV1 : lieut

LV : loufiat

CC : corvetard

CF : frégaton (ou 5 panach)

CV : 5 plein

A noter que l'on peut employer les surnoms en s'adressant aux officiers mariniers, mais je ne l'ai jamais vu faire pour parler à un officier.

Les surnoms des officiers sont employés quand on parle d'eux en leur absence, donc forcement en mal. ;-)

Pour le pacha on dit aussi "le vieux", il me semble.

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hatonjan, effectivement, il y a " les remorques ", elles peuvent être en fibre ou en métal !

Par contre, j' ai été affecté sur remorqueur et c' était toujours nous, qui fournissions la remorque, quel que soit le bâtiment remorqué. Du plaisancier au porte container.

La remorque ce place sur le navire à remorquer ; en passant par un écubier, à l' avant puis arrimer solidement sur une bitte.

Sur le remorqueur, la remorque est capelet sur le croc ( sorte de gros crochet, pouvant aller de bâbord à tribord et munie d' une sécurité, permettant le largage à distance ).

Je n' ai pas besoin de préciser que pendant cette manœuvre, personne ou le minimum de monde est présent plage arrière du remorqueur et plage avant de l' autre bâtiment.

La remorque pouvant rompre !

Volontaire, tu as raison, les fusiliers de l' amiral Ronarc'h, étaient surnommé les demoiselles rouge, en allusion au pompon rouge !

Aujourd'hui, les fusiliers partent au combat avec le casque et porte sinon un béret bleu, incliné à droite ( à l' Anglaise ).

Fusilier marin, étant une spécialité comme une autre dans la Marine, en tenue de sortie les fusiliers portent, le bachi blanc, ou la casquette à coiffe blanche !

oui els remorqueurs ont une collection de remorque, mais car c'ets leur "métier", tous les autres bâtiment n'ont que leur remorque "à eux". ;)

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Tobo je prend le quart!

Parlons un peu des surnom donnés par les marins entre eux et à leur chefs.

Un quartier maître de deuxième classe = crabe

Un quartier maître de première classe = schouf

Un quartier maître de première classe de plus de 10 ans (n'existe plus) = schouf méxicain

Un second maître = chef

Un maître = patron

Un premier maître = patron

Un maître principal = Cipal

Un aspirant = midship, aspi

Un navalais = bordache (vient du Borda, bâtiment école qui à l'époque accueillais l'école navale)

Un commandant de bâtiment = Le pacha

Le capitaine d'armes = le bidel (explications données pas bouchon gras)

A compléter ça fait longtemps que j'ai pas mis les pieds sur une coque.

Je quitte le quart!

Un navalais, c'était quelqu'un qui avait fait santé navale (l'ESSA bordeaux) desormais dissoute. Certains utilisient navalais pour bordache à tort.

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Pour compléter avec les officiers :

EV2 et EV1 : lieut

LV : loufiat

CC : corvetard

CF : frégaton (ou 5 panach)

CV : 5 plein

A noter que l'on peut employer les surnoms en s'adressant aux officiers mariniers, mais je ne l'ai jamais vu faire pour parler à un officier.

Les surnoms des officiers sont employés quand on parle d'eux en leur absence, donc forcement en mal. ;-)

Pour le pacha on dit aussi "le vieux", il me semble.

Pour CV souvent entendu "cap de veau".

Et oui on dit aussi le vieux ;)

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  • Administrateur

Le médecin ; le " doc "

L' infirmier ; le " sorcier "

Le cuisinier ; la " cuisse "

Le charpentier ; " bout de bois "

Le mécanicien : " bouchon gras "

Le patron des manœuvriers ; le " bosco "

A compléter ... ^_^

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonsoir, C'est en effet passionnant, tel un bon roman, lorsque on se prend au jeu des recherches. Je ne suis pas étonné qu'il ait pu se la voir attribuer, sa médaille coloniale et ses agrafes le laissant apparaitre un parcours allant dans ce sens. Le problème n'étant pas que de pouvoir y prétendre mais que vos "mérites éminents" soient reconnus et que quelqu'un fasse la démarche de vous proposer. Bien sur lorsque je dit "quelqu'un" je ne panse pas au quidam mais à des personnes ayant rang. Enfin c'est comme ça...   La médaille d’Outre-Mer a été créée le 6 juin 1962 par changement d'appellation de la médaille coloniale créée par la loi du 26 juillet 1893.  Donc pour moi il est titulaire de la médaille coloniale, sauf si on lui en a attribuée une supplémentaire après 62 et dans ce cas cette dernière recevant les agrafes de la coloniale et prenant sa place. C'est un très beau placard, médaille militaire, j'en déduis qu'il n'était pas officier, mais a put le devenir par la suite. Cette décoration et rare. Là c'est forcément compliqué, d'une part au début les Français Libres furent peu nombreux (ce qui n'est que plus honorifique et marque le respect envers votre grand père) avec quasiment aucun moyen, se débrouillant avec les "moyens du bord" et d'autre part ils leurs a fallut "recréer" une armées, une hiérarchie, un chef mais également une administration... On peut donc supposer qu'ils ont commencer par se débrouiller, peut être avec des stock existent, pourquoi pas des commandes non livrée et donc récupéré et détournée. Un exemple (ce n'est pas une décoration) le képi du général Leclerc (que votre grand père a du croiser si il n'était pas sous ses ordres), si vous ne connaissais pas l'histoire : "Leclerc, alors colonel, traverse le désert avec 400 hommes et une soixantaine de vieilles camionnettes. Ceux que Malraux surnommera les "clochards épiques de Leclerc" s’emparent de Koufra le 1er mars 1941. Suite à ce fait d’armes, le général de Gaulle nomme Leclerc général de brigade à titre temporaire. Ce dernier refuse dans un premier temps cette promotion qu’il juge prématurée. Ses valeureux compagnons d’armes décident de lui fabriquer un képi pour l’inciter à accepter. Ils récupèrent une chéchia de tirailleur sénégalais, la recouvre de toile et y accroche une visière confectionnée à la hâte avec du filali (cuir de mouton). Les étoiles sont récupérées sur l’uniforme d’un officier italien fait prisonnier. Leclerc portera fièrement ce képi jusqu’en mai 1943, date à laquelle il est nommé général de division. Ce képi, dit de Koufra, reste le symbole de l’humilité, du courage et de la détermination du général Leclerc et de ses hommes. Il est aujourd’hui exposé au Musée de l’Armée, à l’Hôtel des Invalides." On peut également pense aux valeureux Français Libres d'Indochine, qui loin de tous, ont du se "débrouiller", pour en revenir aux décorations, les récipiendaires faisant fabriquer les médailles localement, par des artisans qui souvent fabriquer un moule sur une décoration existante et en n'en coulant (non frapper) une nouvelle. Ces médailles sont connus et recherché par les collectionneurs car atypique, souvent elle n'ont pas de revers, elles ne sont pas fine, comporte des bulles... Il existe certainement des archives de la France Libre, mais les adaptations du bord y sont elle inscrite... Vous avez fait des recherches, sur sont dossier, est il indiqué "croix du combattant volontaire 14-18" ?   Il faut bien ce dire également que c'est la guerre, un exemple, la grande chancellerie de la Légion d'honneur possède les dossiers des titulaire de cet ordre notamment lors des présentations des dossiers, or elle ne possède pas la quasi totalité des hommes ayant reçu le premier grade de cet ordre sous le feu. Un décret paraissait avec la liste des noms, prénoms, grade, unité, c'est tout.   Donc peut être chercher de ce coté : Les arrêtés du ministère de la Défense portant attribution de la croix du combattant volontaires avec les listes nominatives des récipiendaires par conflit sont publiés au Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses (BODMR) de la République française , publication à parution irrégulière. La recherche risque d'être longue et fastidieuse mais si vous trouvez l'arrêté vous verres déjà ce que la Défense lui a attribué.   Bonne soirée.

    Sirem

    Posted

    Bonjour Bouchon-Gras, Je me suis en effet plongé dans son passé en faisant de nombreuses recherches des plus passionnantes. C'est justement ces recherches qui m'ont fait m'interroger sur son placard de médailles de 1942. Il a en effet bénéficié de nombreuses décorations dans les années qui ont suivi la guerre. Il a déposé des dossiers au début puis sa vie professionnelle et familiale ont détourné son attention du suivi des droits à décoration. La Chancellerie de la Légion d'Honneur m'ayant par exemple indiqué qu'il aurait pu prétendre à la distinction.  Il n'est cependant pas dépourvu de reconnaissance avec les distinctions suivantes : Médaille militaire, Croix de guerre avec palme, Croix du combattant volontaire 39-45, Croix du combattant volontaire de la résistance,  Croix du combattant,  Médaille d'!outre-Mer, Médaille des services volontaires dans la France Libre, Médaille commémorative de la guerre 39-45, Médaille de la France libérée. Médaille de Narvik. Quoi qu'il en soit, je n'ai trouvé aucun site ou forum traitant des "petits arrangements" que s'autorisait la "chancellerie" des régiments FFL comme par exemple l'usage d'une médaille de 14-18. Il n'a pourtant pas dû être le seul et cela à bien dû être consigné quelque part ... Merci pour votre aide à tous. Bonne soirée

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Ce sont des bateaux impressionnant lorsque l'on se trouve devant. Entretien nécessaire si on souhaite que les bateaux dure longtemps et soient opérationnels.

    HernanF

    Posted

    Le porte-hélicoptères amphibie Dixmude a repris la mer après un arrêt technique dense pour redonner tout son potentiel au navire et qui concernait notamment aux propulseurs d’étrave, aux stabilisateurs et sur le diesel alternateur auxiliaire. Le prochain arrêt technique sera celui du PHA Tonnerre dans les prochaines semaines à Toulon. Source: Naval Group 

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Monsieur Henri Soum. Originaire de Toulouse, il s'engage très tôt dans les rangs des FTPF (Francs-Tireurs Partisans Français) et participe à quelques actions de résistance urbaine. En 1944, il rejoint un maquis au sein de l’Armée Secrète dans le secteur de Cazères. Son groupe installé sur les crêtes des Petites Pyrénées, à Balesta, organise de nombreuses actions et autres coups de main contre les troupes allemandes jusqu’à la libération du département le 19 août 1944. Très modeste et discret, Henri Soum a fait le récit au jour le jour de cette épopée. Il a consacré toute une partie de sa vie à écrire l’histoire de la Résistance haut-Garonnaise dans une série de cinq ouvrages intitulée « Chronique des bords de Garonne ». Ses ouvrages constituent aujourd’hui une source précieuse pour mieux connaître l’histoire de la Résistance conçue à partir d’archives et témoignages qu'il a consciencieusement rassemblés. Il est décédé mercredi 12 janvier 2022 à l'âge de 96 ans. Ses obsèques auront lieu lundi 17 janvier à 15h au cimetière Sainte-Marie-des-Champs de Villeneuve Tolosane. Illustrations : Henri Soum lors de son entretien filmé par le musée en 2019. / Groupe Pluton - maquis AS de Balesta près de Cazères coll.part (Source : Musée de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne)
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